30/11/2009 - 22:00h Boa noite


Ludvig van Beethoven (1770-1827) Concerto para piano n°  5 “Emperador” (L’Empereur)
2nd movimento : Adagio un poco moto – attacca

Ensemble orchestral de Paris
Regente: John Nelson
Piano : François-René Duchâble

30/11/2009 - 21:30h Aumento do IPTU de Kassab pode ser aprovado amanhã

SPTV – Segunda edição

30/11/2009 - 21:00h Un concours de fantasmes

Agnès Giard – Les 400 culs

Pour fêter son second anniversaire, le site SecondSexe.com organise un grand jeu concours réservé exclusivement aux femmes: «Prenez vos désirs pour la réalité !». La grande gagnante du jeu verra le scénario de son fantasme exaucé.

House-harlot

Vous avez jusqu’au 31 décembre pour envoyer le récit d’un fantasme par mail. “Qu’il soit banal ou totalement inavouable, peu importe précise Sophie Bramly, créatrice du site. Ce n’est pas le fantasme mais la sensualité avec laquelle il sera décrit qui sera récompensée.” S’il séduit le jury par “sa sensualité”, donc, le fantasme gagnant sera concrétisé. “Après délibération du jury, Secondsexe organisera la réalisation du récit gagnant selon le scénario décrit, quel qu’il soit et sans limites (dans le respect du cadre légal). Les meilleurs récits seront mis en ligne sur secondsexe.com (sous réserve de l’acceptation des candidates).” A vos claviers. Prêtes? Partez.

QUESTIONS A SOPHIE BRAMLY

Comment allez-vous vérifier que l’auteur est une femme?
Très bonne question. Il y a quelques nouvelles que nous soupçonnons d’être écrites par des hommes à cause de la façon caricaturale dont la femme jouit et les envies qu’elle exprime sont terriblement masculines. Mais nous n’aurons jamais la certitude. Par contre il faudra bien que si gagnant il y a, il envoie une gagnante à sa place.

Les “fantasmes les plus fous” sont parfois impossibles à mettre en scène. Imaginez une femme qui désire -je ne sais pas- faire l’amour avec une personne très connue. Ou au sommet de la Tour Eiffel. Dans ce cas-là, que faire? Ces fantasmes-là seront exclus d’office du podium. Ils ne pourront pas obtenir le premier prix?

C’est juste. Nous essayerons malgré tout de demander des autorisations et si nous n’obtenons pas gain de cause la gagnante pourra décider elle de comment modifier son fantasme pour que cela reste satisfaisant pour elle.

Et que faire avec les fantasmes, si courants, de viol, de rapt, de brutalité?
Depuis deux ans que nous recevons des nouvelles des internautes, nous n’avons pas une seule fois reçus de textes avec des fantasmes de ce type (en dehors de fantasmes SM que je ne peux pas ranger dans la catégorie brutalité). Les femmes qui enrichissent leur vie sexuelle de fantasmes n’ont pas souvent de désirs “passifs” d’hommes ou de femmes qui viendraient les faire jouir malgré elles. Cela dit, si nous en recevions et que, de surcroit, ils étaient bien écrits, nous les publierons car une nouvelle érotique est une fiction.

Pensez-vous pouvoir accorder un premier prix à des fantasmes vraiment déviants, scandaleux ou “politiquement incorrects”?
Le prix sera décerné par un jury littéraire (Colombe Schneck, Françoise Rey, Emmanuel Pierrat, Bernard Chapuis) et il prendront en compte la qualité de l’écriture, le pouvoir érotique qui s’en dégage, mais le fantasme ne sera pas jugé en tant que tel, ce serait injuste. Tous les fantasmes ont le droit d’exister, ils sont à la sexualité ce que le rêve est au sommeil.

Ce qu’il y a de plus intéressant à mon avis, c’est la transgression. Si une nouvelle réussissait à aborder l’un de ces thèmes sous un angle novateur, et que quelque chose de particulièrement fort et important pour la femme y était dit, elle retiendrait tout particulièrement notre attention, c’est certain.
Il n’y aurait de problème que si la gagnante nous demande d’exaucer un fantasme contraire à la législation française. Je pense que là, Emmanuel Pierrat saura mieux que quiconque faire la part des choses.

Avez-vous déjà commencé à recevoir des textes?
Oui, nous en recevons à peu près tous les jours depuis 15 jours que le concours est ouvert.

Quelles sortes de fantasmes sont récurrents?
Pour l’instant il n’y a pas à proprement parler de fantasmes récurrents, autre que le goût du lieu public ou à plusieurs (hétéro-homo-bi peut importe) et pas mal d’histoires SM également.

Pourriez-vous me dire si les libidos de vos lectrices présentent des points communs ?
Ce que je note, c’est que les femmes savent ce qu’elles veulent et comment l’obtenir, on est souvent dans la puissance et la détermination. Donc à l’opposé de la femme “passive” décrite plus haut. C’est très réjouissant, je trouve. Par ailleurs, ce qu’il y a de très étonnant depuis deux ans que nous publions ce type de nouvelles, c’est une imagination incroyable (des idées que je n’ai jamais vues/lues ailleurs) et une qualité de plume épatante.

Des idées jamais vues ailleurs? Miam. Accepteriez-vous d’en dévoiler une ou deux?

Oui, mais j’ai eu totalement tort de vous dire ça,  parce que vos lecteurs sont habitués à beaucoup sous votre plume. Quand je dis cela, c’est surtout en pensant à ce qu’on lit dans les sondages et les enquêtes, où la sexualité de la femme à souvent l’air bien sage. L’imagination dont je parle n’est pas nécessairement dans le fantasme en soi (difficile de sortir d’une liste archi-répertoriée depuis la nuit des temps) mais au niveau des détails: une femme qui est en voiture sur l’autoroute et qui a une telle urgence de se masturber qu’elle s’arrête dans une station service, vole un déodorant dont la forme lui convient pour se masturber dans les toilettes ouvertes, une femme hétéro qui se fait masser et ça l’excite tellement qu’elle braque la masseuse avec un jouet d’enfant pour forcer un cunnilingus, une autre va faire l’amour dans le bureau de son amant, mais avant elle se masturbe dans le bureau de la secrétaire et remet un crayon plein de cyprine dans le pot à crayons de la secrétaire.

J’ai l’impression que les fantasmes sont tous codifiés, et d’autant plus excitants d’ailleurs qu’ils sont codifiés. Notamment dans le SM, qui fait ses délices des stéréotypes.  J’en étais même venue à penser que plus les scénarios sont caricaturaux, plus ils sont jouissifs.
Si le fantasme est trop novateur ou particulier, il perd de sa puissance. Il devient juste un truc bizarre. Qu’en pensez-vous?

Oui, sur le principe vous avez raison. Vous dites que c’est la manière de l’exprimer qui compte, et pour moi c’est l’invention du détail qui régénère complètement le fantasme. Quand Sade écrit des scènes de baise ou de sodomie avec des femmes, la scène en soi est l’ordinaire de beaucoup de gens, mais quand il les force à ingurgiter des pilules pour qu’elles aient des gaz, toute la situation est transformée.

Date limite d’envoi des fantasmes: le 31 décembre à minuit.
Limite à ne pas dépasser: 3 pages Word maximum (sans compter le nombre de signes).
Envois obligatoire par mail: nouvelle@secondsexe.com

Illustration © image du catalogue de vêtements fétichistes de la marque anglaise House of Harlot.

30/11/2009 - 19:42h Ay, mi morena, morena clara!


Placido Domingo canta zarzuela

Bienvenidos los vareadores.

Ya que alegres venís y cantando,
con vosotros yo quiero cantar.
Cantar mis amores, pues me enamoré.

En una dehesa de la Extremadura,
tengo una casina blanquina y chicuca.
Parece un palacio mi pobre casina,
pues guarda una moza como una infantina.
Me llena de gozo saber que la moza,
me aguarda y me espera contando las horas;
pensar que la tratan igual que a una reina,
y ser en mis prados el rey que la espera.
¡Ay mi morena, morena clara!
¡Ay mi morena, que gusto da mirarla!
Toda la vida mi compañera,
toda la vida será la mi morena.

Por los encinares de la dehesa,
los vareadores van a su faena.
Por los encinares voy en mi caballo,
pa ver a la moza que me ha enamorado.
Será, si Dios quiere, el ama y señora,
de mis encinares y de mi persona.
Y de los pastores de la dulce gaita,
que harán las delicias de la soberana.
¡Ay mi morena, morena clara!
‘Ay mi morena, que gusto da mirarla!
Toda la vida mi compañera,
toda la vida será la mi morena.

Toda la vida mi compañera,
toda la vida, será la mi morena
¡Ah! ¡Ah! ¡Ah! ¡Ah!

Letra da zarzuela Luisa Fernanda

30/11/2009 - 19:19h Sorria, meu bem. Você está sendo filmado

A internet é um território livre. Anárquico, descontrolado e onde tudo é possível.

Eu até achei um blog que defende abertamente teorias conspiratorias das mais inacreditáveis, visando particularmente o candidato à candidato do PSDB, José Serra.

Nesse blog, denominado Festival de Besteiras na Imprensa (FBI), aparecem explicações bizarras para diversos fatos. Neste, reproduzido embaixo, José Arruda teria sido atingido pela ação de José Serra.

Você pode acreditar uma coisa dessas? É como se você acreditasse em Panetone, para justificar imagens impudicas de dinheiro vivo?

A ler com ironia e bom humor, pois é obra de alguém que assume abertamente sua obsessão com teorias conspiratórias.

Estranhamente o autor não menciona o fato de Arruda estar apoiando o rival de Serra, Aécio Neves, como motivação para a ação atribuída a José Serra, o que daria um ar de plausibilidade a sua própria teoria conspiratoria.

Ou mais prosaicamente, sendo Serra um autoproclamado homem de esquerda, ele estar tentando afastar o ex-PFL como aliado tucano, para contribuir assim a erradicar o “coronelismo” da sigla herdeira do Arena.

Porque não pensar, em fim, que a ação atribuída a Serra para detonar Arruda, seja uma resposta do tucano à tentativa do demo Kassab de detonar sua própria candidatura a presidente, aumentando cavalarmente o IPTU?

Mas como para mim tudo isto não passa de uma especulação sem fundamento e simplesmente divertida, deixo vocês a vontade com o FBI. LF

http://g1.globo.com/Noticias/Politica/foto/0,,15795778-EX,00.jpg

Besteira: Serra (ou Josias) esconde verdadeiros motivos para retardar assumir a candidatura desde já

“Na minha teoria da conspiração “Serra-2010″, o verdadeiro motivo para o Serra retardar o anúncio da sua candidatura é GANHAR TEMPO PARA QUE OS SEUS ADVERSÁRIOS INTERNOS SEJAM DESTRUÍDOS. Mas vamos contar essa história desde o início…

***

O Josias de Souza publicou post ontem (29/11/09) com o título “Serra retarda candidatura para não virar o ‘anti-Lula‘”. No post, são enumerados 30 motivos cujas fundamentações carecem de credibilidade, de tão pueris que são, quando o ator político é José Serra. Vamos aos fatos e à minha teoria da conspiração sobre a estratégia de Serra para 2010.

1. Entre os 30 motivos não consta o principal: foi divulgado publicamente – e ainda não desmentido – que há dois pré-candidatos do PSDB à presidência, em 2010. Por ordem alfabética, Aécio Neves e José Serra. Da forma como está posta no post, só há um pré-candidato que se julga no direito de decidir se, quando e como será lançado: José Serra.

2. Se é como está escrito no post do Josias, o Aécio está fazendo papel de palhaço, sendo um joguete nas mãos do Serra e do PSDB. Assim como o DEM que já indicou a sua preferência: Aécio Neves.

3. Todos sabem como o Serra opera em relação a adversários e o Aécio, o Alckmin, o DEM e mais o que vier pela frente o são. Ele não os vence em debates, mas utiliza a sua influência na PF e nas Organizações Serra (Globo, Folha,Estadão e Veja, entre outros) para destruí-los.

4. Logo, o único motivo real para o Serra retardar o anúncio da sua candidatura é, como dissemos no início deste post, GANHAR TEMPO PARA QUE OS SEUS ADVERSÁRIOS INTERNOS SEJAM DESTRUÍDOS. E ele é adepto da famosa frase “quem sabe faz a hora, não espera acontecer”.

5. O DEM, ao pressioná-lo e declarar a preferência pelo Aécio, tornou-se o principal adversário do momento. Precisa de uma lição, portanto, para se “enquadrar” no “modo Serra de fazer política” (foto). Ainda mais que não aprendeu com o que ele fez com a Roseana Sarney (PFL, à época), em 2002.

