19/08/2009 - 19:52h Paris au mois d’août

Charles Aznavour

Paris au mois d’août
by Charles Aznavour

Balayé par septembre
Notre amour d’un été
Tristement se démembre
Et se meurt au passé
J’avais beau m’y attendre
Mon cœur vide de tout
Ressemble à s’y méprendre
A Paris au mois d’août

De larmes et de rires
Etait fait notre amour
Qui redoutant le pire
Vivait au jour le jour
Chaque rue, chaque pierre
Semblaient n’être qu’à nous
Nous étions seuls sur terre
A Paris au mois d’août

Pour te dire je t’aime
Aussi loin que tu sois
Une part de moi-même
Reste accrochée à toi
Et l’autre solitaire
Recherche de partout
L’aveuglante lumière
De Paris au mois d’août

Dieu fasse que mon rêve
De retrouver un peu
Du mois d’août sur tes lèvres
De Paris dans tes yeux
Prenne forme et relance
Notre amour un peu fou
Pour que tout recommence
A Paris au mois d’août

10/05/2009 - 09:13h A todas as mães

La Yiddishe Mama por Charles Aznavour

10/05/2009 - 08:36h La mamma

Charles Aznavour canta La Mama

10/03/2009 - 19:02h Que c’est triste Venise

Charles Aznavour

Que c’est triste Venise
Au temps des amours mortes
Que c’est triste Venise
Quand on ne s’aime plus
On cherche encore des mots
Mais l’ennui les emporte
On voudrais bien pleurer
Mais on ne le peut plus
Que c’est triste Venise
Lorsque les barcarolles
Ne viennent souligner
Que des silences creux
Et que le cœur se serre
En voyant les gondoles
Abriter le bonheur
Des couples amoureux
Que c’est triste Venise
Au temps des amours mortes
Que c’est triste Venise
Quand on ne s’aime plus
Les musées, les églises
Ouvrent en vain leurs portes
Inutile beauté
Devant nos yeux déçus
Que c’est triste Venise
Le soir sur la lagune
Quand on cherche une main
Que l’on ne vous tend pas
Et que l’on ironise
Devant le clair de lune
Pour tenter d’oublier
Ce qu’on ne se dit pas
Adieu tout les pigeons
Qui nous ont fait escorte
Adieu Pont des Soupirs
Adieu rêves perdus
C’est trop triste Venise
Au temps des amours mortes
C’est trop triste Venise
Quand on ne s’aime plus

09/03/2009 - 19:10h Mourir d’aimer

Charles Aznavour

Les parois de ma vie sont lisses
Je m’y accroche mais je glisse
Lentement vers ma destinée:
Mourir d’aimer

Tandis que le monde me juge
Je ne vois pour moi qu’un refuge
Toutes issues m’étant condamnées:
Mourir d’aimer

Mourir d’aimer
De plein gré s’enfoncer dans la nuit
Payer l’amour au prix de sa vie
Pêcher contre le corps mais non contre l’esprit

Laissant le monde à ses problèmes
Les gens haineux face à eux-mêmes
Avec leurs petites idées:
Mourir d’aimer

Puisque notre amour ne peut vivre
Mieux vaut en refermer le livre
Et plutôt que de le brûler:
Mourir d’aimer

Partir en redressant la tête
Sortir vainqueur d’une défaite
Renverser toutes les données:
Mourir d’aimer

Mourir d’aimer
Comme on le peut de n’importe quoi
Abandonner tout derrière soi
Pour n’emporter que ce qui fut nous, qui fut toi

Tu es le printemps, moi l’automne
Ton coeur se prend, le mien se donne
Et ma route est déjà tracée:
Mourir d’aimer,
Mourir d’aimer,
Mourir d’aimer.

08/03/2009 - 19:29h Il faut savoir, et pourtant…

Il faut savoir – Charles Aznavour

Il faut savoir encore sourire
Quand le meilleur s’est retiré
Et qu’il ne reste que le pire
Dans une vie bête à pleurer

Il faut savoir, coûte que coûte
Garder toute sa dignité
Et malgré ce qu’il nous en coûte
S’en aller sans se retourner

Face au destin qui nous désarme
Et devant le bonheur perdu
Il faut savoir cacher ses larmes
Mais moi, mon coeur, je n’ai pas su

Il faut savoir quitter la table
Lorsque l’amour est desservi
Sans s’accrocher l’air pitoyable
Mais partir sans faire de bruit

Il faut savoir cacher sa peine
Sous le masque de tous les jours
Et retenir les cris de haine
Qui sont les derniers mots d’amour

Il faut savoir rester de glace
Et taire un coeur qui meurt déjà
Il faut savoir garder la face
Mais moi, mon coeur, je t’aime trop

