10/01/2008 - 19:37h Lider do Partido Socialista francês ataca o narcissismo de Sarkozy


François Hollande tire à boulets rouges sur “le président moi je”

LE MONDE

François Hollande lors de ses vœux à la presse le 10 janvier 2008. | AFP/PATRICK KOVARIK
AFP/PATRICK KOVARIK

François Hollande lors de ses vœux à la presse le 10 janvier 2008.

Lors de ses vœux à la presse, jeudi 10 janvier, le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a vivement raillé “le président ‘moi je’” Nicolas Sarkozy, décrit comme un chef de l’Etat “m’as-tu-vu” menant une politique du “coup d’éclat permanent”. A deux mois des élections municipales, le chef des socialistes a dénoncé la “posture personnelle” du président, qu’il accuse de vouloir “changer la Constitution pour s’inviter en permanence à l’Assemblée nationale et au Sénat”.Deux jours après la conférence de presse de rentrée du chef de l’Etat, François Hollande a estimé que la France était entrée dans le “régime du verbe”, sans avancées concrètes pour les Français. “Il nous fait l’aveu : les caisses sont vides. Qui a donc vidé les caisses depuis huit mois et peut-être davantage si ce n’est une majorité qui a voté 15 milliards de cadeaux fiscaux et d’exonérations de cotisations sociales ?, s’est-il interrogé. Il nous dit qu’il veut aller chercher la croissance avec les dents. Je ne sais pas combien il lui en reste.”

 

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07/01/2008 - 16:16h França: Le PS milite pour des primaires à l’italienne

Les socialistes rêvent de voir leur candidat pour 2012 désigné par toute la gauche, même si les modalités restent à préciser.

Le congrès d'investiture de Ségolène Royal en novembre 2006 (Benoît Tessier/Reuters)

Si la bataille pour la direction du parti polarise actuellement l’attention dans le microcosme socialiste, un autre sujet agite parallèlement le PS: la désignation du candidat pour l’élection présidentielle de 2012. Moins en termes de personnes -une question permanente- qu’en termes de méthode. Et de ce point de vue, la tendance est à l’organisation de primaires à l’italienne.

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02/01/2008 - 19:25h Politique de Sarkozy: les Français sont divisés

Ils sont aussi nombreux à soutenir qu’à rejeter l’action de Nicolas Sarkozy, selon un sondage.

Le Post
Nicolas Sarkozy.|Corbis

Nicolas Sarkozy.

Corbis

Les Français sont aussi nombreux à soutenir qu’à rejeter l’action de Nicolas Sarkozy, 44% (-6%) estimant que sa politique va “plutôt dans le bon sens” et 44% également (+3%) qu’elle va “plutôt dans le mauvais sens”, selon un sondage CSA/Valeurs actuelles à paraître vendredi.
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05/12/2007 - 17:27h Ségolène Royal, une femme politique pas comme les hommes

 

Rue89

Il y a quelque chose d’incongru à lire aujourd’hui le livre de Ségolène Royal, “Ma plus belle histoire, c’est vous” (Grasset). A-t-elle délibérément choisi ce titre en référence aux dix ans de la mort de la chanteuse Barbara? Voulait-elle montrer qu’elle aussi était une femme qui avait souffert? (mais…)

05/12/2007 - 17:23h Ségolène Royal, une femme politique pas comme les hommes

'Ma plus belle histoire, c'est vous' (Grasset)

Il y a quelque chose d’incongru à lire aujourd’hui le livre de Ségolène Royal, “Ma plus belle histoire, c’est vous” (Grasset). A-t-elle délibérément choisi ce titre en référence aux dix ans de la mort de la chanteuse Barbara? Voulait-elle montrer qu’elle aussi était une femme qui avait souffert?

Au-delà du titre, l’ex-candidate adepte de Barbara quelques piques et pleurs. Une force aussi. Cette façon de diriger son public d’une voix qui mélange ordres et protection (rappelons-nous Barbara ordonnant à son public d’applaudir l’auteur d’un texte qu’elle venait d’adapter en live lors de son concert au Châtelet, en 1993). Etrangement, c’est en écoutant Barbara qu’on lira le plus opportunément le livre.

La force

Mais fi de tout angélisme. Fi du fait que, in fine, ce livre ne contient pas de révélations dignes de ce nom, autres que le refus de François Bayrou d’honorer ce rendez-vous que Ségolène Royal prétend avoir reçu de lui. Ce que la candidate tente de montrer ici, c’est bien une force. Une force de femme/candidate.

Elle a “hésité longuement à parler” d’un autre François. Hollande, évidemment. Et puis elle se lance. Deux pages très intimes. Trop intimes d’ailleurs pour être écrites entièrement à la première personne.

La vie politique -”Pendant la campagne, la candidate se disait: demain c’est le bon jour, il va basculer vers moi. (…) Et ce jour n’est jamais venu.”- se mêle à la vie privée -”une humiliation secrète, une douleur parfois aiguë”.

L’humeur est également aux règlements de compte: “Quand François Hollande récemment a parlé de revenir, je lui ai dit que ce n’était pas une bonne idée.” Mais elle ne peut clore ce chapitre, comme tous les points du livre, sans parler d’espoir, de 2012… et de sa condition de femme:

“Oui, pour gagner la prochaine fois, il faudra le soutien de tout un parti et d’un compagnon amoureux, à fond avec la candidate.”

En attendant, contrairement à ce qu’elle dit ici, contrairement à ce qu’a écrit Claude Bartolone dans “Une élection imperdable” (L’Archipel), il apparaît clairement qu’elle ne pouvait pas gagner cette élection. L’appareil du PS était contre elle. DSK et Laurent Fabius étaient contre elle, ou au mieux levaient les yeux au ciel durant les meetings (”Et pourtant je ne lévite pas”, ironise-t-elle). Lionel Jospin aura été lui “un procureur impitoyable”.

Elle pense aussi avoir été rejetée “comme on rejette la différence: moi et mes lectures, Anselm Grün et la poésie, Jack Kerouac. Moi et mon goût des paradoxes”.

Face à la machine de guerre UMP, Ségolène Royal ne pouvait pas non plus gagner:

“D’une certaine manière, Sarkozy a tout mis sur la table. J’ai incarné la nouveauté, mais il a incarné la force.”

Et pourtant, elle sait faire la guerre. Et elle en a, de la force. Ce livre le montre. Ségolène Royal sait faire la guerre parce que Ségolène Royal est une mitterrandienne. C’est pourquoi, et c’est là tout le but de son ouvrage, elle sait qu’elle reviendra. Bientôt, peut-être, comme Mitterrand après 1965, saura-t-elle mieux faire la guerre. Bientôt, peut-être, comme Mitterrand, parviendra-t-elle à achever l’implosion du PS pour mieux le reconstruire.

L’humour

“J’étais sorcière, tu me voulais câline.” Cette simple phrase de la chanteuse défunte semble désigner la Ségolène Royal qui se lance dans les primaires socialistes en 2006. Pas d’information capitale donc, mais une analyse de l’intérieur de la campagne qui recèle quelque indication sur l’appareil d’un parti.

