04/01/2009 - 15:04h France: Quatre figures socialistes se détachent pour incarner l’alternative

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Ségolène Royal, Martine Aubry, Dominique Strauss-Khan e Bertrand Delanoë
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En portant à sa tête Martine Aubry, le Parti socialiste s’est doté d’une première secrétaire mais il n’a pas encore réglé la question de son incarnation dans l’opinion. En particulier dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012.

A travers les sondages, quatre dirigeants socialistes se dégagent nettement ; deux femmes (Martine Aubry, Ségolène Royal) et deux hommes (Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn). “Les unes et les autres fondent leur popularité sur des registres différents”, souligne Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion de l’IFOP. “Rivales directes pour la direction du PS, Martine Aubry et Ségolène Royal se situent dans l’action alors que le maire de Paris et “DSK” s’inscrivent plus en retrait, voire en recours.”

Malgré le climat délétère du congrès de Reims en novembre 2008, la nouvelle première secrétaire enregistre une forte hausse de sa popularité dans les sondages. En un mois, elle a gagné neuf points dans le baromètre Paris Match-IFOP publié dans l’hebdomadaire le 18 décembre, où elle atteint 66 % de bonnes opinions. Elle plafonnait à 20 % en juillet 2006. “Le pays a tellement besoin de se dire qu’il peut exister une alternative face au président de la République, que Martine Aubry ne peut que bénéficier d’un a priori positif”, souligne Stéphane Rozès, directeur général de l’Institut CSA.

Le positionnement “à gauche” de la maire de Lille est notamment confirmé par la bonne opinion dont elle bénéficie auprès de l’électorat communiste. “Martine Aubry s’inscrit dans une logique d’ascension ; elle dispose de six mois pour construire sa crédibilité”, estime Brice Teinturier, directeur du département stratégies d’opinion de TNS-Sofres.

“DÉFICIT DE CRÉDIBILITÉ”

La percée de la première secrétaire s’est opérée en partie au détriment de Mme Royal, dont la popularité globale a perdu du terrain. Mais elle semble avoir conservé ses positions dans l’électorat socialiste. Appréciée parmi les jeunes et les milieux modestes, impopulaire chez les cadres et les diplômés, la présidente de la région Poitou-Charentes présente des caractéristiques atypiques par rapport au PS. Selon M. Teinturier (Sofres), les chances futures de Mme Royal dépendent “de sa capacité à dépasser son statut d’ancienne candidate à l’élection présidentielle et à remédier à son déficit de crédibilité” face à Mme Aubry qui, ajoute-t-il, “s’est relancée grâce à sa réélection à Lille et son accession à la tête du PS”.

N’ayant pas su s’imposer lors du congrès de Reims, M. Delanoë a reculé dans les sondages mais il demeure la personnalité socialiste la plus appréciée. La popularité du maire de Paris apparaît socialement et géographiquement très homogène. “Pourtant, cette image consensuelle pose problème, car elle manque d’aspérités et de points de fixation”, juge M. Fourquet à l’IFOP. “En dépit de sa cote, qui reste forte, le maire de Paris aura du mal à rebondir”, considère, de son côté, M. Teinturier.

A l’écart des affres du congrès de Reims, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international, conserve une très bonne image dans l’opinion. Diriger une institution phare dans la crise mondiale ne peut que renforcer une image de compétence en matière économique, acquise en tant que ministre des finances pendant une période de croissance.

Les spécialistes des études d’opinion comparent le statut politique de “DSK” à celui de Jacques Delors lorsqu’il présidait l’Union européenne, dans les années 1990. “La densité du soutien dont dispose Dominique Strauss-Kahn n’est pas aussi forte que s’il devait affronter les vicissitudes de la politique nationale. Que se passerait-il s’il revenait en France pour y jouer un rôle actif ?”, se demande toutefois M. Rozès.

M. Teinturier, quant à lui, observe que les principaux soutiens de “DSK” “se trouvent parmi des catégories – les personnes âgées, les sympathisants de droite, les cadres et professions libérales – qui ne votent pas le plus à gauche”…

Dans une élection présidentielle, résume M. Fourquet, “Martine Aubry et Ségolène Royal apparaissent comme des candidates de premier tour alors que Bertrand Delanoë et DSK semblent plus adaptés pour affronter un second tour”.
Jean-Michel Normand

21/11/2008 - 15:49h França: Dossier sobre as eleições internas do Partido Socialista

PS : Royal en pôle, mais face au ticket Aubry-Hamon

Les militants ont placé Ségolène Royal en tête du vote pour le Premier secrétaire, mais un second tour aura lieu ce vendredi.

Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon (Audrey Cerdan/Rue89).

Ségolène Royal a raté jeudi son train vers Paris, mais pas le premier tour de l’élection du premier secrétaire du PS. Mais le premier tour seulement, car il y en aura bien un second. La présidente de la région Poitou-Charentes n’obtient pas la majorité absolue face à Martine Aubry et Benoît Hamon.

Des résultats officiels, mais pas encore totalement définitifs, annoncés à 1h30 au siège du Parti socialiste par Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections. A noter, une participation plus forte de près de 7000 militants par rapport au vote du 6 novembre sur les motions. (Voir la vidéo)

  • Ségolène Royal: 42,45%
  • Martine Aubry: 34,73%
  • Benoît Hamon: 22,83%

C’est depuis la Maison de la région que Ségolène Royal commentera vendredi midi ce score. Et livrera sa réflexion avant le second tour qui l’opposera le soir-même à la maire de Lille, qui a reçu le soutien du député européen.“Nous sommes confrontés à un choix de culture”Les deux conceptions du parti distinguées depuis plusieurs semaines s’affronteront donc. Chaque camp insiste sur son point fort. Le “renouvellement” pour les partisans de Ségolène Royal. Idem, mais ce sera plus difficile à faire entendre, pour ceux de Martine Aubry et Benoît Hamon, qui savent qu’ils devront davantage miser sur “l’ancrage à gauche”.Benoît Hamon, l’homme le plus attendu de la soirée. Il appelle pourtant sans surprise à voter pour Martine Aubry, celle qui a déjà le soutien de Bertrand Delanoë, et avec qui il avait déjà réussi à s’accorder sur un texte commun, sans pour autant dégager un seul et même candidat. Aujourd’hui, le ralliement est aussi rapide que limpide:

“Je pense que nous sommes confrontés, comme il nous en arrive tous les dix ou vingt ans, à un choix qui est un choix de culture. (…) Moi, aujourd’hui, j’ai fait le choix, en toute transparence et en responsabilité, de demander aux 30 000 militants socialistes, dont je ne suis pas propriétaire mais qui m’ont fait confiance, de se reporter massivement vers le vote en faveur de Martine Aubry.” (Voir la vidéo)

30 000 militants qui le placent en position d’arbitre. Mais un arbitre qui a rapidement pris position et que l’on pourrait retrouver à un poste de premier secrétaire délégué si la maire de Lille l’emportait. Un poste pourtant récemment inventé par Ségolène Royal et d’ores et déjà distribué à Vincent Peillon en cas de victoire…“Les militants ne changent pas d’un jour sur le lendemain”De ce ralliement, Martine Aubry s’est dite aussitôt “heureuse”, depuis Lille. Et ses lieutenants y croient, Pascal Lamy en tête. Il est ce jeudi soir la voix de Martine Aubry à Solférino. 34,73% + 22,83% = 57,56%. L’optimisme est de mise:

“La voie du rassemblement est en marche et donc il y a toutes les raisons de penser que demain nous avons la capacité de gagner. Nous sommes ici dans un scrutin entre militants socialistes (…) qui ne changent pas d’un jour sur le lendemain.” (Voir la vidéo)

“Ce n’est pas l’arithmétique qui fait le vote”Soutien de Ségolène Royal, David Assouline rétorque: “Ce n’est pas l’arithmétique qui fait le vote.” Avant d’insister encore et encore sur la notion de “renouvellement”, accompagnée de tous ses synonymes. Sans oublier de faire un clin d’oeil aux militants ayant voté pour Benoît Hamon:

“Dans ce vote du premier tour, une fois de plus, on voit qu’une majorité de militants nette -et ça se voit aussi avec le score de Benoît Hamon- est pour un changement profond du Parti socialiste, pour un renouvellement, pour une refondation. (…) Nous sommes absolument confiants.” (Voir la vidéo)

Les royalistes le martèlent: au second tour non plus, “ce ne sera pas encore une arithmétique”. Ils en veulent pour preuve les résultats de ce premier tour dans la section du XVIIIe arrondissement de Paris. La section de Lionel Jospin et Bertrand Delanoë. Ségolène Royal l’a emporté avec 53,6% des suffrages, devant Martine Aubry (28%). Le 6 novembre, elle était loin derrière le maire de Paris (43% contre 26,5%).Les partisans des uns et des autres ne s’attardent toutefois pas à Solférino, et partent une question -irrésolue- en tête: les voix de Benoît Hamon se reporteront-elles en masse sur Martine Aubry ou Ségolène Royal parviendra-t-elle à en capter suffisamment pour convertir sa pôle position en victoire?Quelle que soit la réponse ce vendredi soir des militants socialistes, ils placeront une femme à la tête d’un parti qui ne sera toujours pas parvenu à se doter d’une majorité forte.


Alors que les militants socialistes s’exprimaient lors de ce premier tour, Rue89 vous proposait un dernier regard sur le vote pour le premier secrétaire du PS.
Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon (Audrey Cerdan/Rue89).
Derniers meetings

Banlieue parisienne, Paris et Bretagne. Telles étaient les dernières destinations mercredi soir des trois candidats en lice. Craignant les séquelles et les divisions durables à l’issue du scrutin, tous ont appelé au rassemblement:

  • Martine Aubry (à Aubervilliers): “Nous sommes dans le même parti, nous devons être unis et travailler ensemble.”
  • Ségolène Royal (à Paris): “Dès lundi, pas un socialiste ne doit manquer pour se battre contre la politique de Sarkozy.”
  • Benoît Hamon (à Brest): “J’ai essayé d’éviter de faire une campagne contre les autres dans une logique d’empêchement, je ne suis pas là pour empêcher Ségolène Royal ou Martine Aubry.”
Dernières vidéos

Ségolène Royal, Benoît Hamon et, dans une moindre mesure, Martine Aubry la jouent propagande lors de l’ultime journée de cette campagne interne. Chacun des trois candidats a dégainé sur son site un clip mêlant discours et musique. Discours du congrès de Reims pour les deux premiers, discours du dernier meeting pour la troisième. (Voir les vidéos)



Derniers textes

Trois jours avant le vote, Ségolène Royal, Benoît Hamon et Martine Aubry ont envoyé leur profession de foi aux militants. Si tous prônent un “renouvellement” du parti, avec un net virage à gauche, l’éventuelle alliance avec le MoDem fait toujours débat.

