23/01/2008 - 19:27h França: direita não quer Sarkozy nas municipais


Nas eleições municipais francesas em março deste ano, a direita prefere tratar só de questões locais. Os candidatos não querem sofrer com a queda na aprovação do presidente Sarkozy na opinião pública. O mandatário francês tinha indicado anteriormente que pretendia intervir ativamente na campanha, mas agora decidiu ficar fora.

Municipales: Sarkozy bat en retraite, l’UMP satisfaite

Par Julien Martin (Rue89)

Les élus de la majorité n’insistaient pas pour obtenir le soutien d’un Président en chute dans les sondages.

Nicolas Sarkozy à Sens le 18 janvier (Antoine Gyori/Reuters)

Les commentaires ne manquent pas après la volte-face de Nicolas Sarkozy. En déplacement mardi à Pau, le chef de l’Etat s’est montré définitif: “Je n’ai pas à me mêler de la campagne municipale.” Oublié du coup l’engagement prôné lors de sa conférence de presse du 8 janvier:

“Je m’engagerai à la place qui est celle du président de la République, le gouvernement s’engagera pour mobiliser notre électorat, (…) parce que le concept d’élection dépolitisée est absurde.”

A Pau, Nicolas Sarkozy a en effet clamé et répété exactement le contraire:

“Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n’est pas mon travail.”

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07/01/2008 - 16:16h França: Le PS milite pour des primaires à l’italienne

Les socialistes rêvent de voir leur candidat pour 2012 désigné par toute la gauche, même si les modalités restent à préciser.

Le congrès d'investiture de Ségolène Royal en novembre 2006 (Benoît Tessier/Reuters)

Si la bataille pour la direction du parti polarise actuellement l’attention dans le microcosme socialiste, un autre sujet agite parallèlement le PS: la désignation du candidat pour l’élection présidentielle de 2012. Moins en termes de personnes -une question permanente- qu’en termes de méthode. Et de ce point de vue, la tendance est à l’organisation de primaires à l’italienne.

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02/01/2008 - 19:25h Politique de Sarkozy: les Français sont divisés

Ils sont aussi nombreux à soutenir qu’à rejeter l’action de Nicolas Sarkozy, selon un sondage.

Le Post
Nicolas Sarkozy.|Corbis

Nicolas Sarkozy.

Corbis

Les Français sont aussi nombreux à soutenir qu’à rejeter l’action de Nicolas Sarkozy, 44% (-6%) estimant que sa politique va “plutôt dans le bon sens” et 44% également (+3%) qu’elle va “plutôt dans le mauvais sens”, selon un sondage CSA/Valeurs actuelles à paraître vendredi.
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13/11/2007 - 13:18h Nicolas Sarkozy, c’est "Badinguet" ou "Foutriquet"?

Une comparaison en vogue fait de Nicolas Sarkozy la projection de Napoléon III, cet autocrate populiste dans le sillage duquel prospéra une bourgeoisie financière avide et qui, par orgueil et bêtise, précipita en 1870 le pays dans le désastre militaire de Sedan. Passons sur le décalage historique: l’appétit d’enrichissement d’une nouvelle classe possédante, avec Guizot en gourou des marchés, est plus à mettre au compte de la Monarchie de Juillet que du Second Empire. En fait, le livre que Georges Valance vient de consacrer à Adolphe Thiers (1) suggère moins d’analogies avec “Badinguet”, le surnom de l’empereur, qu’avec “Foutriquet”, le sobriquet attribué par les Communards à l’objet de cette captivante biographie.

La figure de Nicolas Sarkozy, 23e président de la République, souvent se superpose dans l’esprit du lecteur à celle du deuxième que fut Adolphe Thiers. Mêmes origines socialement déclassées à cause d’un père défaillant, semblable désir de revanche pour s’imposer aux élites de son temps, commune inclination à la jouissance sans complexes des avantages que procurent l’argent, leurs petites tailles respectives, leurs dandinements nerveux partagés, ne décourageant pas non plus les télescopages d’images. Et quand Henri Heine écrit de Thiers que “par sa familiarité avec des chevaliers d’industrie sans convictions, il s’est lui-même attiré tous les bruits malicieux qui rongent sa réputation”, on se dit que le grand écrivain allemand voit loin. La Revue des deux mondes pourrait republier à l’identique l’article qui décrit Thiers de la sorte : “il se flatte, il se mire., tout part de sa personne, tout y revient aboutir.”

De surprenantes coïncidences

Jusqu’à leurs premiers pas ministériels qui offrent de surprenantes coïncidences comme secrétaires d’Etat au Budget (du moins ce qui en tenait lieu sous Louis-Philippe)puis ministres de l’Intérieur (un poste qui, lui, n’a pas tant changé à plus d’un siècle et demi de distance). Tous deux furent intensément brocardés et immensément populaires, encore que Thiers dût attendre la fin de sa vie pour émouvoir les foules.

Ils connurent de fulgurants et juteux succès d’édition, Thiers comme historien de la Révolution, du Consulat et de l’Empire, Sarkozy sur le tard avec ses ouvrages de pré-campagne présidentielle. L’un et l’autre étaient des républicains, encore que Thiers a quand même beaucoup balancé entre le régime de monarchie parlementaire à l’anglaise qui avait ses préférences et la République dont il devint l’un des piliers surtout par rejet de Napoléon III. Mais il défendait le principe d’une “République conservatrice” qui n’est pas si étrangère aux vues sarkozyennes, en ce qu’elle visait à préserver l’ordre économique, social et familial existant, des fureurs de la “multitude” -le mot est de Thiers en 1850- formée par un peuple indistinct réputé paresseux, dépravé et envieux. Si l’un a cultivé une proximité avec Mgr Dupanloup et l’autre Mgr Lustiger c’est moins pour le réconfort spirituel que pour le renfort qu’ils attendent de la religion comme encadrement moral de la société.

Pourtant Thiers doit son entrée en politique à une révolution, les “Trois glorieuses” de 1830, dont il sera un des meneurs et il a des sympathies pour celle de 1848, du moins jusqu’à ce qu’elle se radicalise et prenne ce visage de lutte des classes qui l’effraye tant. Nicolas Sarkozy, plus conséquent, ne s’est jamais risqué aux abords d’une quelconque barricade. Mais sur le fond ils professent la même condamnation d’une société d’assistanat et l’on pourrait croire extraite d’une plate-forme électorale “Ensemble tout devient possible” cette phrase de Thiers:

“Nul ne doit faire peser sur la société le fardeau de sa paresse ou de son imprévoyance.”

Le rôle de Thiers dans la répression de la Commune

Par chance l’actuel président de la République n’a pas eu à traverser une guerre. Et il serait pour le coup vraiment anachronique de lui trouver des ressemblances avec le Thiers “massacreur de la Commune” tant cette accusation relève de circonstances extrêmes appartenant à un autre siècle. Au demeurant c’est l’intérêt du livre de Georges Valance que de fournir une réévaluation nuancée du rôle joué par Adolphe Thiers dans la répression de la Commune.

D’abord en remettant en perspective les conditions terribles imposées par la Prusse à une France militairement écrasée et dont Thiers négociera avec Bismarck les conséquences avec une ténacité et un attachement à son pays que l’on ne peut lui enlever. L’armistice ne peut se résumer à une “trahison” mais peut aussi être défendue comme une façon d’avoir évité bien pire encore. Il n’y avait pas seulement d’un côté des “communards” patriotes et de l’autre des “versaillais” collabos, même si les uns et les autres ont existé. Et si Thiers porte une responsabilité indéniable dans les atrocités de la “semaine sanglante” comme “chef du pouvoir exécutif de la République française”, de fait Président, c’est plus pour avoir laissé faire des généraux revanchards et ne pas avoir saisi la perche tendue pris par les maires d’arrondissement de la capitale qui, comme Clemenceau, croyaient qu’une issue pacifique était possible. Il est vrai que sa répulsion ancienne pour la “vile multitude” ne le disposait pas à d’excessifs états d’âme sur le sort des victimes, encore qu’il aida personnellement des acteurs de l’insurrection à échapper à la vindicte de son camp.

Yasmina Reza n’est pas Gustave Flaubert

A sa mort en 1877, il est déjà réconcilié avec Gambetta qui le désigne comme “libérateur du territoire” et c’est en symbole de la République qu’il est porté en terre (au cimetière du Père Lachaise) par la foule parisienne qui fit de ses obsèques une manifestation contre les tenants de l’Ancien régime combattus jusqu’à son dernier souffle par le défunt. Gustave Flaubert qui avait jadis traité Thiers d’ “étroniforme bourgeois” écrira:

“Comparé aux autres qui l’entouraient, c’est un géant; et puis il avait une rare vertu ; le patriotisme. Personne n’a résumé comme lui la France, de là l’immense effet de sa mort”.

On s’éloigne évidemment à grand pas de Nicolas Sarkozy: Yasmina Reza n’est pas Gustave Flaubert.

Mais c’est sans doute parce que Thiers a été la quintessence du bourgeois républicain français qu’il a servi de stéréotype à bien d’autres figures politiques qui lui ont succédé. Après tout on peut trouver aussi des analogies avec François Mitterrand, opposant irréductible à De Gaulle après le 13 mai 1958 presque aussi longtemps que l’est resté Thiers à Napoléon III après le coup d’Etat du 2 décembre 1851.

