11/10/2008 - 17:44h Retour au réel par la case désastre

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Editorial jornal Le Monde

Aux heures noires de la Grande Crise à New York, raconte le célèbre économiste John Kenneth Galbraith dans son livre sur le krach de 1929, les hôteliers demandaient aux clients réservant une chambre si c’était pour dormir ou pour sauter. Dans la tourmente de cet automne, ce ne sont plus des individus qui sautent, mais des banques entières, des établissements de crédit naguère follement prospères au point de léviter dans des bulles d’or redevenues citrouilles au minuit sombre des marchés mondiaux.

Le site du Guardian pointait vendredi que l’immeuble de Time Square, au coeur de Manhattan, affichant sur son fronton le montant de la dette publique américaine, n’a plus assez de place pour loger la quantité astronomique de milliards de dollars, précisément 10 299 050 383, une énormité due notamment au financement du plan Paulson et à la mise sous perfusion des agences Freddie Mac et Fannie Mae. Il a même fallu éliminer le symbole “$”, qui occupait la dernière case de l’affichage, pour que le passant puisse boire ce chiffre jusqu’à la lie… C’est à se demander si aucun banquier a seulement pris une fois la peine de lever les yeux pour regarder en face la “National Debt Clock”, trop occupé sans doute par le mirage du crédit facile et du risque prétendument éliminé par la titrisation des créances pourries.

Un poison à retardement courait dans les veines de la finance. Les secours étatiques sont restés impuissants à administrer le bon sérum. Comble de la maladie du capitalisme, les injections massives d’argent ne soulagent pas la douleur des banques ni ne ravivent les marchés.

Cette purge est avant tout la sanction du réel qui cogne à la porte sans ménagement. Il faut dire qu’il avait déjà prévenu. En août 2007, avec le véritable déclenchement de la crise des subprimes. Mais, à l’époque, la plupart des financiers éludaient le danger, ignorant la complexité perverse des outils circulant sur les marchés au point de s’affranchir des contraintes de prudence. Le réel avait encore frappé début 2008 avec la flambée des prix alimentaires et les tensions sur les énergies fossiles. Rien vu, rien dit, rien appris.

Devant pareil désastre, on ne peut que s’inquiéter des transgressions de nos sociétés que dévore le virtuel. N’existent pas, sauf dans les jeux vidéo, les guerres aux soldats qui ressuscitent. N’existent pas, sauf chez les apprentis sorciers, les femmes qui enfantent en plusieurs exemplaires à l’approche de la soixantaine. On peut aimer l’interrogation de Valéry : “Que serions-nous sans le secours des choses qui n’existent pas ?”, et crier gare devant un monde qui se construit sur des mirages. Des banques d’affaires qui prêtent plus de quarante fois leurs fonds propres, cela n’existe pas. Des ménages accédant sans effort financier à la propriété, cela n’existe pas davantage. La crise qui éclate le prouve : à posséder si peu de lest, bien des banques ont sacrifié la réalité à l’imaginaire, quitte à dérégler le thermomètre pour l’empêcher d’indiquer la fièvre. Inconscience, ivresse, cupidité, fuite en avant, l’affaire est entendue.

Et maintenant ? Comme dans les puits de pétrole en flammes que seule une énorme charge de dynamite parvient à éteindre par l’effet de souffle, seule une action concertée équivalente à l’attaque réussira. Qui peut la mener ? Pas les Etats-Unis uniquement, disqualifiés par l’échec d’un modèle libéral à l’anglo-saxonne. Après avoir longtemps cru à l’autorégulation des marchés, ils viennent de les anéantir par les pratiques intégristes de l’ère Bush.

La remise en cause de l’hyperpuissance américaine ne signifie pas le renforcement d’une Europe aux égoïsmes tenaces, comme l’illustre le refus allemand d’un plan commun. Pour autant, le capitalisme d’Etat façon russe ou chinoise ne saurait devenir le modèle à suivre, tant il se paie d’autoritarisme et d’inégalités aussi criantes qu’en Occident. La question reste entière : qui va poser la règle ? Qui la fera respecter ? Qui va nous ancrer au réel ? La sécurité financière doit devenir un droit mondial, garanti par des instances mondiales. Pour préserver la paix. Et une prospérité partagée, conciliable avec les ressources d’un monde fini.
Eric Fottorino

11/10/2008 - 11:39h L’Eurogroupe au chevet des banques européennes

Angela Merkel, Nicolsas Sarkozy et Gordon Brown, le 4 octobre 2008 à l'Elysée.
AP/Virginia Mayo
Les 15 pays de l’Eurogroupe, dont les chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent dimanche à Paris, discutent d’un dispositif de sauvetage du système bancaire européen “inspiré du plan britannique”, a-t-on appris samedi auprès de la présidence de la République française.

Le Monde

Les 15 pays de l’Eurogroupe, dont les chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent dimanche à Paris, discutent d’un dispositif de sauvetage du système bancaire européen “inspiré du plan britannique”, a-t-on appris samedi 11 octobre auprès de la présidence de la République française.

La ministre française de l’économie, Christine Lagarde, a déclaré, sur France Info qu’une des pistes étudiées par l’Eurogroupe dimanche pourrait être une entrée plus importante des Etats européens dans le capital des banques, ” parce que celles-ci sont aussi sous capitalisées”.”On a vu la Grande-Bretagne, qui est en dehors de la zone euro, faire des propositions dans ce domaine et mobiliser 25 milliards de livres dans un premier temps pour participer à la recapitalisation des banques anglaises”, a-t-elle indiqué.”On va voir en ce qui concerne la zone euro, mais je suppose que c’est une des pistes”, a poursuivi la ministre, réaffirmant toutefois que mettre plus d’argent public dans les banques françaises n’était “pas nécessaire” en l’état actuel des choses. Ce n’est “pas demandé par les banques, même si on le leur proposait, donc a priori il n’y aucune raison”, a-t-elle fait valoir.

“Il y a deux modèles en concurrence. Le modèle américain, dont personne ne souhaite s’inspirer, et le modèle britannique. C’est de ça dont tout le monde discute”, a confirmé une source proche du président Nicolas Sarkozy. Selon Le Figaro, qui cite une source gouvernementale, les Quinze prépareraient un plan de sauvetage ayant pour “référence” le modèle britannique. “Les Quinze décideraient donc, d’une part, de recapitaliser massivement leurs banques et, d’autre part, d’en garantir les dettes”, précise le quotidien.

PAS DE RECAPITALISATION ENVISAGÉE POUR LES BANQUES FRANÇAISES

“Quand on regarde les banques françaises, on s’aperçoit qu’elles sont parmi les plus capitalisées de l’ensemble de la zone” euro, a poursuivi la ministre. Elle a indiqué ne pas pouvoir évaluer de combien de capital les banques européennes avaient besoin. “Je ne sais pas car la situation des banques varie beaucoup d’un pays à un autres”, a-t-elle dit. Un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Eurogroupe se tiendra dimanche à Paris afin de “définir un plan d’action conjoint de la zone euro et de la Banque centrale européenne face à la crise financière”, selon l’Elysée.

11/10/2008 - 09:39h ”Eu não falo em morte se visito alguém no hospital”

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Presidente Lula explica seu otimismo e diz que seu papel é passar serenidade à sociedade brasileira

João Domingos - O Estado de São Paulo

O presidente Luiz Inácio Lula da Silva afirmou que o governo vai ajudar as empresas brasileiras a obterem os empréstimos necessários para enfrentar a crise econômica mundial. “Nunca fiz tantas reuniões com o presidente do Banco Central (Henrique Meirelles) e o ministro da Fazenda (Guido Mantega), porque nós temos que acompanhar (tudo) com lupa, para não sermos pegos de surpresa”, disse o presidente em entrevista aos portais na internet, entre eles o limão.com.br, do Grupo Estado.

Lula disse que seu papel é o de passar serenidade para que a sociedade continue acreditando no País. Ele admitiu que a crise é “profundamente forte”, mas o Brasil está preparado. “Essa é a diferença básica, e por isso nós vamos continuar incentivando (as empresas)”. Ele afirmou ainda que o Programa de Aceleração do Crescimento (PAC) e os programas sociais estão mantidos.

Apesar do otimismo, Lula disse que, se a crise implicar diminuição dos investimentos, ou o governo for obrigado a diminuí-los, tomará as medidas necessárias. “Com a mesma serenidade que digo que o Brasil está em um momento bom, eu vou dizer: ?companheiros, a situação está se agravando e nós vamos ter que fazer isso, fazer aquilo?, e anunciar as medidas”, disse o presidente.

NATAL

“Eu continuo otimista que nós vamos ter um Natal extraordinário. Até porque, embora o Brasil participe da economia global, a crise não chega do mesmo tamanho em todos os países. No Brasil, nós ainda não temos nenhum grande projeto que tenha sofrido qualquer arranhão. A decisão do governo é manter todas as obras do PAC.

Portanto, eu acho que precisamos nos preparar para comprar tudo aquilo que a gente sonha comprar no Natal e torcer para que o Ano Novo seja infinitamente melhor.”

ATÉ ONDE A CRISE VAI

“Os dados do IBGE mostram que o emprego continua crescendo. Portanto, embora essa seja uma crise muito maior que todas as outras que aconteceram, seja a russa, a asiática ou a do México, o Brasil está mais preparado.