“Ma plus belle histoire, c’est vous” est un plat livré avec sa sauce piquante. Evénement inattendu, incroyable: Ségolène Royal a de l’humour. Un humour pincé, mais qui contient sa dose de sagesse. Une autodérision qui semble avoir généré cet ouvrage. Une sagesse qu’elle semble avoir acquise en déviant les frappes des éléphants du PS. Quand Michel Rocard vient exiger, sûr de son fait, qu’elle se désiste en sa faveur, elle amortit:

“Je me suis inventé, dans ces circonstances, un regard d’ethnologue. Je me mets en situation d’observation, comme si j’étais face à une tribu étrange, ou en voie de disparition, et donc passionnante à observer.”

L’identification

“Depuis le 6 mai 2007, j’y ai souvent repensé, je me suis souvent interrogée: être une femme dans cette élection majeure, est-ce que ça a pesé?” Ségolène Royal est une femme et s’interroge tout le long de son livre-bilan. Rien n’y échappe. Aucun fait de campagne n’est éclairé à un moment ou à un autre par le prisme de la féminité. Derrière chaque coup bas, un soupçon de machisme. A tort ou à raison? La réponse est laissée à l’appréciation des (é)lecteurs.

L’ex-candidate socialiste à la présidentielle y consacre même la totalité de l’une des cinq parties de l’ouvrage. Au titre évocateur: “L’autre moitié du ciel: candidate mais femme.” Encore une histoire de titre. Après celui du livre, celui qui recense les attaques sur son sexe chante également et parle de lui-même: “Etre une femme candidate, c’est pas si facile…”

Ces attaques, elle les a retenues et les retiendra longtemps. Elle ne résiste pas à les rappeler, à les donner en pâture aux lecteurs. Elle les appelle de simples “écarts de langage” pour mieux souligner leur gravité:

“Qui va garder les enfants?”
“Et pan dans le popotin, comme la mère Merkel”
La présidentielle “n’est pas un concours de beauté”…
… ou “une question de mensurations”

Elle revient sans cesse à la charge: “Je le maintiens: le fait d’être une femme, ça a compté.” Ça compte en tout cas pour elle. Elle a consacré à ces femmes une part majeure de sa campagne, elle leur réserve moult développements de son livre. Aux “caissières assujetties à des horaires irréguliers et à une amplitude journalière qui excède leur temps de travail faiblement rémunéré”. A toutes les “travailleuses pauvres”: “Sur 8,4 millions de salariés qui n’atteignent pas le smic, 80% sont des femmes.”

Aussi politiques soient-ils, les faits de campagne deviennent sexués. Quand Michel Rocard déboule dans son bureau, elle ne peut s’empêcher de penser:

“L’ancien Premier ministre aurait-il fait la même incroyable démarche face à un candidat homme?”

Quand elle se fait éconduire par le président du MoDem, elle écrit:

“Au dernier moment, François Bayrou refuse de me recevoir. Comme un amoureux qui craint la panne.”

On est, nous aussi, en droit de s’interroger: quelles n’auraient pas été les réactions féministes, si un homme avait couché noir sur blanc: “Comme une amoureuse qui craint un manque de libido”?

L’objectif

“Dis, quand reviendras-tu?”, chantait la dame en noir. L’ex-candidate, elle, le sait. Du moins, elle le veut. L’objectif est clair. Il n’a jamais été secret: 2012.

C’est la seconde partie du livre, très intéressante. Celle où elle sort de son personnage. Pour invoquer une véritable politique à visage féminin. Une politique où les femmes n’oublient pas les femmes (Miss Thatcher en prend alors pour son grade, elle qui les avait oubliées). Une politique à la Olympe de Gouges, à la Michelle Bachelet, à la Maria Teresa de la Vega (numéro deux du gouvernement Zapatero), à la Tarja Halonen (présidente finlandaise). Une politique où “le jour se lève encore”.

Par ses vues, par son humour (citer le poète Henri Michaux pour excuser et cautionner le coup de la “bravitude”), par ses références littéraires, l’ex-candidate montre un aplomb peu vu dans la campagne.

Ce livre a quelque chose d’incongru: auto-centré et altruiste, auto-ironique et snob. On ne sait toujours pas exactement où Ségolène Royal se situe politiquement, mais on sait qu’elle veut avoir une vision du futur politique. Ce qui est sûr, quoiqu’on pense de son auteur, c’est qu’il ne s’agit pas d’un objet de luxe, qu’elle a souffert pour l’écrire, qu’elle tenait à l’écrire.

Aucune phrase ne semble mieux définir l’ex-candidate que ces paroles de… Barbara:

“Pour qui comment et pourquoi? Contre qui comment et pourquoi? S’il faut absolument qu’on soit pour quelqu’un ou quelque chose…”

Hubert Artus et Julien Martin

“Ma plus belle histoire, c’est vous” de Ségolène Royal, Grasset, 335 pages, 19,50 euros.

01/12/2007 - 18:10h L’état de grâce de Sarkozy est terminé, c’est Le Figaro qui le dit

“Cette fois, l’état de grâce a bel et bien pris fin”: ce commentaire sur la cote de confiance de Nicolas Sarkozy ne provient pas d’un dangereux opposant, mais …du Figaro! Dans le baromètre Sofres/Figaro Magazine de décembre, le président de la République passe en effet pour la première fois sous la barre des 50% dans la confiance des Français, rejoignant le premier ministre François Fillon qui se trouvait déjà sous cette barre symbolique.

Moins de sept mois après son élection, et après avoir engrangé une popularité supérieure à son score électoral pendant plusieurs mois, Nicolas Sarkozy décroche: -4 points, à 49% de confiance. Un résultat paradoxal au lendemain de la grève des transports, alors que de nombreux commentateurs avaient conclu à une victoire aux points de Nicolas Sarkozy face à un mouvement social “impopulaire”. Ainsi, dans Les Echos de jeudi, un article sur la stratégie de communication du Président pendant la grève conclue que le choix du silence “lui a permis de gagner”. L’article décrit ainsi le publicitaire Jacques Séguéla, “enthousiaste”, qui prend un ton mitterrandien pour exliquer que Sarkozy a laissé “du temps au temps” là où tout le monde l’attendait “excité”.

De fait, à regarder de plus près le sondage du Figaro, le chef de l’Etat semble conserver le soutien de l’électorat de droite, en particulier celui de l’UMP, alors que son soutien au sein de l’électorat de gauche est tombé à 16%. Oubliée la magie de l’”ouverture”, et le trouble qu’elle a suscité à gauche. Cet électorat a donc retiré sa confiance au leader de l’UMP, alors même que la gauche reste inaudible dans son opposition au gouvernement.

Ce “score” n’empêchera sans doute pas Nicolas Sarkozy de dormir. Il devrait toutefois commencer à s’inquiéter car c’est de confiance qu’il s’agit. En six mois d’hyperactivité et de réformes lancées dans toutes les directions, il n’a visiblement pas réussi à convaincre au-delà de son “camp”. En intervenant jeudi soir sur la question du pouvoir d’achat, sujet de préoccupation numéro un des Français, il sait qu’il doit désormais faire face au scepticisme d’une bonne partie de l’électorat. Comme dit justement Le Figaro, l’état de grâce est terminé, les Français jugent sur pièces.

► Sondage TNS Sofrès, effectué les 21 et 22 novembre auprès d’un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile.

13/11/2007 - 14:37h Les facs bloquées: ville par ville

Le mouvement des étudiants, qui ont mis leur fac en grève dans de nombreuses villes pour protester contre la loi Pécresse instaurant l’autonomie des universités, s’est amplifié et a continué à prendre de l’ampleur aujourd’hui. Le point.