6. Primeiro corretivo no DEM: ajudar a “detonar” o seu único governador, o Arruda, que era um dos possíveis candidatos a vice, na sua chapa. Não duvido que o Serra ainda tenha influência e capacidade de articulação suficientes para levar a PF a fazer o que fez com o “pobre coitado” que atravessou no seu caminho…

7. O segundo corretivo no DEM, na minha modestíssima opinião, será “detonar” a senadora Kátia Abreu, outro nome do DEM para compor a chapa com o Serra ou com o Aécio. A senadora, aliás, só precisa de um empurrãozinho, considerando as acusações de trabalho escravo em suas fazendas no Tocantins, de esquema atualmente investigado pelo Ministério Público Federal (MPF) para conseguir extensas áreas do Cerrado de Tocantins e de receber ajuda de uma grande empreiteira para defender posições indefensáveis no Congresso, entre outras.

8. Detonados os dois principais candidatos a vice do Serra, pelo DEM, com a consequente desmoralização pública recente desse partido, estará aberta a porta para vingar a idéia de que o vice deve ser do PSDB.

9. Como se sabe, o Aécio é o mais fácil de ser detonado pelo Serra, já que convive com ele há muito tempo e sabe o caminho das pedras para enquadrá-lo.

10. Com a detonação do Arruda, da Kátia (caso o evento Arruda não tenha sido suficiente para o DEM sossegar) e com a capacidade de “convencimento” que o Serra tem sobre o Aécio, será tranquila a vitória interna do Serra para se lançar candidato com Aécio como vice.

***

Essa minha teoria conspiratória sobre os movimentos do Serra poderá se confirmar se a próxima vítima for a Senadora Kátia Abreu. O que deverá ocorrer ainda em dezembro, caso ela e o DEM não tenham aprendido a lição com o Arruda. O tempo dirá…

O DEM, se não quiser ser um marionete do Serra, poderá fazer alguma coisa, já que ainda tem alguma influência na PF e no TCU, podendo mexer em coisa antiga do Serra, que eles sabem muito bem onde está.

Mas aí seria o fim do casamento PSDB-DEM o que daria ao Lula e ao PT uma fácil vitória da Dilma em 2010.

Finalmente, um sinal que deve ser observado é que o Serra ficou “na moita” quando dos eventos da Roseana e do Ciro, em 2002, e agora do Arruda. Na minha opinião, aí tem coisa…

Se tudo ocorrer como estou prevendo, não me venham reclamar que não avisei!”

30/11/2009 - 19:08h Subúrbio

Sem título, de Bruno Veiga
série Subúrbio
metacrilato ed. 3
100 x 100 cm

30/11/2009 - 18:37h E se Arruda falasse? DEM nada decide sobre Arruda

“Arruda insinuou durante a conversa de duas horas com o alto comando do DEM que uma parte do dinheiro arrecadado ilegalmente por seu ex-secretário de Relações Institucionais, Durval Barbosa, irrigou seções do partido em outros Estados.

Foi aqui que o bicho pegou – e o alto comando do DEM se sentiu emparedado. E se Arruda abrisse o bico e contasse que o dinheiro do mensalão do DEM em Brasília ajudou o partido fora de Brasília? Isso às vésperas de eleições seria devastador para o partido.” (Blog de Noblat)

30/11/2009 - 18:27h Leitões já assobiam no Uruguai

Os irmãos – blog de Ariel Palacios

por Ariel Palacios,

Enquanto isso, na margem esquerda do Prata…

pigassobia

maoooa “Presidente? Hehehehe…! Tão difícil como um leitão assobiando!”. Desta forma, com uma piada típica do interior do Uruguai, o senador José ‘Pepe’ Mujica respondia quando um simpatizante ou um jornalista lhe perguntava, há poucos anos, se um dia disputaria as eleições presidenciais. Há apenas meia década parecia impossível que este ex-guerrilheiro tupamaro, que em 1969 havia protagonizado a ocupação armada da cidade de Pando, uma das principais do país, poderia aspirar à presidência.

Mas, Mujica conseguiu ser eleito presidente graças à uma combinação de carisma pessoal, moderação ostensiva de suas posturas políticas, um vice com grande trânsito pelos mercados (Danilo Astori, ex-ministro da Economia) e cinco anos de prosperidade econômica durante o governo do socialista ‘diet’ e atual presidente Tabaré Vázquez, seu colega na centro-esquerdista coalizão Frente Ampla.
Evidentemente, tudo condimentado com muito pragmatismo e aquilo que o próprio Mujica denomina de “paciência oriental”.

Números preliminares indicavam que Mujica recebeu neste domingo 53% dos votos, meta que ele considerava tão impossível quanto a de ver primos do Marquês de Rabicó entoando melodias assobiadas.

Seu rival, o ex-presidente Luis Alberto Lacalle, candidato do Partido Nacional (Blanco), de centro-direita, obteve 42,9% dos votos.

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MESMO CACHORRO, MESMA CORREIA
Mujica, um ex-guerrilheiro tupamaro que há exatamente 40 anos defendia a luta armada para a conquista do poder e a implantação de um regime marxista, transformou-se nos últimos anos naquilo que ele próprio costuma definir de “vegetariano” ideológico, isto é, um pragmático que – embora mantendo certo verniz de utopia socialista – afirma que pretende atrair os capitais estrangeiros, manter o sigilo bancário, fazer acordos comerciais com os Estados Unidos e a China.

Mas, acima de tudo, Mujica sustenta que manterá a política econômica do presidente Vázquez.

De quebra, na reta final de campanha – além de ressaltar o respeito à propriedade privada e o equilíbrio fiscal – emitiu vários sinais de distância ideológica e de estilos com o presidentes Hugo Chávez da Venezuela e o boliviano Evo Morales e indicou similitudes com o governo do presidente Luiz Inácio Lula da Silva.

MARKET FRIENDLY
maoooa Para mostrar que será “market friendly” (amigável com os mercados), Mujica recorre aos ditados populares uruguaios e afirma que seu futuro governo manterá o mesmo clima aberto aos investidores e a previsibilidade na política econômica que a administração Vázquez: “será o mesmo cachorro com a mesma coleira”.

O provérbio será levado à sério, afirma Mujica, que também ressalta que seu vice, o economista Danilo Astori, será a pessoa que se ocupará das questões econômicas. Astori, em quatro dos cinco anos de governo Vázquez, foi o ministro da Economia.

Além disso, Astori definiu a nova equipe econômica, que, em sua grande maioria está composta por moderados economistas de sua extrema confiança.

Nesta equipe, o ex-diretor de macro-economia de Astori, o economista Fernando Lorenzo, é apontado como o virtual novo ministro da Economia.

Em entrevista ao Estado poucas horas antes da eleição, Lorenzo – embora não confirme o novo posto – sustentou: “continuaremos com a previsibilidade das políticas econômicas, que foram parte muito importante do sucesso que teve o governo de Vázquez”.

Segudo Lorenzo, o desenvolvimento que Mujica projeta para o Uruguai “é a somatória da prosperidade e da equidade social”.

O economista Marcelo Sibille, da consultoria KPMG afirmou ao Estado que Mujica “mostrou sinais de continuidade” da política de Vázquez “que foram compreendidos pelos mercados”.

Segundo ele, o melhor termômetro para mensurar temores, o mercado cambial, manteve-se plácido nas últimas semanas, ao longo das quais as pesquisas apontavam uma vitória assegurada de Mujica.

“Não temos temores”, afirma Javier Carrau, vice-presidente da Câmara de Indústrias. Na mesma linha, Alfonso Varela, presidente da Câmara de Comércio e Serviços, indica: “estamos tranquilos”.

Nas ultimas semanas Mujica também indicou que “a política econômica não estará aferrada a nenhum dogma definitivo”.

O ex-guerrilheiro sustentou, com ironia, que “não será Mandrake ou Papai Noel que chega ao governo. A vontade de repartir possui os limites impostos pela realidade de uma sociedade de mercado”. Segundo ele, a política de distribuição da riqueza “não poderá afetar o andamento da economia”.

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Mujica, em sua chácara no bairro Rincón del Cerro, na periferia de Montevidéu (foto de Ariel Palacios)

maoooa Nascido em 1935 no seio de uma família de classe média austera, Mujica aderiu na juventude ao conservador Partido Nacional. Mas, nos anos 60 passaria para a esquerda e fundaria, junto com outros colegas de origens comunistas e anarquistas, o Movimento de Liberação Nacional-Tupamaros. Ali conheceu Lucia Topolanski, uma bela militante que transformou-se em senadora e sua esposa.

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Mujica, nos tempos que participou da criação do movimento tupamaro, antes da Ditadura

Em 1972 foi detido no meio de um confronto com as forças de segurança. Foi ferido com seis balas, várias das quais ainda estão dentro de seu corpo. Sua prisão foi prolongada. Um total de 14 anos, ao longo dos quais foi torturado físicamente com intensidade pelos militares no final do governo civil e ao longo da Ditadura (1973-85).

Sua psique também foi alvo de terrorismo. Mujica, nos dias de bom humor dos guardas, só podia ir ao banheiro uma vez a cada 24 horas. Mas, com um capuz na cabeça que o impedia ver e com as mãos algemadas.

Nos dias de má vontade de seus carcereiros, Mujica não podia ir no banheiro. Sem alternativa, suas fezes e urina escorriam pelas pernas.

Seu colega de guerrilha, Eleuterio Fernández Huidobro, recentemente, em um comício, indicou que Mujica, em diversas ocasiões, quando os guardas passavam dias sem lhe dar água, precisou recorrer ao próprios fluídos corporais. “Talvez tenhamos pela primeira vez um presidente que teve que beber sua urina”, ilustrou.

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Mujica é o primeiro ex-guerrilheiro a chegar à presidência de um país na América do Sul. Foto de Mujica quando estava preso

Em 1985, com a volta da democracia, Mujica recuperou a liberdade. Adaptado aos novos tempos, deixou de pregar a luta armada e transformou o grupo de ex-guerrilheiros em um coeso partido político que integra a coalizão Frente Ampla.

Eleito senador, posteriormente, no governo do socialista Tabaré Vázquez, foi designado ministro da Agricultura.

Ali, começou a planejar sua conquista da presidência. Para não assustar a classe média e alta, indicou – com uma metáfora bovina – que não pretendia mais combater a burguesia: “não quero mais esmagá-la. Não. Eu quero é ordenhar a burguesia!”.

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‘NÃO PODEMOS TER DOGMAS’
Mujica diz que será o ‘Néstor’ da ‘Ilíada do Mercosul’

Cansado de longos e intensos meses de campanha, o septuagenário senador e floricultor José ‘Pepe’ Mujica decidiu driblar sua própria equipe de assessores no fim da noite da quinta-feira, quando desapareceu dos principais eventos eleitorais da última jornada política antes da votação deste domingo. A ponto de transformar-se no primeiro ex-guerrilheiro que chega à presidência de uma república sul-americana, Mujica optou pela calma de um show de tango no tradicional Teatro Solís, em pleno centro de Montevidéu.

Acompanhado de sua esposa e um único guarda-costas, Mujica, ao sair do espetáculo, no hall do teatro, concedeu uma breve entrevista ao Estado – na qual misturou gírias com alusões à odas gregas – enquanto adolescentes aglomeravam-se ao redor para fazer uma foto com o informal líder esquerdista que pretende – por sua idade – ser uma espécie de ‘Néstor’ (o sábio guerreiro ancião da Ilíada de Homero) entre os jovens presidentes da região.

Estado – Recentemente o senhor disse, em relação à integração internacional de um país pequeno como o Uruguai, que “leitão magro sonha com milharal gordo”…

Mujica – Temos que nos localizar no mundo no qual vivemos. O mundo está ficando cada vez menorzinho e estão sendo formadas grandes unidades. Nós, uruguaios, nos perguntamos o que faremos. O mundo caminha – aos tropeções – para a abertura econômica. Não podemos de jeito nehum ter dogmas. O mundo está em momento de inflexão. É provável que daqui a um certo tempo teremos que fazer algumas mudanças para nos reposicionar. Essa matéria do ‘mundo’ vai ficar um pouco mais complicada do que hoje em dia, né? As fronteiras ficam ‘porosas’ com o desenvolvimento tecnológico. O caso do Brasil é que é um pais continental. Mas, o Brasil precisa também do resto do mundo. Agora, é evidente que o Brasil possui a responsabilidade natural (de liderança no Mercosul), derivado de suas dimensões e recursos…

Estado – O senhor costuma elogiar o governo Lula e até indica admiração pela forma como lida com a oposição…

Mujica- Lula é um velho amigo. Há pouco lá em Brasília deu para a gente um grande conselho, o de transformar grandes tensões em negociações, e não em confrontos. Ora, Lula comanda um país enorme, tem minoria no Parlamento e por isso dá mais espaço à política do que ao confronto. E nós, aqui, vamos dar sustentabilidade para que os conflitos se transformem em saídas.

Estado – O senhor sempre foi favorável à integração do Mercosul. Mas este cresceu da forma esperada? No Uruguai existe certo ‘merco-ceticismo’…

Mujica – O Mercosul começou muito ‘fenício’ (em alusão ao mercantilismo), essa coisa de ‘quanto você vende para mim e quanto eu te vendo’. Alguém pode acreditar que agricultura argentina ou brasileira será comida neste continente? Por muitos anos teremos que vender alimentos ao mundo. Por isso digo que precisamos integrar a energia, portos, estradas, e a inteligência!