É como se tivéssemos tomado uma vacina contra uma doença. Então, ela está demorando para chegar ao Brasil. Talvez, se chegar, chegue em proporção muito menor do que nos Estados Unidos ou na Europa.”

O POVO E A CRISE

“O povo está vendo na televisão, e é preciso saber como essa crise é vendida todo santo dia. Eu me lembro de uma vez em que morreu uma galinha em Marília e colocaram na televisão que era gripe aviária. O que aconteceu? Diminuiu o consumo de frango no Brasil, e a gripe aviária não tinha nem chegado aqui. A questão da febre amarela, dos macacos aqui, foi vendida como uma coisa nacional, quando era uma coisa localizada. Então, é preciso que a gente dê às crises a dimensão que elas têm.”

LULA, O OTIMISTA

“Tem muita gente que fala ‘o presidente Lula está muito otimista, não está vendo a crise’. Ora, meu Deus do céu! Eu sou um tipo de ser humano que, quando vou visitar alguém no hospital, não fico contando para ele quantas pessoas já morreram daquela doença, eu fico contando das pessoas que se curaram. O meu papel é passar serenidade para a sociedade brasileira, a verdade absoluta para o povo brasileiro.”

BANCOS ESTÃO BEM

“Não há sinal de que os bancos estejam metidos no subprime. Se tiverem, vai aparecer em algum momento. Isso é como boletim de criança que tira nota baixa e quer esconder do pai. Não adianta, um dia aparece. Então, é melhor que as pessoas contem logo, para as pessoas tomarem posição.”

O PROER DE FHC E HOJE

“Alguns já estão agindo com mais sabedoria. Eu já vi pessoas mais conservadoras dizerem: ‘nós vamos disponibilizar recursos para os bancos, mas comprando ações dos bancos’. As pessoas já não querem mais dar, como nós demos o Proer.

As pessoas agora estão fazendo o seguinte: ‘Está precisando de dinheiro para garantir a conta corrente das pessoas’ Então, é o seguinte: vou pôr tanto, e isso significa que estou comprando ações desse banco?. Na hora em que a situação melhorar você pode vender, devolver as ações.”

MEDIDAS

“Tomamos medidas para garantir que o Banco Central pudesse fazer redesconto. Nós tomamos como primeira medida diminuir o compulsório para que os bancos grandes pudessem comprar as carteiras dos menores. O Banco do Brasil, por exemplo, comprou três carteiras.

Nós fomos informados depois de que havia uma pressão dos bancos grandes em cima dos pequenos, ou seja, é aquele negócio, não é? As pessoas querem levar vantagem em tudo. Não vamos permitir que os bancos pequenos fiquem reféns dos bancos grandes. Vai o próprio Banco Central fazer o redesconto.”

11/10/2008 - 09:30h O momento da verdade

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Paul Krugman* - O Estado de São Paulo

No mês passado, quando o Departamento do Tesouro dos Estados Unidos deixou que o banco de investimento Lehman Brothers quebrasse, escrevi que Henry Paulson, o secretário do Tesouro, estava jogando roleta-russa. Havia de fato uma bala naquela câmara: a quebra do Lehman fez com que a crise financeira mundial, que já era grave, ficasse muito, mas muito pior.

As conseqüências da queda do Lehman ficaram evidentes em poucos dias, no entanto os estrategistas econômicos desperdiçaram em grande parte as últimas quatro semanas. Agora, chegou o momento da verdade. Eles precisam fazer alguma coisa logo - na realidade, precisam anunciar um plano de ajuda coordenado neste fim de semana - ou a economia mundial mergulhará na crise mais grave desde a Grande Depressão.

Vejamos qual é a nossa situação agora. A atual crise começou com o estouro da bolha imobiliária, que levou a uma ampla inadimplência das hipotecas, provocando imensos prejuízos em muitas instituições financeiras. A esse choque inicial se somaram efeitos secundários, enquanto a falta de capital obrigava os bancos a recuar, provocando declínio maior dos preços dos ativos e, em decorrência, mais prejuízos, e assim por diante - um círculo vicioso de “desalavancagem”.

A perda generalizada da confiança nos bancos, até mesmo por parte de outros bancos, reforçou o círculo vicioso. A espiral descendente acelerou-se depois da quebra do Lehman. Os mercados financeiros, já conturbados, fecharam efetivamente - dizem, atualmente, que as únicas coisas que todos querem comprar neste momento são letras do Tesouro e água engarrafada.

As duas grandes potências monetárias mundiais - Estados Unidos, de um lado, e as 15 nações do euro, do outro - responderam a essa espiral descendente de maneira lamentavelmente inadequada.

A Europa, não tendo um governo único comum, tem sido literalmente incapaz de uma ação conjunta; cada país elabora a sua própria política, com pouca coordenação, por isso, as propostas de uma resposta unificada não foram a parte nenhuma.

Os Estados Unidos deveriam estar em uma posição muito mais forte. E, quando Paulson anunciou o plano de uma ampla operação de resgate, houve uma onda temporária de otimismo. Entretanto, logo ficou evidente que o plano sofria de uma falta fatal de clareza intelectual. Paulson propôs comprar “ativos podres” de bancos no valor de US$ 700 bilhões - títulos garantidos por hipotecas podres - , mas nunca conseguiu explicar de que modo essa operação poderia solucionar a crise.

O que ele deveria ter proposto, concordam muitos economistas, era uma injeção direta de capital nas instituições financeiras: o governo americano forneceria a essas empresas o capital de que necessitavam para fazer seus negócios - detendo, desse modo, a espiral descendente - em troca de uma participação.

Quando o Congresso modificou o plano de Paulson, introduziu dispositivos que tornavam possível, mas não obrigatória, essa injeção de capital. E, até três dias atrás, ele se opunha resolutamente a fazer a coisa certa.

Mas, na quarta-feira, o governo britânico, mostrando o tipo de pensamento claro que tem sido extremamente escasso deste lado do Atlântico, anunciou um plano pelo qual cedia aos bancos 50 bilhões de libras esterlinas (cerca de US$ 85 bilhões) em capital novo - o equivalente, proporcionalmente, ao tamanho da economia, a um programa americano de US$ 500 bilhões - com amplas garantias para transações financeiras entre bancos. Agora, as autoridades do Tesouro americano dizem que planejam algo semelhante, usando a autoridade que não quiseram, mas o Congresso lhes conferiu de qualquer maneira.

A questão agora é: serão essas medidas insuficientes e demasiado tardias? Não acredito, mas será muito alarmante se este fim de semana acabar sem que haja um anúncio crível de um novo plano de ajuda financeira, envolvendo não apenas os Estados Unidos, mas também todos os principais países.

Por que precisamos da cooperação internacional? Porque temos um sistema financeiro globalizado, em que a crise que começou com uma bolha nos condomínios da Flórida e nas “McMansões” da Califórnia, causou uma catástrofe monetária na Islândia. Estamos todos no mesmo barco e precisamos de uma solução conjunta.

Por que neste fim de semana? Porque em Washington ocorrem duas grandes reuniões: uma reunião das principais autoridades financeiras das nações mais avançadas (ontem) e a reunião anual do Fundo Monetário Internacional/Banco Mundial, hoje e amanhã. Se essas reuniões se encerrarem sem pelo menos um acordo de princípio a respeito de um plano de ajuda global - se todos forem para casa sem nada de concreto, a não ser vagas afirmações de que pretendem controlar a situação - terá se perdido uma ocasião de ouro e a espiral descendente poderá piorar.

O que é preciso fazer? Os Estados Unidos e a Europa deveriam se limitar a dizer: sim, primeiro-ministro. O plano britânico não é perfeito, mas os economistas concordam amplamente que é o melhor esboço disponível de uma iniciativa de ajuda mais ampla. O momento de agir é agora. Podemos achar que as coisas não podem piorar, mas podem, se nada for feito nos próximos dias.

*Paul Krugman escreve para o ‘The New York Times’

11/10/2008 - 09:23h Os paradoxos da crise mundial

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Gilles Lapouge* - O Estado de São Paulo

O que fazem as bolsas no primeiro dia deste fim de semana? Despencam. Agora, de certo modo, elas sabem se arranjar. Enquanto esperamos que se acalmem, vejamos algumas coisas curiosas. A crise agiu como fabuloso “revelador”: dogmas incontestados caíram por terra, e são substituídos por outros dogmas, ontem considerados abomináveis. Mas por quanto tempo?

Há 15 dias, a Islândia era um paraíso econômico. Povo rico, país sério, bem administrado, segundo o modelo escandinavo. Pois bem, de todos os países da Europa foi o que caiu mais rapidamente. Naufrágio. O mais inquietante é que, para não soçobrar, teve de aceitar um empréstimo de 4 bilhões de Moscou. É o cúmulo! E se amanhã a Europa Central ou os Bálcãs fossem pedir esmola a Moscou? Seria o maior perigo político.

“Wall Street virou a Praça Vermelha. Nem mesmo os próprios russos ousariam estatizar a este ponto.” O homem que diz isso não é nem um “comediante” nem um provocador, nem um “esquerdista”. É o seriíssimo Jean-Claude Junker, presidente do Eurogrupo.