Le Post fait le tour des villes concernées par des blocages ou des grèves. Plus d'un millier d'étudiants de l'université Toulouse-Le Mirail sont réunis en assemblée générale, le 06 novembre 2007. Des étudiants ont bloqué dans la matinée l'entrée des bâtiments de la faculté pour protester notamment contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités.|AFP/ERIC CABANIS

Plus d’un millier d’étudiants de l’université Toulouse-Le Mirail sont réunis en assemblée générale, le 06 novembre 2007. Des étudiants ont bloqué dans la matinée l’entrée des bâtiments de la faculté pour protester notamment contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités.

AFP/ERIC CABANIS


A Amiens

- Université Jules-Verne Picardie : les étudiants ont voté mardi à Amiens en assemblée générale pour le blocage du pôle Campus (Lettres et sciences humaines)
- Pôle Cathédrale (Droit, économie, gestion, science politique) et pôle Arts et Sports : les étudiants ont adopté une motion pour l’abrogation de la loi LRU et pour une grève sans blocage “pour le moment”.

A Bordeaux
- Bordeaux III
(Lettres, langues, sciences humaines…) : Le blocage de l’université a été décidé mardi après-midi, à l’issue d’une assemblée générale en plein air qui a rassemblé de 1.500 à 2.000 étudiants. Le vote a eu lieu à main levée.
- Bordeaux I (Sciences et technologies) n’a pas décidé le blocage mais a voté une motion appelant à la grève.
- Bordeaux II (médecine) : une assemblée générale est prévue mercredi

A Brest
500 étudiants réunis en assemblée générale ont voté, à mains levés, lundi après-midi la grève des cours et le blocus de la faculté des Lettres de Brest pour exiger l’abrogation de la loi sur l’autonomie des Universités.

A Aix-Marseille
Lundi, la fac de lettres et de sciences humaines était fermée administrativement.
Les forces de l’ordre ont évacué vendredi soir environ 80 d’étudiants qui occupaient les locaux de l’Université de lettres d’Aix-Marseille. Samedi matin, dans un communiqué le président de l’université a annoncé la décision de fermer le site Schuman (lettres et sciences humaines) “jusqu’à nouvel ordre”.

Les étudiants de l’UFR de lettres et sciences humaines de l’université Aix-Marseille I avaient voté le blocage des locaux mercredi lors d’une AG qui a réuni 900 personnes, selon les syndicats.

A Caen
Le blocage de la faculté des Sciences, a été voté en assemblée générale dans la matinée de jeudi, et une manifestation en ville l’après-midi qui rassemblait 480 personnes, selon la police, 600 selon les étudiants.Le bâtiment des lettres de l’université de Caen est bloqué depuis mardi soir.

A Grenoble, barrages filtrants
500 étudiants de l’université de Grenoble/Saint-Martin d’Hères (Isère), réunis en assemblée générale jeudi après-midi, ont voté la grève immédiate pour protester contre la loi Pécresse. Cette grève sera assortie de la mise en place de barrages filtrants devant les bâtiments. Blocage total de la fac les 14, 20 et 29 novembre. Ce matin, aucune perturbation n’était constatée malgré des appels à la grève.

A Lille
Plus de 1.600 étudiants ont voté lundi la reconduction du blocus, débuté le 6 novembre, de l’université Lille III (Lettres et sciences humaines), contre un millier qui s’y sont opposé, au cours d’un scrutin à bulletin secret.

Des étudiants de l’université Lille I (Sciences et technologies) avaient rejoint mercredi ceux de Lille III (Lettres et sciences humaines) : ils ont voté le blocage. Mardi, à Lille III, l’AG – 1200 personnes – avait décidé, à une courte majorité, de démarrer tout de suite le blocage prévu jeudi. Les étudiants de l’université de Lille III, qui compte quelque 20.000 étudiants, ont également décidé de manifester jeudi dernier.

A Limoges
Le blocage mardi, a été voté en AG ce lundi.

A Lyon
500 étudiants réunis en AG à Bron ont voté le blocage de la fac à partir de lundi. Mais ce matin, ils n’étaient que 200 à bloquer la fac. L’accès à la bibliothèque et aux bureaux administratifs restait cependant possible dans ce campus.

A Montpellier
Les étudiants de la faculté de sciences et techniques ont voté le blocage du site à partir d’aujourd’hui.

A Nantes
Plus de 600 étudiants opposés à la loi Pécresse ont voté mercredi matin à la majorité au cours d’une assemblée générale le blocus de l’UFR de Lettres et Sciences humaines de l’université de Nantes. Le climat était houleux, notamment contre les journalistes. Mercredi soir, les bâtiments des facultés de Lettres et Sciences humaines ont été évacués par la police vers 21 heures. 200 étudiants voulaient dormir sur place pour continuer le blocus.

A Pau
2000 étudiants réunis en AG ont voté la grève et le blocage de la fac jusqu’à lundi, date de la prochaine AG.

A Paris
- Nanterre
Le blocage et l’occupation jusqu’à lundi de la faculté Paris X-Nanterre ont été votés jeudi après-midi à une large majorité lors d’une assemblée générale qui a réuni plus de 800 étudiants. Des étudiants se sont heurtés à la police alors qu’ils voulaient entrer dans la Sorbonne. Un millier d’entre eux ont défilé dans la capitale vendredi contre la loi Pécresse. Des incidents les ont opposés aux policiers ce matin.
- Paris-IV Clignancourt : les étudiants ont levé le blocage.
- Tolbiac. 1400 étudiants de Paris I réunis en AG, ont voté mercredi, le blocage et l’occupation du site de Tolbiac (XIIIe) jusqu’à la prochaine AG qui doit avoir lieu vendredi, a annoncé l’Unef. Les étudiants comptaient passer la nuit de mercredi à jeudi dans les locaux mais après 22 heures, 75 étudiants ont été évacués par la police. Le centre Tolbiac restera fermé pour une durée encore inconnue.
- A Vincennes (Paris VIII), des barrages filtrants ont été mis en place.
- A Paris-VI Jussieu, l’AG a décidé d’appeler à participer aux manifestations de mercredi (cheminots, RATP), de
vendredi (vote du budget) et du 20 novembre (fonctionnaires).
- A Evry, les étudiants ont voté la grève mais pas le blocage.

A Perpignan
Une assemblée générale réunissant plus de mille étudiants à Perpignan a décidé mercredi à une large majorité la poursuite du “mouvement”, commencé assez discrètement il y a une semaine. Précision : les cours et travaux pratiques sont suspendus, mais les activités recherche et administratif restent ouverts, comme le campus a précisé le président. Grévistes et non-grévistes ont chacun un amphi.

A Rennes
- Rennes I (sciences et de philosophie) : les étudiants ont voté le blocage à partir de mercredi pour protester contre la loi sur l’autonomie des universités.
- Rennes II (lettres et sciences humaines ) : la fac est bloquée depuis une semaine.
- Les facultés de droit, d’économie et de médecine ne seront pas bloquées.

A Rouen
A Rouen (Seine-Maritime), la faculté de lettres, de psychologie et de sociologie est toujours bloquée depuis le 30 octobre. La poursuite de la grève a été décidée lundi lors d’une assemblée générale à laquelle ont participé 2.000 étudiants.

