06/10/2009 - 20:25h O importante, é a rosa

Rosa
Foto Martin Kovalik


Gilbert Bécaud – L important, c’est la rose

L’important, c’est la rose

por Gilbert Bécaud

Toi qui marches dans le vent
Seul dans la trop grande ville
Avec le cafard tranquille du passant
Toi qu’elle a laissé tomber
Pour courir vers d’autres lunes
Pour courir d’autres fortunes
L’important…

L’important c’est la rose
L’important c’est la rose
L’important c’est la rose
Crois-moi

Toi qui cherches quelque argent
Pour te boucler la semaine
Dans la ville tu promènes ton ballant
Cascadeur, soleil couchant
Tu passes devant les banques
Si tu n’es que saltimbanque
L’important…

L’important c’est la rose
L’important c’est la rose
L’important c’est la rose
Crois-moi

Toi, petit, que tes parents
Ont laissé seul sur la terre
Petit oiseau sans lumière, sans printemps
Dans ta veste de drap blanc
Il fait froid comme en Bohème
T’as le cœur comme en carême
Et pourtant…

L’important c’est la rose
L’important c’est la rose
L’important c’est la rose
Crois-moi

Toi pour qui, donnant-donnant
J’ai chanté ces quelques lignes
Comme pour te faire un signe en passant
Dis à ton tour maintenant
Que la vie n’a d’importance
Que par une fleur qui danse
Sur le temps…

L’important c’est la rose
L’important c’est la rose
L’important c’est la rose
Crois-moi

29/09/2009 - 17:23h Um jardim extraordinário

http://weblogs.clarin.com/antilogicas/archives/en%20el%20jardin.jpg

Sasho Kamburov – Em um jardim

Charles Trenet

Charles Trenet
JARDIN EXTRAORDINAIRE

C’est un jardin extraordinaire:
Il y a des canards qui parlent anglais.
Je leur donne du pain, ils remuent leur derrière
En me disant “Thank you very much, Monsieur Trenet”.
On y voit aussi des statues
Qui se tiennent tranquilles tout le jour, dit-on
Mais moi, je sais que, dès la nuit venue,
Elles s’en vont danser sur le gazon.
Papa, c’est un jardin extraordinaire:
Il y a des oiseaux qui tiennent un buffet.
Ils vendent du grain, des petits morceaux de gruyère.
Comme clients ils ont Monsieur le maire et le Sous-Préfet.

Il fallait bien trouver, dans cette grande ville maussade
Où les touristes s’ennuient au fond de leurs autocars,
Il fallait bien trouver un lieu pour la promenade.
J’avoue que ce samedi-là je suis entré par hasard…
Dans, dans, dans…

Un jardin extraordinaire,
Loin des noirs buildings et des passages cloutés.
Y avait un bal que donnaient des primevères.
Dans un coin de verdure, les petites grenouilles chantaient
Une chanson pour saluer la lune.
Dès que celle-ci parut, toute rose d’émotion,
Elles entonnèrent, je crois, la valse brune.
Une vieille chouette me dit: “Quelle distraction!”
Maman, dans ce jardin extraordinaire,
Je vis soudain passer la plus belle des filles.
Elle vint près de moi, et là me dit sans manières:
“Vous me plaisez beaucoup, j’aime les hommes dont les yeux brillent!”

Il fallait bien trouver, dans cette grande ville perverse,
Une gentille amourette, un petit flirt de vingt ans
Qui me fasse oublier que l’amour est un commerce
Dans les bars de la cité,
Oui, mais oui mais pas dans…
Dans, dans, dans…

Mon jardin extraordinaire.
Un ange du Bizarre, un agent nous dit:
“Étendez-vous sur la verte bruyère,
Je vous jouerai du luth pendant que vous serez réunis.”
Cet agent était un grand poète
Mais nous préférions, Artémise et moi,
La douceur d’une couchette secrète
Qu’elle me fit découvrir au fond du bois.
Pour ceux qui veulent savoir où le jardin se trouve,
Il est, vous le voyez, au coeur de ma chanson.
J’y vole parfois quand un chagrin m’éprouve.
Il suffit pour ça d’un peu d’imagination!
Il suffit pour ça d’un peu d’imagination!
Il suffit pour ça d’un peu d’imagination!