Nicolas Sarkozy, depois de eleito, tomou a bandeira dos “liberais”. Seu discurso era exaltado: livre iniciativa, desregulamentação, sabedoria do “mercado”, viva o dinheiro, viva o lucro, viva os bancos, viva a bolsa etc…Uma Margaret Thatcher reencarnada no presidente francês. Em 15 dias, outro Sarkozy tomou o lugar daquele. E decretou: “Os banqueiros são uns bandidos. Abaixo os patrões delinqüentes, abaixo a vergonhosa corrida ao lucro, a imoralidade. Viva o Estado.”

A União Européia tem meio século. Superou questões que lhe foram legadas por 2 mil anos de história e furor. A certa altura, eclode a crise e o que vemos? Uma Europa dividida em antagonismos. Uma Inglaterra que vai por um caminho, uma Alemanha que vai por outro, uma França que toma um terceiro… Foi necessário meio século para criar a União Européia; bastaram oito dias de crise para gerar uma “Desunião Européia”.

O que se vislumbra é uma enorme mudança geopolítica: países que dividiam o mundo e os lucros, que reinavam sobre os outros, cambaleiam. EUA, a velha Europa e Japão estão se juntando aos “pobretões”.

Ao contrário, os países emergentes parecem, por enquanto, suportar o golpe e reagir com prudência e energia. É nesses países, até ontem mais ou menos menosprezados, que os especialistas colocam suas esperanças. “A fé mundial resiste nos países emergentes”, diz Christian de Boissieu, presidente do Conselho de Análise Econômica. “China, América Latina e Índia poderão aparar o choque da recessão americana.”

A pergunta foi feita a Jean-Pierre Petit, economista-chefe da Exane BNP Paribas: “A crise acelerará a migração do poder econômico e político do Ocidente para os países emergentes?” Petit respondeu sem hesitar: “Este processo já começou”.

Os países emergentes, com a China à frente, são os grandes vencedores desta década. Estamos assistindo a uma transferência do poder econômico, financeiro, político e mesmo tecnológico. Por cinco anos, o consumo nos EUA e na Europa foi inchado pela bolha imobiliária, que só favoreceu as aplicações financeiras, aprofundou as desigualdades entre as gerações, fabricou o endividamento das famílias, o déficit externo, ameaçando explodir o sistema financeiro internacional.

E prossegue: “As aquisições de ativos ocidentais por fundos soberanos ou pelas multinacionais de países emergentes se multiplicarão. Evidentemente, esses últimos reduzirão o ritmo de expansão, mas deverão resistir. Uma das grandes diferenças em relação à crise de 1929 é precisamente o peso dos emergentes na economia global. Este é um motivo de esperança.”

No jornal Libération, Olivier Compagnon, da Universidade Paris VII, surpreende-se que a América Latina resista à crise: “Mais sólidas, as economias da América Latina aproveitam da alta das matérias-primas.”

E cita a presidente do Chile, Michelle Bachelet, que lança farpas cruéis e irônicas aos países “dominantes”. “Michelle Bachelet surpreendeu-se com o fato de que os países ricos e as instituições internacionais, que durante 25 anos ensinaram à América Latina as virtudes da “desestatização” e o “credo neoliberal”, agora possam descobrir bruscamente as virtudes da “regulamentação”.

* É correspondente em Paris.

10/10/2008 - 07:44h Mundo está à beira da recessão, diz o FMI

Strauss-Kahn defende cooperação e coordenação mundial contra a crise

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Rolf Kuntz, O ESTADO SP - WASHINGTON

O mundo está à beira de uma recessão e não há solução nacional para uma crise como esta, disse ontem o diretor-gerente do Fundo Monetário Internacional (FMI), Dominique Strauss-Kahn. “Cooperação e coordenação nas ações são o preço do êxito”, acrescentou.

A ação mais urgente, segundo ele, é restabelecer a confiança nos mercados financeiros e a medida mais importante para isso deve ser a recapitalização dos bancos. “Não sairemos desta situação sem recapitalizar suficientemente as instituições financeiras”, insistiu. (Ler abaixo artigo especial de Strauss-Khan.)

A cooperação, disse o diretor-gerente do FMI, tem de ir muito além do entendimento entre os membros do Grupo dos Sete (G-7), formado pelas maiores potências capitalistas (Estados Unidos, Japão, Alemanha, Reino Unido, França, Itália e Canadá). É preciso, segundo ele, incluir no grupo mais quatro, cinco importantes atores da economia mundial. Mesmo assim, as soluções terão de valer para todos os países, “pois agora a crise envolve todo o mundo”.

A ampliação do G-7 (G-8, quando a Rússia participa) é uma reivindicação do Brasil e de outros grandes países emergentes, mas o Strauss-Kahn não entrou nesses detalhes.

Ministros de Finanças e presidentes de bancos centrais das sete principais potências devem reunir-se hoje no Departamento do Tesouro americano. Essa reunião ocorre tradicionalmente como evento paralelo às assembléias do FMI. Os comunicados desses encontros são, em geral, previsíveis, mas, desta vez, o assunto é a maior crise desde os anos 30.

Já houve nesta semana uma grande ação coordenada, na quarta-feira, quando bancos centrais das economias mais desenvolvidas cortaram 0,5 ponto porcentual dos juros básicos. A iniciativa, embora considerada positiva, foi insuficiente para mudar o humor nos mercados. As bolsas continuaram a fechar em queda nos últimos dois dias. Ontem, o Índice Dow Jones da Bolsa de Nova York despencou 7,3%, levando o Ibovespa novamente para baixo.

A discussão no G-7 deverá envolver propostas de ações mais ambiciosas, como os amplos programas de auxílio a instituições financeiras já aprovados nos Estados Unidos e no Reino Unido. O diretor-gerente do FMI, normalmente convidado para esses encontros do G-7, deverá insistir nas idéias de recapitalização, recolhimento de ativos podres (já autorizado pelo Congresso americano) e garantias para os depositantes.

Haverá pressão, provavelmente, sobre a maioria dos membros da União Européia e sobre o Japão. Dentre os europeus, só o governo do Reino Unido tem acompanhado mais ou menos de perto a ação mais ampla desenvolvida pelas autoridades americanas.

Ontem, Strauss-Kahn cobrou cooperação principalmente dos governos da Europa, insistindo num ponto já tocado por outros dirigentes do FMI. Mas ele demonstra ambicionar um papel mais amplo para o FMI. Esta crise, insistiu, não será resolvida só com os instrumentos monetários e fiscais. Os governos terão de usar também instrumentos financeiros. O Fundo, segundo ele, é a única instituição internacional capaz de trabalhar com os vínculos entre os setores financeiro e real.

No sábado, o espetáculo será mais amplo, com a reunião extraordinária, marcada para as 18 horas, do Grupo dos 20 (G-20), formado por grandes economias desenvolvidas e emergentes. A convocação do encontro foi sugerida pelo secretário do Tesouro americano, Henry Paulson, ao ministro da Fazenda, Guido Mantega, presidente do grupo neste ano.

Além dos membros do G-7, o G-20 inclui Brasil, África do Sul, Arábia Saudita, Argentina, Austrália, China, Índia, Indonésia, México, Rússia, Coréia do Sul e Turquia. A União Européia também é representada como bloco.

Os ministros do Brasil e de outros emergentes poderão reclamar da crise causada pelas instituições financeiras do mundo rico e cobrar ações corretivas, mas a turbulência internacional afeta seus países de forma diferenciada. Apresentam graus diferentes de vulnerabilidade nas contas externas e diferentes níveis de inflação e de solidez nas contas públicas.

Para o Brasil, comentou Strauss-Kahn, a crise terá como principal conseqüência a redução do crescimento, de 5,2% em 2008 para 3,5% em 2009, segundo a estimativa contida no Panorama Econômico Mundial divulgado no dia anterior.

Nenhum país está imune à crise, repetiu o diretor-gerente do FMI, “mas o Brasil tem fundamentos fortes, a política econômica foi administrada corretamente nos últimos anos, um monte de reservas foi acumulado e a economia do País está em boa forma”.

Bem mais complicada que a dos emergentes é a situação dos países pobres, em geral importadores de alimentos e, em muitos casos, também de petróleo. É a “outra crise”, segundo a expressão de Strauss-Kahn.

O presidente do Banco Mundial, Robert Zoellick, tratou principalmente da situação desses países, na entrevista concedida também ontem na sede do FMI. Em julho, numa reunião do G-8, lembrou Zoellick, ele mencionou o duplo impacto sofrido pelos países em desenvolvimento - a alta de preços do petróleo e da comida.

“Agora, o golpe é triplo - comida, combustível e finanças - ameaçam não só derrubar as pessoas pobres, mas mantê-las no chão”, disse Zoellick. Aos países mais pobres e sujeitos a dificuldades maiores, o Fundo já oferece ajuda financeira e assistência técnica, por meio de um programa especial, lembrou Strauss-Kahn, e continuará a oferecer enquanto se prolongarem os efeitos da crise.

Esses países foram atingidos principalmente pelo aumento dos preços de produtos básicos e sua situação ainda é grave, mesmo com o recuo das cotações dos produtos agrícolas e do petróleo. E os pobres, lembrou Strauss-Khan, são os primeiros a ser afetados pela inflação.