Benoît Hamon plus que les autres, puisque c’est son credo depuis l’annonce de sa candidature le 23 septembre, et que les autres empiètent aujourd’hui sur ses plates-bandes. “L’ancrage à gauche”, il le réclame à trois reprises dans sa profession de foi.

Martine Aubry aussi exige un “parti fermement ancré à gauche”. Précision et explication à l’appui de l’ancienne ministre de l’Emploi et de la Solidarité: un parti “ancré dans la gauche efficace, crédible”, parce que “face à une droite dure, il faut une gauche forte”.

Quant à Ségolène Royal, elle se pose également comme le meilleur recours pour ceux qui veulent plus de gauche. “Les Français nous attendent. La gauche nous attend”, écrit la présidente de la région Poitou-Charentes, sans en rajouter.

Dernier pointage

Rue89 a interrogé, mercredi et jeudi, ses riverains pour savoir quel premier secrétaire ils préféraient pour le Parti socialiste. 2077 ont voté. Martine Aubry a été placée largement en tête, devant Ségolène Royal, puis Benoît Hamon.

Dernier vote

Les 233 000 adhérents socialistes, même si tous ne sont pas à jour de cotisations, ont déjà été appelés à voter le 6 novembre dans les quelque 3 200 sections en France. Il s’agissait cette fois d’un vote sur les motions. 130 486 militants se sont exprimés. Les résultats étaient les suivants:

  • Motion A (Bertrand Delanoë): 25,24%
  • Motion B (Pôle écologique): 2,59%
  • Motion C (Benoît Hamon): 18,52%
  • Motion D (Martine Aubry): 24,32%
  • Motion E (Ségolène Royal): 29,08%
  • Motion F (Utopia): 1,25%

Les résultats détaillés, fédération par fédération, permettent eux de savoir pour qui ont voté les onze plus grosses fédérations socialistes:

  • Quatre pour la motion E (Ségolène Royal): Bouches-du-Rhône (73,04%), Hérault (53,46%), Rhône (40,92%) et Essonne (34,93%).
  • Quatre pour la motion D (Martine Aubry): Nord (57,87%), Pas-de-Calais (48,52%), Seine-Maritime (66,62%) et Hauts-de-Seine (30,33%).
  • Trois pour la motion A (Bertrand Delanoë):
    Haute-Garonne (29,66%), Gironde (32,50%) et Paris (36,75%).
  • Zéro pour la motion C (Benoît Hamon).
  • Zéro pour la motion B (Pôle écologique).
  • Zéro pour la motion F (Utopia).

Pour rappel, Bertrand Delanoë a appelé “à voter massivement” en faveur de Martine Aubry (mais les tenants de sa motion n’ont pas tous fait de même, François Hollande en tête, qui est resté neutre). Le Pôle écologique a apporté son soutien à Ségolène Royal. Et le mouvement Utopia s’est rangé derrière Benoît Hamon.

21/11/2008 - 15:25h Aubry est plus “crédible et compétente” que son adversaire, selon Delanoë

A disputa pela presidencia do Partido Socialista da França foi para um segundo turno, nenhum dos candidatos obteve a maioria absoluta.
Ségolène Royal, que foi a candidata derrotada contra Sarkozy, obteve 42,51% dos votos, Martine Aubry, filha de Delors e prefeita de Lille, foi para o segundo turno com 34,70. O candidato que se proclama mais a esquerda, com 22,79% fez um bom percentual e seus eleitores vão definir o resultado. O prefeito de Paris, Bertrand Delanoë desistiu de ser candidato e apoia Aubry. LF

LE MONDE

14 h 17 – Pour Razzy Hammadi, seule Martine Aubry “peut préserver l’unité du parti”

Razzy Hammadi, secrétaire national proche de Benoît Hamon, a déclaré qu’une victoire de Martine Aubry était “la condition sine qua non pour préserver l’unité du parti et entamer une rénovation” du PS. Pour ce proche de Benoît Hamon, “le renouvellement, ce n’est pas simplement le papier glacé, c’est d’abord un contenu“. “Etre soutenu par celui qui a été l’auteur d’un ouvrage intitulé : ‘il faut saborder le PS’, il y a mieux comme rénovation !”, a-t-il lancé. En novembre 2007, Georges Frêche avait fait paraître sous ce titre un livre d’entretiens.

13 h 40 – Delanoë : Aubry est plus “crédible et compétente” que son adversaire

“Martine est vraiment la candidate, le premier secrétaire qui peut le mieux” être “crédible et compétente sur la question sociale”, a déclaré le maire de Paris Bertrand Delanoë. Selon lui, la maire de Lille “aura plus facilement une majorité politique et ce sera important pour la solidarité du parti pendant trois ans”. A l’inverse, “Ségolène a du caractère, des qualités, mais elle personnaliserait trop les choses si elle gagnait, et elle tendrait un petit peu les rapports” au sein du parti, a-t-il indiqué.

13 h 25 – Royal “cueillera la poire dans deux ans toute mûre”, selon Georges Frêche

L’ex-socialiste et président divers-gauche de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a estimé que Martine Aubry avait deux chances sur trois de l’emporter face à l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle.  Mais “si c’est Ségolène qui perd, c’est sa chance”, a-t-il déclaré. “Parce que si elle perd, (…) elle va rester tapie pendant deux ans hors des coups et des flèches pour préparer l’avenir. Et les autres, qui ont cinq présidentiables dans leurs rangs, se battront comme des chiens pendant deux ans”. Alors Ségolène Royal “cueillera la poire dans deux ans toute mûre”, en a conclu Georges Frêche.

13 h 00 – Aubry : “Si je gagne, je tendrai la main à Ségolène”
Pour Martine Aubry, le “renouvellement” aura lieu au PS quel que soit le résultat du vote des militants, l’élection d’une femme à la tête du parti constituant en soi “une révolution”.  Ce renouvellement aura lieu “aussi et peut-être surtout” par “la mixité que je m’engage à faire partout, par de nouveaux visages, par le renouvellement des générations”, a-t-elle ajouté. “Si je gagne, je tendrai la main à Ségolène, ce sera la première à qui je passerai un appel pour lui dire : nous ne sommes pas rassemblées sur la même ligne politique mais nous devons être unies pour les Français”, a-t-elle réaffirmé. “Si je perds, j’attendrai qu’elle me passe un coup de téléphone et moi, je travaillerai toujours pour mon parti”, a-t-elle assuré.

12 h 15 – Royal lance un appel aux partisans de Benoît Hamon
Ségolène Royal s’est présentée vendredi comme “la garantie de ce changement, de cet ancrage à gauche, mais aussi de l’ouverture sur toutes les idées neuves” à laquelle aspirent les militants, notamment “celles et ceux qui ont voté pour Benoît” Hamon. Elle a promis de s’ouvrir aux autres équipes et de les intégrer à la direction du parti.

Discours de Ségolène Royal – 20 11 2008
envoyé par lespoiragauche

11 h 55 – Derniers résultats
D’après les nouveaux chiffres communiqués vendredi par le parti, Ségolène Royal a obtenu jeudi 42,51% des voix au premier tour de l’élection du premier secrétaire du PS, devant Martine Aubry à 34,70% et Benoît Hamon à 22,79%. Ces résultats tiennent compte du vote de 230 442 électeurs sur 232 912 inscrits, moins ceux de la fédération de la Guadeloupe.

10 h 20 – Hamon craint un scrutin “serré”
“Arithmétiquement”, la maire de Lille devrait l’emporter mais le scrutin “s’annonce serré”, a déclaré Benoît Hamon sur LCI, évoquant “une très grand lassitude des militants”.

07 h 00 – Le courant Aubry conteste les résultats officiels
Christophe Borgel, mandataire national de la motion Aubry, a formellement contesté les nouveaux chiffres de la direction attribuant 43,10% des voix à Ségolène Royal, et 34,50% à Martine Aubry Des chiffres “différents de ceux donnés lors de l’annonce officielle des résultats une heure plus tôt”. “Il s’agit soit d’une erreur, soit d’une manipulation qui vise à essayer de montrer que le résultat de Ségolène Royal est plus haut qu’annoncé initialement et qu’elle a déjà gagné, avant même le second tour”. Les premiers résultats ne tenaient pas compte des votes en Nouvelle-Calédonie, à Wallis et Futuna, en Polynésie, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Guyane et Martinique, soit 260 bulletins, en se basant sur la participation au vote du 6 novembre. “Même en admettant que toutes ces voix soient allées à Ségolène Royal, cela représente un écart de 0,1 point par rapport à son résultat annoncé officiellement par la direction”, a argué M. Borgel.

03 h 35 – Manuel Valls y croit
Ce proche de Ségolène Royal estime le second tour “très, très gagnable”. “Plus de 11 000 voix d’avance nous séparent de Mme Aubry. L’arithmétique n’est absolument pas la dynamique dans une campagne électorale, quelle qu’elle soit”, a-t-il déclaré. Le député compte notamment sur une plus grande mobilisation des “militants qui ne sont pas venus voter lors de ce premier tour”.

02 h 30 – Aubry promet de “changer” le parti
“Heureuse”
du ralliement de Benoît Hamon, la maire de Lille a promis de “changer profondément le parti socialiste, de le renouveler dans sa composition, dans ses comportements, dans son attitude vis-à-vis de la société et de porter les valeurs de gauche”, si elle est élue vendredi.

02 h 00 – Hamon appelle à voter “massivement” pour Aubry au deuxième tour
Arrivé troisième lors du premier tour de l’élection du premier secrétaire du PS, Benoît Hamon a appelé dans la nuit de jeudi les militants socialistes ayant voté pour lui à apporter “massivement” leur voix à Martine Aubry. “Mon choix est dicté par ce que je crois être l’intérêt de la gauche” en pensant à “celles et ceux qui attendent de la gauche une alternative à la droite”, a déclaré l’eurodéputé. Il a recueilli 22,8% des voix en métropole soit 30 880 suffrages, derrière Ségolène Royal (43,1%) et Martine Aubry (34,5%).