A Tours, blocage filtrants
Des étudiants bloquent depuis mardi matin l’entrée des bâtiments de la faculté de lettres de Tours, les Tanneurs, ainsi que les annexes de TD. La fac a été fermée. Mais selon le site de l’université, les cours d’agrèg peuvent se tenir, et la BU n’est pas fermée. Sur Le Post, mercredi, le témoignage de Juline, 18 ans, militante aux Tanneurs, provoquait la réaction indignée de Callyne, étudiante en L3 dans la même fac. Mercredi après-midi, 400 étudiants ont manifesté en ville.

A Toulouse
- Toulouse-Le Mirail :
Les étudiants ont reconduit le blocage de leur établissement pendant une semaine et voté la grève à une très large majorité.
- Toulouse-L’Arsenal : Ils ont voté la grève mais pas le blocage de
leurs bâtiments, qui n’a pas été proposé au vote.
- Tououse-Paul Sabatier : le blocage de leur faculté a été voté pour mercredi matin.

A voir : la carte interactive du mouvement par 20minutes.fr

Par La rédaction du Post , le 06/11/2007

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13/11/2007 - 13:18h Nicolas Sarkozy, c’est "Badinguet" ou "Foutriquet"?

Une comparaison en vogue fait de Nicolas Sarkozy la projection de Napoléon III, cet autocrate populiste dans le sillage duquel prospéra une bourgeoisie financière avide et qui, par orgueil et bêtise, précipita en 1870 le pays dans le désastre militaire de Sedan. Passons sur le décalage historique: l’appétit d’enrichissement d’une nouvelle classe possédante, avec Guizot en gourou des marchés, est plus à mettre au compte de la Monarchie de Juillet que du Second Empire. En fait, le livre que Georges Valance vient de consacrer à Adolphe Thiers (1) suggère moins d’analogies avec “Badinguet”, le surnom de l’empereur, qu’avec “Foutriquet”, le sobriquet attribué par les Communards à l’objet de cette captivante biographie.

La figure de Nicolas Sarkozy, 23e président de la République, souvent se superpose dans l’esprit du lecteur à celle du deuxième que fut Adolphe Thiers. Mêmes origines socialement déclassées à cause d’un père défaillant, semblable désir de revanche pour s’imposer aux élites de son temps, commune inclination à la jouissance sans complexes des avantages que procurent l’argent, leurs petites tailles respectives, leurs dandinements nerveux partagés, ne décourageant pas non plus les télescopages d’images. Et quand Henri Heine écrit de Thiers que “par sa familiarité avec des chevaliers d’industrie sans convictions, il s’est lui-même attiré tous les bruits malicieux qui rongent sa réputation”, on se dit que le grand écrivain allemand voit loin. La Revue des deux mondes pourrait republier à l’identique l’article qui décrit Thiers de la sorte : “il se flatte, il se mire., tout part de sa personne, tout y revient aboutir.”

De surprenantes coïncidences

Jusqu’à leurs premiers pas ministériels qui offrent de surprenantes coïncidences comme secrétaires d’Etat au Budget (du moins ce qui en tenait lieu sous Louis-Philippe)puis ministres de l’Intérieur (un poste qui, lui, n’a pas tant changé à plus d’un siècle et demi de distance). Tous deux furent intensément brocardés et immensément populaires, encore que Thiers dût attendre la fin de sa vie pour émouvoir les foules.

Ils connurent de fulgurants et juteux succès d’édition, Thiers comme historien de la Révolution, du Consulat et de l’Empire, Sarkozy sur le tard avec ses ouvrages de pré-campagne présidentielle. L’un et l’autre étaient des républicains, encore que Thiers a quand même beaucoup balancé entre le régime de monarchie parlementaire à l’anglaise qui avait ses préférences et la République dont il devint l’un des piliers surtout par rejet de Napoléon III. Mais il défendait le principe d’une “République conservatrice” qui n’est pas si étrangère aux vues sarkozyennes, en ce qu’elle visait à préserver l’ordre économique, social et familial existant, des fureurs de la “multitude” -le mot est de Thiers en 1850- formée par un peuple indistinct réputé paresseux, dépravé et envieux. Si l’un a cultivé une proximité avec Mgr Dupanloup et l’autre Mgr Lustiger c’est moins pour le réconfort spirituel que pour le renfort qu’ils attendent de la religion comme encadrement moral de la société.

Pourtant Thiers doit son entrée en politique à une révolution, les “Trois glorieuses” de 1830, dont il sera un des meneurs et il a des sympathies pour celle de 1848, du moins jusqu’à ce qu’elle se radicalise et prenne ce visage de lutte des classes qui l’effraye tant. Nicolas Sarkozy, plus conséquent, ne s’est jamais risqué aux abords d’une quelconque barricade. Mais sur le fond ils professent la même condamnation d’une société d’assistanat et l’on pourrait croire extraite d’une plate-forme électorale “Ensemble tout devient possible” cette phrase de Thiers:

“Nul ne doit faire peser sur la société le fardeau de sa paresse ou de son imprévoyance.”

Le rôle de Thiers dans la répression de la Commune

Par chance l’actuel président de la République n’a pas eu à traverser une guerre. Et il serait pour le coup vraiment anachronique de lui trouver des ressemblances avec le Thiers “massacreur de la Commune” tant cette accusation relève de circonstances extrêmes appartenant à un autre siècle. Au demeurant c’est l’intérêt du livre de Georges Valance que de fournir une réévaluation nuancée du rôle joué par Adolphe Thiers dans la répression de la Commune.

D’abord en remettant en perspective les conditions terribles imposées par la Prusse à une France militairement écrasée et dont Thiers négociera avec Bismarck les conséquences avec une ténacité et un attachement à son pays que l’on ne peut lui enlever. L’armistice ne peut se résumer à une “trahison” mais peut aussi être défendue comme une façon d’avoir évité bien pire encore. Il n’y avait pas seulement d’un côté des “communards” patriotes et de l’autre des “versaillais” collabos, même si les uns et les autres ont existé. Et si Thiers porte une responsabilité indéniable dans les atrocités de la “semaine sanglante” comme “chef du pouvoir exécutif de la République française”, de fait Président, c’est plus pour avoir laissé faire des généraux revanchards et ne pas avoir saisi la perche tendue pris par les maires d’arrondissement de la capitale qui, comme Clemenceau, croyaient qu’une issue pacifique était possible. Il est vrai que sa répulsion ancienne pour la “vile multitude” ne le disposait pas à d’excessifs états d’âme sur le sort des victimes, encore qu’il aida personnellement des acteurs de l’insurrection à échapper à la vindicte de son camp.

Yasmina Reza n’est pas Gustave Flaubert

A sa mort en 1877, il est déjà réconcilié avec Gambetta qui le désigne comme “libérateur du territoire” et c’est en symbole de la République qu’il est porté en terre (au cimetière du Père Lachaise) par la foule parisienne qui fit de ses obsèques une manifestation contre les tenants de l’Ancien régime combattus jusqu’à son dernier souffle par le défunt. Gustave Flaubert qui avait jadis traité Thiers d’ “étroniforme bourgeois” écrira:

“Comparé aux autres qui l’entouraient, c’est un géant; et puis il avait une rare vertu ; le patriotisme. Personne n’a résumé comme lui la France, de là l’immense effet de sa mort”.