10/10/2008 - 07:35h Governo na anarquia mundial

VINICIUS TORRES FREIRE - FOLHA SP

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Governos do G7 podem começar hoje a dar cabo da confusão política que impede ação contra anarcofinancismo

O GOVERNO dos EUA disse ontem que subiu no telhado o plano original de compra do papelório podre dos bancos. Não deve, é claro, desistir de “tabelar” e comprar os produtos financeiros que os bancos não querem ter nos cofres enquanto o governo não subsidiá-los. Mas o governo parece que viu mais escuridão no fim do túnel e alguma luz no pacotão britânico, que inclui a compra de ações dos bancos alquebrados. Em suma, os americanos podem estatizar parte dos bancos. Talvez seja a solução terminal que estará em debate na reunião do G7 que começa hoje. Até agora, o mundo rico não se entende.
O governo britânico sugeriu ontem que os governos dos países do G7 passem a funcionar como seguradores dos empréstimos entre bancos -EUA, Japão, Alemanha, Reino Unido, França, Itália e Canadá compõem o G7. A França e os Estados Unidos também não gostaram da idéia. Mais relevante é que não há ordem política que se contraponha à anarquia financeira mundializada. As maiores economias do mundo combinaram de cortar os juros na quarta-feira. Dada a velocidade dos fatos, parece que a “inédita e concertada demonstração de cooperação” ocorreu na crise de 1873, pois a devastação continuou nos mercados financeiros. Poucas horas depois do corte, o governo dos EUA avisava que mais bancos poderiam quebrar.
Dias antes do corte de juros, a Alemanha se estranhava em público com a França, que havia proposto um fundo europeu para dar conta da crise. Pouco antes, o Reino Unido ficara irado com a Irlanda, que garantira os depósitos dos correntistas de seus bancos, o que poderia estimular vazamento de dinheiro britânico para a Irlanda. Vários países europeus protestaram contra a iniciativa irlandesa, para, logo depois, adotarem medida semelhante. No sábado passado, dada tamanha barafunda e o cada um por si, a França promoveu uma cupulazinha com a Alemanha, o Reino Unido e a Itália para “coordenar as ações”, que, no entanto, continuam descoordenadas.
Um grupo de economistas importantes, entre os quais Barry Eichengreen, Alberto Alesina, Charles Calomiris, Bradford DeLong e Raghuram Rajan, publicou ontem uma avaliação da crise (em 12 artigos curtos) e um “manifesto” dirigido ao G7, que, entre outras coisas, pede a “entrada” dos governos nos bancos. Os elementos básicos do plano para a “quase certamente mais séria crise econômica de nossas vidas” seria o seguinte: 1) Rápida recapitalização dos bancos, em ação global coordenada [isto é, injeção de dinheiro dos governos para aumentar o capital dos bancos, de modo que eles voltem a emprestar]; 2) Garantia de depósitos e/ou empréstimos, em ação global coordenada [isto é, os governos garantiriam cobrir todas as contas dos correntistas e talvez empréstimos, levando todo o risco dos bancos para as contas públicas]; 3) Depois, estímulo macroeconômico coordenado [ações relativas a taxas de juros e a gastos públicos].
“Todos os autores concordaram com o primeiro ponto, muitos com o segundo, e um bom número com o terceiro”, diz Eichengreen. Os textos, reunidos sob o título “Rescuing our jobs and savings: What G7/8 leaders can do to solve the global credit crisis”, estão no site http://voxeu.org/.

vinit@uol.com.br

10/10/2008 - 07:27h “Poderemos ter uma depressão global”

FOLHA SP - ENTREVISTA  NOURIEL ROUBINI

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Economista que previu crise diz que sistema financeiro precisa mudar para evitar “derretimento total”

SÉRGIO DÁVILA
DE WASHINGTON

Na segunda-feira, Nouriel Roubini escreveu que o governo norte-americano deveria organizar um corte coordenado de juros nas principais economias mundiais e o Federal Reserve, o banco central do país, tinha de fazer empréstimos de curto prazo diretamente para as empresas. Na terça e na quarta, as duas medidas foram anunciadas. Você sabe que a crise é realmente grave quando um economista conhecido pelo apelido de “Sr. Apocalipse” começa a ser ouvido pela Casa Branca.
Profissional do meio que mais acertos fez em relação à crise atual, Roubini falou à Folha por telefone na tarde de anteontem. Sotaque de mafioso de filme B de Hollywood -filho de judeus iranianos, nasceu na Turquia, morou na Itália e vive em Nova York-, disse que toureava 300 pedidos de entrevista que chegaram apenas naquele dia. Ele acha que o mundo corre o risco de uma depressão, e o Brasil, de crescer menos de 3% (leia texto nesta página). Leia trechos da entrevista.

FOLHA - Depois de os 12 passos que o sr. previu em fevereiro para a crise atual se cumprirem, o que podemos esperar para o 13º?
NOURIEL ROUBINI
- Bem, há duas opções. Ou promovemos uma mudança radical no sistema financeiro para evitar o derretimento completo, que é a coisa certa a fazer, ou esse sistema sofrerá colapso nos Estados Unidos, na Europa e em outros países. E poderemos ter uma depressão global.

FOLHA - O sr. vê contágio no setor corporativo?
ROUBINI
- Já começa a acontecer aqui nos EUA. Em geral, com algumas exceções, as companhias americanas não estavam tão expostas ao papéis tóxicos hipotecários. Ainda assim, nas últimas semanas, diminuiu drasticamente o acesso a crédito das empresas aqui no país, mesmo companhias avaliadas pelas agências de risco como AAA.
Com o mercado de papéis comerciais [letras de câmbio não-garantidas] praticamente interrompido e os empréstimos bancários caríssimos, não há dinheiro para que elas cumpram as obrigações do dia-a-dia. Se nem essas estão tendo acesso, imagine as que têm avaliação pior. Se isso se agravar no setor corporativo, todo o sistema pára, começaremos a ver quebras de empresas incapazes de honrar seus compromissos de curto prazo. Na minha opinião, já estamos no ponto de crise grave também aqui.

FOLHA - Isso leva à minha próxima pergunta. O sr. escreveu na última segunda um artigo em que pedia um corte coordenado de juros nas principais economias mundiais e que o Federal Reserve emprestasse diretamente para as empresas. Nos dias seguintes, as duas medidas foram anunciadas. Coincidência, é claro, mas o sr. acha que alguém no governo finalmente começou a ler suas colunas?
ROUBINI
- Eu sei que eles ouvem de fato, porque muitos deles me ligam e dizem isso. As decisões foram corretas e vão na direção certa, mas não são suficientes, muito mais tem de ser feito. Se você ler o meu artigo, eu pedia duas outras ações, que o Fed garanta que vai prover liquidez no caso de uma corrida generalizada aos bancos e que aumente sua ação para prover liquidez de curto prazo a atores não-bancários que emprestam a corporações. A primeira eu não sei quando vai acontecer, a segunda já estamos vendo aos poucos.
Outro aspecto que eu não escrevi mas que acho necessário é um programa de expansão fiscal do governo nos moldes dos da Grande Depressão, porque a demanda privada e o consumo estão sofrendo colapso, então serão necessários gastos governamentais em infra-estrutura nos níveis municipal, estadual e federal. Precisamos revisar o Plano Paulson também para que aja efetivamente nos setores imobiliário e no sistema bancário. Resumindo, ainda falta fazer muito.

FOLHA - O sr. pinta um quadro excessivamente grave. A situação é tão ruim assim?
ROUBINI
- Sim, na última semana ou dez dias, o sistema financeiro inteiro parou de funcionar, não há mais empréstimos interbancários, não há mais transmissão de liquidez entre os bancos e do sistema bancário para o sistema financeiro paralelo, que está em extinção, e começa a chegar ao setor corporativo. As Bolsas se enfraquecem a cada dia, o mercado seca e os gastos começam a diminuir. Estamos a um passo do derretimento total.

FOLHA - O sr. mencionou a possibilidade de depressão global. Quão perto estaria?
ROUBINI
- Já estamos em recessão nos Estados Unidos, na Europa, no Reino Unido, no Canadá, na Austrália, na Nova Zelândia, no Japão. Ou seja, cerca de 50% das economias globais já estão em recessão. Depois que essa se estabelecer, começaremos a ver desaceleração maciça de crescimento nas economias emergentes. O que quer dizer isso? Que teremos algum crescimento nos mercados emergentes, entre 2% e 3%, o que será uma aterrissagem dura para esses países, que necessitam de muito mais do que isso. Essa diminuição contribuirá para a queda do crescimento do PIB (Produto Interno Bruto) global, que pode ficar negativo.

FOLHA - E quanto durará?
ROUBINI
- Se fizermos tudo certo, o que não está garantido, deve durar entre 12 e 24 meses. Há também o risco de os EUA entrarem numa estagnação como a que atingiu o Japão.