20/11/2008 - 14:22h L’heure du choix pour les militants socialistes

Le Monde 

Les militants socialistes sont appelés, jeudi 20 novembre, à départager trois candidats au poste de premier secrétaire du PS – Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon -, dans un scrutin à fort suspense. C’est la première fois que trois postulants sont en lice depuis l’instauration du suffrage universel militant chez les socialistes, en 1995. Et l’incertitude est sans précédent, le congrès de Reims, qui a été celui de la désunion et des déchirements, ayant échoué à dégager une majorité autour d’un nom.Le vote se déroulera de 17 heures à 22 heures, les premier résultats ne devant pas être connus avant minuit ou une heure du matin vendredi. Ségolène Royal part d’une base de 29 %, score de sa motion au vote des militants le 6 novembre, Martine Aubry de 24,3 %, et Benoît Hamon de 18,52 %. Le report des voix de Bertrand Delanoë (25,24 %), qui s’est finalement rallié à Mme Aubry, et la participation, seront les deux inconnues majeures de ce vote qui se déroule avec, en toile de fond, la préparation d’une candidature socialiste pour l’Elysée, en 2012. Le premier secrétaire sortant, François Hollande, n’a pas pris position publiquement.

DERNIERS MEETINGS AVANT LE VOTE

Mercredi soir, les trois candidats ont tenu leur dernier meeting avant l’élection.

Ségolène Royal avait, pour sa part, rassemblé ses partisans à Paris. “Le moment est là, historique, et il faut comme le disait François Mitterrand, que nous ayions la force de rester nous-mêmes et aussi la force de changer. Voilà ce que je vous propose !”, a-t-elle lancé au gymnase Japy à Paris XIème, devant plus de 800 personnes -1 200 selon les organisateurs.”Oui ou non, voulons-nous écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire vibrante et populaire. Le voulez-vous ?. Voulez-vous bâtir ensemble le socialisme du XXIè siècle. Le voulez-vous?. Voulez-vous que notre parti s’ouvre à toutes les diversités et devienne meilleur que la société qu’il prétend transformer?”, a affirmé l’ex-candidate à l’Elysée, reprenant comme un leitmotiv interrogatif “le voulez-vous?”.

“Nous voulons renaître avec un parti puissant, un parti fort et des socialistes fiers de l’être”, a lancé la présidente de la région Poitou-Charentes, entourée de toute son équipe, Vincent Peillon, Jean-Louis Bianco, Manuel Valls ou Julien Dray. Elle a demandé “un vote militant” pour “balayer les réticences et les refus” et “faire monter la certitude de la transformation”, évoquant cette “belle responsabilité de diriger”.Lançant un vibrant plaidoyer pour l’Education nationale et les enseignants que “la droite traite avec un tel mépris”, Mme Royal a jugé que “ce qui s’abat sur l’école est grave pour les élèves”. “Ils ont trouvé des milliards pour le système bancaire et ils saignent à blanc l’Education nationale”, a-t-elle fustigé.

L’ancienne ministre a trouvé des accents à la Zola, lançant : “J’accuse la droite au pouvoir de compromettre gravement l’avenir de l’Education nationale, j’accuse la droite au pouvoir d’en rabattre sur un investissement prioritaire, j’accuse la droite au pouvoir de paupériser l’Education nationale (…) , j’accuse la droite au pouvoir ne rien tenter contre l’échec scolaire”.”Le pays nous appelle depuis longtemps. Où êtes-vous les socialistes ? Eh bien nous sommes là ! Debout ! (…) Fiers de l’être et au service des Français. En avant ! “, a-t-elle conclu, soulevant une vive ovation.

Martine Aubry était, elle, à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, mercredi soir, pour son dernier meeting avant l’élection. “Si nous gagnons nous gagnerons dans un large rassemblement” et “la première chose que je ferai, c’est tendre la main à Ségolène”, “pas un socialiste ne doit manquer pour se battre contre la politique de Nicolas Sarkozy”, a affirmé la maire de Lille, devant 250 militants et élus socialistes d’Ile-de-France et du Nord réunis au “Magic mirrors, salle de la Fraternité”, aux portes de Paris.

“Si demain les militants me choisissent, ce sera d’abord une équipe, l’équipe de tous les militants socialistes”, a-t-elle lancé. Elle s’est engagée en cas de victoire “à mettre en place des équipes renouvelées”, “capables de faire vivre des générations différentes, avec une totale mixité”. Elle a souhaité que son “premier chantier” soit celui “de la lutte contre toutes les discriminations”.

Mme Aubry a dit son “bonheur” d’être entourée de l’ancien premier ministre Laurent Fabius et de la députée de Seine-Saint-Denis, Elizabeth Guigou. Etaient également présents le président du Conseil général, Claude Bartolone, celui de la région IDF, Jean-Paul Huchon, et le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis.

Benoît Hamon s’est, lui, rendu dans sa ville natale, Brest, pour son dernier rendez-vous avec ses sympathisants avant l’éléction. “La dernière année, ça n’a jamais été aussi facile d’être de gauche et on n’a jamais été aussi nul”, a t-il lancé au siège de la fédération du Parti socialiste du Finistère où était rassemblée une centaine de personnes.

“Alors que la droite ne retient aucun de ses coups à l’égard des plus vulnérables, les socialistes se donnent plus de coups entre eux que de coups à la droite, cela me fait un peu mal”, a-t-il déclaré, avant de demander aux socialistes de “revenir à la maison” et aux “fondamentaux” de la gauche.

Pour illustrer son propos, il a ironisé sur les socialistes qui “sautent comme des cabris” devant certaines mesures du gouvernement comme le Revenu de solidarité active et a fustigé la stratégie d’alliance avec le centre qui mènerait selon lui le PS français à la même situation que son homologue italien qui n’est “ni de droite ni de gauche et se vide de ses valeurs”.

Défendant la “clarté de mes choix, de ma stratégie, de ma candidature” , il a également pourfendu les “logiques d’empêchement” dans lesquelles étaient enfermées selon lui ses deux concurrentes au poste de secrétaire. Se présentant comme “l’incarnation de l’ancrage à gauche et du renouvellement” du PS, il s’est toutefois défendu de vouloir un “renversement de générations”, mais s’est prononcé au contraire pour une “mixité générationnelle” au cas ou il serait élu premier secrétaire du PS.

18/11/2008 - 17:25h Guerra no socialismo francês

Delanoë soutient Aubry et lance un front anti-Royal

Delanoe en septembre 2008 à Cergy-Pontoise (Audrey Cerdan/Rue89).

Les trois avaient réussi à se mettre d’accord sur un texte commun durant la “nuit des longs couteaux” au congrès de Reims, mais pas sur le candidat pour le porter. Le maire de Paris s’était dit dimanche “triste et déçu” de ne pas être parvenu à trouver cet accord, il s’était refusé à toute consigne de vote, voulant “respecter la liberté de conscience de chaque militant”.

Pas de soutien donc à Martine Aubry, et encore moins à Benoît Hamon, les deux candidats qui affronteront Ségolène Royal lors du vote des militants pour le poste de Premier secrétaire du Parti socialiste.

Revirement de situation lundi midi: dans une lettre adressée aux militants, Bertrand Delanoë appelle “à voter massivement” pour Martine Aubry:

“Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s’exprimer, par son vote, sur ce qui est l’enjeu décisif de ce scrutin, comme l’ont démontré les principaux discours prononcés à Reims: l’identité même du Parti socialiste.

“Au nom de mes convictions politiques, j’ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry et j’appelle à voter massivement en sa faveur.”

“Ce front existe, on le voit bien”

Même si François Hollande et Pierre Moscovici n’emboîtent pas le pas de Bertrand Delanoë, qui semble ici inspiré par Lionel Jospin, la maire de Lille s’est dite, le soir-même sur RTL, “heureuse” du soutien d’une “personnalité remarquable” du PS:

“Nous avons travaillé depuis longtemps et pendant ces trois jours à ce que notre ligne politique soit la même. Et si nous n’avons pas pu nous mettre d’accord avec Benoît Hamon sur un nom, nous savions que nous étions d’accord sur l’essentiel.”

Un soutien qui, lorsqu’on additionne strictement les scores des deux tenants de motion lors du vote des militants du 6 novembre, placerait Martine Aubry (24,32% + 25,24% = 49,56%) devant Ségolène Royal (29,08%).

Interrogée vendredi sur France Inter, l’ex-candidate socialiste à la présidentielle a reconnu que “ça compliquait arithmétiquement” la donne. Et de dénoncer: “Ce front existe, on le voit bien.”

“Vieille logique du règlement de comptes”

Ce front anti-Royal, son lieutenant François Rebsamen l’avait déjà pointé du doigt, dès lundi après-midi. Il tenait toutefois à se montrer rassurant, au micro de BFM Radio:

“Je vois bien qu’il y a là une stratégie d’empêchement pour empêcher les socialistes de donner une majorité à celle qui est avec son équipe en capacité de porter un rassemblement dans le Parti socialiste. (…)

Mais jusqu’à présent les appels des grands élus n’ont pas été trop entendus. Je pense que les militants sont assez libres pour, en conscience, faire un choix par delà les consignes de vote qui peuvent être données.”

Et si, en cas de second tour qui se profile de plus en plus, Benoît Hamon (18,52%) faisait de même, la tâche serait plus ardue encore pour Ségolène Royal. Mais rien n’est moins sûr, pour l’heure. Devant la presse, le député européen a jugé lundi soir “décevant” cet appel. Ajoutant:

“La vieille logique du règlement de comptes prend le pas sur le renouvellement.”

14/11/2008 - 16:28h França: Presidente do FMI e candidato socialista em 2012?

Il reste une trace de DSK au congrès du Parti socialiste

Une carte postale de Dominique Strauss-Kahn vendue à Reims (Julien Martin/Rue89)

(De Reims) Il est loin de Reims et il en est heureux, puisque c’est son choix. Alors que ses camarades socialistes se préparent à vivre trois jours à couteaux tirés, Dominique Strauss-Kahn, assiste au sommet du G20 à Washington, en sa qualité de président du FMI. Certainement en pensant que ça a quand même plus d’allure d’essayer de trouver un accord pour sortir de la crise financière, que de tenter de relever un parti en miette.