On s’éloigne évidemment à grand pas de Nicolas Sarkozy: Yasmina Reza n’est pas Gustave Flaubert.

Mais c’est sans doute parce que Thiers a été la quintessence du bourgeois républicain français qu’il a servi de stéréotype à bien d’autres figures politiques qui lui ont succédé. Après tout on peut trouver aussi des analogies avec François Mitterrand, opposant irréductible à De Gaulle après le 13 mai 1958 presque aussi longtemps que l’est resté Thiers à Napoléon III après le coup d’Etat du 2 décembre 1851.

L’époque qui est la sienne demeure aussi une des grandes matrices de la vie politique de ce pays où se forgent des imaginaires collectifs tenaces. Georges Valance relève ainsi :

“si les haines de classes demeurent vives dans la France d’aujourd’hui, si l’extrême gauche reste si vivace, si le Parti socialiste n’a toujours pas fait son congrès réformiste de Bad Godesberg, cela tient pour une grande part au traumatisme laissé par les journées de juin 1848 et la “Semaine sanglante” de la Commune de Paris en mai 1871″

► (1) “Thiers, bourgeois et révolutionnaire”, de Georges Valance, éditions Flammarion.

19/10/2007 - 12:52h France: Le Parti socialiste "se félicite de la réussite dela grève"

Le Monde

15 h 09 : le Parti socialiste “se félicite de la réussite de la grève”
Le PS “se félicite de la réussite” de la journée de grève du jeudi 18 octobre contre les régimes spéciaux de retraite, a déclaré vendredi, Benoît Hamon. Pour l’eurodéputé socialiste, “ce qui commence avec les régimes spéciaux se poursuivra par le démantèlement de l’ensemble du système des retraites par répartition”. “A ce titre, c’est une journée d’alerte utile”, a-t-il poursuivi. “Le seul divorce que nous constatons désormais est celui de Nicolas Sarkozy avec les salariés qui ont bien compris que derrière cette volonté de prétendue réforme des régimes spéciaux, il y a surtout une volonté de démanteler les principes de solidarité qui régissent les systèmes de retraite”, a estimé M. Hamon.

13 h 35 : la SNCF et la RATP garantissent l’acheminement des supporters de rugby

La direction de la SNCF a donné sa “garantie d’acheminement” aux spectateurs de la finale de la Coupe du monde de rugby samedi 20 octobre. Le match qui opposera l’Angleterre à l’Afrique du Sud se déroulera au Stade de France, à Saint-Denis. L’engagement de la SNCF, formulé par son directeur général exécutif, Guillaume Pepy, concerne les Eurostar, utilisés par les supporteurs anglais arrivant de Londres à la gare du Nord, et les Transilien, c’est-à-dire les trains d’Ile-de-France, principalement le RER D, qui dessert le Stade de France.
Malgré les grèves qui perturbaient encore ce matin le trafic ferroviaire, la RATP a également annoncé qu’elle assurerait “normalement” la desserte du Parc des Princes pour que les amateurs de rugby puissent assister à la “petite finale” France-Argentine, qui a lieu ce vendredi soir 19 octobre.

13 h 30 : grève reconduite jusqu’à samedi à Marseille
Les cheminots FO et SUD-Rail, réunis vendredi en assemblées générales à Marseille, ont voté la reconduction de la grève jusqu’à samedi, 20 heures, ont indiqué les deux syndicats. La poursuite du mouvement a été votée par cinquante personnes à la gare Saint-Charles et par soixante-deux personnes au dépôt de Marseille-Blancarde. A Toulon, les grévistes ont décidé de ne pas appeler à une reconduite de la grève samedi, a-t-on ajouté de même source.

12 heures : reprise du trafic à la SNCF, perturbations à la RATP
Le trafic Eurostar est “normal”, celui des Thalys était assuré à 60 %, et les TGV vers les villes de province au départ de Paris n’étaient assurés qu’à 35 %. En régions, un TER sur trois circulait, tout comme en Ile-de-France pour le Transilien, selon la direction. A la RATP, la circulation vers 13 heures restait perturbée dans le métro avec une rame sur deux en moyenne sur plusieurs lignes, et deux bus sur trois. Mais les RER A et B, qui transportent quotidiennement 1,7 million de passagers dans toute l’Ile-de-France, n’ont “pas démarré”.

11 h 47 : pour Henri Guaino, c’est Xavier Bertrand qui “est en première ligne”
Le conseiller spécial du président de la République, Henri Guaino, estime que le premier ministre, François Fillon, avait “toute sa place” dans la conduite de la réforme des retraites, mais que c’est le ministre du travail Xavier Bertrand “qui est en première ligne”. “François Fillon est le premier pendant la campagne électorale à avoir parlé de la réforme des régimes spéciaux. Il a toute sa place dans ce dispositif et il l’occupe très bien. Simplement, celui qui est en première ligne, c’est le ministre des affaires sociales. C’est normal”, a déclaré M. Guaino sur Canal+.

11 h 43 : l’allongement de la durée de cotisation n’est pas négociable, pour François Fillon
L’allongement à quarante ans de la durée de cotisation pour les régimes spéciaux de retraite “n’est pas négociable”, a déclaré François Fillon, qui souligne toutefois que “le gouvernement est ouvert au dialogue”. “Nous allons rénover notre contrat social et dans cette perspective, la réforme des régimes spéciaux de retraite sera menée à bien”, a réaffirmé le premier ministre lors d’un discours à l’occasion d’un déplacement à Nîmes, dans le Gard.

9 h 40 : la CGT-Cheminots demande des comptes sur l’accord avec la Fgaac
Le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste, va “demander des comptes à la direction de la SNCF” sur les “discussions en coulisse” menées avec le syndicat autonome des conducteurs au soir de la grève contre les régimes spéciaux. La Fgaac (agents de conduite autonomes), qui avait appelé à reconduire vendredi la grève à la SNCF, a annoncé jeudi soir dans un communiqué “suspendre le mouvement” après avoir obtenu “des réponses” de la direction de l’entreprise nationale.

9 h 36 : une femme roulant à Vélib’ est morte jeudi soir
Une femme d’une soixantaine d’années circulant à Vélib’ est morte jeudi soir à la suite d’un accident avec un camion, a fait savoir, vendredi, la société JC Decaux, qui gère le système de vélos en libre-service à Paris. Il s’agit du premier accident mortel d’un Vélib’, depuis le lancement du dispositif le 15 juillet. La cycliste a été renversée par un camion dans le 12e arrondissement, à l’angle du boulevard Morland et du boulevard de la Bastille. Elle est morte plus tard des suites de ses blessures.

9 h 36 : 233 km de bouchons en Ile-de-France
Le trafic routier est en proie à une congestion générale à 9 heures en Ile-de-France, avec des bouchons sur la plupart des axes conduisant vers la capitale, indique le Centre national d’information routière (CNIR). A 9 heures, 233 km de bouchons étaient comptabilisés, contre 108 en moyenne à la même heure d’ordinaire, souligne le CNIR, selon lequel “il y a des bouchons un peu partout et on ne circule pas”. On relève des blocages par exemple sur l’A4 entre Marne-la-Vallée et la porte de Bercy, sur l’A104 (extérieur) aux abords de Roissy, sur l’A3 entre Garonor et la porte de Bagnolet, ainsi que sur l’A6 en direction de Paris. La circulation est particulièrement difficile au centre de Paris. En province, la situation du trafic aux abords des grandes métropoles est en général normale.

18/10/2007 - 22:25h Divorce des Sarkozy: le timing parfait de l’Elysée

Divorce des Sarkozy: le timing parfait de l’Elysée

Attendue depuis des jours, la confirmation officielle tombe en pleine grève et trop tard pour les JT et les hebdos. Coïncidence?

Nicolas et Cécilia dans le Var en août 2006 (Philippe Laurenson/Reuters)

Jeudi 18 octobre, 13h20, le communiqué de l’Elysée tombe: “Cécilia et Nicolas Sarkozy annoncent leur séparation par consentement mutuel. Ils ne feront aucun commentaire.” Cela faisait des jours que tous les journalistes l’attendaient, des mois que tout le monde croyait le savoir. Pourquoi avoir choisi ce moment précis, ce jour, cette heure? D’autant que l’avocate du couple a ensuite précisé sur Europe 1 que “le juge a prononcé leur divorce” lundi.

Pourquoi alors avoir attendu jeudi? Le PS dégaine immédiatement les questions. Dans un communiqué envoyé moins d’une heure plus tard, les socialistes fustigent le timing de l’Elysée qui vient concurrencer l’autre information principale de la journée qu’est la grève nationale contre la réforme des régimes spéciaux de retraite:

“Alors que les rumeurs sur la séparation de Cécilia et Nicolas Sarkozy bruissent depuis six jours, l’Elysée choisit ce jeudi, jour de forte mobilisation, pour officialiser l’information. Aux Français de juger s’il ne s’agit que d’une simple coïncidence. L’argument de l’entourage du président de la République qui consiste à ne pas vouloir commenter cette affaire, sous prétexte qu’elle est privée, vole en éclat.”

Force est de constater que le choix de la date n’est pas neutre en termes de couverture médiatique. Frédérique Lantiéri, rédactrice en chef du JT de 13 heures de France 2, s’interroge: “On peut s’étonner de l’heure de l’annonce, mais aussi du jour choisi. La conséquence, c’est que les médias ne peuvent parler largement ni de la grève, ni du divorce.” Le communiqué a contrarié le déroulé du journal télévisé. La présentatrice Elise Lucet a juste le temps de le lire à 13h31, avant de lancer un sujet préparé à l’avance, puis d’annoncer: “Nous reviendrons largement” sur l’information dans l’édition de 20 heures.

Les journaux télés et radios pris de court

Pendant ce temps, TF1 choisit elle de n’y consacrer que quinze secondes, le temps pour Jean-Pierre Pernaut de lire le communiqué. L’annonce officielle n’a pas le même impact dans tous les médias, mais bouscule les tranches d’informations des télés et des radios.

Et que dire pour les news magazines qui sortent justement le jeudi… Seul Le Nouvel Observateur annonce de façon certaine le divorce des Sarkozy dans ses pages. Le site Internet de l’hebdo avait diffusé en premier l’information mercredi, obtenue grâce à “une source proche de l’orbite Cécilia Sarkozy”, raconte sur NouvelObs.com l’auteur du scoop, Carole Barjon. Mais la journaliste a écrit “la nouvelle dans l’urgence, le bouclage du Nouvel Observateur ayant eu lieu mardi à midi”.

Le Point n’a pas osé faire sa Une sur Cécilia

Les autres hebdos n’ont pas eu cette chance. L’Express fait sa Une et douze pages sur l’événement, mais ne peut parler que d’”affaire Cécilia”, pas de divorce. Même Paris Match devra attendre la semaine prochaine pour l’annoncer, bien que le magazine sauve la face tant bien que mal en publiant une série de photos de Cécilia Sarkozy réalisées en exclusivité la semaine dernière par Philippe Warrin. Dernier coup de com’ en tant que première dame de France. Interrogée sur ces photos par L’Express, son amie Isabelle Balkany ne le cache pas:

“Je pense que ces photos, où elle apparaît seule, délivrent une forme de message subliminal, facilement compréhensible. Elle reste avant tout une femme libre.”

Le Point est donc le seul des hebdos du jeudi à ne pas faire sa Une sur Cécilia Sarkozy. La couverture était pourtant en préparation. Un dossier d’une dizaine de pages également. Mais le magazine -où officiait Catherine Pégard, désormais conseillère politique de Nicolas Sarkozy- a hésité puis préféré annoncer en couverture un dossier sur l’”argent noir” du patronat et des syndicats. Au grand dam des journalistes, dont certains parlent d’”autocensure”. Seuls un bandeau en haut de la Une et quatre pages ont finalement été publiés sur le divorce des Sarkozy, devant l’insistance de Franz-Olivier Giesbert, directeur du Point. Mais toujours sans la confirmation officielle de l’Elysée.

17/10/2007 - 12:50h Sarkozy, Ever Blunt, Confounds Both Friend and Foe

PARIS, Oct. 16 — Last month the town council of Sannat, a village of 380 people in the dead center of France, became so fed up with President Nicolas Sarkozy that it decided not to hang his official portrait in the town hall.


Pool photo by Sergei Grits

Doubt is rising in President Nicolas Sarkozy’s government and his own party about the direction of his programs.

Calling the act “a bit rebellious,” Henri Sauthon, the 81-year-old mayor, explained that the council disapproved of what he called Mr. Sarkozy’s imperial and egotistical style. “Our decision is irrevocable,” he said. “I have nothing more to say.”

Granted, Mr. Sauthon calls himself a man of the left, and his village voted Socialist in the election that swept Mr. Sarkozy, a conservative, to power in May.

But five months into Mr. Sarkozy’s presidency, a sense of unease and discontent is surfacing — not just among his opponents but within the corridors of the government and Mr. Sarkozy’s Union for a Popular Movement, the governing party.

The 52-year-old president has offered a flood of political and economic initiatives aimed at changing the way things are done in France, raising questions along the way of whether a coherent strategy was behind them.

He has incurred the wrath of loyalists in his conservative camp by giving high-level jobs to people on the left. He has ruffled some of his own ministers by contradicting them in public.

On Thursday, he will face the first test of whether his know-it-all, do-it-all approach is working: a national one-day strike opposing his pension reform initiative, which envisions an end to special pension privileges for more than half a million public workers that cost nearly $7 billion a year.

Unions of the state-owned rail company, the Paris Métro service and the power utilities have said they will stay home. Postal and employment office workers are expected to join in, as will some smaller Air France unions.

The Paris Opera has canceled its Thursday performance of “La Traviata,” and the Comédie Française has done the same with Molière’s “Imaginary Invalid.”

In 1995, an attempt to eliminate the pension privileges was abandoned after three weeks of crippling strikes and mass protests. This time Bernard Thibault, the leader of France’s oldest and most powerful union, is poised to negotiate, saying he does not want a lengthy walkout.

Meanwhile, Mr. Sarkozy, who campaigned on a pledge to get the country to “work more to earn more,” is gambling that the public will support him. “I was elected precisely to confront difficult issues,” he said last week.

“He knows that there is a great desire for change among the people,” Claude Guéant, Mr. Sarkozy’s chief of staff and closest adviser, said. “He said this throughout the campaign, and that seduced public opinion. Today he is doing what he said he was going to do, and I believe that will continue to seduce.”

