21/09/2009 - 21:30h As mulheres e a pornografia

En attendant le porno unisexe

Un sondage Ifop commandé par la société Marc Dorcel bouscule l’idée reçue selon laquelle les femmes sont des êtres purs. En réalité, elles s’intéressent autant au porno que les hommes. A une différence près: elles le regardent plutôt en couple.

Gugli-1

La femme est un être doté de qualités très particulières: elle a plus de blanc dans les yeux par exemple. Elle peut inspecter vos organes génitaux sans baisser les yeux. Elle fait marcher son cerveau à droite. Elle a une bouche composée des mêmes tissus cellulaires que son vagin. Et surtout, comme dirait Desproges, elle est composée des mêmes substances que l’homme… «mais dans une proportion qui force le respect». Et ça, c’est scientifique. Ce qui est scientifique aussi, c’est que –d’après un sondage réalisé par l’Ifop «à l’occasion du 30ème anniversaire des vidéos Marc Dorcel, leader européen de la production de films pour adultes»- les femmes matent maintenant des films pornos sans problème. 83% des sondées reconnaissent avoir vu un film X en entier ou par petits bouts.

Dans leur majorité, ces femmes sont allées sur des sites pornos gratuits pour ce faire (comme les hommes). Elles avaient en moyenne 25 ans la première fois qu’elles ont vu un film X (les hommes avaient 24 ans). Elles étaient souvent seules quand elles ont vu ce film. Elles considèrent, pour 34% d’entre elles, que regarder un X à deux c’est l’occasion de parler avec leur compagnon de ce qui les excite sexuellement (35% pour les hommes). Elles pensent, pour 34% d’entre elles, que cela peut augmenter le désir dans le couple (41% pour les hommes). Et elles estiment, à 48%, que ces films n’ont rien de réaliste (57% pour les hommes): les scènes filmées de coït leur paraissent «assez éloignées» des pratiques sexuelles des Français. Comme les hommes également, elles n’accordent que très peu d’importance à la taille des seins (13%) ou du pénis (18%). Elles préfèrent le scénario, comme dans le cinéma normal. Et elles font parfois l’amour pendant que la vidéo défile.

Bref, le X n’est plus l’apanage de mâles frustrés et solitaires. L’enquête Ifop semble même indiquer que ceux qui consomment le plus de X sont aussi ceux qui ont la vie sexuelle la plus développée. La production pornographique s’oriente donc, de plus en plus, vers cette nouvelle cible avec des productions «plus clean» orientées «vers un public plus mixte, voire conjugal». Ce qui amène l’Ifop à conclure: «L’enjeu des prochaines années est donc l’émergence d’une pornographie de couple, moins sexiste et plus esthétisée, qui s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes.»

Illustration ; Laurent Gugli, artiste néo-pop, créateur de la galerie ArtDollar, à Paris. Fonte les 400 culs

04/09/2009 - 20:18h “cuckold”

Mari trompé, mari heureux: le fantasme du “cuckold”

Le cuckold est un “cocu heureux”, c’est-à-dire un homme –généralement marié– qui jouit de voir sa femme dans les bras d’un ou plusieurs amants. Elle le trompe ouvertement. Et ça l’excite.

Cuckold-place

Le mot “cocu” viendrait du mot “coucou” (cuckoo en anglais). La femelle du coucou pond dans le nid des oiseaux d’autres espèces afin que ceux-ci couvent l’œuf et nourrissent son petit à sa place. De même, le cuckold met sa femme dans le lit d’autres hommes, afin qu’ils lui fassent l’amour à sa place.

Contrairement aux cocus habituels dont on dit qu’ils portent des cornes parce que tout le monde peut les voir sauf eux, les “cocus heureux” ne sont pas les derniers informés de leur infortune. Ils jouent au contraire un rôle actif dans leur propre cocufiage: ce sont souvent eux qui poussent leur compagne à avoir des rapports extra-conjugaux.

Parfois même, ils assistent aux ébats et tirent un plaisir sans nom de voir leur bien-aimée entre les bras d’un autre. Pourquoi? Dans le milieu SM, la raison invoquée est souvent humiliante: le cuckold prétend qu’il n’est pas capable de satisfaire son épouse. Il affirme qu’il est impuissant, éjaculateur précoce ou “mauvais coup”. Ce qui n’est pas forcément vrai. A l’origine de ce fantasme, il peut y avoir une forme d’homosexualité larvée. Il peut aussi y avoir le désir d’être transformé en objet sexuel dont la femme dispose à sa guise: tel jour, elle s’offrira un amant, tel autre elle préfèrera utiliser son mari comme un sextoy de substitution…

Mais la raison principale, probablement, c’est que le cuckold trouve sa femme plus désirable si elle est désirée par d’autres. C’est un fantasme qui repose sur la “triangulation du désir”: tu as plus de prix, ma chérie, quand les autres mâles te convoitent.

Tenaillé par la jalousie, le cuckold fera tout pour satisfaire lui aussi sa femme, rivalisant d’ardeur avec ses innombrables amants afin qu’elle ne le quitte pas pour un autre… S’il fallait résumer grossièrement, on pourrait définir le cuckold comme un “mari idéal”. Un homme capable d’aimer sa femme envers et malgré tous les amants, défiant ainsi les conventions morales qui assimilent les adultères à d’indignes trainées.

Le cuckold est aussi un homme tirant son plaisir de celui que sa femme éprouve, s’identifiant à elle lorsqu’elle se met à gémir et crier, partageant ses émotions. C’est aussi un homme qui met son orgueil à rude épreuve, pour le seul plaisir d’avoir –sans cesse– à reconquérir celle qu’il aime. Il met en danger son couple afin de mieux le sauver et entretient en permanence l’excitation des premiers moments, lorsqu’il n’était qu’un prétendant parmi d’autres, luttant pour obtenir la main de son élue, en compétition avec des rivaux séducteurs. Pour le cuckold, chaque jour est une déclaration d’amour.

Beaucoup de maris sont des cuckold sans le savoir: ils encouragent parfois leur femme à se faire particulièrement belle et marchent derrière elle à vingt pas dans la rue, pour regarder les passants qui se retournent ou qui la sifflent. Beaucoup de femmes sont aussi des cuckold. En anglais, on les surnomme cuckqueans. Elles aiment imaginer que leur compagnon flirte avec d’autres femmes, et l’encouragent parfois à aller plus loin, parce qu’il est doux de savoir qu’au final c’est vers elle qu’il reviendra. Il peut bien faire ce qu’il veut “ailleurs”. Les cukqueans savent qu’elles restent l’amour unique. Elles jouissent des regards envieux que leur lancent d’autres femmes. Au final, les cuckold ne sont-ils pas dans une position privilégiée? Ils possèdent un trésor dont les autres ne peuvent jouir qu’à mi-temps. Par un curieux retournement de rôle, ils parviennent même à rendre les amant(e)s jaloux(ses).

