07/07/2009 - 20:00h Lire Casanova choque plus que lire Sade, mais pourquoi ?

Le marquis de Sade soumis aux suggestions diaboliques, illustration du XIXe d'H. Biberstein (Wikimedia Commons)

Au Festival de la correspondance de Grignan, marqué cette année par le passage très attendu du tout nouveau ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, quatre lectures ont retenu mon attention, parce qu’elles traitaient, au-delà de l’amour, de manière directe, de la sexualité :

celle du marquis de Sade lors de sa fuite en Italie avec sa belle-sœur qui s’était faite chanoinesse pour pouvoir être à lui,
celle de l’écrivain César Pavese que l’impuissance a conduit au suicide,
celle d’un Casanova, heureux lui, dans son amour des femmes, amour qu’elles lui rendaient globalement bien,
celle, semi-fictive, de Pierre l’Aretin, considéré comme un des premiers « pamphlétaire et journaliste », connu en France comme pornographe traduit par Guillaume Apollinaire.

1Le marquis de Sade et sa belle-soeur

« Sade, Fuite en Italie » a été conçu par Gérald Stehr à partir des œuvres de Sade et du livre « Je jure au Marquis de Sade, mon amant, de n’être jamais qu’à lui » de Maurice Lever, historien de Sade. La veuve de ce dernier, historienne également et présente au festival, avait participé au débat sur la pièce Sade/Nietsche dont je vous ai déjà parlé.

On y comprend comment le divin Marquis est tombé amoureux de sa belle-sœur, Anne Prospère de Launay, qui s’est enfermée au couvent pour n’être « jamais qu’à lui ». (Ce qui sera également le cas d’une des conquêtes de Casanova, ça devait être une manie à l’époque… ou, plus prosaïquement, une des seules façons pour une femme d’être sexuellement indépendante rapidement sans épouser un homme âgé et souhaiter sa mort prochaine.)

L’inceste entre personnes majeures n’ayant été décriminalisé qu’à la Révolution française (il vient de l’être à nouveau récemment en France), Sade a donc été puni de « crime d’inceste ». Il fuit avec son amie en Italie. Il se lasse d’elle et elle repart au couvent triste à mourir, tandis que lui est enfermé.

2

Cesar Pavese, un amoureux des femmes qui ne pouvait les satisfaire

Cesar Pavese est écrivain et poète italien, un homme qui aimait les femmes mais qui ne pouvait les combler, et qui, faute d’y parvenir, a été profondément malheureux.

Sa correspondance, mise en perspective par Martin Rueff (poète, traducteur et maître de conférences à Paris-VII), trace de lui un portrait aigre-doux, plein d’autodérision où il explique à quel point nulle femme ne veut de mariage avec lui.

Cet homme rêve de sexe sans jamais parvenir à ses fins. Il finit par se suicider faute de pouvoir nouer des relations saines, simples et satisfaisantes avec les femmes.

3

Avec Casanova, le bonheur est dans le sexe

Les lectures des correspondances de Pavese et de Casanova se sont succédées. Le contraste entre ces deux libertins potentiels, ces deux amoureux du genre féminin, l’un si malheureux de ses échecs et l’autre si heureux de ses réussites, était frappant.

Casanova détaille son amour pour une femme, Henriette, qu’il a rencontré déguisée en homme pour voyager plus librement, ses trios avec deux femmes « nonnettes », amantes tant qu’elles sont dans la même chambre.

4

Pierre L’Aretin, farce grivoise au couvent

La dernière lecture bénéficiait d’une mise en scène qui en faisait une farce. Là encore, une femme (celle dont est épris le satiriste Pierre l’Aretin) entre au couvent pour s’y faire dûment et crûment trousser, avec moult détails qui n’ont cessé de m’étonner tant sur la fente que sur le « trou prohibé ».

En alternance avec des poèmes de Guillaume Apollinaire (ceux des « 11 000 Verges » bien sûr), les écrits du pamphlétaire italien, la pièce mêlait adroitement, dans un rythme enlevé, des détails enflammant l’imagination et la vie tout à la fois du « fléau des princes » ainsi qu’était parfois surnommé Pierre l’Arretin et du poète romantique qui l’a traduit.

Quatre lectures donc, qui ont parfois choqué les spectateurs. Et parfois non : le spectacle sur Sade n’a ainsi donné lieu qu’à un concert d’éloges, sans susciter de mouvements d’humeur.

Les spectateurs se sont émus du sort de Cesar Pavese, qui subissait déjà, au début du XXe siècle, cette terrible pression sur la performance, lui qui a écrit : « L’art, est la preuve que la vie ne suffit pas. » Il semblerait que la sexualité puisse combler cela, c’est un peu la réponse d’un Casanova libertin et heureux de vivre.

« On dirait un film érotique de M6 »

Pourtant, la lecture des correspondances du beau Giacomo a outré de nombreux hommes. « C’est un vantard qui raconte des invraisemblances », s’est indigné un festivalier. « On dirait un film érotique de M6 », s’est insurgé un autre avec mépris (notons pourtant qu’on n’a pas même vu un sein ou une cuisse).

Les femmes se sont, dans l’ensemble, montrées moins critiques : « C’était drôle et enlevé », s’enthousiasmait l’une d’elles. Mais certains couples sont partis au milieu du spectacle, consternés d’avoir payé pour « ça ».

Pour ma part, j’ai trouvé les histoires de Casanova terriblement vraisemblables, et je m’étonne encore que tant de festivaliers n’aient pu imaginer qu’elles soient « seulement romancées ». Elles complétaient idéalement le récit de Pavese.

Ce que j’ai le moins compris cependant, c’est la réaction légère qui a accueillit la dernière représentation, la lecture de la correspondance (fictive) de Pierre l’Aretin par Guillaume Apollinaire, pourtant au combien plus crue et plus provoquante (on y parlait de partouzes au couvent). Je n’ai vu aucun festivalier s’offusquer.

J’ai demandé quelques explications. Une bénévole m’a livré cette analyse : « La mise en scène légère et grotesque fait tout. » Plus précis, un autre spectateur m’a expliqué :

« Dans les trois autres lectures que vous mentionnez, on ne parle pas d’amour, que de sexe. Ce qui était dérangeant dans Casanova, c’est non seulement qu’il y ait du sexe à trois, mais que ces trois protagonistes s’aiment et acceptent que l’amour soit ainsi partagé. »

Il détaille :

« La bascule entre la farce et l’inadmissible socialement se fait lorsque les deux femmes qui découvrent qu’elles ont le même amant, non seulement ne s’étripent pas, mais se rapprochent encore. »

Il faut que je lise Françoise Simpère, qui vient de sortir « guide des amours plurielles, écologie des relations amoureuses » pour savoir si elle, qui prône plutôt une séparation des histoires, contredirait cette vision ancienne du polyamour.

Illustration : le marquis de Sade soumis aux suggestions diaboliques, illustration du XIXe d’H. Biberstein (Wikimedia Commons)

Source Rue 89

25/06/2009 - 20:27h Amores e mudanças

CONTARDO CALLIGARIS



Como esbarrar num amor que nos transforme? O filme “Tinha que Ser Você” dá uma dica preciosa

QUANDO A VIDA da gente está emperrada (o que não é raro), será que faz sentido esperar que um encontro, um amor, uma paixão se encarreguem de nos dar um novo rumo? Provavelmente, sim -no mínimo, é o que esperamos: afinal, o poder transformador do encontro amoroso faz o charme de muitos filmes e romances.
Os especialistas validam nossa esperança. Jacques Lacan, o psicanalista francês, dizia, por exemplo, que o amor é o sinal de uma “mudança de discurso”, ou seja, na linguagem dele, de uma mudança substancial na nossa relação com o mundo, com os outros e com nós mesmos. Claro, resta a pergunta: o que significa “sinal” nesse caso?
Duas possibilidades: o amor surge quando está na hora de a gente se transformar ou, então, é por amor que a gente se transforma. Não é necessário tomar partido: talvez as duas sejam verdadeiras.
Seja como for, volta e meia, alguém me pede uma receita: como esbarrar num amor que nos transforme? A resposta trivial diz que os encontros acontecem a cada esquina: difícil é enxergá-los e deixar que eles nos transformem, ou seja, difícil é ter a coragem de vivê-los. Aqui vai um exemplo.
O filme “Tinha que Ser Você”, escrito e dirigido por Joel Hopkins, além de ser uma pequena dádiva, oferece uma “dica” preciosa sobre as condições que fazem que um amor “engate”. É a história de um encontro ao qual os protagonistas tentam dar uma chance -a chance de transformar suas vidas.
Parêntese. Harvey (Dustin Hoffman) está na casa dos sessenta, e Kate (Emma Thompson) na dos cinquenta. É possível ver no filme uma parábola em prol da ideia de que nunca é tarde demais para deixar que um amor nos dê um novo rumo.
O título original, “Last Chance Harvey” (última chance Harvey), iria nessa direção: é agora ou nunca. Pode ser, mas talvez toda chance que a vida nos dá seja mesmo a nossa última.
Fora isso, o filme começa nos mostrando que a vida de Harvey é tão emperrada quanto a de Kate. Em ambos, há uma certa decepção por não conseguir (ou não ter conseguido) aventurar-se a viver seus sonhos -ser pianista de jazz para Harvey, e romancista para Kate. Os dois estão sozinhos e conformados com uma certa mediocridade afetiva: Kate se encaminha para ser a filha que cuidará para sempre da velha mãe, e Harvey já desistiu de ser o pai da filha de quem ele se distanciou, muitos anos antes, no divórcio que o separou da mãe dela.
Em suma, Harvey e Kate estão precisando de uma mudança.
Por que o encontro de Harvey e Kate teria mais sucesso do que os encontros às escuras que Kate se permite, de vez em quando? Por que eles não balbuciariam apenas a estupidez inibida que é habitual nesses casos? Simples, mas crucial: a conversa deles começa com uma sinceridade quase cínica. A “cantada” inicial de Harvey é o oposto do fazer de conta que é a regra das relações sociais, pois Harvey se apresenta confessando o fracasso de sua vida.
Logo, Harvey e Kate passeiam por Londres discorrendo e se conhecendo. Os espectadores descobrirão se eles saberão dar uma chance ao encontro ou, então, voltarão cada um para seu “conforto”.
O passeio pela cidade evoca dois filmes de Richard Linklater, que estão entre meus preferidos, “Antes do Amanhecer”, de 1995, e “Antes do Pôr-do-sol”, de 2004.
No primeiro, Jesse (Ethan Hawke) e Celine (Julie Delpy) encontram-se, passam um dia nas ruas de Viena e, enfim, separam-se. No segundo, eles se encontram de novo, em Paris, nove anos depois, e, também passeando, imaginam, de alguma forma, a outra vida que poderia ter sido a deles se, no fim daquele dia em Viena, eles tivessem apostado no futuro de seu encontro.
Aqui, uma recomendação prosaica que emana dos três filmes: se você procura um grande encontro amoroso, sempre use calçados confortáveis, porque nunca se sabe por quantos quilômetros se estenderão suas deambulações amorosas.
Brincadeira à parte, os filmes de Linklater talvez sejam mais tocantes -entre outras coisas, porque eles conferem uma beleza melancólica a uma desistência que é muito parecida com as renúncias às quais nos resignamos a cada dia. Mas o filme de Hopkins, “Tinha que Ser Você”, é mais generoso, porque ele nos deixa com uma sugestão: o diálogo que leva ao amor, que dá a cada um a vontade de se arriscar, não surge da sedução e do charme, mas da coragem de nos apresentarmos por nossas falhas, feridas e perdas.

ccalligari@uol.com.br

Trailer “Tinha que Ser Você”

21/06/2009 - 15:32h NY, 1969 – SP 2009: aos 40 anos do movimento gay, repressão persiste

Antonio Quinet – O Globo

Aos 40 anos do movimento gay, repressão resiste e homoterrorismo avança. Por que e até quando?

Respostas nos textos de Antonio Quinet, João Ximenes Braga e Gilberto Scofield

http://www.tvcanal13.com.br/fotos/FOT20080204124740.jpg

 

Lições de Stonewall a São Paulo

Por Antonio Quinet*

1969, Stonewall, Nova York. 2009, atentado com bomba na Parada Gay em São Paulo. Após sucessivas batidas policiais com humilhação e
prisão no Bar Stonewall, reduto gay do Greenwich Village em NY, os homossexuais reagiram e se rebelaram contra a polícia; a rebelião ganhou o apoio dos passantes e os policiais recuaram.

É o marco histórico do início do movimento de emancipação e liberação dos homossexuais e do combate à homofobia. No ano seguinte, deu-se a primeira Parada Gay. Em São Paulo, além da bomba atirada numa sacola do alto de um prédio, outras agressões deixaram rapazes feridos. Um deles morreu.

Aos 40 anos de Stonewall, ataques como o de São Paulo estão além da homofobia. São atos de homoterrorismo. Apesar das transformações nos costumes e leis e da maior liberdade de expressão da opção sexual, prevalece, mundo afora, a repressão através de atos de guerra. No Brasil, o número de assassinatos de homossexuais aumentou 55% em 2008 em relação ao ano anterior, revela a pesquisa anual sobre crimes com motivação homofóbica, do Grupo Gay da Bahia (GGB).

Como se explica o homoterrorismo? Como a homofobia, termo que designa medo, se transforma em ódio? Por um lado, podemos pensar a partir da lógica da exclusão do diferente e situar o homossexual ao lado do negro e do judeu, vítimas de discriminação e intolerância (o triângulo gay era cor-de-rosa nos campos de concentração) e também, como se tem visto, aqueles que frequentam religiões “fora da norma”, como a Umbanda, alvos de agressões em seus templos. As mulheres, acrescentese, continuam a ser discriminadas. Essa norma mítica, que se confunde com o “normal”, é a do “branco, masculino, jovem, heterossexual, cristão, financeiramente seguro e magro” (cf. Dollimore). O homossexual provoca o imaginário de um gozo outro, tão diferente, e ao mesmo tempo tão semelhante. Para a consciência da norma, é melhor qualificá-lo de pervertido, não-confiável, pois um gozo periférico, daí ser perigoso. Como disse Arnaldo Jabor, os gays “ (…) sempre foram uma fonte de angústia, pois atrapalham nosso sossego, nossa identidade ‘clara’. O gay é duplo, é dois, o viado tem algo de centauro, de ameaçador para a unicidade do desejo… o gay sério inquieta… o gay de terno, o gay forte, o gay caubói são muito próximos de nós (…).”

Ao responder a uma mãe extremamente preocupada com a homossexualidade de seu filho, Sigmund Freud (que assinara uma petição pela descriminalização da homossexualidade) aponta, em 1935, que não é nenhuma desvantagem, nem vantagem, “não é motivo de vergonha, não é uma degradação, não é um vício e não pode ser considerada uma doença”. Apesar disso, só em 1973 a American Psychiatric Association (APA) deixou de classificar a homossexualidade como doença. E depois que ativistas gays, por duas vezes (1970 e 1971), invadiram seu encontro anual.

A psicanálise, na mesma direção, se opõe à pedagogia do desejo, pois esta é uma falácia. Não se pode educar a pulsão sexual, desviá-la para acomodá-la aos ideais da sociedade. A pulsão segue os caminhos traçados pelo inconsciente, individual e singular. A pulsão não é louca: obedece à lógica de uma lei simbólica a que todos estamos submetidos.

Para a psicanálise, o interesse exclusivo de um homem por uma mulher também merece esclarecimento. A investigação psicanalítica, diz Freud em seu texto premiado sobre Leonardo da Vinci, opõe-se à tentativa de separar os homossexuais dos outros seres como um “grupo de índole singular”, pois “todos os seres humanos são capazes de fazer uma escolha de objeto homossexual e que de fato a consumaram no inconsciente”. Ou seja, a bissexualidade é constitutiva de todos, seja a escolha homossexual praticada ou não.

O complexo de Édipo, que cai no esquecimento, comporta também a ligação libidinal do filho para com o pai e da menina para com a mãe, além das ligações do filho com a mãe e da filha com o pai. Assim, o número de homossexuais que se proclamam como tais, diz Freud, “não é nadaem comparação com os homossexuais latentes”.

Há uma diversidade enorme na homossexualidade tanto na praticada quanto na latente e sublimada. Devemos falar, portanto, de homossexualidades”. As sexualidades são tantas quanto existem os sujeitos, determinadas pelas fantasias de cada um. A questão que se coloca nesse episódio de terror é como cada um lida com sua homossexualidade (patente ou latente) que se materializa nas amizades, nas relações entre parentes do mesmo sexo e em todo ajuntamento social.

Segundo Freud, a libido homossexual é o cimento dos grupos e da massa, assim como a raiz dos ideais subjetivos de cada um se encontra em seu narcisismo (do amor por si mesmo e até a auto-estima). O “amar aos outros como a si mesmo” tem claramente fundamento homo (igual) erótico. A aceitação da homossexualidade do outro se encontra na dependência de como o sujeito lida com a sua própria. Quanto mais ele a rejeita em si mesmo, menos saberá lidar com ela, podendo fazer desse outro um objeto de ódio, de agressões e até de assassinato.

Dentro de uma cultura machista e falocêntrica (existe no ocidente alguma que não o seja?) parece mais fácil para a mulher lidar com sua homossexualidade do que o homem. Não é à toa que o lipstick lesbian virou moda entre as meninas. O que está longe de ser o caso para os meninos que cedo, muitas vezes na escola, aprendem a prática do homoterrorismo. A aceitação do outro como sexuado, diferente e independente, podendo fazer suas próprias escolhas de gozo sem ter que se desculpar, é um índice de civilização. O contrário é a barbárie.

ANTONIO QUINET é psicanalista e doutor em filosofia.

http://oglobo.globo.com/blogs/arquivos_upload/2008/07/203_1522-gaycouple.jpg

 

A revolta dos perdigotos

Por João Ximenes Braga

Homoterrorismo é a desimportância em desespero. A sexualidade é inalterável e inatingível. E quando se trata de sexualidade, só existe uma coisa no mundo que consegue ser mais desprovida de importância que a opinião pessoal: o julgamento moral.

Você pode julgar quanto quiser a sexualidade alheia. Não tem importância. Você pode ser hétero e fazer a elegia dos seus amigos gays. Não tem importância. Você pode ser gay e fazer piadas maldosas sobre o comportamento “careta” dos héteros. Não tem importância. Eles não deixarão de ser o que são.

Você pode ser conservador e barrar leis no Congresso, fazer passeatas pela família, dizer que o mundo está acabando, que Deus vai punir a todos. Não tem importância, não passa do registro da fofoca, ninguém vai deixar de se deitar com quem quer. Pode até deitar escondido, ou demorar a criar coragem, mas vai deitar. Deitar e suar e trocar saliva e outros fluidos que, com sorte, ficarão na camisinha.

E você pode achar isso nojento. Mas não tem importância. Pois a sua opinião e o seu julgamento sobre a sexualidade alheia não tem importância. Porque é alheia. Se é alheia, é do outro; se é do outro, não é sua; não sendo sua, não vai mudar por sua causa.

Você pode ser deputado crente ou padre pitboy, pode ser simpatizante ou skinhead, pode ser presidente do Irã ou suplente do PTC, grandes coisas, azar o seu, a sexualidade alheia continuará a não ser da sua conta. O pessoal vai continuar deitando e suando e trocando saliva enquanto você desperdiça os seus perdigotos uivando indignação pelas esquinas.

Aí, numa desesperada tentativa de não admitir que seu julgamento moral é inútil, você joga uma bomba. Você pode até matar alguns indivíduos. Ferir outros. Emperrar a vida de muitos. Vãs tentativas de ter importância, pois não vai, jamais, impedir que o mundo gire, a lusitana rode e as pessoas se deitem com quem quiserem, como quiserem. Seu julgamento moral e sua opinião, quaisquer que sejam, serão para sempre da mais profunda desimportância.

A não ser, claro, para você mesmo. Pois como diz Tennessee Williams na voz de Chance, o protagonista de “Doce pássaro da juventude”, a grande diferença entre as pessoas neste mundo “não é entre quem é rico e pobre, bom ou mau. É entre quem tem ou teve prazer no amor e quem nunca teve prazer no amor, apenas observou, com inveja, inveja doentia”.

http://www.lasescapadas.com/wp-content/uploads/2007/08/tq_001534_g.jpg

 

Bambi na selva

Por Gilberto Scofield (de WASHINGTON)

Os EUA podem ser um intensivão da realidade e da cultura gays. Estão aqui as bases do que se conhece como ativismo GLBT, bem como os maiores exemplos de como a homofobia beira a patologia. No aniversário de 40 anos do movimento gay, as grandes cidades americanas fervem: boates, saunas, bares, indústria pornô, lojas, literatura,arte e cinema que dão o tom e o formato de tudo oque se vê de gay e lésbicoao redor do planeta, incluindo no Brasil.
A indústria cultural gay flerta com Hollywood, Broadway, Off-Broadway, Metropolitan, Lincoln, You Tube, Twitter. Define mitos, delineia divas, lança DJs, danças, dramas, drogas, roupas, tudo que é mainstream ou alternativo.