L’époque qui est la sienne demeure aussi une des grandes matrices de la vie politique de ce pays où se forgent des imaginaires collectifs tenaces. Georges Valance relève ainsi :

“si les haines de classes demeurent vives dans la France d’aujourd’hui, si l’extrême gauche reste si vivace, si le Parti socialiste n’a toujours pas fait son congrès réformiste de Bad Godesberg, cela tient pour une grande part au traumatisme laissé par les journées de juin 1848 et la “Semaine sanglante” de la Commune de Paris en mai 1871″

► (1) “Thiers, bourgeois et révolutionnaire”, de Georges Valance, éditions Flammarion.

28/09/2007 - 14:42h Lionel Jospin égal à lui-même, par Patrick Jarreau

Marta Suplicy e Lionel Jospin em casa, maio 2004

A-t-il décidé d’accompagner la campagne du gouvernement pour l’emploi des “seniors”, voire pour l’allongement de la durée de cotisation nécessaire avant de liquider sa retraite ? A 70 ans, le pas alerte et l’esprit clair, Lionel Jospin vient expliquer aux socialistes ce qui leur arrive et à la moitié des Français comment ils ont perdu l’élection présidentielle. C’est un événement.

Chez les socialistes, pour qui l’analyse est aussi importante que l’action, il ne manque pas d’intelligences affûtées. Les réflexions d’un Laurent Fabius, d’un Dominique Strauss-Kahn, d’un Jean-Christophe Cambadélis, d’un François Hollande sont toujours, ou presque toujours, éclairantes et instructives. Aucun pourtant n’atteint la précision, la concision, l’efficacité de l’ancien premier secrétaire. Affaire de goût ? Peut-être, mais pas seulement. Il y va d’une juste appréciation des composantes d’une situation politique. Dans celle que connaît aujourd’hui la gauche et, au-delà, le pays, le livre de Lionel Jospin, intitulé L’Impasse (Flammarion, 142 p., 12 €), pèse.

Ce n’était pas gagné d’avance. Il ne suffit pas de s’appeler Lionel Jospin pour produire un ouvrage qui touche juste et qui aide ses lecteurs à s’orienter. La question est alors de savoir pourquoi il y réussit mieux que d’autres. Et l’on retrouve cette donnée mystérieuse qui fait qu’un responsable politique ne peut dire ce qu’il dit que parce qu’il est là où il est. Sa situation singulière ne limite ni l’authenticité ni la portée de son propos. Elle en est au contraire la condition. Parce qu’il adhère à la position où lui-même et l’histoire l’ont mis, il peut proposer une analyse qui n’est pas seulement ni d’abord un discours de justification.

L’ancien premier ministre revient donc, invariablement, à l’échec – son échec – de 2002 quand il cherche à expliquer celui de 2007. Mais, loin de produire une répétition lassante des reproches qu’il adressa alors à ses alliés, aux socialistes et finalement aux électeurs, il trouve dans ce retour la source d’un renouveau : au lieu de renier ce qu’elle avait fait au gouvernement pendant cinq ans, la gauche aurait dû s’en prévaloir pour démontrer la nullité du bilan de la droite ; les bases d’un socialisme d’aujourd’hui se trouvent dans ce que les socialistes ont accompli de 1997 à 2002. Tout aussi invariablement, le point aveugle de cette démonstration reste la responsabilité personnelle de l’auteur dans la dévalorisation de son action au pouvoir.

S’agit-il d’un règlement de comptes avec Ségolène Royal ? La réponse est oui et non. Même s’il peint, au total, un portrait implacable de la candidate à l’élection présidentielle, ce n’est pas la personne qui est en cause. Lionel Jospin a avec elle un différend politique, et plus encore un différend sur la politique. Les pages consacrées à la campagne électorale explicitent cette opposition davantage qu’elles ne s’attardent sur la conduite ou le caractère de celle qui portait les couleurs du PS.

Le livre est bien plus cruel pour François Hollande, que Lionel Jospin avait choisi, en 1997, pour lui succéder à la tête du parti et qui l’a dirigé pendant dix ans sans parvenir à s’imposer comme un vrai dirigeant. “Le premier dirigeant d’un parti prépondérant dans un régime présidentiel devait, au bout de dix ans, devenir le candidat de son parti – sauf s’il n’était pas devenu vraiment son leader, comme ce fut le cas”, résume l’ancien “leader”, à la page 118, comme s’il avait hésité longtemps avant de formuler ce constat accablant pour tous les socialistes et pour lui-même.

C’est au fond cette défaillance qui a ouvert l’espace du livre publié aujourd’hui. C’est elle, aussi, qui amène à se demander si Lionel Jospin entend se borner à constater l’absence de leadership au PS, et donc à gauche, ou s’il se propose d’y pourvoir, et dans ce cas comment.

Patrick Jarreau – Le Monde

24/09/2007 - 00:07h O cinismo da direita francesa

A direita governa França desde 2002. Sarkozy, o atual presidente francês, foi ministro durante esses cinco anos, incluso ministro de finanças.

Hoje ele é seu governo pretendem descobrir que o Estado francês se encontra em grandes dificuldades, com déficit público crescente e fora das exigências da União Européia na matéria.

É o que se chama cinismo e cara de pau. O presidente do Banco Central Europeu está obrigado a constatar o obvio e Sarkozy finge que o problema não é deles, da política que a direita implementou durante estes cinco anos.

Leia a notícia reproduzida pela Folha online

Finanças públicas francesas estão “em grandes dificuldades”, admite Trichet

da France Presse
da Efe

As finanças públicas francesas estão “em grandes dificuldades”, disse neste domingo o presidente do BCE (Banco Central Europeu), Jean-Claude Trichet, à rádio Europe 1.

“Batemos os finlandeses, os dinamarqueses” em termos de gasto público, enquanto “há oito anos estavam todos na nossa frente”, salientou Trichet, que é francês.

A situação das finanças públicas do país presidido por Nicolas Sarkozy –que esta semana voltou a criticar a política monetária do BCE– “é evidentemente um grande peso para a economia européia”, advertiu Trichet.

Na semana passada, o primeiro-ministro francês, François Fillon, declarou que estava à frente de um Estado “quebrado no plano financeiro [...], com 15 anos de déficit crônico [...] e que jamais votou um orçamento público equilibrado em 25 anos”.

Trichet declarou neste domingo que Fillon “tem razão em dizer isto”.

O presidente do BCE também afirmou que em alguns países europeus há um “fenômeno imobiliário” suficientemente grande para que possa ser notado, mas não do mesmo tipo que causou a crise dos créditos hipotecários nos Estados Unidos.

Perguntado pela emissora de rádio sobre os riscos do mercado imobiliário espanhol, Trichet disse que, na posição de presidente do BCE, deve pensar nos 14 países da moeda única européia e tomar decisões para todos eles.

O presidente do BCE admitiu ainda desajustes nas taxas de câmbio entre as principais divisas mundiais, mas ressaltou que em um sistema flutuante essas questões não se resolvem facilmente.

“É um problema que não se soluciona com um toque de varinha mágica”, afirmou Trichet em resposta às críticas recebidas, principalmente da França, pelo nível elevado do euro frente a outras moedas.

22/09/2007 - 23:45h Balanço da derrota de Jospin em 2002

As conclusões de meu artigo de 2002, publicado pelo CEBRAP, sobre o governo Jospin e sua derrota em 2002

AONDE VAI FRANÇA?

Antes de tentar estabelecer algumas coordenadas do que pode vir a ser a evolução da situação política na França, gostaria insistir sobre um erro capital, a meus olhos, cometido por Lionel Jospin recusando-se a provocar a ruptura antecipada da coabitação. Novo paradoxo, pois ele queixou-se durante estes anos das limitações impostas pela coabitação e não fazia segredo que aguardava com ansiedade o momento em que poderia ao fim confrontar-se com seu adversário de direita.

Porem Jospin deixa passar uma oportunidade maior na discussão da reforma da justiça para por um termo a coabitação em condições favoráveis para ele e esclarecedoras para a sociedade francesa em seu conjunto.

Os diversos escândalos político-financeiro e as tentativas de abafá-los, tanto nos governos de esquerda como de direita, tinham sensibilizado fortemente a opinião pública sobre a necessidade de cortar o vinculo entre a hierarquia do aparelho judicial e o poder político. Esta ruptura faz parte do programa da Esquerda Plural e também corresponde ás conclusões de um relatório solicitado pelo presidente Chirac a uma comissão independente presidida pela maior autoridade da magistratura francesa .

Após acordo entre o primeiro ministro Jospin e o presidente Chirac, este último conforme as prerrogativas do presidente e a necessidade de mudança na constituição para criar uma justiça independente, decide convocar sessão extraordinária do congresso. Porem, nos dias que precedem o evento os deputados da direita manifestam sua oposição a qualquer reforma do atrelamento do poder judiciário ao poder político. Chirac cede a sua própria base e anula a reforma da constituição; Jospin limita-se a constatar que a direita é contra a independência da justiça.