(mais…)

25/06/2009 - 20:27h Amores e mudanças

CONTARDO CALLIGARIS



Como esbarrar num amor que nos transforme? O filme “Tinha que Ser Você” dá uma dica preciosa

QUANDO A VIDA da gente está emperrada (o que não é raro), será que faz sentido esperar que um encontro, um amor, uma paixão se encarreguem de nos dar um novo rumo? Provavelmente, sim -no mínimo, é o que esperamos: afinal, o poder transformador do encontro amoroso faz o charme de muitos filmes e romances.
Os especialistas validam nossa esperança. Jacques Lacan, o psicanalista francês, dizia, por exemplo, que o amor é o sinal de uma “mudança de discurso”, ou seja, na linguagem dele, de uma mudança substancial na nossa relação com o mundo, com os outros e com nós mesmos. Claro, resta a pergunta: o que significa “sinal” nesse caso?
Duas possibilidades: o amor surge quando está na hora de a gente se transformar ou, então, é por amor que a gente se transforma. Não é necessário tomar partido: talvez as duas sejam verdadeiras.
Seja como for, volta e meia, alguém me pede uma receita: como esbarrar num amor que nos transforme? A resposta trivial diz que os encontros acontecem a cada esquina: difícil é enxergá-los e deixar que eles nos transformem, ou seja, difícil é ter a coragem de vivê-los. Aqui vai um exemplo.
O filme “Tinha que Ser Você”, escrito e dirigido por Joel Hopkins, além de ser uma pequena dádiva, oferece uma “dica” preciosa sobre as condições que fazem que um amor “engate”. É a história de um encontro ao qual os protagonistas tentam dar uma chance -a chance de transformar suas vidas.
Parêntese. Harvey (Dustin Hoffman) está na casa dos sessenta, e Kate (Emma Thompson) na dos cinquenta. É possível ver no filme uma parábola em prol da ideia de que nunca é tarde demais para deixar que um amor nos dê um novo rumo.
O título original, “Last Chance Harvey” (última chance Harvey), iria nessa direção: é agora ou nunca. Pode ser, mas talvez toda chance que a vida nos dá seja mesmo a nossa última.
Fora isso, o filme começa nos mostrando que a vida de Harvey é tão emperrada quanto a de Kate. Em ambos, há uma certa decepção por não conseguir (ou não ter conseguido) aventurar-se a viver seus sonhos -ser pianista de jazz para Harvey, e romancista para Kate. Os dois estão sozinhos e conformados com uma certa mediocridade afetiva: Kate se encaminha para ser a filha que cuidará para sempre da velha mãe, e Harvey já desistiu de ser o pai da filha de quem ele se distanciou, muitos anos antes, no divórcio que o separou da mãe dela.
Em suma, Harvey e Kate estão precisando de uma mudança.
Por que o encontro de Harvey e Kate teria mais sucesso do que os encontros às escuras que Kate se permite, de vez em quando? Por que eles não balbuciariam apenas a estupidez inibida que é habitual nesses casos? Simples, mas crucial: a conversa deles começa com uma sinceridade quase cínica. A “cantada” inicial de Harvey é o oposto do fazer de conta que é a regra das relações sociais, pois Harvey se apresenta confessando o fracasso de sua vida.
Logo, Harvey e Kate passeiam por Londres discorrendo e se conhecendo. Os espectadores descobrirão se eles saberão dar uma chance ao encontro ou, então, voltarão cada um para seu “conforto”.
O passeio pela cidade evoca dois filmes de Richard Linklater, que estão entre meus preferidos, “Antes do Amanhecer”, de 1995, e “Antes do Pôr-do-sol”, de 2004.
No primeiro, Jesse (Ethan Hawke) e Celine (Julie Delpy) encontram-se, passam um dia nas ruas de Viena e, enfim, separam-se. No segundo, eles se encontram de novo, em Paris, nove anos depois, e, também passeando, imaginam, de alguma forma, a outra vida que poderia ter sido a deles se, no fim daquele dia em Viena, eles tivessem apostado no futuro de seu encontro.
Aqui, uma recomendação prosaica que emana dos três filmes: se você procura um grande encontro amoroso, sempre use calçados confortáveis, porque nunca se sabe por quantos quilômetros se estenderão suas deambulações amorosas.
Brincadeira à parte, os filmes de Linklater talvez sejam mais tocantes -entre outras coisas, porque eles conferem uma beleza melancólica a uma desistência que é muito parecida com as renúncias às quais nos resignamos a cada dia. Mas o filme de Hopkins, “Tinha que Ser Você”, é mais generoso, porque ele nos deixa com uma sugestão: o diálogo que leva ao amor, que dá a cada um a vontade de se arriscar, não surge da sedução e do charme, mas da coragem de nos apresentarmos por nossas falhas, feridas e perdas.

ccalligari@uol.com.br

Trailer “Tinha que Ser Você”

14/06/2009 - 20:36h O amor romântico dará lugar ao de indivíduos que se somam, diz o mais pop dos terapeutas brasileiros

É preciso ser feliz sozinho

http://f.i.uol.com.br/folha/equilibrio/images/0810116.jpg

Flávio Gikovate – Médico psiquiatra, terapeuta e escritor

Ivan Marsiglia – O Estado de S.Paulo

– São 18h45 de uma terça-feira chuvosa e o trânsito é de enlouquecer nos arredores da Avenida Paulista. Ainda assim, quase todas as 166 cadeiras do Teatro Eva Herz, na Livraria Cultura, em São Paulo, estão ocupadas para o próximo espetáculo. O que vai se encenar ali não é a peça O Homem da Tarja Preta, do psicodramaturgo Contardo Calligaris, nem A Alma Imoral, do rabino filósofo Nilton Bonder – ambas em cartaz na casa. Serão dramas e tragédias da vida real de brasileiros, ansiosos pelas palavras do protagonista que acaba de subir ao palco.

A cabeleira branca do psiquiatra Flávio Gikovate, 66 anos, reluz sob os holofotes. Vestindo um figurino composto de blazer, camisa social sem gravata, jeans e sapatos que lhe confere um ar sóbrio e informal, é ele o diretor de cena a conduzir as atenções do público – em sua maioria de classe média, bom nível de escolaridade e repartido igualmente entre mulheres e homens, jovens, maduros, idosos. Vai começar o programa No Divã do Gikovate.

Transmitido pela rádio CBN aos domingos das 21h às 22h – “na hora da fossa, do bolo no estômago”, como ele costuma dizer -, o consultório sentimental do doutor Flávio é acompanhado por uma média de 30 mil ouvintes só na capital paulista, segundo a emissora. Em geral, entra ao vivo e o público participa pelo telefone. Ocasionalmente, como hoje, é pré-gravado, pois o psiquiatra reservou o final de semana do dia dos namorados para ir a Nova York com a editora Cecília Pintchovsky Gikovate, sua segunda mulher. E a plateia pode expor suas angústias cara a cara com o psiquiatra.

Não são poucas. Do senhor que se ressente do desinteresse erótico de sua esposa à mulher que sente culpa cada vez que dá uma gargalhada. Da moça que passou a ter medo da morte, depois que o namorado se foi, ao adolescente raquítico com vergonha de tirar a camisa. A senhora desconfiada das carícias estranhas que o marido lhe pede e a comissária de bordo que, com o emprego, perdeu os amigos e ganhou 30 quilos.

Gikovate responde tudo com simplicidade e calma, sem perder o timing radiofônico. Seu tom é acolhedor, mas não complacente, e temperado às vezes por uma ironia sutil. “É curioso como as mulheres casadas com cafajestes jamais se recusam sexualmente a eles”, diz, em determinado momento. “A homossexualidade não está relacionada ao que se faz na cama, mas com quem”, afirma em outro. Mais adiante: “Sócrates bebeu cicuta sem medo, pois para ele a morte seria um sono sem pesadelos ou um reencontro com grandes filósofos que se foram. E dizia: ?Em ambos os casos está bom para mim?.”

Se o midiático terapeuta é um sucesso de público, nem sempre é de crítica. Embora a solidez de sua formação intelectual seja inegável, há quem torça o nariz para a ligeireza com que trata de temas profundos da psique humana no rádio, na internet, em revistas e jornais.

Filho de um imigrante judeu filiado ao Partido Comunista Brasileiro, ele cursou medicina na USP e formou-se psiquiatra em 1966. Nos anos 70, em plena euforia da liberação sexual, o jovem Flávio mudou-se para a Inglaterra para trabalhar como assistente clínico no Instituto de Psiquiatria da London University. Lá, deu-se conta de que, ao contrário do pai, não tinha gosto por instituições, acadêmicas ou partidárias. “Nunca aderi a nenhuma doutrina”, conta. “Para mim, se macumba ajudar o paciente, vale.”