E está aqui a mais raivosa e verbal sociedade conservadora do planeta, com seus cartazes de “casamento = homem + mulher” ou “Deus odeia viados”. Aqui,um gay já foi espancado e deixado semimorto numa cerca no meio do nada para servir de aviso. Um entre muitos. Os maiores índices de crescimento da HIV/Aids entre gays depois da África estão aqui.
No Brasil, tendo a achar que o lado negro da força impede o avanço das conquistas gays. O que será do projeto de união civil há anos engavetado no Congresso por pressão de religiosos e coronéis (alguém aí falou em Irã?)?
A vitória da união civil é surrada, à mercê da mente mais ventilada deste ou daquele juiz, apesar dos impostos pagos pelos gays serem os mesmos. O ativismo gay mudou de foco. As velhas reivindicações ficaram mais discretas. A maioria quer ser…. como a maioria! Normais, virtuosos, viciosos, como todos.
Estamos a quilômetros disso. Pesquisa nacional mostra que a maioria dos brasileiros maiores de 16 possuem algum tipo de preconceito contra homossexuais, dos quais 16% consideram-nos como “doentes”, “safados” ou“sem-vergonha”.
Não se pode parar aos 40, gritam os ativistas. Mas estou exausto. E só vejo aconchego na minha ridícula rotina jornalística. Ou no meu companheiro ofere cendo seu abraço cúmplice depois de um dia de 50 horas. Eu não comemoro nem os meus 40 anos. Amadurecer tem um preço alto para quem aprende com a vida. Uma clareza antecipada, preguiça do manjado, do cinismo, cabelos brancos. Quarenta anos de movimento gay e, sinceramente, apesar dos avanços nos costumes, me sinto tão facilmente aniquilável quanto um Bambi numa floresta.

15/06/2009 - 16:32h Amor e dor

“Papai, se os passageiros [do voo AF 447] estão todos mortos, por que estão tirando os corpos do mar?” A pergunta foi feita por meu filho David, de sete anos, ao bater o olho numa das manchetes do jornal. Como eu não sabia a resposta, embrenhei-me em frenética pesquisa. As fontes ordinárias (enciclopédias, google scholar etc.) mal abordavam a questão. Decidi, então, lançar mão de um recurso extremo: fui à Amazon e, em meu Kindle, adquiri e baixei o livro “The Nature of Grief” (a natureza do luto), de John Archer, professor de psicologia da Universidade de Lancashire. Bem, vocês já podem adivinhar qual foi meu programa no fim de semana…

A pergunta de David é boa porque revela a pouca racionalidade por trás de alguns aspectos da operação de busca. Todos os nossos conhecimentos de física e medicina nos asseguram, para além de qualquer dúvida razoável, que nenhum dos ocupantes do Airbus pode ter sobrevivido à queda da aeronave. Eles estão irremediavelmente mortos. Não precisamos de cadáveres para prová-lo e, espero, nem para expedir os certificados legais necessários. Ainda assim, sempre que tragédias desse tipo acontecem, dedicamos enorme parte de nossas energias e recursos à localização, resgate e identificação dos corpos.

É verdade que o estado dos cadáveres, ao lado de partes da fuselagem, é um dos elementos a ser analisado na investigação do acidente, que tem como meta a prevenção de novos desastres –uma atitude definitivamente racional. Mas o zelo para com a recuperação dos corpos é um fenômeno que se verifica mesmo em situações em que as causas da tragédia já são conhecidas e nada há a investigar, como o 11 de Setembro.

Essa preocupação com os restos mortais pode assumir contornos surrealistas. Na última troca de “prisioneiros” entre Israel e a milícia libanesa Hizbullah, em julho do ano passado, o Estado judeu libertou cinco membros do grupo xiita e devolveu os cadáveres de 199 combatentes libaneses e palestinos como contrapartida pelo retorno dos corpos de dois soldados. Não há teoria dos jogos que justifique a racionalidade desses números. A única explicação reside no enorme peso que o Exército israelense dispensa aos restos mortais de seus homens.

E não são apenas os israelenses. É a humanidade como um todo. Não se trata de mero acaso que a Ilíada, a peça fundadora da literatura ocidental, possa ser descrita como uma história de lutos: o ciclotímico herói grego Aquiles, para vingar-se da morte de seu amigo (para alguns amante) Pátroclo, derrota em combate o troiano Heitor e lhe desfigura o corpo; tomado pelo horror diante dessa atitude, Príamo, rei de Tróia e pai de Heitor, encontra coma ajuda do deus Hermes uma forma de encontrar-se com Aquiles e, juntos, eles choram suas respectivas perdas. O épico termina na celebração de jogos fúnebres em honra a Heitor.

Homero não é um caso isolado. O luto é um tema constante na obra de Shakespeare (Hamlet, Romeu e Julieta), Dostoiévski (Irmãos Karamázov) e milhares de outros autores de diversos calibres.

Não há dúvida, portanto, de que se trata de um sentimento forte. Nem ao menos pestanejamos antes de enviar para buscas no meio do Atlântico seis belonaves da Marinha do Brasil e 12 aviões. Os franceses mandaram para a área duas embarcações e dois aeroplanos militares. Um submarino nuclear já deve ter chegado ao local. Os norte-americanos também estão ajudando.

É o caso, portanto, de perguntar de onde vem tal sentimento. É mais ou menos isso a que se propõe Archer em seu “The Nature of Grief”, uma ampla revisão sobre o tema, com abordagens psicológicas, etnográficas, etológicas e evolucionistas.

Embora outros animais, particularmente aves e mamíferos sociais, também demonstrem pesar quando algum parente morre, parece haver uma diferença fundamental entre o luto humano e o de diferentes espécies. Até onde sabemos, nossos vizinhos cladísticos não têm lá muita consciência da morte como algo definitivo e irrevogável. Neles, a angústia provocada pelo óbito não é muito diversa daquela engendrada por uma separação temporária. O luto animal seria como o de crianças até a faixa dos sete a nove anos, para as quais a morte ainda é um estado reversível, como pintada nos desenhos animados.

Essa consciência da situação especial da morte parece ter surgido tarde no desenvolvimento do Homo sapiens. Enquanto a inumação (o tratamento especial dado aos despojos mortais de parentes) é um universal humano, nada parecido jamais foi observado entre primatas. O máximo que nossos primos peludos fazem é seguir cuidando do cadáver por algumas horas, dias no máximo, até abandoná-lo em algum canto da floresta. Tal diferença permite datar a prática do sepultamento (sugestiva de um luto mais sofisticado) em algum momento posterior à marca de 5 milhões de anos atrás, quando nos separamos dos chimpanzés, nossos parentes mais próximos.

Qual seria a utilidade das emoções ligadas ao luto? Afinal, se ela evoluiu conosco, deve haver alguma razão para isso. Alguns autores de fato apostam numa presumida utilidade do luto. Não há muita dúvida de que ele pode ajudar a solidificar os laços entre os membros da espécie. Essa, entretanto, parece uma explicação improvável. A seleção natural dificilmente atua no nível da espécie. Ela normalmente o faz na esfera dos genes e dos indivíduos (na maioria das situações, esses dois níveis coincidem).

Assim, se o luto é um fenômeno que prejudica o indivíduo –e ele o faz, na forma de depressão que resulta em apatia, desatenção e baixa imunológica, entre outras condições indesejáveis–, por mais útil que ele possa ser para a espécie, não teria sido preservado ao longo de sucessivas gerações. Ao contrário, indivíduos mais propensos a exacerbar esse sentimento teriam maiores chances de morrer sem passar os genes do pesar para seus descendentes.

Soam mais verossímeis, portanto, as explicações que colocam o luto como um sentimento mal adaptado, uma espécie de dano colateral. Mais interessante ainda, ele seria o efeito indesejável do amor –este sim uma emoção “útil” para genes, indivíduos e espécies. Sofremos o pesar com a morte porque amamos. É a certeza de que a angústia da separação é permanente que nos leva às raias do desespero.

Outras espécies, como gralhas e gansos, põem-se a chamar pelo companheiro(a) quando ele(a) morre (quem o assegura é o grande cientista Konrad Lorenz, fundador da etologia). Não sabem que a morte é para sempre. E, de toda maneira, sair gritando é um comportamento útil nas muitas situações em que o animal não morreu, mas apenas se afastou por um motivo qualquer do amado(a). Algo semelhante a essa herança biológica, somada à consciência da mortalidade, é que produz o nosso luto –além, suspeito, de outros efeitos colaterais como a superstição e a religião.

Isto posto, resta-nos agora tentar entender por que damos tanta importância à recuperação do cadáver. Receio que aqui não possamos muito mais do que especular. Estudos empíricos mostram que mortes violentas e inesperadas, em que o corpo é desfigurado ou em que não é encontrado, ou que pareçam especialmente difíceis de “explicar” tendem a produzir lutos mais difíceis. Ao que parece, essa era uma situação mais ou menos comum em nosso passado evolutivo, em especial para representantes do sexo masculino, que saíam para caçar e frequentemente não retornavam. Nestes casos, encontrar o corpo era senha necessária para certificar-se da morte e seguir com a vida, contraindo novo matrimônio ou seja lá o que se fazia naqueles tempos. A quase certeza pode ser mais torturante que a certeza, especialmente quando parte de nós (e a parte mais forte, a dos sentimentos) se recusa a acreditar na perda –por menos razoável que seja essa possibilidade.

Não é uma conclusão brilhante, mas pelo menos me permite rejeitar a mais cruel hipótese levantada pelo David: “Já sei, é para os corpos não apodrecerem e envenenarem os peixes”.

Hélio Schwartsman, 42, é editorialista da Folha. Bacharel em filosofia, publicou “Aquilae Titicans – O Segredo de Avicena – Uma Aventura no Afeganistão” em 2001. Escreve para a Folha Online às quintas.

E-mail: helio@folhasp.com.br

14/06/2009 - 20:36h O amor romântico dará lugar ao de indivíduos que se somam, diz o mais pop dos terapeutas brasileiros

É preciso ser feliz sozinho

http://f.i.uol.com.br/folha/equilibrio/images/0810116.jpg

Flávio Gikovate – Médico psiquiatra, terapeuta e escritor

Ivan Marsiglia – O Estado de S.Paulo

– São 18h45 de uma terça-feira chuvosa e o trânsito é de enlouquecer nos arredores da Avenida Paulista. Ainda assim, quase todas as 166 cadeiras do Teatro Eva Herz, na Livraria Cultura, em São Paulo, estão ocupadas para o próximo espetáculo. O que vai se encenar ali não é a peça O Homem da Tarja Preta, do psicodramaturgo Contardo Calligaris, nem A Alma Imoral, do rabino filósofo Nilton Bonder – ambas em cartaz na casa. Serão dramas e tragédias da vida real de brasileiros, ansiosos pelas palavras do protagonista que acaba de subir ao palco.

A cabeleira branca do psiquiatra Flávio Gikovate, 66 anos, reluz sob os holofotes. Vestindo um figurino composto de blazer, camisa social sem gravata, jeans e sapatos que lhe confere um ar sóbrio e informal, é ele o diretor de cena a conduzir as atenções do público – em sua maioria de classe média, bom nível de escolaridade e repartido igualmente entre mulheres e homens, jovens, maduros, idosos. Vai começar o programa No Divã do Gikovate.

Transmitido pela rádio CBN aos domingos das 21h às 22h – “na hora da fossa, do bolo no estômago”, como ele costuma dizer -, o consultório sentimental do doutor Flávio é acompanhado por uma média de 30 mil ouvintes só na capital paulista, segundo a emissora. Em geral, entra ao vivo e o público participa pelo telefone. Ocasionalmente, como hoje, é pré-gravado, pois o psiquiatra reservou o final de semana do dia dos namorados para ir a Nova York com a editora Cecília Pintchovsky Gikovate, sua segunda mulher. E a plateia pode expor suas angústias cara a cara com o psiquiatra.

Não são poucas. Do senhor que se ressente do desinteresse erótico de sua esposa à mulher que sente culpa cada vez que dá uma gargalhada. Da moça que passou a ter medo da morte, depois que o namorado se foi, ao adolescente raquítico com vergonha de tirar a camisa. A senhora desconfiada das carícias estranhas que o marido lhe pede e a comissária de bordo que, com o emprego, perdeu os amigos e ganhou 30 quilos.

Gikovate responde tudo com simplicidade e calma, sem perder o timing radiofônico. Seu tom é acolhedor, mas não complacente, e temperado às vezes por uma ironia sutil. “É curioso como as mulheres casadas com cafajestes jamais se recusam sexualmente a eles”, diz, em determinado momento. “A homossexualidade não está relacionada ao que se faz na cama, mas com quem”, afirma em outro. Mais adiante: “Sócrates bebeu cicuta sem medo, pois para ele a morte seria um sono sem pesadelos ou um reencontro com grandes filósofos que se foram. E dizia: ?Em ambos os casos está bom para mim?.”

Se o midiático terapeuta é um sucesso de público, nem sempre é de crítica. Embora a solidez de sua formação intelectual seja inegável, há quem torça o nariz para a ligeireza com que trata de temas profundos da psique humana no rádio, na internet, em revistas e jornais.

Filho de um imigrante judeu filiado ao Partido Comunista Brasileiro, ele cursou medicina na USP e formou-se psiquiatra em 1966. Nos anos 70, em plena euforia da liberação sexual, o jovem Flávio mudou-se para a Inglaterra para trabalhar como assistente clínico no Instituto de Psiquiatria da London University. Lá, deu-se conta de que, ao contrário do pai, não tinha gosto por instituições, acadêmicas ou partidárias. “Nunca aderi a nenhuma doutrina”, conta. “Para mim, se macumba ajudar o paciente, vale.”

De volta ao Brasil, já tinha uma agenda abarrotada de clientes, faz questão de frisar, quando o jornalista Samuel Wainer convidou-o para escrever sobre comportamento no Aqui, São Paulo, semanário que fundara em 1975. Dois anos depois, a coluna migrou para a revista Capricho, pioneira na orientação sexual a adolescentes no Brasil – e seu primeiro artigo causou polêmica ao ensinar às mocinhas que existia sexo sem amor. Também foi colunista da Folha de S.Paulo na década de 80 e assinou uma página na revista Cláudia até 1999.

Publicou mais de 20 livros que venderam ao todo 500 mil exemplares. Em um deles, Namoro – Relação de Amor e Sexo (Editora Moderna, 1993), lançou no País o termo “ficar”, que ouviu de um jovem paciente no consultório. E definiu a prática como “troca de intimidades físicas da cintura para cima, sem nenhum tipo de compromisso”.

O “ficar” não foi caso fortuito em sua obra. “Meus livros vêm só da clínica, não sou o fruto da minha bagagem teórica.” Quando fala de terapeutas e pensadores que o influenciaram, como Erich Fromm, Carl Rogers e Jose Ortega y Gasset, Gikovate ressalta neles a simplicidade da escrita e a opção pelo público leigo. E considera que um dos períodos mais ricos da produção intelectual em sua área se deu durante a 2ª Guerra Mundial, “quando toda uma geração de acadêmicos, na maior parte, judeus, migrou para os EUA e houve um choque criativo entre a cultura aristocrática europeia e o pragmatismo utilitarista norte-americano”.

Esse desdém pela academia não impediu que alguns de seus trabalhos fossem lá reconhecidos. Aquele que talvez seja seu melhor livro, O Mal, o Bem e Mais Além – Egoístas, Generosos e Justos (MG Editores, 2005), foi definido pela filósofa uspiana Olgária Matos como “inovador e de leitura urgente”. Em linguagem clara , Gikovate compara as impressões que colheu dos cerca de 8 mil pacientes atendidos por ele em 41 anos de clínica com a crítica à moralidade cristã formulada pelo filósofo alemão Friedrich Nietzsche nas obras Genealogia da Moral e Além do Bem e do Mal.

O psiquiatra percebeu que a maior parte dos casais é formada por um generoso e um egoísta, numa confirmação do ditado que diz que opostos se atraem. Em seguida, embaralhou, a exemplo de Nietzsche, os juízos de valor contidos nessas duas categorias: “O egoísta não tolera frustrações, é mais estourado e procura sempre arrumar um jeito de levar vantagem, porque a vida dura não é parte de seu psiquismo. O generoso, por sua vez, não consegue dizer ?não? quando solicitado porque não sabe lidar com a culpa, sentindo-se envaidecido e superior por conseguir dar mais do que recebe”.

Para superar essa armadilha em que “um reforça a pior parte da alma do outro”, diz Gikovate, é preciso ir além da generosidade. É a atitude do “justo”, cuja característica é dar e receber de maneira equilibrada. Ocupar-se de seus interesses sem se descuidar do outro. Ser compreensivo, sem passar a mão na cabeça de quem erra. Uma sutileza descrita na máxima de Nelson Rodrigues: “Não se apresse em perdoar. A misericórdia também corrompe”.

Diante dos dilemas do amor moderno, em vez da ideia ultrapassada das “caras-metades”, Gikovate prefere a de “almas gêmeas”. Gêmeas bivitelinas, bem entendido. “Se tiver que optar entre o amor e a individualidade, fico com a individualidade.” Para esse entusiasmado defensor da independência entre os casais, no século 21, estar inteiro e feliz é uma condição anterior ao encontro amoroso. E uma onda passou sobre o verso da canção Wave, de Tom Jobim, que dizia “é impossível ser feliz sozinho”.

Gikovate também discorda do sociólogo polonês Zygmunt Bauman, autor de Amor Líquido (Jorge Zahar, 2004), um pessimista para quem os relacionamentos atuais são marcados pelo consumismo e os casais estabelecem laços frouxos para que possam ser desatados a qualquer momento. “Os laços têm se dissolvido porque sempre foram de qualidade duvidosa”, rebate o brasileiro.

“Vivemos uma crise de transição do amor romântico do século 19 para o de individualidades que se completam.” Percurso que, conta Gikovate, ele próprio fez em sua vida pessoal. “Quando me casei pela primeira vez, aos 21, estava no quarto ano da faculdade e não tinha o menor conhecimento sobre os problemas de casais com temperamento e caráter diferentes.” Com Ceci, sua atual mulher, compartilha afinidades há exatos 33 anos. “Somos extremamente íntimos e, ao mesmo tempo, respeitosos. Tentamos ser justos, o que não é nada fácil”, admite o mais pop dos psi brasileiros. “Ela é minha terapeuta particular.”

PRAGMATISMO

“Nunca aderi a nenhuma doutrina. Para mim, se macumba ajudar o paciente, vale”

ESCUTA ANALÍTICA

Lançou no País o termo ‘ficar’, que ouviu de um jovem em seu consultório

VELHOS VÍNCULOS

“Os casais em geral são formados por um generoso e um egoísta. Um reforça o pior do outro”

26/05/2009 - 15:45h Os opostos se atraem

Diferenças no DNA desempenham um importante papel na atração dos casais

O Globo

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29/03/2009 - 10:44h A dor de amar

+Sociedade


Respeitada crítica de arte, Catherine Millet fala de “Dia de Sofrimento”, livro em que retrata a crise de ciúme por que passou em sua relação aberta com o marido

LENEIDE DUARTE-PLON  -  COLABORAÇÃO PARA A FOLHA, DE PARIS

No seu livro anterior, “A Vida Sexual de Catherine M.”, Catherine Millet quis dar, como ela mesma conta, um testemunho pessoal de que a vida sexual pode ser dissociada dos sentimentos. O livro se transformou num fenômeno literário mundial, traduzido para 45 línguas, vendeu mais de 1,2 milhão de exemplares e transformou sua autora numa celebridade.

Nele, uma mulher de 50 anos conta como se entregava a homens que nunca vira antes, nos locais mais inesperados, como um bosque de Paris, um estacionamento subterrâneo, um cemitério, uma estação de trem e mesmo no escritório da revista “Art Press”, fundada e dirigida pela própria Millet, crítica de arte e especialista em Salvador Dalí.

A vida real colocou Millet diante de um problema que consistia em conciliar a vida de mulher totalmente livre com um casamento duradouro. Ela é casada há muitos anos com o escritor e fotógrafo Jacques Henric, autor de “Légendes de Catherine M.” [Lendas de Catherine M.], e vivem um casamento totalmente aberto.

Em seu novo livro, “Dia de Sofrimento” (a ser lançado no Brasil em junho, pela ed. Agir), dá uma espécie de resposta aos leitores que se perguntavam se é possível driblar o ciúme quando a vida a dois pressupõe total liberdade de ambas as partes.

Millet responde: o ciúme não pode ser driblado, e ela o viveu como uma obsessão: “Comecei a sofrer terrivelmente, imaginando Jacques em companhia de outras mulheres”, conta Millet em entrevista exclusiva à Folha.

“Penso que o ciúme é uma pulsão que pode escapar a todo controle e que pode varrer toda a inteligência, a cultura, a moral que possuímos. Mas não me arrependo. É essa pulsão que se deve dominar para continuar fiel a sua cultura e a sua moral.”

Assumir uma sexualidade totalmente livre, resume Millet, “não impede de cair na armadilha assustadora do ciúme e nem vacina contra a dor que o acompanha”.