14/09/2009 - 17:50h Os namorados

willy-ronis_amoureuxbastille.jpg
© Foto de Willy Ronis. Les amoureux de La Bastille, 1957. Fonte Images&Visions

Patachou canta
Les amoureux des bancs publics
(Georges Brassens)

Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu’on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c’est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c’est notoir’
Pour accueillir quelque temps les amours débutants

Les amoureux qui s’ bécott’nt sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s’ fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnetes
Les amoureux qui s’ bécott’nt sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s’ disant des ” Je t’aim’ ” pathétiqu’s
Ont des p’tit’s gueul’ bien sympatiqu’s.

Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d’azur
Que revetiront les murs de leur chambre à coucher.
Ils se voient déjà doucement
Ell’ cousant, lui fumant,
Dans un bien-etre sur
Et choisissant les prénoms de leur premier bébé

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux reves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s’apercevront émus
Qu’ c’est au hasard des rues
Sur un d’ ces fameux bancs
Qu’ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour.

Quand la saint’ famill’ machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Ell’ leur déoche en passant des propos venimeux
N’empech’ que tout’ la famille
Le pér’ la mér’ la fille
Le fils le saint esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s’ conduir’ comme eux.

Fotos de Robert Doisneau.

Georges Brassens

09/09/2009 - 19:42h Love on the beat

Serge Gainsbourg – Love on the beat

D’abord je veux avec ma langue
Natale deviner tes pensées
Mais toi déjà déjà tu tangues
Aux flux et reflux des marées

Je pense à toi en tant que cible
Ma belle enfant écartelée
Là j’ai touché le point sensible
Attends je vais m’y attarder

Il est temps de passer aux choses
Sérieuses ma poupée jolie
Tu as envie d’une overdose
De baise voilà je m’introduis

J’aime assez tes miaou miaou
Griffes dehors moi dents dedans
Ta nuque voir de ton joli cou
Comme un rubis perler le sang

Plus tu cries plus profond j’irai
Dans tes sables émouvants sables
Où m’enlisant je te dirai
Les mots les plus abominables

Brûlants sont tous tes orifices
Des trois que les dieux t’ont donnés
Je décide dans le moins lisse
D’achever de m’abandonner

Une décharge de six mille volts
Vient de gicler de mon pylône
Et nos reins alors se révoltent
D’un coup d’épilepsie synchrone

Love on the beat
Love on the beat

08/09/2009 - 19:51h Couleur menthe à l’eau

Eddy Mitchel

Couleur menthe à l’eau

Eddy Mitchell

Album: Happy Birthday

Elle était maquillée
Comme une star de ciné
Accoudée au juke-box
Elle rêvait qu’elle posait
Juste pour un bout d’essai
A la Century Fox

Elle semblait bien dans sa peau
Ses yeux couleur menthe à l’eau
Cherchaient du regard un spot
Le dieu projecteur
Et moi, je n’en pouvais plus
Bien sûr, elle ne m’a pas vu
Perdue dans sa mégalo
Moi, j’étais de trop

Elle marchait comme un chat
Qui méprise sa proie
En frôlant le flipper
La chanson qui couvrait
Tous les mots qu’elle mimait
Semblait briser son cœur

Elle en faisait un peu trop
La fille aux yeux menthe à l’eau
Hollywood est dans sa tête
Toute seule elle répète
Son entrée dans un studio
Décor couleur menthe à l’eau
Perdue dans sa mégalo
Moi, je suis de trop

Mais un type est entré
Et le charme est tombé
Arrêtant le flipper
Ses yeux noirs ont lancé
De l’agressivité
Sur le pauvre juke-box

La fille aux yeux couleur menthe à l’eau
A rangé sa mégalo
Et s’est soumise aux yeux noirs
Couleur de trottoir
Et moi, je n’en pouvais plus
Elle n’en n’a jamais rien su
Ma plus jolie des mythos
Couleur menthe à l’eau