De volta ao Brasil, já tinha uma agenda abarrotada de clientes, faz questão de frisar, quando o jornalista Samuel Wainer convidou-o para escrever sobre comportamento no Aqui, São Paulo, semanário que fundara em 1975. Dois anos depois, a coluna migrou para a revista Capricho, pioneira na orientação sexual a adolescentes no Brasil – e seu primeiro artigo causou polêmica ao ensinar às mocinhas que existia sexo sem amor. Também foi colunista da Folha de S.Paulo na década de 80 e assinou uma página na revista Cláudia até 1999.

Publicou mais de 20 livros que venderam ao todo 500 mil exemplares. Em um deles, Namoro – Relação de Amor e Sexo (Editora Moderna, 1993), lançou no País o termo “ficar”, que ouviu de um jovem paciente no consultório. E definiu a prática como “troca de intimidades físicas da cintura para cima, sem nenhum tipo de compromisso”.

O “ficar” não foi caso fortuito em sua obra. “Meus livros vêm só da clínica, não sou o fruto da minha bagagem teórica.” Quando fala de terapeutas e pensadores que o influenciaram, como Erich Fromm, Carl Rogers e Jose Ortega y Gasset, Gikovate ressalta neles a simplicidade da escrita e a opção pelo público leigo. E considera que um dos períodos mais ricos da produção intelectual em sua área se deu durante a 2ª Guerra Mundial, “quando toda uma geração de acadêmicos, na maior parte, judeus, migrou para os EUA e houve um choque criativo entre a cultura aristocrática europeia e o pragmatismo utilitarista norte-americano”.

Esse desdém pela academia não impediu que alguns de seus trabalhos fossem lá reconhecidos. Aquele que talvez seja seu melhor livro, O Mal, o Bem e Mais Além – Egoístas, Generosos e Justos (MG Editores, 2005), foi definido pela filósofa uspiana Olgária Matos como “inovador e de leitura urgente”. Em linguagem clara , Gikovate compara as impressões que colheu dos cerca de 8 mil pacientes atendidos por ele em 41 anos de clínica com a crítica à moralidade cristã formulada pelo filósofo alemão Friedrich Nietzsche nas obras Genealogia da Moral e Além do Bem e do Mal.

O psiquiatra percebeu que a maior parte dos casais é formada por um generoso e um egoísta, numa confirmação do ditado que diz que opostos se atraem. Em seguida, embaralhou, a exemplo de Nietzsche, os juízos de valor contidos nessas duas categorias: “O egoísta não tolera frustrações, é mais estourado e procura sempre arrumar um jeito de levar vantagem, porque a vida dura não é parte de seu psiquismo. O generoso, por sua vez, não consegue dizer ?não? quando solicitado porque não sabe lidar com a culpa, sentindo-se envaidecido e superior por conseguir dar mais do que recebe”.

Para superar essa armadilha em que “um reforça a pior parte da alma do outro”, diz Gikovate, é preciso ir além da generosidade. É a atitude do “justo”, cuja característica é dar e receber de maneira equilibrada. Ocupar-se de seus interesses sem se descuidar do outro. Ser compreensivo, sem passar a mão na cabeça de quem erra. Uma sutileza descrita na máxima de Nelson Rodrigues: “Não se apresse em perdoar. A misericórdia também corrompe”.

Diante dos dilemas do amor moderno, em vez da ideia ultrapassada das “caras-metades”, Gikovate prefere a de “almas gêmeas”. Gêmeas bivitelinas, bem entendido. “Se tiver que optar entre o amor e a individualidade, fico com a individualidade.” Para esse entusiasmado defensor da independência entre os casais, no século 21, estar inteiro e feliz é uma condição anterior ao encontro amoroso. E uma onda passou sobre o verso da canção Wave, de Tom Jobim, que dizia “é impossível ser feliz sozinho”.

Gikovate também discorda do sociólogo polonês Zygmunt Bauman, autor de Amor Líquido (Jorge Zahar, 2004), um pessimista para quem os relacionamentos atuais são marcados pelo consumismo e os casais estabelecem laços frouxos para que possam ser desatados a qualquer momento. “Os laços têm se dissolvido porque sempre foram de qualidade duvidosa”, rebate o brasileiro.

“Vivemos uma crise de transição do amor romântico do século 19 para o de individualidades que se completam.” Percurso que, conta Gikovate, ele próprio fez em sua vida pessoal. “Quando me casei pela primeira vez, aos 21, estava no quarto ano da faculdade e não tinha o menor conhecimento sobre os problemas de casais com temperamento e caráter diferentes.” Com Ceci, sua atual mulher, compartilha afinidades há exatos 33 anos. “Somos extremamente íntimos e, ao mesmo tempo, respeitosos. Tentamos ser justos, o que não é nada fácil”, admite o mais pop dos psi brasileiros. “Ela é minha terapeuta particular.”

PRAGMATISMO

“Nunca aderi a nenhuma doutrina. Para mim, se macumba ajudar o paciente, vale”

ESCUTA ANALÍTICA

Lançou no País o termo ‘ficar’, que ouviu de um jovem em seu consultório

VELHOS VÍNCULOS

“Os casais em geral são formados por um generoso e um egoísta. Um reforça o pior do outro”

26/05/2009 - 15:45h Os opostos se atraem

Diferenças no DNA desempenham um importante papel na atração dos casais

O Globo

opostos_dna.jpg

22/03/2009 - 21:18h Swing in Rio

Clique na imagem da Revista O Globo para ampliar e ler

swing1.jpg

 

swing2.jpg

 

swing3.jpg

02/02/2009 - 15:59h Antídoto ao amor pode prevenir paixão cega

http://www.icronos.org/films/photos/Bacio.jpg

John Tierney – The New York Times – FOLHA SP

Ensaio

Numa edição recente da revista “Nature”, o neurocientista Larry Young propõe uma grande teoria unificada do amor. Depois de analisar a química cerebral da formação de vínculos entre casais de mamíferos, Young prevê que em breve um pretendente inescrupuloso poderá colocar uma poção de amor farmacêutica no drinque da pessoa cortejada.

Mas também pode ser que surja um antídoto ao amor —uma vacina que impeça você de ficar cego de paixão e agir como idiota.

É o que os humanos procuram desde que Ulisses mandou os tripulantes de seu navio amarrarem-no ao mastro quando o barco passou pelas sereias da mitologia grega. Estava claro que o amor era uma doença perigosa.

Larry Young fez pesquisas com ratos-calunga na Universidade Emory, em Atlanta. Esses bichinhos semelhantes a camundongos fazem parte de uma pequena minoria dos mamíferos —menos de 5%— que compartilham a propensão humana pela monogamia. Quando o cérebro de uma rata-calunga recebe uma infusão artificial de oxitocina (hormônio que produz algumas das mesmas recompensas neurais que a nicotina e a cocaína), ela rapidamente forma vínculos com o primeiro macho que estiver por perto. Um hormônio relacionado, a vasopressina, quando injetado em ratos-calunga machos (ou quando ativado naturalmente pela atividade sexual), cria desejos de formação de vínculos e ninhos.

Depois de Young ter descoberto que os ratos-calunga machos com reação geneticamente limitada à vasopressina tinham menos probabilidade de encontrar parceiras, pesquisadores suecos relataram que homens dotados de tendência genética semelhante têm menos tendência a se casar. Young especula que o amor humano pode ser desencadeado por uma “cadeia de eventos bioquímicos” que evoluiu de vínculos entre mãe e filho, formação essa estimulada nos mamíferos pela liberação de oxitocina durante o trabalho de parto e a amamentação.