Estado – O senhor tem 74 anos, tomará posse quase aos 75 e concluirá o mandato a menos de dois meses do octogésimo aniversário…

Mujica – Uma das coisas vantajosas da velhice é que a gente pode dizer o que pensa. Mas isso geralmente provoca um ‘rebu’, pucha!(‘putz’)!!! (Ri e faz uma loga pausa como se fosse encerrar a entrevista, mas inesperadamente retoma)…Me disseram o outro dia que serei o presidente mais velho da América Latina. Os presidentes da região terão que lembrar o discurso de Néstor, na Ilíada de Homero…

Estado – Néstor, embora sendo um ancião, não ficaria nas naves, já que participaria da conquista de Tróia dando ponderados conselhos aos jovens…

Mujica – Pois é, é algo antropológico, os gregos escutavam os mais velhos! Eram velhos e muito ouvidos também (Winston) Churchill e aquele general russo que fez que Napoleão se retirasse da Rússia (o caolho Mikhail Kutusov). Ora, eles (os presidentes mais jovens) vão ter que me respeitar…(ri)

BAIRRO
Mujica disse que ainda não sabe quando voltará ao Brasil, onde esteve recentemente. Mas, declarou que, com certeza, sua primeira visita oficial será “no bairro”, maneira como – informalmente – designa a região.

maoooa Candidatos presidenciais uruguaios, tão velhos como a população, segundo “El Observador”:
http://www.observa.com.uy/actualidad/nota.aspx?id=89420&ex=25&ar=3&fi=21
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30/11/2009 - 18:00h O dia que matei meu analista. Tudo por causa do sol e o tênis cor-de-rosa


Tudo por causa do sol

“Cada artista mantém no fundo de si uma fonte

única que alimenta durante toda a sua

vida o que ele é e o que ele faz”. Albert Camus

Entrei nesta história por acaso ao fitar o sol de Camus entre a navalha e o reflexo da morte. O erotismo insinuante do astro transmitiu-me o ardor de uma cebola cortada, tirando-me lágrimas dos olhos. Imensamente só, fiz-me estrangeira naquela praia imensa que se confundiu com o cosmo. Eu já não era real quando tirei a roupa e corri nua pela praia deserta.

Estou feliz. Agora a vida não passa de uma ficção, de uma grande metáfora cheia de mitos e heresias, onde hei de exilar-me para sempre da realidade e passarei a cometer crimes testemunhados unicamente pelo sol.

Sou uma personagem. Ninguém mais irá pôr o dedo na ferida dos meus limites. Habitarei incontáveis páginas escritas e reescritas dias a fio. Uma pena qualquer me delineará e numa ou noutra página emergirei, longe das futilidades cotidianas. Cometerei loucuras e pecados jamais imaginados. Serei andrógina, homem ou mulher, morrerei e ressuscitarei refeita, reescrita, recriada. Ora serei fria, dura, insensível. Algumas vezes serei terna e amorosa. Passearei por metáforas, silepses e pleonasmos e percorrerei todos os gêneros literários.

Os teóricos da Literatura dirão se sou uma personagem plana, de traços simples e permanentes ou se uma personagem esférica, que se modifica ao longo da narrativa, pois surpreendo por minha complexidade.

A arte ingovernável da palavra me fará fluir ao sabor de mil interpretações. Após cada capítulo sentir-me-ei renovada ao aflorar subitamente com novos detalhes, novas referências.

Serei mágica, fantástica, utópica. Existirei sem motivações numa estória sem flagrantes, no enredo mais delirante, surreal e metafórico, onde os leitores me decifrarão e me devorarão. Cairei em ciladas ideológicas, mas sairei ilesa dos lugares comuns e dos torpes vícios de linguagem.

Sim, cometerei crimes agora sem culpas nem dramas de consciência. Porque serei uma personagem autônoma, onírica, presa apenas à imaginação dos que me lêem. E serei bela como cada um quer que eu seja. Ou serei feia, ou insinuante ou misteriosa…

Ao final da história hei de evadir-me para esse lugar do nada ou de ninguém de onde o autor me tirou.

Um dia, somente por causa do sol cometerei o crime mais imperfeito ao reflexo de uma navalha, no mais belo e enigmático romance de Albert Camus.

O dia em que matei meu analista

“A minha alma é presa da mais livre loucura”.

Sady Bianchin

Ele ri das minhas dores de cabeça e do meu desânimo. Ri, depois fica sério, circunspecto. A cabeça faz viagem. Sei que não existo ali perto, apenas falo. Ele não se mexe, num silêncio devastador. Finalmente se resolve e as palavras resvalam num vazio sem paredes e tetos.

Entro na sala silenciosamente e observo as cortinas dançando ao vento. Deponho um bilhete na mesa. Pouco me expresso falando e penso que isso o irrita. Óculos na ponta do nariz, ele quer parecer mais velho. Olha-me enviesado e finalmente se resolve a ler: “Para o diabo com essa verdade mais verdadeira. Fique com ela. Ela é sua. Não precisa me devolvê-la, tenho defesas outras”.

O olhar é longo e me alfineta. O olhar é um estilete de lâminas quase microscópicas que só me penetra e não me resolve. O silêncio do olhar me endoidece. Dou porradas na mesa como dou nesses diabinhos que me perseguem. Um olho me absolve e o outro me ordena que eu tome o meu devido lugar.

Deito-me no divã e sinto-me lúcida, quase feliz. Divago. À noite ligo e pergunto se ainda é válido o convite para o jantar. Do outro lado uma voz se alegra e confirma. Sinto e vejo o gesto da boca falando em câmara lenta. A morenidade é do rosto do analista, os cabelos dispersos, o rosto imberbe. Dele é aquele olhar omisso que me anula e me hipnotiza as esperanças. Meu analista é assim: essa coisa inalcançável, que eu necessito domar para me sanar de corpo e mente. Um ser estranho que apenas me olha e me ouve. Só lhe vejo o movimento dos lábios e não sei lê-los. Disserta sobre as coisas mais impossíveis e inoperantes, como realidade, princípios certos, coisas exatas, autenticidades, representação fiel de uma coisa qualquer que ele julga existir. Verbalismos sem nexo que se perdem no tempo e no espaço. Meu psicanalista é assim desalmado, distrai-se ao falar, tergiversa. Quer me rebuscar, me revolver. Quer-me presa. Um verdugo de mentes, um carrasco, o que ele é.

Pois confesso ter aceito desta vez o convite para jantar. Nem jantamos. O carro deslizou pelo asfalto uma fita do Caetano, “Você me deixa a rua deserta, quando atravessa e não olha pra trás…”.

Olho de soslaio o meu psicanalista. Depois, sem medo, resolvo olhá-lo de frente. Ele não se toca, não se deixa penetrar. Irritam-me a arrogância e o despotismo dos gestos. Um cínico…

Não há muito o que contar sobre o que acontece depois. Um freio brusco, uma lua grande falando de manchas antigas e de uma geometria perturbadoramente exata a olho nu. De um lado, colunas de areia. Rodeia-nos ainda um nigérrimo e imenso mar e mais dois segmentos opostos de estradas mal iluminadas. Entre gestos que se avizinham, um beijo excessivamente molhado. Duas mãos ávidas acariciam as costas largas e bem torneadas do psicanalista. Entre os dedos, a lua se faz refletir no canivete afiado.

Não há como descrever esse momento sublime. Eu tinha ali, nos meus braços, o sangue e o corpo do meu analista, agora rendido, repousando em meus ombros. Tinha as dunas, a lua e o barulho do mar. O vento varrendo os nossos cabelos e nos acariciando o rosto.

Sei que abri os olhos e sorri de felicidade. Levantei do divã e olhei em direção à janela. Sentia-me flutuar. Novamente o vento. Novamente fazia com que dançassem as cortinas. O analista me olhou espantado e eu lhe fechei os lábios com os dedos, para que nada mais acrescentasse àquele momento divino. Despedi-me dele para sempre, sem cansaço, sem agonia.

O tênis cor-de-rosa

“Temos de ir à procura das pessoas, porque

podem ter fome de pão ou de amizade”.

Madre Teresa de Calcutá

Betina entrou na sala de aula com passos miúdos e cautelosos, para que seu lindo calçado não se sujasse. Era um tênis cor-de-rosa, que ganhara de D. Alzira, para quem sua mãe lavava roupa. Não cabia mais no pé da sua filha e quem sabe dava na menina de Francisca. Esta sorriu de alegria, pelo presente que daria à filha no dia do seu aniversário.

Naquele dia tomou banho sem que a mãe mandasse. Aliás, ela raramente mandava. Somente quando acordava sóbria, o que era inusitado. Se o dinheiro da bebida acabava e o dono da venda encerrava o fiado, ia à casa da D. Alzira lavar roupa e esta sempre lhe dava algo para comer. No final do mês era uma festa, ao receber o Bolsa Família. Comprava na venda um pastel com refrigerante de uva para a menina e pagava a conta mensal. Bebia o dia todo, entrando pela noite. Saía de casa e voltava com mais um pretendente.

A meninada a olhava insistentemente. Betina, toda orgulhosa, atravessou o portão da escola. Na classe, ninguém ousaria caçoar dela por sua sandália de borracha cujo cabresto estava preso ao solado por um prego enferrujado. Jogara na carroça do lixo. Agora possuía sapatos de verdade.

Na hora do recreio, podia ir ao pátio exibir seu tênis cor-de-rosa. Mas não foi. Ficou parada, sentada na cadeira, tensa, calada. A professora notou que hoje ela não fedia a fezes como nos outros dias. Certa vez fora preciso levá-la ao chuveiro e mandar tomar um banho. A pele era sempre suja e não dava para dizer sua cor de origem. O cabelo sempre despenteado e a blusa da farda imunda. A mãe fora chamada à diretoria, mas compareceu bêbada, sem condição para dialogar. A menina chorava de vergonha da mãe, puxando-a para ir embora dali.

A professora condoía-se dela, arranjava-lhe roupas velhas da vizinhança. Mas logo no dia em que saíra de casa limpa e com tênis novo, não entendia a timidez da garota.

— Betina, por que não vai brincar? Seu tênis está muito bonito!

— Não estou com vontade, tia.

— Por que não vem todos os dias assim para a escola, banhada, penteada, roupa limpa?

Duas garotas, aproximadamente da mesma idade, irromperam na classe, correndo uma atrás da outra. Uma delas aproximou-se, interessando-se pelo diálogo.

— Tia, na casa dela só tem cacimba. Moro vizinho, mas na minha tem água.

A professora não desistiu:

— Levante-se, Betina e vá brincar com suas amiguinhas. Laura, convide-a para brincar com vocês.

Betina suspirou de tristeza. Como gostaria de sair correndo com as outras, rir e gritar pelo pátio. Antes tinha medo que o prego da sandália se rompesse. Ia ter que andar dez quarteirões até a sua casa, descalça, atolando-se nas calçadas barrentas, chegando ainda mais suja do que quando ia à escola. Mas agora estava de tênis novo, ou quase novo, parecendo ter sido comprado na loja.

Laura, mostrando-se bem informada, foi logo anunciando.

— Professora, hoje é o aniversário da Betina, por isso ela está de sapato.

Betina ficou mais triste ainda e baixou a cabeça, quase a chorar. A professora levantou-a com os braços, fazendo um certo esforço ante a resistência da menina. Mesmo assim conseguiu que ela ficasse de pé.

— Muito bem garota, parabéns! quantos anos?

Betina respondeu num soluço:

— Nove.

— Pois então, venha, vou lhe levar ao pátio agora mesmo, vai brincar com a garotada.

Betina não dava um passo. A professora achou estranho. Examinou-lhe as pernas. O que estaria acontecendo? Tirando a timidez natural da criança, desconhecia que ela tivesse qualquer problema nas pernas, pés ou articulações.

— Vamos minha filha, o que você tem? Logo no dia do seu aniversário você fica triste?

Saiu arrastando a menina até o pátio, que de pernas abertas manquejava e fazia caretas de dor. Não suportando mais, soltou-se da professora e sentou-se no primeiro banco que avistou no pátio. A essa altura a meninada já rodeava, pelo inusitado da cena.

— O que ela tem?

— O que houve, tia?

— Ela fez coco nas calças?

Betina caiu num choro convulsivo e a professora correu até a sala dos professores onde pegou algodão e álcool. Ao voltar, deparou-se com outra cena. Laura, a amiguinha que morava na mesma rua da menina, desatara-lhe os cadarços do tênis e tentava puxá-los, com muita dificuldade. Quanto mais puxava, mais a menina gemia. Finalmente conseguiu livrá-la do calçado, dois números menores que o pé de Betina.

A meninada não riu, como sempre fazia. Um profundo silêncio congelou a cena.

