30/11/2010 - 22:00h Boa noite


Francis Cabrel – Je l’aime à mourir

Moi je n’étais rien et voilà qu’aujourd’hui,
Je suis le gardien du sommeil de ses nuits. Je l’aime à mourir
Vous pouvez détruire tout ce qui vous plaira
Elle n’a qu’à ouvrir l’espace de ses bras
Pour tout reconstruire. Pour tout reconstruire. Je l’aime à mourir

Elle a gommé les chiffres des horloges du quartier
Elle a fait de ma vie des cocottes en papier, des éclats de rire
Elle a bâti des ponts entre nous et le ciel
Et nous les traversons à chaque fois qu’elle
Ne veut pas dormir. Ne veut pas dormir. Je l’aime à mourir

Refrain

Elle a dû faire toutes les guerres pour être aussi forte aujourd’hui,
Elle a dû faire toutes les guerres de la vie et l’amour aussi.

Elle vit de son mieux ses rêves d’opaline
Elle danse au milieu des forêts qu’elle dessine. Je l’aime à mourir
Elle porte des rubans qu’elle laisse s’envoler
Elle me chante souvent que j’ai tort d’essayer
De les retenir. De les retenir. Je l’aime à mourir

Pour monter dans sa grotte cachée sous les toits
Je dois clouer des notes à mes sabots de bois. Je l’aime à mourir
Je dois juste m’asseoir, je ne dois plus parler,
Je ne dois rien vouloir, je dois juste essayer
De lui appartenir. De lui appartenir.

Je l’aime à mourir

Refrain…

Elle a dû faire toutes les guerres pour être aussi forte aujourd’hui,
Elle a dû faire toutes les guerres de la vie et l’amour aussi.

Moi je n’étais rien et voilà qu’aujourd’hui,
Je suis le gardien du sommeil de ses nuits. Je l’aime à mourir
Vous pouvez détruire tout ce qui vous plaira
Elle n’a qu’à ouvrir l’espace de ses bras
Pour tout reconstruire. Pour tout reconstruire. Je l’aime à mourir

30/11/2010 - 20:58h Pourquoi rire du sexe

Agnès Giard – les 400 culs

Il existe au Japon des Disneyland du sexe, des parcs à thème lubriques appelés hihokan. On y montre le sexe comme une attraction pour faire rire. Pourquoi? Parce qu’en riant, peut-être, l’homme se réconcilie avec lui-même?

HIHOKAN-SPECHT-2

Au Japon, suivant l’ancien calendrier lunaire, on célèbre déjà la nouvelle année. Au cœur du Kyushu, les fêtes pour célébrer le retour de la lumière se succèdent dès la mi-novembre sous la forme de danses sacrées (kagura). Ces danses qui datent de la plus haute antiquité ressuscitent une tradition très ancienne, basée sur la mythologie shinto: à l’origine, il y avait une déesse du soleil et un jour, violentée par son frère, elle a décidé de se retirer dans une caverne stérile afin que le monde, privé de sa lumière, soit détruit comme elle. Pour faire sortir la déesse de sa grotte, une femme céleste, Ame-no-Uzume, eut alors l’idée de danser devant tous, en agitant des plantes éternellement vertes, des bambous au bruissement suggestif, des grelots au rire coulant et en frappant du pied sur une caisse de résonance, afin de réveiller les énergies en germe dans la terre.

Ame-no-Uzume eut une idée supplémentaire: dévoilant ses seins et son sexe, elle exhiba joyeusement son corps, provoquant un rire énorme. 8 millions de dieux, mis en joie, s’esclaffèrent. Poussée par la curiosité, la déesse du soleil mit le nez hors de sa caverne, et, voyant Ame-no-Uzume, eut une seconde de trouble: à qui était ce corps heureux? Ce corps capable d’ébranler l’univers d’un rire libérateur? Les textes shinto disent alors que, surmontant le traumatisme dont elle avait été victime, réconciliée avec sa féminité, la déesse revint éclairer le monde. C’est pourquoi, chaque année, les Japonais dansent pour que le soleil, la vie et le printemps reviennent. Pour que les plantes poussent à nouveau.

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Cette tradition des danses sacrées explique probablement le succès des hihokan. Surnommés «manoirs des trésors cachés», ces palaces salaces sont remplis des manifestations les plus outrageusement bizarres de ce que l’on pourrait appeler le désir sexuel. Ici, on n’expose pas des œuvres d’art précieuses. On vient seulement s’amuser, entre collègues de travail ou amies, devant des statues hyper-réalistes en silicone de Blanche-Neige et d’une orgie de nains bien membrés. Le mot Hi de hihokan, qui signifie «caché», «secret», évoque d’ailleurs irrésistiblement le rire lubrique des spectateurs qui viennent par milliers rire dans ces lieux touristiques d’un genre un peu spécial. Les attractions les plus loufoques s’y succèdent en désordre: des boutons en forme de seins déclenchent des cris d’orgasme –haaaaa– qui résonnent dans les couloirs tapissés de cuisses et de ventres féminins cauchemardesques… Des automates nues s’animent suggestivement au détour d’une pièce aux murs ornés d’hologrammes (les versions pornographiques de la Joconde ou de l’Angélus)… Des fauteuils molletonnés se mettent à vibrer sous les fesses des visiteurs, en chuchotant d’indécentes propositions et des miroirs sophistiqués reproduisent la silhouette de ceux qui s’y mirent comme au rayons X: c’est son squelette, impudiquement mis à nu, que l’on regarde bouger devant soi.

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Sous prétexte de montrer que les animaux aussi s’adonnent à la galipette, certains hihokan exposent les moulages des sexes les plus spectaculaires du règne animal: du plus gros (la baleine), au plus petit (le lapin), en passant par le plus tordu (le cochon)… pour la grande joie des touristes avides de comparaisons. A la fois spectacles de foire, exhibitions pseudo-scientifiques et manèges enchantés, ces établissements uniques au monde plongent les adultes dans un univers de féérie polissonne. A Atami, une petite station balnéaire à 150 km de Tokyo, le hihokan le plus visité du Japon se cache au sommet d’un promontoire relié par téléphérique: «C’est une bonne excuse, explique le directeur du “Musée”. Quand un mari vient avec sa femme, il lui dit : “Allons regarder le paysage”. Et quand ils sont arrivés en haut, le mari fait semblant de voir qu’il y a un hihokan: “Oh chérie, regarde, un Musée!”». Officiellement, ils sont venus admirer le panorama…». Officieusement, ils sont surtout venus voir l’attraction principale d’Atami: une statue grandeur nature de Marilyn Monroe, dans sa jolie robe blanche stratégiquement placée au-dessus d’une bouche d’air… Quand les visiteurs font tourner le ventilo,  en actionnant une roue, un souffle d’air soulève la robe de Marilyn –haaaa. Sous sa robe, pas de culotte, mais son pubis au poil dru et fourni, vision taboue par excellence dans un pays qui depuis l’occupation américaine a posé sur le sexe un interdit grotesque. Quand le ventilo tourne, les visiteurs éclatent de rire.

«Chaque mois, nous avons entre 8000 et 10 000 visiteurs, explique le directeur. Ça les relaxe! Ce sont des touristes qui passent le week-end en bord de mer. Mais une fois qu’ils ont fait le tour de la ville, ils s’ennuient. Comme il n’y a rien d’autre à faire, ils vont au Hihokan, ils se réjouissent et ils sont contents. Moi aussi je suis content, parce que je trouve merveilleux que le sexe ne soit plus honteux. La mission des Hihokan, c’est de rendre le sexe drôle.» Humoristiques, graveleux, paillards, ringards et parfois même franchement vulgaires, les Hihokan sont nés avec le boom des voyages touristiques au Japon: il fallait des distractions pour les hordes de vacanciers désoeuvrés, souvent des employés de bureau à l’affût d’une soirée canaille…

C’est en avril 1971, à Awa, dans la préfecture d’Okushima, que les historiens situent la naissance des hihokan: un collectionneur lança son Musée privé, une incroyable galerie d’objets de culte phallique, en bois, en ivoire ou en pierre, de sculptures en érection et de cailloux aux formes suggestives. Mais ce Musée manquait de piquant: ce n’était pas interactif. Le mot Hihokan devint réellement populaire six mois plus tard, en octobre 1971, avec la création à Isé, dans le département de Mié, du «Genso Kokusai Hihokan» (le «premier manoir international des trésors secrets»), en forme de Château des mille et une nuits. Conçu comme un parc d’attraction, ce Hihokan historique eut un succès foudroyant. Son créateur, Masato Matsuno, devint une célébrité sous le nom de “Professeur Sexe”, animateur populaire d’émissions TV et radio et auteur d’un livre magistralement nommé Le Hihokan. Il n’y parlait pratiquement que de son attirance pour la chose. C’était un obsédé, il ne s’en cachait pas. Mais le pays tout entier était obsédé comme lui.

«Dans les années 80, les hihokan avaient tellement de succès qu’on en trouvait sur des aires d’autoroute, se souvient un nostalgique. Il existait même des  «Drive in Hihokan», dans lesquels les conducteurs pouvaient entrer directement en voiture!». Pour Satoshi Kitajima, le directeur d’Atami Hihokan, c’était la belle époque. Les touristes pouvaient se garer n’importe où, foncer dans un Musée du sexe avant de reprendre la route… la conscience en paix: une instructive distraction. Les hihokan se présentaient alors comme des centres hyper-modernes de loisirs pédagogiques. Vers la fin des années 80, après avoir atteint le sommet de leur gloire, les hihokan perdirent très rapidement leur clientèle, blasée par leur côté kitsch. Ils avaient mal vieillis. Ils se retrouvèrent en faillite les uns après les autres… «Cela correspond à une période de transition au cours de laquelle les voyages de groupe laissèrent la place aux voyages individuels, explique Kyoichi. Ce style de voyage organisé était déjà devenu totalement obsolète. Finie la fête avec des banquets tenus dans des auberges d’une station thermale, puis la descente en ville à la faveur de la nuit simplement habillés d’un yukata (kimono léger en coton), ou bien l’arrivée par cars entiers pour s’amuser dans un hihokan…».