FOLHA – “A Vida sexual de Catherine M.” transformou-se em um fenômeno de sociedade. Como isso afetou sua vida?
CATHERINE MILLET
– Fora uma sobrecarga de trabalho, minha vida cotidiana não foi praticamente modificada. Durante algumas semanas, tornei-me “Madame Sexo” na França e, se tivesse aceito esse epíteto, teria passado todo meu tempo nos estúdios de TV, participando de programas sobre sexualidade.

Tentei limitar essas participações. Para mim, é muito importante continuar a dirigir a “Art Press”. Ganhei um pouco mais de dinheiro, mas também não fiquei milionária.

FOLHA – “A Vida Sexual…” foi criticada por ser “sem sentimento”. “Dia de Sofrimento” é seu oposto implacável?
MILLET
– É ao mesmo tempo o anúncio e o prolongamento do outro. Anúncio porque a crise de ciúme narrada em “Dia de Sofrimento” é um dos “acidentes” na minha vida que me levaram a escrever uma coisa diferente de um livro de história da arte -isto é, “A Vida Sexual de Catherine M.”. De fato, “Dia de Sofrimento” mistura a narração dessa crise e a aproximação com a escrita, a realização de um desejo de ser escritora. Também é o prolongamento de “A Vida Sexual…” na medida em que a ideia do segundo livro me ocorreu logo após a publicação do primeiro. Muitos leitores e jornalistas me perguntavam -e a Jacques também- sobre o ciúme. Como tínhamos podido viver a liberdade sexual sem ter ciúme? E eu respondia que não tinha escapado a ele. Por honestidade, pensei que deveria me explicar num segundo livro. Quanto à ausência de sentimento em “A Vida Sexual…”, isso é o resultado de um “parti pris”. Eu não queria nenhuma forma de psicologia no livro, quis deixar tudo focalizado nos atos sexuais.

FOLHA – Um crítico ressaltou um paradoxo em “Dia de Sofrimento”: a sra. vigia e espiona seu marido como se fosse uma mulher fiel. Ora, no seu texto pode-se ler: “Jacques me colocava diante do fato de que nunca deixei de fazer sexo grupal e que por longos períodos meu desejo me levara a outros homens”.
MILLET
– Um dos objetivos do livro é, creio, expor a que ponto podemos estar em contradição com nossas próprias ideias. A liberdade sexual era a filosofia de vida que eu tinha escolhido. Eu tinha essa liberdade. De vez em quando descobria que Jacques também dispunha dessa liberdade, mas comecei a sofrer terrivelmente imaginando-o em companhia de outras mulheres.

FOLHA – “A Vida Sexual…” foi escrito durante uma crise grave com seu marido. Como a sra. conseguiu trabalhar vivendo um turbilhão de emoções causadas pelo ciúme?
MILLET
– Na realidade, quando comecei a escrever esse livro, tinha me distanciado da minha vida de libertinagem. Como escritora e contrariamente a autores que fazem o que se chama “autoficção”, somente posso ter um olhar retrospectivo. Durante essa crise, fui dominada por fantasias em que imaginava Jacques em companhia de outras mulheres. De certa forma, a escrita desse livro foi uma maneira de me recolocar no centro das cenas de sexo.

FOLHA – O livro quer mostrar que uma intelectual libertina não está protegida do mais banal ciúme?
MILLET
– Esta é uma das razões por que sofri tanto: é claro que não podia fazer nenhuma crítica a Jacques; ao contrário, só podia me criticar pela falta de lógica de meu comportamento.

FOLHA – A sra. conta que saiu da periferia de Paris com 18 anos com suas leituras como única bagagem. Que leituras eram essas ?
MILLET
– Tudo um pouco misturado. Muito jovem, eu lia relatos de aventura para crianças, mas também lia os clássicos que encontrava na biblioteca de minha mãe. Uma das primeiras leituras que me impressionaram foi “O Lírio do Vale”, de Balzac. Adorava ler Lamartine e também Stendhal. Somente histórias de amores impossíveis! E castos!

FOLHA – A sra. foi feminista? Os movimentos pela liberação da mulher dos anos 70 de alguma forma lhe interessaram?
MILLET
– Como digo em “A Vida Sexual”, eu me sentia “do lado dos homens”, logo não podia me sentir próxima das feministas. E depois, dispunha de minha liberdade de fato, não tinha de conquistá-la. Por outro lado, hoje me sinto muito próxima do que se chama “neofeminismo” ou “feminismo pró-sexo”.

FOLHA – Seu livro fala de suas fantasias masturbatórias incestuosas. Qual é a importância da masturbação na vida sexual?
MILLET
– Acho que muito grande, mas é um assunto que ainda é tabu. Acho que uma mulher aprende a conhecer melhor os caminhos de seu prazer graças à masturbação.

FOLHA – Como a sra. vê a arte contemporânea? Acompanhou os debates em torno da última Bienal de São Paulo, em 2008?
MILLET
– Acho que os que consideram a arte como uma atividade do espírito realizaram uma resistência “do interior”, em um mundo da arte governado pelo mercado.
E infelizmente as instituições públicas, que poderiam ser uma alternativa ao mercado, se tornam cúmplices dele.
Não acompanhei muito de perto os acontecimentos em torno da última Bienal de São Paulo, mas me parece que um protesto contra essa situação se fez presente por meio das ações de alguns artistas.

15/03/2009 - 15:58h Poesia da dor

Um dos principais poetas italianos, Cesare Pavese revela, em Trabalhar Cansa, sua fixação pela solidão, amor e morte

 

Ubiratan Brasil – O Estado SP

 

 

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A solidão, o amor e a morte sempre acompanharam o escritor italiano Cesare Pavese, deixando marcas profundas em sua obra. Quando ele se suicidou, em 1950, próximo dos 42 anos, terminava, em um quarto de hotel de Turim, uma vida cuja escrita se abriu com sinceridade trágica para o fracasso, a intolerância, a não realização sexual, a fraqueza, a mulher como mediadora da existência. Vivência encontrada nos poucos livros de Pavese publicados no Brasil, pecado agora remediado com a poesia de Trabalhar Cansa, edição bilíngue com bela tradução de Maurício Santana Dias, lançada na semana passada em conjunto pela Cosac Naify e 7Letras (400 páginas, R$ 59).

Trata-se de sua estreia na literatura, reunião de 70 poemas escritos entre 1930 e 1940, período em que a poesia vivia a efervescência do verso livre, inflamada pelo modernismo. A dicção de Pavese, no entanto, destoava dessa linha de construção. Inspirado em temas rurais e urbanos, como camponeses, adolescentes e bêbados que transitavam pela sua região natal (Piemonte), ele adotava uma forma mais próxima da narrativa que da poética. “O que o escritor piemontês estava propondo a seus leitores era, em primeiro lugar, uma poética sem impostação retórica, sem grandiloquência e sobretudo sem aquele inefável da poesia pura, de matriz marcadamente francesa”, observa Dias, autor ainda de um precioso guia apresentado como prefácio do livro.

Segundo o tradutor, o modernismo da poesia de Pavese estava em um projeto ao mesmo tempo modesto e ambicioso: construir uma poesia mais próxima da vida cotidiana. “Ele queria tentar fazer a poesia aderir à experiência e buscar romper o cerco de alienação que teria apartado a arte da vida, restituindo à experiência moderna um sentido pleno, uma fundamentação última ou totalidade perdida, mas, note-se, sem recorrer a nenhum tipo de transcendência.”

Nascido em uma pequena aldeia de Piemonte em 1908, Pavese recebeu educação rústica, mas sem maldade, que o levou a conhecer campos e colinas da região de Santo Stefano Belbo. Lá, em contato com a natureza, descobriu um fascínio que também o aniquilaria, provocando a impressão de se dissolver no universo, fundindo-se inteiramente à terra: “Eis-me pedra, umidade, fumaça, sumo de fruta, vento…”

Quando conheceu uma cidade grande, Turim, aos 12 anos, sofreu novo conflito: embora rodeado pela civilização, como integrar suas particularidades e seus desejos ao movimento histórico? Foi a primeira incerteza entre várias que marcaram sua curta vida. Nessa fase, descobriu também a sexualidade, que ele tentou desfrutar a partir das reminiscências de infância no campo. Sua timidez, no entanto, transformou o sexo em um estranho complexo de imobilidade, não conseguindo realizar o sonho de ser amado e ter uma família. Estabeleceu, enfim, uma solidão que se tornou tão insuportável a ponto de minar as defesas que ele sempre opôs à tentação do suicídio.

Na poesia se realizou, mas não no amor – daí a proximidade desses dois sentimentos, a frustração amorosa e a tendência suicida. “Não nos matamos pelo amor de uma mulher”, escreveu ele em seu famoso diário, O Ofício de Viver. “Matamo-nos porque um amor, qualquer amor, nos revela em nossa nudez, miséria, inermidade, nada.”

“Se existe, com efeito, um escritor que habitou fundo e de forma integral uma ambiguidade sem saída, este foi com certeza Pavese”, observa Ettore Finazzi-Agrò, professor de Literatura Portuguesa e Brasileira na Faculdade de Ciências Humanas da Universidade de Roma La Sapienza. “Entre a sua pequena aldeia natal (Santo Stefano Belbo) e a grande cidade industrial (Turim), entre tempos díspares e ambos marcados pela incerteza (o antes e o depois em relação à 2ª Guerra, período, este, que ficou, apesar de tudo, um tempo de certezas ferozes e de incontroversas experiências), entre o empenho político e o anarquismo ideológico, entre o amor pela literatura norte-americana e a devoção à cultura nacional, entre, enfim, a opção pelo realismo e a atração inconfessada pelo decadentismo.”

Trabalhar Cansa compõe-se de três diferentes fases. Na primeira, estão poemas narrativos tradicionais de 1930 a 1933, que registram a união das paisagens e figuras do Piemonte rural e urbano com a influência da cultura americana que Pavese absorvia dos livros. São esses poemas iniciais que revelam seu projeto literário: uma poesia radicalmente objetiva e narrativa, antilírica.

A fase seguinte é marcada pela incorporação de imagens, que vão inspirar a série Paisagem. Os poemas finais de Trabalhar Cansa, de Paternidade (1935) a Noturno (1940), apresentam uma poética mais subjetiva, que traz para o primeiro plano temas como a solidão e a inutilidade das ações. Apesar de distintos, os poemas apresentam praticamente o mesmo ritmo, ainda que a escrita compreenda o longo período de dez anos. “É óbvio que essa regularidade extrema, longe de mimetizar o real, funciona mais como uma negação da realidade em que o escritor está imerso; ou seja, quanto mais o mundo à sua volta se tornava turbulento, excessivo, veloz, caótico, mais Pavese lhe impunha uma ordem clara e precisa”, observa Santana Dias, na introdução.

Trabalhar Cansa foi inicialmente publicado em 1936, pela revista Solaria, com poemas compostos até 1935; em 1942, o próprio Pavese fez, pela editora Einaudi, uma edição excluindo sete poemas da publicação anterior. Esses poemas foram também traduzidos por Santana Dias e incluídos em sua tese de doutorado – um deles, Disciplina Antiga, o Estado publica aqui com exclusividade.

Apesar do espírito arredio, Pavese cultivou amigos fraternos como os escritores Elio Vittorini e Natalia Ginzburg. Escreveu também uma obra que impressionou o cineasta Michelangelo Antonioni, que adaptou Mulheres Sós em As Amigas – o diretor dizia que fora atraído pelos personagens femininos.

O fim trágico de Pavese, aliás, foi anunciado nesse Mulheres Sós, escrito em 1949: ali, a protagonista morre da mesma forma, em um quarto de hotel, tomando uma dose letal de soníferos. O ato já inspirara uma anotação em seu diário: “A dificuldade de praticar o suicídio está nisto: é um ato de ambição que só pode ser realizado depois de superada toda a espécie de ambição”.

Poema Exclusivo

DISCIPLINA ANTIGA*

Os que bebem não sabem falar às mulheres,

se perderam de tudo, e ninguém os aceita.

Andam lentos na rua, e as ruas e postes

não têm fim. Alguns deles dão giros mais longos,

mas não há o que temer: amanhã eles voltam pra casa.

O que bebe imagina que está com mulheres

- como os postes à noite são sempre os mesmos, assim

as mulheres são sempre as mesmas -; nenhuma o escuta.

Mas o bêbado tenta, e as mulheres não o querem.

As mulheres, que riem, conhecem de cor suas palavras.

Por que riem assim as mulheres ou gritam, se choram?

O homem bêbado quer e deseja uma bêbada

que o ouvisse calada. Mas elas o atiçam:

“Para ter esse filho, é preciso contar com a gente.”

O homem bêbado abraça-se ao bêbado amigo

que esta noite é seu filho, nascido sem elas.

Como pode umazinha que chora e que grita

dar-lhe um filho amigo? Se aquele é um bêbado,

não recorda as mulheres no andar inseguro,

e esses dois perambulam em paz. O filhinho que conta

não nasceu de mulher – pois seria mulher

também ele. Caminha com o pai e conversa:

toda a noite iluminam-lhe os passos os postes.

*Poema cortado pelo autor na edição final

15/03/2009 - 15:16h de sonho, medo e felicidade

Maioridade

Marisa Cauduro/Folha Imagem

O músico Jurandir Bueno, 62, com sua namorada, Sônia Arakaki, 62, bailarina

O velho-novo

Em um de seus poemas, Paulo Leminski fazia uma pergunta reveladora: “Que podia um velho fazer / nos idos de 1916,/ a não ser pegar pneumonia, / deixar tudo para os filhos / e virar fotografia?”.
No Brasil do ínicio do século passado, os tais velhos eram muito mais moços; a expectativa de vida ao nascer era de 34 anos. Em 2007, último dado disponível no IBGE, havia saltado para 72,6 anos. Longevidade, anticoncepcional, liberação sexual, divórcio e avanços da medicina tornaram obsoleto aquele velho precoce. Mudou tudo, inclusive os termos. Em vez do sexagenário aposentado (alguém recolhido a seu aposento), expressões mais fiéis, como terceira e quarta idades, que indicam uma sequência natural e mais vida pela frente.
Há um velho-novo nas ruas, e a Folha foi a campo, em pesquisa nacional inédita, para responder quem ele é, como vive e o que pensa.

Sensibilidade


Saúde e casa própria são as aspirações mais citadas; violência é o grande medo; maioria se diz feliz, mas acha que os outros não são (nem os jovens)

Rafael Andrade/Folha Imagem

Pescador desde 1955, Fernando Barros, o Maricá, completa 80 anos em abril, mas quer continuar pescando até os cem, “se Deus permitir”

MÁRIO MAGALHÃES – FOLHA SP

EM SÃO PAULO E NO RIO

Até onde mergulha a memória de Fernando Barros, o mar já engolfou dois companheiros seus, da colônia de pescadores do posto 6, no cantinho direito da praia de Copacabana.
Por pouco ele não fez companhia a bagres e badejos embaixo d’água. “Durante um temporal, com muito vento, eu fui parar lá em Niterói”, recorda. “A canoa virou duas vezes, desvirou e veio embora.”
De susto em susto, ele não se assusta mais. Nem no mar, nem na terra. “Não tenho medo de morrer, de ficar doente, de nada. Se ali é um perigo, eu digo: vou passar é ali.”
Com uma dupla de colegas, ele embarca antes das 6h em uma canoa movida a motor e volta cinco horas depois. De domingo a domingo. Está nessa lida desde 1959. Sua função é puxar, no braço, as redes e linhas que outrora capturavam 150 kg, 200 kg de pescado e que hoje só emergem com pouco mais de uma dúzia de exemplares.
Numa quinta-feira ensolarada de fevereiro, ele pescou a sorte grande: atracou na areia com seis peixes-enxada, seis tamboris, quatro linguados, três pargos brancos e uma arraia. No mês que vem, Barros, conhecido na praia como Maricá, completa 80 anos.
De cada três brasileiros com 60 anos ou mais, dois (67%) se comportam como Maricá e dizem não temer a própria morte. Em contraste com os jovens, somente 11% identificam sua morte como o maior medo –são 23% entre os que têm de 16 a 25 anos, segundo outra pesquisa, entre jovens, realizada no ano passado.
“Na hora em que a morte chega não há opção”, diz a dona-de-casa Maria Dulce dos Santos Silva, 62, moradora do bairro de Ermelino Matarazzo, na zona leste de São Paulo. “Da morte Eu tenho medo é da vida”, emenda o metalúrgico aposentado Paulo Pecoraro, 64, colega de Maria Dulce em aulas de violão oferecidas pelo governo do Estado.
“Tenho medo de violência e de ficar doente, na dependência de outras pessoas, a coisa mais triste que existe”, conta Paulo. Temores associados à violência constituem o maior medo (25%) declarado pelos idosos do país. Seguem os medos com problemas de saúde (18%) e a morte -17%, incluindo a de parentes. Declaram não ter medo 22%.
O comerciante aposentado Szaja Frank, 89, polonês radicado no Brasil desde 1948, foi vítima de assalto em sua loja poucos anos atrás. Seu medo maior “Ser assaltado.” Sua mulher, a dona-de-casa brasileira Brana Rubinsky Frank, 81, teme as enfermidades: “A gente vai dormir bem e tem medo de acordar com dor”.
Em uma manifestação de longevidade do amor, são quase 60 anos de casamento, Brana passou a despertar de madrugada para confirmar que o coração do marido batia -como pais costumam fazer com bebês. “Eu ficava tocando nele para ver se ele se mexia.”
Brana diz que a mania já passou, mas Frank revela que nem tanto. “Hoje eu fico deitado, e ela vem ver se eu estou dormindo.” Encontrando-os no passeio diário na praça Buenos Aires, em Higienópolis, reduto de classe média para cima, a preocupação soa exagerada. Soldado do exército soviético na guerra (1939-45), Frank ostenta boa forma.
Em outra praça, a “do Forró”, no bairro proletário São Miguel Paulista (zona leste de São Paulo), o segurança aposentado João Raimundo da Silva, 69, constata: “Quando eu era jovem não tinha nada. Hoje também não tenho nada”.
O tom de conformidade não lhe roubou os sonhos. Nenhum supera o de “ter uma casa”. Ele mora de favor com uma família, ganha o mínimo, poupa R$ 200 por mês e ignora quanto custa uma casa.
Sonhos associados à moradia são os principais dos brasileiros mais velhos (19%), ao lado de ter saúde ou recuperá-la (18%) e à frente dos anseios ligados à família (12%) -11% não cultivam sonhos. Conforme o Datafolha, a aspiração de possuir uma casa própria é a número um para 10% dos idosos e 10% dos jovens.
Em outro banco da “praça do Forró”, o vaqueiro aposentado Jaime Benigno Ribeiro, 69, amaldiçoa o infarto que o apeou da vida mais saudável. Ainda assim, como 2% das pessoas da sua faixa etária, seu sonho supremo é arrumar trabalho. “O negócio era uma fazenda para eu tirar leite.”
Sem saúde, com dinheiro escasso e viúvo duas vezes, Ribeiro desencantou-se: “Não tenho felicidade, não”. Ele forma a minoria: meros 2% dos velhos se dizem infelizes -20% afirmam-se mais ou menos felizes, e 78%, felizes.
Indagados sobre a felicidade alheia, contudo, sustentam que apenas 32% dos idosos brasileiros são felizes. Isso é, infelizes são os outros.
De volta da pescaria, Maricá relaciona sua felicidade à saúde. “Comigo é o contrário: se ficar parado uma semana, sinto o corpo todo dolorido.” Descarta pendurar os anzóis: “Se Deus permitir, sigo até os cem anos pescando. É tempo brabo, é temporal, é mar brabo, e a gente vai embora”.

o sonho da casa própria é bem maior entre elas 12%

entre os homens, não passa de 7%

quando a pergunta é sobre bens materiais, a situação se inverte: 12% eles x 5% elas

28% é o índice dos que sonham com saúde na faixa acima dos 75

34% das mulheres têm medo da morte, contra 30% dos homens

67% dos separados se dizem felizes, abaixo da média geral, de 78%

Intimidade

sexygenários

47% fazem sexo regularmente e, destes, 91% dizem nunca ter usado remédio para disfunção erétil

PAULO SAMPAIO
DA REPORTAGEM LOCAL

Do bolso do microempresário Nélson Oliveira, 66, não sai um tostão para comprar Viagra. E ele garante que, desde que se casou, há 48 anos, transa diariamente com a mulher. Ao lado, Néia, 65, só confirma. “É sim, é sim.”
Quando o assunto é desempenho sexual, com frequência se apela a uma testemunha –ainda mais quando quem fala é alguém do sexo masculino e de terceira idade.
Feitas as contas, Oliveira teve com a mulher 17.540 relações nesses quase 50 anos, pontual como um relógio cuco e sem ajuda química.
Esse índice de “abstenção zero” pode gerar polêmica, mas, a julgar pelo Datafolha, a vida sexual após os 60 é mais movimentada do que prega a maledicência popular, que costuma enxergar na terceira idade o fim do erotismo.
Quase metade dos idosos ouvidos na pesquisa declara ter relações sexuais –um quarto deles, uma vez ou mais por semana. Mesmo na faixa dos maiores de 75, 24% se revelaram sexualmente ativos.
Os mais afoitos podem dizer que, com o advento das drogas para disfunção erétil, agora é fácil. Só que 88% dos homens entrevistados dizem nunca ter usado remédio, embora até admitam alguma mudança no desempenho.
Exemplo: o músico Jurandir Bueno, 62, retratado na capa deste caderno com a namorada, a bailarina Sônia Arakaki, 62, jura que nunca tomou nada e que vai transar até o fim da vida; confia no próprio corpo, diz. Só faz uma ressalva: “O processo é demorado”. “Gosto de conhecer bem a pessoa, preciso estar envolvido. Não sou uma máquina!”
Jurandir “pesquisou” a bailarina durante quatro meses, até irem para a cama. “Eu também não estava com pressa. Com a idade, as coisas ficam mais tranquilas”, conta Sônia, que foi casada durante 20 anos e tem três filhos.