La résidait son pari il y a plus d’un an, en se faisant élire à la tête du Fonds monétaire international: reculer pour mieux gagner en 2012. Se mettre au-dessus des joutes socialistes pour réapparaître en homme providentiel à l’approche de la prochaine présidentielle, si le PS n’a toujours pas réussi à renaître de ses cendres.

Le meilleur candidat du Parti socialiste en 2012

Une partie du pari est d’ores et déjà gagnée. Face à un PS morcelé qui a toutes les peines du monde à dégager une majorité claire, DSK apparaît , selon un récent sondage du JDD, comme le meilleur candidat du Parti socialiste en 2012, selon les Français (34% des personnes interrogées) comme pour les sympathisants socialistes (30%).

Et il s’est bien gardé de toute intervention dans les débats qui agitent le parti depuis plusieurs mois. Aucune déclaration officielle sur le sujet. Tout juste a-t-il invité à dîner Martine Aubry dans son riad de Marrakech le 15 août dernier. Mais rien de notable n’a filtré de la rencontre.

Un courant éclaté sitôt son départ acté

Il est en revanche une autre partie du pari beaucoup plus ardue à remporter. Se remettre d’abord de sa médiatique aventure avec son ex-collègue du FMI, même si le retentissement en France a été moindre qu’aux Etats-Unis. Mais surtout retrouver ses troupes socialistes en cas de retour aux affaires du parti.

Son courant a en effet éclaté sitôt son départ acté pour la capitale américaine. Il avait pourtant pris soin de poser des balises et de nommer des gardiens de la maison strauss-kahnienne. A Pierre Moscovici les clés d’une fondation en devenir sur la mondialisation, à Jean-Christophe Cambadélis celles de son club de réflexion “Socialisme et démocratie”, à Jean-Marie Le Guen celles du mini-groupe à l’Assemblée nationale.

Les ambitions mêlées ne font cependant jamais bon ménage, et “Mosco” et “Camba” se déchirent. Après une tentative de cavalier seul qui a fait long feu, le premier se rallie tête basse à la motion de Bertrand Delanoë, suivi par Jean-Marie Le Guen. Quand le second ajoute encore de la diversité à l’hétéroclite attelage que mène Martine Aubry.

Tout en bas du présentoir à cartes postales à Reims

Les strauss-kahniens à l’Assemblée nationale ne sont pas plus audibles que le reste du Parti socialiste, ladite fondation n’en est toujours qu’au stade de projet, et “Socialisme et démocratie” a été fondu avec le club de réflexion d’Arnaud Montebourg, “Rénover maintenant”. Dire que le même Arnaud Montebourg faisait, il y a trois ans encore, partie des “gauchistes” du Nouveau Parti socialiste…

De là où il est, même avec une bonne paire de jumelles, DSK ne doit plus reconnaître ses petits. Des petits qui, pour le reconnaître, devront eux regarder à la loupe tout en bas du présentoir à cartes postales vendues à Reims. Un ancien portrait non daté de leur mentor, en noir et blanc, au milieu d’autres archives photographiques. Il reste tout de même une trace de Dominique Strauss-Kahn au congrès du Parti socialiste.

14/11/2008 - 15:56h França: Congresso do Partido Socialista procura uma sínteses

http://referentiel.nouvelobs.com/file/526439.jpghttp://www.lejdd.fr/images/200825/54027aubry.jpg
Ségolène Royal, Bertrand Delanoë e Martin Aubry, o trio em disputa pela liderança dos socialistas franceses

Cinq enjeux pour un congrès

Le Monde – Christine Garin et Jean Michel Normand

1. Peut-il se doter d’un leader ?

Depuis le retrait de Lionel Jospin, en 2002, le Parti socialiste (PS) ne parvient pas à se choisir un leader incontesté. François Hollande ne s’est jamais imposé dans l’opinion et Ségolène Royal a porté les espoirs de la gauche à l’élection présidentielle de 2007 sans entraîner tout le PS derrière elle. Cette crise de leadership (et son corollaire, la bataille des chefs) nuit à l’image que les socialistes donnent d’eux-mêmes. Et empêche le parti de s’inscrire dans le jeu des institutions de la Ve République qui ont installé l’élection présidentielle au centre de la vie politique.

Le mode de désignation du premier secrétaire – élu par l’ensemble des adhérents le 20 novembre – plaide pour des candidatures de personnalités emblématiques. Ségolène Royal, qui porte l’idée d’une modernisation du parti, dispose d’une aura dont les autres dirigeants socialistes sont privés. Elle bénéficie, en outre, de l’acquis de sa campagne présidentielle. Sa motion est arrivée en tête mais sa personnalité reste controversée. Elle est considérée par certains comme un élément extérieur au PS, ce qui rend plus ardue sa capacité à réaliser une synthèse.

Martine Aubry, qui symbolise une pratique et un discours plus traditionnels, peut, elle aussi, prétendre concourir. Tout comme Benoît Hamon, nouvelle figure de l’aile gauche. Mais il leur faudrait, pour être élus, parvenir à construire une alliance alternative sur un projet qui serait forcément en opposition avec la motion qui a été placée en tête par les militants.

Le ou la futur(e) premier(e) secrétaire ne portera pas forcément les couleurs du PS à l’élection présidentielle de 2012. Parmi les partisans de Mme Royal, mais aussi chez certains de ceux qui soutiennent Bertrand Delanoë ou Martine Aubry, l’idée d’organiser des “primaires ouvertes” aux sympathisants fait son chemin.

2. Peut-il avancer des idées neuves ?

Jusqu’à présent, le PS est apparu comme un parti en fin de cycle. Faute d’avoir su renouveler son logiciel, il s’est retrouvé distancé par une droite qui a refait synthèse derrière Nicolas Sarkozy. Néanmoins la réflexion a avancé sur plusieurs points.

Inspiré des pays sociaux-démocrates d’Europe du Nord, le concept d’un “Etat préventif”, capable de s’attaquer en amont aux inégalités sociales (notamment en matière d’éducation et de santé), est évoqué. Alors que l’allergie à l’impôt se développe, il permet de dépasser la question de l’Etat-providence. L’idée du donnant-donnant fait son chemin : le PS suggère de n’accorder que sous conditions (conclusion d’un accord salarial, actions de reclassement, entreprises exportatrices) les allégements de charges dont bénéficient les entreprises.

Ségolène Royal va plus loin et demande que les entreprises bénéficiaires qui délocalisent remboursent les aides publiques qu’elles ont pu recevoir. Le thème du développement durable est mieux pris en compte que par le passé. En revanche, la réflexion du PS sur des sujets comme la protection sociale, l’immigration, les nouvelles technologies mérite d’être approfondie.

3. Peut-il retrouver un discours européen?

Il est loin le temps où les échanges entre Lionel Jospin, tenant du “réformisme de gauche”, et Tony Blair ou Gerhard Schröder, artisans du social-libéralisme, dominaient les débats au sein d’une social-démocratie européenne en plein renouveau. Presque partout, la gauche a quitté le pouvoir et le PS ne joue plus qu’un rôle secondaire au sein du Parti des socialistes européens (PSE), en raison principalement des profondes divisions nées du référendum constitutionnel de 2005.

Dans cette période économique troublée, sa faible audience internationale est d’autant plus curieuse que deux de ses proches occupent des fonctions importantes : Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international (FMI) et Pascal Lamy à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). A priori, les élections européennes de juin 2009 s’annoncent délicates pour le PS, qui avait réalisé, en 2004, un score élevé (28,9 %). Face à la crise économique, le PS va bâtir sa campagne autour d’une plate-forme commune avec le PSE. Le message sera centré sur la nécessité d’instaurer une puissance publique européenne et des instruments de régulation efficaces de la sphère financière.

4. Peut-il se rénover?

Vieux, usé, fatigué : ces qualificatifs, adressés par Lionel Jospin à Jacques Chirac pendant la campagne présidentielle de 2002, pourraient parfaitement s’appliquer aujourd’hui au PS, au moins dans la perception qu’en ont l’opinion et de nombreux adhérents. La rénovation du parti sera un enjeu central du congrès, avec une ligne de partage entre la motion de Bertrand Delanoë et celle de Ségolène Royal. Martine Aubry reste, elle, dans une réserve prudente sur la question. Forte du mouvement d’adhésion – large mais éphémère – qu’elle avait suscité avant les primaires socialistes à l’automne 2006, Mme Royal défend l’idée d’un “parti de masse”. Une orientation qui vise à “ringardiser” ceux qu’elle appelle les tenants du “vieux parti”, à commencer par le maire de Paris qui reste arc-bouté sur le principe d’un “parti de militants” dans la tradition jospinienne.

L’ancienne candidate à l’élection présidentielle veut changer, pour sa part, la nature du parti et repousser ses limites. Le PS façonné par François Mitterrand est un parti d’élus et une machine électorale qui a n’a jamais dépassé 220 000 adhérents. C’est le parti “d’une avant-garde”, selon l’expression de Lionel Jospin, pas un parti de masse. Mme Royal souhaite modifier tout cela. Elle plaide pour “un grand parti, démocratique, populaire et de mobilisation sociale”, avec des responsabilités “décentralisées aux fédérations”, et qui développe “de nouvelles formes de militantisme” en direction des salariés et de la société civile. Pour recruter de nouveaux adhérents, elle envisage, en outre, un montant de cotisation symbolique.

La question des primaires reste à régler même si Mme Royal l’a mise, provisoirement, au “Frigidaire”. L’ancienne candidate n’a jamais caché qu’elle entendait poursuivre dans la voie ouverte en 2006, même si elle n’a jamais précisé ses intentions – primaires ouvertes aux autres partis de gauche ou aux seuls sympathisants socialistes -, les fameux “adhérents à 20 euros revisités” ? M. Delanoë est, pour sa part, hostile à tout dispositif de désignation du candidat à l’élection présidentielle qui déborderait le cadre strict des “militants” dûment estampillés.