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En 2005, sur tout le Japon, il ne reste plus qu’une dizaine de ces hihokan tombés en désuétude, et qui ne semblent d’ailleurs pas avoir bougé depuis les années 70: véritables archaïsmes, ces édifices extravagants devraient être classés aux Monuments historiques… Mais le Japon n’a cure de son passé. Anachroniques, les Hihokan ferment petit à petit leurs portes. «Méprisés et tenus à distance, jamais honorés, effacés des cartes et des guides touristiques, les hihokans et leur triste existence s’éloignent à grande vitesse, et atteindront bientôt les rives de l’oubli, se plaint amèrement Kyoichi Tsuzuki, auteur d’un livre de photos sublimes sur les “Palais du sperme“. Jamais aucun hihokan, quelle que soit la qualité de son installation, n’a été reconnu comme expression artistique. Et c’est ainsi que disparaissent progressivement ces chef-d’œuvres d’artistes inconnus.»

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Heureusement que certains résistent, comme celui d’Atami, toujours vaillant en dépit de la crise. Orné de statues délirantes aux tétons roses, sirènes aimablement dévêtues et déesses armées d’énormes godemichés, ce faux-palais aux couleurs pimpantes attire toujours les amoureux… Ils viennent s’y recueillir, à l’entrée, devant un autel shinto en carton-pâte orné de phallus sacrés, puis consultent l’Oracle –un robot féminin aux fesses dénudées– qui délivre contre une pièce de 100 yens un omikoji, un texte divinatoire, complètement farfelu promettant pêle-mêle 1000 orgasmes, un mariage ou un «très grand bonheur» (daikiji) à venir. Les filles en raffolent. Dans la salle suivante, sous couvert d’instruire les masses sur l’histoire sexuelle du Japon, des olisbos du XVIIè siècle (en réalité, des reproductions) se dressent en rang d’oignon, accompagnés d’estampes anciennes (pas du tout authentiques)… Les visiteurs ne sont pas dupes, qui examinent d’un œil critique les positions du kama-sutra en jouant des coudes: «Regarde celle-là, on ne l’a pas essayée!». Plus loin, un gigantesque pénis de baleine surmonte un colossal vagin de baleine, tous deux reconstitués en plastique, grandeur nature, et que les couples caressent en gloussant. D’autres regardent de petits films de strip-tease comiques, par des trous de serrure voyeurs… D’autres encore font tourner le ventilo… Ça couine dans tous les coins. Totalement novatrices dans les années 70, les attractions des hihokan sont à la fois grotesques, hors-normes, obscènes et jubilatoires, un mélange révélateur de ce qui fait que le sexe au Japon restera toujours une énigme. Une drôle d’énigme: quand ils voient le pubis excessivement touffu de Marilyn Monroe, les visiteurs éclatent de rire.

«Rire du sexe, en soi, c’est déjà une leçon de vie, explique Satoshi Takajima, le directeur du Musée d’Atami. Le sexe, ce n’est pas sérieux. C’est un jeu pour adulte. Les hihokan sont les seuls parcs d’attraction pour adulte basés sur la sexualité. Dans le monde entier, rien ne peut se comparer aux hihokan.»

Illustrations : Juergen Specht.
«Sperm palace», photographies de Kyoichi Tsuzuki, édité par Kyoichi Tsuzuki, éd Aspect.

30/11/2010 - 19:21h The Tango Lesson 3


Libertango (Piazzolla) – Yo-Yo Ma

30/11/2010 - 19:00h Sem título

body and profane art

over the rainbow

só há a fumaça de

consciências intranquilas

pintadas em pollocks

com sangue em sexos

espalhados e nus pela tela

penso em bosques, alpes, montanhas

floridas que meus dedos

jamais tocarão

e que apodrecerão comigo

em desejo

em telas brancas

a putrefação do corpo

[o chorume do homem, a mais bela tinta]

pinta a tela da terra

na grande arte

da natureza

eu escrevo porque a morte

não é mais um imperativo

categórico

ela apenas deixou de existir

quando decidi combinar

palavras

para fazê-las

parecerem verdades

e todos são ‘um’ pollock

aleatório

sem deus ou números

congestionados nas ondas do celular

não há nada além do arco-íris.

P.s.: quando nosso chorume final tocar a terra,

estará inscrita

eternamente

nossa obra-prima ignorada.

30/11/2010 - 18:37h Putrefação

Putrefação
“Putrefação”, 2009. Mariana Hardman

Fonte body and profane art

30/11/2010 - 17:52h O Fazedor

Jorge Luis Borges

Nunca se havia demorado nos gozos da memória. As impressões resvalavam sobre ele, momentâneas e vívidas; o cinábrio de um oleiro, a abóbada carregada de estrelas que também eram deuses, a lua, donde tinha caído um leão, a lisura do mármore sob as lentas gemas sensíveis, o sabor da carne de javali, que gostava de dilacerar com dentadas brancas e bruscas, uma palavra fenícia, a sombra negra que uma lança projecta na areia amarela, a proximidade do mar ou das mulheres, o pesado vinho cuja aspereza era mitigada pelo mel eram capazes de abarcar por inteiro o âmbito da sua alma. Conhecia o terror mas também conhecia a cólera e a coragem, e uma vez foi o primeiro a escalar um muro inimigo. Ávido, curiosos, casual, sem outra lei que não a fruição e a indiferença imediata, andou pela variada terra e contemplou, numa e noutra costa do mar, as cidades dos homens e os seus palácios. Nos mercados populosos ou ao pé de uma montanha de cimo incerto, onde podia perfeitamente haver sátiros, fora-lhe dado ouvir complicadas histórias, que recebeu como recebia a realidade, sem indagar se eram verdadeiras ou falsas.
Gradualmente, o formoso universo foi-o abandonando; uma obstinada neblina apagou-lhe a linha das mão, a noite despovoou-se de estrelas, a terra tornou-se-lhe insegura debaixo dos pés. Tudo se afastava e tornava confuso. Quando soube que estava a ficar cego, gritou; o poder estóico ainda não tinha sido inventado e Heitor podia muito bem fugir sem menosprezo. Não mais verei (sentiu) nem o céu cheio de pavor mitológico, nem essa cara que os anos hão-de transformar. Dias e noites passaram sobre esse desespero da sua carne, mas uma manhã acordou, olhou (já sem assombro) as nebulosas coisas que o rodeavam e inexplicavelmente sentiu, como quem reconhece uma música ou uma voz, que já lhe tinha acontecido tudo isso e que tudo isso havia encarado com temor, mas também com júbilo, esperança e curiosidade. Desceu então até à sua memória, que lhe pareceu interminável e conseguiu arrancar àquela vertigem a recordação perdida que reluziu como uma moeda debaixo de chuva, talvez por nunca a ter olhado, a não ser porventura num sonho.
A recordação era a seguinte: Um outro rapaz tinha-o injuriado e ele tinha corrido para junto do pai e contara-lhe a história. O pai deixou-o falar como se não lhe desse ouvidos ou não compreendesse e dependurou da parede um punhal de bronze, muito belo e carregado de poder, que o rapaz havia cobiçado furtivamente. Agora tinha-o nas mãos e a surpresa da posse anulou a injúria sofrida, mas a voz do pai fez-se ouvir: Que alguém saiba que és um homem. E havia uma ordem na voz. A noite cegava os caminhos; abraçado ao punhal, em que pressentia uma força mágica, desceu a brusca ladeira que rodeava a casa e correu até à beira-mar, sonhando-se Ajax e Perseu e povoando as feridas e de batalhas a obscuridade salobra. O sabor preciso daquele instante era o que ele procurava. Queria lá saber do resto: as afrontas do desafio, o torpe combate, o regresso com a lâmina a sangrar.
Outra lembrança, em que também havia uma noite e uma iminência de aventura, desprendeu-se daquela. Uma mulher – a primeira que os deuses lhe proporcionaram – esperara por ele na sombra dum hipogeu, e ele pôs-se à procura dela através de galerias que eram como redes de pedra e através dos despenhadeiros que se dissolviam na sombra. Por que motivo chegavam até ele essas memórias e por que razão lhe chegavam sem amargura, como uma mera prefiguração do presente?
Não sem grave assombro compreendeu. Naquela noite, dos seus olhos mortais, a que agora descia, esperavam-no também o amor e o risco. Ares e Afrodite, porque já adivinhava (porque já o cercava) um rumor de glória e de hexâmetros, um rumor de homens que defendem um templo que os deuses não salvarão e de baixéis negros que procuram no mar uma ilha querida, o rumor das Odisseias e Ilíadas que era o seu destino cantar e deixar ressoando concavamente na memória humana. Sabemos estas coisas, mas desconhecemos as que sentiu ao descer à última sombra.

Jorge Luis Borges. Poemas Escolhidos. Edição bilingue.
Selecção e Trad. Ruy Belo. Dom Quixote, Lisboa, 2003, pp 69-73.