Reféns do machismo
Em qualquer faixa etária, é previsível uma dose de exagero ou, digamos, de inverdades sobre o desempenho sexual, afirma o geriatra Wilson Jacob Filho, colunista da Folha. Ainda mais quando mexe com alguns tabus da masculinidade. “O que se espera deles é que se mantenham viris, e os que não são suficientemente esclarecidos associam a dificuldade sexual à incompetência, e não a doenças como diabetes, hipertensão, depressão ou problemas na próstata.”
Jacob dá um exemplo de como a imagem é fundamental. “Quando o HC tinha o Laboratório da Impotência, atendia dez pessoas. Mudaram o nome para Laboratório da Disfunção Erétil, e o número de pacientes foi para uns 10 mil”, conta, rindo.
Na pesquisa Datafolha, a diferença de visão do sexo entre homens e mulheres revela um dado paradoxal: 74% dos homens afirmam ter vida sexual ativa, enquanto 76% das mulheres dizem exatamente o contrário. Considerando que o índice de casados de terceira idade é 47%, com quem eles transam?
Existem várias possibilidades, dizem os especialistas: sozinho (masturbação), com companhias eventuais ou usando outras formas de atingir o orgasmo, sem penetração peniana.
E as esposas “Muitas mulheres consideram sua missão sexual cumprida depois da procriação e acabam consentindo tacitamente que o marido se mantenha ativo”, diz Dorli Kamkhagi, da USP.
Embora faça questão de sexo, a cabeleireira Sônia Maria Gonçalves, 63, casada três vezes, três filhos, conta que, com a menopausa, dispensou temporariamente os “serviços” do segundo marido.
“Acabou a euforia. Ele foi o homem que mais me ensinou coisas, mas mesmo assim eu não queria saber de sexo. Até disse: ‘Pode procurar outra, que comigo não rola’.”
Há seis meses, Sônia descobriu um câncer de mama e retirou o seio direito, mas diz que isso não atrapalhou em nada o relacionamento entre ela e o atual marido, que tem 54 anos. “No começo fiquei constrangida, mas ele disse que isso era bobagem e pediu para ver o curativo.”
A palavra-chave é compreensão, define o empresário Wanderlei Marques, 62, casado há 32 anos. “Quando você é recém-casado, toda hora é hora. É aquela loucura. Mas, como a gente faz muitas vezes, a qualidade fica pra depois.”
Ele conta que, em todos esses anos, o período sexual mais difícil foi quando nasceu o primeiro filho. “A mãe, ali, é só da criança. Se você estiver com vontade, vai continuar.”
Wanderlei não se incomoda em dizer que usa remédio. “Não adianta dizer que a disposição sexual não cai com a idade. Por sorte, a medicina está a nosso favor.”
E manda seu último recado: “Não existe Viagra pra mulher. Então, se você toma o comprimido, mas ela está fria, não adianta nada”.

Leia a integra da pesquisa no caderno especial da Folha de São Paulo

16/02/2009 - 18:23h Cientistas tentam decifrar o complexo caminho das lágrimas

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Por BENEDICT CAREY

Elas são consideradas um alívio, um tônico psicológico e, para muitos, a visão de algo mais profundo: a linguagem gestual do coração, a transpiração emocional vinda do poço de uma humanidade comum.
As lágrimas lubrificam o amor e as canções de amor, os casamentos e os funerais, os rituais públicos e a dor privada, e talvez nenhum estudo científico possa algum dia capturar todos os seus muitos significados.
“Choro quando estou feliz, choro quando estou triste e talvez chore quando estou compartilhando algo que é de grande significado para mim”, disse Nancy Reiley, 62, que trabalha em um albergue feminino na Flórida. “E por alguma razão às vezes eu choro quando estou numa situação de falar em público. Não tem nada a ver com me sentir triste ou vulnerável. Não há motivo que eu possa imaginar pelo qual isso aconteça, mas acontece.”
Agora, alguns pesquisadores dizem que a sabedoria popular sobre o choro -que o associa a uma saudável catarse- é incompleta e enganadora. Um “bom choro” habitualmente permite que a pessoa recupere parte do equilíbrio mental após uma perda. Mas nem sempre, e não para todos, argumenta um artigo na atual edição da revista “Current Directions in Psychological Science”. Depositar tamanha expectativa sobre um ataque de pranto possivelmente predisporá algumas pessoas a uma confusão emocional posterior.
Esse apelo por uma visão mais nuançada do choro deriva em parte de uma crítica a estudos prévios. Ao longo dos anos, os psicólogos confirmaram muitas observações corriqueiras a respeito do choro. Ele é contagioso. As mulheres o liberam mais facilmente que os homens, por razões muito provavelmente bioquímicas e também culturais. E a experiência física reflete a psicológica: a frequência cardíaca e a respiração disparam durante a tempestade e se amenizam quando o céu se abre.
Questionadas sobre episódios de choro, a maioria das pessoas, previsivelmente, insiste que chorar é permitido para absorver um golpe, para se sentir melhor ou mesmo para pensar mais claramente sobre algo ou alguém que se perdeu.
Pelo menos é assim que as pessoas lembram -e aí está o problema, segundo Jonathan Rottenberg, psicólogo da Universidade do Sul da Flórida e coautor do estudo. “Muitos dados apoiando o saber convencional se baseiam na rememoração e se contaminam da crença das pessoas sobre o que o choro deveria fazer”, disse.
Em um estudo publicado na edição de dezembro da revista “The Journal of Social and Clinical Psychology”, Rottenberg e dois colegas, Lauren Bylsma (Universidade do Sul da Flórida) e Ad Vingerhoets (Universidade de Tilburg, Holanda), pediram a 5.096 pessoas de 35 países que detalhassem as circunstâncias do seu choro mais recente. Cerca de 70% disseram que as reações dos demais à crise foram positivas e reconfortantes. Mas cerca de 16% citaram reações ruins, que obviamente em geral lhes fizeram se sentir piores.
Como a função social mais óbvia do choro é atrair apoio e empatia, o impacto emocional das lágrimas depende parcialmente de quem está ao redor e do que essas pessoas fazem. O estudo descobriu que chorar com uma só outra pessoa presente tem mais chance de produzir um efeito catártico do que fazê-lo diante de um grupo. “Quase todas as emoções são, em algum nível, dirigidas para os outros, então a resposta deles será muito importante”, disse o psicólogo James Gross, da Universidade Stanford, na Califórnia.
A experiência de chorar também varia de pessoa para pessoa, e algumas são mais propensas à catarse. Em estudos de laboratório, psicólogos induziam ao choro mostrando aos participantes clipes com cenas de filmes muito tristes. Cerca 40% das mulheres choravam; pouquíssimos homens o faziam. Esse tipo de estudo, embora não passe de uma simulação, sugere que as pessoas com sintomas de depressão e ansiedade não se comovem tanto nem se recuperam tão rápido quanto a maioria. Nas pesquisas, elas se mostram menos propensas a relatar benefícios psicológicos do choro.
Em seu livro “Seeing Through Tears: Crying and Attachment” (”Vendo através das lágrimas: choro e ligação”), a terapeuta e professora Judith Kay Nelson argumenta que a experiência de chorar está arraigada na primeira infância e na relação da pessoa com seu cuidador, em geral mãe ou pai. Filhos de pais atentos, que apaziguavam o choro quando necessário, tendiam quando adultos a encontrarem mais consolo no choro.
“Chorar, para uma criança, é uma forma de chamar o cuidador, manter a proximidade e usar o cuidador para regular o humor ou a agitação negativa”, disse Nelson.
Quem cresce inseguro sobre se e quando esse consolo virá pode, quando adulto, ficar preso àquilo que ela chama de choro de protesto -o berro impotente da criança para que alguém conserte o problema ou desfaça a perda.
“Você não pode elaborar a dor se está preso ao choro de protesto, que diz respeito apenas a consertar, consertar a perda”, afirmou Nelson. “E na terapia -assim como nas relações íntimas- o choro de protesto é muito difícil de consolar, porque você não consegue fazer nada direito, não consegue desfazer a perda. Por outro lado, o choro triste, que é um apelo por um conforto de alguém que se ama, é um caminho para a proximidade e a cura.”

15/02/2009 - 18:11h Beijo reduz o estresse e estimula fidelidade no homem

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Deborah Kerr e Burt Lancaster na famosa cena do casal se beijando na praia em “A Um Passo Da Eternidade”?

Beijar reduz a oxitocina, o hormônio do afeto, nas mulheres, mas aumenta a quantia nos homens

Associated Press – O Estado SP

CHICAGO, EUA – Bem a tempo para o dia e São Valentim, o Dia dos Namorados nos Estados Unidos, celebrado neste sábado, 14, um painel de cientistas examinou o mistério do que ocorre quando os lábios se encontram. Beijar, ao que parece, libera substâncias que reduzem os hormônios do estresse em ambos os sexos estimulam a formação de laços emocionais nos homens, mas nem tanto nas mulheres.

Substâncias da saliva podem ainda oferecer uma forma de avaliar a qualidade do parceiro, disse a neurocientista Wendy Hill, durante reunião da Associação Americana para o Progresso da Ciência (AAAS).

Em um experimento, explicou ela, pares de estudantes universitários heterossexuais beijaram-se por 15 minutos ouvindo música. Eles experimentaram mudanças significativas nos níveis da oxitocina, que afeta a formação de ligações afetivas, e de cortisol, que está associado ao estresse. Os níveis das substâncias na saliva foram auferidos antes e depois do beijo.

Ambos os sexos tiveram redução no cortisol, um sinal de queda no estresse. Os homens experimentaram ainda um aumento da oxitocina – sinal de elevação da disposição para formar laços – mas a substância caiu entre as mulheres. “Isso foi uma surpresa”, disse Wendy.

Ela falou numa sessão da AAAS sobre a Ciência do Beijo, ao lado de Helen Fisher, e de Donald Latenier.

Helen destacou que mais de 90% das sociedades humanas praticam o beijo que, para ela, tem três componentes: impulso sexual, amor romântico e apego.

O impulso sexual leva as pessoas a avaliar diversos parceiros, o amor romântico leva-as a focalizar em um indivíduo, e o apego permite que o casal se tolere o bastante para criar uma criança. Homens tendem a pensar no beijo como uma prévia da cópula, disse ela, destacando que o sexo masculino prefere os beijos “desleixados”, que permitem a transferência de substâncias, incluindo o hormônio sexual testosterona, para a mulher.

Lateiner, um estudante da Antiguidade clássica, observou que o beijo aparece pouco na arte grega e romana, embora fosse praticado nessas sociedades, mesmo com o risco de transmissão de doenças que acompanhava o gesto na época. Ele também disse que era possível cometer gafes ao beijar a pessoa errada, ou beijar na hora errada.

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O beijo, de Rodin

02/02/2009 - 15:59h Antídoto ao amor pode prevenir paixão cega

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John Tierney – The New York Times – FOLHA SP

Ensaio

Numa edição recente da revista “Nature”, o neurocientista Larry Young propõe uma grande teoria unificada do amor. Depois de analisar a química cerebral da formação de vínculos entre casais de mamíferos, Young prevê que em breve um pretendente inescrupuloso poderá colocar uma poção de amor farmacêutica no drinque da pessoa cortejada.

Mas também pode ser que surja um antídoto ao amor —uma vacina que impeça você de ficar cego de paixão e agir como idiota.

É o que os humanos procuram desde que Ulisses mandou os tripulantes de seu navio amarrarem-no ao mastro quando o barco passou pelas sereias da mitologia grega. Estava claro que o amor era uma doença perigosa.

Larry Young fez pesquisas com ratos-calunga na Universidade Emory, em Atlanta. Esses bichinhos semelhantes a camundongos fazem parte de uma pequena minoria dos mamíferos —menos de 5%— que compartilham a propensão humana pela monogamia. Quando o cérebro de uma rata-calunga recebe uma infusão artificial de oxitocina (hormônio que produz algumas das mesmas recompensas neurais que a nicotina e a cocaína), ela rapidamente forma vínculos com o primeiro macho que estiver por perto. Um hormônio relacionado, a vasopressina, quando injetado em ratos-calunga machos (ou quando ativado naturalmente pela atividade sexual), cria desejos de formação de vínculos e ninhos.

Depois de Young ter descoberto que os ratos-calunga machos com reação geneticamente limitada à vasopressina tinham menos probabilidade de encontrar parceiras, pesquisadores suecos relataram que homens dotados de tendência genética semelhante têm menos tendência a se casar. Young especula que o amor humano pode ser desencadeado por uma “cadeia de eventos bioquímicos” que evoluiu de vínculos entre mãe e filho, formação essa estimulada nos mamíferos pela liberação de oxitocina durante o trabalho de parto e a amamentação.

Young observou que as preliminares e as relações sexuais estimulam as mesmas regiões do corpo das mulheres que as envolvidas no dar à luz e na amamentação. Essa hipótese hormonal ajudaria a explicar algumas diferenças entre os humanos e os mamíferos menos monógamos: o desejo feminino de fazer sexo mesmo quando fora de seu período fértil e o fascínio erótico masculino com os seios. Sexo mais frequente e mais atenção aos seios, disse Young, ajudariam a construir vínculos de longo prazo.

Pesquisadores obtiveram resultados semelhantes borrifando oxitocina nas narinas de pessoas, que parece intensificar sentimentos de confiança e empatia. Young disse que pode haver drogas que aumentem o desejo das pessoas de se apaixonarem.

Mas uma vacina que possa impedir as pessoas de ficarem cegas de paixão parece mais simples. “Um bloqueador de oxitocina faz com que as ratas-calunga passem a agir como 95% dos mamíferos: não formam vínculos. Elas acasalam e, se outro macho aparece, a fila anda. Se o amor tem base bioquímica semelhante, então, teoricamente, devemos ser capazes de suprimi-lo de modo semelhante”, disse Young.

01/02/2009 - 13:01h ”Do exílio ninguém regressa”

O argentino Tomás Eloy Martínez tenta com Purgatório recuperar o que o desterro lhe tirou

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Soledad Gallego-Diaz, EL PAÍS – O Estado SP

 


O purgatório, segundo a doutrina da Igreja Católica, é o processo de purificação necessário antes de se entrar no reino dos céus e passa pela dor de não desfrutar a presença de Deus, a ausência, a perda do bem extraordinário que é a contemplação do amor e do ente querido. Purgatorio é, nesse sentido, o melhor título possível para o mais recente romance do escritor argentino Tomás Eloy Martínez (Tucumán, 1934): a história de uma perda e de um exílio. Sua personagem, Emilia Dupuy, procura, durante 30 anos, seu marido detido pelos militares argentinos e desaparecido. Um dia ela o encontra num pub dos Estados Unidos: o tempo não passou para ele. “Quando você volta ao lar do qual partiu, pensa que fechou o círculo, mas percebe que sua viagem foi só de ida. Do exílio ninguém regressa”, escreve o narrador da história. Mas Emilia não acredita nele.

Seu romance é uma história terrível de perda.

Pensei muito na dor das pessoas que perderam alguém, mas, sobretudo, na dor maiúscula que significa não ver esse alguém morto. A constatação da morte é, pelo menos, uma forma de consolo. O limbo ou o purgatório de não saber o que foi feito do ser amado, onde ele está, se está morto, ou se está perguntando por você em outro lugar, é desesperador. De fato, já se fala disso na tragédia grega, quando Antígona não consegue enterrar seu irmão.

Durante a época da ditadura militar desapareceram cerca de 30 mil argentinos. Esse sentimento de perda, que é tão opressivo no romance, acomete qualquer argentino de sua geração?

Em meu caso, fui expulso de meu país pouco antes da ditadura. A motivação que me levou a escrever este livro é, precisamente, a interrupção de uma vida pelo exílio. Há dez anos de minha vida que se foram para sempre e que são irrecuperáveis. Pensei em recuperá-los mediante a escrita. A privação dos afetos é terrível. Por alguma razão, os gregos já pensavam no exílio como um castigo equivalente à morte. Eles o arrancam de seus afetos, de seus filhos, de sua vida profissional. Eles o obrigam a ser outro. E nessa “alteridade” você se perde.

Chama a atenção que suas duas personagens, Emilia e Simón, sejam precisamente cartógrafos.

Não sei bem por que, mas me preocupa há algum tempo a ideia do mapa e da semelhança entre o mapa e o romance. A escrita do romance e a realização dos mapas são, ambas, invenções da realidade, imaginações. No princípio, os seres humanos, quando não sabiam em que terra estavam pisando, imaginavam o mundo e lhe punham nomes a seu critério.

Mas, ao mesmo tempo, os mapas existem para que as pessoas não se percam, para que alguém não desapareça.

Exatamente.

A personagem de Emilia está perdida, mas encontra Simón pela formidável intensidade de seu amor. O amor é o único sentimento capaz de desencadear tanta força?

É sobretudo a ansiedade de recuperar o amor que não se viveu, que nos converte em outro ser. Como eu digo, o impulso inicial que me moveu a escrever este livro foi tratar de recuperar, mediante a escrita e a imaginação, o que o exílio me tirou. A escrita e a imaginação têm um poder maiúsculo, um poder que tratei de medir com a escrita deste romance. A ideia original era narrar a vida cotidiana dos argentinos, não os campos de concentração, não os tormentos, não as mortes horrendas, e sim a mediocridade da vida cotidiana. Sobretudo, algo que me perturbava, estando fora por tanto tempo, como não se reage, como se olha para outro lado? As ditaduras não são possíveis sem uma cumplicidade coletiva; uma certa forma de resignação ou de cumplicidade coletiva. A fonte dessa cumplicidade, acredito, é a ignorância. O grande recurso dos autoritarismos é obrigá-lo a ignorar, a que só saiba o que eles querem que saiba.

A primeira coisa que as autoridades israelenses fizeram antes de invadir Gaza foi impedir a presença de jornalistas.

Sim. E outra coisa importante. Aqui, se você denunciava o que via, o regime o denegria imediatamente como “antiargentino” e como tal o condenava. Agora, se você publica fora de Israel alguma coisa sobre o que sucede em Israel, podem muito bem chamá-lo de antissemita. Quando Israel levantou o muro, que me pareceu contrário a toda tradição da perseguição aos judeus, publiquei um artigo em La Nación, dizendo que era uma barbaridade, uma forma lenta de morte, e você não imagina a quantidade de vozes que se ergueram aqui para me acusar de antissemita.

Uma personagem que me parece interessante é a de Dupuy, o pai de Emilia. Ele não é um homem que está louco, mas que é, basicamente, um sem-vergonha.

Isso mesmo. Um canalha. Ele tem um ideal de extrema direita, militar, a ideia de construir um país sobre a ideia de “Deus, Pátria e Lar”, a espada e a Igreja, a união das armas com a fé e tudo isso misturado com a corrupção que afeta os pressupostamente incorruptíveis e se revela avassaladora. É esse também o tema de outro romance meu, O Voo da Rainha. Neste caso, é um jornalista incorruptível, que, em seu empenho em lutar contra a corrupção, se corrompe.

É tão fácil se corromper?

Se você não tem uma estrutura moral muito sólida e a corrupção não o repugna por princípio ou por vergonha, então, sim, suponho que a corrupção é uma tentação muito importante. Ela assume formas às vezes imprevisíveis. Aqui se veem infinitas formas de corrupção, inclusive você pode se converter em um corrupto sem ter consciência disso. A corrupção não é somente corrupção do dinheiro. A corrupção no jornalismo, por exemplo, é a sedução do poder, fazê-lo acreditar que você pode derrubar um ministro ou ter alguma influência maior.

Um episódio curioso no romance é o momento em que Dupuy pai visita Orson Welles para lhe propor que faça um documentário sobre os campeonatos mundiais de futebol. Cheguei a acreditar que fosse uma história possível.

Assim se criam as personagens. Conheci Orson Welles tal como Dupuy o conhece, na última tourada de Antonio Bievenida, em Toledo. Eu era um jornalista e ele estava muito envolvido na cerimônia de apartar os touros, opinando como se fosse um especialista. Eu me contive e não lhe perguntei sobre o Quixote, que ele havia deixado pelo meio. Admiro muito Welles, para mim ele é eticamente muito valioso. Pareceu-me que se o episódio não tivesse verossimilhança não poderia ter força e pus-me a estudar Welles, de modo que quando Dupuy o visita, eu sabia onde ele estava, o que fazia. Descobri que nessa época Orson Welles emprestou sua voz a um filme que se chama Genocídio, e me pareceu interessante devolver-lhe a homenagem.