Young observou que as preliminares e as relações sexuais estimulam as mesmas regiões do corpo das mulheres que as envolvidas no dar à luz e na amamentação. Essa hipótese hormonal ajudaria a explicar algumas diferenças entre os humanos e os mamíferos menos monógamos: o desejo feminino de fazer sexo mesmo quando fora de seu período fértil e o fascínio erótico masculino com os seios. Sexo mais frequente e mais atenção aos seios, disse Young, ajudariam a construir vínculos de longo prazo.

Pesquisadores obtiveram resultados semelhantes borrifando oxitocina nas narinas de pessoas, que parece intensificar sentimentos de confiança e empatia. Young disse que pode haver drogas que aumentem o desejo das pessoas de se apaixonarem.

Mas uma vacina que possa impedir as pessoas de ficarem cegas de paixão parece mais simples. “Um bloqueador de oxitocina faz com que as ratas-calunga passem a agir como 95% dos mamíferos: não formam vínculos. Elas acasalam e, se outro macho aparece, a fila anda. Se o amor tem base bioquímica semelhante, então, teoricamente, devemos ser capazes de suprimi-lo de modo semelhante”, disse Young.

21/12/2008 - 15:03h Casamento é ‘missão quase impossível’, afirma psiquiatra

http://bodymagnetix.co.nz/UserFiles/Image/16_%20sleeping%20couple.JPG

Maria Vianna – O GLOBO

Arquivo O Globo

RIO – Antes de mais nada, esqueça a idéia de “felizes para sempre”. Esta é a sugestão do psicoterapeuta Eduardo Ferreira-Santos, médico-supervisor do Serviço de Psicoterapia do Instituto de Psiquiatria do Hospital da Clínicas de São Paulo, autor do livro “Casamento, missão quase impossível”, lançado este mês pela editora Claridade. Para o médico, manter a individualidade é a base para uma união feliz. Em entrevista ao site do Globo, ele aponta os principais problemas que levam ao fim de um relacionamento e mostra os caminhos para quem quer ser mais feliz no amor.

Por que dizer que o casamento é uma missão ‘quase’ impossível? Não seria uma afirmação meio radical?

Sim, de fato é. A expressão ‘quase’ foi colocada apenas para mostrar que, em alguns casos e com muito esforço de ambos os cônjuges, é possível manter uma relação matrimonial estável, saudável e verdadeira. O crescente número de divórcios e a observação de que tantos casamentos se mantêm apenas na aparência, mantidos por motivos financeiros, de dependência emocional e de pressão social mostram claramente o quanto é difícil a convivência e a manutenção de um vínculo verdadeiro e duradouro.

A sexualidade permite e propicia a intimidade necessária à manutenção da união


Quais os principais motivos que fazem um casamento fracassar?

O principal motivo, na minha maneira de ver, é a imposição de que o coletivo deva prevalecer sobre o individual em uma relação estável. Em tempos modernos, em que se luta tanto pela individualidade, surgem enormes conflitos de interesse que, se não trabalhados exaustivamente através do diálogo franco e aberto em busca do consenso, levam fatalmente à situação de concessões, de submissão de um ou de outro que, por sua vez, levam ao desgaste pessoal devido às frustrações geradas. As frustrações, como se sabe, geram sentimentos antagônicos de depressão e raiva, acumulando-se ao longo do tempo e exigindo reparações por parte daquele que submete o outro e que, por fim, esgotam a expectativa de uma vida feliz e harmoniosa a lá “Família Margarina”.

Por que as pessoas ainda se casam? Há motivos certos e motivos errados que levam a um casamento ou isto é uma questão individual?

Há vários enfoques teóricos que procuram explicar este fenômeno, desde o biológico (a tendência natural à perpetuação da espécie) até o meramente social que ainda exige a qualificação de casado ou mesmo descasado, com observações pejorativas em relação às ’solteironas’ ou ’solteirões’, além da intensa propaganda subliminar ou mesmo explícita de uma suposta estabilidade só encontrada na família. O fator psicológico que fica entre o biológico e o social é um determinante importante, pois as pessoas acreditam que sozinhas estão incompletas e procuram em um outro a “outra metade da laranja”, na esperança de se sentirem completas e satisfeitas.

Como explicar casais que se juntam, brigam sem parar e não conseguem se separar?A explicação mais plausível para este fato é a dependência, seja ela financeira ou emocional. Há, ainda, mesmo com toda a evolução ocorrida nos últimos tempos, particularmente com a ascensão da mulher no mercado de trabalho, uma enorme dependência econômica e emocional que torna principalmente a mulher uma refém do marido provedor e estabilizador.

Sexo é fundamental para um casamento feliz?

Sim, pois ainda numa visão romântica, a sexualidade permite e propicia a intimidade necessária à manutenção da união. Por outro lado, o “sexo por sexo” tem se tornado tão banalizado que perde em muito pelo quesito respeito, em minha opinião, o fundamental para uma união feliz.

A falta de comprometimento consigo mesmo e com a própria vida acaba por levar as pessoas a realizarem atos impensados e desastrosos


Há características comuns em pessoas que são mais felizes em relacionamentos e que conseguem manter relações saudáveis?

Acredito que há dois lados nesta questão. Um deles, a maneira mais antiga, é o daquelas relações que parecem estáveis e felizes porque um dos cônjuges abdicou de sua individualidade e, inconscientemente, se deixa submeter pelo outro, “curtindo” sua solidão a dois em nome de pressões culturais . A outra forma, como já falei, é a mais trabalhosa, pois exige um constante diálogo através das longas e cansativas “discussões da relação”, a DR, como já se fala jocosamente, em que ambos procuram encontrar pontos de vista em comum sobre as várias adversidades que a vida apresenta.

Como saber se é a hora certa de se casar ou de se separar?

Não creio que haja uma hora certa para casa ou para se separar. Na verdade, penso que ambos devam estar bastante conscientes do ato que estão por realizar e saibam avaliar com clareza o que este ato significa na vida de cada um e, no caso de uma família, nas implicações para os filhos. Penso que a falta de comprometimento consigo mesmo e com a própria vida acaba por levar as pessoas a realizarem atos impensados e desastrosos, com repercussões traumáticas, muitas vezes para o resto da vida.

07/12/2008 - 16:56h LGBTTTIAQ…

Lésbicas, gays, bissexuais, travestis, transexuais, transgêneros, intersexuais, assexuais e queers


Conceição Freitas - Correio Braziliense

Identidade, orientação, gênero: quando a diversidade sexual exige um dicionário

Tudo poderia ser muito simples: o bebê que nasce com dois cromossomos XX, ovários, útero, trompas e vagina é uma menina com destino de mulher. E o que vem ao mundo com cromossomos XY, testículos e pênis é um menino com destino de homem. Mas quando se trata de ser humano, a simplicidade passa longe. Vai daí que o portador de órgãos genitais masculinos pode não se identificar com eles e idem para a portadora de órgãos genitais femininos. Ou pode gostar de suas ferramentas, mas só sentir prazer com ferramentas de mesmo gênero. Ou…

Até aí nenhuma novidade. Desde que o mundo é mundo, há homens que gostam de homens; mulheres, de mulher; de homens que gostam de homem e mulher; homem que tem prazer em se vestir de mulher e homem que quer ser mulher — quer extirpar o pênis e criar uma vagina. E com mulher a mesmíssima coisa. A novidade é que, depois do movimento feminista, do susto que o HIV causou na humanidade, da organização das minorias, a diversidade sexual saiu do submundo e ganhou nome, estudos, instituições de defesa, políticas públicas e paradas gays.

Ponham-se as letras juntas — LGBTTTIAQ (lésbicas, gays, bissexuais, travestis, transexuais, transgêneros, intersexuais, assexuais e queers) — e dá-lhe confusão. É tanta que a 1ª Conferência Nacional de Gays, Lésbicas, Bissexuais, Travestis e Transexuais (Brasília, de 5 a 9 de junho passado) começou tentando esclarecer afinal o que é orientação sexual e o que é identidade de gênero (leia quadro).

