07/05/2008 - 22:43h Prefeito de Paris entra na disputa pela liderança do PS contra Ségolène Royal

Bertrand Delanoë s’engage à son tour dans la course à la succession de François Hollande

Le maire de Paris Bertrand Delanoë à l'université d'été de La Rochelle, le 1er septembre.
AFP/PIERRE ANDRIEU

Le PS a besoin d’un “véritable leader” qui “ne soit pas un simple point d’équilibre interne”, qui “ait l’expérience et le sens du travail collectif” et qui “aime le Parti socialiste”, écrivent les signataires du texte.

Christine Garin et Jean-Michel Normand – Le Monde

Un mois tout juste après le lancement de la “consultation participative” de Ségolène Royal, Bertrand Delanoë s’engage à son tour dans la course pour le congrès socialiste de novembre. Les amis du maire de Paris ont publié, mardi 6 mai, un texte destiné à servir de base à une contribution puis à une motion soumise au vote des adhérents.

Ce texte de onze feuillets “pour un grand congrès socialiste” est de facture très classique. Un quasi contre-pied à la méthode de Mme Royal. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle est taclée dès la troisième page. Après un long survol de ” l’Etat de la France” – sans “modèle”, sans “repères” et “en quête d’un nouvel espoir” -, une autre démarche est proposée. ” Le rôle d’un parti, insiste-t-il, est (de) débattre avec le pays bien avant les élections. Car la démocratie participative, pour être authentique et réellement féconde, doit se nourrir d’une mise en débat des projets et non de simples questions.”

Sur la nécessité de renouer avec une “ambition” pour la formation, sur l’environnement – “un enjeu vital” -, sur le travail comme sur les retraites, sur l’Europe ou encore la nécessité d’une “grande réforme de la fiscalité locale”, le document défend des orientations qui font largement consensus au sein du PS, hormis dans son aile la plus à gauche.

Le chapitre consacré à “la reconstruction du PS” conduit implicitement à l’hypothèse d’une candidature de Bertrand Delanoë – jamais nommé – au poste de premier secrétaire. Là encore, Mme Royal, dont le nom n’apparaît pas non plus, en prend pour son grade.

Les signataires veulent retrouver “le goût et la pratique du travail collectif” alors que, estiment-ils, “ce sont malheureusement les initiatives d’extériorisation et de contournement des lieux de débats et de décision collective qui se sont développés, particulièrement pendant et après l’élection présidentielle”. S’agissant des alliances, le congrès devra – “cette fois” – trancher sur le fond. Foin des cafouillages improvisés de l’entre-deux tours de la présidentielle : les lignes doivent bouger “mais pour susciter un élan identifié, à gauche”.

Reste la question “du leadership” et donc de la succession de François Hollande à la tête du PS. L’hypothèse d’un “premier secrétaire de transition et d’attente”, évoquée par les tenants du “ni Bertrand ni Ségolène”, est écartée : c’est non. Ce serait “la stagnation assurée et le gel de la rénovation”. Le PS a besoin d’un “véritable leader” qui “ne soit pas un simple point d’équilibre interne”, qui “ait l’expérience et le sens du travail collectif” et qui “aime le Parti socialiste”. Qui mieux que M. Delanoë, au PS depuis trente-six ans, qui en a gravi et occupé tous les échelons, correspond à ce portrait ?

Outre la volonté de faire valoir les “différences politiques non négligeables” qui séparent sa démarche de celle engagée par Mme Royal, M. Delanoë entend démontrer qu’il peut rassembler au-delà de son fief parisien et des “jospinistes” historiques, sa famille d’origine. La liste des 93 signataires compte 17 élus de la capitale mais aussi quelques premiers secrétaires fédéraux de province. On note la présence du strauss-kahnien Michel Destot, maire de Grenoble, mais aussi du maire de Strasbourg, Roland Ries, qui avait soutenu Mme Royal. La moisson n’est pas négligeable mais elle n’élargit pas fondamentalement la sphère d’influence de M. Delanoë au sein du parti. Alors que les rapports de force internes sont difficilement lisibles, la plupart des responsables de fédération issus de la majorité constituée autour de M. Hollande au congrès du Mans hésitent visiblement à s’engager dès maintenant.

