16/11/2009 - 17:02h Entre deux pluies d’or

L’exposition du Louvre titrée Rivalités à Venise (jusqu’au 4 janvier) est une splendeur. Non seulement elle met côte à côte des Titien, des Véronèse, des Bassano, des Tintoret et quelques autres, montrant leurs différences, leurs similitudes, leurs inspirations réciproques, leurs manières de traiter tel ou tel thème, mais de plus elle a l’intelligence de  replacer ces rivalités dans un contexte historique, social, économique, politique tout à fait pertinent (ainsi du mécanisme des commandes publiques). Certes, mieux vaut connaître déjà un peu l’oeuvre de chacun des peintres, ce n’est pas une exposition d’initiation à la peinture vénitienne, et mieux vaut éviter les comparaisons simplistes (Giorgione = Manet, Titien = Renoir et Bassano = Monet…). Et, trop souvent, l’oeil non érudit est bien en peine d’attribuer un tableau avant de lire le cartel.

titien_danae_naples1.1257692624.jpgtitien_danae_prado1.1257692638.jpg

On commence donc par une Danaé de Titien (1544/1546), pure et idyllique, sensuelle et étonnée, flanquée de Cupidon, qui nous vient de Naples, et on finira avec celle qu’il peint dix ans plus tard (1553/1554) avec la servante cupide (une autre forme de désir), venue du Prado.

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Entre les deux, on a du mal à choisir parmi les merveilles, éclairées par des cartels fort intelligents. Prenons par exemple ces trois portraits féminins côte à côte : celui de Tintoret (1553/1555), frontal, montre une jeune aristocrate distante et impassible. Celui de Titien (1560), en trois quarts gauche, en présente une autre somptueuse et altière (serait-ce sa propre fille ?), alors que la femme de Véronèse (1570/1572), en trois quarts droite, dénuée de bijoux, semble plus réelle et mature, mais peu amène.

veronese_a-barbarigo_cleveland1.1257692709.jpgLe portrait de l’amiral Agostino Barbarigo par Véronèse (1571/1572) est posthume, l’amiral est mort à Lépante d’un trait de flèche qui a percé son armure et que le peintre pérennise : il nous regarde avec détachement, de par delà la mort, le temps est ici suspendu.

titien_f-venier_madrid1.1257692650.jpgQuant au doge Francesco Venier, Titien (1554/1556) ne nous épargne rien de sa laideur, de son visage buriné et marqué de taches rouges, de son corps voûté, écrasé par le poids de la conduite de la République, mais quelle majesté !

Sans entrer ici dans les débats savants sur le paragone – sculpture, il est l’occasion de présenter nombre de tableaux où le jeu des reflets dans des miroirs ou des armures est prétexte à une grande virtuosité : Tintoret peignant un reflet de la princesse dans l’armure de Saint Georges qui la délivre, et Titien jouant avec la multiplication des images dans sa Femme aux miroirs.

veronese_livia_baltimore4001.1257692734.jpgveronese_iseppo_uffizi4001.1257692722.jpgL’exposition réunit les deux portraits par Véronèse (1551) de la famille da Porto (l’un vient de Florence, l’autre de Baltimore), mais curieusement échoue à recréer le jeu des regards entre mère et fils, qui faisait originellement écho d’un tableau à l’autre.

Plus loin, on peut voir ensemble trois baptêmes du Christ, celui de Bassano nocturne et massif, celui de Tintoret surnaturel et chorégraphique, et celui de Véronèse doux et onctueux, cependant que la très sombre Prière du Christ au Jardin des Oliviers de Titien relègue le Christ en haut du tableau comme une vignette lumineuse au dessus d’une masse obscure où on peine à distinguer un soldat, son chien et sa lanterne : superbe distorsion des priorités picturales, forçant le regard.

tintoret_tarquin-lucrece_chicago1.1257692560.jpgtitien_tarquin-lucrece_cambridge.1257692670.jpgEncore une juxtaposition, de Lucrèce et Tarquin : chez Tintoret (1580), on pourrait croire Lucrèce quasi consentante; certes le collier de perles est brisé et la statue chute, mais sa résistante semble presque caressante. Titien, lui, dans deux tableaux du même viol (1568/1571, Cambridge, montré ci-contre, et surtout Bordeaux, plus sombre, plus sauvage) peint la violence, les yeux exorbités, l’appel à l’aide.

veronese-mars-venus_cheval_turin1.1257692695.jpgDans ce tableau de Mars et Vénus, Véronèse (1575/1580) représente les amants dans une joute sensuelle,  surpris non par Vulcain, mais par un cheval voyeur, une tête de cheval qui étrangement descend un escalier (prouesse difficile comme le savent tous les cavaliers). Cupidon le mène par un licol : cette grosse tête de cheval peut paraître surréaliste ou étrangement inquiétante (voir le petit livre d’Edouard Dor*), elle dérange et trouble la vision esthétique des corps des amants.

sustris_venus_louvre1.1257692522.jpgEnfin, avec un sujet voisin, voici Vénus et l’Amour attendant Mars de Lambert Sustris (1550/1555), hollandais vivant à Venise : voyez comme le corps féminin est ici différent, plus fin, plus nerveux, moins indolent. Ce tableau d’un homme du nord à demi converti aux grâces vénitiennes vient en contraste de toute l’exposition, dont il est un peu le contrepoint.

Le catalogue est excellent, et comprend plusieurs textes passionnants, dont celui de Guillaume Cassegrain sur la mort; il est disponible chez Dessin Original pour 39.90 euros.  Je vous conseille aussi de lire Nudités de Venise d’Alain Buisine, récemment décédé (chez Dessin Original pour 16.15 euros).

* livre disponible chez Dessin Original pour 14.25 euros.

11/11/2009 - 18:26h Retrospectiva Michael Kenna em Paris

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© Foto de Michael Kenna. Central elétrica de Ratcliffe, étude 31. Nottinghamshire, Inglaterra, 1987.

A Biblioteca Nacional da França em Paris estará exibindo ate o dia 24 de janeiro de 2010, uma mostra retrospectiva do fotógrafo britânico Michael Kenna. De origem irlandesa, nascido em 1953, na cidade de Lancashire na Inglaterra, Michael é hoje um dos fotógrafos de paisagens mais respeitados do mundo. É celebre pelas suas fotografias em preto e branco, sempre oníricas e poéticas. Exposição “Michael Kenna – Rétrospective”. Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, Galerie de photographie. 58, rue de Richelieu 75002 Paris. Mêtro : Bourse, Pyramides. Ate 24 de janeiro de 2010.Fonte Images & Visions.

Docking Poles, Venice, Italy, 1980

Teotihuacan, Study 1, Mexico, 2006

http://www.michaelkenna.net/splash_images/a8aff4.jpg

09/11/2009 - 17:32h Images & Visions, o mundo pela foto

O blog Images & Visions, animado pelo fotógrafo Fernando Rabelo é uma jóia rara. Tudo o que concerne a arte fotográfica passa por lá. Aqui e no mundo. Vale a pena dar uma olhada, ao menos, uma vez por dia, um deleite.

O mundo celebra os 20 anos da queda do Muro de Berlim

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© Foto de Peter Leibing. O soldado Hans Conrad Schumann decidiu abandonar o lado oriental de Berlim pulando a cerca de arame farpado que separava as duas Alemanhas, dois dias depois do início da construção do muro, 1961.


O mundo celebra hoje a queda do Muro de Berlim. Há exatos 20 anos que o símbolo da divisão da Alemanha e da Guerra Fria caiu quando na noite de 09 de Novembro de 1989 uma multidão de pessoas da parte leste da cidade avançou rumo aos postos fronteiriços que separavam os habitantes da zona leste de Berlim ao ocidente. A fotografia acima é uma das mais marcantes do século XX. Na imagem de autoria de Peter Leibing, vemos a fuga do soldado Hans Conrad Schumann, de 19 anos, que foi o primeiro a atravessar a fronteira para o lado ocidental de Berlim, em agosto de 1961, dois dias depois do início da construção do muro, quando a fronteira seria fechada definitivamente. Com ele, 2000 soldados seguiram o mesmo caminho. Veja Aqui um emocionante ensaio fotográfico sobre o muro de Berlim feito pelo fotógrafo Jürgen Müller-Schneck, que retratou vários momentos do Muro e seus efeitos sobre a vida da cidade.

Fotos da dupla francesa Pierre et Gilles são exibidas pela primeira vez no Brasil

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© Foto de Pierre et Gilles. A obra “Saint Sebastien de la Guerre”, criada pelos artistas especialmente para a mostra, tendo como motivo o padroeiro da cidade do Rio de Janeiro.


O Oi Futuro no Rio, apresenta pela primeira vez no Brasil, a partir de hoje, dia 09/11 (para convidados), e amanhã para o público, a exposição “Pierre et Gilles: A Apoteose do Sublime”. A mostra faz parte das comemorações do Ano da França no Brasil. Serão expostas 26 fotografias dos artistas franceses Pierre et Gilles, de tiragem única e de grandes dimensões. As imagens, de grande poder formal e sensualidade, foram produzidas nas décadas de 80, 90 e já nestes anos 2000. Entre as obras estão: Legend (1995), que teve como modelo a popstar Madonna, além de uma série de auto-retratos dos artistas, dentre eles Les Pistolets (1987). O destaque da exposição é a obra intitulada “Saint Sebastien de la Guerre”, criada pelos artistas especialmente para a mostra, tendo como motivo o padroeiro da cidade do Rio de Janeiro. A curadoria é de Marcus de Lontra. Os artistas se afirmaram como uns dos principais nomes da arte européia atual ao se basearem na publicidade, em símbolos de sensualidade e outros elementos estéticos, tanto para construir uma decoração inspirada no barroco e rica cromaticamente, quanto para criar uma obra que amplia o inquietante repertório de ações artísticas contemporâneas, ao explorar os campos da sensualidade, da loucura e do desejo. Exposição Pierre et Gilles: A Apoteose do Sublime. OI Futuro. Rua Dois de Dezembro, 63 – Flamengo – Rio de Janeiro. De 10 de novembro de 2009 a 17 de janeiro de 2010. Terça a Domingo das 11h às 20h. Informações (21) 3131 3060.

Veja mais fotos da dupla Pierre et Gilles Aqui

05/11/2009 - 16:08h Na intimidade com Mario Cravo Neto

Mostra em homenagem ao artista destaca uma obra que vai muito além da linguagem fotográfica como forma de expressão

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White Mother I (1990) Mario Cravo Neto


Maria Hirszman – O Estado SP

Eternamente Agora, que será aberta hoje no Instituto Tomie Ohtake, é bem mais do que um merecido tributo a Mario Cravo Neto (1947-2009), um dos grandes nomes da fotografia contemporânea brasileira, que morreu precocemente em agosto. Concebida em parceria por Cristian Cravo, fotógrafo e filho do artista, e por Paulo Herkenhoff, a mostra indica – por meio de uma seleção enxuta, mas criteriosa de trabalhos – questões centrais em sua produção. Além de nexos estéticos e temáticos, a exposição se pauta pelo Herkenhoff define como “trama dos afetos”, privilegiando seu universo afetivo e deixando de lado o caráter mais mundano de sua produção.

http://noravr.blog.lemonde.fr/files/2009/08/mario-cravo-neto.1250194276.JPG

Dentre esses liames se destaca com grande força a intensa relação entre Mario Cravo Neto e seu pai, o escultor Mario Cravo Junior, presente a partir de obras, registros fotográficos (seu último trabalho, presente na mostra, era justamente para ilustrar um livro que idealizava realizar sobre a obra do pai) e um impressionante retrato. Familiares (modelos frequentes do artista) e a cena doméstica estão presentes, inclusive pela transposição para o espaço da exposição de um canto, com móveis e objetos da casa em que viveu.

Há também, fechando o ciclo, uma bela imagem de autoria de Cristian. De grandes dimensões e num pouco usual recorte vertical, a foto mostra um menino de costas, em posição de reverência diante de uma magnífica cachoeira. “Um ato de humildade diante de algo muito maior”, diz Cristian explicando por que escolheu essa imagem dentre tantas para a mostra. A exposição evidencia ainda uma forte relação existente entre o fotógrafo e Pierre Verger e não apenas pelo viés do fascínio compartilhado pela Bahia e pelo candomblé.

A maioria das obras selecionadas pertence a um universo fechado, de registro intimista em ateliê, de retratos de pessoas ou objetos, conciliando sólida busca formal com sensível apreensão poética e simbólica do mundo à sua volta. Mais conhecido pela obra fotográfica, Cravo Neto não se atinha a essa linguagem como forma de expressão, pelo menos até meados da década de 70, quando realiza e performances, posteriormente registradas em foto. A exposição traz uma delas, Câmaras Queimadas (1977), nas duas versões. Também é mostrado, em versão fotográfica e com toda sua materialidade física, o ninho feito com fiberglass que tanto fascinava o artista por sua situação ambígua e provocadora, entre a natureza e a artificialidade.

Aliás, a transitoriedade, a relação de choque e harmonia entre imagens distintas, o contraste entre a ação impactante da cor e a densidade da imagem em preto e branco, o jogo entre o real e a representação são elementos quase constantes na poética de Mario Cravo Junior. No tríptico A Flecha em Repouso, é explorada uma associação potente entre as simbologias míticas do candomblé e da iconografia cristã, ora tirando faíscas do choque entre as imagens e ora estabelecendo estranhas harmonias entre os elementos. A imagem central, que retrata a fachada de uma igreja parisiense, parece mergulhar no cinza escuro que lhe é bastante característico. No entanto, ao observar as pernas das imagens esculpidas, vê-se que isso é ilusório. Estamos, na verdade, diante de uma fotografia tão colorida quanto o prato do sacrifício do candomblé à esquerda ou a moça que dorme à direita. Mas foi necessária uma fricção, uma reação quase epidérmica para que os tons do metal brotassem. “Ele parece lidar com a carnalidade da fotografia”, sintetiza Herkenhoff.