(imagens ©sue)

Nilze Costa e Silva (Natal/RN). Especialista em Teoria da Literatura (1986), pela Universidade de Fortaleza (UNIFOR), vive em Fortaleza. Estreou na Literatura com o ivro Viagem (contos e crônicas), que teve o prefácio do consagrado poeta Francisco Carvalho. Quando foi instituído o Prêmio Estado do Ceará, sagrou-se em 1° lugar, com a novela No fundo do poço, editada com a apresentação do contista Moreira Campos. Publicou, ainda, O velho (romance, Secretaria de Cultura do Ceará, 1983); O esconderijo dos anjos (romance-reportagem, Secretária de Cultura do Ceará, 1985); Dilúvio (contos, Secretaria de Cultura do Ceará, 1986); Mulheres de papel (ensaio sobre o personagem feminino na Literatura Brasileira, Fundação Cultural de Fortaleza, 1990); Sem medo da delicadeza (ensaio sobre a violência masculina, Edições Nave, 2000); Fortaleza encantada (crônicas afetivas sobre a cidade de Fortaleza, Edições Nave, 2007); Tudo por causa do sol (São Paulo: Ed. Scortecci, 2009). Participa de várias antologias. Em 2001, fundou o grupo Poemas Violados. Promove sistematicamente a oficina de Escrita Criativa “Palavras não são vãs”. Integra a Rede de Escritoras Brasileiras (REBRA) e a Associação de Escritoras e Jornalistas do Brasil (AJEB). No cotidiano, dedica-se a questões relacionadas aos direitos humanos, tendo escrito vários artigos nesta área em revistas de circulação local e nacional. É colaboradora do Jornal o Povo, de Fortaleza, Conselheira do Conselho Cearense dos Direitos da Mulher e ex-conselheira do Conselho de Cultura do Estado do Ceará. Está incluída no Dicionário crítico de escritoras brasileiras, de Nelly Novais Coelho (São Paulo: Escrituras, 2002). Prepara A mulher sem túmulo, uma biografia romanceada da beata Maria de Araújo, protagonista dos milagres de Juazeiro/Ce.

30/11/2009 - 17:07h Lições de canto com Teresa Berganza

Meio-soprano espanhola dá aula a jovens brasileiros e é homenageada em recital

João Luiz Sampaio – O Estado SP

“Ela já chegou?” Na tarde de sexta, a jovem soprano de 20 anos não esconde a ansiedade. “Você vai cantar para ela?”, pergunta uma colega. “Não, mas, meu, é a Teresa Berganza, vim pelo menos para assistir…” Uma pausa e as mãos vão de encontro à cabeça. “Ai, esqueci a câmera, você trouxe? Tira uma foto minha com ela?” Alguém desce correndo a escadaria do teatro. “A Berganza chegou.” Os olhares se voltam para a porta por um instante, ou uma eternidade, antes que surja a imagem daquela senhora diminuta. Brinca com um bebê que acompanha a mãe na plateia, olha em volta. “Boa tarde, boa tarde”, diz, em um português bem ensaiado. Os alunos se aprumam nas cadeiras enquanto ela sobe ao palco. Senta-se ao lado do piano, sacode os braços, arruma o cabelo. “Podemos começar?”

Há poucos cantores que nas últimas décadas podem reivindicar para si o posto de intérprete definitivo de determinada obra. A meio-soprano espanhola Teresa Berganza faz parte desse grupo seleto – e com um dos grandes papéis do repertório, a cigana Carmen na ópera de Bizet. Cantou em todos os principais teatros, gravou com os grandes maestros de seu tempo. Desde a semana passada, está em São Paulo, dando master classes a jovens cantores brasileiros que, hoje, fazem no Teatro São Pedro um recital em homenagem a ela.

O primeiro a subir ao palco é o barítono Randal Oliveira, interpretando uma ária de As Bodas de Fígaro, de Mozart. Ela corrige as ênfases, interpreta junto, desce para a plateia para checar a projeção da voz. “Bueno.” Ele ataca então uma peça de Bellini, I Puritani. Berganza volta ao palco, se posiciona atrás da pianista, um olho na partitura, outro no aluno. Com os braços, pede que ele ligue uma nota na outra, sustentando a melodia. A diferença é visível. Ela sorri, vira para a plateia, dá uma piscadinha. “Estamos bien.”

Sobe ao palco o tenor Marco Antônio Jordão, com ária da ópera O Elixir do Amor. “E a intenção? Você está falando em morrer de amor, acredite nisso!” Ela cantarola a passagem e de repente soa pelo teatro aquela voz, o timbre inconfundível, a intensidade a que nos acostumamos em suas gravações. Os jovens na plateia se entreolham, sorrindo; um fã tira da mochila um antigo LP em que ela interpreta Carmen; pega o encarte, abre-o na foto dela que, do palco, vê e brinca: “Quem é essa?”

Outro tenor, Miguel Geraldi, com trecho de Um Baile de Máscaras, de Verdi. O piano faz sozinho a introdução. “Que música!”, ela diz a si mesma, sacudindo a cabeça. “Que música!”, repete, e parece entrar em transe durante a apresentação, até que… “Não! Olhe a partitura, precisamos entender por que as coisas estão escritas desta forma. Se há esta pausa aqui, aproveite-a, descanse antes de ir para o final, use a música a seu favor!” No fim, o resultado a agrada – e ela pede a Geraldi que cante esta ária no recital de hoje. Elogios também para o Mozart da soprano Tati Helene, Don Giovanni. “Eu poderia ficar a tarde toda ouvindo essa música. Mozart, sempre Mozart.”

Após a aula, conversando com o Estado, ela explica. “Rossini e Mozart se prestam muito bem ao jovem cantor, dois grandes mestres da beleza do canto, podem ser a base sobre a qual se constrói a técnica.” Foi assim com ela, explica. E o que dá para ensinar em tão pouco tempo de aulas? “Os jovens estão cada vez menos preparados musicalmente. Preocupam-se apenas com a voz e esquecem o que estão cantando. Sim, a técnica é fundamental, mas tento fazer com que entendam que não é suficiente. Eu prefiro trabalhar com uma voz não tão bonita, mas de personalidade do que com uma voz bonita, mas sem conteúdo.”

A carreira de Berganza começou no fim dos anos 50, quando cantou ao lado de Maria Callas. Uma grande influência? “Sim, mas não a primeira. Ouvia, ainda adolescente, no rádio, Victoria de Los Angeles. Tive por ela sempre muita admiração, pela qualidade da voz e pela rigidez na escolha precisa de repertório. Mas nunca a imitei. Cada voz é uma voz. E é responsabilidade do cantor e de seus professores saber escolher o melhor caminho. Há tantos papéis bonitos pelas quais sou apaixonada. Mas minha voz dizia que não. E eu obedecia.”

Sobre sua trajetória, ela diz que foi muito fácil – e muito complicada. “Tive sorte porque minha voz se prestava a um repertório muito maltratado naquela época, como as óperas de Rossini, e pude participar da reavaliação desses papéis. Mas ao mesmo tempo, foi preciso sempre muito estudo, não apenas da partitura, mas dos libretos, da história, da época, dos costumes das personagens. E, sempre, tentei compreender meus papéis de maneira mais ampla, estudando a ópera inteira. Estudei 18 anos de piano e isso me ajudou bastante. Também ajuda trabalhar com canções, em que o diálogo entre texto e música é tão sutil que te obriga a chegar a um grau alto de refinamento.” Por falar em canções, ela gravou nos anos 70 um disco dedicado a Villa-Lobos. “Que música belíssima. Foi um dos momentos especiais de minha carreira.”

E Carmen? “Ah, um grande papel.” Ela o gravou com o maestro Claudio Abbado, ao lado do tenor Plácido Domingo. Como foi a experiência? “Eu e Abbado nos entendemos muito bem, tudo fluía naturalmente. Não acho que exista um grande segredo para a interpretação. Está tudo na partitura, você não é mais importante que o compositor e o libretista. Trabalhei com todos os grandes maestros da minha época. Cada um com uma personalidade diferente, forte, marcante. Mas isso só era possível porque entendiam e respeitavam a partitura. Essa é a grande lição.”

Que balanço faz da carreira? “O fato é que eu precisaria de 180 anos para cantar tudo o que queria, mas as óperas que cantei foram muito especiais para mim.” Ela se despede e, na descida do palco, completa. “Sabe, no fundo acho que tive sempre muita sorte”, diz, e vai em direção à porta cantarolando um trecho da Carmen. Tivemos todos.

Frases

“Os jovens estão cada vez menos preparados musicalmente. Preocupam-se apenas com a voz e esquecem o que estão cantando. Sim, a técnica é fundamental, mas tento fazer com que entendam que não é suficiente. Eu prefiro trabalhar com uma voz não tão bonita, mas de personalidade do que com uma voz bonita, mas sem conteúdo.”

“Não acho que exista um grande segredo para a interpretação. Está tudo na partitura, você não pode se considerar mais importante que o compositor ou o autor do libreto.

Trabalhei com grandes maestros. Cada um com uma personalidade diferente, forte. Mas isso só era possível porque entendiam e respeitavam a partitura. Essa é a grande lição.”

Teresa Berganza


TERESA BERGANZA canta “L´amour est un oiseau rebelle”(Habanera) de Carmen, de Bizet.


TERESA BERGANZA e PLACIDO DOMINGO na cena final de Carmen “C´est toi, c´est moi”

L´opera de Paris – Maio 14, 1980
Director: Pierre Dervaux

30/11/2009 - 15:40h As acusações de corrupção no DF e que, por tabela, atingem a oposição e o DEM, não me deixam feliz

O escândalo de corrupção e caixa 2 do governo DEM-PPS-PSDB, do Distrito Federal, provoca justificada reação de indignação da população.

Ao que tudo indica, o governador José Arruda (DEM) desviava dinheiro público e privado, originado em contratos dirigidos para privilegiar determinados fornecedores, com o intuito de pagar deputados, com a colaboração de outros membros do primeiro escalão do governo do DF.

José Arruda é “cristão novo” no DEM, ele foi líder tucano no senado durante o governo FHC, participe na época da “violação” do painel de votação e só depois é que transferiu-se ao DEM.

Mesmo com tantas evidências apresentadas nos médios de comunicação, me parece prudente aguardar a manifestação serena da justiça, evitando “linchamentos” mediaticos e condenações sumárias.

O acusado deve poder se defender e deve contar com a “presunção de inocência”, que deve ser respeitada por todos. Mas a comoção provocada pelas gravações e fitas, deveria aconselhá-lo a se afastar do cargo e assegurar sua defesa como indivíduo, preservando a instituição do DF.

Os acontecimentos que atingem particularmente o DEM não me parecem comparáveis a outros casos de caixa 2, como os que atingiram o PSDB de Minas Gerais na figura do senador tucano Eduardo Azeredo, também acusado de organizar caixa 2. Tampouco podem ser comparados, ao que parece, ao caso que motiva a representação do MP contra o ex-governador e atual senador tucano, Marconi Perillo, igualmente denunciado por caixa 2 e processado por improbidade administrativa.

Algumas coisas são semelhantes -dinheiro de caixa 2-; outras talvez sejam diferentes -corrupção e enriquecimento pessoal-. Só o completo desenrolar da investigação e a decisão da justiça permitirá de estabelecer a natureza exata da ilegalidade cometida.

Salvando diferenças, muitas vezes importantes e que distinguem certas irregularidades, de crimes de corrupção mais pesados, me parece indiscutível que a democracia brasileira esta confrontada a um problema sério no funcionamento dos partidos políticos.

Como chegou a reconhecer o senador do PSDB, Arthur Virgílio, todos os partidos praticam caixa 2 nas suas campanhas eleitorais. Ele mesmo reconhecendo já ter utilizado esse mecanismo para financiar sua própria campanha eleitoral no passado.

Durante um certo tempo alguns alimentaram a idéia que este assunto seria a chave para acabar com o PT, ou “com essa raça” como dizia Bornhausem, do DEM. Campanhas histéricas foram lançadas para “criminalizar” a prática de dinheiro não declarado à justiça eleitoral, com o único objetivo de tentar favorecer determinadas forças políticas em detrimento do PT. Um udenismo de fachada que impedia qualquer discussão de fundo sobre a legislação eleitoral.

Dias atrás colunistas ainda procuravam defender perante a história o legado positivo de FHC, diante a suposta “injustiça” de Lula ter tamanha popularidade, contrapondo a prática dos “mensaleiros petistas”, ao “pai do Real”. (ver, por exemplo,Quem é o juiz?).

Essas campanha “dirigidas” para canalizar a “indignação popular” em direção a uma determinada força do espectro partidário, acabou protelando qualquer ação política visando a resolver a questão do financiamento dos partidos, permitindo assim que a irregularidade e a ilegalidade persista.

Volto a repetir. Não estou falando da corrupção, ou do enriquecimento ilícito de alguns políticos. Estes crimes devem ser sancionados com todo o rigor da lei e seus autores banidos da atividade pública.