Com relação à personagem de Emilia, às vezes é desesperador o tempo que ela demora para se dar conta do que se passou com seu marido, apesar das muitas pessoas que lhe contam.

Ela o explica num dado momento: “Se Simón está morto, então meu pai é um assassino e minha mãe, uma cúmplice.” E sobre a morte de seu marido, que já seria uma carga suficiente para ela, pois é a esperança que a mantém viva, teria que somar a culpa por esses antepassados assombrosos. Emilia é um reflexo, ou uma metáfora, embora a palavra me pareça um pouco presunçosa, da sociedade argentina em geral, à qual estão ocorrendo as coisas diante de seus olhos e ela não os vê. Prefere esperar que ocorram milagres. Mas Emilia não espera passivamente, porque procura de todos os modos.

A história de amor, que é tão importante no romance, seria possível pensá-la igual se a desaparecida fosse ela e Simón quem a procura?

Creio que o gênero masculino não tem, em geral, a mesma força passional e a mesma tenacidade que as mulheres têm. Por algum motivo, são As Mães da Plaza de Mayo e não Os Pais da Plaza de Mayo. Embora os maridos acompanhem o símbolo da busca e da espera, foram as mulheres que bateram de frente com a ditadura.

Seu romance tem muitas leituras possíveis: é uma história de amor, mas também um romance político, mas também um romance metafísico… É um romance sem medo.

Sem medo das consequências. Caminhar sobre uma corda bamba sem cair. Nesses temas a gente pensa qual é o limite e até onde posso avançar, e quanto mais livre você se sente, mais seguro se sente e melhor avança. De todos os meus livros, este foi o que escrevi mais rapidamente, me deixando levar.

O senhor acredita que algo que existiu um dia existe para sempre?

Um ser que existiu persiste por intermédio da memória. Por isso, o livro insiste em que a identidade de cada um de nós está nas recordações. Não só nas recordações que se tem, mas nas recordações que se deixa. Por isso o céu e o inferno são suas boas e suas más ações, aquilo que você deixou e o que permanece na memória dos outros.

TRADUÇÃO DE CELSO MAURO PACIORNIK

FLUÊNCIA NARRATIVA E BASES HISTÓRICAS MARCAM SUA FICÇÃO

CONTRA O PODER: A experiência com a ditadura militar argentina resultou em marca na militância e na ficção de Tomás Eloy Martínez, nascido na província de Tucumán, em 1934. Formado em literatura e especializado em Jorge Luis Borges, Eloy Martínez atuou como repórter na Argentina e na França, tendo iniciado a carreira jornalística como crítico de cinema. Durante o seu exílio, ele ajudou a fundar periódicos importantes como El Diario (Venezuela) e Siglo 21 (México). Ele criou o suplemento literário Primer Plano para o jornal Página/12, de Buenos Aires. Desde 1995, ele dirige o Programa de Estudos Latino-americanos da Rutgers University, em Nova Jersey. Marcados pela fluência narrativa e tramados em bases históricas, seus romances abordam, de modo geral, os efeitos do exercício do poder, visto sob um olhar cético, por vezes cáustico. Cinco de seus livros estão em catálogo: O Voo da Rainha (Objetiva), O Cantor de Tango, A Mão do Amo, O Romance de Perón, Santa Evita (todos Companhia das Letras).

18/01/2009 - 15:50h NÃO MATEM O LEITOR

Como um romance, de Daniel Pennac, pode ser um grande aliado na dura tarefa de formar bons leitores

Antonio Carlos Viana • Aracaju – SE (Fonte Rascunho)

Como um romance
Daniel Pennac
Trad.: Leny Werneck
Rocco / L&PM
150 págs.

Nenhuma leitura deve ser obrigatória, salvo uma, a de Como um romance, de Daniel Pennac, que sai agora em edição de bolso pela L&PM, em associação com a Rocco, que o publicou pela primeira vez quinze anos atrás. Todas as comissões de vestibular deviam ser obrigadas a ler esse pequeno grande livro de apenas 150 páginas. Depois de sua leitura, talvez deixassem de se preocupar com as tão temidas listas de livros que os vestibulandos devem ler para responder àquelas perguntinhas muitas vezes sem sentido. Prestariam, assim, um grande serviço à formação de leitores no Brasil.

Pennac abre seu livro com uma afirmação que não nos abandonará mais:

O verbo ler não suporta o imperativo. Aversão que partilha com alguns outros: o verbo “amar”… o verbo “sonhar”…

Bem, é sempre possível tentar, é claro. Vamos lá: “Me ame!” “Sonhe!” “Leia!” “Leia logo, que diabo, eu estou mandando você ler!”

 - Vá para o seu quarto e leia!

Resultado?

Nulo.

Assim começam os problemas de um ex-futuro leitor. Leitura obrigatória não cria leitores. Pelo contrário, afasta-os dos livros. Quantos alunos continuarão lendo com voracidade poesia e ficção depois do vestibular?

Para evitar a incidência no erro, nada melhor do que ler esse livro de título tão intrigante: Como um romance. De que romance fala Pennac? Logo, logo, o entenderemos. Sua linguagem aliciadora nada tem da monotonia dos livros de intenção pedagógica. Ele nos pega desde o primeiro instante, pois logo entendemos que ele fala da relação entre a criança que se inicia na leitura e a de seus iniciadores, os pais. Desde as primeiras historinhas, cria-se entre eles uma relação amorosa, que cresce a cada noite, antes do sono. O primeiro contato do menino com o livro se dá através dessas leituras que o deixam em permanente estado de excitação:

Sejamos justos. Nós não havíamos pensado, logo no começo, em impor a ele a leitura como dever. Havíamos pensado, a princípio, apenas no seu prazer. Os primeiros anos dele nos haviam deixado em estado de graça. O deslumbramento absoluto diante dessa vida nova nos deu uma espécie de inspiração. Para ele, nos transformamos em contador de histórias. (…) Na fronteira entre o dia e a noite, nos transformávamos em romancista, só dele.

Os pais, a criança e o livro, a trindade perfeita. Não há criança que não espere com ansiedade a hora em que os pais sentam ou deitam com ela na cama e começam a desfiar histórias, algumas lidas, outras inventadas. É um tempo de prazer, sem compromisso outro que o de viajar nas palavras. E ela quer mais, sempre mais, até que o pai ou a mãe, exaustos, a convencem a dormir. Até esse momento somos pedadogos, mas sem nenhuma preocupação com a pedagogia.

Eis que chega o dia em que a trindade se desfaz. O menino vai para a escola. Ele se entusiasma com aprender as letras, é quase um milagre juntá-las e dali sair um nome de seu mundo concreto. A primeira palavra escrita: Mamãe! “Esse grito de alegria celebra o resultado da mais gigantesca viagem intelectual que se possa conceber, uma espécie de primeiro passo na lua, a passagem da mais total arbitrariedade gráfica à significação mais carregada de emoção!“. Mas, eis que de repente…

Luta solitária
Sim, não mais que de repente, parece que tudo se esfuma: a alegria de aprender, a alegria de ler. O que todo pai ou professor observa é que a relação do menino com os livros vai se enfraquecendo. Onde foi parar aquele que gostava tanto de ouvir histórias? A leitura, que fora até então fonte de prazer, sofre uma mutação rápida, começa a se transformar num peso a carregar. Uma vez desfeita a trindade, ele terá agora de lutar solitário com um livro que parece rejeitá-lo.

Jogado o menino na escola, os pais se sentem liberados da obrigação de ler para ele como sempre faziam. Que alívio! Mal sabem que perderam seu ouvinte mais atento. Nessa hora é que deviam estar por perto, mas não estão, pois o menino cresceu, não precisa mais de sua ajuda. Finalmente, ele é capaz de se virar sozinho. Até que notam que alguma coisa não vai bem, algo está acontecendo com aquele que foi um dia leitor tão exigente. Vêm os diagnósticos: um desatento, um preguiçoso que não consegue ler um livro em quinze dias. Nunca levam em conta que o que o torna preguiçoso, desatento, é a obrigação de ler, e ler para responder a fichas de leitura, que são a morte do livro. De seu lado, os professores cobram, e caro, uma leitura que não é do interesse daquele leitor e que só faz perdê-lo. Pennac mostra o caminho:

Ele é, desde o começo, o bom leitor que continuará a ser se os adultos que o circundam alimentarem seu entusiasmo em lugar de pôr à prova sua competência, estimularem seu desejo de aprender, antes de lhe impor o dever de recitar, acompanharem seus esforços, sem se contentar de esperar na virada, consentirem em perder noites, em lugar de procurar ganhar tempo, fizerem vibrar o presente, sem brandir a ameaça do futuro, se recusarem a transformar em obrigação aquilo que era prazer, entretendo esse prazer até que ele se faça um dever, fundindo esse dever na gratuidade de toda aprendizagem cultural, e fazendo com que encontrem eles mesmos o prazer nessa gratuidade.

O que antes era prazer vira obrigação. O menino não vê mais o livro, vê o número de páginas que tem de enfrentar, sempre num prazo curto demais para ele e, o pior de tudo, para fazer uma prova. Um temor o assalta: “Como se sair bem se não o entender?” Ele está só, sente-se mais só que nunca, não há ninguém para salvá-lo. O livro passa a ser visto com inquietação, um antagonista do qual ele tem de se livrar o mais rápido possível.

Um livro não pode ser escolhido por outrem, a escolha devia ser sempre nossa. Mas há o cânone. Parece que, sem ele, as portas do futuro não se abrirão. O menino terá de ler o que professor acha que ele deve ler. O mais comum, então, é vê-lo adormecer com o livro aberto sobre o peito e, perto da prova, pedir a alguém um resumo ou, mais fácil ainda, percorrer a internet. Algo está errado. Não, não pode ser assim. Ler por obrigação nunca dará certo. Ou se chega ao livro espontaneamente ou ele será logo abandonado.

A leitura para ser boa tem de ser gratuita. Deve servir de “trégua ao combate entre os homens”, mas a escola a transforma numa guerra em que o perdedor é sempre o leitor forçado e, por conseguinte, a própria literatura. Ler devia ser sempre um presente, “um momento fora dos momentos”, um hiato de distensão dentro de um cotidiano tedioso. Quem sabe o valor da leitura não força ninguém a ler. O melhor caminho é o incentivo, ter lido e motivar o outro a procurar o livro que tanto nos entusiasmou e encheu nossas horas por dias e meses.

Daniel Pennac parte do pressuposto de que é o prazer de ler que preside todo ato de leitura e que, se ele existe, “não teme imagem, mesmo televisual e mesmo sob a forma de avalanches cotidianas”. Não adianta culpar a vida moderna, a televisão, a internet. Nada disso é empecilho para quem se habituou naturalmente à leitura. O que devemos sempre nos perguntar é : “O que fizemos daquele leitor ideal que ele (o menino) era?”. Não foi gratuitamente que o livro mágico da infância cedeu lugar ao livro hostil.

Qual a saída?
Pais, não se desesperem! Daniel Pennac traz um pouco de alento àqueles que já perderam a esperança de ver de novo o filho com um livro nas mãos, não os didáticos, mas o de um Thomas Mann, de um Dostoiévski, de um Flaubert. Se seu filho gostava de ler e não lê mais, o prazer de ler não desapareceu assim, de uma hora para outra, não se perdeu, apenas desgarrou-se e um dia será reencontrado.

Uma criança não fica muito interessada em aperfeiçoar o instrumento com o qual é atormentada; mas façais com que esse instrumento sirva a seus prazeres e ela irá logo se aplicar, apesar de vós.

A leitura deve ser algo que se oferece como ato liberador da vida insípida. Uma viagem em que não se exige nada. “A gratuidade, a única moeda da arte.”

Estimular o desejo de aprender, o entusiasmo pelo saber, seria esse o papel da escola. Ler sem cobranças, nos contentarmos em ler apenas. Abandonemos o dogma do “é preciso ler”. Ler sem alegria é não ler. As palavras pesam, o livro em breve estará fechado e, só fato de vê-lo sobre a mesa, assusta. Quando se sugere um livro é para partilhá-lo, é uma prova de amor, você quer que o outro leia aquilo que foi importante para você em certo momento da vida. A gente dá a ler aquilo que nos é mais caro. Antes de tudo, reconciliar o jovem com a leitura. Jamais fazê-lo sentir-se um pária dela.

A escola parece proscrever o prazer de seu espaço. Como se todo conhecimento fosse feito de sofrimento. Há uma dissociação entre vida e escola. “A vida está em outro lugar”, relembrando Rimbaud. Para contrariar isso, Daniel Pennac conta a história de um professor que nunca mandou um aluno ler um livro. O que ele fazia? Todo dia chegava e lia um trecho de alguma obra importante. A turma inteira ficava em suspenso, envolvida por sua leitura. Foi assim que ele despertou aqueles adolescentes para os livros. Nunca a mais leve sugestão de que fossem correndo à biblioteca, mas eles iam, voluntariamente, em busca do autor que mais os tinha tocado.

Uma aluna desse professor assim o descreve:

Ele chegava desgrenhado pelo vento e pelo frio, em sua moto azul e enferrujada. Encurvado, numa japona azul-marinho, cachimbo na boca ou na mão. Esvaziava uma sacola de livros sobre a mesa. E era a vida. (…) Ele caminhava, lendo, uma das mãos no bolso e, a outra, a que segurava o livro, estendida como se, lendo-o, ele o oferecesse a nós. Todas as suas leituras eram como dádivas. Não nos pedia nada em troca.

Ao final do ano, os alunos somavam: Shakespeare, Kafka, Beckett, Cervantes, Cioran, Valéry, Tchecov, Bataille, Strindberg. A lista era imensa. E ela continua no seu depoimento emocionado:

Quando ele se calava, esvaziávamos as livrarias de Renner e de Quimper. E quanto mais líamos, mais, em verdade, nos sentíamos ignorantes, sós sobre as praias de nossa ignorância, e face ao mar. Com ele, no entanto, não tínhamos medo de nos molhar. Mergulhávamos nos livros, sem perder tempo em braçadas friorentas.

O gosto pela leitura – é o que se depreende de Como um romance – depende do professor. Antes de tudo, ele tem de ser um apaixonado por livros. Falar que os jovens não gostam de ler é simplificar demais. Então se parte para o oposto: obrigam-nos a ler o que não querem. O resultado não podia ser outro: distância dos livros.

Então alguém se pergunta: o que fazer para colocar o livro na mão dos jovens? Se for para continuar fazendo o que estamos habituados a fazer, a melhor resposta é: NADA. Pelo grau de rejeição que eles desenvolvem em relação à leitura, vemos que as estratégias postas em prática até agora não deram resultado. Insistir nisso é burrice. O que se pode fazer é preparar melhor os professores para que transmitam sua paixão pelos livros de forma natural. Professor que não tem nos livros sua forma de viver não deveria ensinar. Professor que não tem paixão pela escrita não deveria ensinar a escrever. É preciso que sua fala transmita uma verdade que vem de dentro, nunca de fora. Sobre aquele professor do qual falei mais acima, Pennac diz:

(Ele) não inculcava o saber, ele oferecia o que sabia. Era menos um professor do que um mestre trovador (…) Ele abria os olhos. Acendia lanternas. Engajava sua gente numa estrada de livros, peregrinações sem fim nem certeza, caminhada do homem na direção do homem.

O papel do professor é o de alcoviteira. É ele que vai fazer o elo entre o aluno e o livro, casá-los para sempre. Facilitar o ato de ler, contabilizar páginas, convencê-lo de que lendo cinco páginas por dia, ao final da semana são 30 (dispensemos o domingo); no final do mês, são 120. Que lucro para quem não conseguia ler nada! O professor se transforma, assim, num estrategista da leitura.

Daniel Pennac termina seu livro listando os “direitos imprescritíveis” do leitor. Um deles é o de não ler. Não obstante, os professores de literatura e as comissões dos vestibulares ficam proibidos de exercê-lo em relação a Como um romance. Só assim será possível evitar a morte de mais leitores.

O AUTOR
Daniel Pennac
nasceu em Casablanca, Marrocos, em 1944, a bordo de um navio, filho de um oficial francês servindo nas colônias do país. É professor de língua francesa, em Paris, e um apaixonado pela pedagogia. O sucesso na literatura chegou com a série de romances sobre o personagem Benjamim Malaussène – O paraíso dos ogros, A pequena vendedora de prosa, Senhor Malaussène e Frutos da Paixão. Na década de 1980, Pennac morou por dois anos em Fortaleza (CE).

15/01/2009 - 13:56h Por um breve momento de perfeição

Complexo e delicado, O Curioso Caso de Benjamin Button, de David Fincher, convida a viajar na magia de estranha história de amor

Luiz Carlos Merten – O Estado SP

Por um breve momento, quando eles têm 43 anos cada um, as trajetórias dos personagens de Brad Pitt e Cate Blanchett se encaixam e eles se olham num espelho em O Curioso Caso de Benjamin Button. O que veem – e o espectador compartilha – é este instante em que maturidade e beleza se completam e contemplam. Mas é só isso mesmo – um instante na eternidade. No restante do tempo, ou nos 166 minutos que compõem a narrativa do novo filme de David Fincher -, Pitt e Cate vivem vidas paralelas e até inversas. Ela começa o filme como uma velha, num hospital de New Orleans sitiado pelo vento. Daqui a pouco, anunciam as autoridades, vai começar o furacão Katrina, que destruiu a cidade em 2005. Cate está morrendo, acompanhada pela filha (Julia Ormond). Enquanto esperam pelo inevitável, ela dá à filha um diário e pede que o leia em voz alta. O diário relata, na primeira pessoa, o curioso caso de Benjamin Button.

O filme que estreia amanhã teve cinco indicações para o Globo de Ouro – drama, diretor, ator, roteiro adaptado (de um conto de Scott Fitzgerald) e música. Não levou nenhuma das estatuetas da Associação dos Correspondentes Estrangeiros de Hollywood, mas já é – em janeiro! -, antecipadamente, um dos grandes filmes a que você poderá assistir em 2009. David Fincher já fez filmes como Alien 3, Seven – Os Sete Crimes Capitais, Clube da Luta e Zodíaco. É um autor que gosta de viajar nas mentes atormentadas e cujos filmes tratam, invariavelmente, de violência. Fincher nunca contou uma história de amor como a de Benjamin Button e Daisy, interpretados por Brad Pitt e Cate Blanchett. Ele nasce como um freak, uma monstruosidade. Um bebê velho que vai remoçando à medida que se desenrola o fio de sua vida. Idoso, Benjamin conhece esta garota, Daisy. Vivem vidas invertidas e só por um breve momento, diante daquele espelho, atingem a perfeição do seu relacionamento.

O Curioso Caso de Benjamin Button talvez seja o mais estranho filme a surgir de Hollywood em anos. É tão delicado, frágil, tão perfeito – por mais risco que essa palavra envolva, como definição – que quase não tem competidor, e certamente não o tem na própria obra de Fincher, por mais importantes (e influentes) que sejam alguns, ou vários, de seus filmes. Benjamin Button, dependendo da sensibilidade do espectador, poderá lhe produzir uma epifania. Se for ao dicionário, você verá que a palavra designa a manifestação do próprio Cristo aos gentios, na pessoa dos Reis Magos, quando chegaram para adorá-lo. Uma manifestação do divino, portanto. Metaforicamente, um êxtase que certas obras de arte logram produzir. Dizem os especialistas que Bach produzia sua música para que os homens pudessem se comunicar com Deus e Van Gogh, numa carta ao irmão Theo, diz que o objetivo final de sua pintura é levar um pouco de consolo aos homens. Pode parecer exagerado que Fincher tenha logrado algo parecido, e num filme produzido por Hollywood. Vai depender, claro, de sua abertura para o filme, ou da sua não resistência.

Seria tão mais fácil, quando se critica a dominação de Hollywood, se não existissem diretores como Fincher e Christopher Nolan. Se o cinemão, de vez em quando, não nos ofertasse filmes como Benjamin Button e Batman – O Cavaleiro das Trevas, que poderão estar entre os indicados para o Oscar, no anúncio que será feito no dia 22. O filme de Fincher perdeu, no Globo de Ouro, para Slumdog Millionaire, de Danny Boyle, que não é um diretor tão rico quanto Fincher – embora tenha seu interesse -, e o que isso significa? Que se pode esperar ainda mais de Slumdog Millionaire? Que o cinemão ainda é capaz de nos surpreender? Em face do mistério deste caso – deste filme – tão curioso, o espectador que não se satisfizer simplesmente com as interpretações, com a fotografia, com a música, aquele que realmente viajar na magia dessa história tão particular, muito provavelmente vai se perguntar, no fim, sobre o que é mesmo que David Fincher está tratando?