Apesar do forte caráter barroco de sua obra, o curador parece interessado em abordar outro aspecto menos explorado da produção do artista: a relação com o minimalismo. Além da importância do movimento em sua formação (Cravo Neto vivia em Nova York no fim dos anos 60 e teve contato com a primeira grande publicação sobre o tema, editada em 1968 por Gregory Battcock), o que leva o curador a fazer essa aproximação é a redução poética e a economia formal fortemente presentes em seu trabalho. Obra essa que ainda tem muito a ser explorada. Cristian Cravo calcula que apenas 1% da obra do pai tenha sido ampliada até o momento e promete para breve a criação de um instituto para preservação e divulgação de sua obra, a instalar-se provavelmente em São Paulo.

30/10/2009 - 20:55h Mais où sont les putes d’antan ?

Agnès Giard

Filles de joie, pierreuses, lorettes, filles à soldats, marmites, filles publiques, hétaïres, radeuses, catins, péripatéticiennes, horizontales, grues, boucanières, paillasses, morues, gotons, pouffiasses, amazones, professionnelles, filles soumises, tapins, fleurs de macadam, belles de nuit, asphalteuses, marchandes d’amour, turfeuses, ménesses ou gagneuses… La plupart des noms qui désignaient les prostituées ne sont plus en usage de nos jours. On dit “pute”, et voilà tout. Il n’y en a pourtant pas moins qu’avant, peut-être même plus, mais il est devenu si mal vu de s’en “payer” une qu’on préfère passer ça sous silence. Aujourd’hui à Paris, une exposition rend hommage à ces femmes que le tout-Paris fréquentait gaiement jusque dans les années 40, dans des maisons closes de luxe classées par les guides touristiques au rang de “must-see”.

Expo-fev-06

Le “Chabanais”, le “One Two Two”, le “Sphinx” et tant d’autres: les maisons closes furent les hauts lieux du Paris de la Belle Époque et des Années folles. Univers de luxe et de volupté, de kitsch et de mondanités, ces maisons reflétaient un art de vivre et d’aimer nourri de tous les désirs et de toutes les excentricités.” La galerie Au Bonheur du Jour (située juste en face de l’illustre N°12 de la rue Chabanais, dont la loi Marthe Richard ferma les portes en 1946) vous invite à “redécouvrir ces mondes disparus, sur le mode d’une promenade coquine et nostalgique dans ces lieux mythiques, dont les somptueux décors faisaient voyager les filles et leurs clients de l’Inde au Japon, de la Chine à Venise. Elle permettra aux collectionneurs et amoureux des maisons d’illusion de découvrir et d’acquérir une collection unique de photographies signées Brassai, André Zucca, Atget, Gaston Paris, Doisneau, etc.

L’exposition dévoile l’intérieur du célèbre bordel du 30 de la rue Lepic (maison spécialisée dans les fessées), du 9 rue de Navarin (très connu pour ses fantaisies sado-masochistes) mais aussi de bordels masculins. Les photos de Tableaux vivants (reconstitutions de scènes érotiques par des prostituées) jouxtent celles de lingeries du fameux catalogue DIANA-SLIP, 1932, destiné aux maisons luxueuses. Des peintures réalisées pour orner les alcôves côtoient des objets inattendus: la canne-cravache du One Two Two portant le nom de la fouetteuse «Flora», une poignée de porte de bordel 1900 en bronze, un heurtoir de maison close pour hommes, une dague de défense, une ceinture de chasteté et une curieuse “visionneuse enfermant des «mirages», ainsi que des cravaches, badines et plaques décoratives en bois sculpté”.

Toutes ces photos, dessins, peintures et curiosités, illustrent la vie quotidienne dans ces maisons, scènes vénéneuses des amours tarifés, mais aussi théâtre d’une vie sociale brillante où le champagne coulait à flots, entre le frou-frou des élégantes et le va-et-vient des messieurs et le ballet des tenancières”. Créatrice de la galerie Au Bonheur du Jour, Nicole Canet fait elle-même figure d’œuvre d’art au milieu de ses collections érotiques. Cette ancienne danseuse de cabaret, reconvertie dans les curiosa, amasse depuis près de 30 ans les témoignages les plus extravagants de la vie sexuelle de nos arrière-grands-parents… Elle adore dévoiler ses trésors. Sa galerie est d’ailleurs aménagée en boudoir. On y entre comme dans un appartement de cocotte, saisi par le parfum qui imbibe les tentures et les toiles, les lourds catalogues reliés et les jolis meubles à bibelots, avec l’impression de faire un bond spatio-temporel en arrière. Ça fait rêver.

Bien malgré elles, les prostituées ont toujours fait rêver. En 2002, Régine Desforge rappelle que leur présence continue de hanter certains quartiers: il y a dans le Marais, “une rue au joli nom bien trompeur, la rue du Petit-Musc, qui en porta un autre avant que la morale bourgeoise ne s’en offusquât. C’était, au XIVe siècle, une petite artère où les prostituées exerçaient leur métier; d’où son nom d’alors, la Pute-y-muse…”. Le nom est joli, mais qu’on ne s’y trompe pas. Il cache une réalité souvent atroce. Les femmes qui se livrent à la prostitution sont –dans leur immense majorité– des esclaves sexuelles privées de tous les droits et contraintes de subir le martyre. “A Rome, rappelle Régine Desforge, les filles publiques portaient une mitre et une toge ouverte sur le devant. Leurs vêtements étaient jaunes, couleur de la honte et de la folie.” Dans l’occident chrétien, la prostituée reste un objet de répulsion.

Même le XIXe siècle, qui donne aux prostituées un statut de quasi-stars (les demi-mondaines deviennent des héroïnes d’opéras et de livres), les maintient cependant au rang de serpillères spermatiques. C’est “le siècle qui a le plus défendu la vertu, la féminité accomplie, et le plus institué la prostitution, avec les maisons closes, explique Bruno Remaury, anthropologue et auteur du Beau sexe faible. La féminité est toujours vue comme ambivalente: à la fois sublime, accomplie, parfaite; et malsaine, inquiétante, maléfique. Tout homme riche peut entretenir une femme destinée à son plaisir. Il a donc réellement à sa disposition les deux faces de la féminité: l’épouse vertueuse et la courtisane.” A la première échoit la mission de procréer de beaux enfants sains. A la seconde… celle de purger l’homme. “Le XIXe a de l’hérédité une vision primaire: on considère qu’un bandit aura des enfants bandits. Ainsi, la prostitution a du bon, au sens où, comme un évier, elle fait s’écouler les descendances bâtardes et dégénérées.

Voilà donc à quoi servaient les prostituées des bordels. Marthe Richard savait de quel enfer il s’agissait quand elle réclama la fermeture des maisons closes. Ancienne prostituée, avant de devenir conseillère de Paris à la Libération, elle déposa en 1945 un projet de loi prévoyant leur suppression. La loi fut adoptée le 9 avril 1946. Depuis, les femmes/les hommes qui s’adonnent à la prostitution n’ont plus que le trottoir pour lieu de travail. Ou leur clavier d’ordinateur. Avant, enfermées dans des maisons capitonnées, ils/elles faisaient rêver. Maintenant, jeté(e)s par la loi Marthe Richard dans la rue ou sur internet, ce sont des travailleuses du sexe. Leurs conditions de vie sont toujours aussi précaires. Sous prétexte d’améliorer leur sort, la loi n’a fait que les rendre invisibles. Les voilà maintenant vouées à la semi-clandestinité, à l’ombre, à la honte, au déni et au silence. On appelle ça le progrès.

Exposition Maisons Closes, du 28 octobre au 31 janvier 2010.
“Bordels de femmes. Bordels d’hommes. 1860-1946.”

Galerie au Bonheur du jour : 11 rue Chabanais – 75002 Paris. Tél. : 01 42 96 58 64.
Du mardi au samedi 14H30-19H30

Un livre Maisons closes 1860-1946 : 328 pages, 400 illustrations, couverture reliée, 17 rubriques et 5 sous-rubriques, avec les textes, et leur traduction en anglais. 1500 exemplaires dont 50 hors commerce dédicacés. Editions Nicole Canet.

Fonte Les 400 culs

Agnès Giard: Journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l’art déviant, correspondante pendant neuf ans de la revue japonaise S & M Sniper, je suis l’auteur du livre d’art Fetish Mode (éd. Wailea, Tokyo, 2003), (éd. Cherche-Midi, Paris 2004), L’Imaginaire érotique au Japon (éd. Albin Michel, Paris 2006), le Dictionnaire de l’Amour et du Plaisir au Japon (éd. Glénat, 2008), et Les Objets du désir au Japon (éd. Glénat, 2009).

Mon site personnel est : AgnesGiard.com


30/10/2009 - 19:58h A casa da luz vermelha

Okubo
© Foto de Kazuo Okubo. Série Paisagem Obtusa – O colecionador de paisagens.


O fotógrafo brasiliense Kazuo Okubo inaugura no dia 03 de novembro, a Galeria A Casa da Luz Vermelha, a primeira especializada em fotografia de arte na Capital Federal. O espaço, com 130 m2, tem caráter nacional, pois seu acervo será comercializado via Internet em todo o país. A galeria está localizada num lugar privilegiado, no setor de clubes esportivos Sul, no Clube da Associação dos Servidores do Banco Central (ASBAC), onde também funciona o estúdio de Okubo. Em São Paulo, a galeria será representada com exclusividade pela arquiteta Rosely Nakagawa, maior especialista no Brasil em fotos de arte,consultora técnica e curadora do acervo permanente da Casa da Luz Vermelha.O acervo permanente da galeria contará com grandes nomes da fotografia brasileira, entre eles, Anderson Schneider, André Dusek, Bento Viana, Camilo Righini, Carlos Moreira, Cristiano Mascaro, Dorival Moreira, João Paulo Barbosa, Kazuo Okubo, Olivier Boëls, Patrick Grosner, Ricardo Labastier, Thomaz Farkas,Tiago Santana e Walter Firmo. No dia da inauguração, a galeria vai inaugurar a exposição “O Colecionador de Paisagens”, com 29 fotos do próprio Kazuo Okubo, com curadoria de Ralph Gehre. A mostra traz 29 fotos em tamanhos diferentes de até 1m X 1,50m. As fotos, com tiragem limitada até 10 cópias e impressas em papel de fibra de algodão, são o resultado de um exaustivo exercício de fotografia realizado em quatro capitais européias – Amsterdã, Praga, Paris e Roma. O Colecionador de Paisagens. Exposição fotográfica de Kazuo Okubo. De: 04 de novembro a 12 de dezembro de 2009. Local: A Casa da Luz Vermelha. Visitação: Segunda a sexta-feira das 10h às 20h. Sábado das 10h às 18h. Endereço: SCES Trecho 02 Conjunto 31 – ASBAC. Telefone: 3878 9100.

Fonte Images & Visions

27/10/2009 - 20:03h Mural Bolivariano

Blog Civilización & Barbarie

Pensar la contemporaneidad: íconos

Y no digo ni símbolos ni ídolos, sino “íconos”. Según la última edición del Diccionario de la Real Academia Española un ícono es:
1-Representación religiosa de pincel o relieve, usada en las iglesias cristianas orientales.
2. m. Tabla pintada con técnica bizantina.
3. m. Signo que mantiene una relación de semejanza con el objeto representado
4. m. Inform. Representación gráfica esquemática utilizada para identificar funciones o programas

Mural Bolivariano_Marcos López
Suite Bolivariana, López, 2009


Todas estas definiciones se pueden aplicar a la magnífica obra del fotógrafo Marcos López que se inaugurará el martes 27 en el marco de BsAsPhoto.

Se trata de su Suite Bolivariana, una fotografía de 5 metros de ancho por 2 metros de alto. Esta puesta original de López trasciende la fotografía en su plano bidimensional, animándose a trabajar en la tridimensión del espacio.

Fue concebida y desarrollada en conjunto por el artista y el Estudio Edo Artis.

A mí lo que más me impresionaron, fueron las bananas-choclos a pie de foto. El ícono más atrevido de esta constelación que trasciende el pop latino y el surrealismo criollo, otras dos marcas del artista que parece ahora acercarse a la pintura a través de estas obras inmensas, una parodia de los murales de Rivera contando la historia mexicana, pero este mural está en una galería y narra otra cosa con humor, ironía y locura.

En esta “suite” cuentan tanto quiénes están cómo quiénes no. No hay olvido, hay intención.

Así se hizo:

La Feria BsAs Photo puede desde el miércoles 28 de octubre hasta el 1 de noviembre en el Palais de Glace.

Publicado por Cristina Civale

25/10/2009 - 19:06h Amor+muerte=?

Civilización & Barbarie

El punto de partida es el último ensayo publicado por Georges Bataille antes de morir.

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Rachel Weisz en una foto de James White

Se trata de Lágrimas de Eros (1961) y a partir de esta obra, el Museo Thyssen de Madrid presenta una exposición que toma el nombre del libro de Bataille y que bucea en las relaciones a veces fieles, a veces traicioneras entre Eros y Tánatos, o lo que es lo mismo: entre entre amor y muerte, el deseo y el fin de la vida.

El deseo sexual desde una mirada tanto masculina como femenina, el voyeurismo y el exhibicionismo, el fetichismo, lo homosexual y lo heterosexual, lo religioso y lo prohibido se despliegan a lo largo de la muestra que analiza la resistencia de los mitos grecorromanos ligados a Eros y la simbología ligada a algunas bíblicas en la creación artística, desde el Renacimiento hasta la contemporaneidad.

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Venus de Amaury-Duvel, 1862

Lágrimas de Eros se organiza temáticamente y resalta la irrupción en la obra de artistas de épocas y tendencias distintas a través de motivos comunes, esos que hablan, a cómo de lugar, de la vida y de la muete: enfrentadas, juntas, aliadas o superpuestas.

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grimas de Man Ray

Obras de Rodin y Gustave Courbet, se contraponen con imágenes más actuales de artistas como Man Ray o Andy Warhol en un intento de “diálogo” entre los grandes maestros del pasado y artistas del siglo XX. Y en un intento de aunar modernidad y erotismo, el Thyseen venderá una caja con tres preservativos con la imagen de Adán y Eva procedente del cuadro Eva y la serpiente de Jan Gossaert al precio de 3,5 euros, según indicaron a Europa Press fuentes del Thyssen.