19/08/2009 - 19:52h Paris au mois d’août

Charles Aznavour

Paris au mois d’août
by Charles Aznavour

Balayé par septembre
Notre amour d’un été
Tristement se démembre
Et se meurt au passé
J’avais beau m’y attendre
Mon cœur vide de tout
Ressemble à s’y méprendre
A Paris au mois d’août

De larmes et de rires
Etait fait notre amour
Qui redoutant le pire
Vivait au jour le jour
Chaque rue, chaque pierre
Semblaient n’être qu’à nous
Nous étions seuls sur terre
A Paris au mois d’août

Pour te dire je t’aime
Aussi loin que tu sois
Une part de moi-même
Reste accrochée à toi
Et l’autre solitaire
Recherche de partout
L’aveuglante lumière
De Paris au mois d’août

Dieu fasse que mon rêve
De retrouver un peu
Du mois d’août sur tes lèvres
De Paris dans tes yeux
Prenne forme et relance
Notre amour un peu fou
Pour que tout recommence
A Paris au mois d’août

16/08/2009 - 15:40h Y sin embargo

Joaquin Sabina

09/08/2009 - 15:52h Papai conta-me de novo – Papá cuéntame otra vez

Papá cuéntame otra vez

Letra: Daniel Serrano
Música: Ismael Serrano
Disco: Atrapados en azul (1997)
Director: Miguel Castañeda

09/08/2009 - 11:15h Dia dos pais

Mon Vieux – Daniel Guichard

02/08/2009 - 19:50h Sans la nommer


Georges Moustaki e Cali

 

 

 

Sans la nommer – Georges Moustaki

18/07/2009 - 19:07h Psiche

Paolo Conte

20/06/2009 - 19:03h Modinha

Elis Regina

18/06/2009 - 19:53h A solidão

de “Brel Barbara par Béjart” (filmado em abril 2005) de Maurice Béjart, com a canção de Barbara “La Solitude” dançarinos Keisuke Nasuno e Gil Roman.

 

La solitude

Barbara

Je l’ai trouvée devant ma porte,
Un soir, que je rentrais chez moi.
Partout, elle me fait escorte.
Elle est revenue, elle est là,
La renifleuse des amours mortes.
Elle m’a suivie, pas à pas.
La garce, que le Diable l’emporte !
Elle est revenue, elle est là

Avec sa gueule de carême
Avec ses larges yeux cernés,
Elle nous fait le cœur à la traîne,
Elle nous fait le cœur à pleurer,
Elle nous fait des mains blêmes
Et de longues nuits désolées.
La garce ! Elle nous ferait même
L’hiver au plein cœur de l’été.

Dans ta triste robe de moire
Avec tes cheveux mal peignés,
T’as la mine du désespoir,
Tu n’es pas belle à regarder.
Allez, va t-en porter ailleurs
Ta triste gueule de l’ennui.
Je n’ai pas le goût du malheur.
Va t-en voir ailleurs si j’y suis !

Je veux encore rouler des hanches,
Je veux me saouler de printemps,
Je veux m’en payer, des nuits blanches,
A cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l’heure blême
Et jusqu’à mon souffle dernier,
Je veux encore dire “je t’aime”
Et vouloir mourir d’aimer.

Elle a dit : “Ouvre-moi ta porte.
Je t’avais suivie pas à pas.
Je sais que tes amours sont mortes.
Je suis revenue, me voilà.
Ils t’ont récité leurs poèmes,
Tes beaux messieurs, tes beaux enfants,
Tes faux Rimbaud, tes faux Verlaine.
Eh ! bien, c’est fini, maintenant.”