Benjamin Button fala de amor, de tempo e vento. Mas lá pelas tantas ocorre outra coisa curiosa, embora talvez não tanto quanto um bebê nascer velho e ir regredindo até… Até quando? Pois essa é uma das questões que podem atordoar o público. Como vai terminar essa história? O que vai ocorrer com Benjamin? Numa cena, algo vai acontecer com Daisy e aí é a narrativa que se inverte. Em seus filmes anteriores, Fincher já levou sua câmera a insólitas viagens pelo interior do corpo humano, ou da mente. Aqui, a viagem ?interna? é no próprio relato. Algo vai acontecer, mas o narrador se pergunta – se uma série de situações não tivessem se encadeado, se uma pessoa não tivesse se atrasado aqui, se outra não tivesse chamado um táxi ali e assim por diante, algo talvez não ocorresse e esse ?algo? talvez seja a essência de Benjamin. A fragilidade. Mais do que um conto sobre a diferença, é sobre a fragilidade humana, sobre a fragilidade de contar histórias.

Daqui a pouco, em uma ou duas semanas, você vai poder ver Austrália, de Baz Luhrmann, com Nicole Kidman e Hugh Jackman, e aquele é outro filme que também possui uma dimensão fantástica e no qual o ato de narrar também é decisivo. Na cultura aborígine australiana, você não pode mais dizer o nome de uma pessoa quando ela morre e todo o esforço do garoto, o narrador de Austrália, é para nomear a ?senhorita patroa?, interpretada por Nicole Kidman. Em Benjamin Button, as pessoas se nomeiam, têm nomes, mas o esforço é o mesmo, realçado agora pela inversão. Se o velho retrocede até virar um bebê, sua trajetória inversa significa que, num determinado momento, ele vai se esquecer de tudo e todos e fazer sua viagem para o ventre materno, ou para a morte, não importa. O filme existe para iluminar essa trajetória, para eternizar esse momento. Talvez, dependendo do espectador, seja tão emocionante quanto recuar, no imaginário, a um grande Ingmar Bergman do começo dos anos 70. Em Gritos e Sussurros, o grande diretor mostrou duas irmãs e uma ama que acompanham a agonia de uma terceira irmã, que está morrendo. Todo mundo sofre – a dor e a miséria humanas -, mas Bergman termina seu filme com as quatro mulheres de branco, num jardim, como se quisesse nos dizer que a vida vale a pena nem que seja por esse momento raro de harmonia. Mal comparando, é como a imagem de Benjamin e Daisy, de Brad Pitt e Cate Blanchett diante do espelho. Magnífico.

Trailer legendado

Serviço

O Curioso Caso de Benjamin Button (The Curious Case of Benjamin Button, EUA/2008, 159 min.) – Drama. Dir. David Fincher. 12 anos. Cotação: Ótimo

12/01/2009 - 17:46h Absolutismo infantil

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Lúcia Guimarães – O Estado SP

A cena correu mundo. O rosto da adorável Sasha Obama estava colado na janela do carro blindado que a levou para o primeiro dia de aula na exclusiva escola Sidwell Friends. Em poucas horas, os noticiários de TV perderam qualquer senso de ridículo e exibiram imagens do menu do refeitório da escola, uma dieta de alimentos orgânicos. A atenção devotada ao começo do ano letivo das duas primeiras filhas, Sasha e Malia, não é resultado de exibicionismo de seus pais. É um sintoma da infância como espetáculo.

Desde que o índice de natalidade entre americanas de mais de 35 anos disparou, na década de 80, assistimos a esta exacerbação do papel da criança no mundo adulto. A maternidade adiada aumentou de maneira expressiva entre baby boomers e continuou na geração seguinte.

O governo americano acaba de divulgar as últimas estatísticas de nascimentos, de 2006. Em destaque, o novo aumento da gravidez adolescente, depois de anos de queda, e o aumento da gravidez entre mulheres de 40 a 44 anos, o maior índice de natalidade nesse grupo desde 1968.

Meu bairro, em Manhattan, é anedoticamente apontado como o epicentro desse fenômeno. Meu olhômetro confirma a estatística informal. É comum esbarrar em nova-iorquinas grisalhas empurrando carrinhos com bebês asiáticos; ou em apressadas executivas quarentonas empurrando carrinhos com gêmeos e trigêmeos, cortesia dos tratamentos de fertilidade.

O efeito da nova dinâmica familiar já foi tema de vários livros. Pais mais velhos têm maior estabilidade financeira e maturidade psicológica. Mas as crianças têm menos chance de crescer com avós e podem ter de cuidar de pais idosos doentes num momento da vida em que ainda estão se estabelecendo profissionalmente. Era inevitável que o aumento da expectativa de vida fosse estender a idade da primeira gravidez ou da paternidade. Mas, como me lembrou a escritora Camille Paglia numa entrevista, a natureza nos pregou uma peça cruel. O custo da maternidade adiada é muito mais alto para as mulheres.

Por ter sido mãe ainda bem jovem, já enfrentei o choque inicial de observar o quarto vazio, o voo do ninho para a independência. Mas logo as mulheres de meia-idade começaram a ter filhos à minha volta. E a infância que reapareceu é bastante diferente da minha ou da infância que, aos trancos e sem consultar manuais, proporcionei à minha filha.

Nova York, capital cultural americana da neurose e da competitividade, tornou-se uma vitrine dessa hiperinfância. Ela é resultado em parte do narcisismo materno e paterno – uma pessoa de 40 anos tende a ser mais bem-sucedida do que a de menos de 25 e, portanto, mais zelosa de sua identidade social. E é fruto também da insegurança com a erosão da estabilidade no emprego e do acesso à educação. Meu pai, a certa altura, tinha três empregos, mas nunca lhe passou pela cabeça que seus cinco filhos seriam privados de boa educação e de boas chances profissionais.

Vamos concordar com o argumento de que a maternidade adiada ou a adoção na meia-idade são um fator potencial para crianças desfrutarem mães e pais mais amorosos, articulados, tolerantes e seguros.

Agora vamos, por um momento, discordar. O exército de ditadores mirins, que passei a observar, me convenceu de que esses pais iluminados estão transferindo um ônus aos filhos. O fardo de serem tão importantes.

Quem já não se viu numa festa de adultos, interrompido pelo clamor de pais de primeira viagem sobre os atributos “únicos” de uma criança? Por que a criança está acordada, ouvindo conversas maduras que não consegue entender? E, pior, solitária na responsabilidade pelo orgulho adulto – “canta aquela música que você aprendeu na escola”, “dança pra nós”, enquanto os presentes esperam voltar a discutir economia ou política, como gente grande. É melancólico.

Imagine observar o assustador e vasto mundo adulto, aos 3 anos, e ser investido de autoridade pelo que vai ser servido no jantar, pelo programa de domingo, por tantas decisões que os pais deviam tomar sem o populismo democrático que contaminou as relações de família.

Lembro de ter comentado com escárnio a insensibilidade britânica de ditados como “as crianças devem ser vistas e não ouvidas”. Pois os excessos contemporâneos me fazem clamar por crianças mais vistas do que ouvidas, protegidas desta precocidade politicamente correta estimulada pelos pais.

A imaginação infantil não é apenas refúgio, é um estágio fundamental do desenvolvimento psicológico, cultural e social. Ela se desenvolve na privacidade da criança livre de um papel tão proeminente na vida dos adultos.

Durante uma festa no fim de ano, uma amiga de 85 anos, com quatro filhos e seis netos, balançou a cabeça ao ver duas mães de meia-idade incapazes de impedir que suas duas crianças interrompessem a refeição e a conversa dos adultos. Elas confundiram o amor que sentem com a importância social dos filhos.

É exaustivo. A curto prazo, para os adultos. A longo prazo, é doloroso para os filhos que vão enfrentar sozinhos a transição de monarcas para plebeus.

11/01/2009 - 17:05h O tédio

La epidemia del aburrimiento

Lo consideran el mal por excelencia del hombre de hoy. Quien lo padece, siente el vacío abrumador de la vida. ¿Aceptarlo o huir?

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Humano, demasiado humano
Muchos lo consideran el mal por excelencia del hombre de hoy. Quien lo padece, siente el vacío abrumador de la vida. Para huir de él, algunos se alienan con el trabajo, y así se ganan, a la vez, aprobación social y desdicha; otros creen que la solución es satisfacer los deseos, pero pronto advierten que el deseo asegura el infierno. Heidegger piensa que aburrirse hace tomar conciencia de que se tocó fondo y permite así alcanzar la autenticidad. ¿Habrá que aceptar ese molesto estado de ánimo?

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Por Diana Cohen Agrest Para LA NACION – Buenos Aires, 2009

Cómo se nos habrá hecho carne que hasta Kierkegaard hace del aburrimiento la piedra fundacional de la Creación, imaginando que “los dioses estaban tan aburridos que entonces crearon a los seres humanos”. No sólo los dioses. También “Adán estaba aburrido porque estaba solo, entonces crearon a Eva. Desde entonces, el aburrimiento ingresó en la Creación”. Nietzsche no le fue en zaga cuando, con su demoledor sarcasmo, sugirió que en su descanso sabatino Dios se habría aburrido espantosamente. Y Kant aportó lo suyo cuando, a modo de consuelo del devenir de la historia misma, advirtió que, de permanecer en el Paraíso, Adán y Eva se habrían aburrido soberanamente.

Tantas citas ilustres prueban que, parafraseando a Camus, si hay un problema verdaderamente filosófico, es el del aburrimiento. Raramente reconocido en su magnitud, el tema no suele ser un objeto de reflexión de la filosofía académica ni del común de los mortales. Se trata, sin embargo ,de una experiencia inescindible de la existencia humana.

También la escritura en torno al aburrimiento corre el riesgo de resultar, precisamente, aburrida. Sin embargo, la histórica y sospechosa omisión de este asunto nos convoca a su examen: ¿Qué es? ¿Cuándo aparece? ¿Por qué aparece? ¿Por qué nos afecta? ¿Cómo nos afecta?

Aun cuando, por una suerte de reduccionismo, rotulamos con la etiqueta de “aburrido” todo aquello que no despierta nuestro interés, lo cierto es que convivimos con el aburrimiento de una manera tan atroz como imperceptible, como con “una especie de polvo. Uno va y viene sin verlo, un respira en él, uno lo come, lo bebe, y es tan fino que ni siquiera cruje entre los dientes. Pero si uno se detiene un momento, se extiende como una manta sobre el rostro y las manos”, en la descarnada descripción que de él hace Georges Bernanos en su Diario de un cura rural . El aburrimiento se apodera de nosotros, penetrando en cada intersticio con la sutileza de un escalpelo en manos de un hábil cirujano y termina por ser vivido como una compañía tan fastidiosa como irreconocible.

El aburrimiento irrumpe cuando el deseo se divorcia de los hechos, en pocas palabras, cuando no podemos hacer lo que queremos hacer o cuando debemos hacer aquello que no queremos hacer. Pero también se cierne, amenazador, cuando no tenemos ni idea de lo que queremos hacer. Podemos estar aburridos de cosas (el hastío es el alimento por excelencia de la sociedad de consumo) o de personas (de otros o hasta de nosotros mismos), aunque también podemos sentirnos aburridos cuando nada en particular nos aburre. Lo peor es que, enunciado tautológicamente, el aburrimiento es aburrido.

Pese a esta caracterización intimista, el aburrimiento no es un mero estado subjetivo sino también una característica del mundo: es tan verdad que todos los hombres son mortales como que todos, absolutamente todos, participamos en prácticas sociales saturadas de aburrimiento.

No hay nada nuevo bajo el sol

Hay quienes creen que se trata de un fenómeno relativamente reciente. Sin embargo, su origen se remonta a la Antigüedad tardía, cuando apareció un fenómeno que en griego se designó athymía y en latín, accidia (en castellano, acedia), expresiones que aludían a una condición subsumible en lo que tiempo después se difundiría con un nombre tan vago como indefinible: la melancolía. Curiosamente, los monjes eran particularmente proclives a la acedia. Alertados de un fenómeno tenido por obra del Demonio, hasta los mismos Padres de la Iglesia consideraron la acedia el peor de los pecados, no sólo porque de ella brotaban todos los demás sino porque era la expresión de cierto descontento ante la Creación de Dios, ante cuya sombra amenazadora hasta San Jerónimo exhortaba con festiva piedad: “Bebed, hermanos, bebed, para que el diablo no os halle ociosos”.

A partir del Renacimiento, la acedia enclaustrada en los muros de la vida monacal fue desplazada por la melancolía, cuya sede era un alma indisociable de un cuerpo carnal, que había sido celebrado en la Antigüedad clásica y era redescubierto por el Humanismo. Fue precisamente un médico y hombre de ciencia inglés, Robert Burton, quien condensó su novedosa concepción en un célebre ensayo publicado en 1621. En su Anatomía de la melancolía , con un espíritu más científico que apocalíptico, diagnosticó que lejos de ser atribuible a Satanás, la melancolía es una enfermedad que suele atacar particularmente a las gentes consagradas al estudio, cuyas meditaciones pueden fácilmente caer en un mórbido rumiar. A modo de fármacos anímicos, Burton recomendaba un tratamiento tan natural como placentero: diversificar las actividades y frecuentar menos los libros y más las mujeres hermosas, cuya vista regocija el corazón, siempre y cuando el trato con ellas se ejerciera -se cuidaba de aclarar el galeno- en el marco de una vida equilibrada. Sin embargo, pese a sus tan floridos consejos, su autor terminaba por admitir que no existe un remedio universal para ese mal.

La melancolía perduraría en la obra de Freud, quien en Duelo y melancolía declaró que el melancólico vive la pérdida del objeto de amor como una pérdida del Yo. Este empobrecimiento del Yo es vivido por la subjetividad como una confrontación con una vida vaciada de su sentido. En el mismo campo del psicoanálisis, Lacan finalmente reconoce en el aburrimiento su estatuto bien ganado en Televisión , donde, frente a las clásicas seis pasiones del alma propuestas por Descartes en el siglo XVII (la admiración, el amor y el odio, el deseo, el gozo y la tristeza), despliega otras tantas en versión aggiornata : la felicidad, el gay saber, la beatitud, el mal humor, la tristeza y, pues no podía faltar, el aburrimiento. Semejante linaje teórico no es suficiente, sin embargo, para dotar al aburrimiento de un bien ganado estatuto epistémico: exonerado del campo de las patologías, el aburrimiento no suele ser de interés ni para los psicológos ni para los psiquiatras, aun cuando es vivido como una pérdida de identidad que denuncia el corte entre el sentido y el vacío de sentido.

Aunque dignas de atención, acedia y melancolía se distinguen sutilmente del aburrimiento: mientras que la primera era una noción moralmente demoníaca, atribuible a unos pocos elegidos, el aburrimiento es una condición psicológica que nos afecta a todos. Y mientras que la melancolía hunde sus raíces en una tradición aristocrática, asociada a la sensibilidad y a la belleza, el aburrimiento es un descastado.

En Filosofía del tedio (Tusquets, 2006), Lars Svendsen baraja la hipótesis de que, visto desde la historia de las ideas, el Romanticismo sentaría las bases del aburrimiento contemporáneo, exacerbado por la proclama de la muerte de Dios, en cuya estela el sujeto pierde el sentido de la trascendencia y comienza a verse como un individuo que debe realizarse a sí mismo. Al hombre, confrontado con ese mandato inmanente, la vida cotidiana se le antoja ni más ni menos que una prisión.

Los méritos (o, nunca mejor dicho, los deméritos) del aburrimiento no son pocos, en particular si nos guiamos por el juicio de Kierkegaard, para quien “es la raíz de todo mal”, desde las adicciones hasta los desórdenes de la alimentación, pasando por el vandalismo, la depresión, la violencia y las conductas de riesgo, placebos sociales que funcionan como efímeros remedios que, al fin de cuentas, justifican el imaginario medioeval en el que la acedia figuraba entre los frutos de poderes demoníacos. Cuando se perpetúa, se transforma en el taedium vitae , el tedio de la vida ante el cual la jurisprudencia de la antigua Roma legitimaba el derecho al suicidio. Pues así como se ha dicho que el aburrimiento aportó más infelicidad al mundo que todas las pasiones juntas, incluso más que el Mal provocado por todas las guerras juntas, se ha dicho a su favor que ha puesto fin a numerosos males, por la simple razón de que terminaron por resultar aburridos. En Prejudices: A Philosophical Dictionary (1983), Robert Nisbet sostiene que la quema de brujas fue abandonada como práctica no por motivos legales, morales o religiosos, sino simplemente porque la gente pensó: “Una vez que viste una quema, viste todas”.

El undécimo mandamiento: “Diviértete”

Si la fórmula para superar el aburrimiento parece hoy empujar al yo más allá de sí, es porque el yo quiere encontrar algo novedoso, algo distinto de lo mismo que amenaza hundirlo en el aburrimiento. Según una lógica transgresora, todo placer impulsa la búsqueda de un nuevo placer para evitar la rutina de lo mismo, en un movimiento que persigue la búsqueda de nuevos límites que puedan ser transgredidos. Vivimos arrojándonos a lo nuevo, con la ilusión de que eso nuevo nos proporcionará, generosa y finalmente, un sentido personal. Pero ese intento está destinado, una y otra vez, al fracaso, pues esa promesa de un sentido personal jamás se cumple. Y además, porque lo nuevo rápidamente se torna una rutina. George Bernard Shaw ilustró lúcidamente esta imposibilidad de origen cuando reconoció que “hay dos catástrofes en la existencia: la primera, cuando nuestros deseos no son satisfechos. La segunda, cuando lo son”, coronando esa existencia pendular denunciada por Schopenhauer, quien notaba que cuando deseo lo que no tengo, sólo obtengo sufrimiento, y que cuando el deseo es satisfecho, sólo obtengo aburrimiento.

Esta exacerbación del deseo insatisfecho ha sido un caldo de cultivo del aburrimiento, “privilegio” por excelencia del sujeto de la Posmodernidad, quien sumido en la cultura del ocio corre en procura de divertimentos para matar el tiempo superfluo. Su maleabilidad se explica porque el aburrimiento no se conecta con necesidades reales sino con el deseo. Y el deseo suele traducirse en una constante búsqueda de estímulos sensoriales, lo único que, hoy por hoy, parece resultar “interesante”. En su manifestación más perversa, la exhibición obscena de violencia gratuita se sostiene en la premisa marketinera de sacudirnos el aburrimiento. A propósito de los efectos mediáticos sobre el deseo, Orrin Klapp exploró el impacto de la información en la calidad de vida de la cultura contemporánea. En Overload and Boredom: Essays on the Quality of Life in the Information Society , Klapp sostiene que, pese a todos sus esfuerzos para escapar de ese destino, la sociedad de la información se ha tornado una cultura tan saturada de pseudoconocimientos como aburrida. De la metralla constante de flashes “en vivo y en directo”, resulta un desgaste del sentido. El ruido y la redundancia, añade, reemplazaron la resonancia y la diversidad del mundo nacido de la Ilustración. Así pues, traicionando los ideales dieciochescos, en lugar de emular el Progreso, la sociedad de la información se ha vuelto entrópica, desordenada, de lo que resulta un déficit en la calidad de vida.

En una línea semejante, en La tragedia educativa, Guillermo Jaim Etcheverry observó que los hijos -cuando no los mismos padres- suelen tildar a la escuela de “aburrida”, calificativo más apropiado para un programa de televisión o para un festival de rock. Banalmente, se aspira a imitar el modelo Disneylandia, aun a costa de que el mandato de ser divertido penetre, como un fluido viscoso, en actividades tradicionalmente no asociadas a la diversión. Traducido en el registro discursivo, participamos directa o indirectamente de esta suerte de reduccionismo infantojuvenil, dominado por una retórica empobrecida donde todo es “divertido” o, con suerte, “redivertido”.

El vacío del tiempo en el aburrimiento no es un vacío de acción porque, en verdad, siempre acontece algo: el vacío del tiempo es el vacío del sentido. No importa tanto lo que hacemos o el objeto al que nos dirigimos (mirar una y otra vez el reloj) sino estar ocupados en algo sin importar cuán intrascendente sea (como puede serlo el mero contar cuántas moscas hay adheridas al vidrio de la ventana). Y aunque mejor vistos, los “pasatiempos”, expresión autorreferencial si la hay, son medidas paliativas toda vez que el tiempo, en lugar de aparecérsenos como un horizonte de oportunidades, se nos antoja como algo que ha de ser engañado, ocupándolo ilusoriamente en la creencia de que nos liberaremos del vacío del aburrimiento.

Si cada cosa tiene su propio tiempo, Heidegger observa que el aburrimiento aparece cuando el tiempo cronológico y el tiempo subjetivo no coinciden. Una circunstancia casual viene a cuento: cuando, consternados, nos enteramos de que un vuelo fue reprogramado y despegará con siete horas de retraso, nos vivimos anclados e impotentes en un bloque temporal que se nos ha impuesto, más allá de nuestra voluntad, y sobre el que no ejercemos control alguno. Sin consulta previa con nuestro deseo, se nos ha robado un tiempo que sólo atinamos a llenar con actos tan irrisorios como devaluados en cuanto no elegidos: en el peor de los casos, vagabundear por el duty free o comer una hamburguesa, en el mejor, leer de un tirón una novela que queríamos disfrutar sin ser forzados a hacerlo por factores extemporáneos.