La muestra se abre con la musa erótica por excelencia, Venus recién nacida, diosa de la belleza, que esconde la más horrible trasgresión, segun cuenta Hesíodo, la diosa surgió del semen de Urano, castrado por su hijo Cronos.

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San Sebastián de Bronzino

La siguiente sala, titulada ‘Eva y la serpiente’, está protagonizada por las serpientes que cubren los cuerpos de Nastassja Kinski y Rachel Weisz, fotografiadas por Richard Avedon y James White, respectivamente.

La segunda parte de la muestra, que se desarrolla en la sede de Caja Madrid, explora los peligros mortales de Eros, en donde es la muerte misma la que se ve erotizada.

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Un imagen del video de Taylor Wood

En esa sección es donde se incluye un vídeo de David Beckham durmiendo, realizado por Sam Taylor-Wood.
El vídeo se enmarca dentro de la sección dedicada al mito de ‘Endimión’, un joven cazador que dormía una noche en el monte Latmos, cuando la diosa de la Selene miró hacia la tierra y se enamoró de él. Ella le pidió a Zeus que sumiera a Endimión en un sueño eterno, para poder contemplarle eternamente.

Paseá por la exposición en este especial propuesto por El País.

Publicado por Cristina Civale

21/10/2009 - 18:45h Arte e o medo da pedofilia

L’art rattrapé par la peur de la pédophilie

En 1975, le photographe publicitaire Garry Gross a réalisé plusieurs portraits de Brooke Shields nue à la demande de la mère de la fillette. Cette dernière est âgée de 10 ans, trois ans avant d'être la vedette du film de Louis Malle, "La Petite" (photo). | D.R.

D.R. – En 1975, le photographe publicitaire Garry Gross a réalisé plusieurs portraits de Brooke Shields nue à la demande de la mère de la fillette. Cette dernière est âgée de 10 ans, trois ans avant d’être la vedette du film de Louis Malle, “La Petite” (photo).


LE MONDE

L’amateur d’art qui entre dans la Tate Modern de Londres peut voir, jusqu’au 17 janvier, l’exposition “Pop Life”, dans laquelle figure un grand portrait photographique de l’actrice américaine Brooke Shields. Il est signé Richard Prince, un artiste bien coté, lui aussi américain. Ce dernier montre une femme sexy de 40 ans, portant un bikini, adossée à une moto rutilante, et qui sourit au visiteur.

Cette oeuvre de 2005 ne devait pas figurer dans l’exposition. Elle est venue remplacer, au dernier moment, une autre oeuvre : toujours un portrait de Brooke Shields, signé du même Richard Prince. Mais le modèle était âgé de 10 ans. Cet épisode traduit le climat actuel autour de la pédophilie, appliqué au monde de l’art.

Si le modèle est le même, si la similitude des poses saute aux yeux entre les deux photos, il existe une nuance de taille : la première version met en scène une Brooke Shields fillette et nue, la peau huilée, le corps émergeant d’une baignoire et de sa vapeur.

Quelques heures avant l’inauguration du 30 septembre, des policiers spécialisés dans la chasse aux publications obscènes (Metropolitan Police Service Obscene Publication Unit) sont venus constater ce qu’ils estiment être un délit, et ont déconseillé l’ouverture de l’exposition en l’état.

L’alternative était de l’interdire aux moins de 18 ans. “Ce qui ne résout rien, au contraire, cela en fait un aimant pour pédophiles”, avait réagi la responsable d’une association de protection de l’enfance, Michele Elliott, dans le Daily Telegraph. Les responsables de la Tate ont donc censuré l’oeuvre de Prince. Ils ont même interdit à la vente le catalogue, qui contient l’image ; une perte estimée par la Tate à 320 000 livres (348 000 €).

La photo de Brooke Shields à 10 ans figurait pourtant dans une salle fermée, interdite au moins de 18 ans, accessible après moult avertissements. Le paradoxe est qu’elle contient des oeuvres pour le coup strictement pornographiques, notamment une photo signée Jeff Koons qui le montre faisant l’amour avec la Cicciolina, ancienne star italienne du porno. Cette section interdite au moins de 18 ans vise à témoigner, comme toute l’exposition, de l’état de “l’art dans un monde de consommation” (”Art in a material world”).

Richard Prince a intitulé son oeuvre sur Brooke Shields à 10 ans Spiritual America. Mais il n’est pas l’auteur de la photo originelle. Ce dernier s’appelle Garry Gross. Alors connu à New York comme photographe publicitaire, Gross a réalisé en 1975 le portrait de Brooke Shields à la demande de la mère de la fillette. Cette dernière était mannequin chez Ford et sera, trois ans plus tard, la vedette du film sulfureux La Petite, de Louis Malle.

Dans les années 1980, Gross a gagné trois procès aux Etats-Unis contre Brooke Shields qui voulait lui interdire de commercialiser sa photo. Lors du troisième procès, rappelle Gross, 71 ans, le juge avait dit que l’image n’était “pas sexuellement suggestive, provocatrice ou pornographique”, qualifiant même la pose d’”innocente”.

Richard Prince a obtenu auprès de Gross, en 1992, le droit de tirer dix oeuvres de sa photo. Il a agrandi le format, opté pour des couleurs plus chaudes, et a donné un nouveau titre, Spiritual America IV. Cette oeuvre, avant d’être censurée à Londres, a été exposée dans le monde entier, sans faire de vagues. Un exemplaire s’est vendu 151 000 dollars chez Christie’s, en 1999. A la Foire de Bâle, il y a quatre ans, elle était mise en vente 1 million de dollars. Quant à la version de départ, celle de Gross, elle a été montrée à la Bibliothèque nationale de France, à Paris, en mars.

Descente de police

Mais le climat a changé. Depuis le 12 octobre, une loi britannique oblige tous ceux qui s’occupent d’enfants “de manière fréquente” ou “intensive” à s’inscrire auprès de l’Independent Safeguard Authority, qui vérifiera qu’ils ne sont pas suspectés de pédophilie ou de violence ; 11,3 millions de personnes sont concernées, de l’enseignant à l’infirmière. Il faut désormais ajouter les responsables de musées.

En France, l’affaire Roman Polanski, arrêté à Zurich trois jours avant l’ouverture de l’exposition de Londres, et celle de Frédéric Mitterrand, et sa “mauvaise vie” en Thaïlande, ont échauffé les esprits. Et l’on attend la date de l’audience du procès des trois responsables de l’exposition “Présumés innocents”, présentée à Bordeaux en 2000, accusés de “diffusion d’image de mineur à caractère pornographique”.

Ce nouveau climat pèse sur la Foire internationale d’art contemporain de Paris (FIAC), qui ouvre au public le 22 octobre. L’an dernier, une descente de police avait provoqué la saisie de photos présumées zoophiles du russe Oleg Kulik. Cette année, Martin Bethenod, directeur de la FIAC, a un temps envisagé d’interdire l’accès du Grand Palais aux mineurs. Il a finalement choisi de poster, aux frais de la FIAC, un garde devant chaque stand litigieux, qui sera chargé de vérifier l’âge des amateurs désireux d’entrer.
Harry Bellet (envoyé spécial à Londres) et Michel Guerrin

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Nova mostra da Tate Modern em Londres reflete sobre os artistas que se integraram na cultura de massas e no comércio

“A melhor arte é o bom negócio” disse Andy Warhol. A nova exposição da Tate Modern de Londres, que fica em cartaz de 1º de outubro de 2009 a 17 de janeiro de 2010, parte dessa premissa para reunir artistas que, a partir dos anos 80, não tiveram medo de unir comércio e mídia de massa para construir suas próprias “marcas”. A mostra Pop Life: Art in a Material World inclui Takashi Murakami, Keith Haring, Damien Hirst, Jeff Koons, Andy Warhol entre outros.

A lição mais radical de Andy Warhol reflete-se no trabalho de artistas subseqüentes que, ao invés de simplesmente representar ou comentar a cultura de massas, infiltraram-se na máquina de auto-promoção e no mercado. Energizando o poder da cultura das celebridades, expandindo seu espectro além do mundo das artes e entrando no mundo do comércio, esses artistas exploram canais que atraem público dentro e fora das galerias. A intersecção entre comércio e cultura é tradicionalmente vista como uma traição dos valores associados à arte moderna. Pop Life: Art in a Material World defende a idéia de que avançar este limite é fazer parte do mundo atual, aceitando suas condições.

No início da exposição há um foco no trabalho do final da carreira de Andy Warhol, examinando suas iniciativas como apresentador de TV, paparazzo e editor de revista. Estão ali trabalhos da controversa série Retrospectives onde ele reprisou seus retratos de ícones Pop dos anos 60, de uma maneira cínica.
Keith Haring tem reconstruída sua loja em N.York, a Pop Shop e ali na própria sala do Tate se podem comprar produtos de Haring. Inaugurada em 1986 na Lafayette Street, em Manhattan, a Pop Shop vendia produtos com as icônicas estampas de grafitti de Keith Haring, como camisetas, brinquedos e canecas.

Já a escultura Made In Heaven de Jeff Koons, apresentada primeiramente na Bienal de Veneza de 1990, imortalizou o casamento de Koons com a estrela pornô italiana Cicciolina. Takashi Murakami mostra um trabalho completamente inédito, uma instalação com vídeo e participação da atriz americana Kristen Dunst.

Uma sala dedicada aos novos artistas britânicos também faz parte da mostra Pop Life da Tate. Entre os artistas incluídos na exibição estão Tracey Emin e Sarah Lucas, que recriaram para a mostra sua loja de arte efêmera que, no começo dos anos 90, vendeu até mesmo cinza de cigarro. Na Tate Modern vai acontecer também uma reprise da performance Unfair, de Damien Hirst, mostrada pela primeira vez na feira de arte de Colônia, em 1992. Na performance gêmeos idênticos sentam-se no meio de duas pinturas do artista. O museu Tate Modern está pedindo que gêmeos participem da performance.

Antes mesmo da sua abertura a mostra Pop Life: Art in a Material World já está causando comoção. A Scotland Yard e a polícia de Londres pediram que fosse retirada uma obra da mostra. A obra em questão é de Richard Prince e contém um retrato de Brooke Shields, de Gary Gross, aos 10 anos, nua e toda maquiada.

Veja abaixo fotos de obras que estão em exposição na mostra Pop Life: Art in a Material World e, mais abaixo, uma matéria da agência espanhola EFE:

21/10/2009 - 17:34h MASP exibe fotos inéditas do escultor Rodin

Images&Visions

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Foto de autor desconhecido feita no ateliê do escultor Auguste Rodin durante seu processo criativo.


Uma mostra com fotografias inéditas de um dos principais artistas franceses, o escultor Auguste Rodin, chega ao MASP dia 28 de outubro após bater o recorde de visitação da Casa Fiat de Cultura, em Belo Horizonte. A exposição “Rodin: do ateliê ao museu – Fotografias e Esculturas”, reúne 193 fotografias e 22 esculturas, algumas delas debutando fora da terra natal de Rodin (1840-1917). Com curadoria de Hélène Pinet, responsável pelo setor de Fotografia do Museu Rodin, e Dominique Viéville, diretor da instituição, a mostra faz parte das ações comemorativas do MASP ao Ano da França no Brasil. A mostra traz imagens registradas por diferentes fotógrafos (alguns profissionais hoje esquecidos, outros jovens que se iniciavam na profissão, alguns amadores e outros, ainda, ligados à edição) contratados pelo próprio artista, entre 1880 e 1910. As cenas trazem ao público o processo criativo de Rodin em seu ateliê, em Paris, e revelam sua fascinação pela fotografia, arte que nascera apenas um ano antes dele. As fotos também foram utilizadas para divulgação na imprensa, o que parece remeter a um desejo do artista de direcionar o olhar dos espectadores sobre sua obra, numa tentativa de destacar o que considerava mais importante a ser apreciado. Segundo a curadora Hélène Pinet, as fotografias estão organizadas de forma cronológica, com o objetivo de valorizar o trabalho dos diferentes fotógrafos que produziram para Rodin. “É a diversidade dos pontos de vista destes fotógrafos que a exposição busca ressaltar, além da versatilidade com a qual o escultor utilizou este suporte a partir de 1880, momento em que começou a adquirir reconhecimento”, explica. Em diálogo com as fotografias, 22 esculturas, duas delas de proporções monumentais, formam o acervo. Exposição “Rodin: do ateliê ao museu – Fotografias e Esculturas”. De 28 de outubro a 13 de dezembro. MASP – Museu de Arte de São Paulo Assis Chateaubriand. Av. Paulista, 1578. De terças-feiras a domingos e feriados, das 11h às 18h. Às quintas-feiras, das 11h às 20h. Fone: (11) 3251-5644.

19/10/2009 - 17:53h ”Pintamos como um único artista”

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ENCONTROS com o ESTADÃO: Às vésperas de inaugurar mostra na Faap, a dupla os gemeos conta como funciona a arte de juntar dois talentos em um só

Sona Racy – O Estado SP

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Eles já foram idênticos. Hoje, Gustavo e Otávio Pandolfo estão com visual diferente e não são mais chamados de grafieteiros. Otávio, de cabeça raspada, e Gustavo, com barba e cabelo compridos, formam a consagrada dupla de artistas plásticos osgemeos. Foi exatamente desta forma, com as duas palavras juntas em minúsculo, que eles se autobatizaram desde pequenos, quando já pintavam as paredes e muros da casa onde moravam no bairro do Cambuci, em São Paulo.

Embora muita coisa tenha mudado de lá para cá, o processo de criação da dupla é o mesmo. “Criamos juntos e executamos juntos, como se fôssemos a mesma pessoa. Nada de um questionar o que o outro faz”, conta Gustavo. Conflito é coisa impénsável para a dupla: “Eu sou a terapia dele e ele, a minha”, brinca Otávio. No caminho inverso da maior parte dos artistas, a primeira galeria a representá-los era de fora do Brasil – a Deitch Projects, de Nova York. Dentro do País, os dois mantêm exclusividade com a Fortes Vilaça.

Vai longe o tempo dos meninos que sonhavam em ser bombeiros e que precisavam sair à noite para pintar os muros da cidade. Hoje eles são convidados para expor em museus do mundo todo – ano passado fizeram um painel gigante na Tate Modern, de Londres. No momento, estão totalmente envolvidos com a exposição Vertigem, que abre sábado na Faap. Nela há um painel com mosaicos de 38 metros feito especialmente para a mostra – além de esculturas inéditas. E foi no meio desta montagem de 60 obras, que envolveu ajuda de mais de 10 profissionais, que a dupla conversou com a coluna.

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Como foi para vocês a transição da rua, de uma arte urbana, para dentro das galerias?
Gustavo: Foi muito natural. Não percebemos o que estava acontecendo. É claro que já existia uma vontade ocupar um espaço fechado, de criar um ambiente tridimensional. Porque na rua não podíamos fazer isso. Porque lá está tudo pronto. Já no ambiente fechado podemos colocar uma escultura, mexer com som, luz. Além de lidarmos com todos os sentidos. E o mais bacana de tudo isso foi que aconteceu sem pretensão. Não tínhamos a noção dessa grandeza.

Então vocês já tinham vontade de fazer esculturas?
Gustavo: Sim. A gente não trabalhava nessa direção ainda, mas já queríamos fazer. Construir. Quando fomos para galerias, isso se tornou possível. É incrível. As pessoas mexem na obra, entram no teu universo. Isso é o mais legal. Transformar. Para nós, fazer uma mostra não é simplesmente colocar uma tela em um espaço expositivo. Não conseguimos fazer isso. Mexemos no espaço inteiro.

Vocês podem dar um exemplo? Otávio: Nunca deixamos uma parede em branco. G: Fizemos um trabalho no CCBB do Rio, onde não havia mosaicos – no estilo em que estamos realizando nessa mostra da Faap. Eram só telas, mas pintamos a parede de rosa. Nunca conseguimos deixar algo só branco.

E como começaram a se envolver com a cultura do grafiti? G: Começamos nos inserindo na cultura hip-hop. Íamos para o Largo São Bento dançar break, por exemplo. Passávamos o tempo na rua. Porque o Cambuci é um bairro assim, em que as pessoas ficam na porta de casa batendo papo, as crianças jogando bola na rua.

Como era o relacionamento na rua, difícil? O: O relacionamento a era bom. O difícil foi, durante uma fase, a bandeira do grafite. Mostrar que essa manifestação é uma coisa legal para a cidade, que deveria ser feita de dia e não somente à noite.

Mas vocês ainda saem à rua para grafitar, ou os trabalhos de rua são na maioria das vezes encomenda?
O: Saímos para pintar na rua, às vezes, mas só por diversão.

O sucesso de vocês começou antes da Street Art entrar na moda. Vocês tiveram um padrinho que ajudou no começo da carreira? O: Acho que não. Foi fruto da nossa insistência em querer pintar sempre. Não pensávamos em viver de arte e ganhar dinheiro com isso, no começo.

Já trabalharam em outras coisas? G: Sim. Em funilaria, banco, em fábrica de picles, locadora. Trabalhávamos para ajudar em casa porque nossos pais eram separados e tínhamos que ajudar a nossa mãe.

E como é pintar a quatro mãos? O: Quando pintamos é como se fossemos uma pessoa. É tudo junto. Sempre foi e será assim.

Mas vocês não brigam?
O: Nunca. A gente não tem conflitos pintando. Um complementa o outro.

Vocês fazem terapia?
O: Eu sou a terapia dele e ele, a minha.

Mesmo com sucesso e sendo reconhecidos vocês conseguem manter a autonomia do trabalho que fazem?
G: Temos a total liberdade. Foi algo que conquistamos devagar. Hoje, se alguém quiser nosso trabalho é isso aí (aponta para as obras) que tem para comprar. Não foi fácil conquistar essa autonomia, especialmente no Brasil.

E vocês vendem tudo que produzem? Em quantos museus já têm obras? G:Não vendemos tudo. Fazemos acervo próprio. Mas em NY nossa galeria vende muito. O último que fizemos foi umtrabalho um grande para o Museu Nacional de Tokyo.

Qual é o melhor mercado para arte? G: O americano. Mas o do Brasil é bom também. Aqui tem muita gente que acompanha o nosso trabalho desde sempre e há muitos colecionadores.

E a crítica? Incomoda? G: Nós é que somos nossos críticos de arte. Não ligamos para o que escrevem da gente, mas para o que cada um de nós fala sobre o trabalho.

E a pichação? O: Não falamos de pichação porque é outro mundo. Não discriminamos porque faz parte da cidade, mas não falamos disso porque não tem nada a ver com o que fazemos.

E o que vocês discriminam? G: Sinceramente? Nada. O: Quem destrói a Amazônia, ou que está aí poluindo os rios.

E o spray de grafite não é nocivo para a camada de ozônio? O: Não tem mais CFC no spray que usamos. É especial para grafite.

Como nascem as criações? G: Não nascem, já existem. Só colocamos para fora. É como se fosse um filme que está na cabeça, ao qual foi dado um “pause”. As pinturas já existem lá dentro e estão em movimento. O: Nascem outras coisas, o trabalho, o relacionamento.

Quais são os projetos futuros? G: Temos um trabalho com o Plasticiens Volants, grupo francês que mescla teatro e arte cênica, num esquema ligado ao Ano da França no Brasil, para o fim do ano. Depois, vamos participar da Art Basel Miami. Além disso, temos exposições programadas em outras cidades como Milão, e também em Portugal.

DORIS BICUDO e MARILIA NEUSTEIN

16/10/2009 - 15:59h Rio recebe mais de 300 obras de Chagall

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O museu Nacional de Belas Artes, no Rio de Janeiro, receberá mais de 300 obras de Marc Chagall, entre pinturas, guaches e gravuras. A exposição ocorrerá de hoje até o dia 6 de dezembro. Entre os trabalhos apresentados estão Les Âmes Mortes (As Almas Mortas) e La Bible (A Bíblia). A mostra O Mundo Mágico de Marc Chagall também contará com uma parte que contextualiza as relações do artista com o Brasil e sua influência na arte brasileira. Neste núcleo foram selecionadas 25 obras de artistas brasileiros que fazem referência ou tiveram influência da obra de Marc Chagall. (Av. Rio Branco, 199, tel. (21) 2240-0068.). Fonte O Estado SP.

Ver no blog

Chagall

Chagall

06/10/2009 - 17:00h Burtynsky: Oil

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Edward Burtynsky,
Alberta Oil Sands #6, Fort McMurray, Alberta, 2007
© Edward Burtynsky, cortesia Nicholas Metivier Gallery, Canadá


Ao longo das últimas duas décadas, o fotógrafo canadiano Edward Burtynsky tem-nos mostrado alguns exemplos das enormes transformações que os mais de dois séculos de industrialização provocaram e continuam a provocar neste globo em que vivemos. Em 2003, depois de muitos anos a fotografar com os pés assentes na terra, Burtynsky, que trabalhou na indústria pesada e em minas de ouro no Canadá antes de se dedicar tempo inteiro à fotografia, começou a alugar helicópteros para captar perspectivas que fugissem aos limites físicos da sua posição e lhe dessem novas linguagens visuais para moldar o seu trabalho. Quando tiradas do ar, as imagens de Burtynsky ganham vastidão e horizontes mais longínquos, mas nunca a uma escala em que se deixa de ter a mínima percepção do que se está a ver – o fotógrafo esteve longe, mas não demasiado longe. Apenas longe o suficiente para nos dar um dos aspectos que mais lhe parece interessar – o contexto. O contexto terrivelmente belo dos golpes que não temos parado de dar à natureza.

Em Oil, a nova exposição que pode ser vista em três galerias, duas americanas e uma canadiana (Nicholas Metivier Gallery, Hasted Hunt Kraeutler, Adamson Gallery), Edward Burtynsky reúne um conjunto de imagens captadas durante a última década relativas ao tema do petróleo, onde aparecem refinarias, parques industriais de carros, auto-estradas e poços. São também mostradas novas imagens de transportes, dos campos de Alberta e dos campos abandonados do Azerbeijão. A exposição é itinerante e, para já, na Europa poderá ser vista a partir de Dezembro na Torch Gallery de Amesterdão. A editora Steidl acaba de publicar o livro Burtynsky: Oil com ensaios de Paul Roth, Michael Mitchell, e William E. Rees.

() When the world takes on a surreal, dream-like apperence I stop, and I am compelled to make pictures in those moments. Using the helicopter as a tool, a lofty tripod, I found the strange, dizzying perspective on the landscape provided the new element I was after. The rare bird`s-eye vantage point provides for a view that incorporates the grand scale of what human intervention on our planet quite literally looks like with my desire to transcend that reality and create a work of art.

Edward Burtynsky

Burtynsky

01/10/2009 - 17:20h Walker Evans no MASP

Images&Visions

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© Foto de Walker Evans. Nova York, 1931.

O Museu de Arte de São Paulo apresenta ao público “Walker Evans”, exposição que cobre os 50 anos de carreira de um dos maiores nomes da fotografia mundial. Composta pela principal coleção do grande retratista da América do Século XX, em sua maioria em preto e branco. Mais de 120 imagens detalham a perspectiva de Walker Evans sobre a sociedade americana dos anos 20 ao início da década de 70. Séries sobre a Grande Depressão, o cotidiano de Nova York e imagens de Havana sob o comando do ditador Machado, são alguns dos destaques na mostra em cartaz de 1º de outubro a 10 de janeiro, no 2º andar. O norte-americano Walker Evans, que originalmente queria ser escritor, descobriu a sua paixão pela fotografia durante os anos 20. Em imagens da modernidade das cidades registradas com uma câmera Leica, em 1928, Evans fotografou os arranha-céus de Nova York, demonstrando ousadia com ângulos inéditos para a época. A exposição traz também imagens de maio de 1933, quando Evans esteve em Havana, na época sob comando do ditador Geraldo Machado, e registra uma série de fotografias para ilustrar o livro “O Crime de Cuba”, de Carleton Beals. A foto Família cubana indigente, que exibe uma mãe sem-teto com três filhos vestidos e roupas esfarrapadas é típica de seu trabalho nesse momento. Dois anos depois o fotógrafo entra na Farm Security Administration, organismo federal criado pelo governo Roosevelt para divulgar a política do New Deal. Em 1936, em plena Grande Depressão, o escritor James Agee foi enviado pela revista Fortune ao Alabama para relatar a vida de agricultores do algodão e Agee convidou Walker Evans para acompanhá-lo. O resultado não foi aceito pela revista, mas foi publicado em livro com sucesso em 1941 sob o título “Let us Now Praise Famous Men”. Este trabalho é considerado expoente máximo da fotografia documental, como poética do cotidiano; foi tema da primeira exposição de fotografia realizada pelo Museum of Modern Art de Nova York – MOMA – e é um dos destaques da mostra do MASP. Num acompanhamento cronológico de sua carreira, a mostra chega ao período em que Evans trabalhou como fotógrafo e redator na revista Times, além de todo o projeto desenvolvido na revista americana Fortune, entre os anos de 1945 a 1966. Numa seção final de seu trabalho, da década de 50 ao ano de 1975, data de sua morte, Evans usa fotos coloridas para transmitir sua percepção da realidade, inovadora ao ponto de revolucionar história da fotografia mundial. Sua obra estava à época longe do que se considerava fotografia de arte, marcada pelo caminho equivocado do sentimento e da beleza evidentes. Com Evans, pela primeira vez a fotografia podia ter a mesma aparência de qualquer outra fotografia e mostrar qualquer coisa, de sapatos velhos a um passageiro no metrô. Sua arte dependia apenas da clareza, da inteligência e da originalidade de sua percepção como fotógrafo. Exposição “Walker Evans”. MASP – Museu de Arte de São Paulo Assis Chateaubriand. Av. Paulista, 1578. Fone: (11) 3251 5644. Vernissage: 30 de setembro, 19h. Exposição: 01 outubro a 10 de janeiro de 2010. Horários: De terças-feiras a domingos e feriados, das 11h às 18h. Às quintas-feiras, das 11h às 20h. Ingressos: Inteira: R$ 15,00. Estudantes: R$ 7,00. Gratuito até 10 anos e acima de 60 anos. Às terças-feiras a entrada é gratuita para todos. Classificação etária: Livre.
Fonte: Eduardo Cosomano – Comunique Assessoria de Comunicação
Veja mais fotos de Walker Evans Aqui

24/09/2009 - 18:38h Amantes da fotografia se encontram no 5º Paraty em Foco

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© Foto de Claudia Jaguaribe. O workshop da fotógrafa é um dos destaques do 5º Paraty em Foco.

Images&Visions

De hoje até domingo acontece a 5º edição do Paraty em Foco – Festival Internacional de Fotografia Fnac. A programação deste ano apresenta um panorama das revoluções e renovações pelas quais passa a fotografia contemporânea. A cidade de Paraty é palco de relevantes discussões e apresentações, além de receber uma enorme gama de jovens e consagrados talentos da cena fotográfica brasileira e mundial. O evento inclui workshops, entrevistas, projeções e exposições de artistas que representam de forma significativa as tendências da arte no momento. Além disso, ações sociais, leilões, encontro de blogueiros e noites de festa contribuem para ampliar o público apreciador da fotografia e aproximar ainda mais os participantes do Festival. Outro destaque da programação são as noites de projeção, destacando sempre algum tópico especial da fotografia, como a noite da fotografia Pernambucana. O Images&Visions é um dos blogs convidados para participar do 1º Encontro da Blogosfera Fotográfica que vai ocorrer durante o evento. Leia mais Aqui

16/09/2009 - 18:46h “Bressonianas”

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© Foto de Marcelo Buainain. Crianças na praia de Puri. Estado de Orissa, Índia.

Paralelamente à exposição de Henri Cartier-Bresson, outra mostra estará sendo exibida à partir de 17 de setembro no SESC Pinheiros, em São Paulo. Sob a curadoria de Eder Chiodetto, a exposição “Bressonianas” é composta pela seleção de 42 imagens de sete fotógrafos brasileiros que têm em suas obras a influência de Bresson, entre eles: Cristiano Mascaro, Flavio Damm, Carlos Moreira, Orlando Azevedo, Juan Esteves, Marcelo Buainain e Tuca Vieira. “A paixão pelo prosaico e pela fugacidade da vida são marcas profundas da obra bressoniana. Sua investigação não buscava a obtenção de fotografias grandiosas, mas sim, a descoberta da beleza e da delicadeza dos pequenos gestos cotidianos, reveladores da face humana”, define o curador da mostra Eder Chiodetto, que partiu desta premissa para conceber Bressonianas, que ocupará o espaço expositivo do 3º andar. Bressonianas. SESC Pinheiros, de 17/09 a 20/12. Terça a sexta, das 10h30 às 21h30; sábados, domingos e feriados, das 10h30 às 18h30. Uma extensão desta mostra paralela estará exposta na galeria externa do SESC Santana. Fonte Images&Visions

15/09/2009 - 14:41h Mostra extensa sintetiza produção de Cartier-Bresson

MARIO GIOIA da Folha de S.Paulo

São Paulo recebe amanhã a mais abrangente exposição de Henri Cartier-Bresson (1908-2004), talvez o principal nome da fotografia no século 20, cuja obra se celebrizou pelo conceito do “momento decisivo”.

Com 133 imagens, feitas entre 1926 e 1974 e que sintetizam a produção do fotógrafo francês, o Sesc Pinheiros também organiza dois debates, na sexta e no sábado, que devem questionar o “momento decisivo” como eixo da obra bressoniana.

 

Henri Cartier-Bresson/Reprodução
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O filósofo Albert Camus retratado pelas lentes de Henri Cartier-Bresson

 

“Nos EUA, em 1952, um livro sobre a sua obra teve como título “O Momento Decisivo”, e essa ideia se cristalizou quando se fala de Bresson, nem sempre de modo exato”, afirma Eder Chiodetto, 44, organizador da mostra e da exposição paralela “Bressonianas”, que reúne trabalhos de sete brasileiros, como Cristiano Mascaro.

“Em correspondência com editores, Bresson fala de uma imagem furtiva dentro da sua obra. Isso se aproxima mais da leitura da exposição, que vai ao encontro de um olhar humanista e da busca de uma poética cotidiana”, afirma Chiodetto.

A montagem de “Henri Cartier-Bresson – Fotógrafo” traz imagens anteriores à criação da agência Magnum por Bresson e outros quatro fotógrafos, em 1947, registros nos quais o estilo do francês já aparece.

Também são exibidas imagens de Bresson durante diversos conflitos, em especial a Segunda Guerra Mundial -ele serviu no Exército francês, foi prisioneiro e lutou na Resistência. Há também um segmento para os retratos.

Contra a modernização

Para a francesa Emmanuelle Denavit-Feller, 33, diretora do departamento cultural da Magnum, são poucos os herdeiros, de fato, do olhar bressoniano.

Ela cita o italiano Ferdinando Scianna e o francês Guy Le Querrec, ambos da agência, como renovadores da obra de Cartier-Bresson.

“Muitos se dizem continuadores da tradição dele, mas a maioria apenas banaliza o que é entendido como momento decisivo”, avalia ela.

Cartier-Bresson, em 1994, votou contra a entrada do britânico Martin Parr, que sinalizaria a modernização da famosa agência. Foi voto vencido e, depois, se dedicou mais aos desenhos e pinturas. “Hoje a agência tem uma grande pluralidade, privilegiando uma política de autoria”, diz a francesa.

HENRI CARTIER-BRESSON – FOTÓGRAFO
Quando: abertura amanhã, às 20h (convidados); de ter. a sex., das 10h30 às 21h30, e sáb., dom. e feriados, das 10h30 às 19h30; até 20/12
Onde: Sesc Pinheiros (r. Paes Leme, 195, SP, tel. 0/xx/11/3095-9400);
classificação: livre
Quanto: entrada franca
Debates: sex., 18/9, às 20h, com Jean-Luc Monterosso e Helouise Costa; sáb., 19/9, às 18h, com Gabriel Bauret e Maurício Lissovsky

04/09/2009 - 18:02h Exposição Max Ernst em Paris

Les collages surréalistes de Max Ernst au Musée d’Orsay

04/09/2009 - 16:39h Sean Lennon e namorada recriam foto famosa de John e Yoko

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O Globo

RIO – O músico Sean Lennon, filho de John Lennon e Yoko Ono, e a namorada, a modelo Kemp Muhl, de 22 anos, recriaram a emblemática foto dos pais do músico tirada por Annie Leibovitz para a capa da “Rolling Stone” americana publicada em janeiro de 1981. O ensaio original foi fotografado apenas cinco horas antes de o ex-Beatle ser assassinado por Mark Chapman, em 8 de dezembro de 1980.

Quem assina a homenagem é o cultuado fotógrafo americano Terry Richardson. A foto, que mostra Sean no lugar de mãe e a namorada nua, como posou John Lennon, será publicada na próxima edição da revista “Purple”.

01/09/2009 - 18:36h Elliott Erwitt é um dos destaques da terceira edição da SP-Arte/Foto e Olhar São Paulo, duas exposições de relieve

Blog Images&Visions

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© Foto de Elliott Erwitt. Dog Legs. New York City, 1974.

 

De 10 a 13 de setembro de 2009, o 9º andar do Shopping Iguatemi sediará a terceira edição da SP-Arte/Foto, que reúne 17 excepcionais galerias de arte e mais de 100 artistas, entre jovens talentos e nomes consagrados no circuito nacional e internacional. O conjunto das obras das galerias participantes permitirá uma visão magnífica e ampla da produção moderna e contemporânea do Brasil e do mundo representada pelos artistas: Miguel Rio Branco, Mario Cravo Neto, Caio Reisewitz, Rochelle Costi, Albano Afonso, Márcia Xavier, J.R.Duran, Claudia Jaguaribe, Cristiano Mascaro, Daniel Senise, Brigida Baltar, Cao Guimaraes e Luiz Braga, artista escolhido para representar o Brasil na Bienal de Veneza de 2009, e presenças internacionais como Neil Hammon (artista selecionado na última Bienal de Veneza), Richard Galpin, Thomas Hoepker, Martin Parr, Elliott Erwitt, Nicola Constantino e Michael Wesely, entre muitos outros. O evento é gratuito e acontece no 9º andar do Shopping Iguatemi, com acesso pelos elevadores centrais do Shopping. Um dos destaques é a presença do célebre fotógrafo Elliott Erwitt, que acabou de completar 81 anos. Filho de imigrantes russos, ele se mudou com os pais para os EUA quando tinha 10 anos e registrou inesquecíveis imagens, como a foto dos pés de uma mulher ao lado de um chihuahua.

 

 

 

A cidade de São Paulo vista sob diferentes olhares

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© Foto de Filipe Araújo. Foto que compõe a mostra “Olhar São Paulo”.

A cidade vista sob diferentes olhares resgatando a história, os costumes e seus universos paralelos; esta é a proposta da exposição fotográfica “Olhar São Paulo”. Entre locais desconhecidos e cartões postais, a mostra pretende revelar panoramas e detalhes da maior cidade do país que passam despercebidos. A Mostra organizada pela ARFOC-SP com o patrocínio da Bourbon Convention Ibirapuera, entra em cartaz dia 02 de setembro, em comemoração ao dia do Repórter Fotográfico. Ao todo serão expostas 40 fotografias de 35 fotojornalistas do Estado de São Paulo. A seleção foi feita por membros da Comissão Organizadora, que recebeu cerca de 138 imagens de 51 profissionais. Exposição Olhar São Paulo, Abertura: 02 de setembro de 2009, às 19:30h. Bourbon Convention Ibirapuera. Avenida Ibirapuera, 2.927 – Moema – São Paulo. Exposição: de 02/09/2009 a 10/12/2009.
Participam da mostra:
Alexandre Tokitaka, Alf Ribeiro, Apu Gomes, Claudio Capucho, Danilo Verpa, David Santos Junior, Diego Padgurschi, Edilson Dantas, Ernesto Rodrigues, Evelson de Freitas, Fernando Donasci, Filipe Araujo, Gaspar Nobrega, Gerardo Lazzari, Guilherme Lara Campos, Hélvio Romero, JF Diorio, Jose Cordeiro, Jose Luis da Conceição, Leonardo Soares, Marcos Alves, Mario Lucio Sapucahy, Marlene Bergamo, Moacyr Lopes Jr, Patricia Stavis, Paulo Whitaker, Raquel Toth, Robson Ventura, Rodrigo Paiva, Rubens Chiri, Thiago Bernardes, Tiago Queiroz, Toninho Cury, Valéria Gonçalvez e Zanone Fraissat.

28/08/2009 - 09:58h Kassab gastará R$ 5 milhões para expor projetos

Folha de S. Paulo – Agora

A Prefeitura de São Paulo vai gastar cerca de R$ 5 milhões para expor projetos urbanos, principalmente o Cidade Limpa, na Expo 2010, que será realizada em Xangai, na China. O prefeito Gilberto Kassab (DEM) apresentou ontem o projeto de participação da cidade no evento.

Ele disse que a ideia é que o custo –parcial ou total– da empreitada seja bancado pela iniciativa privada. Mas afirmou que já reservou dinheiro do Orçamento para o projeto, para o caso de não conseguir parceiros interessados.

A Expo 2010 será de maio a outubro do ano que vem. O prefeito também confirmou a intenção de lançar a candidatura de São Paulo para ser sede da Expo 2020. A World Expo –ou exposição mundial– é o terceiro maior evento do mundo em movimento de negócios –perdendo apenas para a Copa do Mundo e para as Olimpíadas.

A cidade de Xangai espera receber cerca de 70 milhões de turistas para a exposição. São Paulo terá um espaço de 400 m² no pavilhão dedicado a boas práticas urbanas.

25/08/2009 - 20:46h Ao feminino

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Dora Maar, Portrait d’une femme, Paris, c. 1935

Mulheres a olhar para mulheres
(P2, 21.08.2008)

Bem vistas as coisas, discutir o sexo da fotografia é mais ou menos como discutir o sexo dos anjos. De exclusivamente feminino só mesmo o género da palavra, porque, enquanto processo
técnico, o suporte fotográfico é insensível ao sexo de quem regista ou de quem cria. À partida, a fotografia apresenta-se como campo neutro, pronta para ser manipulada, disponível para ser
consequência de variáveis como o gosto, a sensibilidade, a formação e também… o género.

Para abrir o ensaio do catálogo que acompanha a exposição Au féminin, Women Photographing women 1849-2009 (Centro Cultural Calouste Gulbenkian, Paris, até29 de Setembro), o comissário Jorge Calado escolheu uma citação da fotógrafa americana Imogen Cunningham (1883-1976) que clarifica, à partida, a fronteira entre estes dois momentos: “A fotografia
não tem sexo”, no sentido em que, na sua génese, ela está apenas ao serviço da luz, como uma folha em branco. Apesar da sua neutralidade de género, a fotografia (ou produção fotográfica que se tornou mais visível) esteve durante muito tempo nas mãos de homens. Não que as mulheres estivessem ausentes do universo da fotografia. Muito pelo contrário, elas sempre fizeram parte dela, não só como tema e sujeito, mas também como criadoras, comissárias e teóricas (como Susan Sontag e Gisèle Freund, que assinaram alguns dos mais importantes ensaios do século passado).

O certo é que a sociedade machista em que se moveu a imagem fotográfica ao longo dos últimos dois séculos fez com que apenas nas últimas duas ou três décadas se considerasse criticamente o contributo das mulheres para a fotografia. Com Au fémininJorge Calado pretende contribuir para o “equilíbrio de géneros, numa arte geralmente limitada ao masculino”.

Nas palavras do comissário, é a primeira vez que se concebe uma exposição em que a mulher é ao mesmo tempo objecto e sujeito, autor e tema em sentido lato (não confinada à nudez ou ao retrato). Através de um total de 140 imagens de mais de 100 autoras, Calado tenta mostrar “a diversidade da condição feminina em toda a sua riqueza e subtileza”.

Há imagens de várias fotógrafas portuguesas, entre trabalhos que vão desde 1849 até aos nossos dias. Julia Margaret Cameron, Lee Miller, Dorothea Lange, Diane Arbus e Sarah Moon são só alguns exemplos da constelação de autoras fundamentais. Uma amostra do trabalho fotográfico sobre a condição feminina no Portugal dos anos 40 de Maria Lamas (1893-1983) é uma das escolhas mais notadas e surpreendentes, já que é a primeira vez que se apresenta este lado da sua obra contextualizado numa grande exposição.

Fonte Arte Photographica

23/08/2009 - 15:23h matissismo, no cáderno + Mais da Folha

A alegria de viver

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O HISTORIADOR JORGE COLI INSERE A OBRA DE HENRI MATISSE, QUE GANHA EXPOSIÇÃO NO BRASIL NO INÍCIO DE SETEMBRO, NA TRADIÇÃO DOS “ARTISTAS DA DECORAÇÃO”, DA QUAL FAZEM PARTE VAN GOGH E GAUGUIN -E QUE INFLUENCIA TAMBÉM O CINEASTA WONG KAR-WAI

Dmitri Kessel/Time Life Pictures/Getty Images
O pintor francês Henri Matisse (1869-1954) desenha modelo, em 1950

JORGE COLI
COLUNISTA DA FOLHA

Uma tela de Matisse oferece sempre a impressão de que as angústias, os desesperos, as pulsões afetivas são sentimentos de mau gosto e devem ser excluídos. Matisse é o antirromântico, o antiexpressionista e também o anti-intelectual, o antiteórico.
Pintor da felicidade plena, que é aristocrática, na sua maneira de ignorar, desdenhosa, toda e qualquer miséria, incluindo nelas as do próprio artista. Pintor da luz sem sombra.
No início de sua carreira, ligou-se a um grupo, do qual ele teria sido mesmo o instigador: os “fauve”, as feras, que reunia artistas muito diversos, sem doutrina nem unidade estilística, mas que faziam explodir cores por meio de traços vívidos, habitados por acordes ao mesmo tempo selvagens e requintados.
Depois do episódio “fauve”, Matisse prosseguiu seu caminho bastante indiferente aos movimentos de vanguarda que surgiam. É possível aqui e ali encontrar, em suas telas, leves ecos de um ou outro contemporâneo, mas eles são insignificantes.
Talvez seja superficial querer ordenar sua produção em “fases”. Sem dúvida essa organização permite classificar as obras em períodos e segundo algumas características comuns. É importante, porém, que essas divisões não escondam a unidade evidente que preside a todo o conjunto, unidade infinitamente mais poderosa do que as diferenças, bem secundárias: Matisse não é Picasso.
As preocupações, tanto teóricas quanto históricas, sempre convocadas para se compreenderem as artes do século 20 não servem para ele: nem a abstração, nem as forças do imaginário surrealista, nem o gesto voluntariamente crítico, nem a desconstrução como objetivo, nada disso permite de fato apreender esse artista que dizia, com falsa candura, que seu único desejo era agradar.

Palavra-chave
Um caminho, não muito usual, pode conduzir à compreensão de alguns aspectos importantes de sua arte. Ele se inicia com o aprendizado no ateliê de Gustave Moreau [1826-98]. O mundo precioso desse mestre, cheio de ouros que se associam a tons e brilhos de esmeraldas, safiras ou rubis; o espírito de crueldade decadentista, perversamente sexuada, nada disso parece avizinhar-se da arte que seu discípulo desenvolveria.
Contudo, muitos quadros de Gustave Moreau criaram imagens nas quais personagens e cenário, altamente decorativos, se fundem. Este é o ponto. O próprio Matisse lançou a palavra-chave numa frase: “A composição é a arte de organizar, de maneira decorativa, os diversos elementos de que o pintor dispõe para exprimir seus sentimentos”.
Decorativo, decoração, termos odiados pelos pintores abstratos que surgiriam no século 20, temerosos de serem acusados de superficialidade frívola e agradável.
Mas a decoração significou, para vários artistas, o lugar em que a pintura podia se dar. Nesse sentido, Matisse não é um solitário.
Os padrões de papel de parede, as estampas de tecido, os desenhos de estofados, os arabescos orientais, o torneado de uma cadeira, o aveludado de uma almofada, tudo isso era tratado não como acessório, mas como o lugar da visualidade (pensar em “O Convite à Viagem”, de Baudelaire: “Móveis lustrosos/ Polidos pelos anos/ Decorariam nosso quarto./ As flores mais raras/ Fundindo seus odores/ Aos vagos eflúvios do âmbar,/ Os tetos suntuosos/ Os espelhos profundos/ O esplendor oriental/ Tudo lá falaria/ À alma em segredo…”).

Paraíso artificial
Ali, nessa visualidade em que as superfícies determinam o mundo, surgia uma lírica própria à pintura, sem que esse “próprio à” signifique abstração, que tantos pensaram ser a quintessência pictural.
Todos esses motivos que completam o conforto quotidiano pelo embelezamento dos objetos concebidos para o prazer dos olhos, ao serem levados a sério, constituíram, portanto, um “lugar”. Nele, a natureza é transfigurada, graças ao universo decorativo, num paraíso artificial. Basta ver “As Musas”, de Maurice Denis [1870-1943], ou um jardim pintado por Vuillard [1868-1940], para perceber do que se trata.
Matisse intitulou uma de suas obras “Luxe, Calme et Volupté” (Luxo, Calma e Volúpia). É um estribilho no poema “O Convite à Viagem”, de Charles Baudelaire [1821-67], escritor que inventou e celebrou os paraísos artificiais, embriagadores, irreais.
O Baudelaire de Matisse vem despido de angústias e perversões: o pintor instalou-se naquela utopia sem falhas. As telas são convites à viagem no sentido exato do poema: criam uma Pasárgada de atmosfera imóvel e de prazer perfeito.
Avesso a qualquer espírito de sistema, Matisse inventa sempre soluções, recusa a aplicação de fórmulas ou receitas. Assim, por vezes, dispõe o espaço, como no caso do “Torso Grego com Flores” (1919), do Masp, em que a escultura repousa sobre uma mesinha meio cézanniana. Ao contrário, em “O Quarto Vermelho (Harmonia Vermelha)”, do Hermitage (1908), os motivos da toalha e da tapeçaria se unem para neutralizar o volume do móvel.
Em 1935, o “Grande Nu Deitado (Nu Rosa)”, do museu de Baltimore, recorta uma ampla forma feminina num talho achatado, que adere aos desenhos geométricos do fundo: essa obra, que faz lembrar Tom Wesselman [1931-2004], sugere o quanto certos criadores da pop art foram próximos de Matisse.
Maurice Denis, Vuillard são vizinhos, porém distintos de Matisse, irmanados nesse mundo de estofos e tapetes. Mas seria preciso pensar também em Klimt [1862-1918]. Tudo o opõe a Matisse: sua poética simbolista, sua aspiração a um horizonte filosófico, a finura nítida de seus contornos, seus ouros raros.
No entanto, Klimt também ajusta suas figuras, seus tecidos, seus fundos, na mesma intensidade presente, recortando superfícies, justapondo-as, exaltando magníficos padrões de estamparia. Como Matisse, é fascinado pela ambiguidade entre a figuração e os poderes decorativos.

Esplêndida família
Seria necessário agrupar e classificar alguns “artistas da decoração” (sem que -mas é preciso dizer?- essa palavra tenha aqui a menor sombra de menosprezo) para melhor perceber o universo ao qual Matisse pertence.
Gustave Moreau é o pai de todos. Seu espírito decadentista e cintilante, à maneira de Huysmans na literatura, se prolonga em Klimt. Seu artificialismo, a elegância de seu desenho permanecem também entre os nabis (artistas espiritualizados e marcados por Gauguin), sobretudo Maurice Denis, e se metamorfoseiam então numa serenidade de tapeçaria. Vuillard, por sua vez, não assume a calma elevada de Denis e torna-se o “tapeceiro” de um quotidiano aconchegante.
Surgiram também, nessas mesmas décadas, os cenários dos balés russos, criados por Bakst e por Benois, feitos de imaterialidade, como escreveu Proust, graças a seus ornamentos lineares, suas manchas coloridas, que a iluminação estratégica fazia viver.
Essa esplêndida família que confere ao visível o destino de seduzir os olhos, que o transfigura para ordená-lo em harmonia sem peso, tem os seus referentes mais antigos, os seus avós, por assim dizer.
Van Gogh [1853-90], em particular o do período de Arles, o mais clássico, menos atingido pelas tensões torturantes, que não ilumina os objetos e pinta diretamente a luz, como manchas de ouro.
Mas ainda o Van Gogh da “Noite Estrelada” de Saint-Rémy, na qual as estrelas explodem metamorfoseadas em fogos de artifício. Gauguin também, com seus recortes achatados de soberbas sinuosidades, coloridos com os tons mais ricos, que Matisse homenageia, confessando a grande dívida que tem para com ele.


Matisse elimina qualquer preciosismo, qualquer veleidade de afetação ou de dandismo


Veludos
Antes de todos, está Ingres [1780-1867], pintor que abole a atmosfera para fazer melhor luzir as superfícies, que trata um rosto feminino e o bordado de um vestido com a mesma exata importância. Artista do desenho soberano, dos magníficos e longos percursos lineares que ondulam. As odaliscas de Matisse e as de Ingres unem-se num parentesco muito próximo.
Seria injusto também não evocar Delacroix [1798-1863]: de suas “Mulheres de Argel” brotam outras odaliscas nos quadros de Matisse.
Dentre os seus descendentes atuais, está o cineasta Wong Kar-wai, que dispõe personagens diante de paredes ricas de motivos e de cores ou em meio a uma saturação de sedas e veludos caros.
Matisse, nessa galáxia, elimina qualquer preciosismo, qualquer veleidade de afetação ou de dandismo. Sultão voluptuoso, é o hedonista que ama o luxo das cores generosas e a fluência das curvas femininas.
Em suas telas, toma posse do visível graças às harmonias cromáticas as mais audaciosas em que, muitas vezes, irrompe o tom negro e franco, herdado de Manet, portador de uma luz paradoxal.
Essas harmonias se dispõem no equilíbrio das formas, sem que nunca adquiram a espessura ou o peso de um volume material que as sustente. Possuem a leveza abreviada dos motivos estampados, que flutuam graças aos seus próprios ritmos.

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A dança

Mostra é a 1ª individual do pintor no Brasil

ERNANE GUIMARÃES NETO
DA REDAÇÃO

A exposição “Matisse Hoje”, na Pinacoteca do Estado, é uma das principais iniciativas do Ano da França no Brasil.
Mais do que a primeira retrospectiva no país dedicada especificamente ao pintor francês, com o apelo popular do nome famoso, a mostra tem um papel de “resistência”: Henri Matisse (1869-1954) é um contraponto às vanguardas cerebrais ou esquemáticas do século 20 e continua sendo uma influência central para críticos e artistas plásticos, inclusive no Brasil .
A exposição será aberta para o público em 5 de setembro. A Pinacoteca abriga também, de 8 a 10 desse mês, um colóquio internacional em que tais questões serão debatidas.
Por exemplo, a professora da USP e curadora Sônia Salzstein apresentará a comunicação “Matisse – Imaginação, Erotismo e Visão Decorativa”, nome semelhante ao do livro que ela organiza pela Cosac Naify.

Revolução discreta
Emilie Ovaere, curadora da exposição, falará sobre “os descendentes abstratos de Matisse modernos e contemporâneos”. Ovaere, que é curadora-adjunta do Museu Matisse de Cateau-Cambrésis (cidade natal do artista), defende o pintor da acusação de conservador quando comparado a Picasso e outros contemporâneos: “Matisse era menos heroico ou extravagante. Era revolucionário, mas mais reservado”.
Um exemplo de técnica moderna desenvolvida por Matisse privilegiada pela curadora é o “papel recortado” -utilizado frequentemente em capas de livros.
A seleção tem cerca de 80 obras de Matisse emprestadas de coleções francesas -não espere ver “A Dança”- e a participação de artistas contemporâneos em diálogo com elas.
Ovaere orienta o olhar do visitante: “Matisse olhou para coisas simples, que todos podem ver: flores, paisagens, jardins, mulheres, tecidos. A exposição mostra que ele tem uma atitude simples em relação à vida cotidiana. Não é algo intelectual, é algo que se sente. É por isso que Matisse é tão popular; tem uma sensibilidade que é imediata”.

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Odalisca

Lições de cor

OS PINTORES PAULO PASTA E MARINA RHEINGANTZ E A CURADORA SÔNIA SALZSTEIN DESCREVEM SEU APRENDIZADO COM A OBRA DE MATISSE, QUE SOUBE REAFIRMAR A BELEZA E A ALEGRIA NA PINTURA SEM NEGAR AS CONTRADIÇÕES DO MUNDO

PAULO PASTA
ESPECIAL PARA A FOLHA

Afirmar que Matisse foi um dos maiores pintores do século 20 talvez seja dizer pouco. Muitos receberam esse epíteto, mas poucos o sustentam com o mesmo sentido de comemoração jubilosa. Gostar da pintura de Matisse é reforçar a própria noção do gostar, retomar o desejo, quase sempre infindável, de vida em harmonia.
E o grande exemplo que ele deixa é o de dirigir-se a esse objetivo por meio da inclusão das diferenças, isto é, somando as contradições. Por isso, também, ele produz um trabalho que pode nos acompanhar, trazer alento ao cotidiano, sem que, por isso, negue seus atributos mais comuns: a instabilidade, a dúvida e até mesmo a dissensão.
Talvez por esses mesmos motivos a obra de Matisse tenha conseguido, com força pouco vista na contemporaneidade, repor a possibilidade da beleza, reinventando-a, deixando-a mais de acordo com as nossas necessidades. Essa obra guarda, como poucas, esse sentido de comunhão, de consonância de opostos.
Sua maneira de organizar as cores pode comprová-lo. Ele as queria todas em cooperação, alavancando-se, até formarem um contínuo, sem diminuição recíproca. Incluía o preto na categoria de cor, a despeito dos mandamentos da teoria das cores, que ensinava ser esse a ausência de luz.
Aspirava também à superação do conflito entre desenho e cor, assim como gostava do tema das janelas justamente pelo seu poder de sugerir a unidade de interior e exterior, dentro e fora. Toda a alegria das suas pinturas parece vir também da operação paradoxal pela qual a máxima complexidade deveria resultar em simplicidade, espontaneidade. Tornar o outro alegre, de alegria genuína, consolando-o das penas de existir, pode parecer muito pouco para justificar esse trabalho. No entanto, é das coisas mais difíceis de se obter, no duro mundo que Matisse via formar-se. De lá para cá, essa brutalidade não fez senão crescer.


PAULO PASTA é a rtista plástico.

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O Ateliê Vermelho

MARINA RHEINGANTZ
ESPECIAL PARA A FOLHA Cada vez que observo suas pinturas, de todas as surpresas, a que mais me comove é a forma como ele relaciona as cores -elas são infinitas. Matisse transparece muita liberdade com as cores. “O Ateliê Vermelho” (1911) é uma pintura corajosa. Ela me impressiona demais, principalmente por ele usar uma cor tão intensa, o vermelho -cor que tenho dificuldade de colocar no meu trabalho-, de maneira simples.
No trabalho de Matisse, junto com a cor está sempre a forma. Muitas vezes, a cor determina a forma. O arabesco, por exemplo, pode ser o ornamento do parapeito de um terraço, a estampa de uma toalha ou de um papel de parede e até mesmo o caule de uma árvore. Tudo isso acontece apenas com a variação da cor.
Deixando de lado a questão formal da pintura, me admira ainda a maneira como Matisse lida com o trabalho.
Em uma passagem de seus escritos, ele revela a relação passional que teve com a própria obra: “Às vezes digo a mim mesmo: que belo dia! Como seria agradável fazer um pequeno passeio: ir aqui perto ver [Georges] Rouault ou [Pierre] Bonnard! Mas penso na tinta que secaria na tela, estou preso à obra, e se me afasto fico cheio de remorsos. Da mesma forma, à noite só consigo dormir depois de preparar o trabalho para o dia seguinte. Eu me agarro à pintura, como um animal àquilo que ama”.
Essa paixão, tão visível nos trabalhos dele, me emociona e dá vontade de ir para o ateliê.