Depuis, elle me fait des nuits blanches.
Elle s’est pendue à mon cou,
Elle s’est enroulée à mes genoux.
Partout, elle me fait escorte
Et elle me suit, pas à pas.
Elle m’attend devant ma porte.
Elle est revenue, elle est là,
La solitude, la solitude…

 

14/06/2009 - 19:06h I’m The Boy

Serge Gainsbourg

13/06/2009 - 19:54h Eu te amo,te amo, te amo

Marisa Monte

12/06/2009 - 19:27h Só você…

THE PLATTERS – ONLY YOU

08/06/2009 - 22:00h Boa noite

Mi noche triste – apresentação na voz de Alberto Golan

Mi noche triste – El cabrero

Mi noche triste – Carlos Gardel

MI NOCHE TRISTE
(1915)
Percanta que me amuraste
En lo mejor de mi vida,
Dejándome el alma herida
Y espina en el corazón,
Sabiendo que te quería,
Que vos eras mi alegría
Y mi sueño abrasador,
Para mí ya no hay consuelo
Y por eso me encurdelo
Pa’ olvidarme de tu amor.
De noche cuando me acuesto
No puedo cerrar la puerta,
Porque dejándola abierta
Me hago illusión que volvés.
Siempre llevo bizcochitos
Pa’ tomar con matecitos
Como si estuvieras vos,
Y si vieras la catrera
Cómo se pone cabrera
Cuando no nos ve a los dos.
Cuando estoy en mi cotorro
Lo veo desarreglado,
Todo triste, abandonado,
Me dan ganas de llorar.
Me detengo largo rato
Campaneando tu retrato
Pa’ poderme consolar.
Ya no hay en el bulín
Aquellos lindos frasquitos
Adornados con moñitos
Todos del mismo color.
Y el espejo está empañado
Y parece que ha llorado
Por la ausencia de tu amor.
La guitarra en el ropero
Todavía está colgada :
Nadie en ella toca nada
Ni hace sus cuerdas vibrar.
Y la lámpara del cuarto
También tu ausencia ha sentido
Porque su luz no ha querido
Mi noche triste alumbrar.

Letras de tango,
selección (1897 – 1981) José Gobello,
Centro editor de cultura Argentina, page 40

MA TRISTE NUIT

Toi qui m’as abandonné
En plein bonheur,
Tu m’as laissé l’âme blessée,
Une épine au cœur.
Tu savais que je t’aimais,
Ni ma joie ni mon rêve
Ne comptaient pour toi…
Je ne peux plus me consoler
Et je me suis soûlé
Pour oublier ton amour.
La nuit quand je me couche,
Je ne peux pas fermer la porte,
Alors elle reste ouverte
Et je me donne l’illusion de ton retour.
J’apporte toujours des biscuits
Pour prendre avec le maté
Comme quand tu étais là ;
Et si tu voyais le lit
Comme il est tout retourné
De ne plus nous voir ensemble.
Quand je rentre dans la chambre
Je la retrouve en désordre,
Toute triste, abandonnée,
Elle me donne envie de pleurer,
Et je passe un long moment
A contempler ta photo
Pour pouvoir me consoler.
Il n’y a plus dans la chambre
Ces jolis flacons
Décorés de petits rubans
Tous de la même couleur,
Le miroir est terni,
Comme s’il avait pleuré
Le départ de ton amour.
La guitare dans la penderie
Reste à sa place ;
Personne ne chante avec elle,
Personne ne touche ses cordes…
La lampe dans la chambre
Ressent aussi ton départ,
Sa clarté ne veut pas
Eclairer ma triste nuit.

Traduction proposée par Henry Deluy dans l’anthologie Tango, présentée par Henry Deluy et Saul Yurkievich, aux éditions P.O.L, page 85

08/06/2009 - 19:49h Parlez-moi d’amour

Juliette Greco

Parlez-moi d’ amour
Redites-moi des choses tendres
Votre beau discours
Mon cœur n’ est pas las de l’ entendre
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes
Je vous aime

Vous savez bien
Que dans le fond je n’ en crois rien
Mais cependant je veux encore
Écouter ce mot que j’ adore
Votre voix aux sons caressants
Qui le murmure en frémissant
Me berce de sa belle histoire
Et malgré moi je veux y croire

Il est si doux
Mon cher trésor, d’ être un peu fou
La vie est parfois trop amère
Si l’ on ne croit pas aux chimères
Le chagrin est vite apaisé
Et se console d’ un baiser
Du cœur on guérit la blessure
Par un serment qui le rassure