Estou falando da prática de caixa 2, também ilegal mas de características completamente distintas das precitadas, pratica lamentavelmente generalizada pelas próprias lacunas da legislação eleitoral.

As acusações de corrupção no DF e que, por tabela, atingem a oposição e o DEM, não me deixam feliz. São as próprias instituições da democracia representativa as que assim são atingidas e debilitadas. É a própria expressão da soberania popular que fica manchada e mais frágil. Mais suscetível de sucumbir ao canto de sereia de udenistas, demagogos e aventureiros.

Talvez o maior elemento positivo provocado pelo escândalo do governo Arruda, seja a de afastar os empecilhos para um debate aberto sobre o financiamento público dos partidos e das campanhas eleitorais. Pelo menos é o que espero.

Não se trata de ser tolerante com a corrupção e os indivíduos que a praticam. Mas de aprimorar o arcabouço institucional para eliminar a pratica de financiamento partidário irregular, permitindo o pleno funcionamento dos partidos.

Só assim poderemos separar os partidos políticos e seus membros, dos que almejam cargos com fins de enriquecimento criminoso. Preservando o funcionamento dos partidos e assegurando o seu financiamento público, estará a democracia brasileira mais armada para combater com rigor os desvios e a corrupção.

O DEM, como o PSDB, o PT e demais partidos que não são “legendas de aluguel”, são importantes para a democracia. Eles representam diferentes grupos sociais, visões programáticas e estilos específicos de fazer política.

A tentativa de levar ao extremo o acirramento político e a procura de “acabar” com o adversário, debilita todos e é ruim para o país.

O pluralismo partidário e essencial a democracia. O partido único é inerente as ditaduras.

Não fico feliz de ver o DEM, o PSDB e o PPS atingidos pelo sistema Arruda.Não é bom para o Brasil.

Luis Favre

30/11/2009 - 11:28h País quer acordo comercial com os EUA em 2010

Chanceler brasileiro acena com negociação, mas critica a ”ganância” dos americanos na Rodada Doha

Jamil Chade – O Estado SP

O governo brasileiro quer fechar em 2010 um acordo de cooperação econômica e comercial com a administração de Barack Obama. A sinalização é do chanceler Celso Amorim, ontem, em Genebra, às vésperas da reunião da Organização Mundial do Comércio (OMC), que começa hoje.

Apesar da aproximação, o chanceler criticou a “ganância” dos Estados Unidos na negociação da Rodada Doha e defendeu, ao lado dos países emergentes, uma nova reunião negociadora para março. Amorim alertou que o fracasso seria um obstáculo até para o acordo climático e pela primeira vez falou na possibilidade de incluir temas sociais nos acordos da OMC, algo que era firmemente rejeitado pelo Brasil no passado.

O representante de Comércio da Casa Branca, Ron Kirk, insistiu que o Brasil terá de abrir seu mercado para que um acordo seja concluído na OMC.

Amorim e Kirk se reuniram ontem e o chanceler brasileiro deixou claro que não há nenhuma previsão de que o acordo bilateral signifique uma redução de tarifas de comércio entre os dois países. Nesse ponto, a agenda bilateral está emperrada.

Em pauta estariam temas como a promoção de investimentos, facilitação de comércio bilateral, acordos na área tecnológica entre empresas, propriedade intelectual, entendimentos no campo do etanol e área fitossanitária, inclusive para desbloquear as exportações de carne bovina brasileira para os Estados Unidos.

Amorim não descarta incluir no acordo um tratado para evitar a bitributação. “Achamos que o acordo pode sair em 2010″, disse o chanceler, após a reunião com Kirk. “Eles têm muito interesse em estruturar a relação com o Brasil e nós também queremos isso.”

O acordo já foi tratado em setembro entre os dois países. O último acordo envolvendo Brasil e Estados Unidos é do início dos anos 90. Amorim espera que o novo acordo ajude a aumentar a relação comercial. Mas indica que as exportações brasileiras para os Estados Unidos aumentaram em 2008 acima da taxa de países que já tinham acordo com os americanos. Durante os primeiros anos do governo de Luiz Inácio Lula da Silva, o governo americano acusou Brasília de ter enterrado o projeto de criação da Área de Livre Comércio das Américas (Alca).

Apesar de ensaiar a aproximação, Amorim fez duras críticas ao comportamento da Casa Branca nas negociações da Rodada Doha. “É surpreendente que o Partido Democrata ainda tenha uma velha agenda republicana de obter vantagens extras no comércio, e para beneficiar alguns poucos trabalhadores”, afirmou Amorim, em relação aos esquemas de subsídios e proteção comercial existentes nos Estados Unidos para alguns setores. “Esses são objetivos gananciosos”, afirmou, defendendo que Obama passe a ver o impacto social de sua política comercial.

OBAMA LEVA CULPA

Ministros do mundo todo que desembarcaram no fim de semana na Suíça admitem que a reunião da OMC começa esvaziada. Até as conclusões do encontro já estão desenhadas: apelar pela conclusão da rodada em 2010, lutar contra o protecionismo e pensar em formas de fazer a entidade mais eficiente. Mas, em diversas reuniões ontem, os países emergentes chegaram à mesma conclusão: a culpa pelo fracasso da Rodada, lançada em 2001, é de Obama que, desde que assumiu, não flexibilizou a posição dos EUA. O nome de Obama não foi citado de forma clara, mas está no documento aprovado pelos emergentes. “Há um país em particular que faz com que as negociações sejam lentas”, afirmou Amorim.

Amorim quer abertura para etanol nos EUA

Chanceler conversou com Hillary Clinton e elogiou iniciativa norte-americana de adotar meta

Jamil Chade – O Estado SP

O chanceler Celso Amorim classifica como “um passo na direção certa” a proposta americana para a redução de emissões de CO2 e insiste em conversas com a secretária de Estado norte-americana, Hillary Clinton, que a abertura do mercado dos Estados Unidos para o etanol deveria fazer parte das medidas ambientais tomadas pela Casa Branca.

Amorim relevou ontem que conversou por telefone com a secretária de Estado dos EUA na quinta-feira sobre a proposta americana de redução de 17% das emissões de CO2 até 2020, em relação aos níveis de 2005. A sinalização americana foi comemorada na Europa, ainda que muitos alertem que ainda não é o suficiente para que haja um acordo na conferência do clima, que ocorre em Copenhague em dezembro.

Os países emergentes indicam que são os ricos quem devem cortar de forma mais drástica suas emissões, além de aceitar financiar uma ajuda para os países mais pobres. “Hillary deu indicações de que, além da redução, uma série de medidas serão tomadas pelo governo Obama. Isso é boa notícia”, disse Amorim.

Uma das esperanças acenada pelo chanceler a Hillary é de que, entre essas medidas, os Estados Unidos acatem a ideia de abrir seu mercado para o etanol brasileiro. Na Organização Mundial do Comércio (OMC), uma lista de produtos ambientais foi apresentada pelos Estados Unidos para que tenham acesso facilitado aos mercados, supostamente com o objetivo de ter um impacto ambiental positivo. Entretanto, o governo americano se recusa a incluir o etanol no debate.

Já o Brasil estima que não há como fechar um acordo ambiental na OMC sem que as tarifas para o etanol do País nos Estados Unidos sejam reduzidas.

Apesar das dificuldades, Amorim acredita que exista espaço para um acordo em Copenhague. Na reunião, o Brasil apresentará a meta de reduzir entre 36% e 39% as emissões em 2020, em relação ao projetado se nada fosse feito. O chanceler apontou que outros países emergentes seguem o caminho de apresentar metas. Ele, que participa de reuniões em Genebra, alerta que o Brasil não aceitará um acordo climático que acabe criando barreiras comerciais. “Excluímos assinar qualquer acordo que indique isso.”

Argentina

O secretário do Meio Ambiente da Argentina, Homero Bibiloni, afirmou ontem que será difícil chegar a um acordo se os países industrializados não se dispuserem a financiar a adaptação e a redução das emissões dos demais países às mudanças climáticas. “Se o dinheiro não estiver na mesa, o acordo será esmagado”, disse.

29/11/2009 - 22:00h Boa noite



Violino: David Oistrakh
Piano: Lev Nikoláyevich Oborin
Sonata N° 5 “Primavera”, de Beethoven

29/11/2009 - 20:24h Ipanema

Ipanema
Ipanema, fotografia de Bruno Veiga, Rio de Janeiro, RJ. 1963
pigmento mineral
sobre papel de algodão
120 x 80 cm | ed. 5

Fonte fotografia

29/11/2009 - 19:30h La celda

celda_hugo_quintero
O calabouço – Hugo Enrique Quintero Soto

29/11/2009 - 18:44h A epifania

©Joscelyn Gardner

A Epifania

Thelma Guedes


……..Mãozinhas postas. Amareladas como cera. Estavam lá, entre as velas acesas do quarto de reza. Pretas e ondulantes, as sombras vesgas de minhas mãos pequenas vertiam feito lama. Lavas inquietas, foscas. Tremiam na tinta verde dos caroços das paredes. No quarto de reza da casa de minha madrinha.
……..As vozes postas. Como as mãos. Os olhos presos na figura de um homem que puxava a oração. O padre. O corvo. Jovem sério, mergulhado numa túnica escura e sombria que o escondia.
……..A túnica que me aguçava os sentidos de menina: o que dentro daquela mortalha havia? o corpo do padre… ai, como aquele corpo seria?
……..No quarto verde e ondulante, repleto de velas que enviesavam meus sentidos, como vela acesa eu pecava, pegava fogo, ardia, me consumia. Pois era o padre o único homem que na vida eu via.
……..As ave-marias, os padre-nossos, os creio-em-deus-pai, as salve-rainhas prosseguiam em sua rotina cíclica. A cadência de vozes desencontradas, que repetiam, repetiam e repetiam a mesma lengalenga do rosário, que me embriagava, me entorpecia, misturando-se ao meu sonho em carne viva.
……..Pois naquele recinto santo eu comia o padre. Na frente de todas as fiéis, na frente de minha madrinha, de minha mãe, de minhas tias. No quarto de reza, eu dava a mordida proibida, na hóstia, na carne, no padre. Adivinhando os mistérios do corpo de um macho. E me regalando com a mais pura e safada imaginação de menina.
……..E eu era pequena. Doze anos eu teria? Talvez. Bem franzina. Rezando e pecando, rezando e pecando, rezando e pecando a um só tempo. Em aflição, como uma santinha, lançava-me ao martírio de sofrer aquela tentação dolorida. E sofria. Era meu gozo, minha perdição, meu deserto, meu demônio, minha doce salvação lasciva.
……..O ouvido zunia, enquanto eu apertava as pernas, me espremia. O osso de uma perna na carne fresca da outra quase feria. Olhando o padre e esperando o seu olhar de perdão manso, como uma pata macia, atrevida. Eram os olhos dele que eu esperava, porque com os olhos ao mesmo tempo que ele me perdoava me despia. Um centauro, um ser dividido: meio homem, meio emissário divino. O Bem e o Mal num só olhar. O anjo da redenção e o decaído.
……..O olhar úmido e másculo que eu recebia era o ponto final, eu sabia. A reza terminava ali. As vozes voltavam às gargantas, os véus e mantas aos baús de naftalina. E o meu desejo voltava para mim, suspenso, à deriva, fazendo doer os lábios da vagina túmida.
……..Uma vez por semana, duas horas apenas, divinas: essa era a minha vida. Os outros dias eu passava lenta e rabugenta, entre perfumes, leques, babados e gritos agudos de mulheres.
……..É certo que havia também alguns meninos na casa em que eu vivia. Mas eram pequenos, imberbes, tolos, sem o cheiro ardido do sovaco do padre, que de longe eu farejava. E tanto queria.
……..Mas não era só o cheiro do sovaco que me atraía. Era também o hálito. Encorpado. Feroz. Salgado. Eram as mãos enormes. As veias azuis saltando, segurando o terço, o livro sagrado, a água benta aspergindo.
……..Eram os pêlos das mãos que seguiam para os braços. E era, além de tudo, o que eu não via do padre. O que a roupa grossa encobria. O que nele havia de mais secreto, perigoso e querido: o peito, a barriga, as pernas, e entre as pernas, ai, meu Deus, como seria? Mistério maior que a trindade santíssima, que a concepção virginal de Maria, que a ressurreição da carne, que a morte, amém, que a vida.