Naquele momento Jospin podia ter recusado a capitulação de Chirac e apresentado sua demissão. Pondo um fim a coabitação, mostrando que ela não esta acima dos principio éticos e dos compromissos eleitorais, Jospin teria precipitado eleições legislativas ou pelo menos ganho a liberdade, fora do governo, de preparar sua candidatura presidencial.

A França é o país político por excelência. A historia do país mostra que os processos sociais assumem sua forma mais apurada e clássica. A revolução francesa de 1789, a Comuna de Paris, o golpe de estado de Louis Bonaparte criando o bonapartismo (Cesarismo dos tempos modernos) o parlamentarismo da III Republica e até o maio de 1968. Mais visível aparece aqui a relação entre classes sociais, relações de força entre os diversos segmentos da sociedade e sua tradução jurídico institucional representada pelo Estado e suas instituições.

A V Republica outorga ao Presidente eleito pelo sufrágio universal enormes poderes acima do parlamento. É ele que escolhe o Primeiro Ministro e pode exonerá-lo, dispondo do poder de dissolução da Assembléia e de convocar eleições. O Presidente tem a prerrogativa de convocar o congresso para qualquer modificação da Constituição, da qual é o garante. O equivalente das nossas MP, as Ordenanças do governo têm que levar sua assinatura e ele pode recusar-se como fez Miterrand com Chirac na primeira coabitação. O Presidente, em fim, é o comandante em chefe das forças armadas e o representante da nação, em particular no exterior. Ao mesmo tempo a eficiência deste sistema institucional depende da consonância entre o Presidente e a maioria da Assembléia. O governo pode ser mudado, mudando de Primeiro ministro sem modificar a maioria estável no parlamento e preservando assim o presidente Bonaparte da usura quotidiana de governo, intervindo como recurso para o descontentamento popular e preservando em permanência suas próprias prerrogativas acima de qualquer instancia ou julgamento.

Pois bem, para que a V Republica funcione sem atritos maiores a correspondência entre a maioria de direita atual e o Presidente encontra-se estabelecida. Mas a chave das instituições é dada pela legitimidade do sufrágio universal do Presidente e, como tenho explicitado neste artigo, o atual Presidente não expressa verdadeiramente a maioria do país. No lugar de um Presidente forte pela sustentação eleitoral e pelos poderes conferidos pelo povo, temos uma presidencia fraca e rejeitada pela maioria. Isto é valido para a própria representação parlamentar. Paradoxalmente a direita concentra hoje todos os poderes na suas mãos, desde o Conselho Constitucional, o Senado, a Assembléia e a maioria das coletividades locais, nunca ela esteve tão forte no comando das instituições (tal vez equivalente a 1962-65) e nunca ela foi tão minoritária no país real.

Está contradição é portadora de grandes conflitos e de crise. À esquerda, pelo motivo evocado acima, poderá rapidamente voltar ao centro do cenário político, mas isto exigirá um trabalho árduo de refundição política, organizacional e teórica. Pelo lugar majoritário que o Partido Socialista tem no seio da esquerda e pela sua própria historia recente, caberá a ele a responsabilidade principal desta reconstrução de uma esquerda reformadora com vocação de governo e espírito militante.

Como diz em conclusão o editorial do Le Monde já citado: “Pour que ce beau pays qu’est la France, avec toutes les couleurs qui l’habitent et qui forgent déjà son avenir, garde le cap de la raison et du progrès ».

Luis Favre

22/09/2007 - 23:33h "L’impasse" : la défaite vue par Lionel Jospin 2

 Fin août 2006, Lionel Jospin à l'université d'été du PS à La Rochelle. | REUTERS/DANIEL JOUBERT

REUTERS/DANIEL JOUBERT

Fin août 2006, Lionel Jospin à l’université d’été du PS à La Rochelle.

La raison fondamentale de l’échec de Ségolène Royal réside en elle-même. Il tient à sa personnalité. Il était inscrit dans son style de campagne comme dans ses choix politiques. La présidente de Poitou-Charentes n’était pas le successeur de François Mitterrand, comme on l’a dit parfois en invoquant l’intensité de leur ambition respective et comme elle-même l’a suggéré. (…) La campagne de la candidate socialiste a fondamentalement souffert d’une carence de politique, dont on peut donner plusieurs signes.

Le temps laissé à la séquence dite de “campagne participative” a été trop long, retardant le moment des propositions et laissant un vide occupé presque entièrement par le candidat UMP. Ce temps de latence était d’autant plus préjudiciable que la phase de démocratie participative était loin de constituer un authentique mouvement de fond. Les réunions auxquelles participait Ségolène Royal elle-même étaient tout sauf spontanées : intervenants choisis, questions préparées à l’avance et connues, comme à Illkirch ou à Valenciennes.

Quant à l’oratrice, elle ne répondait pas aux questions, mais lisait une intervention. De cette mise en scène surgissait l’impression curieuse de questions sans réponses, puis d’une réponse étrangère aux questions. Sans doute les élus et les responsables socialistes ont-ils tenu de nombreuses rencontres participatives dans tout le pays. Mais la vérité oblige à dire qu’elles ne différaient guère des classiques réunions-débats et que les synthèses faites ensuite, difficiles à classer, n’ont finalement pas inspiré le pacte présidentiel. Dans le même temps, nous l’avons vu, Ségolène Royal construisait son projet et sa stratégie politiques sur des écarts insolites par rapport aux fondamentaux de la gauche. Faire un écart peut se révéler fécond. Mais on ne peut progresser d’écart en écart sans risquer le sautillement intellectuel et la perte de sens.

Ségolène Royal a fondé toute sa campagne – et c’était une première dans l’histoire des candidatures socialistes – non pas sur des grands thèmes politiques, mais sur elle-même et la relation particulière qu’elle était censée entretenir avec les Français. Tout a été conçu, méthodiquement, à partir de sondages et d’études qualitatives, pour entretenir ce qu’il faut bien appeler un mythe. Le soin, pour le moins inédit, mis à donner un sens symbolique à son apparence, à se vêtir de blanc, cette proximité proclamée et cette inaccessibilité organisée semblaient conçus pour provoquer ferveur et dévotion et non pas pour obtenir une adhésion réfléchie. A la fin de la campagne, on entendit même d’improbables formules religieuses (“aimons-nous les uns les autres”).

De même, à partir d’intuitions plutôt justes sur l’ordre, l’autorité, la valeur travail, des slogans revenaient sans cesse (“ordre juste”, “gagnant-gagnant”, “désirs d’avenir”, “politique par la preuve”, etc.), comme si le martèlement des formules pouvait remplacer les analyses et les démonstrations. A la fin, ces expressions employées jusqu’à l’usure donnaient l’impression de masquer un vide de propositions ou de véritables arguments. Ainsi de “l’ordre juste”.

La justice, dans la société, ne saurait être conçue comme un état statique et se recherche dans une dynamique. L’“ordre juste” est une formule fermée sur elle-même avec une inquiétante prétention à répondre à tout. C’est un concept simplifiant et illusoire, car il semble vouloir créer une société figée. Comment oser contester un ordre juste ? Cette formule étouffante ne tient pas compte de la complexité et des contradictions du réel.

Je sais qu’il est de bon ton, au nom des techniques politiques dites “de triangulation”, de venir sur le terrain du concurrent pour capter une partie de son identité et de ses électeurs. Mais faut-il se laisser fasciner par l’idéologie de l’adversaire ? Nous avons seulement le devoir d’affronter la réalité, en l’espèce celle de l’insécurité – qui, elle, n’est pas de droite ou de gauche – pour y faire face avec nos valeurs, nos méthodes et nos mots.

Voir les autres chapitres publiée par le Monde

Des improvisations hasardeuses

Tout se joue sur la crédibilité

Nicolas Sarkozy, seul en scène

La confusion des pouvoirs

L’alliance au centre est prématurée

22/09/2007 - 23:22h Sobre a derrota de Jospin em 2002

Como Lionel Jospin em seu livro volta a analisar as razões de sua derrota em 2002, me permito reproduzir a seguir uma parte do meu artigo sobre aquela derrota publicado pelo CEBRAP em 2002. LF

AS LIMITAÇÕES DA ESQUERDA PLURAL

A constituição da esquerda plural e sua ação de governo durante cinco anos permitiu uma convergência bem mais consistente que a simples assinatura de um documento de intenções programáticas, como fora o caso com o Programa Comum da defunta União de Esquerda.

Durante cinco anos, com poucas divergências e atritos, Socialistas, Comunistas, Verdes e Radicais de Esquerda, governaram aportando respostas a os problemas e desafios confrontados pelo Estado francês. Certamente estas respostas foram insuficientes em diversas áreas, provocando ás vezes debates e incompreensões. Mas, indiscutivelmente, a esquerda agiu unida no governo e votou unida no parlamento.

Em contrapartida, nenhum processo de unificação ou de consolidação de maneira estruturada desta frente unida foi encaminhado. Nem sequer a questão da escolha eventual de um candidato único da esquerda governamental, baseado no balanço positivo de cinco anos de governo conjunto e de perspectivas para o país, foi cogitado.

Apesar de ter sido evocada, no período 1993-1994, a questão da reconstituição da “casa comum” entre Socialistas e Comunistas, em uma espécie de Congresso de Tours ao contrario, a idéia é deixada de lado. O critério que persiste entre os dirigentes da esquerda é que uma união maior abriria espaço para uma extrema-esquerda refratária a qualquer unidade, mesmo o de desistir-se no segundo turno em favor da esquerda.