Lucienne Boyer – 1931

Dalida

07/06/2009 - 19:04h La javanaise

Serge Gainsbourg

La javanaise

J’avoue
j’en ai
Bavé
pas vous
mon amour
avant
d’avoir
eu vent
de vous
mon amour-
ne vous déplaise
en dansant la Javanaise
nous nous aimions
le temps d’une chanson-
a votre
avis
qu’avons
nous vu
de l’amour
de vous
a moi
vous m’a-
vez eu
mon amour- hélas
avril
en vain
me voue
a l’amour
j’avais
envie
de voir
en vous
cet amour- la vie
ne vaut
d’être
vécue
sans amour
mais c’est
vous qui
l’avez
voulu
mon amour

02/06/2009 - 19:49h Im Abendrot

Dietrich Fischer-Dieskau acompanhado por Hartmut Höll. Lied de Franz Schubert

31/05/2009 - 20:55h Delírios de amor em paraísos criados pelas canções

Dois contratenores, de tessitura vocal equivalente à feminina, arriscam-se em composições fora de suas especialidades

 

João Marcos Coelho – O Estado SP

 


Como encapsular música de alta qualidade em pílulas que não durem mais de 4 ou 5 minutos? Quem trabalha com a canção popular sabe como é difícil. Poucos sabem, porém, que os grandes compositores eruditos foram os primeiros a bater-se neste domínio. Sem capitular na direção da banalidade, conseguiram aliar a necessidade de comunicabilidade imediata com elevadíssima qualidade de invenção. Anteciparam mestres da canção popular como Irving Berlin, Cole Porter, George Gershwin e o nosso Tom Jobim.



Ouça trecho de “Beim abschied”, de Jörg Waschinski


Dois CDs lançados no mercado internacional diferenciam-se das interpretações rotineiras desse tipo de canção por suas propostas inovadoras. Releem com olhos e ouvidos de século 21 o magnífico repertório da canção culta. As novidades começam pelos intérpretes. Em lugar de sopranos, contraltos, tenores ou barítonos, dois contratenores (leia ao lado). Esses cantores, com voz feminina e muito maior potência vocal, em geral limitam-se ao repertório barroco do século 18 (período em que os “castrati” dominavam a cena musical europeia). Pois o alemão Jörg Waschinski e o francês Philippe Jaroussky adentram os reinos do “lied” e da “mélodie” quebrando ruidosamente esse dogma. Ambos estão na casa dos 30 anos, em plena maturidade vocal e são notáveis intérpretes. Waschinski, com um registro mais puxado para soprano, acaba de gravar dezesseis lieder de Clara Schumann, a mulher-pianista de Robert Schumann – mas não com acompanhamento convencional de piano, e sim em arranjos para quarteto de cordas (selo Phoenix). Enquanto isso, do outro lado do Reno, Jaroussky, o contratenor-sensação da cena francesa atual, assume risco ainda maior: enfrenta 24 “mélodies” francesas no CD Opium (selo Virgin).

A canção culta teve historicamente duas florações excepcionais, na verdade, dois estilos bem caracterizados que nasceram, cresceram, atingiram o clímax criativo e desapareceram aos poucos, numa morte praticamente silenciosa. Primeiro veio o lied, a canção culta alemã para voz e piano, cujo ciclo vital vai de Franz Schubert, nas primeiras décadas do século 19, a Richard Strauss, até meados do século 20. Um arco de 150 anos preenchido com grandes compositores germânicos, de um gênero que mergulha fundo no romantismo e faz de cada canção praticamente uma viagem. Na França, o “lied” virou “mélodie”, adquiriu personalidade própria e acrescentou a esta agenda romântica alemã refinamento, humor, gosto pela paródia e a busca da perfeição, cultuados nos disputadíssimos “salons” parisienses. Hector Berlioz, com suas Nuits d’Eté (1841), foi o precursor de um punhado de notáveis criadores que fizeram do reino da canção curta o seu gênero preferido.