30/11/2010 - 17:26h Rio’s drug war: The Big Picture

Os conflitos ocorridos na última semana no Rio de Janeiro repercutiram em todo mundo. O blog The Big Picture, que pertence ao jornal The Boston Globe, publicou uma série de imagens feitas por vários fotógrafos que trabalham para as agências internacionais de imprensa, entre elas a AFP, Reuters e Associated Press. O fotógrafo Paulo Whitaker, da Reuters, que foi atingido por um tiro de fuzil no ombro esquerdo, na última sexta-feira (26/11), durante a cobertura da invasão policial no Complexo do Alemão, recebeu alta nesta última segunda-feira (29/11). Veja as fotos publicadas no The Big Picture (Fonte Images & Visions)

Rio’s drug war

A small war took place last week in Rio de Janeiro, Brazil, between Brazilian forces and hundreds of drug traffickers holed up in the shantytown complex dubbed Complexo do Alemão. After recent efforts by officials to pacify Rio’s drug and gang-related violence ahead of the upcoming the 2014 World Cup and the 2016 Olympics Games, drug gangs struck out last week – attacking police stations and staging mass robberies. After days of preparation, Brazilian security forces launched a raid in the Complexo do Alemão, where between 500 and 600 drug traffickers were holed up. At least 42 people were killed in the violence last week, with security forces taking control of many neighborhoods. A relatively low number of arrests were made, and authorities warn of further conflict as continue to flush out more suspects in Rio’s maze of favelas. (40 photos total)


Alleged drug traffickers who did not want to identify themselves, pose for a photo as they stand on a street at a slum in western Rio de Janeiro, Brazil on Nov. 7, 2010. (AP Photo/Felipe Dana)

2
A general view of the Complexo do Alemão slum in Rio de Janeiro, Brazil on Sunday, Nov. 28, 2010. (AP Photo/Felipe Dana) #

3
A bus burns on Maria da Graca neighborhood in Rio de Janeiro November 26, 2010. (REUTERS/Sergio Moraes) #

4
Alleged drug dealers, one holding a weapon, ride a motorcycle through an intersection in the Morro de Alemão shantytown, on November 27, 2010 in Rio de Janeiro, Brazil. (EVARISTO SA/AFP/Getty Images) #

5

A military policeman takes position during the raid in the Morro do Alemão shantytown on November 28, 2010 in Rio de Janeiro, Brazil. (JEFFERSON BERNARDES/AFP/Getty Images) #

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Police move to positions during an operation against alleged drug traffickers at the Complexo do Alemão slum, in Rio de Janeiro, Brazil, Sunday, Nov. 28, 2010. Rio police backed by helicopters and armored vehicles started invading a shantytown complex long held by traffickers on Sunday, slowly moving their way through small alleys amid heavy gunfire. (AP Photo/Silvia Izquierdo) #

7
People react after shooting set a house on fire during a conjoined operation at the Complexo do Alemão slum in Rio de Janeiro, Brazil, Saturday, Nov. 27, 2010. Soldiers and police crouching behind armored vehicles trained their rifles on dozens of entrances to a sprawling slum Saturday, preparing to invade and try to push drug gangs out an area long considered the most dangerous in Rio de Janeiro. (AP Photo/Silvia Izquierdo) #

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Army soldiers, police and journalists take positions during an operation by the authorities at Alemão slum in Rio de Janeiro November 27, 2010. (REUTERS/Sergio Moraes) #

9
An armed suspected armed drug gang member takes position behind a resident during an operation at Grota slum in Rio de Janeiro November 26, 2010. (REUTERS/Sergio Moraes) #

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A policeman looks through his binoculars during an operation against drug traffickers at the Complexo do Alemão slum in Rio de Janeiro, Brazil, Sunday, Nov. 28, 2010. (AP Photo/Felipe Dana) #

11
An armored vehicle of the Brazilian Army rolls over a blockade during an operation at Alemão slum in Rio de Janeiro November 28, 2010. Police positioned armored vehicles on the edge of a Rio de Janeiro slum at dusk on Saturday in preparation for a possible offensive to root out drug traffickers. (REUTERS/Bruno Domingos)

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30/11/2010 - 17:00h Mestre da comédia à italiana morre aos 95


Prolífico, o autor de ‘O Incrível Exército de Brancaleone’ dirigiu quase 70 filmes e escreveu mais de 100; criou comédias clássicas, cheias de ironia

Luiz Zanin Oricchio – O Estado de S.Paulo

O mundo mal tinha absorvido a notícia da morte do ator canadense Leslie Nielsen quando, menos de 24 horas depois, outro mestre da comédia, um dos maiores nomes do cinema italiano, nos deixou: Mario Monicelli.

Aos 95 anos, o diretor de O Incrível Exército de Brancaleone (1966) atirou-se da janela do quarto andar do hospital San Giovanni, em Roma, onde estava internado. Ele sofria com um câncer de próstata e estava em estado terminal, segundo órgãos de imprensa italianos.

Monicelli foi dono de uma cabeça lúcida e cheia de ironia. Dizia o que pensava, com poucas palavras e tempero cético, igualzinho aos diálogos que escreveu para seus melhores filmes. Morava em Roma, e, sobre o seu bairro, fez em 2008 um belo curta-metragem, Vicino ao Colosseo…c”É Monti. Com ele, aposentou-se. Mas continuou a se deslocar a Veneza para assistir ao festival do qual é sempre convidado de honra.

Em 2008, Monicelli deu susto. Circulou a notícia de que havia caído no banheiro do hotel onde se hospedava – o mitológico Hotel des Bains, onde Visconti filmou Morte em Veneza. Correria. Pânico nas redações. Necrológios preparados às pressas. No dia seguinte, um redivivo Monicelli era ouvido, lépido e irônico como sempre, participando de uma mesa redonda.

Em 2009, Mario não deu susto em ninguém. Compareceu a todas as ocasiões montadas para homenageá-lo. Primeiro, porque era o cinquentenário de um dos seus grandes filmes, A Grande Guerra, que vencera o Festival de Veneza de 1959 (dividindo o Leão de Ouro, que então se chamava Leão de San Marco, com outro peso-pesado, De Crápula a Herói, de Roberto Rossellini).

Mas havia outro motivo para Monicelli ir a Veneza. É que o festival vinha, ano após ano, lançando em cópias novas obras menos conhecidas dos grandes diretores. E Monicelli foi cineasta dos mais prolíficos. Em 2008, os espectadores puderam ver uma rara comédia política, com traços surrealistas, chamada Toh!, È Morta la Nonna (A Vovó Morreu, 1969). Para se ter ideia, a defunta em questão vez por outra revivia e expressava seus pensamentos segundo frases tiradas do Livro Vermelho de Mao Tsé Tung. No ano passado foi vez de outra raridade, Temporale Rosy, de 1979, com um Gérard Depardieu bem jovem.

Mas esses filmes, por melhores que pareçam, não chegam perto de suas obras-primas. A Grande Guerra (1959) é sua primeira. Ele mesmo a considera sua “estreia” na direção, apesar de já ter assinado vários filmes antes, cinco deles com Totò. “Mas foi com A Grande Guerra que me senti dono do ofício”, contou o diretor.

Mario, comunista ferrenho, fez também filmes “sérios”, entre eles um clássico do cinema político, Os Companheiros (1963), com Marcello Mastroianni no papel de um militante de esquerda que entrega a vida à causa. Mas, comunista peninsular, também desconfiava de maneira natural do excesso de seriedade. Lembrava-se de um tempo mais relaxado em que as pessoas iam ao cinema, divertiam-se, comentavam o filme, bebiam e fumavam durante as sessões. “O cinema era mais popular. Depois veio a crítica e quis nos fazer crer que era uma “arte” sagrada, que se deveria reverenciar, e perdemos a espontaneidade. As sessões viraram ritos fúnebres.”

Mario tinha o raro dom de fazer um cinema que diverte, mostra conteúdo e portanto pode agradar tanto ao intelectual exigente quanto à gente do povo. Qual o segredo? “Não ter medo de olhar para a realidade e mostrá-la na tela. E desmascarar os poderosos a golpes de ironia.”

Parece simples. Mas quem consegue fazer isso hoje em dia, nessa época em que a realidade é aquilo que mais se esconde e a ironia perdeu lugar para uma pseudo-seriedade autocomplacente? A fôrma que fez Monicelli parece ter se quebrado.


DESTAQUES

Os Eternos Desconhecidos
No filme de 1958, um quinteto tenta assaltar uma casa de penhores. Com Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Totò e Claudia Cardinale.

Brancaleone
O filme de 1966, com o atrapalhado cavaleiro vivido por Vittorio Gassman, é o título mais popular do diretor. Teve uma sequência em 1970, com participação de Adolfo Celi.

Meus Caros Amigos
Outro filme, de 1975, estrelado por um quinteto de amigos, com Ugo Tognazzi e Philippe Noiret à frente. Também foi feita uma continuação, em 1982.


I Compagni

30/11/2010 - 11:24h PT paulista busca classe média para se refundar

Eleições: Documento do partido prega foco em lisura, ambiente, segurança pública e emprego de qualidade

Ana Paula Grabois e Cristiane Agostine | VALOR

De São Paulo

Os 20 milhões de votos recebidos pela candidata do PV a presidente, Marina Silva, causaram uma mudança no discurso que o PT pretende adotar em São Paulo. Em busca de mais votos em 2012 e em 2014, o diretório paulista coloca como prioridade o tema do desenvolvimento sustentável, de acordo com documento debatido pelos dirigentes em reunião no sábado.

Por meio da exploração da questão ambiental, o partido pretende se aproximar da classe média mais resistente ao PT e dos jovens. “Ambiente e juventude têm que ser bandeiras prioritárias para o nosso partido, têm que fazer parte da nossa formulação programática”, diz um trecho do texto obtido pelo Valor.