Mais moi, je ne peux pas
Il faut savoir mais moi
Je ne sais pas…

Et pourtant… – Charles Aznavour

Un beau matin je sais que je m’éveillerai
Différemment de tous les autres jours
Et mon cœur délivré enfin de notre amour
Et pourtant, et pourtant
Sans un remords, sans un regret je partirai
Droit devant moi sans espoir de retour
Loin des yeux loin du cœur j’oublierai pour toujours
Et ton cœur et tes bras
Et ta voix
Mon amour

Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant

J’arracherai sans une larme, sans un cri
Les liens secrets qui déchirent ma peau
Me libérant de toi pour trouver le repos
Et pourtant, et pourtant
Je marcherai vers d’autres cieux, d’autres pays
En oubliant ta cruelle froideur
Les mains pleines d’amour j’offrirai au bonheur
Et les jour et les nuits
Et la vie
De mon cœur

Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant

Il faudra bien que je retrouve ma raison
Mon insouciance et mes élans de joie
Que je parte à jamais pour échapper à toi
Dans d’autres bras quand j’oublirai jusqu’à ton nom
Quand je pourrai repenser l’avenir
Tu deviendras pour moi qu’un lointain souvenir
Quand mon mal et ma peur
Et mes pleurs
Vont finir

Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Pourtant, pourtant, je n’aime que toi…
Paroles: Charles Aznavour
Musique: Georges Garvarentz

22/11/2008 - 17:05h Les temps de cerises

Nana Mouskouri e Charles Aznavour

Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur.

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant.

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d’amour.

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et dame Fortune en m’étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur.
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeur

Cette chanson de Jean-Baptiste Clément et Antoine Renard, antérieure à la Commune (1866-1868), n’est pas un chant révolutionnaire, mais une chansonnette d’amour.
Pourtant, elle deviendra, après le massacre des Communards, le symbole de la Commune et des immenses espoirs qu’elle avait engendrés.

 Luisa Poggi

15/06/2008 - 16:24h Comme ils disent

Charles Aznavour

J’habite seul avec maman
Dans un très vieil appartement
Rue Sarasate
J’ai pour me tenir compagnie
Une tortue deux canaris
Et une chatte
Pour laisser maman reposer
Très souvent je fais le marché
Et la cuisine
Je range, je lave, j’essuie,
A l’occasion je pique aussi
A la machine
Le travail ne me fait pas peur
Je suis un peu décorateur
Un peu styliste
Mais mon vrai métier c’est la nuit.
Que je l’exerce en travesti :
Je suis artiste
Jai un numéro très spécial
Qui finit en nu intégral
Après strip-tease
Et dans la salle je vois que
Les mâles n’en croient pas leurs yeux.
Je suis un homme, oh !
Comme ils disent

Vers les trois heures du matin
On va manger entre copains
De tous les sexes
Dans un quelconque bar-tabac
Et là on s’en donne à cœur joie
Et sans complexe
On déballe des vérités
Sur des gens qu’on a dans le nez
On les lapide
Mais on fait ça avec humour
Enrobé dans des calembours
Mouillés d’acide
On rencontre des attardés
Qui pour épater leurs tablées
Marchent et ondulent
Singeant ce qu’ils croient être nous
Et se couvrent, les pauvres fous
De ridicule
Ça gesticule et parle fort
Ça joue les divas, les ténors
De la bêtise
Moi les lazzi, les quolibets
Me laissent froid puisque c’est vrai.
Je suis un homme, oh !
Comme ils disent

A l’heure où naît un jour nouveau
Je rentre retrouver mon lot
De solitude
J’ôte mes cils et mes cheveux
Comme un pauvre clown malheureux
De lassitude
Je me couche mais ne dors pas
Je pense à mes amours sans joie
Si dérisoires
A ce garçon beau comme un Dieu
Qui sans rien faire a mis le feu
A ma mémoire
Ma bouche n’osera jamais
Lui avouer mon doux secret
Mon tendre drame
Car l’objet de tous mes tourments
Passe le plus clair de son temps
Au lit des femmes
Nul n’a le droit en vérité
De me blâmer de me juger
Et je précise
Que c’est bien la nature qui
Est seule responsable si
Je suis un homme, oh !
Comme ils disent

06/06/2008 - 17:16h Uma rosa vermelha

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14/12/2007 - 22:35h Sa jeunesse et hier encore. É, o tempo passa…

14/12/2007 - 22:29h Hier encore de Charles Aznavour

Concert au Palais des Congrès de Paris.