Enquanto a direita experimentava listas comuns nas eleições municipais de 2001, com dificuldades e divisões é verdade; a esquerda plural limita-se a acordos pontuais de repartição eleitoral, desistência recíproca e governo conjunto.

Os resultados negativos das eleições municipais para a esquerda, ocultados pelas vitórias de Paris e Lyon, eram um alerta sobre os humores do corpo eleitoral e de rejeição da coabitação. Alem das abstenções, o voto em favor da extrema-direita e da extrema-esquerda confirma o descontentamento dos setores excluídos e de parte das camadas populares. Em tanto Jospin se recusa a apreciar estes resultados em toda sua dimensão e persiste em manter o rumo, preservando a coabitação até o fim.

Resulta paradoxal que seja após a derrota nas eleições presidenciais que a esquerda tenha decidido criar listas comuns da “Esquerda Unida” e ainda assim exclusivamente nas circunscrições em que a forte presença da extrema-direita punha em risco sua passagem para o segundo turno.

Não menos paradoxal é o fato que o estado maior das três formações de esquerda tenha fechado um acordo, com repartição de circunscrições, para ás eleições legislativas e isto antes do primeiro turno das presidenciais. Ao mesmo tempo ninguém alertará sobre a necessidade de uma candidatura unitária que possa garantir uma dinâmica de vitória já no primeiro turno das eleições presidenciais, que por decisão de Jospin, precediam de alguns dias ás legislativas.

Após a eliminação de Jospin no primeiro turno, o diretor do Le Monde constata amargamente em editorial:
“O terremoto político deste primeiro turno da eleição presidencial tem, no plano estritamente eleitoral, uma única causa: a dispersão, absurda, da esquerda. Esta, considerando exclusivamente os “moderados”, ou incluindo a extrema-esquerda, não recua de um escrutínio presidencial para outro; ao contrario da direita moderada que perde cinco a dez pontos em relação aos escrutínios precedentes. (…)
“A esquerda foi vitima de ela mesma e do espírito estreito dos seus dirigentes em seus diversos componentes que preferiram se desmarcar e criticar Lionel Jospin e seu balanço. Foram ouvidos. Mas não era fatal que assim acontecesse. Faltaram simplesmente dirigentes a altura do que estava em jogo” (Le Monde 22 de abril 2002 editorial La blessure, Jean-Marie Colombani).

02/09/2007 - 21:07h El diván del socialismo francés

Royal y Hollande, que han evitado aparecer juntos, protagonizan la universidad de verano de La Rochelle, que discute el futuro del PS

J. M. MARTÍ FONT - La Rochelle – 02/09/2007 El País

La universidad de verano del Partido Socialista francés (PS), en el puerto atlántico de La Rochelle, ha batido este año todos los récords de asistencia. La derrota electoral de la pasada primavera ha convertido la cita en un gran diván de psicoanalista. “¿Quiénes somos, de dónde venimos y adónde vamos?”, se preguntan los militantes. ¿Dónde está la izquierda? era precisamente el título de una de las sesiones de debate de ayer en la que participaron, entre otros, Arnaud Montebourg, Julien Dray, Michel Rocard y Bertrand Delanoë, dispuestos a proporcionar respuestas de prêt-à-porter.

Los protagonistas de este psicodrama, sin embargo, no son otros que Ségolène Royal y François Hollande, la pareja rota en lo sentimental y en lo político, presentes en todo momento, pero que han conseguido no cruzarse ni una sola vez durante el fin de semana, al menos en público.

Los dos repiten el mismo mensaje a las bases: la necesidad de “trabajar juntos”. El pasado jueves, incluso cenaron en el mismo restaurante del puerto: ella, en un reservado del primer piso con los presidentes de regiones; él, en la planta baja con un grupo de periodistas. Pero se cuenta que sus respectivos equipos están en constante comunicación pactando recorridos, avisando de los movimientos de sus jefes, no sea que en una de éstas, por simple casualidad, sus pasos se encuentren para regocijo de las cámaras.

Ella se deja ver más que él. Sus entradas y salidas del centro de convenciones son espectaculares. Bella, elegante, recién maquillada, segura de sí misma, vistiendo conjuntos que revelan la meticulosidad de cada elección, se deja envolver por el remolino de las cámaras. Sus declaraciones son vagas, carentes de densidad. La ex candidata se limita a defenderse con desdén de los muchos ataques que recibe estos días a través de varios libros.

Él, por el contrario, prefiere el contacto directo, los foros de debate, especialmente con los jóvenes. Bronceado, Hollande se quita las gafas una y otra vez, dando pábulo a quienes aseguran que ha decidido ponerse lentillas. Armado con su habitual sentido del humor y su agilidad intelectual, deja claro en todo momento que hay que contar con él para el futuro. “Estaré listo en 2010″, la fecha en la que se elegirá al candidato socialista para las presidenciales de 2012.

Los secundarios, por su parte, se colocan para salir en la foto. El ex primer ministro Rocard, que ha aceptado el puesto que le ha ofrecido el presidente Nicolas Sarkozy en la comisión para la reforma de la educación, ha sido el único de todos los socialistas que ha aceptado colaborar con el inquilino del Elíseo en dar la cara frente a la militancia. Recuperado de un accidente vascular, fue recibido con división de opiniones, pero los pitos y abucheos acabaron apagados por un largo aplauso. “Ya basta de este debate sobre cambiar el nombre del partido”, dijo; “la derecha lo cambia cada tres o cuatro años, pero nosotros somos nuestra historia”.

Abundando sobre esta crisis de identidad socialista, Julien Dray, un hombre clave de la campaña de Royal, antiguo trotskista y amigo de la pareja Royal-Hollande hasta que se rompió, puso el dedo en la llaga sobre las causas de la derrota. “Constatamos que, si se hubiera acabado de votar a los 65 años, seríamos el partido mayoritario en Francia”. El peso decisivo del voto de los jubilados en la victoria de Sarkozy plantearía al PS una renovación imposible. “¿Cómo se construye la fragilidad?”, añadió. “Sarkozy crea el desorden, y se beneficia de ello apareciendo como el rey de la selva”, respondió.


18/06/2007 - 00:17h La gauche gagne les législatives au féminin

Par Ophélie Neiman (Rue89)23H22 17/06/2007

Les femmes surprendront toujours. Alors que la droite l’a emporté avec plus de 340 sièges, c’est la gauche qui gagne les législatives au féminin. 57 femmes iraient s’asseoir sur le côté gauche de l’Assemblée, contre 45 à droite. Un résultat moins surprenant si l’on tient compte des 45% de femmes candidates présentées par le PS, contre seulement 26% pour l’UMP.

Pour le parti socialiste, 49 sièges iront d’ores et déjà à des femmes. On peut notamment souligner la victoire de Michèle Delaunay, qui a battu Alain Juppé à Bordeaux (2e circonscription de la Gironde), et celle de Sandrine Mazetier contre Arno Klarsfeld dans la 8e circonscription de Paris.

Les élues féminines seront proportionellement plus présentes dans les autres partis de gauche: pour le parti radical de gauche, Dominique Orliac (circonscription du Lot, à Cahors) et Sylvia Pinel (dans le Tarn et Garonne) en métropole, mais surtout Christiane Taubira en Guyane, avec 63.41%. Chantal Berthelot, pour le parti socialiste guyanais, vient appuyer cette dernière en remportant la seconde circonscription guyanaise, ce qui donne à ce département d’outre mer une représentation exclusivement féminine. A noter aussi, pour la Réunion, la victoire de Huguette Bello du Parti communiste révolutionnaire. Pour le Parti communiste, 4 élues, dont Marie-George Buffet en Seine St Denis. Enfin, pour les Verts, la victoire est assurée pour Martine Brillard à Paris. Suite…

17/06/2007 - 21:06h Ségolène Royal annonce sa séparation d’avec François Hollande

Ségolène Royal annonce qu’elle et son compagnon François Hollande se sont séparés, à une date qu’elle a refusé de préciser, dans un livre intitulé Les Coulisses d’une défaite, à paraître mercredi.

Dans cet ouvrage des éditions de L’Archipel, écrit par deux journalistes au service politique de l’AFP, Christine Courcol et Thierry Masure, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle demande qu’on ne présente plus François Hollande comme son “compagnon”. Car, dit-elle, “ce n’est plus le cas”. Elle ajoute : “J’ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d’être heureux.” Ségolène Royal précise encore : “On est en bons termes, on se parle, il y a du respect mutuel.” Suite…

France 2 annonce la séparation de Ségolène Royal et François Hollande (Video)
LEMONDE.FR | 17.06.07

© Le Monde.fr

17/06/2007 - 20:58h Le MoDem aide la gauche à contenir la victoire de l’UMP


Le second tour des élections législatives n’a pas amplifié les résultats du premier tour. La droite sort victorieuse de ces élections mais subit une érosion en nombre de sièges. La gauche résiste à la vague bleue annoncée, profitant notamment d’un bon report de voix des électeurs du MoDem.

Malgré sa victoire, il y aura moins de députés de droite dans la nouvelle Assemblée que dans celle de 2002. Avec environ 340 députés, contre 370 en 2002, la majorité perd environ 30 sièges. C’est sa première contre-performance, après la large victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et au premier tour des élections législatives, où elle avait recueilli près de 46 % des voix et envoyé plus de cent élus dans l’Hémicycle sans passer par le second tour.

 

De son côté, la gauche a bien résisté dans les circonscriptions qu’elle détenait et progresse dans les circonscriptions détenues par la droite. Elle recueillerait près de 220 sièges dans la nouvelle Assemblée, soit 40 de mieux que dans la Chambre sortante. Suite…

15/06/2007 - 09:50h Nicolas Sarkozy tente de déminer le débat sur la TVA sociale


Nicolas Sarkozy est monté en première ligne, jeudi 14 juin, dans le débat sur la TVA sociale, tentant d’éteindre la polémique sur un sujet miné pour la droite, à trois jours du second tour des élections législatives.

Alors que la gauche tire à boulets rouges contre le projet, jugé “antisocial”, le président de la République a cherché à rassurer les Français, affirmant dans un communiqué qu’il n’accepterait “aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d’achat”.

La prudence s’impose d’autant plus pour le chef de l’Etat qu’un sondage CSA paru vendredi dans Le Parisien/Aujourd’hui en France affirme que 60 % des Français sont opposés à la mesure. Même chez les sympathisants de droite, la TVA sociale ne fait pas l’unanimité, selon ce sondage. 32 % des sondés proches de la droite se disent contre le projet, alors que la proportion d’opposants atteint 85 % chez les sympathisants de gauche.

Dans son communiqué, M. Sarkozy rappelle que François Fillon a demandé à Jean-Louis Borloo et Eric Besson “la mise à l’étude d’un mécanisme de TVA sociale” et affirme qu’“aucune décision ne sera prise dans l’attente de la consultation des partenaires sociaux”. Il précise que “les conclusions seront tirées à la fin de l’été”.

NOUVEAU MOT D’ORDRE DU PS

Peu après la déclaration élyséenne, François Fillon a enfoncé le clou, déclarant au Figaro que le gouvernement ne mettra en œuvre la “TVA sociale” que “si nous avons la certitude qu’elle n’entraînera pas une hausse des prix”.

Jean-Marc Ayrault, président sortant du groupe PS à l’Assemblée nationale, a pris acte jeudi du “recul” de Nicolas Sarkozy, tout en réaffirmant les “inquiétudes” que lui inspire ce projet. “M. Sarkozy plie, mais ne rompt pas”, a affirmé M. Ayrault dans un communiqué, jugeant que la mise au point du chef de l’Etat “montre que l’existence d’une opposition forte est le meilleur moyen de tempérer les excès et les injustices du pouvoir”.

Depuis son revers au premier tour des législatives, dimanche, la gauche s’est emparée de ce dossier sensible, alertant sans relâche contre une baisse du pouvoir d’achat. “Votez socialiste contre la TVA à 24,6 %” est devenu le nouveau mot d’ordre du PS, qui a distribué à ses candidats un bandeau d’affiche électorale et un argumentaire en ce sens. Ciblant également l’absence de coup de pouce au smic, le parti a fustigé jeudi “une potion amère pour le pouvoir d’achat”. Le Monde

15/06/2007 - 09:39h Second tour : les socialistes appellent au "sursaut"

AFP/FRANCOIS LO PRESTI

L’ex-candidate socialiste à l’élection présidentielle Ségolène Royale en meeting de soutien au député de la Somme Vincent Peillon, 14 juin 2007.

Défait au premier tour des élections législatives, le Parti socialiste lance des appels au “sursaut” pour le second tour, dimanche 17 juin. En campagne, ses principaux dirigeants en appellent aux électeurs de gauche qui se sont abstenus et, de manière plus polémique, à ceux du centre, afin de faire “respecter le pluralisme” à l’Assemblée nationale et d’“ériger un barrage au tsunami bleu”, selon l’expression employée par Ségolène Royal en déplacement, jeudi 14 juin, en Haute-Garonne et dans la Somme.

La création d’une TVA sociale envisagée par le gouvernement Fillon nourrit les argumentaires des candidats PS, qui additionnent cette mesure avec les franchises médicales et l’absence d’un coup de pouce sur le smic pour en faire le thème de “la facture de la droite”.

NOUVELLE ÈRE

Mais le résultat des législatives ne conditionne pas seulement la taille du groupe socialiste et l’influence du premier parti d’opposition dans le paysage politique. Il prépare aussi un inventaire de ses échecs et ouvre aussi une nouvelle ère. Dès le 17 juin au soir, le PS fera ses comptes pour solder ses contentieux internes. La “refondation” annoncée du parti s’accompagne d’une bataille serrée pour son leadership, dans laquelle l’ex-candidate à la présidentielle compte bien s’imposer.

Sans tarder, avant le conseil national du PS prévu samedi 22 juin, Ségolène Royal a l’intention de réunir ses partisans. La plupart de ceux qui se relaient depuis plusieurs jours pour l’accompagner dans ses déplacements, à l’image de David Assouline, la pressent de s’imposer le plus rapidement possible. “Elle ne veut pas dire prendre le parti, elle déteste ce mot”, soupire le sénateur de Paris. Mais la résistance autour du premier secrétaire, François Hollande, qui a réitéré son intention d’achever son bail comme prévu à l’automne 2008, s’organise.

“POUR SÉGOLÈNE MAIS PAS FORCÉMENT CONTRE FRANÇOIS”

Accueillant Mme Royal, jeudi 14 juin, venue soutenir des candidats à Toulouse, Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat, a mis le pied sur le frein. “Moi je suis tout pour Ségolène mais pas forcément contre François”, dit-il en aparté. “Elle n’a pas intérêt à passer en force mais plutôt à se présenter dans de bonnes conditions, François ne va pas lui savonner la planche”, ajoute-t-il, en évoquant avec une moue réprobatrice “le petit entourage” de l’ex-candidate à la présidentielle. Le même jour, à Lisieux (Calvados), Lionel Jospin déclarait : “Le premier secrétaire du parti socialiste a été désigné par un congrès donc il est là jusqu’au prochain congrès, pour moi c’est très simple.” Pour l’ancien premier ministre, il faut que le PS “prenne le temps de réfléchir, qu’il ne se précipite pas, qu’il mûrisse ses décisions, qu’il ne prenne pas de décisions hâtives”.

Deux jours plus tôt, Jean-Marc Ayrault, pourtant membre de l’équipe présidentielle de MmeRoyal, semblait lui aussi exprimer dans le Parisien des réservesen préconisant “un mouvement maîtrisé qui nous conduise à un congrès après les municipales, comme prévu (…) Ensuite, à Ségolène de faire ses preuves”.

Mais d’autres, pour des raisons divergentes parfois, ont intérêt à accélérer le mouvement, comme Manuel Valls, député candidat à sa propre succession dans l’Essonne, qui se fait le représentant d’une “nouvelle génération” et réclame la mise en place d’une “direction collégiale”.

Pressé par ses amis jospiniens, Bertrand Delanoë, entend bien lui aussi se placer aux avant-postes de la bataille. Le maire de Paris a fait savoir qu’il n’excluait pas de présenter une motion pour le congrès. Tout comme Dominique Strauss-Kahn qui s’était déclaré “disponible” dès le 6 mai au soir, Laurent Fabius, adoptant pour l’heure la position du grand “sage”, a bien l’intention de peser.

Pour Mme Royal, c’est “l’ambiance des primaires qui recommence”. Elle rêve de rénover le PS, pas seulement ses bases idéologiques, mais aussi ses statuts, en le transformant en “parti de masse” et en supprimant la composition de sa direction à la proportionnelle des courants qui “tue” le parti. Jeudi soir, soutenant Vincent Peillon dans la Somme, elle lançait aux militants ce message : “J’ai besoin de lui pour continuer la tâche que j’ai commencé et rassembler les socialistes.”

Isabelle Mandraud pour Le Monde

14/06/2007 - 12:46h Les socialistes s’insurgent contre la "TVA sociale"

Dominique Strauss-Kahn
à Sarcelles le 7 juin.
AFP/JEAN AYISSI
Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste de l’économie, a réitéré, jeudi 14 juin, son opposition au projet de TVA sociale du gouvernement Fillon.

“Ce n’est pas une TVA sociale, ça remplace les cotisations des employeurs, donc c’est une TVA patronale”, a déclaré M. Strauss-Kahn sur LCI. “C’est vrai que notre économie est sous-compétitive aujourd’hui, mais ce n’est pas en bricolant la TVA qu’on rend une économie compétitive, c’est en faisant en sorte qu’elle soit capable de faire de l’innovation, de la recherche, que l’université soit relancée”, a-t-il souligné.

M. Strauss-Kahn a renouvelé sa demande d’un débat avec le premier ministre sur ce dossier. “Je demande ce débat, je suis contre cette mesure, je crois qu’elle est inefficace. Elle fera cinq points d’augmentation de TVA, ça veut dire cinq points de pouvoir d’achat en moins pour tous les Français”, a-t-il affirmé.

L’ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin a lui aussi dénoncé, mercredi, la politique du gouvernement, qui est faite, a-t-il dit, de “cadeaux à une minorité et [d']impôts pour une majorité”. Suite…

12/06/2007 - 14:15h PS : halte au feu !

Editorial do Le Monde

C’est un réflexe pavlovien au Parti socialiste : au lendemain d’une défaite, la zizanie interne repart de plus belle. Le 6 mai, à peine la défaite de Ségolène Royal était-elle annoncée que Dominique Strauss-Kahn dressait un réquisitoire implacable sur la responsabilité de François Hollande. Rebelote le 10 juin. Au soir d’une vague bleue qui a sonné le PS – même s’il s’en sort mieux en voix qu’en 1993 et en 2002 -, les divergences au sommet du parti, illustrées par deux discours fort différents de M. Hollande et de Mme Royal, resurgissaient. Manuel Valls, maire d’Evry et député de l’Essonne, qui brûle de mettre ses talents au service de la rénovation du PS, exprimait aussitôt son ras-le-bol de voir son parti tourner “autour de la vie d’un couple”.

 

Lundi 11 juin, ledit couple Hollande-Royal a interprété des scènes de vaudeville. En début de matinée, l’ex-candidate à l’élection présidentielle a annoncé qu’elle allait laisser un message sur le portable de François Bayrou : “Nous devons joindre nos forces, il faut travailler au cas par cas.” Alors que seule une poignée de candidats du MoDem restent en lice au second tour, et que dans une trentaine de circonscriptions l’électorat centriste est en position d’arbitre entre la droite et la gauche, Mme Royal a récidivé dans sa stratégie de rapprochement avec M. Bayrou, déjà tentée sans grand résultat après le 22 avril. Son offre a depuis fait l’objet d’une fin de non-recevoir de M. Bayrou.

Le mauvais Feydau s’est poursuivi le 11 juin. Devant la presse, M. Hollande a manié une ironie mordante pour prendre ses distances avec la stratégie de Mme Royal – “Chacun peut appeler qui il veut, nous sommes dans une démocratie téléphonique” – tout en invitant les électeurs socialistes, en absence d’un candidat de gauche au second tour, à “favoriser le pluralisme”, et donc à voter éventuellement pour le candidat du MoDem. Sur France 2, lundi soir, Mme Royal semblait faire un peu marche arrière. Il y a bien au sommet du PS deux stratégies discordantes pour le second tour : Mme Royal, qui pense à l’étape suivante de la rénovation, joue la carte de l’alliance avec le centre. M. Hollande, qui veut d’abord limiter les dégâts électoraux le 17 juin, privilégie les appels aux abstentionnistes, notamment à ceux qui avaient voté socialiste le 6 mai.

Ces deux stratégies illustrent cette dyarchie de fait qui s’est installée à la tête du PS, avec un premier secrétaire à la légitimité affaiblie par l’annonce de son départ et une candidate virtuelle à la direction du parti à la légitimité réelle aux yeux des militants, mais contestée par les éléphants. Il en résulte un spectacle désolant d’une scène socialiste en désordre, en quête de doctrine, de stratégie et de leadersphip. Le PS ne peut pas attendre son congrès de novembre 2008 pour engager son indispensable reconstruction.

11/06/2007 - 11:33h Poder ter poder

Foto da Reuters no Libération

Estas fotos de Sarkozy entrando no palais de l’Elysée de bermudas, vindo do seu jogging, um dia depois de sua posse na presidência, sugerem inevitávelmente ao leitor brasileiro a lembrança delle. Nos dias seguintes, o espalhafato em torno de Sarkozy, de sua família e de suas corridinhas em outros paradeiros presidencias pareceu confirmar o paralelo com elle. Decerto, Sarkozy entretem comportamentos de maquinação midiática que -, de John Kennedy (os vestidos chics de sua mulher, os passeios de veleiros em Cape Cod, a foto com o filho pequeno debaixo da escrivaninha) a Collor -, incorporaram-se ao exercício do poder contemporâneo. Aliás, nem tão contemporâneo assim. Quem conhece, mesmo sem ter lido, o assunto das Mémoires de Saint-Simon sobre a corte de Luís XIV (8 grossos volumes em papel bíblia da coleção La Pléiade, da Gallimard!), ou viu o magnífico documentário de Rosselini sobre a tomada do poder por Luís XIV, sabe que o espetáculo do poder é consubstancial ao exercício do poder.
Não obstante, o projeto de Sarkozy vai bem além das aparências modernosas e se inscreve no longo prazo. Leia mais aqui no Blog de Luiz Felipe de Alencastro,
Seqüências Parisienses

11/06/2007 - 11:07h A Paris, la gauche contient la poussée de la droite, qui est en embuscade

AFP/OLIVIER LABAN-MATTEIBertrand Delanoë, le parti socialiste de Paris, en meeting pour les législatives, le 29 mai 2007.

Le Monde

Bertrand Delanoë demande un dernier réglage de lumière avant de s’exprimer, à l’Hôtel de Ville, devant un fond bleu. “Je suis dans le noir. Remettez-en un petit coup”, lance-t-il, dimanche 10 juin, aux équipes de télévision après leur avoir demandé de baisser un peu l’éclairage. Pas de quoi briller, mais pas de raison non plus de rester dans l’ombre pour le maire de Paris : les résultats dans la capitale sont “en demi-teinte”, résume Patrick Bloche, le patron de la fédération PS et député sortant de la 7e circonscription.

 

“Quand une histoire est belle autant la prolonger !”, s’enflamme le maire, conscient que tout se jouera au second tour. “Je verrai bien les Parisiens apporter une contribution au pluralisme en France”, ajoute-t-il, confiant. Au vu des scores du premier tour, la gauche, majoritaire avec 12 députés sortants sur 21, conserve de bonnes chances de le rester, dimanche 17 juin. D’autant que le second tour des législatives “est toujours plus dynamique pour le PS”, affirme M. Bloche.

Quant aux Verts, ils totalisent à peu de choses près le même nombre de voix qu’en 2002. Contrairement à d’autres grandes villes, Paris n’est pas submergée par la vague bleue, mais seulement touchée.

La droite, qui est majoritaire en voix, arrive en tête dans plusieurs circonscriptions où Ségolène Royal avait devancé Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles, notamment dans la 8e et la 17e circonscription. Cinq députés UMP, contre quatre en 2002, ont été réélus dès le premier tour : Martine Aurillac, Pierre Lellouche, Claude Goasguen, Bernard Debré et Françoise de Panafieu. “L’effet Delanoë a vécu, affirme Philippe Goujon, le patron de la fédération UMP, qui est en ballottage très favorable dans la 12e circonscription. Nos espoirs de reprendre Paris sont renforcés.”

Aucun des deux camps n’a toutefois intérêt à pavoiser car plusieurs duels pourraient réserver des surprises au second tour. Suite…

10/06/2007 - 22:03h La majorité présidentielle plébiscitée, le nouveau calendrier électoral sanctionné

Une élection sanctionnée. Après avoir frôlé le record de la participation à une élection présidentielle il y a un mois, la France enregistre un record absolu d’abstention pour une élection législative sous la Ve République. Après l’engouement des électeurs pour le débat public qui a marqué la campagne présidentielle de 2007, il serait cependant excessif de parler de désaffection démocratique ou de crise civique. Ce sont les “nouvelles élections législatives” que les électeurs ont sanctionnées en s’abstenant massivement. Avec la réforme du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, ces élections qui se tiennent dans la foulée de l’élection présidentielle sont désormais ressenties comme une formalité destinée à donner une majorité au gouvernement.

 

Pour la droite, l’amplification de la présidentielle. Nicolas Sarkozy est assuré de disposer d’une large majorité. Avec un score d’environ 43 %, l’UMP et ses alliés (40,9 % pour l’UMP et 2,2 % pour le Nouveau Centre) remportent une large victoire en voix qui amplifie considérablement le score de leur candidat au premier tour de la présidentielle (31,2 %). C’est à la fois la traduction de l’état de grâce qui a caractérisé les premier pas du nouveau président, la confirmation d’un choix cristallisé à l’occasion d’une très longue campagne et l’amplification logique de sa victoire liée au mode de scrutin majoritaire. La popularité de Nicolas Sarkozy depuis son élection combinée à sa stratégie d’occupation tous azimuts de l’espace politique dès les premiers jours de sa présidence ont rencontré dans l’opinion un accueil favorable que les résultats du premier tour viennent confirmer. La passion et l’intérêt qui ont accompagné la longue campagne pour l’élection présidentielle autour des projets des candidats ont surtout permis aux électeurs d’effectuer un vrai choix politique ; la cristallisation issue de ce processus ne pouvait être remise en cause à l’occasion de ces élections législatives.

La gauche historiquement faible.
Avec un total de 36 % des voix, la gauche parlementaire (PS-PC-Verts et divers gauche) se situe paradoxalement à un niveau très faible pour des élections législatives mais améliore néanmoins de près de 7 points son score par rapport au premier tour de la présidentielle (29,1 % pour le total des voix de Royal, Buffet et Voynet). Le Parti communiste, avec 4,5 % (contre 1,9 %), fait la meilleure opération grâce à sa bonne implantation locale. Le Parti socialiste, avec un score de 28,5 %, améliore très légèrement le score de Ségolène Royal (25,9 %) mais se situe proche de son résultat aux législatives de 2002, qui avait suivi le séisme du 21 avril 2002 (28 % des suffrages exprimés). Stable voire en léger progrès électoralement, mais défaite politiquement, la gauche parlementaire profite naturellement du mode de scrutin majoritaire qui marginalise les petits courants mais subit la vague bleue qui accompagne la victoire de la droite à la présidentielle. Elle est handicapée par un niveau global historiquement faible : avec 39 % – en comptant l’extrême gauche – contre 36 % à la présidentielle de mai, la gauche aborde en position défavorable le second tour et les prochaines échéances, se trouvant contrainte de composer avec un centre qui même faible lui barre désormais la route à toute victoire sans une nouvelle définition de sa ligne et de ses alliances.