Muitos não sabem diferença entre um travesti e um transexual. Entre uma drag queen e um crossdresser. Não sabe que existe O travesti e A travesti e que essa diferença é de gênero (masculino e gênero feminino). O que não tem nada a ver com orientação sexual, que é para onde se orienta o desejo de sexo do cidadão ou da cidadã, se para o sexo oposto, o mesmo sexo, os dois. Uma coisa é como a pessoa se sente, (se feminina ou masculino), isso é identidade de gênero. A outra é com quem ela tem prazer, isso é orientação sexual. De todo modo, categorias e conceitos também superquestionados (leia box).

Seria simples se o humano fosse que nem os animais irracionais: a biologia define o sexo (ainda que haja pesquisadores apostando que existem, por exemplo chimpanzés gays). Lá se vão mais de 30 anos, e já não era nenhuma novidade, quando o antropólogo norte-americano Marshall Shallins disse que a sexualidade não é um fato biológico, “pois nenhuma satisfação pode ser obtida sem atos ou padrões socialmente definidos e contemplados, de acordo com um código simbólico, práticas sociais e propriedades culturais”. Ou seja: as experiências de um ser humano vão definir a sua orientação sexual e a sua identidade de gênero (se ele vai gostar de mulher ou de homem e se vai se identificar como um homem ou uma mulher, independentemente de ter pênis ou vagina).

Nova alfabetização
Essa é uma briga entre o corpo biológico e o invisível, feito das teias das emoções, experiências, gostos, prazeres. Que embaralha o raciocínio de quem não vive no meio GLBTT (leia glossário) e mesmo de quem vive. Para tentar entender tudo isso, é preciso ser alfabetizado no universo das múltiplas orientações sexuais. Mas não é fácil. Durante a conferência em Brasília, a representante do Coletivo Nacional de Transexuais na 1ª Conferência Nacional GLBTT, Carla Machado, deu um exemplo dessa complicação: “… a maioria de nós, mulheres transexuais, somos heterossexuais. Se somos mulheres, de fato, e nos interessamos ou nos completamos afetivamente por pessoas do sexo oposto, ou seja, por homens, então nós somos heterossexuais. Assim como os homens que se relacionam conosco, que se atraem ou se complementam com o sexo oposto, com a nossa feminilidade, eles são heterossexuais”.

Ou seja: Carla quer ser identificada pela identidade de gênero que ela construiu com a sua história de vida e não pela que foi registrada na certidão de nascimento. Essa, aliás, é uma peleja que tramita no Congresso Nacional: há pelo menos quatro projetos de lei tratando da questão.

E não é somente o nome que os transexuais querem mudar. O que lhes interessa é a cirurgia de mudança de sexo, mas essa vitória eles conseguiram em agosto deste ano com a assinatura de portaria do Ministério da Saúde autorizando cirurgias de mudança de sexo na rede pública de saúde. (Mas nem todos os transexuais querem trocar o pênis pela vagina ou vice-versa. Há aqueles que se dão muito bem com o órgão sexual que tem funções que não lhe interessam. Leia quadro com depoimentos).

São tantas as singularidades do desejo sexual dos humanos que elas são como “impressões digitais”, diz Léo Mendes, secretário de Comunicação da Associação Brasileira de Gays, Lésbicas, Bissexuais, Travestis e Transexuais. “Nenhum prazer é igual ao outro. Cada um busca o prazer do seu jeito”, afirma Mendes, representante de uma entidade LGBTT que existe há 17 anos, começou com 31 grupos e hoje tem 141 entidades associadas, de 25 das 27 unidades da federação.

Há associações de gays, travestis, lésbicas e transgêneros em todos os estados, do Acre ao Rio Grande do Sul. Os cearenses têm, por exemplo, a Associação dos Travestis do Ceará. O Rio Grande do Norte tem o Habeas Corpus Potiguar. Em Roraima, existe o Tucuxi — Núcleo de Orientação pela Livre Orientação Sexual. Na Bahia, terra de Luis Mott, um dos precursores do movimento GLBTT no país, há 10 entidades filiadas à associação nacional. Os baianos e os cariocas são os que têm o maior número de ONGs de orientação sexual, 10.

Nem Irã nem Holanda
São muitas as frentes de batalha dessa turma e uma das principais é conquistar o direito à cidadania, a serem tratadas como contribuintes, profissionais, consumidores, pessoa física — antes do inevitável olhar de estranhamento que lhes são lançados. “Até o governo Fernando Henrique Cardoso, a população LBGTT era trabalhada no âmbito da Saúde. Com o governo Lula, passou a ser tratado do ponto de vista de acesso a direitos”, diz o coordenador do programa Brasil sem Homofobia, Paulo Biagi.
O que não significou, até agora, evidentes vitórias para as demandas da população. “No conjunto dos países nos quais se discute a questão, estamos bastante avançados. Mas no conjunto das conquistas, estamos bastante atrasados”, diz Biagi. Não somos um Irã, onde os gays são condenados à morte, mas s também não somos uma Holanda, onde é permitido o casamento entre pessoas do mesmo sexo.

*A sopa de letrinhas começou com o hoje pré-histórico GLS (gays, lésbicas e simpatizantes). A sigla virou GLBTT (gays, lésbicas, bissexuais, travestis e transexuais). Na 1ª Conferência Nacional de Gays, Lésbicas, Bissexuais, Travestis e Transexuais, decidiu-se, depois de exaustivas discussões, jogar o “L” para a frente, como forma de dar maior visibilidade para as lésbicas, que se sentiam duplamente oprimidas

Queer, a teoria de uma letra só

Um dicionário da diversidade sexual é obra eternamente incompleta. “A sigla LGBTTTIAQ nunca vai parar de crescer, é interminável”, diz o professor de filosofia Hilan Bensusan, coordenador do Núcleo de Estudos de Diversidade Sexual e Gênero (Nedig) da Universidade de Brasília e pesquisador/militante do Queer, movimento que dissocia sexo de identidade e de gênero. Para os queer, “a sexualidade é nômade”, diz Hilan. “Você é alguma coisa apenas transitoriamente. O queer não se apega a categoria nenhuma. Eles não cabem em nenhuma letrinha.”Se os movimentos LGBTT aderissem ao Queer, então ele se resumiria a uma só letra, Q. Mas, como diz Hilan, todos eles buscam sua própria afirmação. E, assim, vão se agrupando em suas singularidades. Um exemplo: há dois anos, ele concluiu o documentário Mulher-bicha, cuja personagem-título é uma goiabinha, letra G, que vem a ser uma mulher heterossexual que só tem interesse sexual por homens gays.

O Queer é uma teoria que se nutre de estudos de grandes pensadores do século 20, Michel Foucault entre eles. Há mais de um século, a palavra queer significava estranho, esquisito. Atualmente “o sentido passou a ser afirmativo e não derrogatório”, diz Hilan.

Há filósofos, filólogos, antropólogos, sociólogos de todo o planeta desenvolvendo a teoria segundo a qual o desejo sexual não tem objeto perene e a heteroxessualidade é compulsória socialmente. “A sexualidade é parte do processo de singularização do ser humano e não pode ser simplesmente domesticada em termos de categoria de identidade, orientação e gênero.”
O sexo e as máscaras sociais

Como se forma a sexualidade? E por que tanta diversidade? Não se dá demasiada importância a essa afirmação sexual? A psicanalista Jansy B.S. Mello respondeu a essas três perguntas.1. “Freud utiliza uma teoria sobre a ‘bisexualidade inata’ no ser humano e, para ele, a identidade sexual se forma em duas fases: o que se manifesta num primeiro momento (antes dos 5 anos, no menino), pode ser modificado na segunda fase ( ligada ao ‘período de latência’, quando haveria um certo amortecimento da pressão da sexualidade). Seja como for, a formação da identidade sexual está intimamente associada à elaboração do Complexo de Édipo tanto pelas ‘meninas’ quanto pelos ‘meninos’.”

2. “O ser humano é diverso! Para Freud, ao contrário do que se observa no mundo animal, a sexualidade não tem no programa um ‘objeto adequado’ e não se nasce pré-determinado, ou casado como um par de pombos. O ‘homem’ se constrói a partir da linguagem e das vicissitudes da sua vida, do percurso das suas identificações e eventos da sua história. Além desta construção, existem enfeites e disfarces que se servem de palavras como se fossem rótulos definitivos — ‘hetero, homo, gay,transexual’ — das diversas modalidades de erotismo e prazer sem nome”.

3. “Adotar uma identidade sexual para suprir as falhas associadas à constituição da subjetividade apenas engendra máscaras sociais e aumenta a distância entre o que uma pessoa sente e se permite sentir e fazer.”


Depoimentos

GAY
Oswaldo Braga, presidente da Associação Brasileira de Gays e do Movimento Gay de Minas Gerais

“A gente constrói a nossa homossexualidade assim como a nossa sociedade constrói a homofobia. Mas eu, sinceramente, acho que a gente constrói é a identidade gay. O nosso desejo, a gente não consegue manobrar. Eu não cheguei um dia e falei: ‘A partir de amanhã, vou ser gay’. Não. Fui me descobrindo com desejo, com afeto pelas pessoas do meu sexo, e foi isso que foi fazendo com que eu corresse atrás de pessoas iguais a mim, com quem eu pudesse me identificar, com quem eu pudesse olhar, no outro, coisas que são minhas.”

LÉSBICA
Silvana Conti, representante da Liga Brasileira de Lésbicas e presidente do Conselho Nacional dos Direitos da Mulher

“…. nós

compreendemos que não basta estar na frente ou atrás nas letras, não é isso, não é uma questão de lugar, ali, naquele lugar, é uma questão de lugar na sociedade mesmo, porque, enquanto mulheres, sofremos dupla opressão: sofremos opressão por sermos mulheres, e por orientarmos o nosso desejo para mulheres. Porque todo mundo que está aqui sabe qual é o lugar que nos foi imposto pela sociedade, de preferência ficar em casa, cuidando do marido, lavando roupa, cuidando do filho etc., etc., etc…”


TRAVESTI


Janaína Lima

“É muito complicado falar sobre o que é um travesti porque, talvez, nem eu saiba o que é ser travesti. Talvez falte muito para descobrirmos o que é travesti. Parece que a gente se pauta sempre no homem e na mulher, então, eu tenho que ser travesti, mas eu tenho que ser homem ou mulher. A gente percebe que o tempo todo estamos reafirmando, falando de gênero, mas estamos afirmando sempre dois gêneros: homem ou mulher. E aí, travesti, você vai para onde? Você quer ser homem ou quer ser mulher? É complicadíssimo.”

TRANSEXUAL HOMEM

Alexandre Peixe, do Coletivo Nacional de Transexuais e da Associação da Parada Gay de São Paulo e do Fórum Paulista GLBTT (Alexandre nasceu com o corpo biológico de mulher)“Eu sou um homem transexual, que posso me relacionar afetiva e sexualmente com mulher, homem, bissexual, travesti, transexual. Isso não tira de mim a masculinidade, isso não tira de mim o que sinto, ser homem. (…) Outra coisa importante na questão dos homens transexuais (é) terem garantidos os direitos reprodutivos e sexuais. Eu ainda tenho o meu útero; eu só tenho um… Um útero e um ovário e, se eu quiser ter um filho, eu tenho direito, sendo homem, a ter um filho sim.”

Elza Fiuza/ABr – 6/11/08

TRANSEXUAL MULHER

Carla Machado, do Coletivo Nacional de Transexuais (Carla nasceu com o corpo biológico de homem)

“Nós, mulheres transexuais, somos exemplo, talvez mais pontual, dessa diferença, uma vez que a maioria de nós, mulheres transexuais, somos heterossexuais. Se somos mulheres, de fato, e nos interessamos ou nos completamos afetivamente por pessoas do sexo oposto, ou seja, por homens, então nós somos heterosexuais. Se somos mulheres, de fato, e nos interessamos ou nos completamos afetivamente por pessoas do sexo oposto, ou seja, por homens, então, nós somos heterossexuais. Assim como os homens que se relacionam conosco, que se atraem ou se complementam com o sexo oposto, com a nossa feminilidade, eles são heterossexuais.”

* Depoimentos à 1ª Conferência Nacional de Gays, Lésbicas, Bissexuais, Travestis e Transexuais (Brasília, 5 a 9 de junho)

Orientação sexual
É a orientação do prazer sexual de cada um. Se heterossexual, homossexual ou bissexual. Se tem prazer com alguém de outro sexo, do mesmo sexo ou com os dois sexos.
Identidade de gênero
São os gêneros feminino e masculino com o qual a pessoa se identifica, tenha ela nascido homem ou mulher. Mas há quem considere que a identidade de gênero é múltiplia, não se restringe apenas ao feminino e masculino.

DIVERSIDADE SEXUAL

Gay
Homem que só sente atração sexual por outro homem.

Lésbica
Mulher que tem preferência sexual por ou mantém relação afetiva e/ou sexual por pessoa do mesmo sexo (Houaiss).

Bissexual
Homem ou mulher que se sente atraído sexualmente tanto por homem quanto por mulher.

Travesti
A travesti se identifica com o gênero feminino, veste-se e comporta-se como uma mulher, tem prazer sexual com homens, põe silicone no peito, na bunda, mas não rejeita seu órgão genital. E mantém a identidade masculina que, dependendo das circunstâncias, se revela claramente. O travesti é a mulher que se identifica com o gênero masculino, se veste como homem, tem prazer com mulher, mas dá-se bem com sua genitália.

Transexual
São pessoas que rejeitam seu sexo biológico. Sentem-se de outro sexo e desejam transformá-lo cirurgicamente.

Transgênero
Termo geral utilizado para designar pessoas que questionam as noções tradicionais de “homem” e “mulher”, auto-identificando-se com uma postura de vida que ultrapassa os limites habituais de gênero (masculino e feminino) (Aurélia, A dicionária da língua afiada, de Angela Vip e Fred Libi).

Intersexual
Pessoa que tem os órgãos sexuais masculinos e femininos, seja parcialmente ou inteiramente. Essa dubiedade tanto pode ser visível quanto invisível. Essa é uma condição orgânica do indivíduo, e não sua orientação sexual. Ou seja, o intersexual ou hermafrodita (termo em desuso) pode ser hétero, homo ou bi.

Assexual
Assexuado é o indivíduo que não tem desejo sexual aflorado. Que não sente atração sexual por ninguém, de sexo algum. A assexualidade é habitualmente tratada como uma disfunção sexual que necessita de tratamento médico/psicológico, mas há assexuais participando de movimentos afirmativos.

Queer
O indivíduo queer não se apega a qualquer das categorias acima, menos ainda à heterossexualidade. Acreditam que a sexualidade é transitória e nômade. Abraçam todas as acima citadas. Abraçam os conceitos da Teoria Queer .

Drag queen
Homens que se vestem de mulher de modo extravagante, como uma alegoria do modo feminino de vestir, adotam nome artístico e se apresentam em espetáculos, desfiles, shows. Em geral, são homossexuais, mas podem ser hétero, bi…

Drag king
Mulheres que se vestem de homem de modo extravagante…

Transformista
Também são pessoas que se vestem como alguém do sexo oposto para se exibições artísticas. A diferença entre o transformista e a drag queen é que as primeiras são discretas. Transformam-se em personagem de outro sexo, mas sem os recursos alegóricos/espalhafatosos/caricaturais das drags. Podem ser homo ou hétero.

Crossdresser
Homens que têm prazer em se vestir de mulher, em situações pessoais, e sem a extravagância caricatural das drags queens. Usam hormônio, feminilizam-se ao máximo mas, em geral, sem a interferência do silicone. Diferenciam-se das travesti porque transitam mais facilmente entre o gênero feminino e o masculino. Podem ser homens no espaço público e se vestir de mulher na intimidade. É um travesti, que se traveste, sofisticado.

20/11/2008 - 18:42h “Vicky Cristina Barcelona”

CONTARDO CALLIGARIS


O amor-paixão é uma tentação irresistível, é o protótipo da vida intensamente vivida

“VICKY Cristina Barcelona”, de Woody Allen, estreou no Brasil na semana passada. Com muita leveza e muito bom humor, o filme me levou a pensar nos percalços da vida amorosa.

A história do verão em Barcelona de Vicky e Cristina é um pequeno tratado do amor-paixão: os espectadores terão o prazer (ou desprazer) de se reconhecer em algum lugar do leque de experiências amorosas que o filme apresenta -é um leque pequeno, mas do qual escapamos pouco. Sem resumir, eis umas notas:

1) Os casais que se amam de paixão, cujos parceiros parecem ser feitos um para o outro, em regra, acabam tentando se matar -com faca, revólver ou qualquer outro instrumento (cf. Juan Antonio e Maria Emilia). É porque, se o outro me completa e vice-versa, o risco é que nenhum de nós sobreviva à nossa união -ao menos, não como ente separado e distinto. Mas, por mais que seja ameaçadora, a paixão amorosa é uma tentação irresistível (cf. Cristina, Vicky, Judy) por uma razão simples: nas narrativas de nossa cultura, ela é o protótipo ideal da experiência plena, da vida intensamente vivida.

2) Por sorte ou não, o amor-paixão é raro. A maioria de nós vive relações menos “interessantes” e menos fatais -relações em que a gente se preocupa em criar os filhos, decorar a casa, ganhar um dinheiro ou jogar golfe (cf. Vicky e Doug, Judy e Mark). Não seria tão mal, salvo pelo detalhe seguinte: em geral, nesses casais “normais”, ao menos um dos parceiros vive com a sensação de que sua escolha amorosa é resignada, fruto de um comodismo medroso: “O outro não é bem o que eu queria; culpa minha, que não tive a coragem de me arriscar a amar…”
Detalhe: como o amor-paixão é um ideal cultural, não é preciso ter atravessado a experiência da paixão para idealizá-la (as más línguas diriam, aliás, que é mais fácil idealizá-la sem tê-la vivido em momento algum).

3) Os que parecem não idealizar o amor-paixão passam o tempo se protegendo contra ele. Deve ser por isto que a “normalidade” amorosa pode ser insuportavelmente chata: porque ela exige a construção esforçada de defesas contra a paixão -argumentos morais e sociais, sempre mais “razoáveis” do que racionais (cf. Mark, Doug). Num casal, quem critica a doidice da paixão não parece sábio aos olhos de sua parceira ou de seu parceiro; ao contrário, ele parece, quase sempre, pequeno e um pouco covarde (cf. Vicky e Doug, Judy e Mark).

4) A paixão não é uma coisa que a gente possa encontrar saindo pelo mundo como um turista da vida (cf. Cristina). Pois não basta esbarrar na paixão; ainda é preciso encará-la quando ela se apresenta.

Pode ser que, um dia, se ela conseguir matar Juan Antonio com um tiro certeiro, Maria Emilia seja internada ou presa. Pode ser que Juan Antonio seja um sujeito amoral e, por isso, perigoso. Pode ser que Vicky seja desesperadamente normal, trocando a chance de amar por uma casa num subúrbio norte-americano (estou sendo injusto com Vicky: na verdade ela tenta…).

Mas, para mim, a mais “patológica” de todas as personagens do filme é Cristina. Sua aparente abertura para a vida (”Ela não sabia o que queria, mas sabia o que não queria”, narra a voz em off) é apenas uma versão “bonita” e literária de sua “insatisfação crônica” (diagnosticada por Maria Emília, com razão). Nisso, Cristina é muito próxima da gente: ela quer e consegue brincar com a paixão, mas sem perder a ilusão da liberdade ou o sonho do que ela poderia encontrar na próxima esquina. Por isso, sua voracidade é a do turista: tira muitas fotos pelo mundo afora, mas será que ela se deixa tocar pela vida?

5) Disse que “Vicky Cristina Barcelona” trata dos percalços da vida amorosa com leveza e bom humor; de fato, saí do cinema sorrindo, e não era o único. Mas a amiga que me acompanhava comentou: “Adorei, mas é um filme triste”. “Como assim?”, estranhei. Ela respondeu, com razão: “É um filme triste porque os personagens se apaixonam, vivem sentimentos fortes, mas, no fim, tudo isso não transforma ninguém. Vicky e Cristina vão embora iguais ao que elas eram no começo, sobretudo Cristina…”.

Minha amiga tinha razão. O amor e a paixão não nos fazem necessariamente felizes, mas são uma festa e uma alegria porque deles podemos esperar ao menos isto: que eles nos tornem um pouco outros, que eles nos mudem. Agora, nem sempre funciona…

ccalligari@uol.com.br

18/11/2008 - 17:57h Nem libertinos, nem infiéis

Ni libertin ni infidèle, le polyamour fait des ravages

Jules, Jim et tous les autres: les polyamoureux refusent de se limiter à une seule relation. Une liberté pas toujours bien acceptée.

David Cook et David Archuleta, finalistes d'American Idol 2008, embrassent Paula Abdul, jurée (Fred Prouser/Reuters)

J’avais le choix entre assister à un mariage libertin et participer à une rencontre de polyamoureux. Un journaliste romantique de Rue89 m’a dit: “Le polyamour c’est mieux, y’a de l’amour en plus.” C’est un peu caricatural : un libertin peut par exemple être, en plus de ses batifolages, très amoureux de son conjoint.

Mais la multiplication des repaires de polyamoureux sur la Toile a fini de me convaincre: après polyamour.be, polyamour.fr et polyamour.info sont dans les starting-blocks. Le dernier organisait ainsi une soirée conviviale pour l’élaboration de son site samedi, réunissant des polyamoureux convaincus, des polyamoureuses pratiquantes et des monogames intrigués.

 

A lire aussi

Au fait, le polyamour, c’est quoi? Parmi les modèles de couples, nous avions déjà évoqué sur Rue69 le couple modèle,  voici maintenant le couple polyamoureux, à ne pas confondre avec le couple libertin ou le couple infidèle.

Présentes à la soirée, l’écrivain Françoise Simpère, polyamoureuse, auteure de “Aimer plusieurs hommes” a bien voulu répondre à mes questions ainsi qu’une riveraine de 25 ans, renommée Anne, 3 amoureux en ce moment, qui a témoigné de sa propre situation.

Le polyamour c’est quoi ?

Anne: Le polyamour, c’est tout d’abord… de l’amour! Aimer, ce n’est pas limiter l’autre, c’est lui ouvrir de nouvelles perspectives, l’aider à s’épanouir à l’extérieur du “nous”. Et même, grâce au “nous”, aux ressources qu’il offre. C’est inciter l’autre à la découverte.

Cependant, tout le monde n’est pas prêt à sacrifier de sa sécurité pour rendre l’autre heureux et l’être par là même… Mais cet état d’esprit n’est pas inaccessible à un partenaire patient.

Françoise Simpère: Toutes les solutions mono: “monoculture”, “tout nucléaire”, “tout libéral” sont des échecs, car la vie a besoin de s’enrichir dans la diversité.

Donc, les amours plurielles, c’est le fait de pouvoir aimer au pluriel de façon affective, sexuelle et intellectuelle sans exclure a priori une de ces composantes, ni qu’elles deviennent une obligation.

On n’est pas obligé de faire l’amour chaque fois qu’on se voit ou de se voir très souvent, mais si l’on a envie de se voir et/ou de faire l’amour, il n’y a pas d’obstacle à le faire. Le sexe ne constitue plus “la” barrière fatidique, et ça dédramatise grandement l’existence!

Les polyamoureux sont-ils fidèles ?

Françoise Simpère: Oui, je suis fidèle au sens étymologique du terme, du latin fides, fidei : la confiance. Nous nous faisons confiance, et nous sommes présents et attentifs l’un à l’autre. Je suis fidèle mais pas exclusive envers les hommes de ma vie, qui pour certains m’accompagnent depuis plus de 25 ans !

Anne: Pour moi, être fidèle à quelqu’un, c’est tout d’abord le respecter assez pour être complètement moi-même avec lui, c’est m’être fidèle à moi-même donc aussi et ne pas tricher sur ce que je suis.

Le polyamour, c’est du libertinage ?

Françoise Simpère: Les couples libertins qui batifolent ensemble dans des clubs sont plutôt fusionnels, puisqu’ils veulent tout voir de l’autre, y compris comment il fait l’amour ailleurs. Les couples libertins qui ont des aventures chacun de leur côté sont polyamoureux, mais, je crois, privilégient davantage la séduction et le sexuel que l’affectif.

Ils sont dans l’idée “tu peux aller voir ailleurs, mais ne tombe pas amoureux(se)”. Cela étant, cette distinction est un peu sommaire, car les polyamoureux ont mille façons de vivre et changent selon les périodes, ils peuvent même avoir des phases monogames.

On peut encore parler de couple quand on est dans du polyamour?

Françoise Simpère: Le couple, à mon sens, repose sur un projet de vie et des valeurs partagées: on peut ressentir du désir et des sentiments pour de multiples personnes, mais il n’y en a pas cinquante avec qui on a envie de vivre au long cours.

Par ailleurs, il me serait difficile de vivre avec quelqu’un qui serait philosophiquement ou politiquement à mon opposé. Une autre chose fonde le couple: les enfants, qui créent un lien indissoluble.

Anne: J’ai plusieurs couples (mais aussi quelques belles aventures qui n’en sont pas). Chaque couple a ses particularités, crée sa bulle, tout en n’y emprisonnant pas les individus qui y évoluent, mais il y a bel et bien construction d’une relation à deux, d’une intimité qui reste unique à chaque couple.

Il y a aussi la complicité, les références culturelles partagées, l’admiration, le soutien inconditionnel… Un peu comme dans tous les couples, non?

On cloisonne ou pas?

Françoise Simpère: La plupart des hommes de ma vie sont en couple ou polyamoureux, et ont la même discrétion que celle que j’ai avec eux.

Au fil du temps cependant, j’ai parfois noué des liens avec leur “régulière” qui sait ce que je suis, et notamment que je ne suis pas une “voleuse d’hommes”. “Mes” hommes savent comment je vis, mais je trouverais indélicat de leur raconter ma vie intime. Je ne raconte mes amours que dans mes romans.

Mais plusieurs amoureux en même temps, vous avez la forme?

Françoise Simpère: Ce n’est pas une activité à temps plein: il m’arrive de passer des semaines sans sortir avec un homme, j’ai des amants que je vois quatre ou cinq fois par an, pas plus, mais depuis vingt à trente ans. Mon travail, ma famille et mes potes non sexuels me prennent infiniment plus de temps que mes amours!

D’une façon générale, les polyamoureux sont moins obsédés sexuels que les monogames, parce qu’ils ne sont pas dans la frustration. Ils savent qu’ils peuvent s’ils veulent et le sexe cesse alors d’être un enjeu crucial et angoissant pour redevenir un jeu délicieux.

Et la jalousie dans l’histoire?

Anne: Ce sentiment m’agace, mais j’ai bien dû me rendre à l’évidence, la jalousie ne disparaît pas complètement. Elle est rationalisée, mais parfois, une pointe, un pic, nous rappelle à nos angoisses…”Quoi? Finalement tu restes dormir chez Ninon ce soir? Ah, bon, très bien, à demain mon amour…”

Et là… Ce qui, un autre jour, aurait été anodin, devient une source d’affliction. Dans ce cas, pas de grande remise en cause du couple! Mais l’acceptation de cette souffrance passagère comme un signe d’un état particulier de ma part. L’acceptation de ne pas voir mes désirs et mes projections concernant l’autre se réaliser automatiquement.

Comment on en arrive là?

Françoise Simpère: Pour moi, c’était naturel, dès l’âge de 20 ans. Pour mon mari, ce l’était moins: il trouvait normal qu’un homme ait de multiples désirs, mais de la part d’une femme, et de la sienne en particulier, c’était moins évident.

Il a donc appris à être totalement égalitaire dans sa relation avec moi, et c’est ce qui nous a soudés: cet apprentissage du respect de la femme par l’homme et de l’homme par la femme sans que l’un des deux domine.

Evidemment, cela prend du temps, il y a des hauts et des bas, mais au final, cela préserve de l’ennui car c’est une voie qu’on explore ensemble, où tout reste à découvrir, y compris ses fragilités.

Anne: Depuis toute jeune, je n’ai jamais pu admettre être la propriété d’une seule personne, ni qu’une fois une relation amoureuse avec quelqu’un engagée cela signifie que je doive changer mon ouverture aux autres personnes. (Pour en savoir plus, lire son témoignage)

Que font les partenaires ?

Françoise Simpère: Mon mari fut davantage polygame que polyamoureux, et l’âge venant, il est beaucoup plus proche de moi qu’à certaines périodes de notre vie. Comme disent les Chinois: “Si tu veux que l’amour dure, épouse une femme avec qui tu aimes parler.” Les autres voulaient surtout le séduire, ou être séduites par lui.

Anne: Thomas a également une amie, Ninon, avec qui il est depuis un an. Et il se considère également comme polyamoureux. Pas Ninon, qui y réfléchit cependant, et qui aime avoir la liberté de séduire ou de tenter des aventures sans s’en cacher, sans pour autant penser pouvoir être amoureuse de quelqu’un d’autre que Thomas.

Quant à Alban, il a eu quelques aventures qui n’ont duré que quelques semaines, car ses amies n’ont pas supporté mon existence.

Il en est de même pour Louis, que j’ai rencontré il y a un an, mais lui serait plutôt libertin.

C’est acceptable socialement?

Françoise Simpère: Socialement, c’est difficile car les gens ont tellement envie que cela ne marche pas, qu’ils vous titillent sans cesse pour voir si vous ne bluffez pas, et cherchent le moindre signe de défaillance. Si je divorçais aujourd’hui, après trente-cinq ans de mariage, je suis sûre que certains triompheraient: on savait bien que ça ne pouvait pas durer!

Anne: L’amie de Thomas, Ninon, fut régulièrement mise en garde, on lui disait qu’elle se faisait avoir, que Thomas agissait comme un “connard” envers elle et moi, ou encore que Thomas et moi étions un couple de pervers assouvissant ses fantasmes à travers elle.

Quant à moi je m’en vais essayer de comprendre un peu mieux les monogames en lisant “Le Diable au corps.

A lire aussi:
Anne (trois amoureux): “Le polyamour bouscule les conventions établies”
Modèles de couple: gros plan sur le couple modèle

► Le blog de Françoise Simpère
Aimer plusieurs hommes de Françoise Simpère – éd. Pocket – 175p. (épuisé, un autre livre doit paraître en avril 2009 sur le sujet).

Polyamour.info

Photo: David Cook et David Archuleta, finalistes d’American Idol 2008, embrassent Paula Abdul, jurée (Fred Prouser/Reuters)