17/04/2008 - 19:56h Aimé Césaire, chantre de la “négritude”
Aimé Césaire est mort, jeudi 17 avril, à l’âge de 94 ans. Le poète martiniquais était hospitalisé depuis une semaine à Fort-de-France. Avec lui, les Antilles perdent leur plus célèbre figure.
En 1931, à peine arrivé à Paris, que Césaire rencontre Léopold Sédar Senghor. Boursier au lycée Louis-Le-Grand, le petit-fils du tout premier instituteur martiniquais prépare avec lui Normale Sup’. Senghor est sénégalais, et un dialogue fusionnel s’ouvre entre les deux hommes, alors que Césaire n’avait de cesse de répéter qu’on “n’est pas impunément noir”.
De Senghor, Césaire dira, des années plus tard, qu’il incarnait “l’Afrique éternelle dans sa noblesse, sa dignité, son histoire, sa philosophie, sa sagesse.” Là où les Antilles de l’esclavage et de la traite des noirs, dans la bouche du poète martiniquais, resteront plutôt “une Afrique démembrée, déchirée, lacérée”.