Le Modem, siphonné mais vivant.
Avec 7 % des suffrages exprimés pour le MoDem, François Bayrou échoue en partie à implanter dans le paysage politique l’existence d’un centre autonome. Son faible enracinement local et la logique majoritaire des législatives lui interdisent de jouer le rôle de troisième force que son score à l’élection présidentielle faisait miroiter (18,7 %). En cinq semaines, le Mouvement démocrate a perdu près de cinq millions de voix par rapport au socle électoral du candidat béarnais, dans un scrutin certes moins mobilisateur et difficile pour une formation émergente. Preuve que le succès de Bayrou ne résidait pas seulement dans son positionnement mais aussi dans une équation personnelle que les candidats fraîchement investis du MoDem n’ont pas su imposer dans leur circonscription respective. Faute de trouver une traduction en sièges parlementaires, l’influence de François Bayrou sur la vie politique au cours des cinq prochaines années sera limitée. Il devra trancher l’aporie d’une ligne autonome dans un paysage fortement polarisé qui profite à un homme lors de l’élection présidentielle mais qui n’assure pas d’élus dans sa foulée. En revanche, sa présence électorale, faible mais réelle, reste une force de nuisance surtout pour la gauche, qui se doit de trouver une solution à son existence comme la droite avait dû le faire à propos du Front national.

Le Front national étranglé.
La rebipolarisation du paysage politique et l’accentuation de la victoire de l’UMP ont fait une autre victime : le Front national, qui recule de plus de cinq points par rapport au score de Jean-Marie Le Pen à l’élection présidentielle, recueillant son résultat le plus faible depuis sa percée électorale au milieu des années 1980. Le voilà ramené à des scores jamais enregistrés depuis plus de vingt ans, qui confirme l’essoufflement de la dynamique Le Pen. Le FN est certes habitué aux reflux liés au système majoritaire : à chaque législative, il perd environ un tiers de ses suffrages. Aujourd’hui il perd la moitié de son socle présidentiel, se repliant sur le noyau dur de l’extrême droite (Tixier-Vignancourt avait obtenu 5 % des voix à l’élection présidentielle de 1965). Le résultat de Nicolas Sarkozy le 22 avril avait contenu Jean-Marie Le Pen. La domination de l’UMP étrangle aujourd’hui le FN.

Philippe Chriqui et Pierre Christian, expression-publique.com pour lemonde.fr

10/06/2007 - 17:52h A maioria de Sarkozy obtém perto de 47% dos votos no primeiro turno das eleições legislativas


O primeiro turno das eleições legislativas na França anuncia um resultado amplamente favorável ao campo do presidente Sarkozy. O alto abstencionismo prejudica a esquerda e poderá, se confirmado no segundo turno, outorgar uma maioria folgada de deputados de direita ao presidente recentemente eleito. O voto na França é distrital, os resultados globais não são suficientes para determinar o numero de deputados que serão eleitos por cada partido. Mas já existem projeções. Apesar da derrota, paradoxalmente, o PS poderá aumentar o número de deputados pois hoje conta com 142.
Cada circunscrição exigirá uma análise particular para verificar qual candidato é o favorito para o segundo turno. Paris, em especial, terá uma grande importância na medida em que o Partido Socialista e os Verdes administram a capital e os resultados nas presidenciais não foram tão negativos para a esquerda. O prefeito Bertrand Delanoë disputará a reeleição no ano próximo e aparece como um eventual futuro candidato da esquerda a presidência da república. Leia aqui o artigo Reflexões pessoais anterior ao escrutino.

08/06/2007 - 17:01h Présidentielle 2007 : les leçons d’une victoire

Le Monde

M. Sarkozy est parvenu à réunifier les droites françaises

Nicolas Sarkozy a été choisi par 18 983 138 électeurs (53,06 % des suffrages exprimés, 42,68 % des électeurs inscrits) au second tour de l’élection présidentielle, le 6 mai, avec 2 192 698 voix d’avance sur sa rivale socialiste (soit une avance de 6,12 % des suffrages exprimés et de 4,93 % des inscrits). Cette victoire nette a entraîné une dynamique politique sensible à la fois dans l’ouverture politique du gouvernement Fillon, la popularité de la nouvelle équipe au pouvoir et des mesures qu’elle avance et, enfin, la forte majorité législative que laissent présager les sondages à l’issue de la consultation des 10 et 17 juin.

Les principaux éléments explicatifs de cette étonnante dynamique sont à chercher dans l’analyse du moment fondateur qu’a été la victoire électorale du 6 mai. Celle-ci a été d’une ampleur peu commune, elle s’est fondée sur une capacité à unifier au fond des urnes toutes les droites, à en dépasser ensuite les limites pour renouer, au-delà des décennies, avec la dimension syncrétique du gaullisme.

Une forte victoire. L’ampleur de la victoire est évidente au regard des affrontements passés entre gauche et droite au second tour de l’élection présidentielle sous la Ve République. Le niveau atteint par Nicolas Sarkozy est le deuxième meilleur niveau atteint par un candidat de droite face à un candidat de gauche : seul Charles de Gaulle, avec 55,20 % des suffrages, avait fait mieux en 1965. Cette large victoire, qui peut donner l’impression que le sarkozysme électoral renoue avec certaines des caractéristiques du gaullisme électoral, a été construite par une étonnante dynamique sensible dès le premier tour de l’élection présidentielle et qui s’est amplifiée au second.

L’unification des droites. Au premier tour, avec 31,18 % des suffrages, le candidat de l’UMP reprend pied au coeur du dispositif électoral des droites, alors que, depuis 1974, le candidat du gaullisme ou de son héritage oscillait entre 15,11 % (Jacques Chaban-Delmas en 1974) et 20,84 % (Jacques Chirac en 1995). Cette émancipation par rapport à une droite néo-gaulliste condamnée à n’attirer jamais plus que le cinquième des électeurs du premier tour a constitué la base de la dynamique sarkozyste. Ce passage d’un cinquième à presque un tiers de l’électorat s’est fait grâce à une captation d’une partie non négligeable des électeurs de l’UDF et à une conquête massive d’électeurs du Front national. Dès le premier tour, Nicolas Sarkozy est au centre d’une coalition des droites allant du centre droit à la droite extrême en passant par la droite néo-gaulliste. Il parachèvera cette coalition au second tour en s’attaquant à ce qui reste du lepénisme électoral et aux nouveaux adeptes du centrisme autonome de François Bayrou. Comment Nicolas Sarkozy est-il passé de 11 448 663 voix au premier tour à 18 983 138 au second, soit une progression de 7 534 475 voix ? Suite…

08/06/2007 - 16:52h Les raisons d’une défaite

Journal Le Monde

L’indiscutable défaite de Ségolène Royal

Depuis le 6 mai au soir, on ne sait plus très bien s’il faut considérer le score de Ségolène Royal comme une défaite prometteuse, une quasi-victoire ou un échec sans appel. Le passage aux élections législatives comme les enjeux internes au Parti socialiste ont différé voire empêché d’apporter des réponses à une question pourtant fondamentale. A leur façon et avec leurs limites, les données de sondages recueillies par le Cevipof tout au long de la campagne et au lendemain de l’élection fournissent des données précieuses pour comprendre le vote des Français et apprécier la signification du résultat de Mme Royal.

L’examen de la sociologie du vote permet de constater que Mme Royal réussit à dominer Nicolas Sarkozy dans trois catégories qui jouent un rôle-clef dans la fédération de son électorat : les jeunes, les diplômés et les minorités. Parmi les électeurs de moins de 25 ans, elle recueille 63 % des suffrages exprimés, seize points de plus que Jospin au second tour de 1995, mieux même que Mitterrand en 1988. Parmi les électeurs ayant au moins le baccalauréat comme diplôme, elle atteint 56 % des voix. Ce soutien des diplômés est le vecteur du vote en sa faveur des professions intermédiaires (58 %), des salariés du public (56 %) et de sa bonne tenue dans les grandes villes, où leur poids est important (elle obtient en moyenne 49,7 % dans les communes comptant plus de 50 000 inscrits).

Plus spectaculaire encore est le soutien massif des minorités à Ségolène Royal. Parmi les Français qui déclarent avoir un parent étranger, le vote en sa faveur est de 56 %, parmi ceux qui n’ont qu’un grand- parent étranger, il tombe à 52 %, et parmi les Français sans ascendance étrangère (qui représentent les trois quarts de la population), il n’est plus que de 45 %.