5. Peut-il faire alliance avec le centre?

Son nom est rarement prononcé mais l’ombre du président du MoDem, François Bayrou, plane sur le congrès. Faux procès ou vrai clivage ? La question des alliances avec le centre a pesé lourd dans la campagne du congrès de Reims. Bertrand Delanoë qui a pu sans difficulté, pour sa réélection à la Mairie de Paris en mars, se passer d’une alliance avec le MoDem, en a fait un sujet de divergence affiché avec Ségolène Royal. Cette dernière avait, en vain, tendu la main à François Bayrou entre les deux tours de l’élection présidentielle.

Par ailleurs, les élections municipales ont été l’occasion d’alliances locales avec le MoDem, à Lyon, Dijon, Lille, Grenoble ou Marseille. Elles ont concerné des élus signataires de la motion de M. Delanoë comme de celle de Mme Aubry, ainsi que Mme Aubry elle-même. En septembre, le bras droit de Mme Royal, le député européen Vincent Peillon, avait déclaré à Libération : “Si l’on veut battre la droite de Sarkozy, il faudra bien entrer dans un débat sincère avec les centristes qui pourrait déboucher à terme sur un contrat de gouvernement.”

Depuis, Mme Royal s’efforce de désamorcer ce débat. Dans le document de travail “ouvert” qu’elle a remis aux tenants des autres motions, lundi 10 novembre, elle souligne qu’il faut “fédérer la gauche”. “La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement, stipule le texte (…). C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s’adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite.”

Christine Garin et Jean Michel Normand

13/11/2008 - 19:00h Efeito “Obama” nos prêmios literários franceses?

por Suzanne Lehn

“The Obama effect,” the new set phrase for change French-style, from economics to sports to nearly every area of life, is shaking up the literary as well as the political communities. Whatever the agenda displayed by those concerned, diversity – meant as the contrary of discrimination in jobs, society, politics, etc… – seems, if not to be moving quickly, then at least to have sped up recently.Take the world of literary prizes, the season of which is at its height every November, after the yearly – and plentiful – start of the literary calendar. It is often caricatured as a combat area for a few market-leader publishing houses. On the same day, Nov. 10th, to everybody’s approval, the prestigious Goncourt Prize was awarded to Afghan writer Atiq Rahimi (Fr) for his first French-written novel , «Syngué Sabour» («Stone of Patience»), while the Renaudot Prize went to veteran Guinean novelist Tierno Monénembo for his book «Roi de Kahel».

Le grand journal, the “daily of French-speaking people in Mexico”, comments :

Est-ce un effet Obama ? Les prix Goncourt et Renaudot ont été attribués à des auteurs marqués par la diversité de leurs origines et de leur culture. Ils couronnent un Franco-Afghan et un Guinéen. Tous deux s’expriment en exil sur la guerre et l’oppression.
Pour Bertrand Visage, éditeur de Monénembo aux éditions du Seuil, « la littérature a précédé l’effet Obama. En effet, depuis dix ans, les jurés Renaudot ont joué la carte de la diversité et couronné trois auteurs d’origine africaine, Amadou Kourouma en 2000 et Alain Mabanckou en 2006. De leur côté, les Goncourt ont souvent ouvert la porte à des auteurs d’origine étrangère comme Andréï Makine et Jonathan Littell […]

Is it an Obama effect ? The Goncourt and Renaudot prizes have been awarded to writers characterized by the diversity of their origins and culture. They reward a French-Afghan and a Guinean. Both express themselves in exile on war and oppression.
For Bertrand Visage, Monénembo’s publisher at Editions du Seuil, «literature was ahead of the Obama effect. The Renaudot board has indeed played for ten years the diversity card and awarded three African native writers, Amadou Kourouma in 2000 and Alain Mabanckou in 2006. For their part, the Goncourt [board] often opened the door to writers from foreign origins, as Andréï Makine and Jonathan Littell […]

Destin de l’Afrique analyzing the book, the context, and the author’s biography, wonders :

Faut-il y voir une reconnaissance (tardive) de la créativité des plumes ‘noires’ ou s’agit-il un simple effet Obama, comme s’est interrogé un critique français ?

[…] Does that show a (belated) acknowledgement of the creativity of «black» pens, or is it only a matter of Obama effect, as a french literary critic was wondering ? […]
Chantal Serrière voices her enthusiasm in her blog, Ecritures du Monde, at Le Monde :

Un vent plus léger venu d’ailleurs souffle sur les prix littéraires, cuvée 2008. Soudain, on respire mieux. L’écriture se partage donc! D’un continent à l’autre! D’aucuns parleront d’effet Obama. Comme s’il s’agissait d’un phénomène de mode. Peut-être. Peut-être aussi s’avérait-il imposible de ne pas reconnaître enfin qu’on écrit en français, quelles que soient les origines de l’auteur, à Paris et même hors de l’hexagone. Bravo au jury du Renaudot pour ce choix!

A lighter breeze from abroad is blowing on the literary prizes, 2008 vintage. All of a sudden, you breathe again ! So writing can be shared ! From a continent to another ! Some will speak of an Obama effect. Maybe. Maybe it was also impossible not to at last acknowledge that [people] write in French, whatever the origins of the author, in Paris and even outside of the Hexagon. Congratulations to the Renaudot jury for their pick!
More about Atiq Rahimi here.

President Sarkozy was not outdone, and appointed a Cameroon-native prefect: in Fred-lille’s words :

Nouveau préfet des Alpes-de-Haute-Provence, Pierre N’Gahane est le dernier en date des hauts fonctionnaires issus de la diversité et promus par le président.

The new prefect in the Alpes de Haute Provence [department], Pierre N’Gahane is the latest high-ranking civil servant stemming from diversity and upgraded by the President.
Asked whether this appointment was aroused by the Obama effect, Minister of the Interior Michèle Alliot-Marie answered: “It means no more than acknowledging the qualities of a man who already exercised prefect duties.” [he was not yet a head of department, but was in charge of promoting equality of opportunities in nearby Bouches du Rhône department]

Political parties are all taking their stand in this new competition, claiming they did not just wait for Obama to jump on the scene to give minorities the visibility they deserve. This kind of competition led lowblogging to make fun of the current French Socialist Party’s leadership warfare:

Bertrand Delanoë et Martine Aubry n’ont cessé de le répéter au micro des journalistes ces trois derniers jours : la France aurait tout à gagner à suivre la voie ouverte par les Américains qui ont accordé leurs voix à Barack Obama. Pour trancher avec une classe politique française assez monochrome, Bertrand Delanoë et Martine Aubry auront tout loisir de mettre en accord leurs vœux pieux avec leurs actes en votant pour Ségolène Royal au Congrès de Reims. Née à Dakar en 1953, Ségolène Royal deviendrait ainsi la première Africaine de l’histoire à accéder au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. His-to-ri-que ! His-to-ri-que ! His-to-ri-que !

Bertrand Delanoë and Martine Aubry constantly said it again in front of the jounalists’ mikes during the three last days : It would be France’s best advantage to follow the road which was opened by the US people who gave their votes to Barack Obama. To contrast sharply with a rather monochromatic political class, Bertrand Delanoë and Martine Aubry will have all the leisure to put their pious hopes in harmony with their action by voting for Ségolène Royal at the Reims Party’s Conference. Born in Dakar in 1953, Ségolène Royal would become this way the first African woman in history stepping to the position of First Secretary of the Socialist Party. His-to-ric! His-to-ric! His-to-ric!

And finally, let’s speak hope, with the CRAN (Fr) (Conseil représentatif des associations noires de France), an organization federating French black associations, according to YannDarc:

FIERE de ses métissages (sic), la France, pays des Lumières et patrie des droits de l’homme, aura-t-elle un jour son Barack Obama au sommet du pouvoir ? Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) reçu hier à l’Elysée par le chef de cabinet de Nicolas Sarlozy pour demander que les élections européennes et régionales en 2009 et 2010 ne soient pas des scrutins « monocolores » , y croit.

PROUD of her mixed origins (sic), will France, country of Enlightment and motherland of Human Rights, have some day its own Barack Obama on the top of power? Patrick Lozes, President of CRAN, who was met yesterday by the head of Nicolas Sarkozy’s private staff to ask for 2009 European and Regional elections not being monochrome polls, believes so.
[…]

Un Manifeste pour l’égalité réelle, initié par Yazid Sabeg, enfant d’immigré devenu industriel, signé par des responsables politiques de droite comme de gauche et soutenu par Carla Bruni-Sarkozy, propose, depuis ce week-end, de lancer un « Grenelle de la diversité ». Et vite, histoire de surfer sur la victoire d’Obama qui a suscité de l’espoir auprès de millions de citoyens bien décidés à saisir l’occasion de se montrer enfin.

A Manifesto for a real equality, started by Yazid Sabeg, a son of an immigrant turned manufacturer, signed by political right as awell as left wing officials, and supported by Carla Bruni-Sarkozy, has suggested since this week-end to launch a «Grenelle for diversity.» And quickly so, just to surf on Obama’s victory, which aroused hope among millions of citizens who are quite determined to seize the opportunity of asserting themselves.

Well, let’s hope this «Grenelle of diversity» (as a reference to the Grenelle agreements which put an end to the May 1968 upheavals) will be luckier than the current «Grenelle of environment», a great package of good resolutions in danger of getting mired in the global economic crisis.

07/05/2008 - 22:43h Prefeito de Paris entra na disputa pela liderança do PS contra Ségolène Royal

Bertrand Delanoë s’engage à son tour dans la course à la succession de François Hollande

Le maire de Paris Bertrand Delanoë à l'université d'été de La Rochelle, le 1er septembre.
AFP/PIERRE ANDRIEU

Le PS a besoin d’un “véritable leader” qui “ne soit pas un simple point d’équilibre interne”, qui “ait l’expérience et le sens du travail collectif” et qui “aime le Parti socialiste”, écrivent les signataires du texte.

Christine Garin et Jean-Michel Normand – Le Monde

Un mois tout juste après le lancement de la “consultation participative” de Ségolène Royal, Bertrand Delanoë s’engage à son tour dans la course pour le congrès socialiste de novembre. Les amis du maire de Paris ont publié, mardi 6 mai, un texte destiné à servir de base à une contribution puis à une motion soumise au vote des adhérents.