Jaroussky teve de “desaprender” para se dar bem nesta gravação. Ou seja, despir-se da afetação, aproximar-se o máximo possível da voz falada. Em suma, colar em intérpretes célebres do gênero, como Gérard Souzay ou Pierre Bernac. Numa das suas muitas entrevistas concedidas a revistas especializadas europeias, Jaroussky diz que ouviu mais Jacques Brel e Edith Piaf do que os acima citados. Entende-se: a mélodie nasceu nos salões elegantes de Paris. Imagine-se, por exemplo, o compositor que dá o eixo ao disco, Reynaldo Hahn (1873-1947). Ele cantava nestes salões acompanhando-se ao piano. Venezuelano cuja família fixou-se em Paris em 1878, ele sentia-se francês. O caso amoroso com Marcel Proust celebrizou-o. Dele, Jaroussky interpreta cinco canções. É difícil destacar qual delas é a melhor: o incrível pastiche neobarroco À Chloris, a resignada Offrande ou a melancolicamente bela L’heure exquise?

Todo compositor popular atual deveria ouvir bijus como Sombrero, de Cecile Chaminade, compositora injustamente pouco conhecida (experimente a reflexiva Mignonne). E as quatro espantosas canções de Ernest Chausson? Ouça Les Papillons, com feérico acompanhamento de piano. Outro show de piano acontece na canção que dá título ao CD, Songe d’Opium, de Camille Saint-Saëns.

Como é impossível comentar cada uma delas, fixemo-nos nas três que contam com convidados de luxo. Primeiro, o violoncelo de Gautier Capuçon, destaque da conhecidíssima Elégie, de Massenet. Em seguida, a flauta de Emmanuel Pahud dialoga com extrema finesse com voz límpida, supereconômica nos vibratos, de Jaroussky, em Viens, une Flûte Invisible Soupire, de André Caplet, outro compositor perversamente esquecido. Mas quem sabe a mais surpreendente intervenção, que soa quase como improviso, seja a do violino de Renaud Capuçon na belíssima Violons Dans le Soir, de Saint-Saëns.

A pureza na linha do canto, a dicção clara e o timbre belíssimo fazem deste Opium um perfeito alucinógeno musical, que pode nos levar àquelas viagens por paraísos artificiais tão em moda no início do século 20. Não é por acaso que Jaroussky confessou em recente entrevista que seu ídolo é o maravilhoso tenor Fritz Wunderlich. Já a viagem de Jörg Waschinski é de outra natureza. Ele nos leva a um profundo mergulho pela intensa paixão vivida pelo casal Schumann – visto pela ótica musical de Clara (1819-1896). Ela tocou diante de Robert pela primeira vez aos 9 anos. Namorou-o depois, e contra a vontade de seu pai, por cinco anos. Permaneceram casados por dezesseis anos. Quando Robert morreu, ela tinha 40 anos e oito filhos para criar. Pianista excepcional – e também ótima compositora – renunciou à criação musical para não atrapalhar o marido.

Estes dezesseis lieder, compostos entre 1831 e 1853, contam uma linda história de amor. Clara parou de compor com a morte de Robert e aplicou-se novamente com vontade à carreira internacional de pianista (sempre ajudada por Johannes Brahms, seu apaixonado platônico). Quase todos foram escritos para Robert.

Waschinski, um das mais puras vozes de soprano entre os contratenores atuais, diz no texto do folheto do CD que quis trazer essas belas canções de um modo mais atraente para nossos ouvidos do século 21, a fim de conquistar novos públicos para o gênero. Acertou. Ele mesmo escreveu os arranjos para quarteto de cordas. E anota que o que o fascinou foi o fato de elas terem sido escritas ao mesmo tempo para sopranos e personagens masculinos. Realmente, sua escrita para quarteto é muito eficiente e amplia o arco expressivo das canções.

Sombrios Sonhos, a primeira delas, foi oferecida a Robert como presente de aniversário em 1840 e brinca citando no acompanhamento alguns artifícios usados por ele no ciclo Carnaval (na peça Eusebius). Um dos mais belos é “Por que você quer acreditar nos outros, que são desleais?”, sobre versos de Rückert, do ciclo Primavera do Amor, opus 12. Walzer relembra Papillons, de Robert, Der Wanderer retoma um dos temas mais recorrentes do romantismo musical e poético alemão, o do andarilho ou viajante.