MARINA RHEINGANTZ é pintora.

 

 

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Odalisca

SÔNIA SALZSTEIN
ESPECIAL PARA A FOLHA Falta pouco para a inauguração, na Pinacoteca do Estado de São Paulo, da primeira grande exposição brasileira de Henri Matisse, e um pouco mais para que se completem 140 anos de seu nascimento, em dezembro. Trata-se de oportunidade inestimável de reexame de uma obra crucial do modernismo, sobretudo porque, contrastada, de um lado, com as peripécias picassianas de desmontagem e remontagem das formas e, de outro, com o silêncio provocador de Marcel Duchamp [1887-1968], a muitos ela pareceu “conservadora” -reputação que ainda seria reforçada pela célebre declaração do artista, de que sonhava com uma pintura que servisse de lenitivo ao “homem de negócios”, “algo como uma boa poltrona” onde este poderia “relaxar o cansaço físico”.
Num século 20 atribulado por visões escatológicas, de assombro e destruição, sua obra nos oferecia, surpreendentemente, uma imaginação de bem-estar, conforto e felicidade amena, divisada, além do mais, através de soberbos padrões decorativos. É admirável que essa pintura continue a provocar o presente, justo porque se confirma, hoje como nunca, a improbabilidade desses mundos a cuja exploração o pintor se entregou de modo tão pleno, mesmo que recolhido a um sóbrio ceticismo. Essa imaginação do impossível o perseguiu por cinco décadas, da tela “Luxo, Calma e Volúpia”, de 1904-05, até as derradeiras colagens que o artista realizou em idade avançada e já bastante enfermo. De tudo resultam verdadeiras epifanias às inesgotáveis dimensões eróticas da arte, frutos de trabalho árduo e disciplinado, a condensar no suprassumo da experiência o apelo múltiplo e fragmentário das sensações e o ramerrão da vida prática.
A despeito do que se disse do pintor, seu percurso foi de radical experimentalidade -silencioso, feito de revisões e autorrecapitulações compenetradas. Em todo caso, acabou por valer quase sempre a Picasso, cuja verve mercurial era contraposta ao “classicismo” do amigo/rival, o posto do artista emblemático da arte moderna.
A sensação de que a Arcádia, um mundo deleitável, por certo diferente deste, poderia estar logo ali, a um passo ou a um abismo de nós -tal é o aspecto que não cansamos de aprender com Matisse.


SÔNIA SALZSTEIN é professora de artes plásticas na USP e curadora.

 

 

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Mulher com chapeu

Celebração numa época fraturada

EM TRECHOS DE ENSAIO INÉDITO, RONALDO BRITO RELACIONA AS FORMAS DE MATISSE AOS CONFLITOS MODERNOS

RONALDO BRITO

Matisse é o grande disponibilizador de mundo da arte moderna. Nenhuma essência trava a livre desenvoltura das aparências em seus quadros. Brilha aí a única verdade definitiva ao alcance do eu moderno: o mundo é inacabado, nunca terminamos de vê-lo e, com isso, provisoriamente completá-lo. E, como a tarefa é infinita, dispomos de uma razão sensível, sempre renovada, para viver.

O que era em Cézanne [1839-1906] ânsia de construção, angústia diante da multiplicidade do real, sublima-se em seu discípulo em perene abertura para o mundo. Claro, há que conquistá-la, longo e custoso esforço de depuração: tudo reduzir à matéria da luz. Quando todo o trabalho infatigável transmuda-se em graça. O que, de certo modo, arremata o projeto iluminista ao tornar absoluta a graça secular.

Esta dispensa sumariamente outro mundo. É simples: ele não poderia ser tão bonito quanto esses quadros. A própria ideia de Deus parece uma extravagância, falta de consideração com a realidade. A cor, a luz da cor, assegura agora a estrutura volátil do real, sua atualidade sem substância, sem fundamento, inteiramente plástica. O princípio do espaço é a feliz ambiguidade. Tudo é viável, plausível para essa vontade voraz de espacialização, sempre a promover acordos entre nós e coisas outra vez reanimadas.

Mundo em gerúndio, prodigiosa arquitetura do instante, a sustentar um presente estético que redime nossa finitude pela ação palpável do amor. E amor pagão, espontâneo, autossuficiente. Coincidem fruição do tempo e sedução do espaço -o que mais pode esperar um mortal?
Harmonia aqui é verbo, capacidade de provocar, prodigalizar dilemas, desafios e contradições para resolvê-los em seus próprios termos.

Problemas que a história da arte, como o próprio artista, costuma atribuir ao eterno conflito entre desenho e cor. Pelo visto, nem a célebre divisa cézanniana -desenhar com a cor- veio a suprimi-lo. Acho apenas que a severa exigência de harmonia -o superego de Matisse- impõe a lei da contradição a todos os seus meios.

As cores extrapolam, buscam extremos e opostos, até brilharem, justas e inequívocas, como se acabassem de ser descobertas; os arabescos decorativos, seguindo as pegadas de Cézanne, empenham-se em uma reflexividade ininterrupta até se determinarem como forças construtivas.
E tantas vezes, de propósito, a carnalidade escultórica das figuras deve integrar-se a um puro ambiente de luz. Um admirador, Clement Greenberg, via nesses quadros lendários um impasse: a tentativa de conciliar o inconciliável.

Cordialmente, discordo. Penso que eles pretendem expor de maneira ostensiva o conflito, não dar trégua ao senso moderno do paradoxo. A tela assimila e suporta, em precário equilíbrio, seus conflitos e, assim, mente um pouco menos ao curso incerto da vida.

Os temas por excelência da modernidade -o estar no mundo, a transcendência na imanência, enfim, a via-crúcis do eu moderno- encontram uma solução natural, despretensiosa e, por isso mesmo, inigualável. Nem sequer formulada, muito menos alardeada, a solução apresenta-se com a força irresistível da pura evidência.

Daí a sensação quase inevitável de que a pintura de Henri Matisse resume a lírica da sintaxe visual moderna. E que a tela guarde um pouco da “physis”, um resto de “mímesis”, que essa pioneira empresa de transformação siga em parte sob os auspícios da tradição antropomórfica ocidental, no limite de coerência da morfologia, isso acaba de algum modo desimportante.

Nas últimas colagens, em “O Caracol” (L’Escargot, 1953), em particular, Matisse parecia de fato na iminência de emancipar-se por completo da continuidade morfológica, prestes a dispor da liberdade do signo plástico abstrato. Até o último instante, próximo ao desenlace, ele deixa no ar uma interrogação e cumpre assim o mandamento moderno do inacabado, mandamento que levou, acima de qualquer outro artista de seu tempo, à sua máxima -celebrar a forma aberta da vida moderna. Outro céu não espere, nem outro inferno.

RONALDO BRITO é professor de história da arte na Pontifícia Universidade Católica do Rio de Janeiro. Este texto é parte do livro “Matisse – Imaginação, Erotismo, Visão Decorativa”, a ser lançado pela Cosac Naify.

 

 

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Caderno de Matisse

Livro colige crítica desde os anos 30

DA REDAÇÃO

Está previsto para setembro o lançamento de “Matisse – Imaginação, Erotismo, Visão Decorativa” (Cosac Naify), que mescla “ensaios históricos” e textos inéditos sobre o pintor. O livro é organizado por Sônia Salzstein.
Os textos clássicos, escritos entre 1935 e 1968, são cinco artigos do poeta Louis Aragon e outros de Roger Fry, Alfred Barr e Clement Greenberg.
Os artistas Iole de Freitas e Paulo Pasta e os professores Ronaldo Brito e Robert Kudielka assinam textos encomendados para esse volume.

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Henri Matisse e modelo

tinta fresca

RENOVADORES DA PINTURA NO PAÍS, ARTISTAS DA GERAÇÃO DOS ANOS 1980 E DA DÉCADA ATUAL FALAM DE SUAS INFLUÊNCIAS E DO PAPEL DE DESTAQUE QUE A LINGUAGEM GANHOU NA PRODUÇÃO ARTÍSTICA BRASILEIRA

MARIO GIOIA
SILAS MARTÍ
DA REPORTAGEM LOCAL

Nos anos 80, jovens na faixa dos 20 anos ficaram na linha de frente da arte brasileira e tornaram famosa essa década como a da retomada da pintura. Nos anos 2000, um coletivo de jovens na faixa dos 20 anos foi, pouco a pouco, conquistando o mercado, a crítica e o circuito das instituições.
Hoje, nomes da geração 80 e da geração 00 partilham desse bom momento da pintura, que tem provocado reações positivas no meio artístico brasileiro. A Folha reuniu para um debate sobre a pintura destacados representantes dos anos 80 -Fábio Miguez, 47, Paulo Pasta, 50, Paulo Monteiro, 48, e Sérgio Sister, 61- e artistas emergentes da novíssima geração, participantes do coletivo 2000 e Oito -Bruno Dunley, 25, Marina Rheingantz, 25, e Rodrigo Bivar, 27.
No encontro, surgiram influências comuns -Matisse, Albers, De Kooning-, mas os novos artistas já se beneficiam de um mercado mais estável e da própria ascensão do trabalho dos oitentistas. “A pintura chama uma coisa para si que é falsa, a de ser mais afeita ao mercado e mais fácil de ser vendida. Isso é uma bobagem”, opina Pasta, com a concordância de seus colegas. “Eu sou um experimental, sim.”
Pasta, que reivindica maior atenção da historiografia para sua geração, é um dos artistas cuja obra será catalogada pela produtora Mó Cultural, que planeja colocar até o fim do ano no ar um site com sua obra e as de Miguez, Monteiro, Rodrigo Andrade e Ester Grinspum. A seguir, trechos do debate.

FOLHA – Há semelhanças entre essas duas gerações de pintura. Para parte da crítica, a geração 80 é uma reação ao experimentalismo dos anos 70. Nos anos 2000, a arte conceitual predomina em boa parte do sistema institucional, e aí surge o coletivo 2000 e Oito. Como veem esses dois momentos?

PAULO PASTA – Eu, por exemplo, pude dar aulas de pintura para o Bruno Dunley. Eu não tive isso. Quando comecei, nos anos 80, já estava muito ligado à pintura. Acho que ela foi favorecida e fez ressurgir a arte brasileira, dentro daquele lugar estagnado no qual estava, com o conceitualismo e a ditadura. Durante um certo tempo, nos anos 70, a arte no Brasil virou sinônimo de luta política.
Os anos 80 tiveram essa “desopressão”, essa vontade de a arte não nascer mais do confronto político e de poder nascer de outras fontes. Só que a escola onde eu estudei [ECA-USP] estava identificada com outro tipo de arte. Eu queria pintar, mas era obrigado a não o fazer.
Aí vem essa história do experimentalismo dos anos 70… Fico me perguntando: o que é experimentalismo? Eu acho que faço experimentalismo quando mudo a minha escala, quando mudo meus temas, quando faço experiência com tons -eu sou um experimental.
A gente tem de mudar esse enfoque do experimentalismo, senão vai chegar àquela história de um progresso interno da arte, a uma espécie de teleologia. O destino da pintura vai ser a evasão dela? O destino é a tecnologia? Havia essa certa ideologia, sim, nos anos 70, uma crença ingênua. Essa coisa se perdeu, graças a Deus.

PAULO MONTEIRO – Primeiro teve a ditadura, que era barra-pesada. Não vinha nada para cá também, as bienais estavam empobrecidas. Embora a volta da pintura nos anos 80 tenha sido um lance de mercado, outras coisas centrais do Primeiro Mundo na história da arte também foram lances do mercado.
A volta da pintura foi importante. Viu-se que um objeto duchampiano deslocado de um lugar para o outro pode ser muito mais reacionário do que uma pintura.

FÁBIO MIGUEZ – Eu reivindico um estatuto experimental para meu trabalho. Não repito uma exposição. É como se o experimental estivesse em vídeo ou em outras áreas. Você pega essas últimas Bienais, por exemplo. Numa das mais recentes, com curadoria da Lisette [Lagnado, em 2006], 90% das instalações tinham vídeo. Isso é uma “academia”.
Nessa última [no ano passado, com curadoria de Ivo Mesquita], nem tinha pintura. Se você tem uma Bienal inteira onde todo mundo faz vídeo, isso é uma coisa escolar.

BRUNO DUNLEY – Acho que com o 2000 e Oito é um pouco diferente. Minha formação já veio com essa arte dos anos 60, 70. Vejo um momento bom para as coisas conviverem.

RODRIGO BIVAR – Quando eu tive aula, tive com pintor, tive aula com fotógrafo. Eu podia escolher, não tinha que responder a nada. A gente poderia ter escolhido o vídeo, a fotografia.

FOLHA – As duas gerações se consolidaram por meio de grupos. Nos anos 80, o Casa7; recentemente, o coletivo 2000 e Oito. Foi mais fácil se afirmar por meio deles?


MIGUEZ
– O grupo foi fundamental. Foi uma forma de a gente suprir a falta de escola, algo institucional, porque ninguém fez faculdade de artes lá no Casa7 [formado em 1982 por Miguez, Monteiro, Nuno Ramos, Rodrigo Andrade e Carlito Carvalhosa].
MONTEIRO – Houve uma reação muito contrária ao Casa7 de cara. Lembro de críticas nos jornais, as pessoas falavam que era fogo de palha, outros falavam que era “centro de dezenovistas”, os “novos dezenovistas”. Depois, houve mais troca.
BIVAR – Acho que nosso caso é diferente do Casa7. Lá, de fato, eles dividiam o ateliê, tinham trabalhos similares. No 2000 e Oito [além de Bivar, Dunley e Rheingantz, integram o coletivo Ana Elisa Egreja, Marcos Brias, Regina Parra, Renata de Bonis e Rodolpho Parigi], a gente se juntou para fazer uma exposição. De certa forma, foi muito mais um fenômeno de mídia do que de crítica.
MARINA RHEINGANTZ – Ninguém nem conhecia nosso trabalho.
PASTA – Eu e o Sérgio Sister podemos dar um depoimento diferente, porque não éramos do Casa7. Nasci no interior, vim para São Paulo fazer escola de arte e queria pintar. O pessoal com quem eu mais me identificava era com o Casa7.
SÉRGIO SISTER – Tive uma trajetória completamente autista até 1986. Expus lá na galeria Paulo Figueiredo, já conhecia algumas pessoas em 1983, depois em 1986, mas acho que a coisa mais importante foi quando a gente se juntou em 1987, 88, aí virou um grupo. Eram Casa7, Paulo Pasta, Laura Vinci, Célia Euvaldo, Marco Giannotti. Era legal porque tinha uma conversa de arte.

FOLHA – E quais são as suas influências ao pintar?


MIGUEZ
– Matisse foi uma das razões que me fizeram começar a pintar, sua obra me instigou a pintar. Uma das primeiras coisas que me levaram para a pintura foi ver Giotto. Ele não está tão distante de Matisse, Cézanne ou Morandi ou das coisas mais recentes, não é?
PASTA – Acho que o pintor de que mais gosto, o maior para mim, é o Matisse. Se a gente tem a ideia do Picasso como genial, o grande inventor, o grande revolucionário da forma, a gente não pode esquecer que o Matisse fez a mesma coisa com a cor, houve a cor antes do Matisse e depois do Matisse. Outro na história da pintura é o [Pierre] Bonnard. Ele também estende esses limites da cor. Eu gosto, tendo a me identificar muito com esses pintores que têm o tratamento da cor. Albers, por exemplo, que ganhou mostra no Instituto Tomie Ohtake ["Homenagem ao Quadrado", encerrada em março passado], tem uma obra muito rica para a gente. Aqui no Brasil, gosto muito de [Alfredo] Volpi. Foi um grande pintor.
MONTEIRO – Eu gostava desses caras, Gauguin, Picasso. Mais ou menos com uns 13 anos, comecei a fazer história em quadrinhos. Adorava o cara do Pafúncio [George McManus, 1884-1954], o dos Sobrinhos do Capitão, o R. Dirks [1877-1968], imitava a assinatura dele. [Philip] Guston me chamou a atenção por causa disso. tinha uma coisa de quadrinhos na pintura. Tive uma identificação forte com ele.
SISTER – Eu gostava muito de Modigliani e Picasso. Gostava de copiar aqueles pescoções do Modigliani, gostava daqueles olhos vazados.
RHEINGANTZ – Eu comecei copiando, colecionava rolinhos de papel higiênico para construir umas naturezas-mortas, pensando, talvez, nos carretéis do Iberê [Camargo]. Não tenho essa ligação poética que Iberê tinha com os carretéis, era uma coisa mais para descobrir o que pintar mesmo, para ter o que pintar. O [Willem] De Kooning foi uma descoberta também. E o Nicolas de Staël, uma relação da paisagem com a abstração, que me interessa muito.
BIVAR – A primeira relação com arte que eu tive foi pelo cinema. Quando comecei a estudar arte, um artista que era quase que imediatamente próximo, de certa forma, era o [Andy] Warhol, que eu achava que era um mundo que eu já conhecia, dominava. Mas, para mim, quem está no trono é o [Edouard] Manet. Quando eu comecei a estudar arte, não gostava do Richter [Gerhard, pintor alemão], mas é um artista de que você não consegue fugir, aprendi a gostar da sua obra.
DUNLEY – As influências também são coisas de momento, vão mudando. Mas as minhas primeiras foram coisas que eu fui vendo aqui mesmo, em São Paulo. O que me deixava entusiasmado era arte brasileira. Sempre acompanhei o trabalho do Fábio, do Paulo, do Monteiro, do Sérgio. Mas quando eu descobri a Mira Schendel, fiquei besta [risos].

FOLHA – A geração 80 reabilitou muitos artistas brasileiros, não?


SISTER
– Sim, houve uma recuperação do neoconcretismo, de toda uma cultura que vinha da década de 50. A Mira Schendel, que estava praticamente abandonada, voltou a ser lembrada. A gente se aproximou também do Amilcar. Fizemos um livro sobre a obra dele, na raça. Até 1990, não havia nenhum livro do Amilcar de Castro no Brasil.
MIGUEZ - Havia também o Jorge Guinle [pintor fluminense, 1947-87]. O Jorginho fez um trabalho acima do que nós fazíamos, o melhor dos anos 80. E a gente começou a descobrir o [Oswaldo] Goeldi, que foi um cara que apareceu de novo naqueles anos.

FOLHA – E a relação com o mercado, como vocês a veem?


MIGUEZ
– No momento em que a gente surgiu, era um momento bom do mercado. Havia várias galerias em atividade, com um certo vigor. Mas todos nós mais velhos aqui já passamos por momentos de crise. E a década de 90? A Folha decretava a morte da pintura uma vez por semana.
PASTA – A pintura chama uma coisa para si que é falsa, que seria mais afeita ao mercado, mais fácil de ser vendida. É bobagem, porque o que mais vende agora não é pintura.
MIGUEZ – Essa questão de a pintura ser uma coisa de mercado não resiste a um exame básico de números. O problema do mercado é a fugacidade com que as coisas são vistas hoje.

22/08/2009 - 17:23h Cores de Matisse chegam à Luz

O pintor que iluminou a cena moderna ganha mostra na Pinacoteca que sintetiza seu percurso

Antonio Gonçalves Filho – O Estado SP

O poder transcendental da pintura do francês Henri Matisse (1869-1954), que atravessou o século 20 como principal rival de Picasso, é inquestionável. Tanto que Émilie Ovaere, curadora adjunta do museu que leva seu nome na França, ao organizar a exposição Matisse Hoje na Pinacoteca do Estado, aberta a partir de 5 de setembro, reuniu, além de 80 obras suas, trabalhos de pintores contemporâneos franceses que ainda fazem uso de suas técnicas e invenções. Como eles, Matisse buscava, acima de tudo, a expressão. Injustamente, diziam dele que tudo o que procurava não ia além de uma satisfação puramente visual. Acusavam-no, enfim, de ser decorativo. Ele, parafraseando Delacroix, respondia que os artistas não são compreendidos, apenas aceitos. E defendia o decorativo como uma qualidade essencial de uma obra de arte. Concordam com ele seus cinco discípulos contemporâneos que dialogam com Matisse na exposição.

Assim, a mostra da Pinacoteca traz pinturas, esculturas, desenhos, gravuras e papéis recortados “comentados” visualmente pelos artistas Cécile Bart, Christophe Cuzin, Frédérique Lucien, Pierre Mabille e Phillipe Richard, cinco representantes da arte contemporânea francesa que não fazem feio ao lado do deus da cor, um homem que atravessou duas guerras mundiais sem permitir, como disse o crítico italiano Giulio Carlo Argan (1909-1992), que a dor do mundo entrasse em sua pintura. A arte, defendia Argan, “conserva e restitui aos homens a alegria de viver que a tragédia destrói”. Por isso, Matisse é, conforme a visão do crítico, um dos pilares da ponte artística que uniu a França ao resto do mundo (oriental, inclusive).

A mostra, diz a curadora Emilie, faz um percurso retrospectivo da pintura “incorruptível” de Matisse – e não só dela. Ele vem acompanhado de obras contemporâneas que exploram os temas básicos de sua arte: a cor, a linha, o arabesco e o espaço, que, segundo o pintor, não tinham autonomia para desprezar as relações entre esses elementos constituintes da boa pintura. E há inúmeros exemplos dela na exposição, desde uma paisagem feita no final do século 19 em Belle-île-en-Mer, uma ilha na costa atlântica da Bretanha, até os papéis recortados da fase terminal, época em que Matisse se concentra nos vitrais e ornamentos litúrgicos da Capela de Vence e sua caligrafia abre falência por conta de um derrame cerebral que o levou à morte em 1954.

Felizmente, essa “indesejada das gentes” não marca presença na mostra – alegre, colorida, sensual -, que tem pinturas icônicas como Torso Grego e Vaso de Flores (1919) e Natureza Morta com Magnólia (1941), esculturas de bronze (Nu au Canapé), gravuras , livros ilustrados e as collages com papéis recortados dos anos 1940. Por essa época, Matisse, submetido a uma colostomia e preso a uma cadeira de rodas, passou a usar a tesoura no lugar do pincel. Com a ajuda de assistentes, ele criou collages de grandes dimensões que chamou de ‘gouaches découpés’. Painéis serigrafados (da série Océanie) e pranchas do livro Jazz, publicado em 1947, completam a exposição, que traz ainda fotografias do ateliê do artista feitas por Cartier-Bresson e Man Ray.

Essas imagens registram mais que a figura do pintor. Documentam seu modo de produção. A curadora Emilie chama a atenção para a relação afetiva que Matisse mantinha com os objetos, intensa como a de Morandi com suas garrafas. “Ele gostava de se ver rodeado por flores e mulheres”, observa, lembrando que as fotos de Cartier-Bresson flagram o pintor integrado à arquitetura do ambiente do ateliê como se fizesse parte da decoração. E, mesmo idoso, transpira sensualidade, saudoso de suas odaliscas. A esse respeito, a curadora é tão cautelosa como a biógrafa inglesa do pintor, Hilary Spurling, que jura ter Matisse feito amor “apenas na tela” com sua modelo Lydia – ela começou como enfermeira da mulher do artista e virou sua assistente. “Os ingleses são um pouco moralistas, não é mesmo?”, observa a curadora francesa, elogiando o primeiro volume da biografia, mas acirrando a histórica rivalidade com os súditos da rainha. Em tempo: a biógrafa inglesa esqueceu que madame Matisse exigiu a demissão de Lydia. A razão parece óbvia.

De qualquer modo, mulheres não faltam na mostra. A fixação de Matisse pelo corpo feminino, por cores vibrantes, tecidos, roupas e acessórios – justificada pela biografia do pintor, nascido em um povoado têxtil (Le Cateau-Cambrésis)- é sintetizada no óleo Odalisque à la Cullote Rouge (1921). De cores vivas, ele traz uma odalisca em pose sensual e distante da paleta sombria do começo de carreira, que seguia os mestres do Louvre. É possível, percorrendo a mostra, organizada de forma cronológica, acompanhar a evolução dessa pintura, da influência de Cézanne e dos orientais até os sintéticos papéis recortados, passando pelas obras fauvistas e as de caráter decorativo, que dão espaço, em 1914, a uma expressão mais sofisticada – e que será analisada num colóquio (promovido pela Pinacoteca) e num livro (Matisse: Imaginação, Erotismo, Visão Decorativa) que a editora Cosac Naify lança durante a mostra (aberta até 1º de novembro).

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Odalisque à la Cullote Rouge

10/08/2009 - 20:40h Encontros de Arles

Blog Arte Photographica – Arles

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Hyman Goldin, Barbara in mask, Washington DC, 1953
© Hyman Goldin

Há 40 anos a marcar Encontros
(P2, 09.08.2009)

Os Encontros de Fotografia de Arles entraram na casa dos 40, mas parecem longe de acusar a idade. Na passagem do milénio, o festival de fotografia mais antigo do mundo parecia estagnado e sem argumentos para recuperar o cariz político (que lhe deu impacto), o espaço criativo (que lhe deu reputação), a força do debate (que suscitou paixões) e a atitude libertária (que seduziu viajantes) – tudo marcas fundamentais das primeiras edições, concretizadas durante a ressaca do Maio de 68. Em 2001, o programa oferecia 14 exposições que foram vistas por nove mil pessoas. No ano passado, as 60 mostras do cartaz receberam 60 mil visitantes. Os Encontros alargaram o leque de géneros, tendências e suportes, recuperaram brilho e ganharam o fôlego de outros tempos.

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Oan Kim, da série Je suis le chien Piti
© Oan Kim

Se há coisas que se podem repetir no tempo com alguma nitidez, há outras que se vão desvanecendo, às vezes irremediavelmente. François Barré, presidente do festival francês desde 2001 e um dos artífices deste novo alento, lembra algumas das características que já estão muito longe dos “heróicos” primeiros anos: os Encontros deixaram de ser apenas “profissionais” para se “destinarem a todos e abrirem a todos”; as máquinas Leica deixaram de ser as únicas “relíquias” da prática fotográfica; o preto e branco e o suporte analógico deixaram de ser opções exclusivas da imagem fixa (em contramão, a cor passou a estar “por todo o lado” e o digital “invadiu o planeta fotografia”). Barré proclama no texto de apresentação deste ano a “continuação do espectáculo” (“apesar da crise”) e antevê edições de “extraordinária mutação”.

Enquanto espera pelas imagens de mudança do futuro, o festival olha para as imagens de ruptura que ajudaram a construir o seu (nosso) passado. A programação dos Encontros, a decorrer até 18 de Setembro, assenta em dois eixos principais: 40 ans de Rencontres celebra a dedicação e os múltiplos talentos de Robert Delpire (criador da célebre colecção de livros de fotografia Photo Poche) e reúne exposições de novos talentos escolhidos por antigos directores artísticos e fotógrafos que ajudaram a escrever a história do festival; 40 ans de ruptures integra trabalhos apresentados em Arles que provocaram debate e desafiaram convenções. É aqui que se encontra a retrospectiva de Duane Michals e as exposições dos 13 fotógrafos escolhidos pela americana Nan Goldin, comissária convidada deste ano e uma das muitas fotógrafas lançadas pelo festival de Arles. Goldin apresenta ainda imagens das séries The Ballad of Sexual Dependency e Soeurs, Saintes et Sybilles e fotografias da sua colecção privada. Paulo Nozolino é outro dos fotógrafos da ruptura representados, ao lado de Brian Griffin, Eugene Richards, Martin Parr e René Burri.

Eugene Richards, do livro The Blue Room, Corinth, Dakota do Norte, 2006
© Eugene Richards

Pendant la crise, le spectacle continue, texto de François Barré

40 de Rencontres, 40 ans de ruptures, texto de François Hébel
Programação completa dos Rencontres d`Arles