14/11/2008 - 15:56h França: Congresso do Partido Socialista procura uma sínteses

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Ségolène Royal, Bertrand Delanoë e Martin Aubry, o trio em disputa pela liderança dos socialistas franceses

Cinq enjeux pour un congrès

Le Monde – Christine Garin et Jean Michel Normand

1. Peut-il se doter d’un leader ?

Depuis le retrait de Lionel Jospin, en 2002, le Parti socialiste (PS) ne parvient pas à se choisir un leader incontesté. François Hollande ne s’est jamais imposé dans l’opinion et Ségolène Royal a porté les espoirs de la gauche à l’élection présidentielle de 2007 sans entraîner tout le PS derrière elle. Cette crise de leadership (et son corollaire, la bataille des chefs) nuit à l’image que les socialistes donnent d’eux-mêmes. Et empêche le parti de s’inscrire dans le jeu des institutions de la Ve République qui ont installé l’élection présidentielle au centre de la vie politique.

Le mode de désignation du premier secrétaire – élu par l’ensemble des adhérents le 20 novembre – plaide pour des candidatures de personnalités emblématiques. Ségolène Royal, qui porte l’idée d’une modernisation du parti, dispose d’une aura dont les autres dirigeants socialistes sont privés. Elle bénéficie, en outre, de l’acquis de sa campagne présidentielle. Sa motion est arrivée en tête mais sa personnalité reste controversée. Elle est considérée par certains comme un élément extérieur au PS, ce qui rend plus ardue sa capacité à réaliser une synthèse.

Martine Aubry, qui symbolise une pratique et un discours plus traditionnels, peut, elle aussi, prétendre concourir. Tout comme Benoît Hamon, nouvelle figure de l’aile gauche. Mais il leur faudrait, pour être élus, parvenir à construire une alliance alternative sur un projet qui serait forcément en opposition avec la motion qui a été placée en tête par les militants.

Le ou la futur(e) premier(e) secrétaire ne portera pas forcément les couleurs du PS à l’élection présidentielle de 2012. Parmi les partisans de Mme Royal, mais aussi chez certains de ceux qui soutiennent Bertrand Delanoë ou Martine Aubry, l’idée d’organiser des “primaires ouvertes” aux sympathisants fait son chemin.

2. Peut-il avancer des idées neuves ?

Jusqu’à présent, le PS est apparu comme un parti en fin de cycle. Faute d’avoir su renouveler son logiciel, il s’est retrouvé distancé par une droite qui a refait synthèse derrière Nicolas Sarkozy. Néanmoins la réflexion a avancé sur plusieurs points.

Inspiré des pays sociaux-démocrates d’Europe du Nord, le concept d’un “Etat préventif”, capable de s’attaquer en amont aux inégalités sociales (notamment en matière d’éducation et de santé), est évoqué. Alors que l’allergie à l’impôt se développe, il permet de dépasser la question de l’Etat-providence. L’idée du donnant-donnant fait son chemin : le PS suggère de n’accorder que sous conditions (conclusion d’un accord salarial, actions de reclassement, entreprises exportatrices) les allégements de charges dont bénéficient les entreprises.

Ségolène Royal va plus loin et demande que les entreprises bénéficiaires qui délocalisent remboursent les aides publiques qu’elles ont pu recevoir. Le thème du développement durable est mieux pris en compte que par le passé. En revanche, la réflexion du PS sur des sujets comme la protection sociale, l’immigration, les nouvelles technologies mérite d’être approfondie.

3. Peut-il retrouver un discours européen?

Il est loin le temps où les échanges entre Lionel Jospin, tenant du “réformisme de gauche”, et Tony Blair ou Gerhard Schröder, artisans du social-libéralisme, dominaient les débats au sein d’une social-démocratie européenne en plein renouveau. Presque partout, la gauche a quitté le pouvoir et le PS ne joue plus qu’un rôle secondaire au sein du Parti des socialistes européens (PSE), en raison principalement des profondes divisions nées du référendum constitutionnel de 2005.

Dans cette période économique troublée, sa faible audience internationale est d’autant plus curieuse que deux de ses proches occupent des fonctions importantes : Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international (FMI) et Pascal Lamy à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). A priori, les élections européennes de juin 2009 s’annoncent délicates pour le PS, qui avait réalisé, en 2004, un score élevé (28,9 %). Face à la crise économique, le PS va bâtir sa campagne autour d’une plate-forme commune avec le PSE. Le message sera centré sur la nécessité d’instaurer une puissance publique européenne et des instruments de régulation efficaces de la sphère financière.