Da viagem amorosa ao delirante ópio, as duas trips são imperdíveis, e têm tudo para encantar não só quem já conhece esses gêneros musicais, mas também podem provocar o embarque de novos ouvidos.

Philippe Jaroussky – Opium (Mélodies Françaises)

Que Voz É Essa?

Os contratenores têm uma tessitura vocal correspondente à voz de contralto feminina. Há quem considere que o contratenor é a continuação da voz de tenor em registro agudo – foi assim que eles surgiram, no século 15. Mas também se costuma incluir nesse grupo os falsetistas, que usam o registro de falsete para alcançar as notas agudas.

Não é, portanto, deslocado enxergarmos os contratenores como descendentes dos castrati, já que atualmente encontram no repertório deles o seu território privilegiado. Os castrati foram uma das inovações dos árabes em seus sete séculos de dominação da Península Ibérica: uma vez castrados entre os 8 e os 13 anos, os meninos conservavam miraculosamente a voz infantil e ao mesmo tempo seu crescimento físico proporcionava uma potência vocal impossível de se encontrar na voz feminina.

A razão principal para esse procedimento era religiosa, já que na Igreja Católica as mulheres estavam proibidas de cantar nas missas. Mas os castrati se espalharam pelos palcos líricos e as salas da nobreza do século 18. Haendel, por exemplo, reservou para o castrati Senesini os papéis de maior destaque em suas óperas. Apesar da proibição de tamanha perversidade ainda no século 19, o último castrato, Alessandro Moreschi, cantou na Capela Sistina até 1913.

Modernamente, o responsável pela ressurreição dos contratenores foi Alfred Deller (1912- 1979). Ele mesmo se qualificava como “alto”, mas o compositor Michael Tippett recomendou-lhe a expressão “contratenor”. Líder do Deller Consort nos anos 50 e 60, trouxe para o primeiro plano uma imensa quantidade de música vocal antiga até então quase desconhecida.

30/05/2009 - 19:55h A Flor e o espinho

O blog Caminhar me fez conhecer uma versão, com o próprio Nelson Cavaquinho e Elizeth Cardoso cantando A Flor e o Espinho. Aqui uma parte do documentário sobre Nelson Cavaquinho e mais embaixo o samba na versão de Nilze Carvalho e Hamilton de Holanda no Teatro João Caetano – 2006 (as imagens e o som não são dos melhores, mais vale a pena)

A flor e o espinho

(Nelson Cavaquinho, Guilherme de Brito e Alcides Caminha)

Tire o seu sorriso do caminho
Que eu quero passar com a minha dor
Hoje pra você eu sou espinho
Espinho não machuca a flor
Eu só errei quando juntei minh’alma à sua
O sol não pode viver perto da lua
É no espelho que eu vejo a minha mágoa
É minha dor e os meus olhos rasos d’água
Eu na tua vida já fui uma flor
Hoje sou espinho em seu amor
Tire o seu sorriso do caminho
Que eu quero passar com minha dor
Hoje pra você eu sou espinho
Espinho não machuca a flor
Eu só errei quando juntei minh’alma à sua
O sol não pode viver perto da lua

27/05/2009 - 19:49h Bambino

Elza Soares canta “Bambino” (Ernesto Nazareth e José Miguel Wisnik) no encerramento do filme “Garrincha – Estrela Solitária”, de Milton Alencar.