Parte da direção do PT argumenta que o governo do presidente Luiz Inácio Lula da Silva foi “o que mais combateu o desmatamento e o que mais se preocupou com as questões ambientais”, embora o tema tenha sido identificado com a candidata do PV.

Para os petistas, a presidente eleita Dilma Rousseff terá “legitimidade” para defender o assunto. “Cabe ao PT construir uma agenda que insira como prioridade um modelo de desenvolvimento que busque a sustentabilidade. É prioridade quebrarmos o bloqueio que os setores médios têm em relação ao nosso projeto”, afirmam.

Outra análise da direção do PT paulista diz respeito aos efeitos negativos do suposto envolvimento da ex-ministra da Civil Erenice Guerra em tráfico de influência. Já frustrada com o escândalo do mensalão, parte dos eleitores de classe média desistiu de Dilma por conta das denúncias e votou em Marina, nulo ou em branco.

“Os setores médios dialogam conosco, mas tendo as crises políticas de 2005 e 2006 debaixo dos braços. Quando surgiu o caso Erenice, todas as crises enfrentadas pelo nosso partido foram ressuscitadas e a oposição criou o grande fato da conjuntura política eleitoral, gerando o segundo turno da eleição nacional”, afirma o documento.

A agenda proposta para as próximas eleições inclui demandas da classe média, como segurança pública, criação de emprego de qualidade para quem completou o ensino superior, trânsito e transporte público.

Tanto Dilma quanto o candidato do PT ao governo de São Paulo, Aloizio Mercadante, perderam dos concorrentes tucanos no Estado. Antes do primeiro turno, Dilma chegou a ter vantagem de cerca de 10 pontos percentuais sobre o candidato do PSDB, José Serra. A presidente eleita chegou ao fim do primeiro turno no Estado com 3,3 pontos percentuais abaixo do tucano, o equivalente a 783 mil votos a menos. No segundo turno, a distância de Serra ampliou-se: o tucano recebeu parte dos votos dados a Marina Silva e ficou com 1,85 milhão de votos a mais que a petista.

O desempenho de Mercadante foi ainda pior. Perdeu já no primeiro turno para Geraldo Alckmin (PSDB), cuja votação superou o petista em 15,4 pontos percentuais, uma diferença de 3,5 milhões de votos.

A resistência da classe média é observada em todo o país, avaliam os petistas, sobretudo nas capitais e nas cidades maiores. Trata-se de uma classe média já consolidada sem ligação com a nova classe média que explodiu no governo Lula.

“Em São Paulo, uma parte desses setores médios já se referenciou no ademarismo, no malufismo, depois no quercismo. Como o declínio desses projetos políticos, durante o governo Covas e com a ascensão do governo FHC, o PSDB fez um giro para a centro-direita e conquistou uma parte significativa desses setores médios do Estado”, diz o documento.

Ao ceder território para os tucanos, o PT perdeu a simpatia de parte dessa classe média já consolidada, o que resultou na atual inversão de bases do partido. Quando fundado, o PT tinha “mais facilidade de diálogo com setores médios mais politizados e mais dificuldades com setores populares”. O texto do partido, contudo, classifica como um “desafio” a manutenção do diálogo com a base popular e criação, ao mesmo tempo, de espaço para uma agenda da classe média. A legenda defende até a participação dos movimentos populares e sindical na formulação de ações voltadas aos setores médios do eleitorado.

A estratégia do partido, segundo o documento, é preparar-se às eleições municipais de 2012 com esforços na expansão da base de apoio em cidades com mais de 100 mil habitantes. Nesse plano, os petistas consideram fundamental a aliança com o PMDB no Estado, presidido pelo ex-governador Orestes Quércia, opositor ao governo federal. Com apoio do PT, o vice-presidente eleito, Michel Temer, lidera movimento governista dentro do partido e tem negociado a entrada do prefeito de São Paulo, Gilberto Kassab (DEM).

O PT faz um balanço crítico sobre a demora para a definição do nome que iria disputar o governo paulista em 2010. Mercadante preferia concorrer por mais um mandato no Senado e só foi lançado em meados deste ano, depois de sofrer pressão da direção do partido e do presidente Lula. Agora, a intenção do PT é lançar as pré-candidaturas das eleições de 2012 no fim do ano que vem. O texto vai circular entre os filiados. Em fevereiro, os dirigentes devem aprovar um documento final que irá traçar a estratégia para as próximas eleições.

30/11/2010 - 10:29h Transnordestina transforma Salgueiro

Ferrovia: Cidade fica no epicentro do Nordeste e cresce com os investimentos em infraestrutura na região


Fotos: Luis Ushirobira/Valor
Souza é exemplo da versatilidade dos empresários em Salgueiro: dono do time de futebol, que disputará a Série B, e da funerária

Murillo Camarotto | VALOR

De Salgueiro (PE)

Ainda decifrando os muitos horizontes abertos pelo primeiro emprego, a estudante Cyntia Carolina de Souza, de 18 anos, só tem uma certeza imediata: quer consumir. Perguntada sobre o que vai mal em Salgueiro, cidade de 56 mil habitantes no sertão de Pernambuco, ela só se lembrou da torturante demora na conclusão das obras do primeiro shopping center local. “Estou muito ansiosa”, afirmou a estudante, que trabalha há quatro meses no controle de qualidade da fábrica de dormentes de Salgueiro, com salário de R$ 792 mensais.

Para desespero de Cyntia, o Salgueiro Shopping só deve ficar pronto em novembro de 2011. O local vai abrigar uma praça de alimentação e 50 lojas, entre as quais já estão garantidas marcas nacionalmente conhecidas, como O Boticário, Americanas e Sorvetes Nestlé. “Também estou negociando com um banco internacional a instalação de uma agência, mas ainda não posso adiantar detalhes”, afirmou o empresário Eugênio Muniz, que está colocando do próprio bolso 60% dos R$ 10 milhões investidos no shopping.

O empreendimento é mais uma aposta do empresário em Salgueiro, sua terra natal. Bastante conhecido na região, Muniz também é dono da varejista Tradição, que vende móveis e eletrodomésticos em 38 lojas espalhadas pelo sertão nordestino. Segundo ele, os negócios vão muito bem em todas as praças, mas é em Salgueiro que se colhe os melhores frutos. “Meu faturamento dobrou aqui nos últimos dois anos, mesmo com a chegada de redes concorrentes”, relatou.

O dinamismo econômico pelo qual passa a região Nordeste, puxado pela alta vertiginosa da renda e do consumo, é singular em Salgueiro. Localizada em um ponto geograficamente estratégico do Nordeste, a cidade se transformou em um imenso canteiro de obras, com destaque para os projetos da ferrovia Transnordestina e de transposição do Rio São Francisco. “Salgueiro é o lugar onde todo mundo ganha”, resume o dentista Julio Cezar Cruz, que nos últimos dois anos ganhou mais de 30 concorrentes, porém viu seu consultório aumentar os lucros em 30%.

Emancipado em 1864, o município está exatamente no cruzamento entre as movimentadas rodovias BR-232 e BR-116 e fica a menos de 600 quilômetros de todas as capitais do Nordeste, com exceção de São Luís (MA). O potencial dessa localização para o setor logístico ganhou força com a definição do traçado da Transnordestina, que colocou Salgueiro como principal entroncamento da ferrovia. A cidade será passagem obrigatória para se chegar a qualquer um dos três extremos da ferrovia, que são os portos de Suape (PE) e Pecém (CE) e o município de Eliseu Martins (PI).

Segundo o prefeito de Salgueiro, Marcones Libório de Sá (PSB), cerca de R$ 70 milhões irão para os cofres municipais neste ano, um crescimento de 52% em relação a 2009. A arrecadação com o Imposto Sobre Serviços (ISS) deve aumentar impressionantes 275%, para R$ 7,5 milhões. Com a valorização dos imóveis, o IPTU vai dobrar. “Quando assumimos, em janeiro de 2009, a receita própria representava 9% da arrecadação total. Este ano vai chegar próximo de 20%”, calculou o prefeito.

O principal projeto instalado em Salgueiro é o canteiro central da Transnordestina, cujas obras estão hoje no pico de atividade. Somente a construtora Odebrecht, que toca o empreendimento na região, está empregando mais de 3 mil pessoas na cidade. Além da transposição do São Francisco, há ainda obras de uma fábrica de computadores, de uma adutora, de pavimentação de ruas, entre muitas outras. De acordo com o prefeito, cerca de 15 mil pessoas estão trabalhando em todos esses projetos.

Números do Cadastro Geral de Empregados e Desempregados (Caged) apontam um crescimento de 102% na geração líquida de empregos em Salgueiro entre janeiro e outubro deste ano. Mais de 90% dos novos postos de trabalho com carteira assinada foram gerados no setor da construção civil, que sofre com a falta de mão de obra.

Um dos prejudicados por essa escassez é Julio Cesar Vasconcelos, de 26 anos, também natural da cidade. Após estudar Hotelaria no Recife, ele abandonou um emprego de recepcionista na capital pernambucana para ser empreendedor em sua terra natal. Há um ano e cinco meses, comanda um concorrido restaurante de beira de estrada. A primeira ampliação já está em andamento, mas a obra parou por falta de pedreiro. “Já era pra ter concluído faz tempo”, queixa-se.