4. Peut-il se rénover?

Vieux, usé, fatigué : ces qualificatifs, adressés par Lionel Jospin à Jacques Chirac pendant la campagne présidentielle de 2002, pourraient parfaitement s’appliquer aujourd’hui au PS, au moins dans la perception qu’en ont l’opinion et de nombreux adhérents. La rénovation du parti sera un enjeu central du congrès, avec une ligne de partage entre la motion de Bertrand Delanoë et celle de Ségolène Royal. Martine Aubry reste, elle, dans une réserve prudente sur la question. Forte du mouvement d’adhésion – large mais éphémère – qu’elle avait suscité avant les primaires socialistes à l’automne 2006, Mme Royal défend l’idée d’un “parti de masse”. Une orientation qui vise à “ringardiser” ceux qu’elle appelle les tenants du “vieux parti”, à commencer par le maire de Paris qui reste arc-bouté sur le principe d’un “parti de militants” dans la tradition jospinienne.

L’ancienne candidate à l’élection présidentielle veut changer, pour sa part, la nature du parti et repousser ses limites. Le PS façonné par François Mitterrand est un parti d’élus et une machine électorale qui a n’a jamais dépassé 220 000 adhérents. C’est le parti “d’une avant-garde”, selon l’expression de Lionel Jospin, pas un parti de masse. Mme Royal souhaite modifier tout cela. Elle plaide pour “un grand parti, démocratique, populaire et de mobilisation sociale”, avec des responsabilités “décentralisées aux fédérations”, et qui développe “de nouvelles formes de militantisme” en direction des salariés et de la société civile. Pour recruter de nouveaux adhérents, elle envisage, en outre, un montant de cotisation symbolique.

La question des primaires reste à régler même si Mme Royal l’a mise, provisoirement, au “Frigidaire”. L’ancienne candidate n’a jamais caché qu’elle entendait poursuivre dans la voie ouverte en 2006, même si elle n’a jamais précisé ses intentions – primaires ouvertes aux autres partis de gauche ou aux seuls sympathisants socialistes -, les fameux “adhérents à 20 euros revisités” ? M. Delanoë est, pour sa part, hostile à tout dispositif de désignation du candidat à l’élection présidentielle qui déborderait le cadre strict des “militants” dûment estampillés.

5. Peut-il faire alliance avec le centre?

Son nom est rarement prononcé mais l’ombre du président du MoDem, François Bayrou, plane sur le congrès. Faux procès ou vrai clivage ? La question des alliances avec le centre a pesé lourd dans la campagne du congrès de Reims. Bertrand Delanoë qui a pu sans difficulté, pour sa réélection à la Mairie de Paris en mars, se passer d’une alliance avec le MoDem, en a fait un sujet de divergence affiché avec Ségolène Royal. Cette dernière avait, en vain, tendu la main à François Bayrou entre les deux tours de l’élection présidentielle.

Par ailleurs, les élections municipales ont été l’occasion d’alliances locales avec le MoDem, à Lyon, Dijon, Lille, Grenoble ou Marseille. Elles ont concerné des élus signataires de la motion de M. Delanoë comme de celle de Mme Aubry, ainsi que Mme Aubry elle-même. En septembre, le bras droit de Mme Royal, le député européen Vincent Peillon, avait déclaré à Libération : “Si l’on veut battre la droite de Sarkozy, il faudra bien entrer dans un débat sincère avec les centristes qui pourrait déboucher à terme sur un contrat de gouvernement.”

Depuis, Mme Royal s’efforce de désamorcer ce débat. Dans le document de travail “ouvert” qu’elle a remis aux tenants des autres motions, lundi 10 novembre, elle souligne qu’il faut “fédérer la gauche”. “La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement, stipule le texte (…). C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s’adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite.”

Christine Garin et Jean Michel Normand

09/03/2008 - 23:17h França: não foi um tsunami, mas a onda rosa é bem forte

Le résultat des municipales en un coup d’œil

Pierre Haski (Rue89)

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défaite de la droite et de Sarkozy au premier tour de municipales

Vous vous réveillez lundi matin sans avoir écouté les infos, et vous voulez avoir une vision rapide et synthétique du premier tour des élections municipales? Rue89 a pensé à vous.

Un premier tour marqué par une vague rose bien réelle, sensible dans la plupart des grandes villes à commencer par Paris et Lyon, un désaveu du gouvernement qui s’accompagne toutefois d’une bonne résistance individuelle de certaines personnalités de droite, comme Alain Juppé à Bordeaux (la seule grande ville qui reste solidement ancrée à droite ce dimanche soir), et de certains membres du gouvernement, comme Laurent Wauquiez et Luc Chatel qui font de belles prises à la gauche.

S’y ajoute un MoDem placé de manière ambiguë en position d’arbitre dans plusieurs villes, et qui devra se prononcer plus clairement dans les prochains jours, et enfin une extrême gauche vigoureuse dans plusieurs villes. Etat des lieux.

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09/03/2008 - 18:01h Sarkozy é reprovado no primeiro teste

sarko_agricola.jpgReali junior, correspondente do jornal O Estado de São Paulo e fino conhecedor da política francesa resumiu a situação as vésperas do primeiro turno das eleições municipais na França: Sarkozy, entre o desastre e a derrota.