***

……..Naquela tarde, me preparei para a oração de padre Jonas com atenção especial. Como se adivinhasse que algo de anormal aconteceria.
……..A roupa impecavelmente branca, como as vestes das noivas, dos anjos dos eremitas. Os sapatos de verniz, brilhantes, com laços de fita azul. O perfume de alfazema exageradamente espalhado pelo corpo. Os cabelos soltos, lavados e penteados, fio por fio. Eu estava pronta para recebê-lo. Para dizer o sim, se ele me quisesse. Para dar e receber. Sem ao menos saber o que daria ou receberia.
……..O padre chegou suando muito. O calor insuportável daqueles dias de verão nordestino cansava, adensava nossas faces, envelhecia. Por isso, ele estava mais soturno, mais suado, mais salgado. E deliciosamente fedia.
……..Beijei a mão do padre, com tamanho fervor que de leve lhe toquei com a língua. Degustei secretamente o sal de sua carne. Desejei dar-lhe uma mordida.
……..Depois, enquanto começava a prece, de olhos fechados, aspirei o fedor dos humores quentes e azedos de padre Jonas. Desesperadamente, eu desejei o padre mais do que qualquer menina poderia.
……..Até a última gota, até a última conta do terço que eu seguia, eu persegui seu cheiro. E esperei seus olhos. Mas naquele dia, o olhar final do padre, que sempre arrematava o nó da minha agonia, ao contrário, determinou uma hecatombe que eu desconhecia.
……..Assim que o padre lançou os olhos sobre os meus, algo explodiu do ponto central que as minhas pernas espremiam. A explosão me tomou, como um susto, uma revelação. Meu corpo, meus órgãos e meus líquidos foram sacudidos violentamente, pulsando pela primeira vez, como o coração de um ser recém concebido. Eu fechei os olhos para sentir melhor a vertigem, as pernas bambearam, e eu caí no chão. Vermelha, tremendo, gemendo. O coração acelerou, a vida subiu e por mim se espalhou. Eu estava vivendo plenamente a minha paixão.
……..Assustados, todos me acudiram. E foi aí que o inesperado aconteceu: padre Jonas colocou-me em seus braços e me levou até minha cama. E não me lembro de mais nada. Perdi os sentidos.

***

……..Alguns minutos depois, acordei procurando o padre. Ele já tinha ido embora. E minha mãe explicou que eu tinha chegado a um raro estado de iluminação, que só pessoas de muita fé alcançam.
……..Eu tinha tido a comoção sagrada que revela a verdadeira vocação para a pureza e para a santidade: aquilo tinha sido uma epifania.
……..Degustei a delicada palavra, abrindo bem a boca e estalando a língua: “E-PI-FA-NI-A”…
……..E foi assim que entendi que eu era uma santa e que padre Jonas era um anjo. O anjo da revelação da minha primeira epifania.
……..Pois, a partir dali eu teria muitas. Eu teria muitas.



Thelma Guedes é uma carioca, filha de pernambucanos, que vive em São Paulo há mais de vinte anos. Em 1997, publicou o livro de contos Cidadela Ardente, pela Ateliê Editorial. No mesmo ano, participou da Oficina de Roteiros da TV Globo e foi contratada como autora-roteirista. Lá, escreve para programas e telenovelas. Atualmente é colaboradora do autor Walcyr Carrasco. Entre 2000 e 2003, integrou e organizou as coletâneas Novelas, espelhos e um pouco de choro, pela Ateliê Editorial, e Histórias dos Olhar, pela Escrituras. Em novembro de 2003, será lançado seu ensaio Pagu: Literatura e Revolução, pela Ateliê com Nankin. Ainda este ano, também será lançado seu livro de poemas Atrás do Osso, pela Nankin. A autora também participa, ao lado de nove ex-integrantes da oficina do escritor João Silvério Trevisan, da coletânea de prosa e poesia DeZamores, que deverá ser lançada no final de 2003.

29/11/2009 - 18:24h Bevo al tuo fresco sorriso


Quarteto – “Bevo al tuo fresco sorriso”, da ópera La rondine com Angela Gheoghiu, Lisette Oropesa, Marius Brenciu e Roberto Alagna. Metropolitan de New York, 10 Janeiro de 2009.

29/11/2009 - 14:26h Tupamaros longe das armas e perto do poder

Para os uruguaios, dúvida não é quem vencerá eleição presidencial hoje, mas como ex-guerrilheiro José Mujica governará

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José Mujica, favorito para ocupar o cargo de Presidente do Uruguai, junto com Lula na foto


Janaína Figueiredo Enviada especial – O Globo

MONTEVIDÉU. O Movimento de Libertação Nacional Tupamaros não nasceu com o objetivo de governar o Uruguai. Sua meta, disse ao GLOBO o senador eleito Eleuterio Fernández Huidobro, fundador e um dos principais líderes da guerrilha uruguaia nas décadas de 60 e 70, era “ajudar grupos que na época estavam sendo atacados por gangues fascistas protegidas pelo governo (democrático), sobretudo sindicatos e movimentos estudantis”.

Aos 67 anos, Huidobro, autor de vários livros sobre a história tupamara, assegurou que “quando o movimento foi criado era impensável que um de nossos membros chegasse à Presidência”.

Huidobro nunca imaginou que seu companheiro de luta guerrilheira José “Pepe” Mujica seria candidato da esquerdista Frente Ampla e grande favorito numa eleição presidencial.

O dia menos imaginado pelos tupamaros chegou. Hoje, 2,5 milhões de eleitores uruguaios irão às urnas e todas as pesquisas indicam que Mujica será eleito o sucessor de Tabaré Vázquez, o primeiro chefe de Estado de esquerda do país. Segundo analistas locais, o ex-guerrilheiro tupamaro alcançaria cerca de 50% dos votos e seu adversário, o expresidente Luis Alberto Lacalle (do Partido Blanco), até 45%.

Cobrança de sindicatos pode atrapalhar futuro governo A grande incógnita entre os uruguaios é saber como será Mujica como presidente. Um homem que passou quase 14 anos na prisão na última ditadura (1973-1985), foi torturado e ainda hoje justifica a violência armada de décadas passadas. Para seus companheiros de guerrilha, poucas coisas mudaram desde então. Os pensamentos fundamentais, assegurou Huidobro, continuam os mesmos.

— Ficou tudo igual, menos as armas — disse o senador eleito, que há dois anos fundou a Corrente de Ação e Pensamento, integrante da esquerdista Frente Ampla.

De acordo com Huidobro, os tupamaros continuam buscando “um país com menos pobreza e mais igualdade social”.

— Somos realistas e sabemos que as revoluções devem ser feitas com os pés no chão. Queremos que nosso país tenha uma burguesia que ganhe muito dinheiro e que participe de nosso projeto nacional — afirmou.

Para Huidobro, “o socialismo de (Hugo) Chávez não é o que buscamos. Porque é um socialismo que só cria burocracia”.

— Não acreditamos que o socialismo possa ser construído em base a uma sociedade com tanta pobreza — argumentou o ex-guerrilheiro.

Mas os esclarecimentos de Huidobro e do próprio Mujica não são suficientes para satisfazer as dúvidas de muitos. Para o escritor Antonio Mercado, autor do primeiro livro sobre os tupamaros, na década de 60, “Mujica é uma pessoa muito contraditória, ninguém sabe muito bem o que esperar de seu governo”. Segundo ele, um dos grandes problemas que deverá enfrentar é o crescente poder dos sindicatos.

— Mujica fechou acordos com os comunistas, que no Uruguai controlam os sindicatos.

Quando chegar ao poder, deverá atender suas demandas, mas também as dos empresários — explicou Mercado, para quem os sindicatos não querem saber de reforma do Estado, uma das principais questões pendentes.

— Nosso medo é que Mujica acabe refém dos sindicalistas.

Os tupamaros, lembrou Mercado, foram uma guerrilha urbana, formada por filhos da classe média, inspirada na Revolução Cubana e em outros movimentos latino-americanos. Para o escritor Adolfo Garcés, autor de “Onde houve fogo. O processo de adaptação do MNL-Tupamaros à legalidade e à concorrência eleitoral”, “a guerrilha uruguaia era essencialmente um movimento político, com armas”.

— Os tupamaros sempre foram políticos e Mujica é um político profissional — disse.

Para Garcés, “o movimento sempre teve ambição de poder, sempre quis fazer coisas, deixar sua marca registrada”.

— São impacientes, mas perseverantes.

Românticos, mas profundamente pragmáticos — analisou o escritor, professor do Instituto de Ciência Política da Universidade da República.

— Mujica significará continuidade em economia e algumas dúvidas em política.

— Mujica será mais aberto, buscará dialogar com todos os setores e deverá encontrar muitos consensos, já que negociou acordos com os comunistas, com Vázquez e os setores mais moderados da Frente Ampla

29/11/2009 - 13:39h Os anos de chumbo e o cidadão Boilesen


Trailer

Através da surpreendente vida de Henning Boilesen, o documentário revela a ligação política e econômica entre empresários e militares no combate à luta armada durante o regime militar brasileiro.

29/11/2009 - 12:24h Estadão entrevista José Eduardo Dutra, novo presidente nacional do PT

”Serra também não tem nenhum carisma”

Vera Rosa – O Estado SP

A ministra Dilma é muito diferente do presidente Lula e, mesmo no PT, há quem diga que ela é uma candidata sem carisma, fabricada no Palácio do Planalto. Como torná-la simpática?

Em primeiro lugar, qualquer que fosse o candidato do PT entraria em desvantagem em uma comparação com o Lula. Esse é o fato. Lula é um fenômeno político, não do PT, mas do Brasil. Não é verdade que Dilma foi fabricada no Planalto. O nome dela não surgiu da cartola do Lula.

Mas foi o presidente que decidiu, não passou pelo PT…

Dilma foi uma grande revelação do governo Lula. Agora, carisma é uma qualidade intangível, você não inventa. Eu, particularmente, acho que o governador José Serra (PSDB) também não tem nenhum carisma.

Quer dizer que vai ser uma eleição dos sem carisma?

Dentro do conceito tradicional de carisma, poderia se dizer que sim (risos). Exatamente pelo fato de os candidatos até agora não terem aquilo que se chama carisma, isso vai possibilitar que a eleição seja mais politizada. É até bom do ponto de vista do debate programático.

Se Dilma for eleita, o governo comandado por ela será mais à esquerda do que o de Lula?

Eu tenho cuidado ao usar o termo “esquerda” porque depois isso é utilizado para dizer que queremos assustar o capital. Da mesma forma que o segundo mandato do Lula foi mais avançado do que o primeiro, eu acho que o governo da Dilma tem condições de aprofundar mais as mudanças. É um processo.

Dilma disse que a tese do Estado mínimo faliu. O PT defende a volta do Estado máximo?

Entre o Estado mínimo e o Estado máximo há o Estado necessário. A crise sepultou de vez aqueles que achavam que o Deus mercado regulava e resolvia todos os problemas. Não significa que o Estado tenha de voltar a produzir locomotiva, mas significa que o Brasil não pode prescindir de instrumentos estatais fundamentais, como é o caso da Petrobrás e dos bancos que restaram.

O deputado Ciro Gomes, do PSB, está bem posicionado na disputa nacional, mas Lula quer que ele seja candidato em São Paulo, apesar da resistência do PT. É possível convencer o eleitor que um político com a carreira construída no Ceará entenda dos problemas de São Paulo?

Ciro é um aliado importante e tem capacidade para postular qualquer cargo. Se ele apresentar seu nome para ser candidato a governador, o PT não pode estabelecer veto. Ciro é paulista e tem amplo conhecimento da política nacional como um todo. Eu senti esse preconceito quando disputei o governo de Sergipe, em 2002. Diziam que eu era um forasteiro.

Não é um vexame o PT ficar sem candidato próprio no maior colégio eleitoral do País?

Eu não coloco a questão de candidatura própria em São Paulo ou em qualquer Estado como um fetiche. É preciso desprendimento. Não podemos encarar isso como um Fla-Flu. A meta é ganhar o governo de São Paulo e fortalecer a campanha da Dilma.

A direção do PT pode intervir em algum Estado para garantir a aliança com o PMDB?

A estratégia será decidida pelo congresso nacional do PT, em fevereiro. Não se trata de intervenção. Esse congresso vai acontecer antes dos encontros estaduais e estabelecerá quais são as prioridades para as eleições.

***

”Em toda eleição há risco de caixa 2”

Com a missão de comandar o PT na campanha de Dilma, Dutra diz que atual modelo induz a práticas ilegais

Vera Rosa – O Estado SP

O novo presidente do PT, José Eduardo Dutra, admite que há risco de caixa 2 nas eleições de 2010, em todos os partidos. Sob a alegação de que o modelo de financiamento eleitoral no Brasil está “absolutamente esgotado”, ele afirma que o atual sistema é “indutor” de ações irregulares e ilegais.

“Em toda eleição há risco de você ter desvios, caixa 2. É inerente ao modelo”, constata Dutra, que vai coordenar a campanha presidencial da ministra da Casa Civil, Dilma Rousseff. Para ele, que é ex-senador, a única saída é o financiamento público de campanha. “Fora disso, a gente vai continuar nessa relação hipócrita”, emenda, ao pregar que candidatos à Câmara e ao Senado adotem a reforma política como bandeira.

Ex-presidente da BR Distribuidora e da Petrobrás, Dutra foi eleito para comandar o PT pela chapa da corrente Construindo um Novo Brasil, que abriga nomes envolvidos no escândalo do mensalão. Ele defendeu a volta do ex-ministro José Dirceu à cúpula do PT, disse que o partido aprendeu com erros, mas negou que o mensalão tenha sido uma prática para comprar apoio ao governo no Congresso, circunscrevendo a crise ao caixa 2.