But seduction may not be enough to transform the country.

France is the biggest public spender, relative to its gross domestic product, in the European Union. The 2008 budget, with a deficit of nearly $59 billion, is based on a growth rate that even the government’s own statistical arm calls much too optimistic.

The economy is in such bad shape, Prime Minister François Fillon said last month, that the French state is “bankrupt” — a term that aides at the Élysée Palace quickly branded unfortunate.

“The real problem of Nicolas Sarkozy is not that he wants to change things — the country elected him to change things — but that the economy is in such bad shape,” said Manuel Valls, a Socialist and the mayor of Évry. “He is not an economic liberal like Thatcher, or a Reagan, but remains a Gaullist at heart. The strategy he has chosen doesn’t support economic growth.”

But Mr. Sarkozy is not one to accept criticism or negative thinking. Showered with nicknames like “hyperpresident” and “Czarkozy,” he has annoyed some of his ministers by relying heavily on a kitchen cabinet of close advisers and publicly putting his ministers in their place as he deems necessary.

In August he referred to himself as “the boss” and to Mr. Fillon (who as prime minister is the head of government) as a “collaborator,” using a term suggesting “aide.” Mr. Fillon reacted harshly, saying, “This is not a term that I would have used.”

Making amends in a television interview, Mr. Sarkozy praised Mr. Fillon’s work as “perfectly remarkable,” adding that the two of them are “interchangeable.”

After campaigning on a platform aimed at wooing voters from the extreme-right National Front, Mr. Sarkozy has tacked to the left to avoid the impression that reform will be too painful.

The government has been forced to cover nearly $13 billion in tax cuts passed by Parliament over the summer, for example.

When Finance Minister Christine Lagarde announced that the 2008 budget reflected a policy of “rigor,” she was quickly criticized by Mr. Guéant. When Mr. Fillon said that a civil service reform initiative was “ready to go,” Mr. Sarkozy suggested that he had spoken too soon.

Mr. Sarkozy’s 2008 budget has been criticized for not reducing either public spending or public borrowing, and for failing to curb the deficit.

“Without great coherence or real ambition, this plan seems above all to symbolize the hesitations of the government,” Le Monde editorialized.

Other reforms have been more modest than predicted. Mr. Sarkozy had harshly criticized the law mandating a 35-hour workweek, but instead of abolishing it — a politically unacceptable step — he pushed through a measure making it less expensive for employers to pay overtime.

Pledging during his campaign to eliminate one of every two civil servant jobs that came open with retirement, he has scaled back the initiative to one in three.

Meanwhile, his plan to continue a policy of political “opening” that brings prominent figures on the left into government or into high-profile commissions has infuriated politicians in his party.

“If you put too much salt or pepper on a dish, it becomes inedible,” said Nadine Morano, a Union for a Popular Movement deputy in Parliament.

In the Senate, the president of the U.M.P. group, Josselin de Rohan, quoted de Gaulle as saying, “Above all, the adversary is the adversary,” then added: “The adversary is known. It’s called the Socialist Party.”

Mr. Sarkozy dismisses his critics, saying, “I don’t want clones.”

Paradoxically, the left has become so weak that Dominique de Villepin, the former prime minister who hails from Mr. Sarkozy’s party, has begun to emerge as perhaps the most outspoken leader of France’s opposition.

In particular, he has faulted Mr. Sarkozy for moving on all fronts simultaneously.

“The president has the confidence of the people, but he seems to believe you can reform the country by putting all the subjects of reform on the table at the same time,” Mr. de Villepin said. “There has to be logic and very vigorous debate. But nobody dares to tell the president the truth or that he is wrong.”

05/10/2007 - 18:24h Les "Caricavatars" débarquent sur le Post

Vous connaissiez les guignols de l’info, voici les marionnettes virtuelles de Hugo! Un nouveau talent rejoint la galaxie des “serial posteurs” du Post.

Depuis le lancement du site, Hugo promène ses “Caricavatars” sur le Post.fr. Hyper corrosives, ses caricatures virtuelles l’ont déjà placé parmi les posteurs les plus visités du site.  |Hugo

 

Hugo

Caricaturiste aussi doué avec le crayon qu’avec la modélisation 3D, Hugo a l’idée un jour de s’essayer au “dessin de presse” en 3 dimensions. Un dessin “qui bouge”, mélange des guignols de Canal+ et de Plantu, qu’il installe sur la plateforme de réalité virtuelle Second Life en 2006.
Sa première marionnette: Bill Clinton.

Ségo en bikini sur Second Life
Il lui trouve rapidement une copine : Ségolène Royal. Affublée d’un bikini (un clin d’oeil à la couverture de Closer), le personnage fait un joli petit buzz au démarrage de la campagne présidentielle, et vaut même à son créateur quelques clins d’oeil dans la presse en ligne.

Sarkoléon et ses copains
Depuis, Hugo a créé des dizaines de nouvelles marionnettes virtuelles (on les appelle “avatars sur Second Life, d’où le nom de “Caricavatars”) qu’il anime pour recréer des caricatures en 3D sur Second Life, avec lesquelles les internautes peuvent interagir.

Pour la petite histoire, les photos des caricatures de Sarkozy et Royal ont même été publiées dans Playboy Magazine (version francaise) !

Aujourd’hui, les “Caricavatars” débarquent en vidéo. Et c’est sur le Post. Des petits bijoux corrosifs à consommer sans modération.

Bienvenue au Post, Hugo!

Par La rédaction du Post

05/10/2007 - 17:54h Delanoë en campagne s’affiche avec Clinton

En images

Par Julien Martin (Rue89)

Après les visites des maires de Londres, Rome, Chicago et Berlin, Bertrand Delanoë est passé à la vitesse supérieure en recevant ce vendredi l’ex-président des Etats-Unis, Bill Clinton. Mais rien à voir, évidemment, avec sa récente déclaration de candidature à un nouveau mandat municipal. Officiellement, la Ville de Paris signait un partenariat avec la Fondation Clinton. La suite

28/09/2007 - 14:42h Lionel Jospin égal à lui-même, par Patrick Jarreau

Marta Suplicy e Lionel Jospin em casa, maio 2004

A-t-il décidé d’accompagner la campagne du gouvernement pour l’emploi des “seniors”, voire pour l’allongement de la durée de cotisation nécessaire avant de liquider sa retraite ? A 70 ans, le pas alerte et l’esprit clair, Lionel Jospin vient expliquer aux socialistes ce qui leur arrive et à la moitié des Français comment ils ont perdu l’élection présidentielle. C’est un événement.

Chez les socialistes, pour qui l’analyse est aussi importante que l’action, il ne manque pas d’intelligences affûtées. Les réflexions d’un Laurent Fabius, d’un Dominique Strauss-Kahn, d’un Jean-Christophe Cambadélis, d’un François Hollande sont toujours, ou presque toujours, éclairantes et instructives. Aucun pourtant n’atteint la précision, la concision, l’efficacité de l’ancien premier secrétaire. Affaire de goût ? Peut-être, mais pas seulement. Il y va d’une juste appréciation des composantes d’une situation politique. Dans celle que connaît aujourd’hui la gauche et, au-delà, le pays, le livre de Lionel Jospin, intitulé L’Impasse (Flammarion, 142 p., 12 €), pèse.