Animado com as oportunidades na região, ele agora quer abrir um hotel em Salgueiro, outra carência local. Reclama, no entanto, da supervalorização das terras e dos imóveis. “Há terrenos que valiam R$ 5 mil e hoje estão pedindo R$ 100 mil”, conta o empresário, em um misto de perplexidade e frustração. O prefeito também está atônito: “O dono do imóvel onde fica um posto de saúde nosso quer aumentar o aluguel de R$ 600 para R$ 2 mil de uma tacada só”, conta.

Feliz com a situação está Fernando Parente, único corretor de imóveis de Salgueiro, hoje com pinta de celebridade. Cauteloso em revelar números de sua ascensão na pirâmide social, ele diz que seu faturamento dobrou no último ano e meio. Hoje Fernando administra uma significativa lista de espera por imóveis para locação e compra na cidade. “O preço médio dos aluguéis triplicou. O dos imóveis comerciais também. Um ponto que era alugado por R$ 1 mil, foi recentemente alugado por R$ 6 mil”, relata.

O boom imobiliário de Salgueiro vem da imensa procura das empresas com obras na cidade. Sem leitos de hotel suficientes, muitas buscam casas para acomodar seus funcionários. Diante do potencial de valorização dos imóveis, até mesmo os engenheiros que estão temporariamente morando na cidade já começaram a comprar terras nos arredores.

De acordo com o prefeito, o último levantamento feito em Salgueiro apontou para a existência de apenas 840 leitos de hotel na cidade, número deveras insuficiente para os padrões atuais, ainda mais em se tratando de acomodações mais confortáveis, voltadas aos profissionais de escalões superiores que visitam a cidade.

De olho neste nicho, a ex-professora Socorro Borba está investindo R$ 1 milhão na expansão do seu Salgueiro Plaza Hotel. O número de suítes passou de 32 para 58. “Nenhuma área do comércio em Salgueiro tem do que reclamar”, garante Socorro.

Assim como os demais empresários da cidade, Socorro não acredita na existência de uma bolha em Salgueiro. Uma eventual diminuição do movimento após a conclusão das principais obras, em dezembro de 2012, já está nos cálculos. Porém, todos acreditam que o desenvolvimento veio para ficar.

A principal aposta é o projeto, já em fase inicial, de construção de uma plataforma logística multimodal, que servirá para troca de cargas entre os caminhões e os trens da Transnordestina. O “porto seco”, como é chamado o empreendimento, ficará em uma área de 347 hectares e está aguardando licença ambiental para instalação do canteiro de obras.

Responsável pelo projeto, a Agência de Desenvolvimento de Pernambuco (AD Diper) quer criar ali um polo logístico e agroindustrial. Além da localização estratégica, o porto seco poderia atrair, por exemplo, indústrias interessadas em beneficiar os grãos que chegarão mais baratos pela ferrovia. De acordo com o presidente do órgão, Jenner Guimarães, o governo estadual está em negociações avançadas com alguns grupos que atuam no setor, porém preferiu não adiantar os nomes.

Outra prioridade é definir como será a gestão da plataforma, cujo projeto também prevê a construção de um aeroporto de cargas. O presidente da AD Diper informou que poderão ser adotados os formatos de concessão pura ou de parceria público-privada (PPP).

“Carcará do Sertão” chega à Série B do Brasileirão e vai ganhar espaço na TV

De Salgueiro (PE)

Além da economia em ebulição, a população de Salgueiro teve outro motivo para celebrar 2010. O time de futebol da cidade, mais conhecido como “Carcará do Sertão”, conseguiu acesso para a Série B do Campeonato Brasileiro do próximo ano, o que significa que terá suas partidas transmitidas para todo o Brasil pela televisão.

Dono do Salgueiro Atlético Clube, o baiano Clebel Cordeiro de Souza, de 48 anos, é mais um dos empresários bem sucedidos da cidade. Ele chegou a Salgueiro em 1984, quando ainda trabalhava na produção dos hoje proibidos showmícios. “Cheguei, fiz amigos, arranjei mulher e fiquei”, relembrou, enquanto manuseava a cafeteira que fica em seu escritório, ao lado do Estádio Municipal Cornélio de Barros Muniz, a casa do Carcará.

Após alguns anos na cidade, já enturmado, Clebel foi escalado para cuidar dos trâmites do sepultamento de uma pessoa conhecida. Chocado com os preços cobrados, decidiu em 1995 abrir sua própria empresa de serviços funerários. Sediada em Salgueiro, onde tem instalações de fazer inveja a qualquer cidade de maior porte, a SAF conta hoje com 55 filiais espalhadas pelo interior de Pernambuco e da Bahia.

“Nunca gostei de capital. Precisa de muita coisa pra ficar conhecido. No interior não precisa”, afirmou ele, com os olhos baixos e a voz mansa. Além do time e da SAF, Clebel é dono da única loja de material esportivo de Salgueiro, onde a camisa do Carcará está em falta há mais de um mês.

Com expertise em temas fúnebres, o empresário diz que pegou o time praticamente na cova, em 2005. De lá para cá, organizou as finanças, trouxe alguns jogadores e torceu muito. Agora, espera ver cumprida a promessa feita pelo governador de Pernambuco, Eduardo Campos (PSB), de ampliar para 12 mil lugares a capacidade do acanhado estádio municipal. Sem isso, o Carcará vai ter que mostrar sua arte em outra cidade, visto que o regulamento da Série B exige estádio com mínimo de 10 mil lugares.

Além da vitrine nacional pelo futebol, Clebel espera que o dinamismo econômico de Salgueiro ajude a atrair dinheiro para o time. “Já estou conversando com possíveis patrocinadores”, adiantou. Ele também pretende construir o centro de treinamento, para dar maior ênfase à formação de jogadores. “Preciso ganhar dinheiro com isso em alguma hora”, brincou o empresário.

Ex- goleiro do time de juniores do Itabuna, na Bahia, Clebel diz ter passado para a esposa toda a responsabilidade sobre a operação dos caixões, velas, flores e cortejos. Apesar de acreditar muito no potencial de desenvolvimento econômico do município, ele não quer saber de novos negócios. “Esqueci tudo. Agora é só o Carcará”. (MC)

30/11/2010 - 10:10h A possível recuperação urbana

Editorial O GLOBO

Os antigos subúrbios da Central e da Leopoldina, assim chamados por causa das linhas de trens de passageiros que atravessam a região, contam com razoável infraestrutura. Além de moradias, comércio e serviços, os subúrbios sempre abrigaram muitas indústrias, pequenas, médias e até grandes. Várias fecharam, mas nem todas por questões operacionais ou financeiras. Simplesmente não resistiram à violência em seu entorno. Para garantir a segurança de seus empregados, empresas ainda instaladas em áreas vizinhas ao Complexo do Alemão precisavam se limitar a um único turno, mesmo quando tinham encomendas suficientes para estender os horários de funcionamento.

As fábricas para as quais o custo da mudança era inferior ao de se manter em uma zona conflagrada (até apelidada de Faixa de Gaza, em alusão ao território palestino sob permanente conflito bélico) não vacilaram.

O resultado é que os subúrbios da Leopoldina, principalmente, sofreram esvaziamento econômico, com perda patrimonial para seus moradores devido à desvalorização
dos imóveis.

A retomada dessa Faixa de Gaza pelas forças policiais, com a expulsão de quadrilhas de traficantes que lá se entrincheiravam, será uma oportunidade de revitalização de toda essa região. Trata-se de uma área com transportes de massa (linhas de trem e metrô) que serão reforçados por um novo corredor para ônibus articulados que ligará a Penha à Barra da Tijuca e ao Aeroporto Internacional Antonio Carlos Jobim (Galeão). Nos encargos da prefeitura para os Jogos Olímpicos de 2016 constam também obras de ampliação da Avenida Brasil. Uma via expressa (a Linha Amarela) quase que margeia o Complexo do Alemão, que era um verdadeiro quartel-general
de uma das facções de traficantes do Rio.

Os efeitos positivos dessa ação policial se farão sentir logo que a população e empresários estejam mais seguros de que a região efetivamente voltou ao controle do estado e não escape novamente para as mãos de bandidos fortemente armados. A quantidade de motocicletas usadas pelos marginais e que foi apreendida pela polícia (estima-se que chegarão a um total de 500 veículos) mostra o quanto os moradores da região estavam expostos ao perigo.

O Rio de Janeiro vive um momento de ressurgimento econômico e está diante de grande oportunidade de revitalização urbana, que não pode ser desperdiçada. Esse processo somente se consolidará quando não houver mais “territórios ocupados” por bandidos, sejam eles traficantes ou milicianos.

E cada passo de reconquista deve ser acompanhado por investimentos — públicos e privados — que contribuam para reforçar a trajetória de recuperação urbana.

Além do sistema de transporte, há programas habitacionais em curso ou próximos de deslancharem, aproveitando-se a infraestrutura existente (redes elétrica, de telecomunicações, viária, e ainda de saneamento básico). Há grande chance, agora, de revitalização dos subúrbios, um processo que pode ter na reciclagem da área do Porto uma de suas âncoras e um de seus pontos cardeais.

30/11/2010 - 10:04h Voto de confiança

Antonio Delfim Netto – VALOR

Há um ruído natural no sistema econômico-financeiro criado pelas incertezas que sempre acompanham as sucessões presidenciais. De qualquer forma, elas são menores do que as que nos afligiram nas últimas. Há um sentimento de continuidade sem continuísmo. Ele manterá o país na rota de uma sociedade democrática e republicana, que perseguirá o caminho do aumento da igualdade de oportunidades para todo cidadão. Essa é a “preferência revelada” pela sociedade brasileira na Constituição de 1988.