FOLHA - E quem é o culpado , em sua opinião?
ROUBINI
- São muitos e diferentes fatores. É uma tempestade perfeita composta de dinheiro fácil, crédito fácil, baixas taxas de juros, instituições financeiras se expondo a risco excessivo, instrumentos financeiros novos e modernos, mas também exóticos e sem liquidez, cumplicidade das agências classificadora de riscos, falta de regulação e supervisão adequada por parte dos governos. Não há um só culpado, mas vários: agentes financeiros, reguladores, governantes, bancos centrais…

FOLHA - O sr. foi um dos primeiros a preverem essa crise, já em 2006. Foi chamado de catastrófico, apocalíptico e alarmista então. O sr. se sente vingado, de alguma maneira?
ROUBINI
- Vingado não é a palavra, pela quantidade de desastres que essa crise trouxe, mas eu estava seguro de que minhas análises eram plausíveis e que meus dados eram corretos, que eu tive a honestidade intelectual de manter meus pontos de vista porque sabia que estava certo. E, infelizmente, eu estava certo.

FOLHA - Por que o sr. foi quase uma exceção?
ROUBINI
- Os que fazem a política econômica tinham receio de dizer que temiam pelo futuro da economia, muitos analistas econômicos fazem previsões que procuram agradar a seus clientes, havia ainda um clima de euforia, muita gente dizendo que era um novo mundo, que seria diferente dessa vez. Muita gente dizendo que não se tratava de uma bolha imobiliária, mas de uma série de pequenos avanços…

FOLHA - O que o sr. não previu? O que o surpreendeu?
ROUBINI
- A velocidade com que os 12 passos que eu previ aconteceram. Na minha análise, o que aconteceu desde a quebra do Lehman Brothers levaria talvez dois anos.

FOLHA - O sr. trabalha numa nova série de passos?
ROUBINI
- Não, em vez de ficar prevendo desgraças novas, estou me dedicando a sugerir soluções para a catástrofe.

FOLHA - O Plano Paulson vai funcionar?
ROUBINI
- Não, falta muita coisa. Recapitalizar o sistema bancário, lidar diretamente com os mutuários inadimplentes, fazer uma triagem entre os bancos que merecem ser salvos e os que devem quebrar, muito mais tem de ser feito para que o plano funcione, e eu não vejo isso acontecendo.

FOLHA - O secretário do Tesouro, Henry Paulson, e o presidente do Fed, Ben Bernanke, parecem estar sempre um passo atrás dos acontecimentos.
ROUBINI
- Sim, atrás da curva, e isso prejudica até as ações positivas que eles tomam. Muitas vezes os mercados têm reagido mal a boas iniciativas, porque chegam tarde.

FOLHA - O próximo presidente vai encarar o pior da crise. Qual a diferença fundamental entre a política econômica do democrata Barack Obama e a do republicano John McCain?
ROUBINI
- A principal diferença é que Obama, a quem apóio, tomará ações mais decisivas para lidar com a crise, não deixará o mercado cuidar de si mesmo. Precisaremos de uma intervenção mais formal, e isso estava faltando na última gestão e continuará faltando na de McCain. Essa será a principal diferença entre os dois.

FOLHA - O sr. se incomoda de ter sido apelidado “Sr. Apocalipse”?
ROUBINI
- Não ligo. Não é que eu seja uma pessoa permanentemente pessimista em relação ao mercado, eu serei o primeiro a gritar “a crise acabou!” quando ela acabar e me tornarei um otimista. Creio, na verdade, que ainda há muitas oportunidades na economia global para que mercados emergentes cresçam num ritmo sustentável, mesmo agora. Não é uma questão de otimismo versus pessimismo. É que os eventos das últimas semanas surpreenderam até mesmo o meu pessimismo.

FOLHA - Quando o sr. se sentirá otimista?
ROUBINI
- Quando eu sentir que chegamos ao fundo do poço, o que não aconteceu. Eu vejo uma luz no fim do túnel, mas é uma locomotiva vindo em nossa direção…

07/10/2008 - 09:30h Fim de linha: estatização em massa

VINICIUS TORRES FREIRE

FOLHA SP

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Em plena anarquia do pânico, finança mundial pede ação maciça do Estado a fim de conter desastre ainda maior


ONDE FICA o fim da picada? A desordem nas finanças mundiais acaba de dar sentido concreto à metáfora: sem meias palavras, propõe-se que o fim do caminho agora é a estatização, ainda que provisória, de vastas partes do sistema financeiro euroamericano, além da intervenção estatal maciça nas relações entre credores e devedores do sistema financeiro privado.
A anarquia financeira, a demorada implementação do pacotão dos EUA e a desordem política na Europa provocam corridas. Correntistas sacam seus depósitos na Europa, americanos sacam de seus fundos de investimento, clientes de “hedge funds” sacam suas aplicações. O resultado é pânico ainda maior, seca de crédito e venda em massa de ativos financeiros para atender demandas de saques e a perdas decorrentes da liquidação de ativos, queima total que atinge também ativos brasileiros.
Em parte, a estatização já está acontecendo, como se vê em casos pontuais nos EUA e na Europa. De resto, os maiores BCs do mundo são agora provedores iniciais de crédito para um sistema financeiro privado que congelou de terror.
A solução estatizante terminal foi apresentada da maneira mais simples e direta num editorial de hoje do diário financeiro britânico “Financial Times”, mas está por toda parte -em artigos de economistas de ponta, de grandes gestores de fundo e de grandes bancos. Diz o jornal, no texto “Como salvar os bancos europeus”: “Encerrar o pânico vai requerer algo mais: a recapitalização do setor bancário. Na falta de uma fila de investidores ávidos, a recapitalização ocorrerá ou por meio da conversão forçada de dívida em ações ou de governos comprando eles mesmos uma parte [dos bancos]”.
Isto é: 1) governos devem obrigar os credores a transformar os créditos que têm a receber dos bancos em participação no capital dessas instituições financeiras; 2) governos têm de comprar bancos alquebrados que ainda podem ser salvos. Paul Krugman apresentou a mesma proposta ontem, num “paper” cheio de equações, mas de conclusão simples, que tem repetido faz dias: o governo tem de levar partes dos bancos a fim de recapitalizá-los.
Segundo relato de ontem do BNP Paribas, o bancão francês, o Fed (o BC dos EUA) viria a fazer empréstimos sem garantia para bancos, além de já pagar juros sobre reservas que os bancos têm de manter no banco central: o Fed se alavanca e explode o seu “limite” de empréstimos. “O Fed está morto. Viva o Ben Bernanke Capital Management”, diz sarcasticamente o banco, comparando o Fed a um notório e gigantesco “hedge fund” falido em 1998, o Long Term Capital Management (LTCM).
O BNP relata rumores de que os EUA vão recapitalizar bancos quebrados, subsidiar mais fusões & aquisições bancárias e emprestar dinheiro aos fundos de investimento (”money markets funds”), principais fornecedores de crédito de curto prazo para empresas. O UBS e o Citi sugerem que os governos ofereçam garantias gerais para todos os depósitos e, também, programas estatais de recapitalização de bancos privados. Todo mundo sugere a criação de câmaras de compensação para dar ordem a mercados como os de derivativos de crédito e outros papéis enrolados. Etc. É o fim da linha.

vinit@uol.com.br

07/10/2008 - 09:06h Mundo está à beira de estatizar sistema bancário

Especialistas vêem retorno a velhas ideologias e regulação mais rígida

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Fernando Dantas - O Estado de São Paulo

O mundo assiste a uma grande onda de intervenção estatal no setor bancário privado. Nos Estados Unidos, o governo ajudou financeiramente o JP Morgan Chase a comprar o Bear Stearns em março, quando tudo começou, e deu garantias contra perdas ao Citi para este absorver o Wachovia (que agora podem ser suspensas como resultado da disputa do Citi com o Wells Fargo).

Fora do sistema estritamente bancário, o governo americano assumiu o controle das gigantes hipotecárias Fannie Mae e Freddie Mac e virtualmente estatizou por US$ 85 bilhões (em forma de empréstimo) a seguradora AIG. Além disso, estendeu em centenas de bilhões de dólares as linhas de liquidez aos bancos, fechou os olhos para a qualidade das garantias recebidas, decidiu remunerar os depósitos compulsórios e usou seu poder de pressão para provocar outras fusões de bancos.

Na Europa, a Islândia parece na iminência de estatizar o sistema bancário, e países como Alemanha, Áustria, Espanha, Portugal, Dinamarca e Irlanda anunciaram medidas para introduzir ou estender a garantia aos depósitos. No caso da Irlanda, a garantia é tão ampla que provocou a ira dos seus pares na União Européia (UE), temerosos de uma corrida bancária em que depositantes transfiram recursos de bancos de outros nacionalidades para os irlandeses. Houve socorro estatal a bancos específicos como o Fortis, do Benelux, o alemão Hypo Real State, o britânico Bradford & Bingley e o belga Dexia.

No caso do Fortis, a Holanda literalmente estatizou a parte nacional do banco. Entre os emergentes, medidas de socorro aos sistema bancário já foram tomadas na Rússia, Coréia, Chile e Brasil.

Há uma ironia no fato de que a maior onda de intervenção do Estado no sistema financeiro ocorre num momento em que a estatização bancária havia se tornado bandeira ideológica do passado, que hoje mal é desfraldada pelas poucas correntes mais à esquerda do espectro político. Esta invasão do setor público no sistema financeiro, aliás, não vem na esteira da política, mas sim das próprias finanças, já que os bancos quase quebrados, depois da farra da desregulamentação excessiva, são uma enorme ameaça à economia real.

