Sarkozy fala errado em francês, mas os jornais de lá corrigem antes de publicar
Interessante artigo publicado no portal Rue89. O tema é a repetição de erros nas falas do presidente da França. O “chiquerrrrrimo” Sarkozy massacra a língua de Molière.
Mas o que acontece com as frases mal construídas, com sintaxes erradas e outros desastre gramaticais das falas presidenciais francesas?
Os jornais simplesmente as escrevem corretamente, corrigindo os erros.
Mas, não seria o caso de reproduzir tal qual, -pergunta a jornalista- insinuando que esse erros são cometidos para bancar o homem da rua, o igual a você. É que Sarkozy tem diploma, governa a “culta” França e os erros podem ser uma tentativa de passar por homem do povo. Mas a mídia da França não deixa passar os erros gramaticais do presidente. A daqui também não, mas o motivo é outro.
E pensar que aqueles que ficam zombando de nosso presidente, sonham com um presidente reconhecido pelo seu diploma… na Sorbonne!
LF
Les médias doivent-ils réécrire Sarkozy quand il fait des fautes?
Parfois, le président Nicolas Sarkozy massacre la langue française. Le week-end dernier, Le Parisien a publié un petit best-of de ses dernières trouvailles syntaxiques.
Par exemple, défendant le bouclier fiscal devant des ouvriers d’Alstom, dans le Doubs :
« Si y en a que ça les démange d’augmenter les impôts… »
Ou alors parlant des études des élites :
« On se demande c’est à quoi ça leur a servi ? »
Plus couramment, il ampute la moitié des négations, comme dans :
« J’ai pas été élu pour augmenter les impôts. »
Petites corrections
Or que se passe-t-il quand Nicolas Sarkozy est publié ? Son français est corrigé.
Quand Nicolas Sarkozy dit « j’ai pas été élu pour augmenter les impôts », Le Monde corrige en « je n’ai pas été élu ».
Puis « s’il y en a que ça démange d’augmenter les impôts » (Le Monde n’est quand même pas allé jusqu’à écrire « que cela démange »), La Tribune et Le Figaro remettent aussi le Président en français dans le texte.
On pourra se dire que c’est l’usage de repeigner du français oral pour qu’il soit lisible à l’écrit. Parfois, quand un bout de phrase est trop incompréhensible, le journaliste peut s’en sortir d’un lâche « (…) », ou d’un recours au style indirect.
Tiens, par exemple à Rue89, pour présenter la vidéo de cet épisode, on écrit « Sarkozy se demande à quoi servent les études » plutôt que « Sarkozy se demande “c’est à quoi ça leur a servi” ».
Plus honnête de le publier tel quel ?
Mais n’y a-t-il pas deux poids, deux mesures ? Quand c’est la vraie France qui parle, la presse tend à laisser des vrais grumeaux d’authenticité, voire des « sic » attestant d’un article contenant des vrais morceaux de terroir.
Comme par exemple dans ce reportage du Monde sur les Contis :
»« C’est la faute à la globalisation, depuis Maastricht, tout s’est cassé la gueule », assure Bruno Feron à son vieux copain François Langny, 40 ans, dix ans de ‘Conti’ derrière lui. « Le gouvernement, de toute façon, il a des billes à droite, à gauche… », répond l’ami. « Surtout à droite, ouais… » »
Il y aurait une autre raison à reproduire les mots de Nicolas Sarkozy tels quels. Après tout, l’anglais écorché de George Bush en disait long sur son discours anti-élite, sur la façon dont ce fils de président, petit-fils de sénateur, avait voulu se réinventer en brave gars texan.
On peut aussi penser que Sarkozy bouscule la syntaxe pour jouer le type ordinaire. L’écrire tel quel, ce serait en rendre compte. C’est d’ailleurs ce que fait Jean Veronis sur son blog, quand il explique que Sarkozy marque un retour au parler popu, bien qu’il ait grandi dans des beaux quartiers. « M’enfin, m’ame Chabot ! », « les Français, s’y voulaient pas que j’réforme, y fallait pas qu’y votent pour moi ! »
Tags: , FRANÇA, lingua, Sarkozy
le president et une personne elle peut aussi faire des faute par ce que ça etait ecrit que lerreure est umaine. merci a bientot.