Ce texte de onze feuillets “pour un grand congrès socialiste” est de facture très classique. Un quasi contre-pied à la méthode de Mme Royal. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle est taclée dès la troisième page. Après un long survol de ” l’Etat de la France” – sans “modèle”, sans “repères” et “en quête d’un nouvel espoir” -, une autre démarche est proposée. ” Le rôle d’un parti, insiste-t-il, est (de) débattre avec le pays bien avant les élections. Car la démocratie participative, pour être authentique et réellement féconde, doit se nourrir d’une mise en débat des projets et non de simples questions.”

Sur la nécessité de renouer avec une “ambition” pour la formation, sur l’environnement – “un enjeu vital” -, sur le travail comme sur les retraites, sur l’Europe ou encore la nécessité d’une “grande réforme de la fiscalité locale”, le document défend des orientations qui font largement consensus au sein du PS, hormis dans son aile la plus à gauche.

Le chapitre consacré à “la reconstruction du PS” conduit implicitement à l’hypothèse d’une candidature de Bertrand Delanoë – jamais nommé – au poste de premier secrétaire. Là encore, Mme Royal, dont le nom n’apparaît pas non plus, en prend pour son grade.

Les signataires veulent retrouver “le goût et la pratique du travail collectif” alors que, estiment-ils, “ce sont malheureusement les initiatives d’extériorisation et de contournement des lieux de débats et de décision collective qui se sont développés, particulièrement pendant et après l’élection présidentielle”. S’agissant des alliances, le congrès devra – “cette fois” – trancher sur le fond. Foin des cafouillages improvisés de l’entre-deux tours de la présidentielle : les lignes doivent bouger “mais pour susciter un élan identifié, à gauche”.

Reste la question “du leadership” et donc de la succession de François Hollande à la tête du PS. L’hypothèse d’un “premier secrétaire de transition et d’attente”, évoquée par les tenants du “ni Bertrand ni Ségolène”, est écartée : c’est non. Ce serait “la stagnation assurée et le gel de la rénovation”. Le PS a besoin d’un “véritable leader” qui “ne soit pas un simple point d’équilibre interne”, qui “ait l’expérience et le sens du travail collectif” et qui “aime le Parti socialiste”. Qui mieux que M. Delanoë, au PS depuis trente-six ans, qui en a gravi et occupé tous les échelons, correspond à ce portrait ?

Outre la volonté de faire valoir les “différences politiques non négligeables” qui séparent sa démarche de celle engagée par Mme Royal, M. Delanoë entend démontrer qu’il peut rassembler au-delà de son fief parisien et des “jospinistes” historiques, sa famille d’origine. La liste des 93 signataires compte 17 élus de la capitale mais aussi quelques premiers secrétaires fédéraux de province. On note la présence du strauss-kahnien Michel Destot, maire de Grenoble, mais aussi du maire de Strasbourg, Roland Ries, qui avait soutenu Mme Royal. La moisson n’est pas négligeable mais elle n’élargit pas fondamentalement la sphère d’influence de M. Delanoë au sein du parti. Alors que les rapports de force internes sont difficilement lisibles, la plupart des responsables de fédération issus de la majorité constituée autour de M. Hollande au congrès du Mans hésitent visiblement à s’engager dès maintenant.

D’ici au congrès, les partisans du maire de Paris vont tenter de convaincre d’autres signataires, en faisant notamment pression sur le courant strauss-kahnien – composé de nombreux anciens jospiniens et rocardiens – engagé dans une tentative de rapprochement avec les fabiusiens. M. Delanoë compte rester sur le pont. Il publiera le 22 mai un livre d’entretiens, avant de rassembler ses partisans, le 24 mai à Paris.

31/03/2008 - 13:30h França: Delanoë, melhor líder para a esquerda?

Par La rédaction du Post

Le maire de Paris devance Ségolène Royal dans les sondages.

Selon un sondage LH2 réalisé pour Libération,  Bertrand Delanoë tire profit de sa réélection à la mairie de Paris, en terme de popularité.

Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.
Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.

Dans ce baromètre, le maire de Paris devance Ségolène Royal sur deux questions clés. Pour les sondés, il serait le meilleur leader de la gauche (avec 15 %) et le meilleur candidat au poste de premier secrétaire du parti (avec 21 %). Sur ces deux points, la présidente de la région Poitou-Charentes recueille respectivement 14 % et 19 % des sondages.

Qu’est-ce que cela veut dire ?
Concrètement, cela signifie que Bertrand Delanoë monte en puissance dans la course au leadership socialiste. Désormais incontournable, il se trouve au coude à coude avec Ségolène Royal, qui jusqu’à maintenant, disposait d’une certaine avance sur lui dans les sondages.

Conclusion :
Le prochain congrès du PS, qui se tiendra du 7 au 9 novembre, est déjà dans toutes les têtes. Même si la plupart des socialistes appellent à l’unité et à la réforme du parti, en évitant de s’engager dans une guerre fratricide entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, la bataille entre ces deux poids-lourds est belle et bien lancée.

09/03/2008 - 23:17h França: não foi um tsunami, mas a onda rosa é bem forte

Le résultat des municipales en un coup d’œil

Pierre Haski (Rue89)

sarko20071.jpg

défaite de la droite et de Sarkozy au premier tour de municipales

Vous vous réveillez lundi matin sans avoir écouté les infos, et vous voulez avoir une vision rapide et synthétique du premier tour des élections municipales? Rue89 a pensé à vous.

Un premier tour marqué par une vague rose bien réelle, sensible dans la plupart des grandes villes à commencer par Paris et Lyon, un désaveu du gouvernement qui s’accompagne toutefois d’une bonne résistance individuelle de certaines personnalités de droite, comme Alain Juppé à Bordeaux (la seule grande ville qui reste solidement ancrée à droite ce dimanche soir), et de certains membres du gouvernement, comme Laurent Wauquiez et Luc Chatel qui font de belles prises à la gauche.

S’y ajoute un MoDem placé de manière ambiguë en position d’arbitre dans plusieurs villes, et qui devra se prononcer plus clairement dans les prochains jours, et enfin une extrême gauche vigoureuse dans plusieurs villes. Etat des lieux.

(mais…)

09/03/2008 - 18:01h Sarkozy é reprovado no primeiro teste

sarko_agricola.jpgReali junior, correspondente do jornal O Estado de São Paulo e fino conhecedor da política francesa resumiu a situação as vésperas do primeiro turno das eleições municipais na França: Sarkozy, entre o desastre e a derrota.

O que indica a boca-de-urna deste domingo é uma derrota da direita, porem aparentemente não um desastre. O próximo domingo acontece o segundo turno nas cidades que não elegeram uma chapa majoritária já no primeiro, ele poderá mostrar a amplidão desta derrota e se acabará sendo um desastre ou uma derrota municipal. O Partido Socialista sai vencedor deste primeiro round, com 47% contra 40% a UMP, o partido de Sarkozy e várias cidades passaram das mãos da direita para a esquerda. É o caso de Tourcoing, antes governada pela direita. Em outras cidades os socialistas podem ganhar no segundo turno. As contas definitivas ficam para a próxima semana, mas a derrota da direita é o fato maior deste primeiro teste eleitoral de Sarkozy. LF

09/03/2008 - 08:27h Sarkozy, entre o desastre e a derrota

Eleição municipal reflete situação delicada da direita francesa, cuja maior esperança é a popularidade de Fillon

Reali Júnior – O Estado de São Paulo

François Fillon, Primeiro-Ministro é a esperança perante o desabamento da popularidade de Sarkozy

sarko_fillon.jpg

Dez meses após a nítida vitória de Nicolas Sarkozy, a direita francesa encontra-se numa situação delicada. No dia das eleições municipais, ela é levada a optar entre a derrota ou o desastre, segundo revelam de forma quase unânime os institutos de pesquisas de opinião.

Trata-se de uma derrota prevista, porém de conseqüências ainda desconhecidas, por ser uma eleição municipal com aspectos nacionais. A relação de forças atual favorece os socialistas, com 44% das intenções de votos, enquanto os conservadores têm 41%.

O próprio Sarkozy, para reduzir os efeitos de uma derrota, decidiu antecipar algumas das decisões previamente anunciadas, como desmentir que prepara um rigoroso plano econômico. Ele afirma também que acelerará seu programa de reformas para o país e promete levá-lo até o fim, seja qual for o resultado da votação municipal.

Esse é o primeiro teste eleitoral de Sarkozy, cuja popularidade está fortemente abalada não apenas por ele não ter cumprido suas principais promessas eleitorais, mas também por seu comportamento político e privado – com um casamento com a cantora Carla Bruni apenas três meses após divorciar-se de Cécilia. Esses episódios prejudicaram a imagem de Sarkozy e contribuíram para a inversão de posição em relação a seu premiê, François Fillon, que tem 55% de popularidade, enquanto o presidente não ultrapassa os 38%.

(mais…)

07/03/2008 - 17:40h França pesquisas: a esquerda favorita nas eleições municipais de domingo

Municipales: la gauche peut être confiante

Le bras de fer PS/UMPLa gauche part largement favorite avant le premier tour des élections municipales en France dimanche et elle est en position de prendre à la droite plusieurs grandes villes, dont Marseille, confirment plusieurs sondages publiés vendredi.

Alors, ils disent quoi les sondages ?
Quelques 32% des Français disent souhaiter l’élection d’un candidat de gauche, contre 27% qui optent pour un candidat de droite et 21% un autre candidat, selon une enquête Opinionway pour Le Figaro.

Les listes soutenues par la gauche obtiendraient 44% des voix au premier tour contre 41% à la droite, 7% au Modem, 2% à l’extrême-gauche, 2% au FN et 4% aux autres listes, selon une enquête CSA-Dexia pour Europe 1 et Le Parisien.

Elections à Paris, Lyon et Marseille.

Elections à Paris, Lyon et Marseille.

Et à Paris, cela donne quoi ?

(mais…)

01/03/2008 - 16:02h Paris, eleições municipais: 57% de votos para Delanoë segundo uma pesquisa

delanoe_programa.jpg

Faltam 8 dias para o primeiro turno das eleições municipais na França. Em Paris o atual prefeito, Bertrand Delanoë do Partido Socialista, é favorito a reeleição.

Le post

57% d’intentions de vote pour Delanoë au second tour

Selon un sondage CSA, Bertrand Delanoë l’emporterait largement à Paris.