O sr. foi eleito presidente do PT pela corrente Construindo um Novo Brasil , que abriga o ex-ministro José Dirceu e outros citados no escândalo do mensalão. A leitura não é a de que nada mudou no PT?

Os companheiros José Dirceu, José Genoino e João Paulo são importantes no nosso partido e estão no pleno gozo de seus direitos partidários. Não tenho nenhum constrangimento em compor com eles a chapa. O episódio de 2005 trouxe lições para o partido.

Que lições?

A partir dali, nós elaboramos um Código de Ética bastante rigoroso e temos a obrigação de fazer com que não seja simplesmente um papel escrito.

O sr. não teme ficar com a pecha de abrigar mensaleiros?

Eu repudio a adjetivação de mensaleiros para os deputados do PT. A justificativa que eles apresentaram foi relacionada a um outro problema, que é real, mas vai ter de ser resolvido através da reforma política: o financiamento de campanha através de caixa 2.

O sr. já disse que o mensalão foi um erro e não passou de uma grife. Mas agora o presidente Lula afirmou que foi um golpe contra o governo…

O fato da existência de caixa 2 é notório e comprovado, mas a forma com que se tentou conduzir o processo foi uma tentativa de inviabilizar o governo.

Mas não foi só caixa 2. Houve desvio de recursos públicos…

Não ficou comprovada nenhuma ação de governo nesse episódio. Se a lógica era que o mensalão servia para votar a favor do governo, como surgem ali deputados que não votavam, como o então presidente da Câmara, João Paulo, e o líder do próprio governo, Professor Luizinho? Agora, tinha um deputado do PFL, o Roberto Brant, que também recebeu dinheiro do Banco Rural. Por que esse episódio sumiu e não é citado na peça da procuradoria? Porque contribui para desmontar a tese de que o dinheiro era para votar a favor do governo.

O ex-ministro Dirceu faz uma espécie de direção paralela do PT, dando orientações ao partido por meio de seu blog. Não o incomoda o fato de ele voltar ao Diretório do PT?

Muito pelo contrário. Eu defendo que o Zé Dirceu volte ao Diretório Nacional do PT e não acho que ele faça direção paralela. O Zé é militante histórico do partido, um animal político. Faz parte do DNA dele. Políticos de partidos aliados o procuram para conversar porque sabem da sua influência dentro do PT. Isso é inegável.

Depois da crise de 2005, só o tesoureiro Delúbio Soares foi expulso, mas nenhum dirigente do PT foi punido. Por que?

Ele era tesoureiro e implantou práticas ilegais do ponto de vista do financiamento. Expôs o partido, de forma avassaladora, a uma crise de imagem profunda. O PT não entrou no mérito se os acusados eram culpados ou não. O que motivou a expulsão do Delúbio foi o cargo que ele ocupava.

Como evitar que daqui para a frente o PT protagonize novos escândalos, como a crise do mensalão?

O partido, como qualquer outra instituição, precisa desenvolver mecanismos para evitar erros e puni-los. Não é uma justificativa, mas eu insisto num ponto: o modelo de financiamento eleitoral no Brasil está absolutamente esgotado. E é um indutor de ações irregulares ou ilegais.

De caixa 2…

Todo mundo critica o caixa 2. Aí quando saem as prestações de contas da campanha, a primeira coisa que a imprensa faz é entrar no site do Tribunal Superior Eleitoral e ver lá que a empresa tal deu dinheiro para a campanha tal. Aí começam a fazer ilações de que ela financiou o candidato tal para poder se beneficiar em uma votação. Desse jeito, onde vamos chegar?

O que o sr. quer dizer com isso?

A empresa que opta por financiar legalmente é execrada porque financiou o partido A, B ou C ou porque tem contrato com determinado governo. É uma coisa risível porque toda empresa tem algum tipo de relação com algum ente do governo federal. Então, essas empresas não podem doar. Ao mesmo tempo não pode ter o caixa 2. Então, como é que querem que se faça campanha?

Qual é a saída?

A única alternativa é instituir o financiamento público e exclusivo de campanha. Fora disso, a gente vai continuar eternamente nessa relação hipócrita, que leva a uma situação na qual ou você opta pelo caixa 2 ou corre o risco de doar legalmente e virar manchete depois da eleição. Esse é o dilema, hoje, dos empresários brasileiros.

O sr. acha que a eleição de 2010 corre esse risco também?

Olha, como não se mudou o modelo, em toda eleição há risco de você ter desvios, caixa 2. É inerente ao modelo. E isso vale para todos os partidos.

Então por que não se votou a reforma política? O governo tinha maioria para aprová-la no Congresso.

Todos aqueles que estão ali foram eleitos com a atual regra. Então, é natural que pensem: “Se mudar, será que vou me eleger?” Não há nenhuma instituição que se auto-reforme.

Vai ficar tudo como está?

Vou propor a candidatos do PT à Câmara e ao Senado que adotem a bandeira da reforma política, na campanha de 2010. É um mote partidário. Como o Congresso é uma caixa de ressonância da população, a única forma de mudar isso é a pressão de fora para dentro.

29/11/2009 - 10:27h ”Nossa aposta agora é no Brasil”

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André Gerdau, com seu pai, Jorge. Hoje André comanda o grupo Gerdau


David Friedlander – O Estado SP

O empresário André Gerdau Johannpeter, 46 anos, assumiu a presidência do Grupo Gerdau, um dos maiores produtores de aço do mundo, em janeiro de 2007. Mas seu batismo de fogo só começou um ano e nove meses depois, com a crise internacional. O mundo parou de comprar aço e André, que tomara posse numa fase de euforia econômica, passou a lidar com demissões e fechamento de fábricas. O pior momento, segundo ele, foi o começo deste ano. Sem clareza do que viria pela frente, ele e seus executivos não tinham segurança para tomar decisões.

Agora, vendo as dificuldades mais agudas da crise pelo retrovisor, a Gerdau voltou a dar lucro e André pôde fazer sua aposta. Depois de anos investindo no exterior, em busca de um mercado de consumo que não existia por aqui, a Gerdau decidiu priorizar o Brasil e outros países emergentes. Dias atrás, o grupo anunciou um aumento no seu plano de investimentos para os próximos quatro anos, de R$ 6,3 bilhões para R$ 9,5 bilhões. Dessa verba, 80% serão aplicados no Brasil. “O Brasil está crescendo mais”, diz. “Nossos investimentos seguem o mercado.”

Entre outros projetos, a Gerdau vai entrar num ramo novo para ela, a produção de chapas grossas, usadas pela indústria naval e pelos fabricantes de equipamentos pesados. Presente em 14 países, segundo maior produtor de aços longos do mundo (usado principalmente na construção civil), fora do Brasil a Gerdau vai investir na Índia. Além de ter um mercado promissor, o país funciona como porta de entrada para a Ásia.

Duas vezes medalha de bronze em hipismo, nas Olimpíadas de Atlanta e de Sydney, na categoria salto por equipe, André aparenta um estilo mais informal do que se costuma encontrar no grande empresário tradicional. Nesta entrevista, além dos planos da Gerdau e de sua visão sobre o setor siderúrgico, André fala da sua relação com o pai, Jorge Gerdau Johannpeter, uma das maiores lideranças da indústria nacional. A seguir, os principais trechos da entrevista.

Até a crise econômica, a Gerdau apostava fortemente no exterior. Agora, com a mudança do cenário, tudo indica que o Brasil é um dos mercados mais promissores. Isso muda o enfoque do grupo?

Nosso foco é continuar crescendo. Um exemplo é o investimento que anunciamos na Índia. É importante entrar na Índia, porque ela nos leva para a Ásia e quem está no aço hoje precisa acompanhar a Ásia. É um continente que cresce bem mais do que as outras regiões.

Mas o pacote de investimento que vocês anunciaram recentemente é especialmente forte no Brasil.

É forte no Brasil, porque hoje o Brasil está crescendo mais. Nossos investimentos seguem o mercado. Quando o Brasil não crescia, fomos buscar mercado fora. Felizmente, agora o Brasil está crescendo. Teremos a Copa do Mundo, a Olimpíada, as obras do pré-sal, PAC, Minha Casa, Minha Vida…

Com que cenário vocês trabalham para o Brasil?

A gente acredita num crescimento sustentado, puxado por esses planos e projetos. A dúvida é se o Brasil consegue crescer mais que os 5% que está se anunciando. Os movimentos não são excludentes. Vamos investir no Brasil e continuar olhando oportunidades fora. Mas, no curto prazo, nossa prioridade é otimizar a rentabilidade das empresas que operamos hoje. Essa tem sido e é a nossa meta.

Podemos entender que a prioridade não é mais o mercado americano?

O consumo caiu nos Estados Unidos, mas voltará a crescer. Por outro lado, é claro que os EUA são uma economia madura, desenvolvida, que não cresce aos níveis da China, da Índia ou do Brasil, que precisam gerar riqueza e empregos em outra velocidade. Mas isso não invalida nossa estratégia de estar nos EUA. É um mercado consumidor grande, tem matéria prima e vai voltar a crescer. Quando isso acontecer, voltaremos a investir, se for preciso.

Vocês podem comprar alguma empresa na China?

Nós olhamos a China, mas não encontramos a oportunidade, o parceiro certo. Lá há algumas restrições. No setor siderúrgico, estrangeiro não pode ser controlador de empresas. Mesmo assim, a China está no nosso radar. É o maior produtor e o maior consumidor do mundo. Nossa opção foi pela Índia, que também está no continente asiático e tem potencial grande de crescimento. Já tínhamos uma joint venture há dois anos lá e agora vamos investir num laminador. Dali, a gente pretende crescer: nossa usina vai chegar a 300 mil toneladas de aço por ano e pode mais que triplicar no mesmo local. E depois podemos procurar opções em outras regiões.

Voltando ao Brasil, o presidente Luiz Inácio Lula da Silva criticou os empresários do setor siderúrgico por não ampliar investimentos. Ele até arrumou uma encrenca com a Vale, que é mineradora, para forçá-la a investir em aço. Existe espaço para novas usinas no Brasil?

Vamos ver os números: o mercado brasileiro tem capacidade para produzir 42 milhões de toneladas de aço e este ano o consumo vai ser de 19 milhões. Então, sobra aço. É claro que nós, que produzimos aço, queremos que o Brasil cresça muito para utilizar essa capacidade. Construir novas usinas é uma decisão particular de cada empresa. Conceitualmente, não se precisaria mais de produção de aço.

Luciano Coutinho, o presidente do BNDES, já disse mais de uma vez que o governo veria com bons olhos a consolidação do setor siderúrgico no Brasil. É um movimento possível?

Possível, é. Mas, se você olhar o mercado, temos empresas tradicionais e muito fortes: CSN, Usiminas, Mittal, Votorantim, Gerdau. Todas empresas com controle bem definido, boa gestão e bons resultados. Para haver consolidação, normalmente alguém tem que comprar o concorrente ou se juntar a ele. Hoje, não vejo muito espaço para isso porque todos estão bem e crescendo.

É claro que ser filho de alguém tão poderoso quanto Jorge Gerdau, daqueles que rouba a cena onde quer que apareça, sempre ajuda. Mas, de alguma forma, isso já o atrapalhou?

É bom ser filho do Jorge. Tanta gente vai vê-lo em palestras, seminários, e eu aprendo em casa, não é? Me espelho muito no que ele faz, nos conceitos dele. A gente discute, ele me ajuda. Mas cada um tem seu estilo. E acho que a gente está sabendo fazer uma boa transição, que é sempre um momento muito delicado em qualquer empresa familiar.

Seu pai foi atuante em várias causas importantes para o empresariado, como a pressão pela modernização dos portos brasileiros ou a reforma tributária. O sr. é militante como ele?

Um dia posso chegar a ser. Mas agora estou começando minha vida como empresário, por isso estou trabalhando muito para dentro da empresa. Hoje minha bandeira é a empresa, é a única coisa que consigo enxergar. Mas acho que o Jorge é um exemplo. Quando aparecerem as oportunidades, vou começar a me envolver, porque, conceitualmente, tenho as mesmas crenças.

E ele? Quanto se envolve com a empresa hoje em dia?

Ele e os irmãos continuam na parte estratégica, no conselho (de administração). No operacional, ele se envolve muito pouco.

Seu pai tem muito trânsito e é bem atuante no meio político. Como o sr. lida com isso?

Eu o tenho seguido em alguns eventos, aproveitando os contatos dele. Isso é parte da transição (na empresa).

O sr. assumiu a Gerdau em 2007, viveu um ano e pouco de bonança mundial e então veio a crise. Teve que demitir gente, fechar fábrica. Como foi esse período?

Pois é: de repente quebrou o Lehman Brothers, veio a crise, a demanda caiu, tudo mudou. O que nós vamos fazer? Tivemos que revisar. Tomamos medidas difíceis, que fazem parte da crise. Olhando para trás, acho que o trabalho foi bem feito, porque conseguimos ajustar a empresa rapidamente ao novo cenário. Agora que isso tudo está fazendo um ano, estamos reavaliando para ver o que aprendemos na crise.