Taxonomías del aburrimiento

En Bouvard y Pécuchet , Flaubert distingue el aburrimiento común del aburrimiento moderno, el “común” es el anhelo de poseer un objeto deseado (un amor perdido, un objeto suntuario, cualquier cosa que por el momento se me presenta inalcanzable), mientras que el llamado “moderno” es el anhelo mismo de deseo que se siente una vez perdida la capacidad de sentir deseo (propio del abúlico a quien el mundo se le antoja aburrido y desea, simplemente, recuperar la capacidad de desear). Kundera complejiza esta clasificación, pues en La identidad se refiere a tres clases de aburrimiento: el aburrimiento pasivo (la chica que baila y bosteza), el aburrimiento activo (los aficionados a los hobbies , al sudoku, a los crucigramas y a los rompecabezas) y por último, el aburrimiento rebelde (los jóvenes que incendian autos y rompen vidrieras).

Una última clasificación que atiende a sus modalidades, distingue el aburrimiento situacional, semejante al aburrimiento común de Flaubert, que es aquel que sentimos durante una actividad especifica (esperamos a alguien, escuchamos una conferencia); el aburrimiento de la saciedad (cuando uno tiene demasiado de lo mismo); el aburrimiento creativo, caracterizado no por su contenido sino por sus resultados (nos sentimos obligados a hacer algo nuevo). Y por último, el aburrimiento existencial -otro nombre para el aburrimiento moderno de Flaubert- que es siempre un estado de ánimo que nos invade toda vez que nos resulta aburrido el mundo como tal.

Terapéutica del aburrimiento

A menudo no puedo identificar exactamente qué me aburre. Heidegger lo ilustra con una situación por la cual, quien más, quien menos, todos pasamos alguna vez: una vez concluida una agradable velada con amigos, vuelvo a casa y me doy cuenta de que, en verdad, me aburrí espantosamente toda la noche. El “pasatiempo” no se dio en una situación, era la situación. Y la conciencia tardía del aburrimiento es la conciencia del vacío revelado en la toma de conciencia de que podría haber hecho otra cosa durante ese tiempo. En ese escenario, piensa el filósofo alemán, la tarea del aburrimiento es llamar la atención sobre esta ausencia. Este “tocar fondo”, precisamente, puede ser el inicio del retorno hacia una dimensión existencial, haciendo del aburrimiento una experiencia que conduzca hacia la autenticidad. Pese a los esfuerzos heiedeggerianos redentores de ese estado del ánimo, se le ha criticado al filósofo que, con su optimismo residual de creer que puede ser superado, permanece preso de la lógica de la transgresión.

A la solución de Heidegger de rescatar el aburrimiento como fuente redentora de sentido, se han contrapropuesto un puñado de terapias más pedestres. Por ejemplo, nos repetimos hasta el cansancio que el aburrimiento se cura a fuerza de sudor. Sin embargo, quien recurre al trabajo como remedio confunde la desaparición temporaria de los síntomas con la cura de la enfermedad. Ya Theodor Adorno asoció el aburrimiento a la alienación en el trabajo, idea ilustrada magníficamente por la célebre escena del clásico Tiempos modernos , donde Chaplin encarna risueña y lúcidamente al obrero que, reiterando una y otra vez un único movimiento, se ha metamorfoseado en una mera prótesis de la máquina, con la cual comparte la ausencia de autodeterminación en el proceso productivo. Incluso la expresión “tiempo libre” alude al lapso en que no se trabaja, cuando en rigor de verdad no se es ni más ni menos libre en un tiempo que en otro, ni necesariamente tiene más sentido uno que otro. Lo que cambia es el rol, en uno somos productores y en el otro, consumidores. Milan Kundera, en La identidad , observa que antiguamente los oficios se ejercían con pasión, el zapatero conocía de memoria cuánto calzaba cada uno de los habitantes del pueblo, y cada ocupación creaba una forma de ser. “Hoy somos todos iguales, mancomunados por nuestra apatía compartida hacia el trabajo. Esa apatía se ha tornado una pasión. La única gran pasión colectiva de nuestro tiempo.” El trabajo ya no ofrece una respuesta, y cuando parece serlo, es apenas un vano intento de huir del tiempo.

Una vez desestimada la cura a través del trabajo, ¿acaso puede ser superado por un acto de la voluntad? Bien mirado, estimular a quien siente un profundo aburrimiento diciéndole algo así como “ponele ganas” es como ordenarle a un enano ser más alto de lo que es. Porque lo cierto es que el aburrimiento es más una cuestión de sentido que de pereza, desocupación o vagancia.

La aceptación

En lugar de hacer del aburrimiento, su destino, otros rescataron el ideal filosófico de la ataraxia, esa imperturbabilidad de ánimo gracias a la cual alcanzaríamos cierto equilibrio emocional, mediante la disminución de la intensidad de nuestras pasiones y deseos. Lejos de ser malo, proclaman, es un sentimiento natural que nos asalta cuando sentimos que no somos productivos. Pero lo cierto es que si no se tolera cierto grado de ese mal, se vive una vida reducida a huir del aburrimiento. Frente a esa amenaza, y una vez resignados ante el factum del aburrimiento, se dice que en lugar de ser abolido, debería ser incorporado como un dispositivo tan funcional a la psiquis como lo suelen ser el temor, la ira o la indignación.

En una suerte de apología, lejos de buscar un antídoto, tal vez se trate de hacer del aburrimiento una parte esencial a la condición humana. Como el nacimiento, el sexo o la muerte, una más entre las tantas otras por aceptar. O, por qué no, tal vez hasta por celebrar. Reconciliándonos con él, como cuando redescubrimos a un antiguo y entrañable amigo de quien, con el tiempo, aprendimos a querer sus defectos.

09/01/2009 - 12:46h Gotas

Mais ou menos grana?

A nomeação de Rodrigo Garcia é noticiada de maneira diferente na Folha e no Estadão. Veja os dois artigos reproduzidos aqui no blog (Kassab reforça sua turma; Ex-sócio de prefeito é “promovido” de secretaria). No Estado SP, Rodrigo Garcia tem pasta reforçada mas perde verba; na Folha SP ele sai de uma pasta sem orçamento para mais dinheiro e poder na máquina. A Folha informa que Rodrigo Garcia foi sócio de Gilberto Kassab, omitido pelo Estadão. Já este último informa sobre o cargo atribuído ao tesoureiro da campanha de Kassab, Flávio Chuery, que coordenará a pasta de Garcia.

A importância desta promoção, completada com a de Miguel Bucalem na nova Secretaria de Desenvolvimento Urbano, aparecerá sem dúvida nos grandes assuntos empresariais da cidade: revisão do Plano Diretor, Habite-se, alvarás, mobília urbana que reintroduzira a publicidade nas ruas da cidade etc.

 

 

Sexismo

http://tribunadonorte.com.br/fotos/29454.jpgEstão de parabéns a Embratur e o Ministério de Turismo (foto Luiz Barretos, ministro da pasta) em requerer da justiça a retirada de um folheto sexista que procura promover o turismo no Rio de Janeiro apelando parte das brasileiras como “máquina de sexo bunduda”.

A publicação “Rio For Partiers” (Rio para festeiros) trata as mulheres como objetos sexuais e as divide em categorias segundo a dificuldade ou facilidades em leva-las para a cama. Segundo a Embratur, o guia “viola a dignidade humana e expõe o povo brasileiro a situação vexatória”. A publicação, vendida pela internet, é editada em inglês pela Solcat Publishing Editora e está em sua 7ª edição.

 

 

Folha médio orientada

uri_avneri.jpgA Folha aproveitou os equívocos da nota assinada por Ricardo Berzoini e Valter Pomar, acusando os israelenses de “prática típica do Exército nazista”, para procurar no governo de Israel alguém que desqualifique a disposição do governo brasileiro em contribuir para a mediação do conflito.

Depois de pedir a opinião do Ministro de Assuntos Sociais de Israel, procurado pela Folha na cidade israelense de Ashkelon, sobre a nota do PT (que o entrevistado aparentemente desconhecia até encontrar o repórter da Folha), o jornalista pede para o ministro considerar se seria “relevante” a oferta de mediação do governo do Brasil. Como o ministro considera positiva a iniciativa brasileira, o jornalista volta à carga para saber se a nota do PT não descredencia o Brasil como mediador.

Apesar dos seus esforços, a Folha não consegue transformar a nota dos dois dirigentes petistas em atrito diplomático entre o governo brasileiro e o governo de Israel. Ainda bem.

O desatino da comparação feita pelos petistas não é um monopólio, como bem mostra Marcos Guterman no artigo A Hitler o que é de Hitler. Uri Avneri, o conhecido pacifista israelense, fez comparação semelhante (na foto) durante passeata em Tel-Aviv dizendo que os pilotos israelenses agem como os pilotos nazistas (Israelenses e palestinos manifestam pela paz). Minha concordância com Marcos Guterman não me impede considerar a tentativa da Folha um desserviço à informação e uma tentativa torpe de tentar fabricar incidentes.

 

 

Drummond

A língua girava no céu da boca

A língua girava no céu da boca. Girava! Eram duas bocas, no céu único. O sexo desprendera-se de sua fundação, errante imprimia-se nos seus traços de cobre. Eu, ela, elaeu. Os dois nos movíamos possuídos, trespassados, eleu. A posse não resultava de ação e doação, nem nos somava. Consumia-nos em piscina de aniquilamento. Soltos, fálus e vulva no espaço cristalino, vulva e fálus em fogo, em núpcia, emancipados de nós. A custo nossos corpos, içados do gelatinoso jazigo, se restituíram à consciência. O sexo reintegrou-se. A vida repontou: a vida menor.

Carlos Drummond de Andrade

 

 

 

Amor — pois que é palavra essencial

 

Amor — pois que é palavra essencial

comece esta canção e tudo a envolva.

Amor guie o meu verso, e enquanto o guia,

Reúna alma e desejo, membro e vulva.

Quem ousará dizer que ele é só alma?

Quem não sente no corpo a alma a expandir-se

até desabrochar em puro grito

de orgasmo, num instante de infinito?

O corpo noutro corpo entrelaçado,

Fundido, dissolvido, volta à origem

http://www.s-y-s.cn/text/ewebeditor/UploadFile/200687194325578.jpgDos seres, que Platão viu contemplados:

é um, perfeito em dois; são dois em um.

Integração na cama ou já no cosmo?

Onde termina o quarto e chega aos astros?

Que força em nossos flancos nos transporta

a essa extrema região, etérea, eterna?

Ao delicioso toque do clitóris,

já tudo se transforma, num relâmpago.

Em pequenino ponto desse corpo,

a fonte, o fogo, o mel se concentram.

Vai a penetração rompendo nuvens

e devassando sóis tão fulgurantes

que nunca a vista humana os suportara

mas, varado de luz, o coito segue.

E prossegue e se espraia de tal sorte

que, além de nós, além da própria vida,

como ativa abstração que se faz carne,

a idéia de gozar está gozando.

E num sofrer de gozo entre palavras,

menos que isto, sons, arquejos, ais,

um só espasmo em nós atinge o clímax:

é quando o amor morre de amor, divino.

PhotoQuantas vezes morremos um no outro,

no úmido subterrâneo da vagina,

nessa morte mais suave do que o sono:

a pausa dos sentidos, satisfeita.

Então a paz se instaura. A paz dos deuses,

estendidos na cama, qual estátuas

vestidas de suor, agradecendo

o que a um deus acrescenta o amor terrestre.

Carlos Drummond de Andrade

Fotos Jean-Loup Sieff

Fonte portal Germina


 

Gotas, por Luis Favre

29/12/2008 - 19:25h A poesia de Bárbara Lia

Renée Magritte

http://keynes.scuole.bo.it/ipertesti/arte_cinema/opera3magritte.jpg

PROFANA

A cor do amor é branca,

e o amor tem uma covinha do lado direito do rosto

e o amor me olha como alguém

que jamais vai tirar a minha calcinha

e gozar o céu dentro de mim.

O amor sempre vai me olhar

como se eu estivesse num altar de papel.

Para o amor, eu sou uma rima

e rima não tem vagina.

Para o amor, eu sou uma ode

com uma ode ninguém fode.

Eu sou um verso alexandrino

jamais tocado pelo herdeiro deste nome.

Eu sou a palavra, e a palavra, a palavra é Deus

Deus ninguém come, mas

será que beber

pode?

Fico equilibrando a vida, como seus dedos ontem — Equilibrando-se, brancos nas cordas, na mais bela dança. Foram eles que me puxaram para perto naquela noite no palco do Hermes. Foi brancura de luz que é só beleza. Eu sei que muito tempo vai passar, sem que eu veja algo mais belo que suas mãos e sem que eu deseje ser outra pessoa, que não ela, que te tirou o cabaço, baby… Pois soa no final com uma certeza lúdica, que você a amou.

Não só o corpo entende? Como se eu quisesse um fiapo da eternidade que ela teve. Que ela queria apenas como aconchego, e que eu quero como amor…

Estas luzes que são teus dedos, como um manto de mariposas, que eu fosse um mundo inteiro para elas valsarem quando você pousasse no corpo antigo, judiado, esquecido e triste, que te alisa em um travesseiro branco, teus dedos brancos, a primavera inteira.

BEIJA SUAVE A MINHA NUCA

…”demorei a entender que és mulher

e carregas outonos na nuca”

Luiz Felipe Leprevost, em Ode Mundana

Uma pinta de beleza

brotou sob o seio esquerdo,

para o menino

devorador de sinais de beleza.

Rito de oferta,

olhando este corpo mascavo com digitais

impressas,

buscando um poro virgem para plantar

a pétala,

e te oferecer depois

— rosa a ser desvirginada —

Um dia, li os versos epifânicos,

do amigo solar — profeta

sem saber —

que há em mim apenas outonos

para esfriar verões de acordes…

e o amigo do amigo solar

nem sabe,

do mantra que eu repeti meses a fio,

a caminhar por ruas e corredores e

antes de adormecer, recitando suave

como prece:

beija suave a minha nuca!

beija suave a minha nuca!

beija suave a minha nuca!…

de outonos adornada… e a pinta recém-nata,

gota de meu coração que vazou sobre a pele,

ou um prêmio extra que trouxe destas noites

em que adentro oceanos estranhos

e te procuro entre as estrelas naufragadas.

Bárbara Lia é professora de História e escritora. Vive em Curitiba-PR. Publicou os livros de poesia O sorriso de Leonardo (Curitiba: Kafka Edições Baratas, 2004); Noir (Curitiba: Ed. independente, 2006) e O sal das rosas (São Paulo, Lumme Editor, 2007). Fonte Germina.

21/12/2008 - 15:03h Casamento é ‘missão quase impossível’, afirma psiquiatra

http://bodymagnetix.co.nz/UserFiles/Image/16_%20sleeping%20couple.JPG

Maria Vianna – O GLOBO

Arquivo O Globo

RIO – Antes de mais nada, esqueça a idéia de “felizes para sempre”. Esta é a sugestão do psicoterapeuta Eduardo Ferreira-Santos, médico-supervisor do Serviço de Psicoterapia do Instituto de Psiquiatria do Hospital da Clínicas de São Paulo, autor do livro “Casamento, missão quase impossível”, lançado este mês pela editora Claridade. Para o médico, manter a individualidade é a base para uma união feliz. Em entrevista ao site do Globo, ele aponta os principais problemas que levam ao fim de um relacionamento e mostra os caminhos para quem quer ser mais feliz no amor.

Por que dizer que o casamento é uma missão ‘quase’ impossível? Não seria uma afirmação meio radical?

Sim, de fato é. A expressão ‘quase’ foi colocada apenas para mostrar que, em alguns casos e com muito esforço de ambos os cônjuges, é possível manter uma relação matrimonial estável, saudável e verdadeira. O crescente número de divórcios e a observação de que tantos casamentos se mantêm apenas na aparência, mantidos por motivos financeiros, de dependência emocional e de pressão social mostram claramente o quanto é difícil a convivência e a manutenção de um vínculo verdadeiro e duradouro.

A sexualidade permite e propicia a intimidade necessária à manutenção da união


Quais os principais motivos que fazem um casamento fracassar?

O principal motivo, na minha maneira de ver, é a imposição de que o coletivo deva prevalecer sobre o individual em uma relação estável. Em tempos modernos, em que se luta tanto pela individualidade, surgem enormes conflitos de interesse que, se não trabalhados exaustivamente através do diálogo franco e aberto em busca do consenso, levam fatalmente à situação de concessões, de submissão de um ou de outro que, por sua vez, levam ao desgaste pessoal devido às frustrações geradas. As frustrações, como se sabe, geram sentimentos antagônicos de depressão e raiva, acumulando-se ao longo do tempo e exigindo reparações por parte daquele que submete o outro e que, por fim, esgotam a expectativa de uma vida feliz e harmoniosa a lá “Família Margarina”.

Por que as pessoas ainda se casam? Há motivos certos e motivos errados que levam a um casamento ou isto é uma questão individual?

Há vários enfoques teóricos que procuram explicar este fenômeno, desde o biológico (a tendência natural à perpetuação da espécie) até o meramente social que ainda exige a qualificação de casado ou mesmo descasado, com observações pejorativas em relação às ’solteironas’ ou ’solteirões’, além da intensa propaganda subliminar ou mesmo explícita de uma suposta estabilidade só encontrada na família. O fator psicológico que fica entre o biológico e o social é um determinante importante, pois as pessoas acreditam que sozinhas estão incompletas e procuram em um outro a “outra metade da laranja”, na esperança de se sentirem completas e satisfeitas.

Como explicar casais que se juntam, brigam sem parar e não conseguem se separar?A explicação mais plausível para este fato é a dependência, seja ela financeira ou emocional. Há, ainda, mesmo com toda a evolução ocorrida nos últimos tempos, particularmente com a ascensão da mulher no mercado de trabalho, uma enorme dependência econômica e emocional que torna principalmente a mulher uma refém do marido provedor e estabilizador.

Sexo é fundamental para um casamento feliz?

Sim, pois ainda numa visão romântica, a sexualidade permite e propicia a intimidade necessária à manutenção da união. Por outro lado, o “sexo por sexo” tem se tornado tão banalizado que perde em muito pelo quesito respeito, em minha opinião, o fundamental para uma união feliz.

A falta de comprometimento consigo mesmo e com a própria vida acaba por levar as pessoas a realizarem atos impensados e desastrosos


Há características comuns em pessoas que são mais felizes em relacionamentos e que conseguem manter relações saudáveis?

Acredito que há dois lados nesta questão. Um deles, a maneira mais antiga, é o daquelas relações que parecem estáveis e felizes porque um dos cônjuges abdicou de sua individualidade e, inconscientemente, se deixa submeter pelo outro, “curtindo” sua solidão a dois em nome de pressões culturais . A outra forma, como já falei, é a mais trabalhosa, pois exige um constante diálogo através das longas e cansativas “discussões da relação”, a DR, como já se fala jocosamente, em que ambos procuram encontrar pontos de vista em comum sobre as várias adversidades que a vida apresenta.

Como saber se é a hora certa de se casar ou de se separar?

Não creio que haja uma hora certa para casa ou para se separar. Na verdade, penso que ambos devam estar bastante conscientes do ato que estão por realizar e saibam avaliar com clareza o que este ato significa na vida de cada um e, no caso de uma família, nas implicações para os filhos. Penso que a falta de comprometimento consigo mesmo e com a própria vida acaba por levar as pessoas a realizarem atos impensados e desastrosos, com repercussões traumáticas, muitas vezes para o resto da vida.

20/12/2008 - 20:04h Pornografia e Erotismo

Fonte Germina Literatura — Revista virtual de literatura e arte editada por Lucia Farias, Silvana Guimarães e Mariza Lourenço. Publica ensaios, resenhas e tem excelentes antologias de poesia e contos em seções como Uns, Outros, Poucos, Raros. Estes textos a seguir são da seção eróticos&pornográficos

por Dirceu Villa

Introdução

Tendo em vista evitar uma distinção de valor absolutamente ridícula, que vários teóricos e artistas propuseram (Boris Vian e José Paulo Paes, por exemplo) entre pornográfico e erótico, em que o pornográfico se destinaria pura e simplesmente ao estímulo sexual e o erotismo abocanharia a parte “nobre“, refinada e artística¹, entendamo-nos: erótico é um texto de poses, calculados subterfúgios que representam a sexualidade, e pornográfico é aquele que fala francamente, com todas as tão temidas palavras. Ambos igualmente artísticos, ambos podem igualmente ser bons ou maus, como o gentil leitor e a não menos gentil leitora poderão julgar adiante.

(mais…)

13/12/2008 - 18:58h Professora sexagenária conta em livro como achou amor e sexo com um anúncio de jornal

Maria Vianna – O Globo

A professora Jane Juska. Foto: Reprodução

RIO – A vida da professora de inglês Jane Juska, 71 anos, mudou radicalmente após um anúncio no jornal. Cansada com o ritmo pacato da aposentadoria e de quase três décadas de abstinência sexual, ela decidiu voltar à ativa de forma criativa. Colocou um aviso em um jornal com a seguinte mensagem: “Antes de completar 67 anos – no próximo mês de março – gostaria de fazer muito sexo com um homem de que eu goste”. A quantidade de respostas surpreendeu Jane, que acabou colocando suas aventuras sexuais no livro “Uma mulher de vida airada – Memórias de amor e sexo depois dos 60″, recém-lançado no Brasil pela editora Rocco.

