Lei antifumo: Cartaz do filme “Coco antes de Chanel” em São Paulo perde o cigarro e ganha uma caneta

Coco Chanel, a estilista francesa, fumava como uma locomotiva. Ela era inseparável de seu cigarro, como Bogart ou Jacques Tati e Shelock Holmes, do cachimbo.

O anuncio do filme sobre a estilista comporta o cigarro na mão da personagem.

Mais em alguns países está proibido incitar ao fumo na publicidade.

Em Portugal e outros países tiraram o cigarro das mãos da Coco. Já em São Paulo, como constatei hoje no cinema Belas Artes (assisti com meu filho ao excelente Os falsários, a ver absolutamente), colocaram no lugar do cigarro uma caneta. Coco Chanel virou escritora.

Na França a mesma tentativa provocou um enorme protesto e finalmente o cartaz de Coco com o cigarro foi autorizado.

Mas lá deve ser que não defendem com tanto celo a saúde dos cidadãos, como faz o Big Brother aqui. LF

http://www.histoire-costume.fr/wp-content/uploads/2009/04/coco_avant_chanel.jpghttp://fotocache01.stormap.sapo.pt/fotostore01/fotos//53/d7/c5/4167228_BBvSO.jpeg
coco_antes_de_chanel1.jpg
Veja o cartaz com a caneta, no cinema Belas Artes

La cigarette est à Coco Chanel ce que la pipe est à Jacques Tati : un trait essentiel de leur image. Pourtant, sur les murs de France, l’une fume, l’autre pas. Audrey Tautou, l’actrice qui incarne la couturière dans le film d’Anne Fontaine, tient ostensiblement une cigarette à la main. Le créateur de Mon oncle roule en Solex avec, entre les dents, un moulin à vent jaune au lieu de sa bouffarde.

La censure est dans ce cas souterraine : Métrobus, l’afficheur qui gère les espaces de la RATP (mais aussi ceux de la SNCF), a estimé que la pipe de M. Hulot contrevenait à la loi Evin de 1991, qui interdit “toute publicité, directe ou indirecte” pour le tabac et l’alcool. Dans le même mouvement, la veille du lancement de la première vague d’affiches de Coco avant Chanel, Métrobus a fait part de son refus au distributeur du film, Warner France, de prendre ce visuel.

La Cinémathèque et la Warner ont réagi de manière différente. La première a décidé de modifier les 2 000 affiches annonçant l’exposition, qui dure jusqu’au 2 août. La Warner a préféré se passer du métro et des bus, qui “ne représentaient qu’une petite partie de notre campagne”, explique Olivier Snanoudj, directeur général adjoint de cette major. Ce dernier a travaillé avec les afficheurs qui acceptaient le visuel avec cigarette, comme Decaux, qui gère à Paris la publicité sur le mobilier urbain, les Abribus et les colonnes Morris.

La Cinémathèque défend la modification de son affiche – le moulin à la place de la pipe. Dans un communiqué du 21 avril, Serge Toubiana et Costa Gavras, directeur général et président, expliquent que le refus de Métrobus est intervenu trop tard pour élaborer une nouvelle affiche : “Macha Makeïeff, scénographe et commissaire de l’exposition, et ayant droit de l’oeuvre de Jacques Tati avec Jérôme Deschamps au sein de la société Les films de Mon Oncle, a proposé avec notre accord la meilleure idée possible (…), faisant ainsi en sorte que la lettre de la loi soit respectée, mais surtout que tout le monde prenne conscience de la substitution et deson absurdi té.”

MALRAUX TRONQUÉ

Olivier Snanoudj évoque de son côté le “zèle remarquable” de Métrobus dans l’application de la loi. L’ancien ministre socialiste de la santé, Claude Evin, à l’initiative du texte, trouve lui-même qu’il s’agit d’une application abusive, contre-productive et “ridicule”, du texte, un avis que partage son successeur, Roselyne Bachelot.

La Société des réalisateurs français et le Syndicat de la critique de cinéma, tout en dénonçant “un révisionnisme insupportable”, placent le débat sur un autre terrain : celui du droit d’auteur. Ces organismes estiment que la photo corrigée de Tati est une “infraction prévue dans le code de la propriété intellectuelle”. Ils ont demandé, lundi 20 avril, à la RATP et à la SNCF de refaire les affiches de l’exposition “en respectant l’image originelle, telle que l’a voulue l’auteur Jacques Tati”, donc avec la pipe, et de lancer une campagne d’affichage à leurs frais.

Le problème de droit d’auteur s’était déjà posé, en 1996, quand la Poste avait émis un timbre représentant André Malraux à partir d’une photo de Gisèle Freund, montrant l’écrivain et homme politique la mèche au vent, une cigarette aux lèvres. La Poste avait gommé la cigarette et, de ce fait, bafoué le droit d’auteur de Gisèle Freund.

Les deux photos de Tati – avec pipe ou moulin à vent – mériteraient de figurer dans l’exposition “Controverses”, qui réunit à la Bibliothèque nationale de France (site Richelieu) des images qui ont fait scandale ou polémique. On y trouve un portrait de Jean-Paul Sartre, qui avait servi d’affiche à une exposition que la BNF avait consacrée en 2005 au penseur de l’existentialisme. Ce dernier, sur l’image, avait un mégot de Boyard entre les doigts. Sur l’affiche, la cigarette n’y était plus. Beau joueur, la BNF a intégré ce visuel dans “Controverses”, sans oublier de rappeler la polémique qui l’avait accompagnée, aussi forte à l’époque que pour Tati aujourd’hui.
Michel Guerrin et Thomas Sotinel

Tags: , , , , , , , ,

1 COMENTÁRIO PARA "Lei antifumo: Cartaz do filme “Coco antes de Chanel” em São Paulo perde o cigarro e ganha uma caneta":

Comentado por rafael j em 09/08/2009 - 22:33h:

Simplesmente não posso comentar sem ver com os meus próprios olhos esse cigarro censurado. Me sinto no mínimo constrangido como cidadão de uma cidade grande (não digo moderna porque não somos, apesar de alguns esforços desde o começo do século).

Bizarro.

 

DEIXE SEU COMENTÁRIO: