21/11/2009 - 19:28h Don Giovanni! a cenar teco m’invitasti


“Don Giovanni! a cenar teco m’invitasti”, da ópera Don Giovanni de Mozart. Filme dirigido por Joseph Losey. Ruggero Raimondi (Don Giovanni), John Macurdy (Il Commendatore), Jose van Dam (Leporello).

20/11/2009 - 19:05h Cartaz de filme é retirado do metrô de Paris por mostrar fumante

da Efe, em Paris – Folha online

A proibição de mostrar o consumo de tabaco em peças publicitárias no metrô de Paris motivou a retirada de um cartaz do filme “Gainsbourg (vie héroïque)”, sobre a vida do cantor Serge Gainsbourg.

No cartaz do filme de Joann Sfar, o ator Eric Elmosnino aparece soltando fumaça pela boca.

A simples citação ao ato de fumar foi suficiente para que o cartaz fosse considerado uma incitação ao consumo de tabaco pelos administradores do metrô, que temem receber uma multa de até 100 mil euros.

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O ator Eric Elmosnino vive Serge Gainsbourg no cinema; cartaz foi proibido por trazer alusão ao cigarro


“Isso porque nos preocupamos em fazer com que não aparecesse nenhum cigarro no cartaz”, afirma o produtor do filme, Marc du Pontavice, para quem a proibição da publicidade no metrô, onde 600 cartazes seriam colocados a partir de dezembro, provocará um “grande prejuízo”.

O produtor disse considerar a medida “ridícula, ainda mais levando em conta que o cartaz será permitido nos ônibus urbanos da cidade”.

Já em 2009, um dos cartazes que anunciavam uma exposição sobre o cineasta Jacques Tati teve que mudar para aparecer no metrô parisiense. O cachimbo fumado por seu personagem Monsieur Hulot foi substituído por um cata-vento.

O cartaz do filme “Coco antes de Chanel”, sobre Coco Chanel, também foi retirado porque sua protagonista, Audrey Tautou, segurava um cigarro.

16/11/2009 - 18:59h O mítico Robert Capa será tema de três adaptações cinematográficas

Blog Images & Visions

© Foto de Cornell Capa / Magnum. O fotógrafo Robert Capa durante a cobertura da II Guerra Mundial, 1944.

Robert Capa (1913-1954), o mítico fotógrafo da agência Magnum vai ser tema de três adaptações cinematográficas. A Columbia Pictures anunciou que o americano Michele Mann , realizador de Public Enemies, será responsável por um filme que conta a história do famoso fotógrafo, com especial incidência no romance que manteve durante dois anos com a também fotógrafa Gerda Taro. O estúdio adquiriu os direitos do romance “Esperando por Robert Capa”, da espanhola Susana Fortes, e contratou Jez Butterworth para fazer a adaptação ao cinema. Por outro lado, de acordo com o site The Hollywood Reporter a produtora Irish DreamTime, do ator Pierce Brosnan, está desenvolvendo um projeto sobre o fotojornalista húngaro. A produtora tem um contrato de avaliação com a MGM, porém ainda não está definida a participação do estúdio no projeto. A realização deve ser entregue a Paul McGuigan do filme “Push – O Outro Lado do Crime”. Por último o filme “Capa em Israel”, será interpretado e realizado por Yvan Attal, com argumento de Yaron Seelig e produção de Jean-Luc Van Damme. Retratará o envolvimento do fotógrafo na Guerra da Independência de Israel, em 1948. No argumento, Capa apaixona-se por Noa, uma jovem e bela aprendiz de fotografia.
Fonte: Blog A Luz Clara e Images&Visions

10/11/2009 - 20:29h Le sexe au cinéma ? No pasara !

Cela ne s’était pas produit depuis treize ans: la “commission de censure” du CNC a procédé début octobre à la classification X d’une œuvre cinématographique parlant de sexe. Le coupable: Histoires de Sexe(s). Un film “pour adulte” abusivement rangé dans la catégorie porno.

Histoires-de-sexe-1

Histoires de Sexe(s) est une comédie légère traitant de sexualité, inspirée du Déclin de l’empire américain. C’est l’histoire de quatre amies qui se retrouvent à diner pour parler de leurs dernières frasques et de leurs problèmes amoureux. Parallèlement, quatre hommes se donnent rendez-vous pour parler eux aussi de sexe et donner de l’histoire une version parfois différente. Certaines scènes sont hilarantes. D’autres –résolument pédagogiques – abordent le thème de l’orgasme, du sextoy ou de l’éjaculation féminine, avec la volonté affichée de faire passer un “message”… Entre docu-fiction et cours de sexologie, ce petit film ne méritait certainement pas d’être classé X. La commission du CNC n’a pas été du même avis. Le 6 octobre, elle a fait tomber le couperet: interdiction en salles. “Histoires de Sexes avait pour ambition de s’affranchir des règles de l’industrie pour adulte, protestent les deux réalisateurs (Ovidie et Jack Tyler). Nous aspirions à sortir du ghetto, le CNC nous y a renvoyé aussi sec.

Il est généralement reproché aux pornographes de n’écrire aucun scénario, de ne pas travailler la mise en scène, d’être trop éloignés d’une sexualité réaliste, de dégrader la femme. Ce film relevait pourtant ce défi: présenter une sexualité non caricaturale, et mettre en scène la complexité de la relation de couple. 
Habituellement, les scenarii ne servent qu’à introduire les scènes de sexe qui sont la raison d’exister des films pornographiques. Dans Histoires de sexe(s), les courts passages explicites ne sont que des illustrations des propos tenus par les protagonistes. 95% de dialogues, pour 5% de sexe, et non l’inverse. Très clairement, il ne s’agit en rien d’un film masturbatoire. Avec ce film, nous attendions l’émergence d’un genre nouveau: celui du film traitant ouvertement de la sexualité, affranchi des codes de la pornographie et de son quota d’éjaculations faciales. Notre souhait n’était pas d’être exhibé à un public mineur, puisque nous réclamions une interdiction aux moins de 18 ans.

Pourquoi la commission du CNC a-t-elle classé ce film X? Parce qu’il est impensable, pour les puritains qui y siègent en majorité, qu’un film puisse parler de sexe. On peut parler de mort, de meurtre en série, de fin du monde, mais pas de sexe. Le classement X est une forme perverse de censure. Il s’accompagne d’un système de taxe qui dissuade les producteurs d’avancer de l’argent: un film X est difficilement rentable. Il est donc condamné d’office à n’être qu’un film à petit budget, tourné dans des conditions proches de l’amateurisme. Pas de vrais acteurs dans un X, et pour cause. Pas de vrai scénario. Pas de vrai dialogue. Et comme ce cinéma est totalement stigmatisé, aucun réalisateur “normal” ne veut s’y essayer. A l’origine, le classement X, institué sous Giscard d’Estaing en 1975, était synonyme de liberté: il s’agissait d’autoriser les images représentant la sexualité. Mais très vite, le classement X s’est accompagné de mesures fiscales si pénalisantes qu’il a finit par tuer dans l’œuf un genre cinématographique naissant. Faute de moyens, le X est devenu une industrie de la copulation filmée à la chaine, une ennuyeuse et rébarbative accumulation de gros plans génitaux et d’actes sexuels standardisés à outrance.

Les films précurseurs du genre annonçaient pourtant des lendemains glorieux au X: Le Dernier tango à Paris, L’empire des sens, Maîtresse, Max mon amour, Les Valseuses, La maman et la putain, Portier de nuit… Le X aurait pu devenir un cinéma aussi important que le péplum, le polar, le film d’arts martiaux ou la comédie musicale. Hélas. On l’a assassiné, en lui coupant les vivres et en le condamnant à la médiocrité. Les salles qui projetaient du X ont fini par disparaitre, incapables (à cause des surtaxes énormes) de faire face à la concurrence de la TV, des lecteurs DVD et de l’internet. Avec ces salles sont mortes les ambitions de ceux qui voulaient faire de l’art avec le sexe… A quoi bon ? A quoi bon faire du cinéma à 3 millions d’euros (budget minimum), si les gens vont aller voir gratuitement sur internet des gonzo dont le budget se monte à 3000 euros (maximum)? “Le classement X est devenu obsolète très progressivement, explique Christophe Bier, grand spécialiste et militant anti-classement X. Il a eu la peau du porno. Les producteurs de porno, les exploitants, les distributeurs ont périclité, ou bien se sont vite reconvertis dans la vidéo puis le DVD. Les salles ont fermé les unes après les autres… jusqu’à l’extinction totale des “films pornos” en 1996, remplacés par les “vidéos pornos”.

Résultat: le X est devenu “de la merde”, dixit Ovidie. Au lieu de montrer la sexualité comme d’un espace de liberté et de bonheur, le X a fini par ne plus montrer que des performances irréalistes et caricaturales. “La censure économique nous empêche de sortir du ghetto, soutient Ovidie. Si nous avions d’autres moyens de distributions que les sexshops et les sites internet, si nous pouvions retourner en salle, alors nous serions obligés de faire des films qui tiennent la route.” Mais non. Le CNC veille au grain. Depuis 1975, comme si les mœurs n’avaient pas évolué, il continue de classer X tout ce qui dépasse son seuil de tolérance: un orgasme ça va. Deux orgasmes, bonjour les dégâts. Bien qu’il soit totalement obsolète, le classement X continue de sévir. “Le X n’est pas aboli car il reste une menace visant à décourager ceux qui voudraient montrer du sexe dans les salles avec un visa d’exploitation, explique Christophe Bier. L’interdiction totale existe donc toujours comme arme de destruction massive. Tyler et Ovidie viennent d’en faire le test.

Histoires-de-sexe-2

Si le classement X était supprimé, on peut imaginer que le cinéma se mettrait enfin à parler de sexualité comme d’un sujet aussi passionnant (émouvant, perturbant) que la violence ou l’amour. Les réalisateurs pourraient enfin lui accorder la place qu’elle mérite… “En tout cas, ces réalisateurs ne seraient plus dans un ghetto avec des taxes, ajoute Christophe Bier. Ils bénéficieraient des mêmes droits que leurs confrères “classiques” et pourraient obtenir un fonds de soutien automatique ou d’autres mécanismes régissant l’exploitation cinématographique.” Bien sûr, la qualité d’un film ne dépend pas que de son budget. Mais si la sanction économique était levée, il est sûr et certain que des réalisateurs “normaux” feraient du X, avec l’aide d’acteurs “normaux” et cela changerait certainement la donne. Il suffit de voir ce qu’il se passe en Suède, où le gouvernement finance des films X pour lutter contre la misogynie et contre la discrimination sexuelle. Dirty Diaries nous montre le chemin. Oui, il est possible de faire du vrai cinéma avec du sexe.
QUESTIONS A UN MEMBRE DE LA COMMISSION DU CNC

Philippe Rouyer – co-auteur du livre Le cinéma X (éd; la Musardine)- siège à la Commission de classification en tant que représentant du Syndicat Français de la Critique de Cinéma (SFCC). Il faisait partie de la commission qui a classé Histoires de Sexe(s). Il faut rappeler que la Commission de classification n’est que consultative. C’est le Ministre qui donne le visa, même si à plus de 99%, il suit les avis de la Commission. Le vrai responsable du classement X d’Histoires de Sexe(s) est donc Frédéric Mitterand.

1/ Depuis la création du classement X, combien de films “de cul” ont été classés X ?
Ça tourne autour d’un millier de longs métrages. D’après Christophe Bier, l’auteur du livre Censure-moi (L’Esprit frappeur), le dernier film classé X date de 1996. Il s’intitulait “Elle ruisselle sous la caresse”.

2/ Suivant quelle procédure le film d’Ovidie et jack Tyler a-t-il été classé X ?
Suivant la procédure habituelle. A savoir, un passage en sous-commission qui a juste pour mission de servir de filtre. Tous les films qui sortent (même les Disney) sont vus intégralement en sous-commission. Si la sous-commission estime que c’est du tout public, le film sort avec son visa. Si ne serait-ce qu’un membre de la sous-commission estime qu’il pourrait y avoir une restriction, le film est envoyé en Commission plénière qui est alors libre de ce qu’elle préconise. Et dans ce cas, la seule décision qui compte est celle de la plénière. Concernant le film d’Ovidie et Jack Tyler, l’ensemble des membres de la sous-commission a opté pour une interdiction aux moins de 18 ans en le renvoyant en plénière. Après débat et vote, la plénière elle, a voté le X.

3/ Il y a combien de personnes en commission ?
Chaque sous-commission se compose de 4 à 7 membres. La plénière en compte 28.

4/ Pourquoi Histoires de Sexe(s) a-t-il été classé X ?
Je suis tenu au devoir de réserve sur les débats. La seule chose que je peux vous dire c’est ce que j’ai dit moi au cours de ce débat: à savoir que je demandais une interdiction aux moins de 18 ans, mais surtout pas un classement X car c’était clairement une œuvre et non une pellicule à vocation masturbatoire. J’ai développé en parlant du scénario, de la mise en scène et de la durée (très brève) des scènes de sexe. J’ai ajouté qu’il n’y avait dedans aucune violence et  aucune image dégradée de la femme, et que je préférais qu’un jeune de 18 ans voit cela plutôt qu’une production crade trouvée en DVD ou sur le net. Mais le résultat du vote qui a suivi prouve que moi et ceux qui avaient un avis similaire n’avons pas convaincu suffisamment de monde

5/ Il me semble que les commissions de classement de films, dans les pays anglo-saxons, s’en tiennent à des critères très précis pour juger: il parait que le classement d’un film correspond à des normes quasi-mathématiques (nombre de minutes pendant lesquelles on voit un acte sexuel, cataloguage des actes sexuels sur une échelle, nombre de gros plans anatomiques, etc). Pouvez-vous m’éclairer sur ce point ?

Effectivement c’est le cas dans des pays comme le Royaume Uni. Je trouve ça atroce. Ça a conduit par exemple dans ces pays à interdire aux moins de 15 ans “Ridicule” de Patrice Leconte parce qu’on y voit un homme qui urine sur un autre ou “Amélie Poulain” car il y a une série d’orgasmes dans une scène. 2 films qui sont chez nous ‘tous publics”. En France, nous n’avons pas de critères. Nous débattons en tenant compte du contexte de l’œuvre. Des morts dans un western ou un film de guerre n’ont pas le même charge émotionnelle que dans un drame au Quartier Latin. Il faut aussi tenir compte de la mise en scène. Comment c’est filmé.

6/ Si la classification X était supprimée sur les “films pour adulte”, qu’est-ce que cela changerait?

Certains réalisateurs disent que si la classification X était supprimée ils auraient plus de moyens pour faire du bon cinéma. Ils pensent que l’état leur donnerait des subsides ou quoi?
Non, ils n’auraient pas d’avance sur recettes. Mais un certain nombre d’aides automatiques pourraient jouer. De même, il serait de nouveau possible d’acheter des films étrangers (surtaxés par le classement X) et donc d’en vendre en retour. Et puis l’exploitation en salles pourrait apporter de nouveaux revenus. Ou pas, bien sûr.

7/ D’autres réalisateurs (HPG par exemple) disent que même s’ils avaient plus de moyens, ils continueraient à faire des films nuls, parce que le milieu du X est un milieu de “nuls”. Après tout, il y a des réalisateurs de cinéma “normal” (David Lynch avec Eraserhead, Tsukamoto avec Tetsuo, mais je n’ai pas les chiffres précis de leur budget…) qui ont fait des chefs d’œuvre à très petit budget non? Qu’en pensez-vous?
Il y a eu des chefs-d’œuvre du X, ou du moins d’excellents films X, à petit budget. Mais le budget de Eraserhead ou de Tetsuo leur sera toujours supérieur. Ils s’inscrivent dans une autre économie.

8/ Le classement X a-t-il encore une raison d’être de nos jours ?
A mon avis non. L’interdiction au mineurs est suffisante pour protéger la jeunesse et respecter le Code Pénal.

Fonte Les 400 culs, de Agnès Giard


LE FILM (BANDE ANNONCE)

07/11/2009 - 15:26h O discreto charme de Buñuel

Jean-Claude Carrière relembra “Meu Último Suspiro”, livro de memórias de Luis Buñuel que elaborou e é reeditado

Divulgação

Catherine Deneuve e Luis Buñuel (1900-1983) nas filmagens de “Bela da Tarde” (67), longa coescrito por Jean-Claude Carrière


MARCOS STRECKER – FOLHA SP


DA REPORTAGEM LOCAL

Octavio Paz dizia que o livro “Meu Último Suspiro”, escrito em 1980, era o melhor “filme” de Luis Buñuel. E era mesmo. Mas não é só. Esse livro de difícil definição sobre o grande mestre do surrealismo, figura iconoclasta e iluminada que se confunde com a formação do cinema desde os anos 20 (”Um Cão Andaluz”, 1929) até a década de 70 (”Esse Obscuro Objeto do Desejo”, 1977), é também uma das melhores publicações sobre a sétima arte.
Só é comparável a “Hitchcock/ Truffaut – Entrevistas” (Cia. das Letras), de 1967, em que o “enfant terrible” da nouvelle vague faz uma minuciosa revisão da obra do diretor de “Psicose”. Os dois livros marcaram época e viraram clássicos.
No caso de “Meu Último Suspiro”, que agora ganha reedição (Cosac Naify/Mostra de Cinema de SP, 376 págs., R$ 55, trad. André Telles), o coautor é também um mestre do cinema, o roteirista francês Jean-Claude Carrière, 78, que coassinou várias obras essenciais de Buñuel (incluindo “Bela da Tarde” e “O Discreto Charme da Burguesia”), já trabalhou com Jean-Luc Godard e é parceiro do diretor Peter Brook.
Em entrevista, Carrière lembra que Buñuel não queria escrever um livro de memórias, então na moda. Para convencê-lo, escreveu um capítulo supostamente narrado pelo cineasta intitulado “Os Prazeres deste Mundo”, sobre bebidas, tabaco e bares. Buñuel gostou e o resultado é um livro de cinema que não analisa nenhum filme e mostra a personalidade fascinante de um dos grandes artistas do século 20.

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Luis Buñuel e imagem de seu filme A idade do ouro

“Luis Buñuel é maior do que sua obra”

Jean-Claude Carrière afirma que “Meu Último Suspiro” é “livro-retrato” e diz que Buñuel é “mais importante que Picasso”

“Não fiz um livro sobre os filmes, mas sobre Buñuel. Truffaut queria saber por que eu tinha mais interesse no homem do que na obra”

DA REPORTAGEM LOCAL

Leia entrevista com Jean-Claude Carrière, que comenta a edição de “Meu Último Suspiro”, que narra episódios na vida do cineasta Luis Buñuel, como a estreia de “Um Cão Andaluz”, a passagem por Hollywood e o exílio no México.
O francês está escrevendo um roteiro com o escritor Atiq Rahimi e acaba de lançar “N’Espérez pas Vous Débarrasser des Livres” (não ache que os livros serão descartados, ed. Grasset), entrevistas conjuntas com Umberto Eco. (MARCOS STRECKER)

FOLHA – “Meu Último Suspiro” é uma obra de Luis Buñuel ou de Jean-Claude Carrière?
JEAN-CLAUDE CARRIÈRE
– Nós escrevemos juntos, como se fosse um roteiro. Na época, tínhamos escrito um roteiro que não pôde ser filmado ["Agon"], pois ele já estava com 80 anos, muito cansado. Como convivi 20 anos com ele, tinha tomado notas sobre sua vida. Ele me contava muitas coisas durante as refeições e os aperitivos. Fiz os cálculos, almoçamos juntos mais de 2.000 vezes. Muitos casais não podem dizer isso… Como conhecia sua vida, propus fazer o livro. Ele disse que não queria, e que todos estavam escrevendo memórias… Para convencê-lo, escrevi eu mesmo o capítulo “Os Prazeres desse Mundo”. Narrei em primeira pessoa dizendo “eu, Buñuel….”. Ele disse: tenho a impressão que eu mesmo escrevi. O livro foi escrito em 1980, ele morreu em 1983. Teve a oportunidade de ver a edição espanhola e gostou.

FOLHA – O livro não é uma biografia no sentido comum. Como vocês chegaram a esse formato?
CARRIÈRE
– Eu o convenci a fazer não um livro de memórias, mas um livro-retrato, que se pareceria com ele. Comecei com “Os Prazeres desse Mundo” pois seria um capítulo curto, não teria a cara de um livro de memórias. Os que conheceram Buñuel dizem que o livro se parece muito com ele. Trabalhamos no México. De manhã ficávamos juntos, à tarde eu escrevia. Foi assim durante várias semanas, até chegarmos a uma versão que agradava aos dois.

FOLHA – Quem escolheu os temas?
CARRIÈRE
– Sugeri alguns capítulos e alguns temas. É o nosso livro, mas é a vida dele. Ele não teria feito o livro sem mim, porque não gostava de escrever, mas sem ele não teria conseguido redigir, porque é a vida dele. Ele não mudou quase nada. Há coisas que eu conhecia muito bem, como a parte surrealista. Mas havia passagens que não conhecia muito, como a Guerra Civil Espanhola. Aí o interroguei de maneira precisa.

FOLHA – É um livro sobre um cineasta que mal discute sua obra. Como foi recebido no seu lançamento?
CARRIÈRE
– Há um charme, que não consigo explicar. Às vezes pego o livro para reler. Ele foi rapidamente traduzido na Espanha, onde fez um enorme sucesso e se tornou um clássico. As pessoas falam muito desse livro, é reeditado com frequência. François Truffaut uma vez me convidou para jantar só para que conversássemos sobre o livro. Ele fez uma edição sobre Hitchcock ["Hitchcock/ Truffaut - Entrevistas"], eu sobre Buñuel. Discutimos como fizemos nossos livros. Ele escreveu sobre os filmes de Hitchcock. Não fiz um livro sobre os filmes, mas sobre Buñuel. Truffaut leu duas vezes o livro. Queria saber porque eu tinha mais interesse no homem do que na obra. Disse que Buñuel é que tinha feito essa escolha. Buñuel não gostava de falar de cinema. Estávamos de acordo que não falássemos de mim. É como se ele estivesse diante de um espelho, e eu estivesse segurando o espelho.

FOLHA – Havia assuntos que ele não queria abordar? Buñuel tinha zonas obscuras em sua vida?
CARRIÈRE
– Ele não gostava de falar de tragédias na sua vida. Não gostava de falar da morte de [Federico García] Lorca, que o marcou muito. Preferia falar dos bons momentos. Por exemplo: não gostava de falar do momento em que precisou pedir demissão do Museu de Arte Moderna de Nova York, episódio em que Salvador Dalí teve responsabilidade. Gostava de guardar os bons momentos com seus velhos amigos. Posso testemunhar que era um homem de grande bondade. É raro encontrar alguém tão generoso que ao mesmo tempo tenha um olhar impiedoso sobre as coisas e as pessoas.

FOLHA – Qual é a importância de Buñuel atualmente?
CARRIÈRE
– Hoje há duas visões. Uma é dizer que era um cineasta surrealista. Outra é a visão hispânica, de que Buñuel é o maior artista espanhol desde Goya. Para qualquer romancista, cineasta, pintor ou filósofo, há um momento em que é inevitável se defrontar Buñuel.
Ele é muito mais importante do que Picasso. Picasso é pintor, mas apenas pintor. Buñuel é um personagem maior do que sua obra, não se reduz a ela. Isso era claro para mim na época, como ainda é hoje.
Por isso o livro se tornou um clássico. Releio com frequência o último parágrafo, em que ele diz que “gostaria de poder se levantar dos mortos a cada dez anos, ir até uma banca e comprar alguns jornais; voltaria ao cemitério e leria sobre os desastres do mundo, antes de voltar a adormecer, sereno”.
Se eu escrevesse um livro sobre Buñuel hoje, o mostraria sobre a tumba. Diria como está o mundo atualmente, para saber o que ele acharia disso. Eu levaria os jornais para ele.