- O que mais me surpreendeu foi a alegria que estes encontros me deram. Conheci homens interessantes, que gostaram de mim, com os quais troquei muitas idéias, que me acharam linda, inteligente, e colocaram minha auto-estima lá em cima. O melhor de tudo é que três desses homens viraram grandes amigos, e ainda conheci meu parceiro atual, com quem estou há cinco anos – disse Jane.

Em entrevista ao site do Globo, ela conta como foi trilhar este caminho, no mínimo, inusitado.

Como era seu dia-a-dia antes da publicação do anúncio?

Minha vida era boa. Tinha acabado de me aposentar após trabalhar durante 35 anos como professora de inglês no ensino médio e em universidades. Com mais tempo livre, percebi que apenas uma cosia faltava em minha vida: sexo.

As críticas vão sempre existir, e muitas vezes virão de mulheres invejosas ou reprimidas com vidas miseráveis que adorariam estar no seu lugar


De onde partiu a decisão do anúncio?

A idéia veio depois do conselho da minha analista, que sugeriu que eu voltasse ao mercado afetivo de forma criativa. Tive muito medo de críticas, então fiz isto no mais absoluto sigilo, não contei para ninguém o que estava prestes a fazer. Sabia que ia ser criticada, principalmente se o anúncio tivesse uma resposta boa. Mas, ao mesmo tempo, já tinha tomado a decisão e nada ia me impedir de seguir meu plano.

Teve medo das respostas?

Sim, principalmente de não receber nenhuma resposta ou, pior, marcar um encontro e ser rejeitada por causa de minha aparência. Também tive muito medo de me machucar, tanto fisicamente como emocionalmente. Imagina se eu encontrasse um louco que resolvesse me bater… Acabou que sofri sim, mas por causa de um homem por quem me apaixonei e que não queria nada comigo. Chorei muito, e por toda a cidade de Nova York. Mas superei a tristeza ao conhecer outros homens.

Sua idéia de prazer mudou depois desta aventura?

Claro. Percebi que os homens também misturam sexo e amor. Aprendi que uma vida sexual boa ajuda a deixar a vida mais feliz. Acho que depois de tudo isso, minha vida ficou praticamente perfeita. Encontrei um novo amor e fiquei muito amiga de quatro homens que conheci graças ao anúncio. Entendi que mulheres têm o direito de expressar a sexualidade do jeito que quiserem. Meu conselho, depois disso tudo, é: “corra atrás do que você quer”. As críticas vão sempre existir, e muitas vezes virão de mulheres invejosas ou reprimidas com vidas miseráveis que adorariam estar no seu lugar.

12/12/2008 - 19:33h Executivos respondem à recessão com adultério

http://www.maison-du-muscat.com/images/blog/fr%C3%A8res%20Rabus%202.jpg

Lucy Kellaway – Financial Times – VALOR

No último mês eu arrumei 247 homens. Um trabalho ligeiro em apenas quatro semanas, mas eu me esforcei bastante. Durante meu período sabático no “Financial Times”, eu mandei e-mails de forma obsessiva para estranhos em um site de adultério da internet, participando, assim, do que descobri ser a atividade recessiva mais quente da cidade.

Entre os meus novos namorados estão um ex-poderoso administrador de fundo de hedge, muitos banqueiros agora ociosos, alguns empresários, vários diretores de empresas, um músico conhecido, alguns advogados corporativos e um construtor bastante sexy.

http://www.investigacao-virtual.org/images/traicao_virtual.jpgDuvido que era isso que o “Financial Times” tinha em mente quando decidiu que seus jornalistas deveriam receber uma folga de quatro semanas a cada quatro anos trabalhados, para o auto-aperfeiçoamento. Também não era o que eu tinha em mente quando embarquei em meu período sabático: minha intenção era escrever um romance.

Então, quando entrei pela primeira vez no “Illicit Encounters” (”Encontros ilícitos”), o mais sofisticado dos sites extra-conjugais, foi para pesquisar o adultério na internet para o meu livro. Mas, meia hora após colocar meus detalhes no site (sob o pseudônimo de Sophie Scribe), consegui 20 namorados e, uma hora depois eu já estava fisgada. Quatro semanas mais tarde, saí de tudo aquilo me sentindo um pouco suja e mais que ligeiramente incomodada com a maneira como a vida real é muito mais excitante que o livro que estou escrevendo.

O “Illicit Encounters” é parecido com uma sauna em que 230.000 profissionais casados trocam olhares lascivos por entre uma névoa virtual em busca de alguém que possa ser o amante ideal.

Enquanto estive no site, percebi que os negócios pareciam particularmente velozes entre aqueles que afirmam trabalhar no setor financeiro. Várias e várias vezes fui abordada por homens usando nomes como “Alpha 123″, ou “Civilised”, ou “CityGent”, cada um contando a mesma história: sou um banqueiro bem sucedido, agora com tempo livre, em busca de emoções/amor/romance/sexo casual, etc.

Cheia de curiosidade, entrei em contato com os donos do site para saber o que estava acontecendo. Eles me disseram que, desde setembro, o número de registros de homens londrinos trabalhadores do setor financeiro aumentou quase 300%. Ao que parece, quanto mais frio o mercado de trabalho, mais quente o mercado de adultério.

Se os números me surpreenderam, os próprios homens me surpreenderam ainda mais. Aqueles com quem conversei não eram devassos, e também não pareciam vulgares. Com freqüência, estavam sendo adúlteros pela primeira vez e eram do tipo “banqueiro careca da porta ao lado”, em vez de mais sedutores.

http://buenoecostanze.adv.br/images/stories/Estatutos/adulterio.jpg

Para aqueles leitores que nunca tiveram uma experiência do tipo, talvez eu deva explicar como o site funciona. Para manter o sigilo, todos usam nomes falsos e os membros revelam suas fotografias apenas para os membros em que sentem confiança. Isso foi um problema delicado para mim, dada a alta densidade de leitores do “Financial Times” que sempre estavam online.

À menor espiadela em minha foto, vários deles fugiram apavorados dizendo: “Meu Deus, você é Lucy Kellaway?”. Além de encontrar pessoas que lêem o “Financial Times”, me deparei até mesmo com uma que já escreveu para o jornal. Isso me levou para uma nova área da etiqueta no ambiente de trabalho: qual é a maneira correta de se comportar quando você tromba com alguém que conhece em um site de adultério? Atrevo-me a dizer que isso acontece mais e mais. De fato, um resultado da minha infiltração de quatro semanas nas vidas dos adúlteros é que agora eu suspeito que todo homem tem uma vida dupla no “Illicit Encounters”.

Na semana passada, almocei com John Quelch, professor de marketing da Harvard Business School, e perguntei a ele o que ele achava que isso significa. Por quê tantos executivos experientes estão respondendo à recessão com o adultério?

Ele disse que, numa recessão, as pessoas querem ser abraçadas. Isso me pareceu uma explicação bem fraquinha. Certamente há maneiras mais fáceis de ganhar abraços do que colocar o casamento em risco. Abraçar uma criança, ou- se a pessoa estiver desesperada- até mesmo a esposa parece ser mais fácil e seguro.

Ele disse que é exatamente este o ponto: a atração despertada pelo risco. Os banqueiros estão sofrendo com um déficit de risco: suas vidas profissionais foram compulsoriamente limadas de risco e isso pode ser uma maneira de compensação, acrescentar risco às suas vidas privadas.

Se for verdade, dá para imaginar qual será o resultado macro. Se houvesse uma grande mudança na tomada de riscos, dos mercados financeiros para o mercado doméstico, isso significaria uma instabilidade doméstica em massa com o aumento das taxas de divórcio e assim por diante?

Os criadores do site gostam de afirmar que, ao fornecerem um mercado bem comportado para o adultério, eles na verdade estão criando estabilidade doméstica. Setenta por cento dos clientes do “Illicit Encounters” afirmam ter atração pelo adultério como uma alternativa ao divórcio, e não como precursor dele. Pode não ser engraçado de todo, mas parece ser um pouco cedo para tirar qualquer conclusão de uma maneira ou de outra.

Entretanto, não é cedo demais para tirar três outras conclusões depois que passei um mês entrando no site. A primeira é que as pessoas que ainda estão no trabalho parecem ter muito tempo livre das 9h às 17h. A segunda é que todo mundo mente: eles diminuem a idade e aumentam sua atração, a freqüência com que vão à academia de ginástica, o bom humor e assim por diante.

A última lição é uma que já conhecemos: mais homens estão interessados em adultério do que mulheres. O site tenta corrigir isso com preços diferenciados, cobrando 119 libras dos homens por mês, enquanto as mulheres podem entrar de graça. Mesmo assim, o desequilíbrio persiste e agora sei que os meus 247 pretendentes podem não ter se rendido totalmente ao meu charme. Eu comentei sobre o site com uma amiga e ela se registrou. O número de namorados que ela conseguiu depois de apenas uma semana: 295.

Lucy Kellaway é colunista do “Financial Times”. Sua coluna é publicada quinzenalmente na editoria de Carreiras

06/12/2008 - 15:48h A fase libertadora da mulher começa aos 40?

Maria Vianna – O Globo

DivulgaçãoRIO – Para a escritora Andrea Franco, a chegada dos ‘enta’ não precisa ser sinônimo de crise. Autora do recém-lançado “40, sim, e daí?”, um manual de bem-estar para mulheres nesta faixa etária, ela garante que a chegada da maturidade pode ser o início de uma fase libertadora. O importante é adquirir conhecimento e equilíbrio emocional, diz Andrea, para saber tirar proveito do que o momento tem de melhor. Em entrevista ao site do Globo, ela revela algumas dicas que colheu com especialistas e mulheres que aprenderam a encarar a vida de outra forma depois que apagaram quarenta velinhas.

Por que escrever um livro para mulheres de 40?

Porque acho importante que as pessoas vejam que a maturidade pode fazer bem para uma mulher. Infelizmente, a nossa cultura, a sociedade, vê a mulher a partir dos 40 anos como uma velha, como alguém que ‘já deu o que tinha que dar’. A mulher sempre foi e ainda é, mais cobrada do que o homem em vários aspectos e, entre eles, sem dúvida, está a questão da idade. Há uma gradativa mudança nesse quadro, mas ainda há preconceito e essas coisas me incomodam muito! Então, eu quis mostrar que essa é uma etapa da vida que pode ser enriquecedora e feliz. Que a mulher pode ser, sim, bonita e desejada também a partir dos 40 anos. E que a chegada dos ‘enta’ não é nenhum bicho-de-sete-cabeças. A mulher pode fazer dessa a melhor fase da vida! E eu também quis entender o que a maturidade nos proporciona. Achei importante falar de uma idade emblemática, que chega para a maioria das mulheres como um divisor de águas, marcada por muitas mudanças e que costuma vir acompanhada de alguma crise.

A mulher sempre foi e ainda é, mais cobrada do que o homem em vários aspectos e, entre eles, sem dúvida, está a questão da idade


Quais as principais angústias das entrevistadas?Como disse uma das psicólogas que eu entrevistei, pode ser angustiante perguntar “e agora?”. Como é uma fase de rever e avaliar as realizações, de constatar que metade da vida já passou, o balanço da própria existência pode desencadear uma angústia ou uma crise. Os questionamentos nessa fase da vida costumam ser : “será que eu fiz tudo o que eu queria?”, “o que esperar daqui para a frente?”, “o que eu quero realmente da vida?”, “o que é melhor para mim?” , “vou conseguir emprego?” e “vou continuar sendo atraente para os homens?”.

Eu percebi com as minhas entrevistadas que essa fase pode não ser um mar-de-rosas, mas está longe de ser algo dramático, pesado ou terrível. Algumas se sentem muito melhor do que aos 30 e até do que aos 20. Todas são unânimes quanto ao fato de que o melhor em ter 40 anos é a maturidade, há uma auto-estima grande. Ela sabe o que quer, do que é capaz, já sabe quem ela é.

Hollywood tem valorizado a mulher de40. Os homens mais jovens também. Como vê esta tendência?Talvez seja porque eles já perceberam que essa mulher “vende”. Ou seja, vários setores de consumo estão se rendendo às mulheres que chegaram à maturidade, as quais, além de buscarem qualidade de vida, têm alto poder aquisitivo. Elas são bem-informadas, independentes e podem pagar caro pelos seus luxos. Elas se tornaram público-alvo da mídia e dos segmentos de cosméticos, editorial e moda. É a new age woman, a mulher que se conserva bonita e não aparenta a idade que tem. A mulher madura está se tornando mais interessante física e economicamente. E para reforçar ainda mais esta tendência, as marcas de cosméticos têm como garotas propagandas quarentonas como Sarah Jessica Parker, Demi Moore, Linda Evangelista, Julianne Moore, Andie McDowell, entre outras. Em relação ao sucesso com os homens mais jovens, deve ser porque a experiência dessas mulheres as deixam mais sexy aos olhos deles.

Há mudanças na forma como percebem o amor?

Há uma pesquisa em que diz que a mulher nessa fase está disposta a deixar bem claro do que gosta num relacionamento. Uma de minhas entrevistadas disse que a mulher de 40 é mais sexy, mais voraz e que funciona melhor na cama porque sabe o que fazer com o corpo. Se a saúde física e emocional estiverem em dia, a mulher de 40 estará vivendo a plenitude de sua sexualidade, especialmente se estiver realizada profissionalmente e tiver desenvolvido uma relação de intimidade, cumplicidade e confiança com seu companheiro.

A idéia do vínculo afetivo e sem erotismo entra em discussão. O casamento deixa de ser “até que a morte os separe” e passa a ser encarado como construção diária, um aprendizado. Aumenta o número de mulheres chefes de família que encaram o divórcio sem trauma em prol de uma felicidade sexual mais rica e criativa. A atração nessa faixa etária é um requisito essencial para manter um relacionamento duradouro e novos vínculos ampliam a possibilidade do compromisso sem o caráter ou modelo definitivo.

Como superar o fantasma da idade?

Percebo que para muitas mulheres isto ainda é sim um problema, porque muitas ainda mentem a idade, mas isso é devido a cobrança da sociedade machista. Muitas são vulneráveis à sociedade de culto ao corpo e se influenciam pela idéia de que só se pode ser bonita aos 20 anos, só se é feliz jovem. Isso também se deve ao fato de vivermos numa cultura ocidental, que prioriza a aparência em detrimento do conteúdo, da sabedoria. O ocidental não convive muito bem com a idéia do envelhecimento. Envelhecer parece algo que deve ser empurrado cada vez mais para a frente, um castigo contra o qual se deve lutar a todo custo.

As marcas de cosméticos têm como garotas propagandas quarentonas como Sarah Jessica Parker, Demi Moore, Linda Evangelista, Julianne Moore e Andie McDowell


Como superar? Compreendendo que a vida também tem suas estações, e que o chamado “outono da vida” pode ter o mesmo prazer e alegria do verão e da primavera. Ter interesse pela informação, que não deixa de ser uma forma de poder. Não ficar vulnerável a informações distorcidas e preconceituosas. Com essa ferramenta nas mãos, ela vai notar que pode ser uma fase de maior crescimento. Se a mulher se gostar, se cuidar, a idade cronológica não contará, pois aparentamos a idade com a qual nos sentimos. Assumir a própria idade pode ser uma forma de libertação.

Que conselhos você daria para uma mulheres com medo de envelhecer?

Não sei se seria um conselho, mas acho importante destacar que é fundamental, desde já, cultivar outros valores, como a cultura, o conhecimento, um hobby, a profissão, bons relacionamentos com a família e os amigos e não focar só na aparência física. Se a mulher valoriza somente a beleza e a juventude, estará abrindo as portas para a depressão. Não adianta fugir do inexorável: todos nós envelhecemos. Se a beleza e o físico são os mais importantes para determinadas mulheres, em detrimento do seu conteúdo, do que elas são como pessoas, o envelhecimento vai ficar mais pesado. Se a pessoa não consegue aceitar esse processo, a psicoterapia pode ajudar muito.

06/12/2008 - 14:03h Amor de perdição e de estranhezas

Definido como sublime ou grotesco, A Fronteira da Alvorada é para se gostar ou odiar com sua poética do sobrenatural

Luiz Carlos Merten – O Estado SP

No cinema desde 1966, Philippe Garrel precisou esperar 25 anos, até a consagração de J’Entends Plus la Guitarre no Festival de Veneza de 1991, para ser finalmente levado a sério. Até então, por razões de economia, ele fazia filmes mudos e era o próprio diretor, roteirista e operador de seus filmes, construindo cenas descoordenadas, situações que pareciam sem vínculos e personagens sem motivações aparentes. Tudo isso era radical demais, mesmo num país com a tradição do cinema de autor da França. A máxima de Garrel sempre foi polêmica – para ele, o espectador deve ir ao cinema para flutuar, em busca de sensações. Mas foi assim que ele virou um dos arautos da pós-modernidade do cinema francês. Mais recentemente, Garrel alcançou um inesperado sucesso com Amantes Constantes (Les Amants Reguliers), em que se debruçou sobre as próprias memórias de Maio de 68, colocando seu filho Louis Garrel na pele do protagonista. De novo com Louis, Philippe Garrel rachou o Festival de Cannes, em maio, com seu novo filme A Fronteira da Alvorada que estréia hoje.

Desta vez, nem Cahiers du Cinéma ousou atribuir a cotação máxima – o palmarès – ao autor que é um de seus queridinhos. Na sessão de imprensa, alguns críticos ficaram tão desconcertados que sua reação foi rir nervosamente da história de fantasmas do diretor francês de 61 anos (Garrel nasceu em 1947). Num encontro com jornalistas no stand da Unifranc, Garrel pareceu não se importar muito com isso: “Toda reação é possível, ainda mais num festival como Cannes, no qual as pessoas são submetidas a todo momento a choques provenientes de diferentes culturas. As histórias de fantasmas fazem parte da tradição oral e literária de praticamente todo mundo. A integração dos fantasmas à vida real chega a ser uma vertente específica do cinema japonês”, ele observou.

Duplamente na contracorrente – por contar uma história de fantasmas que não é de terror e por ter sido fotografado (por William Lubitchansky) em preto-e-branco -, A Fronteira da Alvorada foi feito com outro título, Le Ciel des Anges, O Céu dos Anjos, que faz referência a um verso de Louis Aragon. Só depois que o filme ficou pronto foi que Garrel resolveu mudar, considerando A Fronteira da Alvorada mais apropriado para a história do fotógrafo (Louis) que se envolve com uma estrela de cinema em crise (Laura Smet, filha de Nathalie Baye e Johnny Hallyday). Ele vai fotografá-la para um trabalho, seu marido está longe (em Hollywood). Tornam-se amantes, mas a estrela morre e passa a assombrá-lo num espelho. Entra em cena outra mulher, de temperamento oposto. Por intermédio dela, o protagonista encara a possibilidade de uma felicidade mais burguesa.

Interessado em criar uma poética do sobrenatural, Garrel optou por efeitos primitivos, muito simples, e essa talvez seja a parte mais interessante de seu filme. Um crítico tentou focar a comparação com o clássico Aurora, de Friedrich W. Murnau, mas o próprio Garrel admite que pensou mais em Spirite, de Théphile Gautier, para evocar a força da ligação amorosa contra o tempo e a angústia da paternidade, que são, para ele, os temas de seu filme. Ele revelou que seu método de direção de atores evoluiu muito mesmo em relação a um filme recente como Amantes Constantes. Há mais de dez anos Garrel é professor de interpretação, escolhendo entre seus alunos os mais mais talentosos, que gosta de colocar em cena, contracenando com profissionais. É o caso, em A Fronteira da Alvorada, de Clémentine Poidatz, que faz a namorada burguesa de Louis Garrel. Para o filme que estréia, ele alugou um teatro, no qual os atores ensaiavam continuamente cenas e diálogos até que o diretor se desse por satisfeito. Por causa dessa preparação intensa, ele diz que uma tomada é suficiente, raramente refilmando o plano (qualquer plano). Outro segredo de Garrel: “Gosto de filmar na ordem cronológica das cenas. Isso facilita a inserção de novas cenas e novos diálogos, sem produzir nenhuma contradição para os personagens.” Ele também monta o filme à medida que o realiza. É uma questão de economia, mas também de método. “É como no tempo da nouvelle vague e, depois, se houver algum problema, fica mais fácil refazer.” Definido ora como sublime (por alguns poucos admiradores mais intensos), ora como grotesco (pela maioria), A Fronteira da Alvorada não se destina ao gosto médio. Faz mais o gênero do filme para amar ou detestar. E, por mais coisas bonitas – e isoladas – que tenha, é bastante inferior ao que de melhor produziu o autor. Isso inclui não apenas J?Entends Plus la Guitarre, mas também o cultuado Amantes Constantes. O que pode ajudar a tornar o programa atraente é o ator. Louis Garrel, afinal, não é apenas o favorito de seu pai, mas também de Chistophe Honoré, em filmes como Em Paris e Canções de Amor, que já entraram na categoria de ‘obras de culto’.