Bambino
(Ernesto Nazareth E Zé Miguel Wisnik)

E se o ferro ferir
E se a dor perfumar
Um pé de manacá
Que eu sei existir
Em algum lugar

E se eu te machucar
Sem querer atingir
E também magoar
O seio mais lindo que há

E se a brisa soprar
E se ventar a favor
E se o fogo pegar
Quem vai se queimar
De gozo e de dor

E se for pra chorar
E se for ou não for
Vou contigo dançar
E sempre te amar amor

E se o mundo cair
E se o céu despencar
Se rolar vendaval
Temporal carnaval
E se as águas correrem
Pro bem e pro mal

Quando o sol ressurgir
Quando o dia raiar
É menino e menina
Bambino, bambina
Pra quem tem que dar
No final do final

E se a noite pedir
E se a chama apagar
E se tudo dormir
O escuro cobrir
Ninguém mais ficar

Se for pra chorar
E uma rosa se abrir
Pirilampo luzir
Brilhar e sumir no ar

Se tudo falir
O mar acabar
E se eu nunca pagar
O quanto pedi
Pra você me dar

E se a sorte sorrir
O infinito deixar
Vou seguindo seguir
E quero teus lábios beijar

26/05/2009 - 19:53h O próximo amor

Le prochain amour de Jacques Brel e a versão de Guillermina Motta L’amor que vindrà

Le prochain amour
de Jacques Brel
On a beau faire, on a beau dire
Qu’un homme averti en vaut deux
On a beau faire, on a beau dire
Ça fait du bien d’être amoureux

Je sais, je sais que ce prochain amour
Sera pour moi la prochaine défaite
Je sais déjà à l’entrée de la fête
La feuille morte que sera le petit jour
Je sais, je sais, sans savoir ton prénom
Que je serai ta prochaine capture
Je sais déjà que c’est par leur murmure
Que les étangs mettent les fleuves en prison

Mais on a beau faire, on a beau dire
Qu’un homme averti en vaut deux
On a beau faire, on a beau dire
Ça fait du bien d’être amoureux

Je sais, je sais que ce prochain amour
Ne vivra pas jusqu’au prochain été
Je sais déjà que le temps des baisers
Pour deux chemins ne dure qu’un carrefour
Je sais, je sais que ce prochain amour
Sera pour moi la prochaine des guerres
Je sais déjà cette affreuse prière
Qu’il faut pleurer quand l’autre est le vainqueur

Mais on a beau faire, on a beau dire
Qu’un homme averti en vaut deux
On a beau faire, on a beau dire
Ça fait du bien d’être amoureux

Je sais, je sais que ce prochain amour
Sera pour nous de vivre un nouveau règne
Dont nous croirons tous deux porter les chaînes
Dont nous croirons que l’autre a le velours
Je sais, je sais que ma tendre faiblesse
Fera de nous des navires ennemis
Mais mon cœur sait des navires ennemis
Partant ensemble pour pêcher la tendresse

Car on a beau faire, on a beau dire
Qu’un homme averti en vaut deux
On a beau dire
Ça fait du bien d’être amoureux

Le prochain amour, de Brel, na versão de Alexandra Cravero, e o quarteto de cordas com Amélie Paradis, violino;  Caroline Collombel, violino;  Kahina Zaïmen, alto e Julien Grattard, violoncelo

25/05/2009 - 19:59h Jean Ferrat

Que serais-je sans toi

Jean Ferrat
QUE SERAIS-JE SANS TOI
Le poème d’Aragon

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J’ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j’ai vu désormais le monde à ta façon
J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J’ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu’il fait jour à midi qu’un ciel peut être bleu
Que le bonheur n’est pas un quinquet de taverne
Tu m’as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l’homme ne sait plus ce que c’est qu’être deux
Tu m’as pris par la main comme un amant heureux

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N’est-ce pas un sanglot de la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues
Terre terre voici ses rades inconnues

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

Aimer a perdre la raison


AIMER A PERDRE LA RAISON
Jean Ferrat
Paroles: Louis Aragon.
Musique: Jean Ferrat
1971

Aimer à perdre la raison
Aimer à n’en savoir que dire
A n’avoir que toi d’horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Ah c’est toujours toi que l’on blesse
C’est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu’on insulte et qu’on délaisse
Dans toute chair martyrisée

Aimer à perdre la raison
Aimer à n’en savoir que dire
A n’avoir que toi d’horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C’est par mon amour que j’y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde

Aimer à perdre la raison
Aimer à n’en savoir que dire
A n’avoir que toi d’horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison