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	<title>Blog do Favre &#187; censura</title>
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	<description>Cultura, Política, Economia, Mundo, Sociedade, Comportamento</description>
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		<title>Le sexe au cinéma ? No pasara !</title>
		<link>http://blogdofavre.ig.com.br/2009/11/le-sexe-au-cinema-no-pasara/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 22:29:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luis Favre</dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURA]]></category>
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		<description><![CDATA[Cela ne s&#8217;était pas produit depuis treize ans: la “commission de censure” du CNC a procédé début octobre à la classification X d&#8217;une œuvre cinématographique parlant de sexe. Le coupable: Histoires de Sexe(s). Un film “pour adulte” abusivement rangé dans la catégorie porno.

Histoires de Sexe(s) est une comédie légère traitant de sexualité, inspirée du Déclin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cela ne s&#8217;était pas produit depuis treize ans: la “commission de censure” du CNC a procédé début octobre à la classification X d&#8217;une œuvre cinématographique parlant de sexe. Le coupable: <em><a href="http://www.histoiresdesexes-lefilm.com/">Histoires de Sexe(s)</a>.</em> Un film “pour adulte” abusivement rangé dans la catégorie porno.</p>
<p style="text-align: center;"><a style="display: inline;" href="http://sexes.blogs.liberation.fr/.a/6a00e54f964f2288340120a6668a58970b-pi"><img class="aligncenter" title="Histoires-de-sexe-1" src="http://sexes.blogs.liberation.fr/.a/6a00e54f964f2288340120a6668a58970b-800wi" border="0" alt="Histoires-de-sexe-1" /></a></p>
<p><em><a href="http://blog-ovidie.frenchlover.tv/histoires-de-sexes-le-premier-film-classe-x-depuis-1996.html">Histoires de Sexe(s)</a></em> est une comédie légère traitant de sexualité, inspirée du <em>Déclin de l’empire américain</em>. C’est l’histoire de quatre amies qui se retrouvent à diner pour parler de leurs dernières frasques et de leurs problèmes amoureux. Parallèlement, quatre hommes se donnent rendez-vous pour parler eux aussi de sexe et donner de l’histoire une version parfois différente. <a href="http://www.histoiresdesexes-lefilm.com/videos.php/">Certaines scènes</a> sont hilarantes. D’autres –résolument pédagogiques – abordent le thème de l’orgasme, du sextoy ou de l’éjaculation féminine, avec la volonté affichée de faire passer un “message”… Entre docu-fiction et cours de sexologie, ce petit film ne méritait certainement pas d’être classé X. La commission du CNC n’a pas été du même avis. Le 6 octobre, elle a fait tomber le couperet: interdiction en salles. “<em>Histoires de Sexes avait pour ambition de s&#8217;affranchir des règles de l&#8217;industrie pour adulte</em>, protestent les deux réalisateurs (Ovidie et Jack Tyler). <em>Nous aspirions à sortir du ghetto, le CNC nous y a renvoyé aussi sec.</em>”</p>
<p>“<em>Il est généralement reproché aux pornographes de n&#8217;écrire aucun scénario, de ne pas travailler la mise en scène, d&#8217;être trop éloignés d&#8217;une sexualité réaliste, de dégrader la femme. Ce film relevait pourtant ce défi: présenter une sexualité non caricaturale, et mettre en scène la complexité de la relation de couple.  Habituellement, les scenarii ne servent qu&#8217;à introduire les scènes de sexe qui sont la raison d&#8217;exister des films pornographiques. Dans </em>Histoires de sexe(s)<em>, les courts passages explicites ne sont que des illustrations des propos tenus par les protagonistes. 95% de dialogues, pour 5% de sexe, et non l&#8217;inverse. Très clairement, il ne s&#8217;agit en rien d&#8217;un film masturbatoire. Avec ce film, nous attendions l&#8217;émergence d&#8217;un genre nouveau: celui du film traitant ouvertement de la sexualité, affranchi des codes de la pornographie et de son quota d&#8217;éjaculations faciales. Notre souhait n&#8217;était pas d&#8217;être exhibé à un public mineur, puisque nous réclamions une interdiction aux moins de 18 ans.</em>”</p>
<p>Pourquoi la commission du CNC a-t-elle classé ce film X? Parce qu’il est impensable, pour les puritains qui y siègent en majorité, qu’un film puisse parler de sexe. On peut parler de mort, de meurtre en série, de fin du monde, mais pas de sexe. Le classement X est une forme perverse de censure. Il s’accompagne d’un système de taxe qui dissuade les producteurs d’avancer de l’argent: un film X est difficilement rentable. Il est donc condamné d’office à n’être qu’un film à petit budget, tourné dans des conditions proches de l’amateurisme. Pas de vrais acteurs dans un X, et pour cause. Pas de vrai scénario. Pas de vrai dialogue. Et comme ce cinéma est totalement stigmatisé, aucun réalisateur “normal” ne veut s’y essayer. A l’origine, le classement X, institué sous Giscard d’Estaing en 1975, était synonyme de liberté: il s’agissait d’autoriser les images représentant la sexualité. Mais très vite, le classement X s’est accompagné de mesures fiscales si pénalisantes qu’il a finit par tuer dans l’œuf un genre cinématographique naissant. Faute de moyens, le X est devenu une industrie de la copulation filmée à la chaine, une ennuyeuse et rébarbative accumulation de gros plans génitaux et d’actes sexuels standardisés à outrance.</p>
<p>Les films précurseurs du genre annonçaient pourtant des lendemains glorieux au X: <em>Le Dernier tango à Paris, L’empire des sens, Maîtresse, Max mon amour, Les Valseuses, La maman et la putain, Portier de nuit</em>… Le X aurait pu devenir un cinéma aussi important que le péplum, le polar, le film d’arts martiaux ou la comédie musicale. Hélas. On l’a assassiné, en lui coupant les vivres et en le condamnant à la médiocrité. Les salles qui projetaient du X ont fini par disparaitre, incapables (à cause des surtaxes énormes) de faire face à la concurrence de la TV, des lecteurs DVD et de l’internet. Avec ces salles sont mortes les ambitions de ceux qui voulaient faire de l’art avec le sexe… A quoi bon ? A quoi bon faire du cinéma à 3 millions d’euros (budget minimum), si les gens vont aller voir gratuitement sur internet des gonzo dont le budget se monte à 3000 euros (maximum)? <em>“Le classement X est devenu obsolète très progressivement,</em> explique Christophe Bier, <a href="http://www.amazon.fr/Censure-moi-Histoire-classement-France-Christophe/dp/2844051367">grand spécialiste et militant anti-classement X</a>. <em>Il a eu la peau du porno. Les producteurs de porno, les exploitants, les distributeurs ont périclité, ou bien se sont vite reconvertis dans la vidéo puis le DVD. Les salles ont fermé les unes après les autres… jusqu&#8217;à l&#8217;extinction totale des “films pornos” en 1996, remplacés par les “vidéos pornos</em>”.</p>
<p>Résultat: le X est devenu “<em>de la merde</em>”, dixit Ovidie. Au lieu de montrer la sexualité comme d’un espace de liberté et de bonheur, le X a fini par ne plus montrer que des performances irréalistes et caricaturales. “<em>La censure économique nous empêche de sortir du ghetto, </em>soutient Ovidie. <em>Si nous avions d&#8217;autres moyens de distributions que les sexshops et les sites internet, si nous pouvions retourner en salle, alors nous serions obligés de faire des films qui tiennent la route.</em>” Mais non. Le CNC veille au grain. Depuis 1975, comme si les mœurs n’avaient pas évolué, il continue de classer X tout ce qui dépasse son seuil de tolérance: un orgasme ça va. Deux orgasmes, bonjour les dégâts. Bien qu’il soit totalement obsolète, le classement X continue de sévir. “<em>Le X n&#8217;est pas aboli car il reste une menace visant à décourager ceux qui voudraient montrer du sexe dans les salles avec un visa d&#8217;exploitation,</em> explique Christophe Bier. <em>L&#8217;interdiction totale existe donc toujours comme arme de destruction massive. Tyler et Ovidie viennent d&#8217;en faire le test.</em>”</p>
<p style="text-align: center;"><a style="display: inline;" href="http://sexes.blogs.liberation.fr/.a/6a00e54f964f2288340128756750ad970c-pi"><img class="aligncenter" title="Histoires-de-sexe-2" src="http://sexes.blogs.liberation.fr/.a/6a00e54f964f2288340128756750ad970c-800wi" border="0" alt="Histoires-de-sexe-2" /></a></p>
<p>Si le classement X était supprimé, on peut imaginer que le cinéma se mettrait enfin à parler de sexualité comme d’un sujet aussi passionnant (émouvant, perturbant) que la violence ou l’amour. Les réalisateurs pourraient enfin lui accorder la place qu’elle mérite… “<em>En tout cas, ces réalisateurs ne seraient plus dans un ghetto avec des taxes</em>, ajoute Christophe Bier. <em>Ils bénéficieraient des mêmes droits que leurs confrères &#8220;classiques&#8221; et pourraient obtenir un fonds de soutien automatique ou d&#8217;autres mécanismes régissant l&#8217;exploitation cinématographique</em>.” Bien sûr, la qualité d’un film ne dépend pas que de son budget. Mais si la sanction économique était levée, il est sûr et certain que des réalisateurs “normaux” feraient du X, avec l’aide d’acteurs “normaux” et cela changerait certainement la donne. Il suffit de voir ce qu’il se passe en Suède, où le gouvernement finance des films X pour lutter contre la misogynie et contre la discrimination sexuelle. <a href="http://www.dirtydiaries.se/">Dirty Diaries</a> nous montre le chemin. Oui, il est possible de faire du vrai cinéma avec du sexe.<br />
<strong><span style="color: #0000bf;">QUESTIONS A UN MEMBRE DE LA COMMISSION DU CNC</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000bf;">Philippe Rouyer – co-auteur du livre </span><em><span style="color: #0000bf;"><a href="http://www.amazon.fr/Cin%C3%A9ma-X-Collectif/dp/2842711718">Le cinéma X</a></span></em><span style="color: #0000bf;"> (éd; la Musardine)- siège à la Commission de classification en tant que représentant du Syndicat Français de la Critique de Cinéma (SFCC). Il faisait partie de la commission qui a classé </span><em><span style="color: #0000bf;"><a href="http://www.histoiresdesexes-lefilm.com/">Histoires de Sexe(s)</a></span></em><span style="color: #0000bf;">. Il faut rappeler que la Commission de classification n&#8217;est que consultative. C&#8217;est le Ministre qui donne le visa, même si à plus de 99%, il suit les avis de la Commission. Le vrai responsable du classement X d&#8217;</span><em><span style="color: #0000bf;">Histoires de Sexe(s)</span></em><span style="color: #0000bf;"> est donc Frédéric Mitterand.</span></p>
<p><strong><span style="color: #0000bf;">1/ Depuis la création du classement X, combien de films &#8220;de cul&#8221; ont été classés X ?</span></strong><br />
<em><span style="color: #0000bf;">Ça tourne autour d&#8217;un millier de longs métrages. D&#8217;après Christophe Bier, l&#8217;auteur du livre <a href="http://www.amazon.fr/Censure-moi-Histoire-classement-France-Christophe/dp/2844051367">Censure-moi</a> (L&#8217;Esprit frappeur), le dernier film classé X date de 1996. Il s’intitulait “Elle ruisselle sous la caresse”.</span></em></p>
<p><strong><span style="color: #0000bf;">2/ Suivant quelle procédure le film d&#8217;Ovidie et jack Tyler a-t-il été classé X ?</span></strong><br />
<em><span style="color: #0000bf;">Suivant la procédure habituelle. A savoir, un passage en sous-commission qui a juste pour mission de servir de filtre. Tous les films qui sortent (même les Disney) sont vus intégralement en sous-commission. Si la sous-commission estime que c&#8217;est du tout public, le film sort avec son visa. Si ne serait-ce qu&#8217;un membre de la sous-commission estime qu&#8217;il pourrait y avoir une restriction, le film est envoyé en Commission plénière qui est alors libre de ce qu&#8217;elle préconise. Et dans ce cas, la seule décision qui compte est celle de la plénière. Concernant le film d&#8217;Ovidie et Jack Tyler, l&#8217;ensemble des membres de la sous-commission a opté pour une interdiction aux moins de 18 ans en le renvoyant en plénière. Après débat et vote, la plénière elle, a voté le X.</span></em></p>
<p><strong><span style="color: #0000bf;">3/ Il y a combien de personnes en commission ?</span></strong><br />
<em><span style="color: #0000bf;">Chaque sous-commission se compose de 4 à 7 membres. La plénière en compte 28. </span></em></p>
<p><strong><span style="color: #0000bf;">4/ Pourquoi <em>Histoires de Sexe(s) </em>a-t-il été classé X ?</span></strong><br />
<em><span style="color: #0000bf;">Je suis tenu au devoir de réserve sur les débats. La seule chose que je peux vous dire c&#8217;est ce que j&#8217;ai dit moi au cours de ce débat: à savoir que je demandais une interdiction aux moins de 18 ans, mais surtout pas un classement X car c&#8217;était clairement une œuvre et non une pellicule à vocation masturbatoire. J&#8217;ai développé en parlant du scénario, de la mise en scène et de la durée (très brève) des scènes de sexe. J&#8217;ai ajouté qu&#8217;il n&#8217;y avait dedans aucune violence et  aucune image dégradée de la femme, et que je préférais qu&#8217;un jeune de 18 ans voit cela plutôt qu&#8217;une production crade trouvée en DVD ou sur le net. Mais le résultat du vote qui a suivi prouve que moi et ceux qui avaient un avis similaire n&#8217;avons pas convaincu suffisamment de monde</span></em><br />
<strong><br />
<span style="color: #0000bf;">5/ Il me semble que les commissions de classement de films, dans les pays anglo-saxons, s&#8217;en tiennent à des critères très précis pour juger: il parait que le classement d&#8217;un film correspond à des normes quasi-mathématiques (nombre de minutes pendant lesquelles on voit un acte sexuel, cataloguage des actes sexuels sur une échelle, nombre de gros plans anatomiques, etc). Pouvez-vous m&#8217;éclairer sur ce point ? </span></strong><br />
<em><span style="color: #0000bf;">Effectivement c&#8217;est le cas dans des pays comme le Royaume Uni. Je trouve ça atroce. Ça a conduit par exemple dans ces pays à interdire aux moins de 15 ans &#8220;Ridicule&#8221; de Patrice Leconte parce qu&#8217;on y voit un homme qui urine sur un autre ou &#8220;Amélie Poulain&#8221; car il y a une série d&#8217;orgasmes dans une scène. 2 films qui sont chez nous &#8216;tous publics&#8221;. En France, nous n&#8217;avons pas de critères. Nous débattons en tenant compte du contexte de l&#8217;œuvre. Des morts dans un western ou un film de guerre n&#8217;ont pas le même charge émotionnelle que dans un drame au Quartier Latin. Il faut aussi tenir compte de la mise en scène. Comment c&#8217;est filmé.</span></em><br />
<strong><br />
<span style="color: #0000bf;">6/ Si la classification X était supprimée sur les &#8220;films pour adulte&#8221;, qu&#8217;est-ce que cela changerait?</span></strong><br />
<strong><span style="color: #0000bf;">Certains réalisateurs disent que si la classification X était supprimée ils auraient plus de moyens pour faire du bon cinéma. Ils pensent que l&#8217;état leur donnerait des subsides ou quoi? </span></strong><em><br />
<span style="color: #0000bf;">Non, ils n&#8217;auraient pas d&#8217;avance sur recettes. Mais un certain nombre d&#8217;aides automatiques pourraient jouer. De même, il serait de nouveau possible d&#8217;acheter des films étrangers (surtaxés par le classement X) et donc d&#8217;en vendre en retour. Et puis l&#8217;exploitation en salles pourrait apporter de nouveaux revenus. Ou pas, bien sûr.</span></em></p>
<p><strong><span style="color: #0000bf;">7/ D’autres réalisateurs (HPG par exemple) disent que même s&#8217;ils avaient plus de moyens, ils continueraient à faire des films nuls, parce que le milieu du X est un milieu de “nuls”</span><span style="color: #0000bf;">. Après tout, il y a des réalisateurs de cinéma &#8220;normal&#8221; (David Lynch avec <em>Eraserhead</em>, Tsukamoto avec <em>Tetsuo</em>, mais je n&#8217;ai pas les chiffres précis de leur budget…) qui ont fait des chefs d&#8217;œuvre à très petit budget non? Qu&#8217;en pensez-vous?</span></strong><em><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></em><span style="color: #0000bf;"><em><span style="text-decoration: underline;">I</span></em><em><span style="text-decoration: underline;">l</span> y a eu des chefs-d&#8217;œuvre du X, ou du moins d&#8217;excellents films X, à petit budget. Mais le budget de Eraserhead ou de Tetsuo leur sera toujours supérieur. Ils s&#8217;inscrivent dans une autre économie.</em></span><em><br />
</em><br />
<strong><span style="color: #0000bf;">8/ Le classement X a-t-il encore une raison d&#8217;être de nos jours ?</span></strong><br />
<em><span style="color: #0000bf;">A mon avis non. L&#8217;interdiction au mineurs est suffisante pour protéger la jeunesse et respecter le Code Pénal.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #0000bf;"><strong>Fonte Les 400 culs, de Agnès Giard</strong></span></em></p>
<p><em><span style="color: #0000bf;"><strong><br />
</strong></span></em></p>
<h2 style="text-align: center;"><a href="http://www.histoiresdesexes-lefilm.com/accueil.php">LE FILM (BANDE ANNONCE)</a></h2>
<p style="text-align: center;">
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		<title>Lei antifumo: Cartaz do filme &#8220;Coco antes de Chanel&#8221; em São Paulo perde o cigarro e ganha uma caneta</title>
		<link>http://blogdofavre.ig.com.br/2009/08/lei-antifumo-cartaz-de-coco-chanel-em-sao-paulo-perde-o-cigarro-e-ganha-uma-caneta/</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Aug 2009 22:36:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luis Favre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Coco Chanel, a estilista francesa, fumava como uma locomotiva. Ela era inseparável de seu cigarro, como Bogart ou Jacques Tati e Shelock Holmes, do cachimbo. 
O anuncio do filme sobre a estilista comporta o cigarro na mão da personagem.
Mais em alguns países está proibido incitar ao fumo na publicidade.
Em Portugal e outros países tiraram o [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Coco Chanel, a estilista francesa, fumava como uma locomotiva. Ela era inseparável de seu cigarro, como Bogart ou Jacques Tati e Shelock Holmes, do cachimbo. </em></p>
<p><em>O anuncio do filme sobre a estilista comporta o cigarro na mão da personagem.</em></p>
<p><em>Mais em alguns países está proibido incitar ao fumo na publicidade.</em></p>
<p><em>Em Portugal e outros países tiraram o cigarro das mãos da Coco. Já em São Paulo, como constatei hoje no cinema Belas Artes (assisti com meu filho ao excelente Os falsários, a ver absolutamente), colocaram no lugar do cigarro uma caneta. Coco Chanel virou escritora.</em></p>
<p><em>Na França a mesma tentativa provocou um enorme protesto e finalmente o cartaz de Coco com o cigarro foi autorizado.</em></p>
<p><em>Mas lá deve ser que não defendem com tanto celo a saúde dos cidadãos, como faz o Big Brother aqui. LF</em></p>
<div style="text-align: center" align="left"><img src="http://www.histoire-costume.fr/wp-content/uploads/2009/04/coco_avant_chanel.jpg" style="cursor: -moz-zoom-out" alt="http://www.histoire-costume.fr/wp-content/uploads/2009/04/coco_avant_chanel.jpg" width="530" height="705" /><img src="http://fotocache01.stormap.sapo.pt/fotostore01/fotos//53/d7/c5/4167228_BBvSO.jpeg" style="cursor: -moz-zoom-out" alt="http://fotocache01.stormap.sapo.pt/fotostore01/fotos//53/d7/c5/4167228_BBvSO.jpeg" /></div>
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<div style="text-align: center" align="left"><a href="http://blogdofavre.ig.com.br/wp-content/uploads/2009/08/coco_antes_de_chanel1.jpg" title="coco_antes_de_chanel1.jpg"><img src="http://blogdofavre.ig.com.br/wp-content/uploads/2009/08/coco_antes_de_chanel1.jpg" alt="coco_antes_de_chanel1.jpg" /></a></div>
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<div style="text-align: center" align="left"><font size="5">Veja o cartaz </font><font size="5">com a caneta,</font><font size="5"> no cinema Belas Artes </font></div>
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<p>La cigarette est à Coco Chanel ce que la pipe est à Jacques Tati : un trait essentiel de leur image. Pourtant, sur les murs de France, l&#8217;une fume, l&#8217;autre pas. Audrey Tautou, l&#8217;actrice qui incarne la couturière dans le film d&#8217;Anne Fontaine, tient ostensiblement une cigarette à la main. Le créateur de Mon oncle roule en Solex avec, entre les dents, un moulin à vent jaune au lieu de sa bouffarde.</p>
<p>La censure est dans ce cas souterraine : Métrobus, l&#8217;afficheur qui gère les espaces de la RATP (mais aussi ceux de la SNCF), a estimé que la pipe de M. Hulot contrevenait à la loi Evin de 1991, qui interdit &#8220;toute publicité, directe ou indirecte&#8221; pour le tabac et l&#8217;alcool. Dans le même mouvement, la veille du lancement de la première vague d&#8217;affiches de Coco avant Chanel, Métrobus a fait part de son refus au distributeur du film, Warner France, de prendre ce visuel.</p>
<p>La Cinémathèque et la Warner ont réagi de manière différente. La première a décidé de modifier les 2 000 affiches annonçant l&#8217;exposition, qui dure jusqu&#8217;au 2 août. La Warner a préféré se passer du métro et des bus, qui &#8220;ne représentaient qu&#8217;une petite partie de notre campagne&#8221;, explique Olivier Snanoudj, directeur général adjoint de cette major. Ce dernier a travaillé avec les afficheurs qui acceptaient le visuel avec cigarette, comme Decaux, qui gère à Paris la publicité sur le mobilier urbain, les Abribus et les colonnes Morris.</p>
<p>La Cinémathèque défend la modification de son affiche &#8211; le moulin à la place de la pipe. Dans un communiqué du 21 avril, Serge Toubiana et Costa Gavras, directeur général et président, expliquent que le refus de Métrobus est intervenu trop tard pour élaborer une nouvelle affiche : &#8220;Macha Makeïeff, scénographe et commissaire de l&#8217;exposition, et ayant droit de l&#8217;oeuvre de Jacques Tati avec Jérôme Deschamps au sein de la société Les films de Mon Oncle, a proposé avec notre accord la meilleure idée possible (&#8230;), faisant ainsi en sorte que la lettre de la loi soit respectée, mais surtout que tout le monde prenne conscience de la substitution et deson absurdi té.&#8221;</p>
<p><strong>MALRAUX TRONQUÉ</strong></p>
<p>Olivier Snanoudj évoque de son côté le &#8220;zèle remarquable&#8221; de Métrobus dans l&#8217;application de la loi. L&#8217;ancien ministre socialiste de la santé, Claude Evin, à l&#8217;initiative du texte, trouve lui-même qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une application abusive, contre-productive et &#8220;ridicule&#8221;, du texte, un avis que partage son successeur, Roselyne Bachelot.</p>
<p>La Société des réalisateurs français et le Syndicat de la critique de cinéma, tout en dénonçant &#8220;un révisionnisme insupportable&#8221;, placent le débat sur un autre terrain : celui du droit d&#8217;auteur. Ces organismes estiment que la photo corrigée de Tati est une &#8220;infraction prévue dans le code de la propriété intellectuelle&#8221;. Ils ont demandé, lundi 20 avril, à la RATP et à la SNCF de refaire les affiches de l&#8217;exposition &#8220;en respectant l&#8217;image originelle, telle que l&#8217;a voulue l&#8217;auteur Jacques Tati&#8221;, donc avec la pipe, et de lancer une campagne d&#8217;affichage à leurs frais.</p>
<p>Le problème de droit d&#8217;auteur s&#8217;était déjà posé, en 1996, quand la Poste avait émis un timbre représentant André Malraux à partir d&#8217;une photo de Gisèle Freund, montrant l&#8217;écrivain et homme politique la mèche au vent, une cigarette aux lèvres. La Poste avait gommé la cigarette et, de ce fait, bafoué le droit d&#8217;auteur de Gisèle Freund.</p>
<p>Les deux photos de Tati &#8211; avec pipe ou moulin à vent &#8211; mériteraient de figurer dans l&#8217;exposition &#8220;Controverses&#8221;, qui réunit à la Bibliothèque nationale de France (site Richelieu) des images qui ont fait scandale ou polémique. On y trouve un portrait de Jean-Paul Sartre, qui avait servi d&#8217;affiche à une exposition que la BNF avait consacrée en 2005 au penseur de l&#8217;existentialisme. Ce dernier, sur l&#8217;image, avait un mégot de Boyard entre les doigts. Sur l&#8217;affiche, la cigarette n&#8217;y était plus. Beau joueur, la BNF a intégré ce visuel dans &#8220;Controverses&#8221;, sans oublier de rappeler la polémique qui l&#8217;avait accompagnée, aussi forte à l&#8217;époque que pour Tati aujourd&#8217;hui.<br />
Michel Guerrin et Thomas Sotinel</p>
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		<title>Sobre o blog da Petrobras: &#8220;O que ofende o direito de informar é a censura, senhores&#8221;</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 18:14:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luis Favre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Blog de Noblat


É boa ou ruim?, essa decisão de Petrobrás em criar seu próprio blog. A resposta, sem dúvida possível, sugere ser muito boa. Para a cidadania – permitindo que mais pessoas acessem mais informação. Para a democracia – que se reconhece quando uma empresa, do tamanho da Petrobrás, assume o compromisso de prestar contas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 class="tituloPost"><a href="http://oglobo.globo.com/pais/noblat/posts/2009/06/10/sobre-blog-da-petrobras-194218.asp">Blog de Noblat<br />
</a></h4>
<p><img src="http://oglobo.globo.com/blogs/arquivos_upload/2009/06/129_1058-jose%20paulo.jpg" align="left" /></p>
<p>É boa ou ruim?, essa decisão de Petrobrás em criar seu próprio blog. A resposta, sem dúvida possível, sugere ser muito boa. Para a cidadania – permitindo que mais pessoas acessem mais informação. Para a democracia – que se reconhece quando uma empresa, do tamanho da Petrobrás, assume o compromisso de prestar contas de seus atos ao indeterminado cidadão comum do povo. Assentado isso, o principal, vale a pena examinar algumas questões no entorno dessa decisão.</p>
<p>1. Ilegal não é, como sugerem alguns jornalistas. Nenhum tema da Cyberlaw mereceu mais páginas do que o Fair Use. Reduzido a seu núcleo conceitual, a proteção ao direito da propriedade intelectual – no caso, as perguntas dos jornais – se opera somente quando houver apropriação econômica por terceiros – no caso, a Petrobrás. Como o acesso ao blog é público e gratuito, nenhuma irregularidade pois.</p>
<p>2. Deselegância é. A publicação das perguntas, sem ciência prévia dos perguntadores, é certamente prova de desapreço a jornais e jornalistas. Não propriamente pela utilização dessas perguntas, no blog, algo mesmo natural. Mas por não haver ciência prévia, nessa primeira utilização. Bastaria que a Petrobrás avisasse, antes – “olha, daqui a 2 dias o blog estará no ar”, coisa assim, e nenhum problema haveria.</p>
<p>3. Os jornais dizem que “o blog quebrou a confidencialidade de perguntas enviadas” à empresa. Quando nenhuma confidencialidade há, ou deveria haver, nesse tema. Essa confidencialidade, em países culturalmente maduros, protegem apenas a privacidade ou interesses coletivos – saúde, segurança pública, relação com países estrangeiros, fronteiras. Sem que se perceba como perguntar quantos funcionários trabalham, em um setor da empresa, possa ser confidencial. Ao contrário, essas perguntas deveriam ser berradas, aos ventos, para que todos as pudessem ouvir – se isso fosse possível, claro.</p>
<p>4. A ANJ diz ser “prática contrária os princípios universais da liberdade de imprensa”. Sem que se possa ver como, publicizar uma pergunta, possa ser algo contrário a qualquer liberdade. O que ofende o direito de informar é a censura, senhores. A romântica (se é que uma censura pode ser mesmo romântica) , no tempo de sargentos nas redações, com suas tesouras; a econômica, de governos e anunciantes, com seus interesses (nem sempre meritórios); a política, protegendo parte de nossas elites; a “musa da autocensura”, como a ela se referia George Steiner.</p>
<p>Assentado isso, de que é boa prática para a democracia, cabe agora perguntar se é também boa para a Petrobrás. E a resposta, aqui também, é sim. Dá respeitabilidade à empresa. Mostra que, do alto de seu poder econômico, se preocupa em prestar contas ao público. Porem &#8230;</p>
<p>Há sempre um porém, à margem das melhores intenções. “Mas há sempre uma candeia / Dentro da própria desgraça”, dizia Manoel Alegre contra Salazar. E esse porém, no caso, é: a Petrobras faz isso para ser respeitada?; ou tudo é só estratégia de marketing, às vésperas de uma CPI? Não há respostas prontas, para isso. E vale, nesse caso, testar; sendo, aos jornalistas que hoje reclamam, os melhores testadores.</p>
<p>Podem perguntar, por exemplo, quais são os diretores da Petrobrás e de suas subsidiárias? Quantos são os quadros técnicos da empresa, que hoje ocupem esses cargos de direção? Quais os funcionários que, sem ser diretores, dirigem licitações? Quais partidos indicaram esses senhores e senhoras? Qual o montante, em reais, de licitações a cargo de cada um deles? Quantos desses contratos foram firmados com dispensa de licitações? Isso, ou o que mais quiserem perguntar.</p>
<p>E assim se resolve a questão; que, das duas, uma. Ou a Petrobrás responde, e merece (continua a merecer) nosso respeito; ou a Petrobras não responde, ou responde só o que lhe interessar, e então esse blog é só perfumaria. Tornados então, sem efeito, todos os elogios antes à empresa aqui destinados. O futuro dirá.</p>
<p><em><strong>José Paulo Cavalcanti Filho</strong>. 61, advogado no Recife, jp@jpc.com.br</em></p>
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		<title>Berlusconi censura livro de Saramago na Itália</title>
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		<pubDate>Sat, 30 May 2009 20:04:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luis Favre</dc:creator>
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&#8220;El Cuaderno&#8221;
Editora de Berlusconi censura livro de Saramago na Itália
O Globo
RIO &#8211; A editora Einaudi, propriedade do primeiro-ministro italiano, Silvio Berlusconi, censurou o último livro do prêmio Nobel da Literatura, José Saramago, por conter críticas contra &#8220;Il Cavalieri&#8221;. Segundo o jornal &#8220;Corriere della Sera&#8221;, em um dos ensaios publicados no livro &#8220;El Cuaderno&#8221;, que reedita [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"> <img src="http://perspectivapolitica.files.wordpress.com/2009/01/saramago.jpg" style="cursor: -moz-zoom-in" alt="http://perspectivapolitica.files.wordpress.com/2009/01/saramago.jpg" width="257" height="250" /><a href="http://blogdofavre.ig.com.br/2009/05/berlusconi-censura-livro-de-saramago-na-italia/11569/" rel="attachment wp-att-11569" title="berlusconi_solo.jpg"><img src="http://blogdofavre.ig.com.br/wp-content/uploads/2009/05/berlusconi_solo.jpg" alt="berlusconi_solo.jpg" width="174" height="248" /></a></p>
<p><strong>&#8220;El Cuaderno&#8221;</strong></p>
<p><strong>Editora de Berlusconi censura livro de Saramago na Itália</strong></p>
<p style="background-color: #ffff99">O Globo</p>
<p>RIO &#8211; A editora Einaudi, propriedade do primeiro-ministro italiano, Silvio Berlusconi, censurou o último livro do prêmio Nobel da Literatura, José Saramago, por conter críticas contra &#8220;Il Cavalieri&#8221;. Segundo o jornal &#8220;Corriere della Sera&#8221;, em um dos ensaios publicados no livro &#8220;El Cuaderno&#8221;, que reedita artigos postados pelo escritor português em seu blog nos últimos seis meses, Saramago chama Berlusconi de &#8220;delinquente&#8221;.<br />
<strong><br />
<font size="5">&#8220;Realmente, na terra da máfia e da camorra, que importância pode ter o fato comprovado de que o primeiro-ministro seja um delinquente?&#8221;</font></strong></p>
<p>&#8220;Realmente, na terra da máfia e da camorra, que importância pode ter o fato comprovado de que o primeiro-ministro seja um delinquente?&#8221;, escreve o prêmio Nobel, de 87 anos, no artigo intitulado &#8220;Berlusconi &amp; Cía&#8221;. &#8220;Em uma terra em que a Justiça nunca gozou de boa reputação, que mal há que o primeiro-ministro consiga que se aprove leis de acordo com os seus interesses, protegendo-se contra qualquer tentativa de castigo e seus desmandes e abusos de autoridade&#8221;.</p>
<p>Mas as críticas a Berlusconi aparecem em outros textos produzidos pelo premiado escritor. Em outro artigo, chamado &#8220;Que fazer com os italianos?&#8221;, Saramago diz: &#8220;Reconheço que a pergunta poderá soar ofensiva a um ouvido delicado. Que é isto? Um reles cidadão interpelando a um povo inteiro, pedindo-lhe contas pelo uso de um voto que, para regozijo de uma maioria de direita cada vez mais insolente, acabou fazendo de Berlusconi amo e senhor absoluto da Itália e da consciência de milhões de italianos?&#8221;.</p>
<p>Saramago começou a escrever seu blog em setembro de 2008, com &#8220;Palavras para uma cidade&#8221;, uma carta de amor a Lisboa. Depois disso, já escreveu mais de 100 artigos, pensamentos e opiniões sobre a atualidade política internacional. Além de Berlusconi, outros políticos como Barack Obama, atual presidente dos EUA, Nicolas Sarkozy, líder francês e o ex-presidente dos EUA, George W. Bush, também foram citados por Saramago.</p>
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		<title>Blog policial com críticas a José Serra é tirado do ar pela Justiça</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Mar 2009 15:20:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luis Favre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ MARINA LANG
colaboração para a Folha Online
A blogosfera policial, que vem aumentando sua popularidade com o surgimento de páginas como Segurança Pública, Cultcoolfreak e Diário de um PM, sofreu uma baixa. O flit-paralisante.blogspot.com saiu do ar.
O &#8220;Flit Paralisante&#8221; (referência a um antigo inseticida) ficou conhecido por abordar a rotina dos policiais civis no Estado de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <strong>MARINA LANG</strong><br />
colaboração para a <strong>Folha Online</strong></p>
<p>A blogosfera policial, que vem aumentando sua popularidade com o surgimento de páginas como <a href="http://segurancapublica.net/" target="_blank">Segurança Pública</a>, <a href="http://www.verbeat.org/blogs/cultcoolfreak" target="_blank">Cultcoolfreak</a> e <a href="http://www.diariodeumpm.net/" target="_blank">Diário de um PM</a>, sofreu uma baixa. O flit-paralisante.blogspot.com saiu do ar.</p>
<p>O &#8220;Flit Paralisante&#8221; (referência a um antigo inseticida) ficou conhecido por abordar a rotina dos policiais civis no Estado de São Paulo. Em tom de denúncia, seus textos criticam as estruturas internas da corporação e o governador José Serra (PSDB).</p>
<p>&#8220;Não sei dizer por que, exatamente, o blog saiu do ar, mas foram em duas ocasiões: a primeira em 30 de outubro [de 2008] e essa de janeiro. A representação, da última vez, trouxe como vítimas o governador José Serra e outros&#8221;, diz o autor do blog, o delegado da Polícia Civil em São Vicente (65 km de São Paulo), Roberto Conde Guerra.</p>
<p>Com a derrubada do endereço eletrônico, ocorrida em janeiro, Guerra reativou seu espaço na rede pelo servidor Wordpress, no qual permanece em funcionamento (<a href="http://flitparalisante.wordpress.com/" target="_blank">flitparalisante.wordpress.com</a>).</p>
<p>&#8220;Quando apagaram o blog, deram a entender que eu era anônimo. Nunca escrevi escondendo minha identidade. Nada ali afeta a idoneidade do governador&#8221;, defende-se.</p>
<p>O blogueiro suspeita que a primeira retirada do ar (30 de outubro) tenha ocorrido pelos &#8220;desabafos&#8221; sobre o <a href="http://www1.folha.uol.com.br/folha/videocasts/ult10038u457107.shtml">confronto entre polícias</a> e a ação desastrada na morte de <a href="http://www1.folha.uol.com.br/folha/especial/2008/carcereprivadonoabc/">Eloá</a>.</p>
<p>Um ofício judicial, ao qual a <strong>Folha Online</strong> teve acesso, foi enviado à Guerra pelo próprio Google, detentor do domínio <a href="http://www.blogspot.com/" target="_blank">blogspot.com</a>. Entretanto, o documento não solicita a retirada do blog do ar &#8211;mas pede dados cadastrais do autor e endereços virtuais (IPs) utilizados por ele para a publicação.</p>
<p>O delegado José Mariano de Araújo Filho, da Delegacia de Crimes em Meios Eletrônicos, foi o responsável pelo inquérito contra o Flit Paralisante. Embora o nome do governador José Serra apareça no ofício judicial, Araújo Filho diz que o &#8220;governador de São Paulo não é parte&#8221;.</p>
<p>Procurado, o Palácio dos Bandeirantes não quis se pronunciar &#8211;tampouco o Google, que diz apenas cumprir um pedido da Justiça.</p>
<div align="center"> <font size="1"><em><br />
</em></font><img src="http://2.bp.blogspot.com/_eEOSD1Sb7cc/SQhxQrX95wI/AAAAAAAAKqM/VV_ZT5QwoG4/s400/greve+da+pol%C3%ADcia+civil+-+202C70BA27774B6C95813901B4C2D7CF.jpg" alt="http://2.bp.blogspot.com/_eEOSD1Sb7cc/SQhxQrX95wI/AAAAAAAAKqM/VV_ZT5QwoG4/s400/greve+da+pol%C3%ADcia+civil+-+202C70BA27774B6C95813901B4C2D7CF.jpg" /><br />
<font size="1"><em> Policiais militares em confronto com tropa civil, em outubro; críticas ao Executivo seriam motivo da retirada do blog</em></font></div>
<p><font size="5"><strong>Delegado X delegado</strong></font></p>
<p>&#8220;[A retirada do blog] foi uma medida cautelar, pois se trata de um funcionário público, e o site foi usado como veículo de difusão de calúnia, injúria e difamação&#8221;, alega Araújo Filho. A medida cautelar é um ato preventivo, que é deferida pelo juiz quando há a comprovação de lesão de qualquer natureza ou motivo justo. Ela pode ser autorizada pelo juiz sem que a outra parte tome conhecimento. Também é provisória, ou seja, há um prazo para que o autor mova a ação principal.</p>
<p align="center"><font size="1"><em><br />
</em></font><img src="http://www.estadao.com.br/fotos/serratv292.jpg" alt="http://www.estadao.com.br/fotos/serratv292.jpg" /><br />
<font size="1"><em> Governador José Serra é situado como uma das vítimas em inquérito policial que retirou endereço de blog &#8220;Flit Paralisante&#8221; do ar</em></font></p>
<p>O nome do governador está ali, segundo ele, para &#8220;justificar&#8221; a medida. &#8220;Caso ele se interesse, pode tomar parte na ação principal, pois ele é uma das partes&#8221;, diz.</p>
<p>O delegado confirma ainda que houve acusações de maneira genérica e dirigida a promotores e juízes. Serra foi chamado de &#8220;nazista&#8221;, de acordo com ele. &#8220;Não foi possível apagar apenas algumas das postagens porque o encadeamento dos posts e comentários era ofensivo. A internet maximiza isso&#8221;, observa Araújo Filho, afirmando que as supostas ofensas não partiram apenas do autor do blog, &#8220;mas também dos comentários nas postagens.&#8221;</p>
<p><strong>Cicarelli</strong></p>
<p>&#8220;Chega a ser amador e hilário. Com a censura, é claro que um blog se transfere para um servidor estrangeiro. De quebra, faz com que as pessoas se interessem mais ainda pelo assunto&#8221;, analisa o professor da Fundação Getúlio Vargas e advogado especialista em internet Marcel Leonardi.</p>
<p>Segundo ele, é possível que o governador José Serra saiba, informalmente, a respeito do inquérito. &#8220;Mas não dá para afirmar categoricamente que ele esteja envolvido&#8221;, afirma Leonardi. &#8220;Isso lembra até o <a href="http://www1.folha.uol.com.br/folha/informatica/ult124u21380.shtml">caso</a> da [Daniela] Cicarelli [e do bloqueio do YouTube], em que ela afirmou que o namorado era o responsável pelo processo, não ela.&#8221;</p>
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		<title>&#8220;La capacidad de hacer el mal que tiene el periodista es devastadora&#8221;</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jan 2009 16:39:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luis Favre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[REPORTAJE: MAESTROS DEL PERIODISMO Jean Daniel Fundador de &#8216;Le Nouvel Observateur&#8217;
JUAN CRUZ &#8211; El País
Jean Daniel tiene su estudio lleno de fotografías, y entre todas destaca las que guarda de su maestro, Albert Camus, que es para él no sólo un paisano (Argelia les une, la guerra de Argelia les dividió) sino una fuente constante [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="4"><strong>REPORTAJE: MAESTROS DEL PERIODISMO Jean Daniel Fundador de &#8216;Le Nouvel Observateur&#8217;</strong></font></p>
<p style="background-color: #ffff99">JUAN CRUZ &#8211; El País</p>
<p>Jean Daniel tiene su estudio lleno de fotografías, y entre todas destaca las que guarda de su maestro, Albert Camus, que es para él no sólo un paisano (Argelia les une, la guerra de Argelia les dividió) sino una fuente constante de inspiración. Le acaba de dedicar un libro, <em>Camus a contracorriente </em>(Galaxia Gutenberg), que es al tiempo un homenaje al periodista e intelectual que fue premio Nobel de Literatura, sino que es también un libro de estilo para ejercer este oficio.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.elpais.com/recorte/20090118elpdmgrep_4/LCO340/Ies/periodista_Jean_Daniel.jpg" alt="El periodista, Jean Daniel" title="El periodista, Jean Daniel" width="340" height="462" /></div>
<div align="center"><font size="2"><em><strong>&#8220;La fascinación del poder no debe hacer caer en la complacencia, la indulgencia y la corrupción&#8221;</strong></em></font></div>
<div align="center"></div>
<div align="center"></div>
<div align="center"></div>
<div align="center"><font size="2"><em><strong>&#8220;Puede ocurrir que los periódicos de hoy sean mañana suplementos de Internet&#8221;</strong></em></font></div>
<div align="center"></div>
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<div align="center"><font size="2"><em><strong>&#8220;Hemos perdido los instrumentos de previsión. Obama es la confirmación total de ello&#8221;</strong></em></font></div>
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<div align="center"><font size="2"><em><strong>&#8220;La filosofía de la transparencia, cuando se lleva al extremo, viola la vida privada&#8221;</strong></em></font></div>
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<p>En ese libro hay una imagen, de la que no hay fotos, en las que se ve a Camus entrando en una boîte, con sus colegas del periódico <em>Combat, </em>resistente contra la ocupación nazi de París; habían hecho un buen periódico ese día, Camus estaba exultante y al entrar a la sala de copas exclamó: &#8220;¡Vale la pena luchar por una profesión como esta!&#8221; Jean Daniel tiene una larga trayectoria como periodista, acaso el más influyente de Francia en algún momento, sobre todo como director y cabeza pensante de <em>Le Nouvel Observateur, </em>una revista <em>elitista </em>que él decidió convertir en un <em>magazine </em>de gran tirada sin disminuirle su ambición cultural.</p>
<p>En esa abigarrada colección de fotos que son las cuatro paredes de su estudio parisino hay alguna muesca de ese éxito, por ejemplo una información que le recuerda que en 1978 fue elegido el mejor periodista francés, el premio Príncipe de Asturias que le concedió la Fundación Príncipe de Asturias, y otras señales de su gran influencia, cerca, por ejemplo, del presidente Mitterrand. Es complicado escribir (en prensa) sobre los amigos políticos, pero en libros lo hace y lo hará, &#8220;porque ahí me puedo detener en detalles&#8221;.</p>
<p>Ya tiene 88 años, mantiene alertas todas sus facultades, escribe sus artículos (también para EL PAÍS), viaja, presenta libros, y está en permanente contacto con la revista. Y con la realidad. Detrás de su asiento está la portada del <em>New York Times </em>del último 5 de noviembre; en primera página, el gran periódico norteamericano le cita como un referente izquierdista europeo que ha glosado &#8220;la épica&#8221; gloriosa de Barack Obama, y él está feliz con ese recorte, que tiene enmarcado. Su aversión a las fotos, dicen, es una cuestión de coquetería de un galán que ya ha juntado demasiados años como para que no haya caído alguno sobre su rostro, pero Mordzinsky le sacó unos retratos a los que él accedió con su buen humor cansado. ¿Y aquella frase de Camus? ¿Vale la pena luchar por este oficio? De eso le preguntamos, pero antes hablamos de él, de cómo empezó.</p>
<p><strong>Pregunta</strong>. Empezaré por una pregunta que usted le hizo a Albert Camus. ¿Cómo ha llegado usted a ser periodista?</p>
<p><strong>Respuesta</strong>. Por casualidad. En mi generación los jóvenes con posibilidades de escribir no diferenciaban entre la filosofía, la literatura, el compromiso político y el periodismo; eran cuatro tentaciones. Los dioses de esta época, los maestros del pensamiento de estos jóvenes, eran americanos: Hemingway, Dos Passos, Steinbeck&#8230;; en Francia, Malraux, que hizo aquel reportaje sobre la guerra en Teruel&#8230; Era gente que lo hacía todo: el compromiso político, la literatura, la filosofía -no siempre-, y el periodismo. Así que cuando se es joven y se han cursado estudios de humanismo no es necesario hacer una elección entre los cuatro. Si se elige uno se eligen también los otros, no se sacrifica nada. Cuando empecé a escribir siempre fue con la idea de que si hacía un artículo podía hacer un libro. ¿Y qué lo decidió todo? En primer lugar, encontrar a Camus.<em> </em></p>
<p><strong>P.</strong> Un encuentro trascendental.</p>
<p><strong>R.</strong> Yo era muy, muy joven, y fue una suerte encontrar a Camus; yo hacía una revista, <em>Caliban, </em>y él me quiso conocer. Otra de las causas de nuestro encuentro fue la guerra de Argelia&#8230; Si no hubiera existido esa guerra, que fue tan importante para Francia, para el mundo árabe y para el mundo en general, no hubiera escrito sobre Argelia, probablemente, y quizá no hubiera tenido con él una relación tan intensa&#8230; Y desde que me hice periodista nunca he dejado de estar poseído por la necesidad de los libros. He escrito unos veinticuatro libros, y eso distribuye mis anhelos. Pero ha sido muy difícil hacerlos siendo director de periódico. Ser director de periódico no es lo mismo que ser periodista, en absoluto. A menudo es incluso peor. Está la presión de tener a jóvenes a tu lado; hay que animarles, hay que crear con ellos, la gente te concede poderes.</p>
<p><strong>P.</strong> ¿Y qué papel le gusta más, periodista o director?</p>
<p><strong>R.</strong> No tienen nada que ver. Siempre me han gustado mucho los grandes reportajes. Los reportajes míos que han tenido más éxito son como pequeñas novelas. Sin quererlo, salieron espontáneamente. Me gustaba descubrir un país, interesarme por unos hombres, unas situaciones&#8230; Elegía países donde habían vivido hombres que admiraba. Ese fue un gran momento. La dirección me ha apasionado porque tenía la ambición, quizá pretenciosa, de crear <em>otra cosa, </em>no hacer lo mismo que los demás. Siempre se quiere hacer algo diferente, y yo quería crear periodismo cultural. En este sentido la dirección me interesaba. Pero, ¿cuál es el problema? El periodismo es un equilibrio entre la imagen y la rentabilidad del periódico. Un periódico cultural no es para el público en general. Me he rodeado de las personas más competentes y he tenido uno de los mejores equipos de Europa. Y todos han destacado; algunos están en la Academia francesa, otros en la de Bellas Artes, todos han conseguido algo, y el periódico ha destacado sin romper su imagen ni su rentabilidad. De ese equilibrio estoy orgulloso.</p>
<p><strong>P.</strong> Se interesa por las personas. Y por el poder. ¿Cómo debe ser la relación del periodista con el poder?</p>
<p><strong>R.</strong> El poder fascina. Fascina a los periodistas muy a menudo porque si tienen el gusto por la literatura quieren saber cómo se hace la historia&#8230; La historia: los pueblos la sufren, los dictadores (o los poderosos) la hacen, y los periodistas la contemplan para describirla. Los periodistas están entre el poder y la historia. Y han de saber cómo funciona el poder, con la condición de que la fascinación no caiga en la complacencia, la indulgencia y la corrupción&#8230; Con esas condiciones es muy interesante ver cómo funciona un hombre que detenta todos los poderes. En este momento hay que desconfiar de todo, hasta del más mínimo detalle. A mi siempre me invitaban, siempre, y tenía un método: o rechazaba la invitación o la aceptaba haciéndola notar. Una vez me invitó el Rey de Marruecos a un gran hotel de Marrakech, y me dijeron que sería ofensivo si pagaba yo la cuenta. Acepté la invitación e hice un donativo por ese importe para obras benéficas de la ciudad, e hice público el gesto&#8230; Es muy difícil juzgar con rigor y objetivamente a gente que tienes frente a ti. Tiene que haber una disciplina, sobre todo si estás muy interesado en esas personas; y debes cuidar en todo momento cada detalle.</p>
<p>A mi me han ofrecido de todo: una casa en México, en Túnez también querían ser muy amables conmigo&#8230; He tenido la tendencia a ser más crítico cuanto mejor me recibían. Pero la relación del poder con la prensa es un problema en los dos sentidos. He conocido periodos en que había corrupción de los periodistas, pero he conocido periodos en los que existía acoso de los periodistas. Un hombre con poder es un hombre que esconde algo y hay que descubrirlo. Hay que descubrir el crimen. ¿Qué crimen? No se sabe, pero hay que descubrirlo. Es una actitud equivocada pensar que siempre hay un crimen. Existen los dos excesos, y ahora existe el exceso de la transparencia: no se sabe qué crimen hay pero hay que descubrirlo.</p>
<p>Es cierto que un dictador lo esconde todo, y nuestro papel es descubrir qué esconde. Pero se han pasado los límites: la filosofía de la transparencia, cuando se lleva hasta el extremo, por virtud o por vicio, llega hasta la violación de la vida privada. Y existe una intromisión nueva, la intrusión de la fotografía en la vida íntima&#8230; Cuando se traspasan los límites se llega a aberraciones. Mire lo que ha pasado ahora con Milan Kundera, el gran novelista checo, acusado de haber denunciado a un compañero&#8230; En aquel tiempo él tenía veinte años, ahora tiene setenta. No había pruebas. Los periodistas se fueron a Praga y no encontraron pruebas. Pero hubo un titular junto a una gran foto de Kundera: Kundera <em>habría sido&#8230; </em>Y con ese condicional, la enorme foto y el titular ya Kundera <em>es&#8230; </em>El texto en sí era honesto, pero el lector se fija tan solo en la imagen, y en la fuerza del condicional. El fin del periodismo es escribir, el texto. Pero en esa información existe sólo la fuerza de la imagen, la fuerza del título y la fuerza del condicional. Quizá el periodista fuera honesto, pero mire usted el resultado.</p>
<p><strong>P.</strong> Es el principio de la calumnia.</p>
<p><strong>R.</strong> Absolutamente, salvo que la calumnia ahora se apoya en las nuevas tecnologías.</p>
<p><strong>P.</strong> En la dispersión de los rumores.</p>
<p><strong>R.</strong> No es exactamente eso. Hace algunos años sí se producía la difusión del rumor, un término que arranca de Beaumarchais. Pero ahora lo nuevo es la presentación de las noticias. Enciendes la televisión y ves una cara. ¿Qué ha hecho? Y después de la cara alguien dice: &#8220;Ha sido acusado de &#8230;&#8221; Sin pruebas. No es sólo la difusión del rumor, es la fuerza que se da a la presentación del rumor.</p>
<p><strong>P.</strong> Internet es un instrumento que difunde rápidamente todo lo que toca.</p>
<p><strong>R.</strong> Sí, es una posibilidad de multiplicación del rumor.</p>
<p><strong>P.</strong> ¿Cuál es su posición sobre el porvenir de la prensa a partir de la aparición de este poderoso instrumento?</p>
<p><strong>R.</strong> ¡Si yo lo supiera! Saberlo es muy importante para mucha gente, también para los editores de periódicos. Es verdad que existe una crisis de la prensa; puede ocurrir que los periódicos de hoy sean suplementos de Internet. La realidad será Internet. Es una posibilidad. Con el libro no va a pasar lo mismo. Se ha demostrado que la gente quiere tener algo en las manos, un objeto como este. Hay algo de mágico en el libro, la forma, las páginas&#8230;</p>
<p><strong>P.</strong> ¿Y qué aporta Internet al periodismo?</p>
<p><strong>R.</strong> A los periodistas les aporta el gusto por la velocidad. La posibilidad de que cualquiera pueda contestar a cualquiera. El hecho de que todo el mundo pueda ser un periodista, y, en este caso, que los propios periodistas ya no crean en ellos mismos, porque se les cuestiona en todo momento. Se está produciendo un descrédito de la función del periodista.</p>
<p><strong>P.</strong> Que se preparó para ser periodista.</p>
<p><strong>R.</strong> Todo ese itinerario de preparación, que terminaba con un estatuto de prestigio y de autoridad del periodista, es destruido por la repentina aparición de alguien que ha encontrado una foto y la pone en Internet. Y esa foto puede destruir a alguien. Hay ventajas, no son para el periodista, pero hay ventajas. Es el sueño de la opinión pública, es verdad que se le abre una posibilidad infinita a la capacidad de expresarse. Pero lo que le decía con respecto al peligro que hay en esta situación supone una preocupación para mi.</p>
<p><strong>P.</strong> Camus decía que el periodismo era la información crítica. Acaso la velocidad puede cambiar esa definición de periodismo.</p>
<p><strong>R.</strong> No es forzosamente malo reaccionar ante las opiniones. Además, esa velocidad proporciona una impresión inmediata del sentir popular. Todo no es malo, no. Se puede saber de manera instantánea si lo que uno escribe suscita interés&#8230; Pero es cierto que todo el mundo tiene miedo. Y hay gente que explota ese miedo y piensan que Internet va a acabar con la prensa escrita, que cada vez va a haber más prensa gratuita, y que los periódicos serán suplementos de Internet. Yo no estoy capacitado para hacer una predicción. ¡Y además no soy un magnate de la prensa! Soy tan solo director de Redacción, y soy el único director de periódico que no tiene ni una acción de la compañía. ¿Se da cuenta de lo que esto supone?</p>
<p><strong>P.</strong> Debe ser muy bueno para un periodista&#8230; Balzac decía que si la prensa no existiera había que procurar no inventarla&#8230;</p>
<p><strong>R.</strong> ¡Lo decía porque ya existía, existió siempre! En el sentido moderno existe desde Gutenberg y desde la invención del correo. Pero antes de todo eso había personas que repetían las cosas, gente que distribuía gacetas, libelos&#8230;, existía la necesidad de repetir lo que pasaba. ¿Qué es el periodismo? Es decir a otro lo que uno sabe y el otro desconoce. Es tratar de saber algo incluso con riesgo de tu vida, como el corredor de Maratón que va a llevar la noticia de la victoria de los atenienses. ¿Hay porteros en España?</p>
<p><strong>P.</strong> Sí, y hubo serenos.</p>
<p><strong>R.</strong> Pues cuando un portero va a contarle a otro qué pasa en su casa, eso es el principio del periodismo.</p>
<p><strong>P.</strong> En su libro sobre Albert Camus usted recoge cuatro pautas sobre las <em>obligaciones </em>de un periodista: &#8220;Reconocer el totalitarismo y denunciarlo. No mentir y saber confesar lo que se ignora. Negarse a dominar. Negarse siempre y eludiendo cualquier pretexto a toda clase de despotismo, incluso provisional&#8221;. ¿Cuáles son para usted las obligaciones de un periodista hoy?</p>
<p><strong>R.</strong> La lista de Camus sigue vigente. ¿Qué hay que agregar a esa lista? Probablemente, la capacidad de conocer las nuevas trampas de la tecnología. Cuando Camus enumera esas obligaciones no existía aun la televisión. Y el reino de la imagen lo ha cambiado todo, incluso la forma de escribir. Imagine un novelista que escribe una novela y en cada párrafo alguien le dijera que su nivel de audiencia baja o sube. ¡Escribir en función de la reacción inmediata del lector! La gran innovación que ha incrementado los temores enunciados por Camus es la simultaneidad, la ubicuidad, el hecho de que cuando alguien habla faltan segundos para que lo sepa toda la Tierra. Es algo extraordinario.</p>
<p><strong>P.</strong> Esa simultaneidad afecta también a la vida privada, otra de sus preocupaciones. Dice usted que la amenaza a la vida privada es el peor defecto del periodismo actual.</p>
<p><strong>R.</strong> Somos muchos los que pensamos eso; hay mucha gente que piensa que la transparencia es algo muy importante, y que si la vida pública se ha mezclado con la vida privada el lector tiene derecho a conocer ésta. Es una postura, y no es la mía en absoluto. Pero hay gente de alto nivel que piensa eso. Piensan que si Berlusconi mezcla su vida pública con sus intereses privados tenemos derecho a conocer detalles de esos hechos. Hay gente que no es deshonesta que piensa eso. Y eso nos puede llevar muy lejos.</p>
<p><strong>P.</strong> Por eso dice usted que el periodista tiene un poder injusto.</p>
<p><strong>R.</strong> Naturalmente, muy a menudo es así. La capacidad de hacer el mal que tiene el periodista es devastadora. En un día o en una hora se puede deshacer una reputación, se puede transformar a alguien que tiene fama de ser honesto en un terrible malhechor. Es un poder terrible.</p>
<p><strong>P.</strong> ¿Y cómo se puede limitar ese poder sin llegar a la censura?</p>
<p><strong>R.</strong> Es una apreciación difícil que depende en primer lugar del director de Redacción, del redactor jefe, del jefe de departamento, de la forma como se concibe el periódico. Esto pasa de paredes para adentro, no hace falta una ley para eso.</p>
<p><strong>P.</strong> Usted advierte, como Camus, contra la primicia: es mejor verificar que lanzarse con una noticia que está segura, no hace falta ser los primeros&#8230;</p>
<p><strong>R.</strong> Es mejor ser el segundo pero verídico que el primero pero equivocado. Todo el mundo quiere ser el primero&#8230; En la época de Camus había un gran asunto, la violencia, y él quería ahondar más en eso, el asunto de las primicias estaba en segundo lugar&#8230; Hablé con él muchas veces de eso: cuándo acabará el Mal, cómo se da respuesta a la agresión, ¿se llega a imitar al enemigo? ¿Qué porvenir tendrá nuestra Causa si empleamos las mismas armas que nuestros enemigos? ¿Y el periodista, es honesto utilizando medios que considera inaceptables para otros? Ahora tenemos preguntas parecidas. ¿Qué hacemos con Irán? ¿Tenemos que hacer como Irán para ir contra Irán? La pregunta es si hoy estamos condenados a imitar los medios de los enemigos. Camus me interesó y me sigue interesando porque su gran preocupación tiene que ver con el modo que el periodismo tiene de enfrentarse al gran tema de nuestro tiempo, la violencia. Cada texto fundamental sobre el periodismo debería de ir acompañado por una filosofía de la violencia.</p>
<p><strong>P.</strong> &#8220;Sueño con un periódico que destierre todo tipo de mentira, en el que la virtud fue, no obstante, divertida, y en donde se defendieran encarnizadamente tres principios: los de la Justicia, el Honor y la Felicidad&#8221;.</p>
<p><strong>R.</strong> Muy de Camus&#8230; ¡El honor, tan castellano! No sé si hoy habría un periódico como ese que soñaba Camus. Él iba muy lejos, y era un puritano. Cortó una serie de reportajes porque estaba harto de que comiéramos del dolor de las mujeres. Un puritano. El mundo ha cambiado. El día en que el <em>Times </em>de Londres puso una foto en portada el mundo periodístico cambió radicalmente.</p>
<p><strong>P.</strong> Usted dice que el periodismo consiste en vivir la historia mientras ésta se hace. ¿Cómo ve la historia haciéndose ahora?</p>
<p><strong>R.</strong> Hemos perdido los instrumentos de previsión; eso es lo más novedoso. No hay ciencia económica, no hay conocimiento analítico financiero: se han equivocado todos. Desde hace diez años se han equivocado todos. Hemos perdido los instrumentos de previsión y nos faltan paradigmas. Estoy rodeado de jóvenes economistas, muy seductores y muy simpáticos, pero si los reúno no saco nada en claro. Primero, porque no están de acuerdo entre ellos y cuando están de acuerdo no saben qué va a pasar. Levi-Strauss me lo ha dicho y lo he escrito: la ciencia es importante, todo el mundo se alegra de ello, pero nada es verdadero porque el mundo se ha vuelto imprevisible. Eso decía.</p>
<p><strong>R.</strong> ¿Incluso con Obama?</p>
<p><strong>R.</strong> Sobre todo con Obama. ¿Quién había previsto a Obama? Es la confirmación total de lo anterior. La historia de Obama es increíble. Uno de mis mejores amigos es un gran economista americano. Le conozco desde hace treinta años, es un banquero. La semana pasado hablamos por teléfono y al cabo de un rato me dice: &#8220;No sé quién será el secretario de Estado; cualquiera, menos Hillary Clinton&#8221;. ¡Ese era el hombre en quien yo confiaba más desde hace décadas! Y al día siguiente llega la noticia del nombramiento de Hillary Clinton&#8230; Y él está allí, en ese mundo. Imprevisible.</p>
<p><strong>P.</strong> Usted recuerda esa escena: Camus llega a una <em>boîte, </em>está feliz por la edición del último número de <em>Combat </em>y exclama: &#8220;¡Vale la pena luchar por una profesión como esta!&#8221; ¿Usted diría lo mismo hoy?</p>
<p><strong>R.</strong> [Después de un largísimo silencio] Merece la pena. Sí, creo que merece la pena. He tardado en responderle porque me he vuelto muy preocupado y hasta un poco pesimista. Pero digamos que merece la pena luchar. Él decía: &#8220;Vale la pena&#8221;. Yo digo que merece la pena luchar.</p>
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		<title>Fantasias de um visionário</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Nov 2008 20:23:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luis Favre</dc:creator>
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Um revolucionário do teatro americano nos anos 1960, o diretor Robert Wilson volta ao Brasil para mostrar fotos de estrelas e explicar sua obra numa palestra

Antonio Gonçalves Filho &#8211; O Estado SP


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Diretores de teatro, de maneira geral, [...]]]></description>
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</h3>
<p><strong>Um revolucionário do teatro americano nos anos 1960, o diretor Robert Wilson volta ao Brasil para mostrar fotos de estrelas e explicar sua obra numa palestra</strong></div>
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<p class="fonte">Antonio Gonçalves Filho &#8211; O Estado SP</p>
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<div class="ImagemMateria">                  <img src="http://www.estadao.com.br/estadaodehoje/20081125/img/2.1.imagem_caderno.bmp.jpg" align="left" /></div>
<p>Diretores de teatro, de maneira geral, carregam dentro de si uma grande frustração, justamente por ser a direção uma forma evanescente de arte. Assim, é lícito que um deles, de vez em quando, arrisque outra empreitada, mesmo correndo o risco de não ser tão bem sucedido. O diretor norte-americano Robert Wilson, que desde os anos 1960 é considerado um inovador tão importante como foram Brecht ou Artaud em sua época, decidiu aceitar a proposta de realizar uma série de fotografias e vídeos de alta definição, Voom Portraits, agora exposta no Sesc Pinheiros, onde faz amanhã, às 20h30, uma palestra.</p>
<p>Não é a primeira vez que Robert Wilson vem ao Brasil. Parceiro das primeiras óperas do compositor minimalista Philip Glass (Einstein on the Beach) e de músicos populares como Tom Waits e David Byrne, Wilson fez sua estréia em São Paulo há 35 anos, trazido pela atriz e empresária Ruth Escobar. Nesta entrevista ao Estado, ele lembra o choque de desembarcar num país que imaginava atrasado &#8211; o título da peça, Time and Life of Joseph Stalin, foi alterado para despistar a censura militar &#8211; e constatar que São Paulo era até uma metrópole menos conservadora, multiétnica e &#8220;excitante&#8221;que Nova York.</p>
<p>De Wilson, o público brasileiro viu posteriormente uma montagem de Ibsen (Quando nós, os Mortos, Despertarmos), mais alinhada com a imagem de seu teatro formalista, que dramatiza a &#8220;crise da linguagem&#8221; recorrendo a elementos mínimos e gestos econômicos, coreografados, dos atores. São trabalhos mais representativos que sua exposição de fotografias e vídeos em cartaz no Sesc Pinheiros. Nela, o diretor deixa de lado a linguagem como &#8220;artefato social&#8221; e recorre à imagem pura, retornando a um estágio pré-verbal que não lhe cai bem. Prova maior é a foto em que a atriz Winona Ryder aparece enterrada até o pescoço como a Winnie de Dias Felizes, de Beckett, ilustração paródica que esvazia o conteúdo da peça original sem acrescentar muito à vida da melancólica e madura Winnie, a mulher que passa o tempo escovando os dentes e lembrando histórias do passado ao tocar objetos pessoais.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://farm1.static.flickr.com/183/378724829_77ae39d2a9.jpg?v=0" style="cursor: -moz-zoom-in" alt="http://farm1.static.flickr.com/183/378724829_77ae39d2a9.jpg?v=0" width="291" height="388" /></div>
<p><strong>Você tem discutido a obra de Beckett com freqüência nos últimos anos, mas nunca montou uma peça dele, a despeito da identidade formal existente entre Beckett e sua maneira de esculpir imagens no palco. A escolha de Winona Ryder como modelo de uma possível Winnie de Dias Felizes pode indicar um desejo oculto de encenar a peça? Que semelhanças você vê entre o seu trabalho e o de Beckett?</strong></p>
<p>Eu e Beckett temos muitas coisas em comum. Seus atores favoritos são os profissionais de vaudeville e do cinema mudo, como Buster Keaton e Charlie Chaplin. Os meus também. Em suas peças, ele não apenas escreve os textos como cria imagens. Faço o mesmo. Como complemento do retrato de Winona Ryder em Dias Felizes, acabo de dirigir, no Grand Théâtre de Luxembourg, em Spoleto, uma montagem com Adriana Asti. No próximo verão europeu, no Festival de Spoleto, vou atuar no monólogo A Última Gravação de Krapp.</p>
<p><strong>Em Dias Felizes, Winnie é enterrada até o pescoço, envolvida em atividades banais como escovar os dentes ou relembrar o passado por meio de objetos pessoais. Você parece vê-la como uma erupção no asfalto, um ser imóvel rodeado de objetos organizados com precisão doentia, como se fosse uma bizarra composição de Joel-Peter Witkin, o fotógrafo que faz naturezas-mortas com flores e cadáveres. Como vê seu trabalho?</strong></p>
<p>Não o conheço.</p>
<p><strong>Em sua eclética série Voom Portraits, celebridades viram ícones culturais. Há alguma razão especial para ter escolhido Brad Pitt e colocá-lo de cuecas e meias sob uma chuva torrencial? O que essa imagem representa para você?</strong></p>
<p>Brad é um deus da nossa época. É reconhecido em qualquer cultura, em qualquer país. Dramaturgos sempre escreveram sobre deuses de seu tempo. Os gregos falaram de Hércules, Racine ressuscitou Fedra. Eu fiz peças sobre Einstein, Freud e Stalin.<br />
<strong><br />
A série sugere fotografias publicitárias ou &#8220;stills&#8221;, mas, num olhar demorado, revelam sua linguagem teatral, feita de movimentos mínimos e gestos coreografados. Uma vez que cada uma dessas fotografias tem sua própria trilha sonora, composta por seus colaboradores, como é que trabalha essa correspondência entre imagem e som?</strong></p>
<p>É algo que não sei explicar. É intuitivo. Faço o que acho certo. Não colocaria um tema musical escrito para Robert Downey Jr. para acompanhar a imagem de Brad Pitt, nem trocaria o tema de Brad pelo de Johnny Depp. Esses retratos são minha resposta pessoal para diferentes personalidades.</p>
<p><strong>Você fez um retrato, que não está na mostra, em que Isabelle Huppert imita Greta Garbo, forçando-nos a repensar a idéia tradicional de portrait, especialmente por você ter adotado a foto de Garbo por Edward Steichen como modelo. Essa foto foi concebida como paródia ou tributo a Steichen?</strong></p>
<p>Como tributo a Steichen. Na primeira vez que vi Isabelle Huppert, por volta de 1970, disse a ela que se parecia com Greta Garbo. Isabelle ficou surpresa com a comparação. Dez anos mais tarde, ao falar mais uma vez com ela, mostrei novamente meu espanto com as semelhanças entre Isabelle e Garbo. Ela disse que eu era a única pessoa a notar essa semelhança. Trabalhei com Isabelle várias vezes depois disso, e ela, de certo modo, foi sempre Greta Garbo, o que explica o retrato da série.</p>
<p><strong>Sean Penn recusou ser Rembrandt em sua série e você aceitou que ele fosse Sean Penn. Por que atores, de modo geral, sempre querem ser eles mesmos e parecerem outras pessoas quando são fotografados? A série trouxe uma possível resposta a essa questão?</strong></p>
<p>Esses retratos foram feitos em colaboração com os atores. Não tive nenhum problema por Sean Penn se recusar a ser Rembrandt. O mais importante foi que ele se sentiu confortável no contexto de meu trabalho.</p>
<p><strong>Suas montagens são invariavelmente identificadas pela pureza formal, pelo uso das cores e luzes certas, a tal ponto que tanto as óperas como as peças teatrais freqüentemente transmitem a impressão de que estamos diante de ?tableaux vivants?, especialmente em Quando Nós, os Mortos, Despertamos, de Ibsen. Por que seu trabalho tem tanta ênfase no movimento, mas os atores de suas peças parecem mortos? Você concorda com a descrição que Holmberg faz de seu trabalho, que o define como uma obra destinada a &#8220;superar Beckett&#8221;, no sentido de que o seu é um &#8220;silêncio que fala&#8221;?</strong></p>
<p>O meu é um trabalho de teatro formal, em que as emoções são contidas e não precisam ser exteriorizadas. Isso é praticamente desconhecido no teatro ocidental, onde os atores tentam agir naturalmente e se projetam para fora. No teatro formal, há uma certa distância, destinada a preservar a reflexão. Talvez para algumas pessoas isso possa significar falta de expressão ou até mesmo sugerir uma aparência cadavérica, mas, olhando mais de perto, é possível sentir algo diferente.</p>
<p><img src="http://adage.com/images/bin/image/medium/robertwilson.jpg" style="cursor: -moz-zoom-in" alt="http://adage.com/images/bin/image/medium/robertwilson.jpg" width="266" align="right" height="388" /><strong>A primeira vez que seu nome foi mencionado no Brasil vivíamos ainda nos tempos da ditadura, isto é, nos anos 1970, quando Ruth Escobar convidou-o para encenar aqui Time and Life of Joseph Stalin, que teve seu título trocado para enganar a censura da época. Qual foi, então, sua primeira impressão do país?</strong></p>
<p>Minha impressão era de que não havia aí nada velho, que Nova York parecia a Europa em comparação ao Brasil. Era excitante ver uma cidade como São Paulo repleta de representantes de várias etnias e estar instalado no 27º andar de uma torre construída num ambiente moderníssimo. São Paulo parecia ter uma bateria inesgotável, capaz de funcionar 24 horas sem recarga.</p>
<p><strong>No próximo ano você vai adaptar os sonetos de Shakespeare numa montagem do Berliner Ensemble com música de Rufus Wainwright (cantor norte-americano assumidamente gay). Como é sua interpretação pessoal dos sonetos shakesperianos? São eles declarações de amor de natureza homossexual?</strong></p>
<p>Em primeiro lugar, não interpreto obras. Interpretação não é responsabilidade do diretor, do ator, do compositor ou do escritor. Interpretação é para o público. Vejo os sonetos como obras cheias de significados, de histórias, a não necessariamente dependentes de uma idéia específica, mas abertas e livres para contemplação.</p>
<p><strong>Entre os compositores de óperas que você escolheu, Wagner ocupa o principal posto. O que o conceito wagneriano de Gesamtkunstwerk (obra de arte total) representa para você? Apenas um termo genérico que define a combinação de teatro, música, dança e artes visuais ou uma declaração de princípio?</strong></p>
<p>Digo apenas que a idéia que Wagner tinha da Gesamtkunstwerk remete ao significado original da palavra ópera, que significa apenas obra, trabalho, em latim.</p>
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		<title>TRE-RJ censura, mídia e blogs se calam</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Oct 2008 17:12:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luis Favre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Blog O Biscoito fino e a Massa
Há tempos eu digo que a judicialização do debate político é daninha e deve ser combatida. Os blogs já foram vítimas desse processo várias vezes no Brasil. Os Tribunais Eleitorais Regionais e o Superior vêm empilhando absurdo em cima de absurdo, com decisões judiciais estabelecendo até mesmo quando pode [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><font size="4"><a href="http://www.idelberavelar.com/"><span id="titpost">Blog O Biscoito fino e a Massa</span></a></font></strong><br />
Há tempos eu digo que a judicialização do debate político é daninha e deve ser combatida. Os blogs já foram vítimas desse processo várias vezes no Brasil. Os Tribunais Eleitorais Regionais e o Superior vêm empilhando absurdo em cima de absurdo, com decisões judiciais estabelecendo até mesmo quando pode ser dito o quê numa página pessoal. Quem acompanha este blog há anos sabe das incontáveis ocasiões em que intervim contra esses abusos, na maioria das vezes, inclusive, em defesa de pessoas cujas opiniões políticas são radicalmente diferentes das minhas (<a href="http://www.idelberavelar.com/archives/2006/08/sentenca_judicial_contra_imprensa_marrom_abre_perigoso_precedente_na_blogosfera_brasileira.php">caso Imprensa Marrom</a>, <a href="http://www.idelberavelar.com/archives/2006/09/aecio_neves_e_andreia_neves_a_censura_e_a_mordaca_sobre_a_imprensa_em_minas_gerais.php">caso Marco Nascimento</a>, <a href="http://www.idelberavelar.com/archives/2006/09/amapa_urgente_mais_noticias_das_agressoes_de_sarney_contra_a_jornalista_alcinea_cavalcante.php">caso Alcinéa</a>, <a href="http://www.idelberavelar.com/archives/2008/08/mais_um_blog_censurado_pela_justica_eleitoral_no_brasil.php">caso Álvaro</a>, <a href="http://www.idelberavelar.com/archives/2008/08/mais_um_golpe_contra_a_liberdade_de_imprensa_em_minas_retirado_do_ar_site_jornalistico_que_continha.php">caso Novo Jornal</a>, <a href="http://www.idelberavelar.com/archives/2008/06/judiciario_brasileiro_inventa_a_punicao_a_jose_pelos_atos_de_joao.php"><strong>caso em que defendi os apoiadores de Gabeira quando <strong>ELES</strong> foram censurados</strong></a>, <a href="http://www.idelberavelar.com/archives/2008/01/a_ultima_do_judiciario_parte_328.php">caso das fotos dos espancadores de prostitutas</a>).</p>
<p>Por isso acho cínico e intolerável que algum blogueiro passe a considerar natural que um partido político seja proibido de, caramba, imprimir um panfleto.</p>
<p>O Tribunal Regional Eleitoral do Rio de Janeiro mandou apreender um panfleto produzido pelo PT, PSB, PDT e PC do B, que simplesmente trazia as fotos de Fernando Gabeira e César Maia e, no verso, as frases <em>Diga não à continuidade do prefeito Cesar Maia. Pense nisso!</em> No panfleto não havia mais nada: nenhuma injúria, nenhuma calúnia, nenhum ataque à honra de ninguém. O volante vinha assinado pelos quatro partidos e continha CNPJ. Tudo dentro da lei. Considerando o fato de que o Partido Verde esteve com César Maia em 1996, 2000, 2004 e 2008, ele simplesmente apresentava uma versão sobre um fato político real e verdadeiro. Seja qual for sua opinião sobre essa versão, ela está a milhas de distância de qualquer coisa que deveria ser censurada numa sociedade democrática.</p>
<p><img src="http://www.idelberavelar.com/panfleto.jpg" alt="panfleto.jpg" width="280" align="left" height="187" /></p>
<p>Se, em algum país da América do Norte ou da Europa, eu relatar que um panfleto como este foi apreendido pela Justiça em meio a uma campanha eleitoral, algum interlocutor mais desavisado pensará que o Brasil ainda vive sob ditadura militar. O conteúdo do panfleto é idêntico, <em>ipsis litteris</em>, às dezenas de comerciais que Barack Obama vem fazendo há meses contra John McCain: <em>McCain representa mais quatro anos de Bush</em>. Ele nada tem a ver com os comerciais de McCain que insinuam que Obama tem ligações com terroristas, calúnia cujo equivalente carioca seria imprimir um panfleto chamando Gabeira de, por exemplo, seqüestrador e maconheiro. A simples idéia de que um panfleto que contém a afirmação <em>Diga não à continuidade do prefeito Cesar Maia</em> possa ser censurada seria incompreensível em outro país.</p>
<p>Mas, no Brasil, como o autor do panfleto é o PT, não se ouviu um pio dos que falam de “estado policial”. Não se viu um único protesto nos jornais paladinos da “liberdade de expressão”. O juiz Fábio Uchôa, responsável pela pérola, explicou que o panfleto é irregular porque não apresenta o nome de Eduardo Paes como beneficiado pela crítica a Gabeira. É uma piada. O juiz quer legislar como o panfleto deve ser escrito.</p>
<p>Na horda fanaticamente anti-petista que freqüenta o blog do Noblat, a apreensão dos panfletos foi suficiente para que uma pilha de comentários escritos em algo que vagamente se assemelha à língua portuguesa <a href="http://oglobo.globo.com/pais/noblat/post.asp?t=os_panfletos_do_pt_contra_gabeira&amp;cod_Post=133715&amp;a=111">pedisse a prisão</a> dos responsáveis! Que se prenda aquele que ousa insinuar que Gabeira representa uma continuidade de César Maia! Um único leitor, Alexandre Porto, deu um baile de argumentos na turba inteira.</p>
<p>Evidentemente, não se ouvirá um único protesto dos colunistas do Globo, da Veja e da Folha, sempre tão solícitos nas insinuações de que o governo Lula cerceia a “liberdade de imprensa”. Espero, sinceramente, ler um pouco mais de repercussão nos blogs, que devem examinar com carinho a hipótese de que é hipócrita protestar contra a censura somente quando o censurado compartilha nossas opiniões.</p>
<p><strong>PS</strong>: O ombudsman da Folha <a href="http://www1.folha.uol.com.br/fsp/ombudsma/om1910200802.htm">faz o balanço</a> do <em>é casado? Tem filhos?</em> do comercial de Marta contra Kassab. A Folha dedicou a essas duas frases exatamente quatro chamadas de capa, 11 abres de página, 24 matérias, oito colunas, seis notas e 1.172 centímetros de texto.</p>
<p>* <strong>Crédito da foto</strong>: Marcos Tristão.</p>
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		<title>As divas de Manuel Puig</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Sep 2008 20:04:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luis Favre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Las divas de Manuel Puig
Sus divas fueron dos: las de carne y hueso y las películas, y a las dos, junto al mismo Manuel Puig, se les rinde homenaje en estos días.
Así es, el Complejo Teatral de Buenos Aires y la Fundación Cinemateca Argentina arrancan mañana con un ciclo que promete: Los ojos de Manuel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="entry-header"><font size="4"><a href="http://weblogs.clarin.com/itinerarte/archives/2008/09/las_divas_de_manuel_puig.html">Las divas de Manuel Puig</a></font></h3>
<p>Sus divas fueron dos: las de carne y hueso y las películas, y a las dos, junto al mismo Manuel Puig, se les rinde homenaje en estos días.</p>
<p>Así es, el Complejo Teatral de Buenos Aires y la Fundación Cinemateca Argentina arrancan mañana con un ciclo que promete: <em>Los ojos de Manuel Puig.</em> Tendrá lugar en la Sala Leopoldo Lugones del Teatro San Martín (Avenida Corrientes 1530) hasta el 14 de septiembre.</p>
<div align="center"><a href="http://weblogs.clarin.com/itinerarte/archives/greta-garbo.jpg"><img src="http://weblogs.clarin.com/itinerarte/archives/greta-garbo-thumb.jpg" alt="greta-garbo.jpg" width="297" height="400" /></a><br />
<em>Greta</em></div>
<div align="center"></div>
<div align="left"></div>
<p>El ciclo incluye diez films del período clásico de Hollywood que sirvieron de disparador al genial Manuel Puig para escribir su novela <em>The Buenos Aires Affair</em>, publicada por primera vez en 1973.<br />
&#8220;Desde chico, Puig desarrolló una cinefilia voraz que se veía sujeta a los títulos -en su gran mayoría películas hollywoodenses- estrenados en su General Villegas natal.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://weblogs.clarin.com/itinerarte/archives/Bette_Davis_eyes.JPG" alt="Bette_Davis_eyes.JPG" width="300" height="400" /><em><br />
Bette</em></div>
<div style="text-align: center"></div>
<div style="text-align: center" align="left"></div>
<p>Este &#8216;cine de la transparencia&#8217; y la excelente memoria del escritor para recordar escenas y diálogos -afirma el crítico Luciano Monteagudo, director de la Sala Lugones- fueron utilizados por Puig para encabezar cada capítulo esta novela tan controvertida y perseguida por la censura de su época&#8221;.</p>
<p><em>The Buenos Aires affair</em> fue el desencadenante para el exilio definitivo del escritor.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://weblogs.clarin.com/itinerarte/archives/rita_hayworth5.jpg" alt="rita_hayworth5.jpg" width="300" height="400" /><em><br />
Rita</em></div>
<div style="text-align: center"></div>
<div style="text-align: center" align="left"></div>
<p>Como complemento del ciclo se proyectará también <em>Felices juntos</em> rodada enteramente en Buenos Aires por  Wong Kar Wai, quien afirma haberse basado en la novela de Puig para su realización.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://weblogs.clarin.com/itinerarte/archives/Marlene_Dietrich_eyes.jpg" alt="Marlene_Dietrich_eyes.jpg" width="300" height="400" /><em><br />
Marlene</em></div>
<div style="text-align: center"></div>
<div style="text-align: center" align="center"></div>
<p>El ciclo es, además, una excusa oportuna para celebrar los 35 años de la edición de esta obra clave y de ruptura en la literatura argentina contemporánea.</p>
<div align="center"><a href="http://weblogs.clarin.com/itinerarte/archives/Joan_Crawford.jpg"><img src="http://weblogs.clarin.com/itinerarte/archives/Joan_Crawford-thumb.jpg" alt="Joan_Crawford.jpg" width="400" height="300" /></a><br />
<em>Joan</em></div>
<div align="center"></div>
<div align="left"></div>
<div align="left"></div>
<p>Toda la info sobre el ciclo la podés encontrar<a href="http://www.complejoteatral.gov.ar/cine/puig0.html" target="_blank"> aquí</a>.</p>
<p><strong><span class="post-footers">Publicado por Cristina Civale</span></strong></p>
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		<title>Antonio Candido: &#8220;Preservo convicções socialistas&#8221;</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 21:20:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luis Favre</dc:creator>
				<category><![CDATA[COMPORTAMENTO]]></category>
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		<description><![CDATA[Claudio Leal/Terra Magazine

Intelectual do ano, Antonio Candido reafirma suas convicções políticas
Antonio Candido
(Discurso do crítico literário Antonio Candido, 90 anos, ao receber o prêmio Juca Pato de Intelectual do Ano, concedido pela União Brasileira de Escritores (UBE), no Salão Nobre da Faculdade de Direito do Largo São Francisco, em São Paulo, na noite de 20 de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><em>Claudio Leal/Terra Magazine<br />
<img src="http://img.terra.com.br/i/2008/08/21/845715-4876-cp2.jpg" alt="Intelectual do ano, Antonio Candido reafirma suas convicções políticas" /><br />
Intelectual do ano, Antonio Candido reafirma suas convicções políticas</em></p>
<p class="autor"><font size="4"><strong>Antonio Candido</strong></font></p>
<p><strong><em>(Discurso do crítico literário Antonio Candido, 90 anos, ao receber o prêmio Juca Pato de Intelectual do Ano, concedido pela União Brasileira de Escritores (UBE), no Salão Nobre da Faculdade de Direito do Largo São Francisco, em São Paulo, na noite de 20 de agosto de 2008). Fonte Terra Magazine.<br />
</em></strong></p>
<p>Agradeço as palavras do embaixador Samuel Pinheiro Guimarães, detentor do Prêmio Juca Pato ao qual tenho o privilégio de suceder como agraciado pela mesma honraria. Agradeço também muito à União Brasileira de Escritores, representante dos confrades que me consideraram merecedor deste simpático e famoso troféu, declarando a minha gratidão a cada um desses confrades.</p>
<p><strong>Leia também:<br />
<a href="http://terramagazine.terra.com.br/interna/0,,OI3118897-EI6581,00.html">» Antonio Candido: &#8220;Não dou entrevistas, nem leio obras novas&#8221;</a></strong></p>
<p>O troféu Juca Pato tem para mim grande significado, inclusive porque as entidades que o criaram foram importantes na minha carreira intelectual. Uma é sucessora da Associação Brasileira de Escritores, a outra é sucessora da Folha da Manhã, e a ambas se prende a fase inicial da minha atividade de crítico literário e de intelectual participante, como se dizia naquele tempo.</p>
<p>Em 1942 a Associação Brasileira de Escritores foi fundada no Rio de Janeiro com uma finalidade ostensiva e outra implícita. Ostensivo era o intuito de lutar pela regularização dos direitos autorais, então muito desrespeitados. Implícito era o ânimo de lutar contra a ditadura do Estado Novo e seu duro arrocho em relação à liberdade de pensamento e de expressão. Eu estava presente ao encontro fundador da seção paulista, do qual saiu a deliberação de eleger Sérgio Milliet seu presidente, pois Mário de Andrade, que também estava ali, recusou o cargo, ficando discretamente como vice. A mim, jovem principiante, foi atribuída a função de 2o. secretário, não devido a mérito pessoal, mas como reconhecimento de um grupo de moços ao qual eu pertencia e estava se lançando na vida intelectual com a nossa revista <em>Clima</em>, cujo título passou a nos designar: éramos o &#8220;grupo de Clima&#8221;.</p>
<p>Na seção paulista da ABDE, sigla com a qual a Associação ficou famosa, participei da organização e da realização do histórico Primeiro Congresso Brasileiro de Escritores, que teve lugar em São Paulo no mês de janeiro de 1945 e foi um movimento significativo de oposição ao regime, que aliás começou a se dissolver no mês seguinte. Mais tarde, em 1949, fui eleito presidente da seção de São Paulo e nessa qualidade presidi o Segundo Congresso Paulista de Escritores, realizado naquele ano em Jaú. A declaração de princípios deste congresso afirmou que o dever básico do escritor é a fidelidade à sua vocação, não a obediência a imperativos externos, aos quais poderia, no entanto, servir como intelectual em sentido amplo. Isso era uma retificação à tendência demasiado política justificada em tempo de ditadura. Pouco depois esse problema gerou a cisão que dividiu a entidade, recomposta felizmente mais tarde com o nome atual.</p>
<p>Quanto à outra instituidora, menciono que em 1943 tornei-me o que se denominava então &#8220;crítico titular&#8221; do jornal <em>Folha da Manhã</em>, que mudara de proprietário e passava por uma reforma modernizadora. Ligado aos autores desta era o meu grande amigo e companheiro da revista <em>Clima</em> Lourival Gomes Machado, que se encarregou da crítica de arte. Como os reformadores queriam estabelecer um rodapé semanal de crítica literária, ele me indicou para esta tarefa de grande responsabilidade. O meu nome foi aceito e eu, verde principiante, assumi o compromisso de fornecer semanalmente um artigo de cinco a seis laudas tamanho ofício a dois espaços sobre os livros da hora. Foi nessa tarefa, não na Universidade, que me formei como crítico, pois sou licenciado em Ciências Sociais, não Letras, e naquele tempo dava aulas de Sociologia. O meu tirocínio foi portanto adquirido dentro da tradição franco-brasileira do jornalismo, o que me ensinou antes de mais nada a procurar clareza e simplicidade na escrita. Sou, portanto, um crítico de jornal que passou mais tarde ao ensino da literatura, o contrário do que é freqüente em nossos dias.</p>
<p>Aquele momento era de intensa politização dos intelectuais, segundo o espírito predominante no decênio que sucedeu ao movimento armado de 1930. Eu embarquei nesse rumo, politizando talvez um pouco demais a minha atividade crítica, mas correspondendo assim ao ânimo de militância que era o dos intelectuais contrários à ditadura do Estado Novo. Afinado com as tendências radicais do momento, assumi então posições socialistas que não abandonei mais e continuam a nortear as minhas convicções relativas à necessidade de transformar profundamente a nossa sociedade desigual e mutiladora.</p>
<p>Mas não posso ir adiante sem mencionar que na redação da Folha da Manhã conheci e vi muitas vezes ninguém menos que o inventor do popular Juca Pato, personagem pitoresco que dá o nome a este prêmio. Refiro-me a Benedito Carneiro de Bastos Barreto, famoso sob o pseudônimo de Belmonte, escritor e desenhista de alto valor, um dos mais altos praticantes da caricatura no Brasil. Era um homem discreto e cortês, de pouca fala, mas muito simpático. Naquela altura participava da luta ideológica por meio de charges mordazes contra o nazismo.</p>
<p>Tendo mencionado dois motivos que contribuem para fazer deste prêmio uma alegria para mim, resta mencionar como terceiro o fato de ser ele conferido neste local. Estudei na Faculdade de Direito durante sete anos, dois no chamado &#8220;pré-jurídico&#8221;, designação corrente na 1a. Seção do Colégio Universitário Anexo à Universidade de São Paulo, mais cinco no bacharelado, sendo que os três primeiros de maneira assídua e os dois últimos com muita ausência, acabando por não prestar em segunda época os exames finais, segundo o sistema da época e segundo também a minha intenção.</p>
<p>Portanto sou quase bacharel e sempre me senti uma espécie de aluno permanente que ainda não cumpriu a tarefa, mas tenho a honra de ser bacharel do XI de Agosto, grau que me foi conferido solenemente por uma turma de formandos. Por isso trago neste momento na lapela o distintivo do Centro, quase igual ao que, em seguida ao trote de 1939, depois de raspado o cabelo e pagas as devidas taxas, recebi junto com a flâmula e o diploma de burro em bom latim macarrônico, diploma que conservo como antídoto salutar contra eventuais assomos da vaidade&#8230;</p>
<p>Foi nesta Casa que comecei a militar contra as ditaduras, como um dos fundadores do Partido Libertador, surgido aqui em 1939, quando eu estava no primeiro ano do bacharelado, e que não deve ser confundido com o de âmbito nacional de mesmo nome, criado sob a inspiração de Raul Pilla. Mais tarde fui também um dos fundadores da Frente de Resistência, formada quando eu estava no 5o. ano por estudantes liberais e socialistas desta e de outras faculdades, que desenvolveu uma atividade ponderável apesar dos apertados limites impostos pela censura e a repressão.</p>
<p>O que estou dizendo se refere cronologicamente aos anos de 1940, isto é, mais de meio século atrás. Portanto, os generosos confrades da União Brasileira de Escritores foram buscar um intelectual bem antigo, bem fora do tempo, para confortá-lo com esta distinção consagradora. Devo ser de fato tão antiquado, que venho sendo definido em algumas instâncias como &#8220;ilustrado&#8221;, devidamente entre aspas, e como alguém preso a uma visão de tipo teleológico da história e do pensamento. Devo esclarecer que, ao contrário do que se poderia pensar, considero esta restrição um elogio. Ela quer dizer que me mantenho fiel à tradição do humanismo ocidental definida a partir do século XVIII, segundo a qual o homem é um ser capaz de aperfeiçoamento, e que a sociedade pode e deve definir metas para melhorar as condições sociais e econômicas, tendo como horizonte a conquista do máximo possível de igualdade social e econômica e de harmonia nas relações. O tempo presente parece duvidar e mesmo negar essa possibilidade, e há em geral pouca fé nas utopias. Mas o que importa não é que os alvos ideais sejam ou não atingíveis concretamente na sua sonhada integridade. O essencial é que nos disponhamos a agir como se pudéssemos alcançá-los, porque isso pode impedir ou ao menos atenuar o afloramento do que há de pior em nós e em nossa sociedade. E é o que favorece a introdução, mesmo parcial, mesmo insatisfatória, de medidas humanizadoras em meio a recuos e malogros. Do contrário, poderíamos cair nas concepções negativistas, segundo as quais a existência é uma agitação aleatória em meio a trevas sem alvorada.</p>
<p>É com este espírito talvez obsoleto de velho intelectual participante, como se dizia naquele tempo, que aqui estou para agradecer de coração esta desvanecedora homenagem.</p>
<div class="destaque_cinza"> <strong><em>Antonio Candido, 90 anos, é crítico literário, ensaísta, autor de &#8220;Formação da Literatura Brasileira&#8221;, entre outros livros. Vencedor do Prêmio Juca Pato de Intelectual do Ano de 2007, é professor emérito da USP.</em></strong></div>
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