Não pode haver compromisso mais forte com tais objetivos do que a primeira declaração da presidente Dilma Rousseff, logo após ter sido consagrada nas urnas: 1) o povo brasileiro não aceita que governos gastem acima do que seja sustentável; 2) a prioridade será a erradicação da miséria; e 3) zelarei pelo aperfeiçoamento de todos os mecanismos que liberem a capacidade empreendedora de nosso empresariado e de nosso povo.

Um claro programa de responsabilidade macroeconômica e de incentivos microeconômicos corretos para estimular a competição e as inovações, que são a base do desenvolvimento econômico. Em síntese: 1) liberdade individual que estimula a iniciativa num ambiente competitivo; e 2) sustentado por Estado-indutor limitado constitucionalmente (”zelarei pela Constituição, dever maior da Presidência da República”), capaz de regular adequadamente a atividade econômica e eficaz na produção dos bens públicos (segurança, educação, saúde, estabilidade da moeda), que são a essência do regime republicano. Todo cidadão com a mesma igualdade de oportunidades e todos – inclusive o governo – sujeitos às mesmas leis.

Programa do governo tem que ser abrangente e transparente

O programa é muito bom para um país onde o setor privado compara-se, em eficiência, aos dos outros países com PIB per-capita parecido, mas no qual a ineficiência do setor público é um lamentável fato. Não adianta procurar desculpas ou fechar os olhos. A despeito de algum esforço do governo, essa é, ainda, a nossa realidade. Em todos os ranqueamentos feitos por instituições internacionais sérias, o setor privado se situa em torno do terceiro decil, enquanto setor público frequenta o décimo!

É verdade que os números são sempre discutíveis, mas o “sentimento” coletivo diz que o sinal está correto. O primeiro passo talvez seja dar maior musculatura à gestão (do Ministério do Planejamento) que fez um bom trabalho com o ministro Paulo Bernardo. É preciso expandi-la para a desburocratização radical das relações entre o Estado e a sociedade. Isso parece ser sinalizado nos primeiros movimentos da presidente, com a escolha de Miriam Belchior.

Persiste, entretanto, uma enorme dúvida entre os analistas financeiros sobre a decisão explicitada pela presidente de que sustentará a política fiscal combinada com o ministro Mantega para reduzir o déficit nominal (até eliminá-lo) e reduzir a relação dívida pública líquida/PIB para 30% (melhor talvez fosse reduzir a dívida pública bruta/PIB para 40%). O objetivo fundamental de tal política é dar ousadia e suporte ao BC sob o comando de Alexandre Tombini, para, num tempo adequado, trazer a taxa de juro real do Brasil para qualquer coisa como 2% a 3%.

Essa é a necessidade para mantermos funcionando – sem risco – a política econômica canônica bem-sucedida que vimos adotando desde 1999. Fazer a taxa de juro real interna convergir para a média internacional é a única forma de reduzir os movimentos de capitais oportunistas, que podem manter a taxa de câmbio fora do equilíbrio por tempo suficiente para produzir graves problemas na produção interna de bens e serviços.

É claro que 2009 e 2010 foram anos que exigiram políticas fiscal e monetária muito agressivas, justificadas pela necessidade de acelerar a saída do país da recessão iniciada em 2009 e produzida pela patifaria do setor financeiro externo. Mas é claro, também, que há por trás de algumas análises um julgamento muito rigoroso (e com claro viés ideológico) com relação àquela política fiscal. Afinal estamos terminando 2010 com o déficit nominal de 2,5%, superávit primário (efetivo) em torno de 1,6% e relação dívida/PIB de 68% (bruta) e 41% líquida.

Nada disso sinaliza uma tragédia ou exige um ajuste fiscal dramático, como sugerem alguns “falcões” monetaristas. É por isso que o governo poderá submeter à sociedade um programa aceitável e crível que, num prazo razoável, atinja seus múltiplos objetivos: déficit nominal zero, relação dívida/PIB convergente para o objetivo e política monetária coerente com o controle da expectativa inflacionária. E taxa de juro real monotonicamente decrescente.

Para ser crível (e, portanto, para que seus objetivos criem antecipadamente as necessárias expectativas) o programa tem que ser abrangente e transparente. Tem que mostrar, por exemplo, como vai enfrentar o problema do juro real das cadernetas de poupança; como vai estimular a formação de poupança; como vai modificar a qualidade do financiamento da dívida; como vai eliminar os resquícios de indexação que ainda infestam a economia; como vai fazer as despesas do governo (excluídos os investimentos) crescer a taxa menor do que o PIB; como vai resolver o problema da previdência pública etc.

Para julgar o programa do novo governo é preciso esperar que seja apresentado. O que não tem cabimento é colocar em dúvida os objetivos declarados pela presidente ou “pensar” que sabe o que ela verdadeiramente “pensa”. O melhor é acreditar no que ela diz e dar-lhe um voto de confiança!

Antonio Delfim Netto é professor emérito da FEA-USP, ex-ministro da Fazenda, Agricultura e Planejamento. Escreve às terças-feiras

E-mail contatodelfimnetto@terra.com.br

30/11/2010 - 09:17h Apesar de temerem excessos, analistas reconhecem nova postura nas operações no Rio

Paola Moura e Chico Santos | VALOR

Do Rio

A ação conjunta das polícias do Rio de Janeiro e das Forças Armadas na tentativa de prender homens armados que se entrincheiraram no Complexo do Alemão (zona norte) reavivou temores de que nada de estrutural aconteça e que os direitos dos moradores locais sejam desrespeitados. Só que, dessa vez, vários analistas temperam esse alerta com a percepção de que há uma diferença na postura do aparato de segurança.

Ainda que emergencial, a ação de domingo estaria inserida na política de implantação de Unidades de Polícia Pacificadora (UPPs) nas favelas do Rio. “Hoje é possível conceder o benefício da dúvida”, disse ao Valor o advogado José Marcelo Zucchi, do conselho do Fórum Brasileiro de Segurança Pública.

Zucchi postou no seu blog um texto intitulado “Além da Dor”, no qual explicita as razões pelas quais considera que as ações de agora são diferentes de outras do passado, como, por exemplo, a invasão do mesmo Complexo do Alemão em 2008, com saldo de 19 mortos. Para o advogado, “o alerta sobre as possibilidades de desvios” que possam ocorrer “não deve nos obstruir no discernimento para reconhecer quando algo diferente acontece”.

Na avaliação de Zucchi, a operação em curso “traz a lógica da pacificação”. Por essa política, segundo sua análise, as forças policiais chegam às comunidades pobres como um serviço público de proteção, ao qual o cidadão tem direito, e não como uma invasão com o objetivo de segregar aquela área da cidade.

Especialista em segurança pública, Julita Lemgruber se diz surpresa com o resultado da operação. “É louvável que não tenha havido baixas. Foi um alívio.” Para ela, isso mostra que “a polícia do Rio virou a página. Mas agora temos que olhar o Estado. Temos 116 áreas dominadas. Isso não nos permite comemorar”.

Diretora-geral do sistema penitenciário do Rio entre 1991 e 1994, Julita, que acaba de lançar o livro “A Dona das Chaves, uma Mulher no Comando das Prisões do Rio”, no qual relata sua experiência, critica a falta de presídios de segurança máxima no Rio. “Todos os Estados precisam se instrumentalizar para manter presos de alta periculosidade”, afirma. “Ficar circulando com essas pessoas não é viável.”

Do ponto de vista legal, a operação no Alemão está apoiada na Constituição, diz o promotor de Justiça do Ministério Público do Estado de São Paulo, Paulo César Corrêa Borges. “Quando há uma situação de estado de caos e há crime em curso, a legislação prevê a prisão em flagrante”, explica. “E se algum policial invadir a casa de uma pessoa que não for traficante, sua conduta é justificada pela situação de emergência”, diz o advogado. No entanto, depois de passada essa fase, os juristas dizem que não é mais possível a invasão de domicílios, segundo Corrêa Borges. “Não há um consenso, mas o que vem sendo julgado é que é necessário um mandado.”

Ignácio Cano, cientista político da Uerj, é uma voz dissonante, com ressalva. Ele diz que a operação é um retrocesso à velha política de invadir para retaliar ações dos traficantes. “O que a polícia devia ter feito era investigar os responsáveis pelo ataques e prendido os bandidos em regime especial”, analisa. “Mas o pânico gera uma cobrança da população e a operação atual gera um impacto maior na mídia.”

Cano agora cobra das autoridades a não repetição das invasões anteriores, como a de 2007, quando depois de hastear bandeira, a polícia saiu da Vila Cruzeiro e os traficantes tomaram conta da região novamente.

Ele reconhece que a invasão no Alemão foi muito cuidadosa. “Não houve banho de sangue. O esperado não se concretizou. Mas na quinta-feira, a Polícia Civil matou sete no Jacarezinho. Convivemos com duas polícias diferentes.” O professor explica que a morte de dezenas de bandidos também não seria positivo para a imagem internacional do Rio num momento em que os olhos estão voltados para a cidade, por conta da Copa do Mundo e da Olimpíada.

Maurício Campos, membro da organização não governamental Rede de Comunidades e Movimentos Contra a Violência, pede prioridade ao combate ao tráfego de armas. Para ele, os organismos de defesa dos direitos humanos deveriam ter sido convidados a acompanhar de perto a ação.

Segundo Campos, a organização da qual participa pretende encaminhar ao Ministério Público informações que está recebendo de que estariam ocorrendo arbitrariedades na ação policial nas ações iniciadas quinta-feira passada, especialmente na favela do Jacarezinho (zona norte), onde ocorreram sete mortes.