Mais les données du Cevipof permettent d’être plus précis encore. Parmi les électeurs ayant une origine étrangère provenant des autres pays européens, le score de Mme Royal est de 48 %, et parmi ceux qui ont une origine étrangère provenant d’un pays africain, il monte à 76 % contre 24 % seulement à Nicolas Sarkozy. Ces indications se trouvent confirmées par les données électorales que l’on relève dans beaucoup de communes ou de cantons de Seine-Saint-Denis ou du Val-de-Marne. Il faut prendre conscience que, dans l’isoloir, deux France se sont opposées. Du côté des catholiques pratiquants, Nicolas Sarkozy a recueilli 77 % des suffrages exprimés et sa rivale 23 % ; du côté des musulmans, Ségolène Royal atteint… 94 % des suffrages exprimés et son adversaire 6 %.

Le 6 mai, Ségolène Royal a ainsi fédéré le vote des “insiders” (les diplômés, les habitants des grandes villes, les salariés du public) et des exclus (les minorités et les jeunes, qu’on peut d’une certaine façon y classer). Il est frappant de constater que, selon la facilité avec laquelle on déclare s’en sortir sur le plan financier, la candidate socialiste ne l’emporte que dans les deux catégories extrêmes : les personnes qui s’en sortent très difficilement, comme il est classique pour la représentante de la gauche (mais à seulement 51 %), et aussi celles qui déclarent vivre “très facilement”, comme cela est moins attendu (plus nettement, à 54 %). Sachant que l’essentiel des Français vit “difficilement” ou au mieux “facilement”, l’alliage des “insiders” et des exclus s’est révélé minoritaire. Suite…

04/06/2007 - 14:56h "La rénovation de la gauche a toujours été reportée pour des impératifs électoraux"

Chat avec Jean-Christophe Cambadélis

AFP/JEAN AYISSI
Le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis,
candidat à sa réélection dans la 20e circonscription de Paris.


LEMONDE.FR | 30.05.07 | 12h26 • Mis à jour le 04.06.07 | 17h03

L’intégralité du débat avec Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris, lundi 04 juin 2007

Annie : “Refondation”, oui, mais avec qui et pourquoi ? Si cela est la même chose qu’avec les adhérents à 20 euros de cette année, je quitte le parti. Amitiés à toi !

Jean-Christophe Cambadélis
: Commençons par le pourquoi. La gauche a vu son logiciel politique défait par trois fois lors des présidentielles, ce qui pose quand même un problème. Comment rendre majoritaires nos principes d’égalité, de liberté et de fraternité?

Si nous continuons à estimer, d’une part, que la lutte de classes n’a pas changé, qu’il faut défendre le capitalisme industriel contre le capitalisme financier, que l’on laisse la liberté au marché, que l’on évite de poser le problème de l’individualisme contemporain, si nous ne sommes plus capables de protéger et de promouvoir dans la mondialisation, évidemment, le socialisme est évanescent et nos électeurs s’en remettront à un populisme libéral qui semble leur dire : je vous ai compris, il faut de l’énergie pour libérer le marché et vous permettre de mieux vivre.

Une fois que nous aurons refondé ce que doit être la gauche à l’époque de la mondialisation, nous pourrons regarder qui veut construire avec nous cette majorité nouvelle.

marito : Pourquoi l’adoption de la social-démocratie constituerait-elle le meilleur cadre idéologique pour la refondation du Parti socialiste ?

Jean-Christophe Cambadélis : Le thème de la social-démocratie est une rupture avec l’idéologie dominante à gauche. Cette dernière estime toujours que la rupture avec le système capitaliste est peu ou prou l’avenir du socialisme.

Pourtant, une fois au pouvoir, la gauche, dans le meilleur des cas, améliore les conditions d’existence, élève le niveau de vie, étend les libertés, promotionne l’éducation, redistribue autant que possible, mais il n’y a pas de “grand soir” ni de rupture rampante.

La social-démocratie, ce n’est évidemment pas, pour des raisons historiques et politiques, celle de l’Angleterre, de l’Allemagne, voire de l’Europe du Nord. C’est un présupposé autour de deux idées : le social ne peut être opposé à l’économie – sous-entendu : on ne peut redistribuer ce que l’on n’a pas produit – et la démocratie est un impératif à l’époque du tout-médias… C’est-à-dire la démocratie dans tous les secteurs de la vie, dans l’entreprise, dans la maîtrise de la modernité, dans la capacité du citoyen à contrôler l’espace public, et évidemment aussi, sur le plan social et des institutions. Suite…

01/06/2007 - 11:45h Ségolène Royal se pose en leader de l’opposition et rêve de créer un grand "parti de masse"

AP/CLAUDE PARIS Ségolène Royal, présidente socialiste de Poitou-Charentes, en visite à Marseille, vendredi 1er juin 2007.

do jornal Le Monde

Pas à pas, Ségolène Royal regrimpe la montagne. L’ex-candidate socialiste fait son “devoir” en s’impliquant dans la campagne législative, mais elle prépare aussi sa stratégie pour s’imposer à la tête du Parti socialiste. “La politique, c’est un cheminement”, dit-elle.

En trois étapes, jeudi 31 mai, Mme Royal est d’abord allée soutenir ses candidats : Najat Vallaud-Belkacem et Pierre-Alain Muet, à Lyon, dans le Rhône, respectivement sa porte-parole et son conseiller durant la campagne présidentielle ; Pascal Terrasse à Privas, en Ardèche, là où commença sa conquête de l’investiture du PS ; et enfin Jean-Louis Bianco, son codirecteur de campagne, à Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Des fidèles indispensables, demain, pour représenter ses idées à l’Assemblée, et la soutenir dans le parti, en complément de “plein” de cadres locaux qu’elle dit avoir repéré dans les fédérations. “J’ai besoin d’être en appui sur des parlementaires nombreux pour continuer le travail”, explique-t-elle sous le préau d’une école élémentaire de Privas, devant quelques centaines de personnes. Privas, là “où tout est parti”, le 8 mars 2006, a-t-elle rappelé, et “où tout recommence”…

UN PS “SANS FRONTIÈRE”

A l’ensemble des candidats, Mme Royal assigne des “missions”, se comportant en leader de l’opposition. “En tout cas, c’est comme ça que les militants me voient”, confie-t-elle, confortée sur ce point par les sondages. “Voilà quatre missions que je donne à l’opposition”, expose-t-elle à Digne : “Etre vigilant, surveiller, proposer, protéger. Pour chaque proposition de la droite, il appartiendra à la gauche d’opposer un contre-projet pour que les Français ouvrent les yeux et qu’ils comprennent qu’il y a une alternative.” Aux électeurs et sympathisants, elle donne pour consigne de “continuer à venir sur Désirs d’avenir”, son site Internet, et d’”adhérer au PS”. “Le risque, commente Mme Royal en aparté, c’est que les nouveaux adhérents s’en aillent et que le parti se replie sur lui-même.” Elle imagine une suite : “Créer un parti de masse, sinon ce sera toujours une machine à désigner les candidats.” Un parti fondé sur de “nouvelles convergences”, qui s’appuierait notamment sur les électeurs des cités qui ont voté massivement pour elle : “Il faut que la citoyenneté née pendant la campagne puisse conforter le Parti socialiste. Une époque nouvelle s’ouvre, des stratégies nouvelles sont à inventer.

“BAYROU “AURAIT EU MATIGNON”

Ah ! si François Bayrou avait répondu à ses appels entre les deux tours de la présidentielle… “Il aurait dû fusionner, il aurait eu Matignon, affirme Mme Royal en petit comité. Je ne sais pas comment le PS aurait réagi mais l’opinion aurait suivi, les Français auraient adhéré, c’est la rénovation qu’ils voulaient… A un moment, l’histoire passe, il faut la capter. Il a manqué d’audace.”
Depuis le 6 mai, l’ancien candidat centriste n’a plus donné signe de vie. Mais, à l’avenir, rien n’est exclu puisque Mme Royal revendique un PS ouvert, “sans frontière”. “Localement”, avec le MoDem, “il va se passer des choses pour les municipales”, pronostique l’ex-candidate. Cette ouverture-là fera partie du travail de rénovation auquel devront s’atteler les socialistes après les législatives avec, chez Mme Royal, le dessein de recourir de nouveau à la méthode des débats participatifs. Dans ce cadre, elle compte réfléchir sur le succès du slogan de Nicolas Sarkozy “travailler plus pour gagner plus” comparé à la recette “traditionnelle” de l’augmentation du smic à 1 500 euros.

Pour affronter le président élu, “qui veut incarner à lui seul la droite et la gauche (…), le patronat et le syndicat – tout le monde est caressé”, elle dresse la liste des “batailles” à mener : contre le bouclier fiscal qui bénéficiera “seulement à 15 000 contribuables” et contre la réduction des droits de succession aux “20 000 plus gros patrimoines” alors que les franchises médicales, “ça, c’est pour tout le monde” ; contre l’augmentation des heures supplémentaires qu’elle compare à “la légalisation du travail au noir” et qui, “en l’absence de cotisations, ne seront pas prises en compte pour la retraite”.

A la “vague bleue annoncée avec le relais du pouvoir médiatico-financier et le pouvoir sondagier”, Mme Royal oppose “une vague blanche”, comme sa couleur fétiche de campagne, “sans référence historique bien entendu”, et même “une vague de toutes les couleurs”.

Isabelle Mandraud