Les listes de Bertrand Delanoë (PS) arriveraient très largement en tête du premier tour des municipales avec 43% d’intentions de vote et remporteraient le second tour avec un large majorité de 57%, selon un sondage CSA à paraître jeudi dans Paris-Obs et qui sera diffusé par la chaîne de télévision Paris Cap.

Les listes UMP conduites par Françoise de Panafieu seraient distancées de 13 points pour le premier tour (30%) et de 14 points le 16 mars à 43%, selon cette enquête. Le MoDem emmené par Marielle de Sarnez réaliserait le 9 mars 9% sur tout Paris, devançant de 4 points les Verts dont le chef de file est Denis Baupin (5%).

Interrogés sur les alliances qu’ils préféreraient voir nouer dans l’entre deux tours, les Parisiens mettent en tête celle de Bertrand Delanoë avec à la fois le MoDem et les Verts (27%).

Une alliance avec les seuls Verts vient ensuite (25%). Un accord avec les seuls partisans de François Bayrou est choisi par 15% des personnes interrogées. 21% répondent ni les uns, ni les autres, 12% ne se prononcent pas.

Questionnés sur les principaux points de désaccord entre le maire socialiste et ses alliés Verts, les Parisiens se disent favorables à 83% à la construction de nouveaux parkings en sous-sol (les Verts sont contre ces parkings). A 55% ils se disent, comme les élus écologistes, opposés à la construction de tours, 43% étant d’un avis inverse.

La suppression des murets séparant les voies bus-vélo des automobiles, cheval de bataille de Mme de Panafieu, divise l’opinion en camps égaux: 47% pour, 47% contre. Sondage réalisé par téléphone du 19 au 21 février auprès de 813 personnes inscrites sur les listes électorales à Paris (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la Commission nationale des sondages.

Source : le parisien

29/01/2008 - 14:29h Municipales: Delanoë favori à Paris


Le Post

 

 

Les listes du maire PS de Paris Bertrand Delanoë devanceraient largement celles de l’UMP Françoise de Panafieu au 1er tour des municipales le 9 mars, avec 44% contre 32%, selon un sondage Ifop-Fiducial-Paris-Match.

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Bertrand Delanoë. © Stephane Reix/For Picture/Corbis/Stephane Reix

Plus de détails ?
Le “souhait de victoire” aux élections est aussi nettement à l’avantage du maire sortant, 59% des sondés disant souhaiter la victoire de ses listes, contre 38% pour les listes Panafieu.

Et les autres listes ?
Parmi les autres listes, l’enquête attribue 10% aux listes Modem de Marielle de Sarnez, 7% aux Verts, 3% au FN, 2% à l’extrême-gauche et 2% également aux listes classées “autres”.

Et dans le 12e arrondissement ?
Un second sondage réalisé par Ifop-Fiducial publié dans l’hebdomadaire, cette fois uniquement dans le 12e arrondissement considéré comme décisif, accorde 43% à la liste PS-PCF-PRG menée par Michèle Blumenthal. Avec 33%, la liste UMP conduite par Jean-Marie Cavada et la ministre de l’Economie Christine Lagarde est devancée de 10 points.

Au second tour le 13 mars, la liste Blumenthal recueillerait 59% des suffrages dans le 12e, la liste UMP échouant avec 41%.

(Avec AFP)

13/01/2008 - 19:54h Municipales Paris: quelles sont les principales mesures du programme de Bertrand Delanoë?

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AP/THIBAULT CAMUS
Pour Bertrand Delanoë, le logement est l’un des volets de “l’enjeu de civilisation” qu’il entend porter pour Paris autour de “trois idées majeures : la diversité, l’innovation et l’éthique démocratique”.

Bertrand Delanoë, maire PS de Paris et candidat à un deuxième mandat, a présenté dimanche 13 janvier son programme 2008-2014, axé sur le logement et la “circulation propre”. Rappelant comme un leitmotiv l’“enjeu de civilisation” que porte la capitale, le premier édile a affirmé que son projet était fondé sur “une certaine conception de la dignité humaine, du progrès et de la solidarité”. (mais…)

06/11/2007 - 12:21h M. Delanoë veut confier la gestion de l’eau à un opérateur public unique

Bertrand Delanoë, maire de Paris. | AFP/PIERRE ANDRIEU

AFP/PIERRE ANDRIEU

Bertrand Delanoë, maire de Paris.

Bertrand Delanoë s’est engagé, lundi 5 novembre, à développer un service public de l’eau à Paris s’il était réélu maire en 2008. Veolia et Suez, qui assurent la distribution de l’eau dans la capitale, verront leur contrat avec la Ville arriver à échéance en 2009.

Le maire souhaite “saisir cette occasion historique” pour reprendre entièrement le contrôle de la gestion qui avait été confiée en partie au privé en 1985, lorsque Jacques Chirac était maire de Paris. “Je souhaite proposer aux Parisiens un dispositif leur garantissant une eau de qualité au meilleur coût avec un haut niveau de performance quant au service offert”, affirme M. Delanoë. Alors que la société d’économie mixte (SEM) Eau de Paris – dont la Ville est actionnaire – assure uniquement la production, le transport et le stockage de l’eau, le maire envisage de confier à “un opérateur public unique toute la chaîne du cycle de l’eau, de la production à la distribution” à travers une régie municipale à autonomie financière.

Au conseil de Paris, les Verts et le PCF militent depuis longtemps pour le passage à la gestion publique. Récemment, quelques élus de droite, transfuges de l’UMP regroupés au sein du groupe Paris libre, ont pris position en ce sens, au nom de la nécessité d’enrayer la hausse du prix de l’eau. Anne Le Strat, élue (Verts), présidente de la SEM Eau de Paris, se déclare “très satisfaite de la décision du candidat-maire” qui va donner “plus d’efficacité” au système et permettre de “réinjecter les bénéfices dans le service”. “Ce que ne faisaient pas les délégataires privés qui avaient pourtant pu négocier des contrats en or avec la Ville”, précise-t-elle.

“Les Verts ont été des précurseurs qui réussissent à convaincre leurs partenaires”, s’est félicité, lundi, Denis Baupin, candidat des écologistes à la Mairie de Paris. M. Delanoë a dévoilé ses intentions après la publication, le 29 octobre, d’un rapport d’UFC-Que choisir dénonçant les “prix abusifs” de l’eau dans la plupart des villes en gestion privée. Le maire de Paris s’est engagé à “stabiliser” le prix “pour la partie qui dépend de la Ville” pendant la prochaine mandature. Il ferait de Paris une ville pionnière parmi les métropoles françaises. A la suite du scandale de la privatisation de la gestion de l’eau par Alain Carignon, Grenoble était repassée en 2000 en régie municipale, contrairement à Lyon, Marseille, Bordeaux ou Lille.

 

Béatrice Jérôme – Le Monde

01/11/2007 - 15:37h M. Delanoë prend la défense de maires africains "interdits de séjour à Roissy"

Bertrand Delanoë, le 19 octobre dans un café à Paris. Le maire de Paris a adressé une lettre à Nicolas Sarkozy pour protester contre le refus des autorités françaises de délivrer des visas à des

AFP/JEAN AYISSI

Bertrand Delanoë, le 19 octobre dans un café à Paris.
Le maire de Paris a adressé une lettre à Nicolas Sarkozy
pour protester contre le refus des autorités françaises de
délivrer des visas à des “élus et hauts fonctionnaires africains”.

Bertrand Delanoë, maire de Paris, auquel se sont associés d’autres maires et élus locaux français, a adressé, mercredi 31 octobre, une lettre à Nicolas Sarkozy pour protester contre le refus des autorités françaises de délivrer des visas de transit à plusieurs “élus et hauts fonctionnaires africains”.

“De nombreux collègues africains”
se sont retrouvés, selon M. Delanoë, “interdits de séjour à Roissy”. Ils “avaient réservé leur vol sur Air France” en vue de se rendre – via Paris – au deuxième congrès mondial de l’organisation Cités et gouvernements locaux unis (CGLU), organisé sur l’île de Jeju (Corée du Sud) du 28 au 31 octobre. M. Delanoë a été élu à cette occasion à la tête de cette organisation internationale qui regroupe des élus locaux de 136 pays. “C’est un peu l’ONU des élus locaux”, précise le maire de Paris, qui préside par ailleurs l’Association internationale des maires francophones.

Sept maires camerounais invités en Corée ont déploré, dans un courrier à M. Delanoë, “l’attitude humiliante” du consulat général de France à Yaoundé, qui leur a “purement et simplement” refusé un visa de transit. Ils ont dû rallier la Corée du Sud à bord de Suisse Air, en transitant par l’Allemagne, la Suisse et la Chine, “sans exigence de visa aéroportuaire” de la part de cette compagnie, précisent-ils.

Brice Hortefeux, ministre de l’immigration et de l’identité nationale, a saisi, mercredi, le directeur des Français de l’étranger et des étrangers en France pour connaître les “motifs” du rejet de visa par la France, “si tel a bien été le cas”.

Béatrice Jérôme – Le Monde

05/10/2007 - 17:54h Delanoë en campagne s’affiche avec Clinton

En images

Par Julien Martin (Rue89)

Après les visites des maires de Londres, Rome, Chicago et Berlin, Bertrand Delanoë est passé à la vitesse supérieure en recevant ce vendredi l’ex-président des Etats-Unis, Bill Clinton. Mais rien à voir, évidemment, avec sa récente déclaration de candidature à un nouveau mandat municipal. Officiellement, la Ville de Paris signait un partenariat avec la Fondation Clinton. La suite

04/10/2007 - 13:25h Paris lança internet de graça em parques e praças

Prefeitura quer transformar a capital em ‘cidade de ponta na área de comunição digital’

 

Daniela Fernandes – BBC


PARIS – A prefeitura de Paris lançou um serviço que oferece conexão gratuita à internet sem fio em 260 locais públicos da cidade, como jardins, bibliotecas, museus e associações.

O internauta, parisiense ou turista, poderá utilizar o sistema durante os horários de abertura desses locais, mas em alguns lugares, como a esplanada da prefeitura ou o Champs de Mars, onde está situada a Torre Eiffel, o serviço vai funcionar continuadamente.