No segundo dia de ocupação no Complexo do Alemão, a polícia começou a revista nas casas dos moradores das favelas. Alguns reclamam de violência e o helicóptero usado para recolher drogas destruiu parte de uma casa. Desde quarta-feira, quando houve a invasão na Vila Cruzeiro, a polícia já contabiliza 123 presos e 37 mortos. Ao todo, foram apreendidas 205 armas e 125 granadas. O governador Sérgio Cabral (PMDB) anunciou que a Unidade de Polícia Pacificadora (UPP) será implantada no Alemão em seis ou sete meses. A prefeitura anunciou obras de pavimentação, restabelecimento da iluminação pública, drenagem e limpeza na região.

30/11/2010 - 09:14h Déficit habitacional cai e se aproxima do número total de domicílios vazios

Enquanto total de residências cresceu 25,5%, população subiu 12,3%

Cássia Almeida – O GLOBO

● O Censo populacional de 2010, divulgado ontem pelo IBGE, trouxe números que indicam que o déficit habitacional ficou menor no Brasil. O número de domicílios ocupados subiu 25,5% em dez anos, enquanto a população cresceu menos da metade: 12,3%. São 56,5 milhões de domicílios ocupados, para 190,7 milhões de habitantes. Assim, o número médio de moradores por casa baixou de 3,75 em 2000 para 3,3 este ano.

— Houve queda da taxa de fecundidade, que influencia esse indicador. Mas isso mostra também que o déficit habitacional caiu no período, com o número de casas subindo mais que a população — avaliou o demógrafo José Eustáquio Diniz, professor da Escola Nacional de Ciências Estatísticas (Ence), ligada ao IBGE.

E o número de casas vazias, ou seja, que estão sendo construídas, postas para alugar ou vender e abandonadas somam seis milhões de unidades, 9% do total. Número suficiente para praticamente resolver o déficit habitacional brasileiro, que está em torno de sete milhões, pelas projeções atuais, que devem ser refeitas com os números do Censo.

Neste levantamento, os agentes acharam o dobro do número de residências fechadas, onde não foi encontrado o morador para ser entrevistado. Foram 901 mil casas fechadas, 1,34% do total, contra 528 mil em 2000, que representava 0,97% do total de domicílios. Porém, pela primeira vez, o IBGE estimou o número de moradores para essas casas fechadas:

— Estimamos o número de moradores conforme o perfil do município, pelo tamanho, se era urbano ou rural. Repetimos o número de moradores do domicílio com essas características para outro fechado — explicou Marco Antonio dos Santos Alexandre, coordenador técnico do Censo.

Sobe em 46% número de casas de veraneio

Segundo o presidente do IBGE, Eduardo Nunes, essa metodologia é usada largamente em países como Austrália, Canadá, Estados Unidos, Inglaterra, México e Nova Zelândia. Também se estimou o número de moradores na contagem populacional que aconteceu em 2007, mas a metodologia é usada pela primeira vez em um Censo. Com essa estimativa, a população cresceu dois milhões. Sem ela, ficaria inferior a 190 milhões, pelas contas de Alves, da Ence.

— Com o trabalho de supervisão, conseguimos entrevistar moradores de 600 mil domicílios que encontramos fechados nas primeiras visitas dos recenseadores — disse Nunes.

No Estado do Rio de Janeiro, o percentual de casas fechadas ficou acima da média nacional: 2,1% contra 1,34% do resto do país. Na cidade, a parcela fica ainda maior: 2,7%. Foram encontradas 126.382 casas fechadas no Estado do Rio de Janeiro.

Ao mesmo tempo em que convive com déficit habitacional projetado em sete milhões de residências, há no país 3,92 milhões de casas ocupadas por poucos períodos no ano. Ou seja, a família tem casa de campo ou de praia, na maioria das vezes. Foi um crescimento de 46% na década e corresponde a quase 6% dos domicílios no país.

Já as residências coletivas, onde se incluem hotéis, pensões, presídios, quartéis, postos militares, asilos, orfanatos, conventos, alojamentos de trabalhadores e outros, somaram 110 mil domicílios. ■

30/11/2010 - 08:43h Plano Inclinado da Penha vai ser concluído

Prefeitura prepara mutirão de infraestrutura, saúde, educação e cultura para a Vila Cruzeiro e o Complexo do Alemão

Ediane Merola – O Globo

● O Plano Inclinado da Penha, que começou a ser construído em 2003, vai ser concluído. A licitação para a obra será publicada no Diário Oficial de hoje, no valor estimado de R$ 17,6 milhões.

Segundo a Riourbe, serão construídas duas estruturas sobre trilhos, uma com 188 metros e outra com 58 metros de extensão. O equipamento terá cabine panorâmica, com capacidade para transportar 25 passageiros, com total acessibilidade. A novidade, anunciada ontem pelo prefeito Eduardo Paes, faz parte de uma série de ações
emergenciais, elaboradas por 25 secretarias e órgãos municipais, para a Vila Cruzeiro, na Penha, e o Complexo do Alemão.

O plano inclinado será integrado com a Vila Cruzeiro e cobrirá todo o trajeto até a Igreja da Penha. A obra prevê ainda a revitalização da área do antigo parque de diversões e melhorias na igreja, como recuperação nas fachadas e no telhado, limpeza e pintura no entorno, recuperação do piso e pintura dos guarda-corpos da escadaria de acesso. As obras devem ser finalizadas em dez meses, e a licitação está marcada para 27 de dezembro.

‘Tropa de serviços’ para ocupar as favelas

A partir de hoje, uma tropa especial da prefeitura está pronta para tomar as ruas do Alemão e da Vila Cruzeiro, levando serviços de pavimentação, iluminação, saúde, educação, limpeza e cultura, entre outros benefícios para as duas favelas, já ocupadas pela polícia. Segundo Paes, basta o sinal verde do secretário de Segurança Pública, José Maria Beltrame, para sua equipe dar início aos trabalhos.

De imediato, 14 equipes da Coordenadoria Geral de Conservação, da Secretaria Municipal de Conservação e Serviços Públicos (Seconserva), vão tapar buracos, recuperar o calçamento e o sistema de drenagem, inclusive com a desobstrução das vias que ainda estão com barreiras físicas. A Rioluz também entrará com 14 equipes para restabelecer e manter a iluminação. Serão cem homens, num serviço que, nos próximos dias, também atingirá cerca de dez bairros na região da Penha.

— Em vez de só alegria, vamos levar dignidade para os moradores, com ações de curto prazo. Algumas já estavam programadas, mas, com a ocupação da polícia, vai ser mais fácil — disse Paes.

Por causa da invasão da polícia, montanhas de lixo ficaram acumuladas nas comunidades e serão recolhidas por 600 homens da Comlurb. Eles farão limpeza, remoção de escombros, entulhos e controle de roedores. Serão usados 70 equipamentos, como pás carregadeiras, pipas d’água e roçadeiras. As praças das comunidades também serão recuperadas.

— Entraremos restabelecendo a iluminação e levando requalificação às comunidades — disse o secretário de Conservação, Carlos Roberto Osório.

O mutirão, que busca levar dignidade para os moradores do Alemão e da Vila Cruzeiro, vai contar com profissionais da secretaria de Assistência Social, que atenderão pessoas traumatizadas com a guerra e dependentes químicos. Na área da saúde, 200 agentes estão prontos para vacinar crianças e realizar rodas de terapia.

Esta semana será inaugurada a clínica da família da Vila Cruzeiro.

Duas tendas também serão montadas no Alemão, onde já funcionam duas clínicas. A meta inicial é atender 100 mil pessoas e, em breve, chegar a 400 mil beneficiados.

A partir de hoje, o secretário municipal de Saúde, Hans Dohmann, vai transferir seu gabinete para uma das unidades, na Estrada do Itararé.

Segundo Paes, há planos de construir mais uma Unidade de Pronto Atendimento na região, que tem duas UPAs.

GeoRio planeja fazer a contenção das encostas

Obras de contenção na encosta da Penha, que já estavam programadas pela GeoRio e orçadas em R$ 10 milhões, também vão sair do papel. Outro projeto que será viabilizado mais cedo é a operação Asfalto Liso, que, em 15 dias, chegará à Avenida Itaoca e às estradas Velha da Pavuna e do Itararé. Na cota da Rio Águas está a limpeza de quatro rios da região: Nunes, Timbó, Escorrimão e Canal da Penha.

A Secretaria de Habitação dará continuidade a obras de infraestrutura na Rua Joaquim de Queiroz, no Alemão, e na área da Lagoinha. Os moradores também podem esperar melhorias na cultura. O cinema da Vila Cruzeiro, que seria inaugurado em janeiro, começará a funcionar em dezembro. E as obras da Arena Carioca, no Parque Ari Barroso, na Penha, também serão agilizadas.

Alvo de muitas reclamações na região, o setor de transportes vai ser reorganizado, com a convocação de uma chamada pública para a regularização de seis linhas de “cabritinhos” (kombis que fazem o transporte complementar), sendo cinco no Alemão e uma na Vila Cruzeiro. Os mototaxis, por enquanto, não serão alvo de repressão.

A prefeitura promete ter fôlego para montar cinco academias da terceira Idade e formar dois grupos de convivência para idosos. Na Avenida Itaoca, será montado um Centro de Economia Solidária, com 1.400 vagas para cursos na área de alimentação e comércio. Funcionários vão emitir carteiras de trabalho e cadastrar trabalhadores para vagas de emprego.