Em recentes artigos no seu blog no site do Financial Times, o economista holandês Willem Buiter abordou provocativamente (mas sem um apoio claro) a questão da estatização do sistema bancário. Segundo Buiter, “há um antigo argumento de que não há razão real para a propriedade privada de instituições bancárias que recebem depósitos, porque elas não podem existir seguramente sem esquemas de garantia de depósito ou de emprestador de última instância, que são em última instância bancadas pelo contribuinte”.

Armando Castelar, da Gávea Investimentos, acha que, se a crise for às últimas conseqüências, pode-se chegar até o ponto da estatização em alguns países, mas como uma etapa temporária, ao fim da qual os bancos seriam repassados novamente à iniciativa privada. Ele nota que perdas ao contribuinte também muitas vezes ocorrem com bancos públicos, como no caso do Brasil, em que recapitalizações do Banco do Brasil tiveram um custo de vários bilhões de reais. “O Proer foi mais barato do que o socorro aos bancos estaduais e federais”, diz Castelar.

Ele prevê um futuro de regulação mais dura dos bancos, visão com a qual concorda o economista Fernando Ferrari Filho, da Universidade Federal do Rio Grande do Sul (UFRGS) e presidente da Associação Keynesiana Brasileira. “Não diria que tem de haver um processo de estatização, mas não há dúvida de que devemos entrar numa fase de regulação muito mais forte”, diz Ferrari Filho. Ele defende a restauração de alguns pontos da chamada arquitetura financeira internacional de Bretton Woods, como mais controles de capital e a recuperação por parte das autoridades econômicas da capacidade de estabelecer parâmetros para a trajetória do câmbio e do crédito.

05/10/2008 - 13:40h “Experimentemos que somos eternos”, “ponto por ponto”

Alain Badiou

Badiou. Piensa que se debe construir una nueva política a partir de la idea de que hay un solo mundo, donde todos debemos convivir
 Foto: Soledad Aznarez

 

 

La filosofía y una vida más fuerte que la vida

A propósito de su nuevo libro, Lógicas de los mundos (Manantial), segunda parte de su obra mayor, El ser y el acontecimiento, el filósofo francés habla del platonismo, el nuevo período de la “hipótesis comunista” que abrió Mayo del 68 y la política de Sarkozy que busca instaurar muros de miedo, como los que existen entre México y estados Unidos, y entre Israel y los palestinos. Además se refiere a lo que el hombre trasciende al hombre y comenta su frase “La Historia no existe”

Por María del Carmen Rodríguez de la Redacción de LA NACION

El arte -escribe Alain Badiou en su “Esbozo para un primer manifiesto del afirmacionismo”- “debe estar tan sólidamente ligado como una demostración, ser tan sorprendente como un ataque nocturno y tan elevado como una estrella”. El tono contundente de esta afirmación es uno de los tantos con que el máximo exponente de la filosofía francesa contemporánea, orador sin par, suele sumir en el más atento de los mutismos a todos sus oyentes. Lo recuerdan, sin duda, quienes asistieron en 2003 -para atenernos sólo a los eventos locales más recientes- a sus charlas y a su seminario “El cine como experimentación filosófica” (publicado en G. Yoel, comp., Pensar el cine 1 , Manantial, 2004) o a sus conferencias de 2004, entre ellas, las dictadas en Rosario (publicadas en Justicia, filosofía y literatura , Homo Sapiens, 2007). Lo disfrutarán quienes se acerquen a escucharlo en la primera semana de diciembre, cuando Badiou nos visite para hablarnos -entre otros temas- de “Filosofía y matemática” y de “Filosofía y política”, y para presentar el segundo tomo de su obra mayor, El ser y el acontecimiento (1988; Manantial, 1999), publicado en Francia en 2006 y cuya traducción, Lógicas de los mundos (Manantial), está disponible en librerías desde hace una semana.

Más allá del tono, la afirmación de Badiou con respecto al arte podría trasponerse a su propia obra filosófica, cuya novedad y cuya complejidad exigirán una lectura atenta, lápiz en mano, a los lectores deseosos de un pensamiento fuerte. En cuanto a la variedad de sus tonos y a la versatilidad de su lengua, cabe recordar que este gran filósofo cuya obra, por su sistematicidad y su consistencia, podría compararse con la de Hegel, es a la vez matemático, novelista, dramaturgo, militante de terreno y (¿por qué no decirlo?) hombre de armas tomar.

Alain Badiou nació en Rabat (Marruecos) en 1937 y pasó gran parte de su infancia y de su adolescencia en Toulouse. Se instaló en 1956 en París, donde hizo sus estudios de filosofía en la École normale supérieure (allí preside hoy el Centre international d étude de la philosophie française contemporaine) y entró de lleno en las primeras manifestaciones universitarias contra la guerra de Argelia, preludio de otras tantas en las que participaría en su tenaz militancia política, entre ellas -por supuesto- las de Mayo del 68, acontecimiento en cuyas consecuencias sigue trabajando. En la etapa decisiva de su formación filosófica tuvo tres maestros: Sartre, Lacan y Althusser. Publicó dos novelas antes de 1969, año en que apareció su primer libro de filosofía, El concepto de modelo, y otra a fines de los años noventa, década en la que desplegó su obra de dramaturgo. Desde 1969 y hasta 1999 fue profesor en la Universidad de París VIII, donde se cruzó más de una vez en los pasillos con Gilles Deleuze, con quien mantuvo una relación alternativamente hostil, amistosa o evasiva sobre la cual se extiende en el primer capítulo de Deleuze, “El clamor del Ser” (1997; Manantial, 2002).

El punto de contacto y de cortocircuito entre ambos filósofos supone puntos en común nada desdeñables: ambos permanecen indiferentes al anuncio del “fin de la filosofía” y no rehúyen los desafíos de la metafísica; ambos construyen -cada uno a su modo- una filosofía potente y afirmativa, lo cual los confrontó abiertamente con un enemigo común: los denominados “nuevos filósofos” (entre ellos, Bernard-Henri Lévy y André Glucksmann), mediáticos y consensuales, cuyo pensamiento Deleuze supo calificar de “nulo”. Lo que los separa lleva más lejos y remite -como señala Badiou- a dos grandes tradiciones de la filosofía francesa: Deleuze es el portavoz de la tradición “vitalista”, que parte de Bergson y en la que se incluyen, digamos, Foucault y Simondon; Badiou, por su parte, se enlista de buen grado en la tradición del idealismo matematizante de Brunschvicg, en la que se eslabonan también, de maneras disímiles, Althusser y Lacan. Si remontamos más lejos, basta con recordar que el proyecto de Deleuze -en la estela de Nietzsche- es “invertir el platonismo”, y que Platón es, para Badiou, un referente mayor.

Que los medios galos se refieran a Badiou como “nuestro pensador faro de la izquierda radical” marca otro tono: su radicalismo afirmativo, tanto en la acción como en el pensamiento. En esas arenas lidió con otros grandes filósofos (Derrida y Lyotard, por ejemplo) que poblaron, desde los años setenta, el fecundo campo de las ideas en Francia, y que en Petit panthéon portatif (”Pequeño panteón portátil”, 2008) se ven hoy cálidamente homenajeados -junto a quienes fueron sus maestros o amigos-, “elevados como estrellas” en esa constelación mallarmeana que reaparece, intermitentemente, en esta obra en que el suelo y el cielo forman más de una conjunción.

Alain Badiou concedió generosamente a adn CULTURA esta entrevista, robándole tiempo a su tiempo para responder a algunas preguntas por correo electrónico, y en el punto de llegada de cada respuesta parecía entreverse su inmensa figura cuando el campo de batalla, o la amistad, llama.

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03/10/2008 - 11:01h A crise cruzou o Atlântico e já se infiltrou na Europa

http://www.swissinfo.ch/xobix_media/images/reuters/2008/reuters_20080620-132252-450x320.jpg

Gilles Lapouge* - O Estado de São Paulo

A crise financeira mudou de natureza. Oito dias atrás apenas, era uma crise polida, respeitosa. Devastava os Estados Unidos, mas não entrava na Europa. Por duas razões: primeiro porque Wall Street é um ninho de loucos, irresponsáveis e egoístas. Depois, os bancos europeus são maravilhas, verdadeiras relojoarias suíças, sólidos, eternos. Esses tempos misericordiosos acabaram. A crise, insensível a discursos e fronteiras, se infiltrou na Europa. Bancos começaram a cair.

Os governos ficaram surpresos. Taparam os buracos, mas isso não bastou. Vários bancos grandes cambaleiam. Aí a Europa despertou. Sua sorte é que o presidente em exercício da União Européia (UE) é o presidente francês Nicolas Sarkozy, famoso por seu “olho de águia”. E, de fato, anteontem Sarkozy se pôs em campanha, com grande estardalhaço, dizendo que o capitalismo precisava ser “reinventado”. Convocou para sábado, em Paris, seus parceiros europeus do G-8 (Alemanha, Inglaterra e Itália), além da Comissão de Bruxelas e do Banco Central Europeu (BCE).

Infelizmente, em vez de felicitarem Sarkozy, os outros europeus acharam que ele estava fazendo demais. ” Mais um show de Sarkozy! As palavras não servem de nada. Precisamos de atos”, resmungaram. Sarkozy, muito espantado, quis mostrar que a reunião de sábado não seria um simples show. Ele havia costurado um plano arrasador contra a crise. De noite, um despacho da agência Reuters revelava o plano: criação de um “fundo federal” de 300 bilhões para ajudar os bancos enfermos.

Esse despacho saiu às 18h 27. Sete minutos depois, o ministro alemão das Finanças, Peer Steinbrück, dava sua breve resposta: “Não!” E o plano francês entrava pelo ralo.

A França, apoiada pela Bélgica, a Holanda e o BCE, queria que a crise fosse tratada com um “fundo europeu centralizado”. Esse sistema desagrada os alemães, favoráveis à “desconcentração dos poderes” na Europa. A Alemanha sempre foi contrária ao conceito francês de “governo econômico europeu”, e mais contrária ainda a um “orçamento europeu”.

Essas rixas entre os Estados europeus são muito graves, não só no âmbito financeiro como no político. É a construção européia, e, principalmente, sua mais bela conquista, a moeda comum que estão em risco. Há dez anos, quando o euro foi lançado, algumas vozes importantes disseram que ele estava condenado ao fracasso.

Por quê? Porque a carroça da moeda única tinha sido colocada à frente dos bois das instituições comuns. No entanto, o euro foi um sucesso. Ele rivalizava com o dólar e era gerido brilhantemente pelo BCE. Mas, no primeiro solavanco sério, a Europa se atrapalha. Agora que os bancos europeus se aproximam do abismo, a França e a Alemanha se desentendem e bloqueiam qualquer solução à altura do perigo.

Alguns dias atrás, os europeus zombavam dos americanos, incapazes de adotar o Plano Paulson. Hoje, a situação se inverte. O Plano Paulson está em marcha e a impotência, a cizânia, cruzaram o Atlântico.

A disputa entre Paris e Berlim é inquietante. A explosão da UE em vários clãs antagônicos é simbólica de suas fraquezas. Para além do salvamento dos bancos, é a própria construção européia que está à prova.

*Gilles Lapouge é correspondente em Paris

28/09/2008 - 12:59h Desvantagem do Brasil pode virar vantagem na crise


Por ter crescido menos que outros Brics e ser mais fechado, país deve ganhar com agravamento da situação externa

Sistema financeiro do país é mais sólido que o de China, Rússia e Índia; perigo maior está numa queda brusca no preço das commodities

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ÉRICA FRAGA ESPECIAL PARA A FOLHA

O agravamento da crise financeira global nas últimas semanas enterrou de vez a tese de que as chamadas economias emergentes, como a brasileira, poderiam ter se descolado (”decoupled”, em inglês) daquelas dos países desenvolvidos e, com isso, estariam quase imunes ao furacão que se aproximava. Mas é fato que a maioria dos emergentes está menos vulnerável hoje do que há uma década. E o Brasil, que nos últimos anos de bonança sempre foi considerado o patinho feio dos Brics (expressão cunhada pelo Goldman Sachs em 2003 em referência às grandes economias “do futuro”: Brasil, Rússia, Índia e China), pode ter uma história melhor para contar nestes tempos difíceis.

O fato de que a economia brasileira ainda é bastante fechada contribuiu para que o país crescesse de forma bem menos exuberante do que Rússia, Índia e China em anos recentes.

Mas agora o que era desvantagem virou seguro: o país pode acabar suportando melhor os efeitos negativos da crise do que os “Rics”, desde que não haja um colapso nos preços das commodities.

Embora os problemas que levaram à crise atual tenham sido gerados no mundo desenvolvido, vão continuar afetando os emergentes por dois canais: o da economia real e o dos mercados financeiros. O principal dado que já depunha contra a tese do descolamento se refere ao peso que os países desenvolvidos ainda têm na demanda global. Juntos, Estados Unidos e Europa Ocidental representam mais da metade (52%) do consumo privado mundial.

É verdade que as fatias representadas por China, Brasil, Índia, Rússia e outros vêm aumentando. Mas não o suficiente para evitar que uma brutal desaceleração da demanda por bens e serviços por parte dos países desenvolvidos fosse pouco sentida no mundo emergente. E esse impacto negativo tende a ser ainda maior porque o peso das exportações no PIB dos países emergentes aumentou sem parar nas últimas décadas: passando de 26% em 1990 para quase 44% em 2007.

Ou seja, o crescimento nos países emergentes se tornou muito dependente da performance de suas exportações. E, agora, os mercados que costumavam absorver boa parte dessas exportações caminham para a recessão: vão consumir menos, importar menos, quem vendia para eles vai crescer menos.

O Brasil obviamente não está imune, descolado, dessa tendência, mas é menos vulnerável que a maioria dos seus pares à forte desaceleração da demanda privada dos países ricos. Isso porque enquanto as exportações têm um peso de mais de 40% no PIB da média dos emergentes (41% na China, 31% na Rússia, 21% na Índia), no Brasil representam apenas 14%. Embora esse percentual seja bem maior que os cerca de 7% registrados em 1995-98, ainda caracteriza uma economia bastante fechada, menos vulnerável a choques como o que vem pela frente, principalmente se a desaceleração econômica no mundo desenvolvido for ainda pior do que se espera hoje. Um risco que, dada a forte turbulência nos mercados globais nas últimas semanas, não é nada desprezível.

Isso não quer dizer que o Brasil deva se orgulhar de ter uma economia ainda bastante fechada (na qual o peso de exportações e importações no PIB é relativamente baixo).

Graus maiores de abertura tendem a vir acompanhados de maior concorrência e ganhos de produtividade que beneficiam os consumidores e tornam a economia mais eficiente.

O fato de que o Brasil parece seguir rumo a uma maior abertura da economia é positivo, ainda que, neste momento, a menor importância relativa das exportações para o crescimento econômico ajude a amortecer os efeitos negativos da crise externa.

Mas há outros indicadores que podem fazer o Brasil menos vulnerável aos desdobramentos da crise atual, esses, sim, positivos “per se”. De forma geral, os indicadores que medem a solidez do sistema financeiro brasileiro-o outro canal pelo qual a turbulência externa continuará se propagando- são melhores que os dos outros três Brics. Os bancos brasileiros possuem altos níveis de solvência e liquidez e o regime de supervisão do setor é eficiente.

Diferentemente da China, o risco de grandes colapsos no sistema financeiro brasileiro é relativamente pequeno. Ao contrário do que ocorre em China e Índia, não existem bolhas significativas nos preços de ativos (como casas) no Brasil. O nível de inadimplência em empréstimos bancários na China (próximo de 6%) é pouco menos do que o dobro da média registrada no Brasil e quase certamente é subestimado.

Além disso, inflação no Brasil preocupa, mas bem menos que na Rússia e na Índia. Na verdade, talvez o risco maior para o Brasil nessa área seja que um excesso de cautela por parte do Banco Central leve a uma desaceleração excessiva da demanda doméstica. O perigo de desvalorização muito forte do real é bem menor que o da moeda russa (o rublo), que está bastante sobrevalorizada. As empresas russas contraíram crédito em moeda estrangeira de forma excessiva nos últimos anos. O estoque de dívida privada externa na Rússia pulou de US$ 64 bilhões em 2004 para quase US$ 300 bilhões neste ano, o que representa um risco grande de possível dificuldade de rolagem neste momento de forte retração do crédito.

Risco

Tudo isso quer dizer que o Brasil está blindado contra a crise? Certamente, não. Se os preços de commodities, por exemplo, desabarem, o país será um dos mais negativamente afetados, dado o alto peso das mesmas (por volta de 50%) na pauta de exportação brasileira.

Mas esse risco ainda parece ser relativamente pequeno. Fatores estruturais que sustentam os preços nos altos níveis atuais (como muito mais gente consumindo mais comida na Ásia) dificilmente desaparecerão.

Tampouco os dados que fazem com que o Brasil esteja menos sensível que outros emergentes a riscos associados à crise atual querem dizer que o potencial de crescimento de longo prazo do país seja melhor que os dos demais. Isso vai depender de muitos outros fatores, como progresso na área de educação e reformas estruturais. Mas os dados, sim, chamam atenção para o fato de que o Brasil não é mais (talvez nunca tenha sido) o pior dos Brics.

ÉRICA FRAGA é editora de América Latina da consultoria britânica Economist Intelligence Unit (ericafraga@economist.com)

26/09/2008 - 09:33h Mundo precisa de autoridade monetária

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JEFFREY GARTEN ESPECIAL PARA O “FINANCIAL TIMES” - FOLHA SP

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MESMO QUE a imensa operação de resgate financeiro dos EUA obtenha sucesso, ela deveria ser seguida por algo de muito mais abrangente -o estabelecimento de uma autoridade monetária mundial para fiscalizar mercados que não respeitam mais fronteiras.

Washington reconhece que a crise se tornou mundial. Hank Paulson, secretário do Tesouro norte-americano, disse que os bancos estrangeiros que operam nos Estados Unidos serão elegíveis para assistência federal e está instando outras nações a criarem programas próprios de resgate.
Os bancos centrais também vêm sincronizando suas injeções de fundos nos mercados.

Essas medidas devem ser passos em direção de resposta internacional mais abrangente concebida não só para apagar o atual incêndio mas para reconstruir e manter os mercados de capitais em longo prazo.