D’ici au congrès, les partisans du maire de Paris vont tenter de convaincre d’autres signataires, en faisant notamment pression sur le courant strauss-kahnien – composé de nombreux anciens jospiniens et rocardiens – engagé dans une tentative de rapprochement avec les fabiusiens. M. Delanoë compte rester sur le pont. Il publiera le 22 mai un livre d’entretiens, avant de rassembler ses partisans, le 24 mai à Paris.

31/03/2008 - 13:30h França: Delanoë, melhor líder para a esquerda?

Par La rédaction du Post

Le maire de Paris devance Ségolène Royal dans les sondages.

Selon un sondage LH2 réalisé pour Libération,  Bertrand Delanoë tire profit de sa réélection à la mairie de Paris, en terme de popularité.

Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.
Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.

Dans ce baromètre, le maire de Paris devance Ségolène Royal sur deux questions clés. Pour les sondés, il serait le meilleur leader de la gauche (avec 15 %) et le meilleur candidat au poste de premier secrétaire du parti (avec 21 %). Sur ces deux points, la présidente de la région Poitou-Charentes recueille respectivement 14 % et 19 % des sondages.

Qu’est-ce que cela veut dire ?
Concrètement, cela signifie que Bertrand Delanoë monte en puissance dans la course au leadership socialiste. Désormais incontournable, il se trouve au coude à coude avec Ségolène Royal, qui jusqu’à maintenant, disposait d’une certaine avance sur lui dans les sondages.

Conclusion :
Le prochain congrès du PS, qui se tiendra du 7 au 9 novembre, est déjà dans toutes les têtes. Même si la plupart des socialistes appellent à l’unité et à la réforme du parti, en évitant de s’engager dans une guerre fratricide entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, la bataille entre ces deux poids-lourds est belle et bien lancée.

14/03/2008 - 19:28h França vota de novo domingo: a direita ainda vai sofrer

Municipales: alors… vague rose ou pas?

Par La rédaction du Post , le 14/03/2008

Le 9 mars, les listes de gauche ont obtenu au total 47% des suffrages contre 45% à la droite.
Urne électorale
“Vote sanction” pour la gauche, limiter les dégâts pour la droite. Après le premier tour des municipales et cantonales qui a donné un net avantage à la gauche, la droite espère au second tour limiter les dégâts et conserver des villes-phare telles que Marseille, face à une opposition qui prône un “vote sanction”.

Les villes en balance. Montauban, Narbonne, Cahors, Millau, Quimper, Vannes, Briançon, Roanne, Sens sont au nombre des villes menacées à droite. A contrario, Mont-de-Marsan, Agen ou Calais, administrées par la gauche, pourraient basculer.

Faible participation. Chaque camp appelle depuis sans relâche à la “mobilisation”, la participation ayant été la plus faible enregistrée à des municipales depuis 1959, avec l’espoir d’en profiter.
Très discret avant le 1er tour, Nicolas Sarkozy a d’ailleurs jugé de son “devoir” d’exhorter les abstentionnistes à reprendre le chemin des urnes, lors de son unique intervention d’entre-deux-tours, mardi à Toulon.

Bertrand Delanoë.

Bertrand Delanoë

Marseille et Toulouse sous les projecteurs.Tous les regards seront braqués dimanche sur Marseille et Toulouse, où la gauche espère l’emporter. Le PS a déjà conservé Lyon dès le premier tour, et à Paris Bertrand Delanoë semble promis à une large victoire. Quant à la droite, après le triomphe d’Alain Juppé à Bordeaux, elle compte bien garder ces deux municipalités pour amortir une défaite redoutée au plan national.

La place du MoDem. A Marseille et à Toulouse, comme dans beaucoup d’autres communes, le MoDem fait figure d’arbitre. Objet de toutes les convoitises, il a, au nom de son “indépendance”, opté pour des alliances à géométrie variable, à droite ou à gauche, semant le trouble dans les deux camps.

Patrick Devedjian Patrick Devedjian

Patrick Devedjian

La droite inquiète. La droite ne fait pas mystère de son inquiétude. D’ailleurs, le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian a prédit un second tour “difficile”.

Certains ministres aussi. 8 des 22 ministres candidats aux municipales restent soumis au verdict du second tour, notamment le ministre de l’Education Xavier Darcos, en difficulté pour sa réélection à Périgueux.

(Avec AFP)