E o que vocês aprenderam nesse ano?

Foi tanta coisa … Não dá para apontar só uma. Não perder mais o foco em custo, mesmo que a gente volte a crescer. Quando você está crescendo, se acertar na compra do ativo, mesmo que o preço seja acima do que você gostaria de pagar, no médio e longo prazo isso vale a pena.

O mundo ia tão bem quando o sr. assumiu o comando da empresa. O que pensou quando veio a crise?

Para mim, o mais difícil foi a incerteza dos primeiros três a quatro meses deste ano, quando não havia sinais de recuperação. A crise começou em setembro, foi piorando em outubro, em novembro. Em dezembro chegamos no fundo do poço, aquela parada de Natal, e pensamos: quando chegar janeiro vai melhorar alguma coisa. Não. Fevereiro, não. Março, não. Foram os meses mais difíceis porque a gente não via reação. E quando você não sabe o que vai acontecer, não sabe que medidas tomar.

A Gerdau encolheu na crise. Quais são as perspectivas para os próximos anos?

Acho que a palavra não seria encolhimento. O que houve foi uma adequação á queda da demanda. Você trabalhava com quatro turmas e passa a trabalhar com três. Ou busca trabalhar no final de semana, ou somente à noite, quando a energia é mais barata. Você dá férias, faz suspensão de contrato, em cada país nós buscamos a melhor opção. Com a retomada da produção, já estamos contratando, estamos retomando operações que estavam paradas. Paradas só na América do Norte, onde fechamos uma unidade. E tem uma outra usina que estamos em discussão com o próprio Estado para ver se reativamos ou não. Nosso saldo de redução é relativamente pequeno frente ao que foi a queda de faturamento.

29/11/2009 - 09:41h Classe média ganha ”vale-compras” de R$ 210 milhões

O valor corresponde aos polêmicos cortes de impostos de produtos de consumo anunciados pelo governo

Dos pobres… e da classe média, como dos empresários e comerciantes

Márcia De Chiara e Andrea Vialli – O Estado SP

Os brasileiros de classe média vão ganhar do presidente Lula um “vale-compras” de quase R$ 210 milhões neste Natal. A cifra corresponde ao corte do Imposto sobre Produtos Industrializados (IPI) para carros, eletrodomésticos da linha branca (geladeira, máquina de lavar e fogão), materiais de construção e móveis, que foram incluídos na semana passada na lista das benesses tributárias.

A cifra foi calculada pela Tendências Consultoria Integrada, com base na projeção de quanto irá crescer a venda no varejo dos itens favorecidos pela desoneração tributária só no mês de dezembro.

O valor dessa espécie de “vale-compras” para a classe média corresponde a 21% do custo mensal do Bolsa-Família, que beneficia cerca de 11 milhões de famílias carentes, compara Alexandre Andrade, economista da consultoria. Ele fez a projeção, a pedido do Estado, com o economista Felipe Salto.

De acordo com o estudo da consultoria, a contribuição da redução do IPI para o acréscimo de R$ 2,097 bilhões nas vendas de carros, eletrodomésticos, móveis e materiais de construção em dezembro deste ano na comparação com o mesmo mês de 2008 será de 10%. Os 90% restantes virão do aumento da renda e do crédito.

Só o 13 º salário, cuja primeira parcela deve ser paga até amanhã, deve injetar na economia R$ 84,6 bilhões, uma cifra 8,5% maior que em 2008, segundo projeções do Departamento Intersindical de Estatística e Estudos Socioeconômicos (Dieese).

Além do 13º, a oferta de crédito ao consumidor vai ajudar a aumentar essa montanha de dinheiro. Projeções da Serasa Experian indicam que R$ 56 bilhões em financiamentos deverão ser levantados pelas pessoas físicas no mês que vem, um volume 13% maior que o ofertado em dezembro de 2008, em plena crise de crédito.

Entre benefícios fiscais, crédito e 13º salário devem circular na economia neste fim de ano quase R$ 141 bilhões, o que pode transformar este Natal no melhor da década. Esse é o consenso entre economistas, comerciantes, industriais e executivos de bancos.

EMPURRÃO

“Nossa expectativa inicial para dezembro era crescer as vendas em 10% em relação ao mesmo mês do ano passado”, afirma José Domingos Alves, supervisor geral das Lojas Cem, rede especializada em móveis e eletrodomésticos, dois dos itens beneficiados pela desoneração de impostos. Mas, segundo o executivo, as projeções foram ampliadas e a nova expectativa é de um acréscimo superior a 15% nas vendas de Natal.

Estimulado pela redução do IPI, o Grupo Pão de Açúcar, dono das bandeiras Extra e Ponto Frio, prevê expansão de 30% nas vendas de eletrodomésticos da linha branca e móveis em dezembro na comparação com o Natal do ano passado.

O consumidor já começou a se preparar para a maratona de compras. O IPI reduzido deu o empurrão que faltava para Ivone Manuel dos Santos, técnica em enfermagem, trocar de carro e de eletrodomésticos neste fim de ano. O Fox 2007 que ela e o marido dirigem hoje vai dar lugar a um modelo 2010. A máquina de lavar roupas, que volta e meia ia para a oficina, vai ser substituída. A nova, com capacidade para dez quilos de roupas, vai sair por R$ 1.380. “A redução do imposto veio em boa hora. Pelo carro novo vou gastar R$ 4 mil a menos do que desembolsei pelo que tenho hoje”, compara.

Com o “troco” do carro, Ivone, depois de comprar a lavadora, vai levar um liquidificador e um ferro de passar roupas. Além da desoneração tributária, ela aponta o acesso ao crédito como o outro fator importante para o Natal mais recheado. “Sabendo se planejar, o crédito é muito importante, pois com ele você pode antecipar o sonho de ter um carro zero e bons eletrodomésticos”. Ivone vai usar o 13º salário para quitar a dívida do cartão, “para ter mais crédito para outras despesas”.

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Ainda tem quem não acredita…

29/11/2009 - 09:02h Dando a volta por cima


Economia do país reage e aquecimento já atinge níveis pré-crise em vários setores

Henrique Gomes Batista, Fabiana Ribeiro e Bruno Rosa – O Globo

Se a recessão no Brasil foi estancada no segundo trimestre de 2009, agora a herança da crise está ficando para trás.

Graças principalmente ao consumo interno, a economia está aquecida e vários dos seus principais indicadores já superam os números de setembro de 2008, quando o agravamento da crise mundial atingiu o país em um bom momento — no ano passado, o crescimento foi de 5,1%, mesmo com a freada do último trimestre.

Verdadeiro termômetro da atividade econômica, a produção de papelão bateu recorde em outubro. O comércio se expande de forma consistente. Crédito, emprego, serviços e renda avançam.

Alguns segmentos industriais ainda não acompanham este ritmo, mas economistas dizem que isso ocorrerá em breve. E alertam que a força da recuperação poderá antecipar, já para o próximo ano, a necessidade de conter a alta de preços resultante de um eventual superaquecimento.

A produção de papelão, usado em muitas embalagens, está há três meses apresentando índices superiores aos dos mesmos meses de 2008. Em outubro, foram 208.164 toneladas, 7,52% mais que no mesmo mês do ano passado — recorde histórico. O consumo de energia residencial em setembro foi 7,6% superior ao mesmo mês de 2008.

O consumo de energia pela indústria ainda apresenta quedas, porém cada vez menores. E mais: o emplacamento de veículos subiu 14,9%.

O crédito, por sua vez, registra uma expansão de dois dígitos (15,2%) em apenas um ano, enquanto as vendas nos supermercados do país acumulam alta de 5,57% nos dez primeiros meses de 2009. E o número de brasileiros em voos domésticos também está batendo recorde. Até a inadimplência, que havia atingido seu pico em agosto, começa a voltar aos trilhos.

Comércio é motor da retomada

O varejo está na ponta desta recuperação.

Nas contas da Associação Brasileira de Shopping Centers (Abrasce), as vendas dos shoppings em setembro foram 9% superiores às de igual mês de 2008. Para 2009, as projeções apontam para alta de 8%.

Desempenho excelente considerando a crise, acredita Luiz Fernando Veiga, presidente da Abrasce.

—De assustado, o consumidor passou a otimista. Será o melhor Natal em cinco anos. Estamos prevendo alta de, ao menos, 11% nas vendas — disse, acrescentando que o próximo ano será ainda melhor. — Com Copa e eleições, as vendas devem subir.

Pesquisa da Associação Brasileira de Supermercados (Abras) indica que 65% das empresas aumentaram os pedidos, 33% mantiveram as encomendas no mesmo patamar e apenas 3% reduziram as compras. E o setor está otimista com o Natal: espera vendas 7,9% maiores que em 2008.

Outro indicativo prévio de atividade, o número de veículos pelas estradas com pedágios está crescendo. Mas o número de caminhões que passam por estas rodovias ainda está abaixo do registrado em outubro de 2008: 133,60 pontos, contra 135,75 pontos, no índice da Associação Brasileira de Concessionárias de Rodovias (ABCR). Mas está se recuperando.

— Há uma forte recuperação e o Rio, em outubro, foi o primeiro estado a zerar as perdas de movimento de caminhões. Sabemos que a indústria carioca, mais extrativa, sofreu menos que a paulista — disse Bernardo Wjunisk, da consultoria Tendências e responsável pelo levantamento da ABCR.

O setor que está mais longe em zerar as perdas da crise é a indústria.

Apesar de estar em recuperação, 22 dos 27 categorias acompanhadas pelo IBGE ainda estão com produção abaixo dos níveis de setembro de 2008.

Mas cinco segmentos — ligados ao mercado interno, como perfumaria, outros produtos químicos (como tintas e fertilizantes), bebidas, celulose e papel e produtos industriais diversos — estão em patamares superiores.

— A recuperação começou pelos setores que dependem mais do mercado interno, que sofreram menos — disse Isabella Nunes Pereira, do IBGE.

Rogério Sobreira, professor da Fundação Getulio Vargas (FGV), diz que a recuperação industrial será lenta em alguns setores, mas outros deverão ter melhora em breve. Ele afirma que a depressão afeta todos por igual, mas a recuperação é heterogênea. E alerta que o governo está acelerando demais a economia, o que pode trazer problemas a médio prazo.

— O desafio é calibrar as medidas.

Não temos estrutura para crescer 9% ao ano. Parte dos incentivos deve acabar no começo de 2010 — disse, temendo que a proximidade com as eleições pressionem pela continuidade dos estímulos — Mas os políticos sabem que muita bondade pode gerar inflação, e não há nada mais pavoroso para o eleitor que a alta de preços.

Sérgio Vale, economista-chefe da MB Associados, prevê que o Natal deste ano baterá recordes, mas que o fluxo de vendas de doze meses só será superior ao registrado em setembro de 2008 em meados do próximo ano.

Mesmo assim, vê riscos com o excesso de incentivos econômicos: — Não há problemas a curto prazo, mas uma expansão muito forte pode trazer para 2010 o temor da inflação, previsto apenas em 2011 — disse, afirmando que o governo errou em dar muitos benefícios fiscais, em vez de usar mais a taxa de juros.

Mas os empresários estão animados.

Os fabricantes de material de construção não vão chorar a queda de 8% no faturamento do setor em 2009.

Eles já dão como certo zerar as perdas em fevereiro e esperam fechar 2010 com crescimento entre 14% e 16%: — As contratações do Minha Casa, Minha Vida só virarão em 2010, ano que teremos um crescimento maior que em 2007 — afirmou Melvyn Fox, presidente da Abramat, associação do setor.

28/11/2009 - 22:00h Boa noite


Aimi Kobayashi – Beethoven Sonata N° 10 (Allegro)


Aimi Kobayashi – Chopin, Nocturno N° 20 em C sharp menor

28/11/2009 - 18:59h Noite e Sonos

A canção é uma meditação sobre noite e sonos, composta por Schubert com letra de Matthäus von Collin (1820).

A voz é de Renée Fleming, com images de Leonardo da Vinci, Edward Hopper, Rembrandt, com criações de Spadecaller.

O poema em alemão


“Nacht und Träume” de Franz Schubert

Heilge Nacht, du sinkest nieder;
Nieder wallen auch die Träume
Wie dein Mondlicht durch die Räume,
Durch der Menschen stille Brust.
Die belauschen sie mit Lust;
Rufen, wenn der Tag erwacht:
Kehre wieder, heilge Nacht!
Holde Träume, kehret wieder!

em inglês


Night and Dreams

Holy Night, you sink down;
Dreams too, float down,
Like your moonlight through space,
through the silent hearts of men.

They listen with delight,
cry out when day awakens;
Come back, Holy Night!
Sweet dreams,come back!

Dietrich Fischer-Dieskau (baritone)
Gerald Moore (piano)


Franz Schubert – Nacht und Träume – Renée Fleming