Para facilitar a operação nas duas comunidades, a prefeitura terá duas bases operacionais, uma na Vila Cruzeiro e outra no Alemão, que funcionarão como uma espécie de quartel-general. No Alemão, já está certo que ela funcionará na Vila Olímpica Carlos Castilho, na Estrada do Itararé 450. ■

30/11/2010 - 08:30h UPPs abrem caminho pela Zona Norte do Rio

Após Macacos, cuja base será inaugurada hoje, projeto chegará a morros do Engenho Novo e do Lins

Cláudio Motta e Renata Leite – O GLOBO

● Depois da Tijuca, a pacificação começa a abrir seus tentáculos, alcançando outros bairros da Zona Norte. Uma Unidade de Polícia Pacificadora (UPP) será inaugurada hoje no Morro dos Macacos, em Vila Isabel. Em seguida, o projeto será levado para o Morro São João, no Engenho Novo, com bases avançadas nas comunidades da Matriz (ao lado) e do Quieto (em frente), anunciou ontem o governador Sergio Cabral. Para cobrir toda a região, numa terceira etapa — cujo cronograma ainda não foi
divulgado —, serão beneficiados morros como o do Encontro e da Cachoeirinha, já mais perto do Lins de Vasconcelos.

— Vamos fazer a instalação do Morro dos Macacos e, em seguida, nas comunidades do Lins do Vasconcelos, com o Morro do Quieto, o Morro São João, a próxima UPP a ser instalada após a entrada do Bope na comunidade — afirmou Cabral.

UPP da Mangueira estava prevista para novembro O governador disse ainda que a pacificação de comunidades é uma promessa de campanha e um compromisso assumido quando a cidade se candidatou a sediar os Jogos Olímpicos de 2016. Mais do que garantir a segurança durante o evento esportivo, Cabral quer que a segurança seja um dos principais legados deixados para os cariocas.

— Sempre disse aos membros do Comitê Olímpico Internacional que nós temos um compromisso não de fazer um evento olímpico de 21 dias e dar paz aos visitantes que vêm aqui. Vamos dar um legado para a população de segurança antes, durante e depois. E eu me comprometi, durante a campanha eleitoral, de recuperar todas as
áreas, todos os territórios comandados pelo poder paralelo, sejam milicianos, sejam traficantes. E eu tenho certeza absoluta de que nós vamos cumprir esse compromisso até 2014 — prometeu Cabral.

A ordem das comunidades que receberão UPPs deverá ser alterada por causa da operação no Complexo do Alemão.

Em outubro, o governador anunciara que a Mangueira seria ocupada um mês depois do Macacos. Ou seja, a comunidade do Maracanã seria pacificada até o fim de novembro.

A Secretaria estadual de Segurança não comenta sobre prazos ou a ordem das comunidades que receberão UPPs. Já o coronel Robson Rodrigues da Silva, comandante
do Comando de Polícia Pacificadora, explicou que o planejamento de implantação das unidades tem uma certa flexibilidade. Ele lembrou que a operação no do Alemão não estava prevista para acontecer em novembro.

Nova UPP, com 208 PMs, ficará no São João — A Mangueira está no plano, mas nós trabalhamos com uma certa flexibilidade. A polícia ocupou o Complexo do Alemão, numa operação que não estava sendo prevista. Por causa das contingências e da flexibilidade que o plano permite, o Complexo do Alemão e a Vila Cruzeiro estão sendo
ocupadas agora. Mangueira e São Carlos estão no cronograma, mas eventualidades podem alterar (os prazos) — disse o coronel.

O comandante das UPPs disse que a próxima unidade planejada será no São João. Haverá duas bases avançadas em Matriz e no Quieto. Essas comunidades contarão com efetivo de 208 policiais. Eles serão distribuídos nas localidades de acordo com as necessidades de patrulhamento.

A expectativa do comando da Polícia Militar é que a UPP do São João seja inaugurada mais rapidamente do que demorou a dos Macacos. — Esperamos que essa UPP
seja implantada com mais rapidez. Em geral, demoramos um mês, mas a comunidade já está mais ou menos controlada. Ainda não estou com o planejamento de como cobriremos o restante das comunidades do Lins — informou o coronel Robson, que elogiou a ação no Complexo do Alemão. — Simbolicamente é importante para as UPPs, porque não há mais a possibilidade de alguém estar lá foragido. Cai o mito da falsa força que transmitia o último reduto dessa facção criminosa. O processo de pacificação será mais rápido. ■

29/11/2010 - 22:00h Boa noite

Déshabillez-moi

Juliette Gréco

Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Mais ne soyez pas comme tous les hommes, trop pressés.
Et d’abord, le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas être rude, ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m’habitue, peu à peu…
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez m’hypnotiser, m’envelopper, me capturer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Avec délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes, sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissante et offerte
De votre main experte, allez-y…
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Maintenant tout de suite, allez vite
Sachez me posséder, me consommer, me consumer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l’homme… Agissez!
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Et vous… déshabillez-vous!

29/11/2010 - 21:39h Conversa fora

Helmut_Newton_rue

Helmut Newton

29/11/2010 - 20:57h Viagem ao fim da noite

Louis-Ferdinand Céline

Viajar é muito útil, faz trabalhar a
imaginação. O resto não passa de
decepções e fadigas. A nossa viagem é
inteiramente imaginária. Daí a sua
força.

Vai da vida até à morte. Homens,
animais, cidades e coisas, é tudo
imaginado. Um romance, apenas uma
história fictícia. Di-lo Littré, que nunca
se engana.

Aliás, à primeira vista todos podem
fazer o mesmo. Basta fechar os olhos.

É do outro lado da vida.

29/11/2010 - 20:28h The Tango Lesson 2


The Tango Lesson – Paris

29/11/2010 - 19:54h Poemas

Le temps plus propice pour naître
n´était pas
n´est pas aujourd´hui

La Tour de la Mort s´élève
se voit déjà de partout
n´aura pas sa pareille

En un cercle, un cercle immensément large
des cycles s´achèvent
Des victimes sans tarder, seront là, présents.
Simultanéité toujours si remarquable
des sacrifiés et des armés.

*

O tempo mais propício para nascer
não era
não é hoje

A Torre da Morte se ergue
já se vê de todos os lugares
não haverá semelhante

Em um círculo, um círculo imensamente amplo
os ciclos acabam
As vítimas estarão lá, sem tardar, presentes.
Simultaneidade sempre tão notável
dos sacrificados e dos armados.

Henri Michaux. Publicação na ZUNÁI – Revista de poesia & debates. Trad. Daniela Osvald Ramos.

Fonte Blog Clepsidra

29/11/2010 - 19:23h Parlez-moi d’Amour


Juliette Greco – Parlez-moi d’Amour

Parlez-moi d’ amour
Redites-moi des choses tendres
Votre beau discours
Mon cœur n’ est pas las de l’ entendre
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes
Je vous aime

Vous savez bien
Que dans le fond je n’ en crois rien
Mais cependant je veux encore
Écouter ce mot que j’ adore
Votre voix aux sons caressants
Qui le murmure en frémissant
Me berce de sa belle histoire
Et malgré moi je veux y croire

Il est si doux
Mon cher trésor, d’ être un peu fou
La vie est parfois trop amère
Si l’ on ne croit pas aux chimères
Le chagrin est vite apaisé
Et se console d’ un baiser
Du cœur on guérit la blessure
Par un serment qui le rassure

29/11/2010 - 18:54h Cronópios

Julgou Saint-Simon ver neste quadro uma confissão herética. O unicórnio, o narval, a pérola obscena do medalhão que parece ser uma fera, e o olhar terrivelmente fixo de Madalena Strozzi num ponto em que se desenrolariam cenas lascivas ou de flagelação: Rafael Sanzio mentiu aqui a sua mais terrível verdade.
A intensa cor verde do rosto da personagem atribuiu-se durante muito tempo a gangrena ou ao solstício da Primavera. Animal fálico, o unicórnio tê-la-ia contaminado: no seu corpo dormem os pecados do mundo. Viu-se depois que bastava levantar as falsas camadas de tinta colocadas por três acérrimos inimigos de Rafael: Carlos Hog, Vincent Grosjean, dito o Mármore, e Ruben o Velho. A primeira camada era verde, verde a segunda, era branca a terceira. Não é difícil vislumbrar aqui o tríplice símbolo da mortal falena, que une ao corpo cadavérico umas asas que a confundem com as folhas de uma rosa. Quantas vezes Madalena Strozzi cortou uma rosa branca, sentiu-a gemer entre os dedos, retorcer-se e gemer debilmente como uma pequena borboleta ou um daqueles lagartos que cantam como as liras quando se lhes mostra um espelho. Já era tarde, a falena tê-la-ia picado: Rafael soube, sentiu que ela estava a morrer. Para poder pintá-la com veracidade, agregou o unicórnio, símbolo de castidade, simultaneamente cordeiro e narval, que bebe pela mão de uma virgem. Mas pintava a falena na sua imagem, e este unicórnio mata a senhora, penetra no seu seio majestoso com o corno ornado de impudicícia, repete a operação de todos os princípios. O que esta mulher sustém nas mãos é a misteriosa taça de que sem saber bebemos, a sede que acalmamos noutras bocas, o vinho vermelho e lácteo donde saem as estrelas, os vermes e as estações ferroviárias.

Julio Cortázar in Histórias de Cronópios e de Famas. Trad. Alfacinha da Silva. Editorial Estampa, Lisboa, 1999, 2ª ed., p.18

29/11/2010 - 18:27h The Tango Lesson


Milonga De Mis Amores, de Juan D’Arienzo – filme The Tango Lesson – Sally Potter e Pablo Veron

29/11/2010 - 17:59h Mulher fatal

Franz_von-Stuck femme fatale
Franz von Stuck – Femme Fatale