Hier encore, j’avais vingt ans
Je caressais le temps et jouais de la vie
Comme on joue de l’amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours qui fuyaient dans le temps
J’ai fait tant des projets qui sont restés en l’air
J’ai fondé tant d’espoirs qui se sont envolés
Que je reste perdu ne sachant ou aller
Les yeux cherchant le ciel mais le coeur mis en terreHier encore j’avais vingt ans
Je gaspillais le temps en croyant l’arreter
et pour le retenir, mme le devancer
Je n’ai fait que courir et me suis essouffler
Ignorant le pass, conjuguant au futur
Je precedais de moi toute conversation
et donnais mon avis que je pensais le bon
Pour critiquer le monde avec dsinvolture

Hier encore j’avais vingt ans
Mais j’ai perdu mon temps a faire des folies
Qui ne me laissent au fond rien de vraiment precis
Que quelques rides au front et la peur de l’ennui
Car mes amours sont mortes avant que d’exister
Mes amis sont partis et ne reviendront pas
Par ma faute j’ai fait le vide autour de moi
Et j’ai gach ma vie et mes jeunes annes
Du meilleur et du pire en jettant le meilleur
J’ai fig mes sourirs et j’ai glac mes peurs
Ou sont-ils a present, a present mes vingts ans?

Tradução:

(mais…)

14/12/2007 - 19:17h Sa jeunesse et hier encore. É, o tempo passa…

Charles Aznavour

14/12/2007 - 19:08h Hier encore de Charles Aznavour


Concert au Palais des Congrès de Paris.

Hier encore, j’avais vingt ans
Je caressais le temps et jouais de la vie
Comme on joue de l’amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours qui fuyaient dans le temps
J’ai fait tant des projets qui sont restés en l’air
J’ai fondé tant d’espoirs qui se sont envolés
Que je reste perdu ne sachant ou aller
Les yeux cherchant le ciel mais le coeur mis en terre

Hier encore j’avais vingt ans
Je gaspillais le temps en croyant l’arreter
et pour le retenir, mme le devancer
Je n’ai fait que courir et me suis essouffler
Ignorant le pass, conjuguant au futur
Je precedais de moi toute conversation
et donnais mon avis que je pensais le bon
Pour critiquer le monde avec dsinvolture

Hier encore j’avais vingt ans
Mais j’ai perdu mon temps a faire des folies
Qui ne me laissent au fond rien de vraiment precis
Que quelques rides au front et la peur de l’ennui
Car mes amours sont mortes avant que d’exister
Mes amis sont partis et ne reviendront pas
Par ma faute j’ai fait le vide autour de moi
Et j’ai gach ma vie et mes jeunes annes
Du meilleur et du pire en jettant le meilleur
J’ai fig mes sourirs et j’ai glac mes peurs
Ou sont-ils a present, a present mes vingts ans?

Tradução:

Ainda ontem
Eu tinha vinte anos
Acariciava o tempo
E brincava de viver
Como se brinca de namorar

E vivia a noite
Sem considerar meus dias
Que escorriam no tempo
Fiz tantos projetos
Que ficaram no ar

Alimentei tantas esperanças
Que bateram asas
Que permaneço perdido
Sem saber aonde ir

Os olhos procurando o Céu
Mas, o coração posto na Terra

Ainda ontem
Eu tinha vinte anos
Desperdiçava o tempo
Acreditando que o fazia parar

E para retê-lo, e até ultrapassá-lo
Só fiz correr e me esfalfar
Ignorando o passado
Que conduz ao futuro

Precedia da palavra “eu”
Qualquer conversação
E opinava que eu queria o melhor
Por criticar o mundo com desenvoltura

Ainda ontem
Eu tinha vinte anos
Mas perdi meu tempo
A cometer loucuras

O que não me deixa, no fundo
Nada e realmente concreto
Além de algumas rugas na fronte
E o medo do tédio

Porque meus amores
Morreram antes de existir
Meus amigos partiram
E não mais retornarão

Por minha culpa
Criei o vazio em torno a mim
E gastei minha vida
E meus anos de juventude
Do melhor e do pior
Descartando o melhor

Imobilizei meus sorrisos
E congelei meus choros
Onde estão agora
Meus vinte anos?

English:

Yesterday when I was young,
The taste of life was sweet as rain upon my tongue,
I teased at life as if it were a foolish game,
The way the evening breeze may tease a candle flame;
The thousand dreams I dreamed,
The splendid things I planned I always built, alas,
on weak and shifting sand;

I lived by night and shunned the naked light of day
And only now I see how the years ran away.

Yesterday
When I was young,
So many drinking songs were waiting to be sung,
So many wayward pleasures lay in store for me
And so much pain my dazzled eyes refused to see,
I ran so fast that time and youth at last ran out,
I never stopped to think what life was all about
And every conversation I can now recall concerned itself with me,
and nothing else at all.

Yesterday the moon was blue,
and every crazy day brought something new to do,
I used my magic age as if it were a wand,
and never saw the waste and emptiness beyond;

The game of love I played with arrogance and pride
and every flame I lit too quickly, quickly died;

The friends I made all seemed somehow to drift away
And only I am left on stage to end the play.
There are so many songs in me that won’t be sung,
I feel the bitter taste of tears upon my tongue,
The time has come for me to pay
for Yesterday, when I was young