07/11/2009 - 14:19h Mostra de SP exibe favoritos hoje


“Carmo” e “Niguém Sabe dos Gatos Persas”, escolhidos pelo público e pela crítica, estão na programação extra do evento

Salas de cinema também exibem filmes elogiados por críticos da Folha, como “A Ressurreição de Adam” e “London River”


O filme brasileiro favorito do público na 33ª Mostra Internacional de Cinema de São Paulo, anunciado anteontem, terá mais uma exibição hoje, na programação extra do festival, que vai até quarta-feira.
“Carmo”, longa de estreia de Murilo Pasta, conta a saga de um contrabandista espanhol paraplégico pelas fronteiras da América do Sul e tem pontas do ator Márcio Garcia e do cantor Seu Jorge, como uma dupla de bandoleiros improváveis.
“Ninguém Sabe dos Gatos Persas”, uma viagem musical pelo submundo de Teerã, também passa hoje. O filme do iraniano Bahman Ghobadi foi escolhido como o melhor do festival pela crítica -jornalistas e críticos de cinema que votam.
Outros dois destaques do dia são “A Ressurreição de Adam”, sobre o Holocausto, e “London River”, sobre uma mãe cristã e um pai muçulmano em busca de seus filhos desaparecidos em Londres, em 2005. Fonte Folha de São Paulo

NINGUÉM SABE DOS GATOS PERSAS
(Kasi Az Gorbehaye Irani Khabar Nadareh, Irã, 2009)

Bahman Ghobadi filma um falso documentário ao estilo de “Close-Up”, de Kiarostami, sobre a cena underground da música iraniana. As imagens acompanham dois jovens músicos, um homem e uma mulher, recém-saídos da prisão, que decidem formar uma banda. Juntos, eles andam pelo submundo de Teerã à procura de outros músicos. Por meio dessa busca, o público começa a conhecer a situação política e cultural do Irã, onde tudo é proibido – de ter vídeos de filmes americanos a ouvir música estrangeira. Mas os jovens iranianos não querem música árabe tradicional, então suas melodias encontram o jazz, o pop, o heavy metal e até o rap, em letras que se alternam entre o farsi e o proibido inglês. Eles nem sequer podem tocar, assim formar uma banda se torna um ato político, que os inspira a desafiar as autoridades tocando em lugares improvisados.

06/11/2009 - 21:12h Sem tabu

Une femme éjacule…

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Il y a des femmes qui jouissent en giclant. Certaines coulent comme des robinets dès qu’on les touche. D’autres lâchent brusquement de longues gerbes liquides. Elles éjaculent. Ce soir, au Festival de films gays et lesbiens de Paris, This is the Girl, de Catherine Corringer dévoile avec jubilation cet aspect encore méconnu de la sexualité féminine.

Projeté samedi 17 novembre au cinéma Beverley à Paris, à 22h, This is the girl se définit comme un «film queer érotique et fantastique, mettant en scène une “sex heroïne boxer”, sa “rocky coach”, et un homme transformé en sex toy. Le film explore la puissance sexuelle de la femme, à travers la masturbation et l’éjaculation féminine.»

C’est un film sans trucages. Pendant de longues minutes, toute entière concentrée sur son plaisir, une jeune femme (Flozif) se masturbe. Ejacule. Se masturbe à nouveau. Ejacule encore. Se masturbe en troisième fois. Ejacule.

«La scène d’éjaculation féminine dans mon film est un plan “performance”, c’est à dire long et sans qu’il soit coupé, explique Catherine Corringer, la réalisatrice. Le film est un hommage à la puissance sexuelle de la femme. Le terme “éjaculation” induit un acte volontaire, alors que quand on dit “c’est une femme fontaine” on sous entend qu’elle “se répand” et non qu’elle “gicle”, ce qui est, à tous les points de vue très différent. Flozif éjacule dans le plan performance 3 fois de suite à environ 1 ou 2 minutes de distance entre. Ce qui est exceptionnel dans ce plan et sa performance, c’est qu’elle le fait assise et en se masturbant. La plupart des femmes ont besoin d’être pénétrées pour éjaculer et d’être allongée. Elle le fait assise et seule. Et c’est assez “insolent !”. Ce qui est beau, c’est de voir les multiples façons qu’à la femme de jouir.»

En France, de nombreuses personnes crient encore au canular et restent persuadées que l’éjaculation féminine n’existe pas. Qu’il s’agit d’urine.

Même les femmes qui éjaculent pensent avec angoisse qu’elles sont victimes de fuites, d’incontinence ou que sais-je…

Aux Etats-Unis, le phénomène de l’éjaculation féminine est quelque chose de bien connu. Depuis plus de vingt ans, des féministes pro-porn comme Annie Sprinkle ou Deborah Sundahl, parlent de ce phénomène, le filment, l’étudient et lui consacrent parfois même des ateliers aux titres loufoques : «Initiez-vous à l’éjaculation !», «Comment faire pour lui en mettre plein la vue !», etc.

Voici le témoignage d’Annie Sprinkle à ce sujet :«Bien qu’ayant éjaculé plusieurs fois – entre autres en 1981 lors d’une de mes prestations dans le film X Deep Inside Annie Sprinkle – je ne pouvais mettre de nom sur ce qui s’était produit. Tout comme mes amants, mes admirateurs ou mes consœurs, je n’avais aucune connaissance sur les effets engendrés par mon corps. C’était juste quelque chose qui apparaissait de temps à autre, quand je n’y pensais pas trop. Tout ce que je pouvais dire alors, c’est que c’était drôlement agréable ! (…) C’est à cette époque qu’est apparue la vidéo extraordinaire de Deborah Sundahl (alias Fanny fatale) How to female ejaculate : find your G spot (ejaculation féminine : trouvez votre point G). Elle fit sensation !»

Deborah Sundahl est une des plus grandes spécialistes de l’éjaculation féminine. Dans son livre —traduit en français et publié aux éditions Tabou (Tout savoir sur le Point G et l’éjaculation féminine)— elle explique : «Toutes les femmes possèdent l’anatomie nécessaire à l’éjaculation, mais toutes les femmes n’éjaculent pas et n’en ont d’ailleurs pas besoin pour avoir une vie sexuelle épanouie. Certaines éjaculent naturellement, d’autres ont appris à le faire. En faire une nécessité ou un objectif pour toutes les femmes serait idiot et même préjudiciable.»

Pour celles qui, malgré cette mise en garde, voudraient apprendre à éjaculer, Deborah fournit cependant un mode d’emploi. Deux chapitres illustrés de croquis pédagogiques, détaillent, étape par étape, les moyens de se faire gicler… Chapitre 4 : «Comment éjaculer sans orgasme». Chapitre 5 (plus intéressant) : «Comment éjaculer avec orgasme». La méthode, sensiblement la même, aboutit toujours au même résultat : il faut changer les draps du lit. Eponger le carrelage. Ou essorer l’édredon…

En dehors de ce côté bêtement technique (je me méfie toujours des «techniques» en amour), le livre de Deborah Sundahl est un trésor de documentation. Tout, tout, on y apprend tout sur l’éjaculation féminine. A commencer par sa composition, son origine et sa fonction.
Je cite, en vrac : «L’éjaculat féminin est un liquide translucide, d’une consistance proche de l’eau
«Son odeur et son goût semblent varier avec le cycle menstruel. Quelque fois il n’a strictement ni odeur ni goût ou, à l’inverse, est semblable par le goût et l’odeur à de l’urine.»
«Sa composition est strictement la même que l’éjaculat masculin, mis à part les spermatozoïdes : c’est du liquide prostatique, mélangé à du glucose
«En 1672, l’anatomiste néerlandais Regnier de Graaf a étudié de près la “prostatae” féminine et en a fait des croquis, remarquant la présence de plusieurs canaux éjaculatoires. Bien que de Graaf ait été le premier à reconnaître la prostate comme organe responsable de l’éjaculation chez la femme, c’est le professeur slovaque Milan Zaviavic, grâce à ses vingt années d’études approfondies sur le sujet, qui l’a reconnue pleinement en tant qu’organe féminin fonctionnel. Le terme médical – prostate féminine – fut rapidement adopté par le corps médical. »

Le site Doctissimo, qui confirme, ajoute que la «prostate féminine» est également désignée sous les noms de «glandes de Skène» ou «glandes para-urétrales». Mais qu’importe le flacon… Si vous voulez en savoir plus, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Samedi 17 novembre, à 22h
Séance Porn Lesbien : In search of the wild kingdom, de Shine Louise Huston (découvrez la sexualité vraie des vraies lesbiennes et arrêtez de croire qu’elles se lèchent du bout de la langue en poussant des petits cris de gorge), suivi de This is the girl, de Catherine Corringer.
Cinéma Beverley : 14 rue de la Ville Neuve, 75002 Paris. Métro : Bonne Nouvelle
Tarifs : 8 € (plein tarif ) / 7 € (tarif réduit )

Tout savoir sur le Point G et l’éjaculation féminine, de Deborah Sundahl, éd. Tabou.

Les testicules élémentaires

Il y a des hommes qui, à force de porter des poids aux testicules, finissent par les transformer en longs appendices. Ils pendent, comme d’étranges métronomes. Ou comme un pénis supplémentaire, passif, avec lequel ils peuvent exécuter des figures érotiques nouvelles.

Smooth

La réalisatrice parisienne Catherine Corringer s’intéresse à tout ce qui sort des normes corporelles. Elle a filmé une éjaculation féminine (This is the girl), comme un véritable geyser. Elle a aussi filmé une séance de SM gore (In Between), lente et implacable lacération-performance sur le corps d’un masochiste hard… Catherine Corringer aime les filles qui éjaculent et les garçons qui se laissent faire. Elle aime renverser les rôles. Aux femmes, elle prête la puissance. Aux hommes, la faiblesse, la vulnérabilité et la grâce. Ils font offrande de leur chair avec une douceur proche du masochisme. A travers eux, Catherine dévoile un “monde sexuel dans lequel le masculin est réinventé autrement, dans lequel le pénis en érection n’existe pas.” Il s’agit de déconstruire le système patriarcal, dit-elle.

Dans Smooth, dernier court-métrage de Catherine Corringer, un homme se donne lentement à la caméra, révélant par étape les mystères de sa sexualité atypique. C’est une sorte de fakir. Il a travaillé ses testicules au fil de longues années d’ascèse, s’imposant le port de cockrings en acier pesant, à l’aspect de poids en fonte. Il les a tellement travaillé, que ses testicules pendent entre ses cuisses. Quel intérêt? demanderez-vous. Je ne sais pas trop, mais l’homme s’amuse à faire un nœud avec ses organes génitaux. Il peut littéralement nouer son pénis avec ses testicules et l’exercice lui procure certainement du plaisir. Il s’amuse aussi à introduire ses testicules dans son anus, comme s’il se faisait l’amour à lui-même. C’est un mutant doté de deux pénis : un pénis qui peut entrer en érection et un qui ne peut pas. Un pénis pour pénétrer autrui et un pénis pour s’auto-sodomiser…

Surprise supplémentaire : cet homme a non seulement des testicules à rallonge mais un anus dilaté de telle sorte qu’il soit possible de le fister très profondément. Il accueille deux avant-bras. Catherine y plonge littéralement… D’abord une main, puis une deuxième. Ca glisse, ça aspire même. L’homme, couché sur le côté, immobile, les fesses offertes comme une jeune vierge, semble pouvoir prendre en lui toute la misère du monde. Il est le havre rectal, le nid douillet en lequel on s’enfonce, délicieusement… C’est un homme très féminin, d’une certaine manière. “Son corps absorbe, enveloppe” dit Catherine. En le fistant, on entre dans un univers qui évoque l’utérus : chaud, doux, moite, gluant. Une vraie matrice.

En Anglais, smooth signifie “doux”. Catherine Corringer a voulu filmer la douceur d’un homme. Son court-métrage n’est pas très excitant, mais il présente l’intérêt de représenter une relation sexuelle hétéro à l’envers. Une relation au cours de laquelle c’est la femme qui pénètre… à l’intérieur de l’homme, dans une sorte de régression utérine étrange. Ses mains enduites d’un lubrifiant blanc comme le sperme (le silk, dont j’ai déjà parlé) lui permettent de toucher du doigt, littéralement, la part féminine du corps masculin. Elle plonge dedans. “Mes films explorent une  autre carte du monde, dit Catherine, où le corps est une métaphore incarnée, où le génital n’est pas forcément mis en lien avec le plaisir.    C’est une forme de militantisme, c’est l’exploration d’un monde peu connu.”

Le 25 octobre 2009, Smooth a été primé meilleur court-métrage du dernier Porn Film festival de Berlin. Pour ceux qui n’étaient pas en Allemagne la semaine dernière, il y a une séance de rattrapage : Smooth va être diffusé mardi 17 novembre au Festival Gay et lesbien de Paris.

Smooth : mardi 17 nov, 18h30. Projection de courts-métrages “French touch”, salle 100 au Forum des Images : 2, rue du cinéma, 75001 Paris. Métro : Les Halles. Plein tarif : 8 euros. Tarif réduit : 7 euros.

Fonte Les 400 culs

06/11/2009 - 19:00h Frida Kahlo


Frida, o filme


Frida, clipe com Chavela Vargas

Llorona

Salías del templo un día llorona cuando al pasar yo te vi,
Salías del templo un día llorona cuando al pasar yo te vi,
Hermoso Guipi llevabas llorona que la virgen te creí,
Hermoso Guipi llevabas llorona que la virgen te creí,

Hay de mi llorona, llorona, llorona de un campo lirio
Hay de mi llorona, llorona, de un campo lirio
El que no sabe de amores llorona, no sabe lo que es martirio
El que no sabe de amores llorona, no sabe lo que es martirio

(Música)

No se que tienen las flores llorona, las flores de un campo santo
No se que tienen las flores llorona, las flores de un campo santo
Que cuando las mueve el viento llorona, parece que están llorando
Que cuando las mueve el viento llorona, parece que están llorando

Hay de mi llorona, llorona, llévame al río
Hay de mi llorona, llorona, llévame al río
Tápame con tu reboso llorona, por que me muero de frío
Tápame con tu reboso llorona, por que me muero de frío

(Música)

Dos besos llevo en el alma llorona, que no se apartan de mí
Dos besos llevo en mi alma llorona, que no se apartan de mí
EL último de mi madre llorona y el primero que te di.
EL último de mi madre llorona y el primero que te di

01/11/2009 - 16:31h Buñuel, segundo ele mesmo e o neto

Diego Buñuel, que está em São Paulo rodando uma série para a televisão, fala do avô, cuja autobiografia é reeditada no País

http://3.bp.blogspot.com/_TcePPGgRDqg/SfDY89lhgfI/AAAAAAAABdA/VWGrXCp4KU0/s400/fotograma-do-filme-o-cao-andaluz-luis-bunuel.jpg

Antonio Gonçalves Filho – O Estado SP

O último roteiro que o cineasta espanhol Luís Buñuel (1900- 1983) escreveu, mas não realizou, repousa numa “tríplice cumplicidade”: ciência, terrorismo e informação. Esses três dos quatro cavaleiros do Apocalipse, como costumava se referir a eles, também preocupam seu neto, o francês Diego Buñuel, que está em São Paulo rodando a terceira temporada da série televisiva Zonas de Guerra, do National Geographic Channel (NatGeo). A cara do avô quando moço, Diego, aos 34 anos, diz que se sente seu herdeiro em todos os níveis, do profissional ao sexual, passando pela paixão fetichista por armas de fogo – a exemplo do diretor, a franqueza do neto por vezes desconcerta, mas nunca choca. “Sou hiperssexuado como Pepe”, diz, logo na primeira frase de sua entrevista, em que falou mais da autobiografia de Pepe – aliás, Luis Buñuel -, pioneiro do cinema surrealista, do que do próprio projeto, uma série sobre as dez cidades mais violentas do mundo.

A autobiografia do avô, Meu Último Suspiro (Mon Dernier Soupir), escrita com a colaboração de seu roteirista habitual, Jean-Claude Carrière, estava fora de catálogo havia mais de duas décadas. Num lançamento conjunto da editora Cosac Naify e Mostra Internacional de Cinema em São Paulo, ela volta às livrarias neste fim de semana em nova tradução (de André Telles.) Após todos esses anos, a autobiografia do avô de Diego continua inspiradora para ele, um jornalista premiado que, trabalhando para o jornal semanal da Otan, se tornou correspondente de guerra no Afeganistão, Congo e Iraque, onde rodou um premiado documentário de 90 minutos (Iraq: At Hell”s Gate) sobre a intervenção americana no país.

Diego justifica esse seu interesse por zonas de conflito como uma herança intelectual do avô, que adorava. “Não sei se você se lembra, mas o final de seu último filme, Esse Obscuro Objeto do Desejo (de 1977), é premonitório, revelando sua perplexidade diante dos atos terroristas.” De fato, no epílogo do testamento cinematográfico de Buñuel , um alto-falante anuncia um ato terrorista do grupo extremista Brigada do Menino Jesus, enquanto o casal central (um senhor burguês e sua jovem amante pobre) passa por uma vitrine na qual uma mulher costura um véu ensanguentado. Os dois começam a discutir quando outra bomba explode, tirando a vida do casal. O amor, como um ato devastador de subversão, é punido por uma sociedade que só conhece o ódio. O caos reina, enquanto um vírus dizima a população de Barcelona.

“Ateu, graças a Deus”, como o avô, Diego não veio ao Brasil atrás de pastores evangélicos ou chefes do tráfico, definidos por ele como profissionais da violência – a primeira verbal, a segunda, física. No primeiro dia de filmagem de Zonas de Guerra, uma série passada em cidades onde reinam a destruição e a desordem, visitou uma fábrica de carros blindados. “Fiquei espantado com o número deles em São Paulo”, diz Diego, cuja proposta de documentar a violência paulistana deu lugar a um programa em que a principal estrela será um grafiteiro, que arrisca a vida pichando túneis para “limpar” a cidade. “É intrigante essa sua ideia de que seus grafites podem acabar com a violência da urbe.”

http://www.ufrgs.br/nemes/uploaded_images/11F8A1_1-777671.jpgManias todos têm. Buñuel cultuava algumas. Gostava de armas e chegou a guardar 65 revólveres e fuzis em casa. Vendeu a coleção em 1964, convencido de que ia morrer naquele ano. Não morreu, mas perdeu um ouvido, em Zaragoza, praticando tiro em recinto fechado. Diego conseguiu recuperar uma ou duas armas , porém nunca as usou. Quando propôs à NatGeo a série Zonas de Guerra, contrapartida à violência “estereotipada” da mídia, decidiu revolucionar o gênero do documentário, colocando-se diante da câmera como ator e personagem – ele experimentou a loucura da guerra ao lutar na guerra da Bósnia. “Sou ambicioso como meu avô, que se propôs – e conseguiu – revolucionar a linguagem do cinema com o surrealismo de Um Cão Andaluz.”

http://www.braziliancd.com/comersus/store/catalog/O%20ANJO%20EXTERMINADOR.jpg

O filme inaugural do surrealismo, que completa 80 anos, está sendo lançado (leia texto nesta página) pelo selo Cult Classic junto a Simão do Deserto (1965), título menos conhecido de Buñuel, sobre São Estilita, eremita do século 4º que passou mais de 40 anos no topo de um coluna num deserto da Síria. “Meu avô fala muito sobre esse trabalho na autobiografia, mas meu preferido ainda é O Anjo Exterminador, de 1962″, comenta Diego. O avô Buñuel não concordaria. Dizia que o tempo curto das filmagens o atrapalhou. Mais opiniões do cineasta sobre os próprios filmes se encontram na última parte de sua autobiografia. Nela Buñuel revela os escritores de quem gosta (Sade) e detesta (Borges, Steinbeck). Polêmica era com ele mesmo.

”Simão do Deserto”

Antonio Gonçalves Filho – O Estado SP


http://3.bp.blogspot.com/_fJksVm29Ov0/SqM3zuyfgOI/AAAAAAAADsw/nFwHOQN4jQk/s400/cine036.jpg

Filmes sobre heresias da religião cristã foram a especialidade de Buñuel, mas Simão do Deserto, lançado em DVD pelo selo Cult Classic, não é propriamente um filme blasfemo. Ao contrário. Foi o poeta e amigo Federico García Lorca, de quem Buñuel fala muito na autobiografia, que sugeriu ao cineasta a leitura de Legenda Áurea, em que é contada a vida de santos como Simão Estilita. Buñuel mostra a rotina de um santo (Claudio Brook) atormentado pelo diabo (Silvia Piñal, na foto) e que realiza milagres, vistos com indiferença.

25/10/2009 - 15:41h Poema dos olhos da amada, Soneto do amor total e Gostoso demais

Poema Dos Olhos Da Amada

Composição – Vinicius de Moraes / Paulo Soledade

Oh, minha amada
Que os olhos teus

São cais noturnos
Cheios de adeus
São docas mansas
Trilhando luzes
Que brilham longe
Longe nos breus

Oh, minha amada
Que olhos os teus

Quanto mistério
Nos olhos teus
Quantos saveiros
Quantos navios
Quantos naufrágios
Nos olhos teus

Oh, minha amada
Que olhos os teus

Se Deus houvera
Fizera-os Deus
Pois não os fizera
Quem não soubera
Que há muitas eras
Nos olhos teus

Ah, minha amada
De olhos ateus

Cria a esperança
Nos olhos meus
De verem um dia
O olhar mendigo
Da poesia
Nos olhos teus


Soneto do amor total

Vinicius de Moraes

Amo-te tanto, meu amor… não cante
O humano coração com mais verdade…
Amo-te como amigo e como amante
Numa sempre diversa realidade.

Amo-te afim, de um calmo amor prestante
E te amo além, presente na saudade
Amo-te, enfim, com grande liberdade
Dentro da eternidade e a cada instante.

Amo-te como um bicho, simplesmente
De um amor sem mistério e sem virtude
Com um desejo maciço e permanente.

E de te amar assim, muito e amiúde
É que um dia em teu corpo de repente
Hei de morrer de amar mais do que pude

Caetano Veloso – Poema Dos Olhos Da Amada, com Maria Bethânia recitando o Soneto Do Amor Total no encerramento.

Trecho Extraído do Belíssimo Documentário VINICIUS

Direção – Miguel Faria Jr.

Distribuição Paramount

Gostoso Demais
Maria Bethânia
Composição: Nando Cordel / Dominguinhos
No Intermezzo a versão de Ivete Sangalo. Aqui a de Maria Bethânia.

Gostoso Demais
Maria Bethânia
Composição: Nando Cordel / Dominguinhos

Tô com saudade de tu, meu desejo
Tô com saudade do beijo e do mel
Do teu olhar carinhoso
Do teu abraço gostoso
De passear no teu céu

É tão difícil ficar sem você
O teu amor é gostoso demais
Teu cheiro me dá prazer
Quando estou com você
Estou nos braços da paz

Pensamento viaja
E vai buscar meu bem-querer
Não posso ser feliz, assim
Tem do de mim
O que é q eu posso fazer

20/10/2009 - 22:00h Boa noite


O Cisne, movimento do Carnaval dos animais de Camille Saint-Saëns. Apresentação de Roger Moore. Mischa Maisky, no filme de Jasmina Hajdany.

20/10/2009 - 19:39h Absolute beginners


David Bowie

14/10/2009 - 22:00h Boa noite


Mill 3D de 2003. Música de Dimitri Shostakovich – A Segunda Valsa

14/10/2009 - 19:38h Les Oiseaux dans La Charmille


Os Contos de Hoffmann, de Jacques Offenbach. No filme de 1951, Dorothy Bond canta Les Oiseaux dans La Charmille (em inglês), enquanto Moira Shearer dança.

05/10/2009 - 19:31h Mercedes Sosa


Balderrama, de M. Castilla, J. Leguizamon, na voz Mercedes Sosa, banda sonora do filme “Che: Guerilla” de Steven Soderbergh.


Canción con todos


Mercedes Sosa com Los Chalchaleros – Zamba por Vos


Mercedes Sosa e Milton Nascimento – Volver a los 17

21/09/2009 - 21:30h As mulheres e a pornografia

En attendant le porno unisexe

Un sondage Ifop commandé par la société Marc Dorcel bouscule l’idée reçue selon laquelle les femmes sont des êtres purs. En réalité, elles s’intéressent autant au porno que les hommes. A une différence près: elles le regardent plutôt en couple.

Gugli-1

La femme est un être doté de qualités très particulières: elle a plus de blanc dans les yeux par exemple. Elle peut inspecter vos organes génitaux sans baisser les yeux. Elle fait marcher son cerveau à droite. Elle a une bouche composée des mêmes tissus cellulaires que son vagin. Et surtout, comme dirait Desproges, elle est composée des mêmes substances que l’homme… «mais dans une proportion qui force le respect». Et ça, c’est scientifique. Ce qui est scientifique aussi, c’est que –d’après un sondage réalisé par l’Ifop «à l’occasion du 30ème anniversaire des vidéos Marc Dorcel, leader européen de la production de films pour adultes»- les femmes matent maintenant des films pornos sans problème. 83% des sondées reconnaissent avoir vu un film X en entier ou par petits bouts.

Dans leur majorité, ces femmes sont allées sur des sites pornos gratuits pour ce faire (comme les hommes). Elles avaient en moyenne 25 ans la première fois qu’elles ont vu un film X (les hommes avaient 24 ans). Elles étaient souvent seules quand elles ont vu ce film. Elles considèrent, pour 34% d’entre elles, que regarder un X à deux c’est l’occasion de parler avec leur compagnon de ce qui les excite sexuellement (35% pour les hommes). Elles pensent, pour 34% d’entre elles, que cela peut augmenter le désir dans le couple (41% pour les hommes). Et elles estiment, à 48%, que ces films n’ont rien de réaliste (57% pour les hommes): les scènes filmées de coït leur paraissent «assez éloignées» des pratiques sexuelles des Français. Comme les hommes également, elles n’accordent que très peu d’importance à la taille des seins (13%) ou du pénis (18%). Elles préfèrent le scénario, comme dans le cinéma normal. Et elles font parfois l’amour pendant que la vidéo défile.

Bref, le X n’est plus l’apanage de mâles frustrés et solitaires. L’enquête Ifop semble même indiquer que ceux qui consomment le plus de X sont aussi ceux qui ont la vie sexuelle la plus développée. La production pornographique s’oriente donc, de plus en plus, vers cette nouvelle cible avec des productions «plus clean» orientées «vers un public plus mixte, voire conjugal». Ce qui amène l’Ifop à conclure: «L’enjeu des prochaines années est donc l’émergence d’une pornographie de couple, moins sexiste et plus esthétisée, qui s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes.»

Illustration ; Laurent Gugli, artiste néo-pop, créateur de la galerie ArtDollar, à Paris. Fonte les 400 culs

17/09/2009 - 22:00h Boa noite

The Mission – Regente: Ennio Morricone

15/09/2009 - 15:58h In memoriam Patrick Swayze

Righteous Brothers
Ghost

14/09/2009 - 21:15h Os sonhadores cantam à três

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Louis Garrel, Eva Green, e Michael Pitt em ‘The Dreamers.’ (Os sonhadores)

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The Dreamers (trailer)

 

***

Les chansons d’amour

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Louis Garrel, Ludivine Sagnier & Clothilde Hesme ‘Les chansons d’amour’ (trailer)

11/08/2009 - 19:44h L’amour est un oiseaux rebelle – Habanera

Carmen de Bizet – Julia Migenes versão filme

L’amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser,
Et c’est bien en vain qu’on l’appelle
S’il lui convient de refuser.
Rien n’y fait menace ou prière,
L’un parle bien, l’autre se tait,
Et c’est l’autre que je préfère,
Il n’a rien dit mais il me plaît.

Refrain:
|: L’amour, l’amour, :|
L’amour est enfant de Bohème,
Il n’a jamais jamais connu de loi,
Si tu ne m’aimes pas je t’aime,
Si je t’aime prends garde à toi.

L’amour que tu croyais surprendre
Battit de l’aile et s’envola,
L’amour est loin, tu peux l’attendre,
Tu ne l’attends plus, il est là.
Tout autour de toi, vite, vite,
Il vient, s’en va, puis il revient,
Tu crois le tenir, il t’évite,
Tu crois l’éviter, il te tient.

09/08/2009 - 19:47h Jumpin Jive

Jumpin Jive – Cab Calloway e Orquetra com a participação dos Nicholas Brothers (filme Stormy Weather)

09/08/2009 - 19:36h Lei antifumo: Cartaz do filme “Coco antes de Chanel” em São Paulo perde o cigarro e ganha uma caneta

Coco Chanel, a estilista francesa, fumava como uma locomotiva. Ela era inseparável de seu cigarro, como Bogart ou Jacques Tati e Shelock Holmes, do cachimbo.

O anuncio do filme sobre a estilista comporta o cigarro na mão da personagem.

Mais em alguns países está proibido incitar ao fumo na publicidade.

Em Portugal e outros países tiraram o cigarro das mãos da Coco. Já em São Paulo, como constatei hoje no cinema Belas Artes (assisti com meu filho ao excelente Os falsários, a ver absolutamente), colocaram no lugar do cigarro uma caneta. Coco Chanel virou escritora.

Na França a mesma tentativa provocou um enorme protesto e finalmente o cartaz de Coco com o cigarro foi autorizado.

Mas lá deve ser que não defendem com tanto celo a saúde dos cidadãos, como faz o Big Brother aqui. LF

http://www.histoire-costume.fr/wp-content/uploads/2009/04/coco_avant_chanel.jpghttp://fotocache01.stormap.sapo.pt/fotostore01/fotos//53/d7/c5/4167228_BBvSO.jpeg
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Veja o cartaz com a caneta, no cinema Belas Artes

La cigarette est à Coco Chanel ce que la pipe est à Jacques Tati : un trait essentiel de leur image. Pourtant, sur les murs de France, l’une fume, l’autre pas. Audrey Tautou, l’actrice qui incarne la couturière dans le film d’Anne Fontaine, tient ostensiblement une cigarette à la main. Le créateur de Mon oncle roule en Solex avec, entre les dents, un moulin à vent jaune au lieu de sa bouffarde.

La censure est dans ce cas souterraine : Métrobus, l’afficheur qui gère les espaces de la RATP (mais aussi ceux de la SNCF), a estimé que la pipe de M. Hulot contrevenait à la loi Evin de 1991, qui interdit “toute publicité, directe ou indirecte” pour le tabac et l’alcool. Dans le même mouvement, la veille du lancement de la première vague d’affiches de Coco avant Chanel, Métrobus a fait part de son refus au distributeur du film, Warner France, de prendre ce visuel.

La Cinémathèque et la Warner ont réagi de manière différente. La première a décidé de modifier les 2 000 affiches annonçant l’exposition, qui dure jusqu’au 2 août. La Warner a préféré se passer du métro et des bus, qui “ne représentaient qu’une petite partie de notre campagne”, explique Olivier Snanoudj, directeur général adjoint de cette major. Ce dernier a travaillé avec les afficheurs qui acceptaient le visuel avec cigarette, comme Decaux, qui gère à Paris la publicité sur le mobilier urbain, les Abribus et les colonnes Morris.

La Cinémathèque défend la modification de son affiche – le moulin à la place de la pipe. Dans un communiqué du 21 avril, Serge Toubiana et Costa Gavras, directeur général et président, expliquent que le refus de Métrobus est intervenu trop tard pour élaborer une nouvelle affiche : “Macha Makeïeff, scénographe et commissaire de l’exposition, et ayant droit de l’oeuvre de Jacques Tati avec Jérôme Deschamps au sein de la société Les films de Mon Oncle, a proposé avec notre accord la meilleure idée possible (…), faisant ainsi en sorte que la lettre de la loi soit respectée, mais surtout que tout le monde prenne conscience de la substitution et deson absurdi té.”

MALRAUX TRONQUÉ

Olivier Snanoudj évoque de son côté le “zèle remarquable” de Métrobus dans l’application de la loi. L’ancien ministre socialiste de la santé, Claude Evin, à l’initiative du texte, trouve lui-même qu’il s’agit d’une application abusive, contre-productive et “ridicule”, du texte, un avis que partage son successeur, Roselyne Bachelot.

La Société des réalisateurs français et le Syndicat de la critique de cinéma, tout en dénonçant “un révisionnisme insupportable”, placent le débat sur un autre terrain : celui du droit d’auteur. Ces organismes estiment que la photo corrigée de Tati est une “infraction prévue dans le code de la propriété intellectuelle”. Ils ont demandé, lundi 20 avril, à la RATP et à la SNCF de refaire les affiches de l’exposition “en respectant l’image originelle, telle que l’a voulue l’auteur Jacques Tati”, donc avec la pipe, et de lancer une campagne d’affichage à leurs frais.

Le problème de droit d’auteur s’était déjà posé, en 1996, quand la Poste avait émis un timbre représentant André Malraux à partir d’une photo de Gisèle Freund, montrant l’écrivain et homme politique la mèche au vent, une cigarette aux lèvres. La Poste avait gommé la cigarette et, de ce fait, bafoué le droit d’auteur de Gisèle Freund.

Les deux photos de Tati – avec pipe ou moulin à vent – mériteraient de figurer dans l’exposition “Controverses”, qui réunit à la Bibliothèque nationale de France (site Richelieu) des images qui ont fait scandale ou polémique. On y trouve un portrait de Jean-Paul Sartre, qui avait servi d’affiche à une exposition que la BNF avait consacrée en 2005 au penseur de l’existentialisme. Ce dernier, sur l’image, avait un mégot de Boyard entre les doigts. Sur l’affiche, la cigarette n’y était plus. Beau joueur, la BNF a intégré ce visuel dans “Controverses”, sans oublier de rappeler la polémique qui l’avait accompagnée, aussi forte à l’époque que pour Tati aujourd’hui.
Michel Guerrin et Thomas Sotinel

06/08/2009 - 19:47h Stormy Weather

Lena Horne – Stormy Weather

Ted Koehler / Harold Arlen

Don’t know why
There’s no sun up in the sky
Stormy weather
Since my man and I ain’t together
Keeps raining all the time

Life is bare
Gloom and misery everywhere
Stormy weather
Just can’t get my poor old self together
I’m weary all the time, the time
So weary all of the time

When he went away
The blues walked in and met me
If he stays away, old rocking chair will get me
All I do is pray
The lord above will let me
Walk in the sun once more

Can’t go on
Everything I had is gone
Stormy weather
Since my man and I ain’t together
Keeps raining all the time
Keeps raining all of the time

I walk around,
Heavy-hearted and sad
Night comes around
And I’m still feeling bad
Rain pourin’ down
Blinding every hope I had
This pitter ’n patter ’n beatin’ ’n spatterin’ drivin’ me mad

Love, love, love, love
This misery will be the end of me

When he went away
The blues walked in and met me
If he stays away, old rocking chair will get me
All I do is pray
The lord above will let me
Walk in the sun once more

Can’t go on
Everything I had is gone
Stormy weather
Since my man and I ain’t together
Keeps raining all the time, the time
Keeps raining all the time

31/07/2009 - 20:32h Steven Soderbergh e Sasha Grey:a pornografia no mainstream

Dirigido por Steven Soderbergh – o homem por trás de filmes como Erin Brockovich, Sexo, Mentiras & Videotapes e do charmoso remake de Ocean’s Eleven – The Girlfriend Experience chega aos cinemas brasileiros sob a polêmica escalação da aclamada atriz pornô Sasha Grey para o papel principal.

Steven Soderbergh e Sasha Grey:a pornografia no mainstream

O universo de um artista é sempre formada pelo conjunto das suas obsessões, pelos objetos recorrentes. Talvez por isso Steven Soderbergh, a despeito de uma obra considerável que conta com filmes de grande sucesso, não é o mais amado na lista dos cinéfilos. Uma das explicações é justamente a que aponta (ou acusa) Soderberg de não manter nenhuma aparente linearidade nas suas histórias, na escolha das produções, no modo como as trabalha. Sempre está salteando de conceitos, de estilos, tão difícil de ser identificado quanto sugere o título de “I’m not there”, produzido por ele, ou quanto os paradoxos quase inexistentes do Che Guevara que conjurou.

A não-linearidade se junta a críticas de tédio cinematográfico quando o assunto é seu novo filme The Girlfriend Experience. Depois da exaustão da ótima série Ocean’s Eleven e da maratona que foi gravar a biografia de Che junto com um obcecado Benício Del Toro, só o que se poderia esperar era um filme lento e sonolento, um filme de entressafra. É o que os críticos tem gostado de repetir. Para o autor, as razões são completamente alheias a esses argumentos, parecem ter outro foco que nada tem a ver com arte, mas com políticas e conservadorismos de uma indústria que sempre achou bonito ser conservadora: A [vodka] Grey Goose ia patrocinar a festa de lançamento do filme, e quando descobriram que Sasha fazia filmes adultos, eles desistiram, disse Soderbergh para a Rolling Stone Magazine.

Steven Soderbergh e Sasha Grey:a pornografia no mainstream

Sasha Grey faz filmes adultos desde os 18 anos. Trata-se de uma das maiores estrela da indústria pornô – e isso diz pouco sobre ela. Sasha não se enquadra em nenhum dos clichês ou estereótipos de uma atriz de filmes adultos já visto até hoje.

Se a pornografia é transgressora, o é na mesma proporção em que faz questão de que as coisas permaneçam iguais. Claro, seu público consumidor principal não mudou, eles são homens e são héteros, o que significa dois minutos de sexo oral nela versus meia hora nele. Mas então ela aparece e os papéis subvertem. Sasha faz parte da categoria de atuação pornográfica conhecida como hard core e é, certamente, a única que consegue fazê-lo com terror e graça ao mesmo tempo. É rápida, voraz, enlouquecida, grita, bate apanha com homens, mulheres, vibradores e o que mais estiver em cena. É ela quem come. No fim de tudo, volta para casa confortável onde mora com o diretor de cinema independente Cinnamon, seu namorado há três anos, e cultiva música industrial alemã e filmes do Godard.

Steven Soderbergh e Sasha Grey:a pornografia no mainstream

Sasha Grey é Chelsea – ou Cristine – a personagem principal de “The Girlfriend Experience, curiosamente a única atriz de verdade no elenco. O filme se passa durante a crise financeira de 2008, na cidade de Manhatan onde Chelsea trabalha como prostituta de alta classe. Para ela, a crise é apenas um assunto de que ouve muito falar, pela boca de seus próprios clientes bastante preocupados com o rumo das coisas, além de seu namorado que, trabalhando como personal training em uma academia, não consegue ganhar em um mês nem 10% do que ela arrecada em um único encontro. Para Chelsea a crise não existe e tudo indica que sua carreira verá um futuro promissor. Segue escalando degraus, de encontro em encontro, sem nenhuma aparente perda de dignidade, mas às custas de se tornar cada vez menos capaz de manter relacionamentos profundos.

Filmado em um estilo de câmera em movimento e bastante orgânico, o filme é tão frio, silencioso e contundente quanto o modo como Chelsea conduz sua vida. Talvez o excesso de improvisos faça a história parecer um tanto perdida, mas, positivamente, Grey é a estrela e executa seu papel com uma competência pela qual poucos devem ter torcido.

TGfE chega ao Brasil no dia 31 de Julho sob o título de “Confissões de uma Garota de Programa” e é um filme imperdível para quem quer conhecer mais sobre as experimentações de Steven Soderbergh e quer conehcer um pouco mais sobre a atriz pornô que pretende invadir o mainstream. Sem delicadezas, como é de seu feitio.

Steven Soderbergh e Sasha Grey:a pornografia no mainstream
Steven Soderbergh e Sasha Grey:a pornografia no mainstream

Prill AvatarPriscilla Sant

 

  Fonte Obvius

31/07/2009 - 19:40h Porgy & Bess


Bess, You Is My Woman Now – Willard White (Porgy), Cynthia Haymon (Bess). Regente: Simon Rattle, diretor: Trevor Nunn

 

 


Bess, You Is My Woman Now – Marisa Monte e Carlos Fernando Nogueira e Nouvelle Cuisine