O aparato atual de instituições internacionais é miseravelmente incapaz de fiscalizar o sistema financeiro que está evoluindo. O FMI (Fundo Monetário Internacional) é irrelevante para essa crise, o G7 (grupo dos sete países mais industrializados) carece de relevância em um mundo no qual China, Brasil e outros exercem papéis importantes, e o BIS (Banco de Compensações Internacionais) não tem funções operacionais. O Federal Reserve (Fed, o banco central dos Estados Unidos) está sob pressão forte demais para que funcione como banco central planetário.

O vácuo que existe no centro do sistema é perigoso para todos. A dependência norte-americana de influxos maciços de capital, da ordem de US$ 3 bilhões diários, certamente aumentará agora que os EUA estão adquirindo US$ 1 trilhão em novas obrigações relacionadas aos resgates em curso. Por muitos anos, Wall Street e Washington não serão capazes de se manter sem forte cooperação de outros mercados.

Dimensões estonteantes

Além disso, as dimensões internacionais do mundo financeiro se tornaram estonteantes. Os ativos mundiais cresceram de US$ 12 trilhões em 1980 para cerca de US$ 200 trilhões em 2007, superando de longe o crescimento do PIB (Produto Interno Bruto) em qualquer nação ou o ritmo de expansão do comércio. Montante crescente desse capital hoje reside na Ásia e no golfo Pérsico, e não mais nos Estados Unidos e na Europa.

Uma empresa norte-americana como a seguradora AIG vendia mais de seus CDS (”credit default swaps”) e apólices de seguros fora dos Estados Unidos do que no país. O suíço UBS tem 30 mil funcionários norte-americanos e está cotado na Bolsa de Nova York.

Os mercados de capital evoluirão em um contexto no qual economias de mercado emergente estarão crescendo duas vezes mais rápido do que as dos países ricos e, na metade do século, provavelmente responderão por dois terços do PIB mundial.

A globalização agora criará também um confronto de filosofias. A maioria dos governos e dos investidores de fora dos Estados Unidos jamais aderiu ao estilo caubói do capitalismo norte-americano. Agora, eles têm bons motivos para exigir que mudanças fundamentais sejam adotadas na maneira pela qual os Estados Unidos administram suas instituições financeiras. Isso pode acontecer com uma modificação consciente e negociada do modelo financeiro norte-americano ou pode resultar da transferência dos fundos de investidores estrangeiros para outros mercados.
Todas essas considerações apontam para a necessidade futura de uma nova autoridade monetária mundial (AMM).

Ela ditaria o tom para os mercados de capital de uma maneira que não seria visceralmente oposta a uma forte função de fiscalização pública, com regras de intervenção, e devolveria à formação de capital a condição de objetivo do crescimento econômico e do desenvolvimento, com o abandono da idéia de que é suficiente operar por operar.


Funcionamento

Uma AMM funcionaria como central de resseguro ou casa de desconto para determinadas obrigações detidas por bancos centrais. Avaliaria as atividades regulatórias das autoridades nacionais de forma mais eficaz que o FMI e fiscalizaria a implementação de um número limitado de regulamentos mundiais. Monitoraria os riscos internacionais e estabeleceria um sistema efetivo de alerta antecipado, com mais moral para soar alarmes do que era o caso do BIS.

A instituição também funcionaria como “tribunal de falências” para a reorganização mundial de companhias financeiras com tamanho superior a um determinado limite. As maiores companhias financeiras mundiais teriam de se registrar junto à AMM e estariam sujeitas à sua monitoração, ou seriam incluídas em uma lista negra. Isso incluiria empresas comerciais e bancos, mas também fundos soberanos de investimento, fundos de hedge de grande porte e empresas de capital privado.

O conselho da AMM seria formado por dirigentes de bancos centrais não apenas dos Estados Unidos, do Reino Unido, da zona do euro e do Japão mas também da China, da Arábia Saudita e do Brasil. A instituição seria financiada por contribuições compulsórias de todos os países capazes de pagar e por prêmios à maneira de seguros pagos pelas empresas financeiras do planeta -as de capital aberto, as estatais e as de capital fechado igualmente.

Em termos de política norte-americana e internacional, a autoridade monetária mundial provavelmente representa uma idéia cujo momento ainda não chegou. Mas isso pode mudar, à medida que evolui a crise atual.

JEFFREY GARTEN é professor da cátedra Juan Trippe de comércio internacional e finanças na Escola de Administração de Empresas da Universidade Yale.

Tradução de PAULO MIGLIACCI

24/09/2008 - 09:10h Pigs e Brics: confronto de siglas no debate da crise

http://ruvr.ru/files/Image/portuguese_service/Jonas/ONU_ORGANIZACOES/bric-big.jpghttp://bkmarcus.com/blog/images/stories/3pigs/BigBadWolfHead.jpgPaíses da Europa mais ameaçados de recessão (Portugal, Itália, Grécia e Espanha) são o contraponto aos maiores emergentes em evento londrino

Daniela Milanese, O Estado de São Paulo - LONDRES

Um novo confronto de siglas caracteriza o atual ambiente global, transformado pela crise que atingiu as maiores economias do mundo. Enquanto os Brics (Brasil, Rússia, Índia e China) continuam a ser apontados como os condutores do crescimento mundial, agora na Europa a expressão Pigs (porcos, em inglês) vem cunhar a posição menos favorecida de Portugal, Itália, Grécia e Espanha.

“Brics soa bem, mas Pigs, não”, disse o vice-presidente sênior do The Economist Group, Daniel Thorniley, durante o evento “Emerging Markets Summit 2008″, realizado ontem em Londres.

A referência aos principais emergentes do mundo, criada pelo executivo do Goldman Sachs Jim O’Neill em 2001, faz alusão a “brick” - tijolo em inglês. Já a sigla Pigs começou a ser usada pela mídia internacional para caracterizar os países europeus próximos da recessão.

Ao aparecer na coluna “Lex” do Financial Times no início do mês, o termo chegou a irritar o ministro de Economia português, Manuel Pinho. Polêmica à parte, a percepção de executivos e especialistas é de que agora a busca por oportunidades mais lucrativas de crescimento a longo prazo ganhará mais intensidade. Nesse contexto, a adoção de estratégias adequadas aos mercados emergentes recebe importância renovada.

“As empresas alemãs não estão investindo na Alemanha porque não há confiança”, disse Thorniley, ressaltando que a inflação afetou o poder de compra da população. Por isso, ele acredita que os emergentes, onde há mercado consumidor, são mais atraentes.

“Os executivos estrangeiros reconhecem que, se quiserem elevar seus lucros, não será em seus mercados domésticos”, disse o diretor Danny Lopez, da UK Trade & Investment (UKTI), órgão do governo britânico.

Para os especialistas, será difícil ver todos os países em desenvolvimento passarem pela crise externa sem arranhão. O crédito mais apertado deve limitar a capacidade de investimentos das empresas e o dinheiro não vai fluir como antes.

Porém, a avaliação positiva dos emergentes ainda prevalece - tanto que o evento em Londres reuniu mais de 200 participantes, que ouviram executivos de primeira linha contarem as estratégias de vendas e recursos humanos mundo afora, com poucas menções à palavra “crise”. “O Lehman Brothers e a AIG não terão impacto sobre São Paulo”, disse Lopez.

Para Jim O’Neill - que como “pai” dos Brics continua entusiasta -, o crescimento econômico global virá cada vez mais desses países. “Entre eles, acho que o Brasil é hoje o mais interessante, pois está conseguindo passar por anos de estabilidade depois de anos de caos.”

Os Brics vão continuar dominando o fluxo de investimentos nos mercados emergentes. Além disso, os empresários começam a buscar outras regiões desses países para expandir os negócios, conforme aponta pesquisa realizada pela UKTI e pela Economist Intelligence Unit (EIU). “Os executivos querem não só continuar investindo nos Brics como aprofundar esses aportes”, disse Danny Lopez ao Estado.

Realizado em agosto, o levantamento consultou 561 companhias de 19 setores pelo mundo. Perto de dois terços, ou 63%, acreditam que a força econômica dos emergentes vai contrabalançar o impacto da desaceleração da Europa e América do Norte. Dessa forma, a receita produzida nos países em desenvolvimento deve passar de 29% para 38% em três anos. Além disso, 34% afirmaram que sua empresa entrará em três ou mais novos emergentes no período de cinco anos.

Apesar de a pesquisa ter sido feita antes do agravamento da crise, com o colapso do Lehman Brothers e a venda do Merrill Lynch ao Bank of America, Lopez avalia que a confiança nos emergentes não mudou. Ao contrário, a turbulência aumenta a necessidade de buscar investimentos mais lucrativos.

No levantamento, 29% disseram que o Brasil é um mercado prioritário para expansão. O porcentual é mais elevado para os outros Brics: a China é considerada prioridade para 49% dos entrevistados, seguida pela Índia (42%) e Rússia (33%).

A EIU estima que o investimento externo direto (IED) na China vai somar US$ 87 bilhões nos próximos cinco anos, em média. Para o Brasil, a previsão é de US$ 31 bilhões, nível similar ao atual. A Rússia deve sofrer com o aumento do risco e pode ver o investimento cair de US$ 52 bilhões neste ano para US$ 44 bilhões no próximo. Já a Índia deve responder pelo maior crescimento anual de IED, passando de US$ 23 bilhões em 2007 para US$ 60 bilhões em 2012.