O que indica a boca-de-urna deste domingo é uma derrota da direita, porem aparentemente não um desastre. O próximo domingo acontece o segundo turno nas cidades que não elegeram uma chapa majoritária já no primeiro, ele poderá mostrar a amplidão desta derrota e se acabará sendo um desastre ou uma derrota municipal. O Partido Socialista sai vencedor deste primeiro round, com 47% contra 40% a UMP, o partido de Sarkozy e várias cidades passaram das mãos da direita para a esquerda. É o caso de Tourcoing, antes governada pela direita. Em outras cidades os socialistas podem ganhar no segundo turno. As contas definitivas ficam para a próxima semana, mas a derrota da direita é o fato maior deste primeiro teste eleitoral de Sarkozy. LF

09/03/2008 - 08:27h Sarkozy, entre o desastre e a derrota

Eleição municipal reflete situação delicada da direita francesa, cuja maior esperança é a popularidade de Fillon

Reali Júnior – O Estado de São Paulo

François Fillon, Primeiro-Ministro é a esperança perante o desabamento da popularidade de Sarkozy

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Dez meses após a nítida vitória de Nicolas Sarkozy, a direita francesa encontra-se numa situação delicada. No dia das eleições municipais, ela é levada a optar entre a derrota ou o desastre, segundo revelam de forma quase unânime os institutos de pesquisas de opinião.

Trata-se de uma derrota prevista, porém de conseqüências ainda desconhecidas, por ser uma eleição municipal com aspectos nacionais. A relação de forças atual favorece os socialistas, com 44% das intenções de votos, enquanto os conservadores têm 41%.

O próprio Sarkozy, para reduzir os efeitos de uma derrota, decidiu antecipar algumas das decisões previamente anunciadas, como desmentir que prepara um rigoroso plano econômico. Ele afirma também que acelerará seu programa de reformas para o país e promete levá-lo até o fim, seja qual for o resultado da votação municipal.

Esse é o primeiro teste eleitoral de Sarkozy, cuja popularidade está fortemente abalada não apenas por ele não ter cumprido suas principais promessas eleitorais, mas também por seu comportamento político e privado – com um casamento com a cantora Carla Bruni apenas três meses após divorciar-se de Cécilia. Esses episódios prejudicaram a imagem de Sarkozy e contribuíram para a inversão de posição em relação a seu premiê, François Fillon, que tem 55% de popularidade, enquanto o presidente não ultrapassa os 38%.

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16/10/2007 - 18:38h "ÇA S’APPELLE LES DROITS DE L’HOMME"

Bayrou prêt à signer avec la gauche un recours devant le Conseil constitutionnel

Le Monde

‘avais indiqué dès dimanche au Zénith que je signerai le recours au Conseil constitutionnel”, a indiqué, mardi 16 octobre, François Bayrou, président de l’UDF-MoDem, confirmant ainsi qu’il s’associerait au recours que compte déposer la gauche devant le Conseil constitutionnel une fois le projet de loi sur l’immigration adopté, en raison de la disposition sur les tests ADN.

“J’espère que beaucoup d’autres le signeront, tous ceux qui ont indiqué que cette disposition pose un problème de conscience et de valeurs pour la société française”
, a ajouté le député des Pyrénées-Atlantiques. “Ce genre de texte met en cause des choses beaucoup plus profondes que les clivages politiques. C’est pourquoi je signerai, si j’en ai la possibilité, le recours”, a-t-il ajouté alors que la commission mixte parlementaire a maintenu, mardi, l’amendement ADN tel que l’a voté le Sénat.

“ÇA S’APPELLE LES DROITS DE L’HOMME”

De son côté, l’UMP François Goulard, qui avait participé au meeting de la gauche dimanche au Zénith, s’est vivement fait rappeler à l’ordre mardi par le premier ministre. François Fillon a en effet tancé le député du Morbihan, lors de la réunion heddomadaire du groupe UMP de l’Assemblée nationale, à laquelle ce dernier n’a pas pris part, ont rapporté plusieurs députés ayant assisté à la réunion.

Le député “villepiniste”, qui avait soutenu la candidature de François Bayrou lors de l’élection présidentielle, a également très fortement critiqué l’amendement permettant le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial. “Il y a des choses qui nous dépassent, qui appartiennent à tous les Français, à tous les hommes et femmes de cette planète : ça s’appelle les droits de l’homme”, avait-il fait valoir dimanche pour expliquer sa présence à la tribune d’un meeting organisé par Libération et Charlie Hebdo contre les tests ADN.

“Pour un gouvernement qui prône l’ouverture, pour un président de la République qui a répété qu’il aimerait qu’il y ait davantage d’ouverture, je ne vois pas comment on peut s’étonner qu’un membre de l’UMP aille avec des gens dont il ne partage pas les idées”, a répondu, mardi, François Goulard.