Segundo a prefeitura, o objetivo é transformar Paris em “uma cidade de ponta na área de comunicação digital”, ampliando o sistema de conexões de alta velocidade e oferecendo também um “serviço de internet universal”.

Para usufruir da internet sem fio, basta ir a uma das áreas identificadas com placas ou cartazes, e se aproximar do ponto de acesso. Alguns locais possuem vários pontos de conexão, que totalizam 400 em toda a cidade.

O projeto custou 1,7 milhão de euros (cerca de R$ 4,4 milhões) e as despesas com manutenção anual do sistema devem ser de 500 mil euros (cerca de R$ 1,3 milhão).

O programa, no entanto, resultou numa disputa judicial entre a prefeitura e a estatal France Télécom, que instalou 3 mil pontos de conexão sem fio pagos na capital francesa.

A France Télécom entrou com uma ação em um tribunal administrativo com o objetivo de impedir a oferta do serviço, alegando que a iniciativa desrespeita a lei das coletividades territoriais.

Esta legislação prevê que uma prefeitura não pode entrar em concorrência com operadores, a não ser que a oferta privada seja insuficiente.

A prefeitura de Paris argumenta em sua defesa que o sistema não cobre toda a cidade, mas oferece apenas alguns pontos de conexão em locais precisos.

A licitação, lançada em 2006, foi vencida pelo operador de telefonia celular SFR, que garante a conexão, e pela Alcatel-Lucent, que forneceu os equipamentos.

Também estão sendo realizados testes para desenvolver um mobiliário urbano adaptado ao uso da internet, com bancos e cadeiras que tenham pranchas para colocar o computador e tomadas alimentadas por energia solar.

O site Pariswifi.fr informa sobre os locais onde o serviço está disponível. O prefeito de Paris, Bertrand Delanoë, que anunciou que vai concorrer nas eleições municipais de 2008 poderá, com a internet sem fio gratuita, engordar a lista de ações que o popularizaram, como a “Paris Plage”, a “praia” que é criado no centro de Paris no verão, e o Vélib, serviço de aluguel de bicicletas lançado em julho e que já atraiu milhões de usuários.

17/09/2007 - 15:59h France: Le subtil passage de témoin de Lionel Jospin à Bertrand Delanoë


Il était venu disserter sur le thème “les socialistes et la mondialisation”. Mais devant ses fidèles, à la tribune de la salle des Cordeliers, dimanche 16 septembre, Lionel Jospin a abordé un sujet plus délicat encore : les socialistes et le congrès de 2008.

“Le PS a grand besoin d’être au clair dans son rapport au monde, à la réalité française et à lui-même”, a professé Lionel Jospin, excluant l’idée d’un “congrès transitoire”. “Il ne serait pas sage de le concevoir comme tel, car c’est maintenant que le Parti socialiste a des difficultés, et c’est maintenant qu’il doit y répondre“, a insisté l’ancien premier ministre.

Il s’agit d’une pierre lancée dans le jardin de François Hollande. Celui-ci suggère que son successeur assure une transition et s’efface devant le ou la candidate socialiste pour 2012.

Pour M. Jospin, ce n’est qu’un début. Le 24 septembre, il publiera chez Flammarion un ouvrage au titre éloquent (L’Impasse) dans lequel il s’en prend de manière véhémente au premier secrétaire et, plus encore, à Ségolène Royal, “candidate qui était la moins capable de gagner”. M. Jospin relègue cette dernière au rang de “figure seconde de la vie politique”, considérant qu’elle “n’a pas les qualités humaines ni les capacités politiques” pour prendre la tête du PS.

Ce retour de Lionel Jospin devant les siens avait aussi des allures de passage de témoin à Bertrand Delanoë. Porté par les sondages, le maire de Paris fait figure de candidat possible à la succession de l’actuel premier secrétaire.

“NOUS N’AVONS PAS DE LEADER”

Une évidence que les jospinistes se sont efforcés d’atténuer. “Bertrand Delanoë est l’un de ceux qui, demain, peut s’imposer mais à la condition qu’ait été définie une ligne majoritaire dans le parti”, insistait Daniel Vaillant, député de Paris et fidèle de Lionel Jospin. “Nous n’avons pas de leader : nous sommes un collectif qui souhaite proposer des débats de fond”, renchérissait Annick Lepetit, elle aussi députée de Paris, en marge des discussions.

Evoquer la question du leadership aurait gâché cette journée destinée à marquer la volonté d’un courant d’explorer les terrains de convergence avec d’autres sensibilités, elles aussi en quête d’alliances. Nombre de dirigeants strauss-kahniens, fabiusiens, mais aussi “hollandais” ou rénovateurs et quelques partisans de Ségolène Royal étaient présents dans la salle des Cordeliers, archicomble.

Invité à tirer les conclusions de cette studieuse journée, Bertrand Delanoë a rendu hommage à son mentor mais choisi d’adresser des piques moins acérées contre l’actuel patron du PS et l’ancienne candidate. “La confusion idéologique et le fait de faire plaisir à tout le monde, on a déjà essayé ; ça n’a pas marché”, a-t-il dit.

Jean-Michel Normand pour Le Monde

04/09/2007 - 20:03h Delanoë : «Je suis candidat à Paris à un nouveau mandat»

 

Fait Du Jour

 

 

SON INTERVIEW INTEGRALE AU PARISIEN

mardi 04 septembre 2007 | Le Parisien

 

(LP/Delphine GOLDSZTEJN)

(LP/Delphine GOLDSZTEJN)

Souhaitant – ce sera son slogan – donner à Paris «un temps d’avance», le maire PS de la capitale tend la main à la fois aux Verts, aux centristes et même aux… sarkozystes. Mais à condition qu’ils adhèrent à son projet.

Bertrand Delanoë, serez-vous candidat à un nouveau mandat ?
Bertrand Delanoë. Oui

Avez-vous hésité ?
Ce n’est pas une décision qui va de soi, après un mandat qui aura duré sept ans. Donc j’ai bien réfléchi.

Mais si j’ai décidé de m’engager à nouveau, c’est pour impulser une dynamique nouvelle. Mon projet consiste, avec les Parisiens, avec une équipe, à donner un temps d’avance à Paris.

C’est la « couleur » de votre prochain mandat ?
Quand j’ai été élu en 2001, Paris accusait de nombreux retards. Nous en avons comblé beaucoup, en commençant par restaurer le climat démocratique. Les faux électeurs, les emplois fictifs, le clientélisme, appartiennent au passé. C’était la condition pour remettre Paris en mouvement. Grâce aux Parisiens eux-mêmes, notre cité est à nouveau une ville solidaire qui innove, qui surprend, qui rayonne sur la scène internationale. Mais nous nous n’avons pas tout réussi: je veux donc aller plus loin. Ce « temps d’avance », c’est une ville qui ne subit pas l’avenir, mais qui se donne les moyens de l’écrire. La signature de Paris au XXIème siècle, ce doit être un modèle urbain qui met en harmonie performance sociale, économique, environnementale et culturelle.

Qu’est ce qui aurait pu vous faire renoncer?
Des choix personnels. J’aurai 58 ans l’an prochain et tout au long de ma vie, je me suis toujours remis en cause. Mais m’investir pour l’avenir de Paris a vraiment du sens. Si ma candidature est, bien sûr, soumise aux militants socialistes, c’est avec l’ensemble des Parisiens que je veux élaborer notre projet pour 2008-2014. Je souhaite d’ailleurs une campagne digne, sans attaques personnelles, mais concentrée sur le fond et les propositions, car c’est cela qui intéresse les citoyens. Suite…

04/09/2007 - 19:56h Prefeito de Paris é candidato a reeleição

A débattre

Delanoë: la mairie de Paris… avant la direction du PS?

Par Julien Martin (Rue89)

Ce n’était pas une surprise, mais Bertrand Delanoë l’a enfin annoncé dans une interview au Parisien ce mardi: à la question “serez-vous candidat à un nouveau mandat?”, le maire de Paris répond “oui”. Une ambition qui pourrait en cacher une autre: être désigné au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste. Suite…

11/06/2007 - 11:07h A Paris, la gauche contient la poussée de la droite, qui est en embuscade

AFP/OLIVIER LABAN-MATTEIBertrand Delanoë, le parti socialiste de Paris, en meeting pour les législatives, le 29 mai 2007.

Le Monde

Bertrand Delanoë demande un dernier réglage de lumière avant de s’exprimer, à l’Hôtel de Ville, devant un fond bleu. “Je suis dans le noir. Remettez-en un petit coup”, lance-t-il, dimanche 10 juin, aux équipes de télévision après leur avoir demandé de baisser un peu l’éclairage. Pas de quoi briller, mais pas de raison non plus de rester dans l’ombre pour le maire de Paris : les résultats dans la capitale sont “en demi-teinte”, résume Patrick Bloche, le patron de la fédération PS et député sortant de la 7e circonscription.

 

“Quand une histoire est belle autant la prolonger !”, s’enflamme le maire, conscient que tout se jouera au second tour. “Je verrai bien les Parisiens apporter une contribution au pluralisme en France”, ajoute-t-il, confiant. Au vu des scores du premier tour, la gauche, majoritaire avec 12 députés sortants sur 21, conserve de bonnes chances de le rester, dimanche 17 juin. D’autant que le second tour des législatives “est toujours plus dynamique pour le PS”, affirme M. Bloche.

Quant aux Verts, ils totalisent à peu de choses près le même nombre de voix qu’en 2002. Contrairement à d’autres grandes villes, Paris n’est pas submergée par la vague bleue, mais seulement touchée.

La droite, qui est majoritaire en voix, arrive en tête dans plusieurs circonscriptions où Ségolène Royal avait devancé Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles, notamment dans la 8e et la 17e circonscription. Cinq députés UMP, contre quatre en 2002, ont été réélus dès le premier tour : Martine Aurillac, Pierre Lellouche, Claude Goasguen, Bernard Debré et Françoise de Panafieu. “L’effet Delanoë a vécu, affirme Philippe Goujon, le patron de la fédération UMP, qui est en ballottage très favorable dans la 12e circonscription. Nos espoirs de reprendre Paris sont renforcés.”

Aucun des deux camps n’a toutefois intérêt à pavoiser car plusieurs duels pourraient réserver des surprises au second tour. Suite…