Ce n’était pas gagné d’avance. Il ne suffit pas de s’appeler Lionel Jospin pour produire un ouvrage qui touche juste et qui aide ses lecteurs à s’orienter. La question est alors de savoir pourquoi il y réussit mieux que d’autres. Et l’on retrouve cette donnée mystérieuse qui fait qu’un responsable politique ne peut dire ce qu’il dit que parce qu’il est là où il est. Sa situation singulière ne limite ni l’authenticité ni la portée de son propos. Elle en est au contraire la condition. Parce qu’il adhère à la position où lui-même et l’histoire l’ont mis, il peut proposer une analyse qui n’est pas seulement ni d’abord un discours de justification.

L’ancien premier ministre revient donc, invariablement, à l’échec – son échec – de 2002 quand il cherche à expliquer celui de 2007. Mais, loin de produire une répétition lassante des reproches qu’il adressa alors à ses alliés, aux socialistes et finalement aux électeurs, il trouve dans ce retour la source d’un renouveau : au lieu de renier ce qu’elle avait fait au gouvernement pendant cinq ans, la gauche aurait dû s’en prévaloir pour démontrer la nullité du bilan de la droite ; les bases d’un socialisme d’aujourd’hui se trouvent dans ce que les socialistes ont accompli de 1997 à 2002. Tout aussi invariablement, le point aveugle de cette démonstration reste la responsabilité personnelle de l’auteur dans la dévalorisation de son action au pouvoir.

S’agit-il d’un règlement de comptes avec Ségolène Royal ? La réponse est oui et non. Même s’il peint, au total, un portrait implacable de la candidate à l’élection présidentielle, ce n’est pas la personne qui est en cause. Lionel Jospin a avec elle un différend politique, et plus encore un différend sur la politique. Les pages consacrées à la campagne électorale explicitent cette opposition davantage qu’elles ne s’attardent sur la conduite ou le caractère de celle qui portait les couleurs du PS.

Le livre est bien plus cruel pour François Hollande, que Lionel Jospin avait choisi, en 1997, pour lui succéder à la tête du parti et qui l’a dirigé pendant dix ans sans parvenir à s’imposer comme un vrai dirigeant. “Le premier dirigeant d’un parti prépondérant dans un régime présidentiel devait, au bout de dix ans, devenir le candidat de son parti – sauf s’il n’était pas devenu vraiment son leader, comme ce fut le cas”, résume l’ancien “leader”, à la page 118, comme s’il avait hésité longtemps avant de formuler ce constat accablant pour tous les socialistes et pour lui-même.

C’est au fond cette défaillance qui a ouvert l’espace du livre publié aujourd’hui. C’est elle, aussi, qui amène à se demander si Lionel Jospin entend se borner à constater l’absence de leadership au PS, et donc à gauche, ou s’il se propose d’y pourvoir, et dans ce cas comment.

Patrick Jarreau – Le Monde

24/09/2007 - 17:35h Sondage sur la gauche française

BERTRAND DELANOË EFFECTUE UNE PERCÉE

Dans un sondage LH2 pour Libération à paraître mardi, Dominique Strauss-Kahn est jugé comme le meilleur dirigeant pour la gauche. De son côté, Ségolène Royal est en tête parmi les sympathisants de gauche. Avec 27 %, le candidat de la France à la direction du Fonds monétaire international est en baisse de 3 points par rapport à la précédente étude LH2 des 17 et 18 août.

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, effectue une percée. Il s’approche de la popularité de Mme Royal chez l’ensemble des personnes interrogées (12 %, +5). Il double son score chez l’ensemble des sympathisants de gauche (14 %, +7), comme chez les socialistes (16 %, +8).

22/09/2007 - 21:06h "L’impasse" : la défaite vue par Lionel Jospin

Lionel Jospin, le 21 avril 2002, après l'annonce des résultats du premier tour à la présidentielle. | AFP/JACK GUEZ

AFP/JACK GUEZ

Lionel Jospin, le 21 avril 2002, après l’annonce
des résultats du premier tour à la présidentielle.

Silencieux durant la campagne présidentielle, Lionel Jospin sort de sa réserve. Dans “L’impasse”, il livre un cinglant diagnostic de la défaite de mai 2007. En exclusivité, “Le Monde 2″ publie de larges extraits de cet essai à paraître le 24 septembre.

La crise électorale de 2002 résulte avant tout de l’écroulement de la construction politique de la gauche plurielle, faite à la fois de synthèses et d’alliances. Cette construction avait son sens et son efficacité. A partir du moment où ses composantes ne la défendaient plus et dénigraient son action, elle perdait sa force d’attraction auprès des Français et celui qui l’incarnait se trouvait affaibli pour aller plus loin.

Quant à la conduite de la campagne de 2002, je n’écarte évidemment pas ma propre responsabilité. Je l’ai d’ailleurs assumée. L’erreur la plus grave est sans doute d’avoir sous-estimé l’effet de la dispersion de la gauche au premier tour. Peut-être avais-je du mal à comprendre le cynisme, finalement suicidaire, de ministres de gauche qui, après avoir gouverné des années à mes côtés, se sont retournés contre moi au premier tour.

D’autre part, j’ai mal pris la mesure des effets de cinq ans de cohabitation. En politique étrangère, la France avait parlé d’une seule voix. En politique intérieure, le président s’était exonéré de toute responsabilité effective, tirant bénéfice des réussites de notre action et m’attaquant à la moindre difficulté. J’ai aussi surestimé le bénéfice du bilan de mon gouvernement. Bilan solide si on le compare à celui de la droite en 2007, mais forcément contrasté. En tout cas le désastre était là. (…)

Une nouvelle candidature de ma part n’aurait été concevable que si un consensus s’était opéré. Je devinais que Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn avaient peu de chances de s’imposer face à Ségolène Royal, très déterminée et propulsée d’emblée par les sondages et les médias, mais leur maintien dans la course excluait ma propre présence.

D’ailleurs, pour avoir la possibilité de l’emporter dans le vote des adhérents – dont le nombre avait été habilement grossi par une campagne d’adhésion au prix modique de 20 euros –, il aurait fallu mener une critique démystificatrice du personnage de Ségolène Royal et de sa conception de la politique. Une telle démarche n’aurait pas été sans risque dans le climat interne tendu de l’époque. Au bout du compte, le caractère académique des débats organisés entre les trois candidats déclarés n’a pas permis que la vérité de chacun apparaisse, ni que soient pensées les lignes de force d’une campagne victorieuse. (…)

18/09/2007 - 18:17h França: Sindicatos e oposição denunciam regressão social de Sarkozy

Syndicats et opposition ont dénoncé, sur le fond comme sur la forme, le discours de politique sociale du chef de l’Etat.

Le Monde


A l’issue de la déclaration de politique sociale de Nicolas Sarkozy, prononcée mardi 18 septembre au Sénat, syndicats et membres de l’opposition ont critiqué, tant sur le fond que sur la forme, plusieurs des mesures annoncées par le chef de l’Etat. C’est un discours “fourre-tout”, selon le député PS Jean-Marie Le Guen, et “un peu surréaliste en terme de balayage”, selon Bernard Van Craeynest (CFE-CGC).

Il va “falloir penser à la mobilisation des salariés si on veut changer cette politique sociale”, a jugé le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault.“Je ne suis pas satisfait. C’est un discours totalement déséquilibré, entre ce qui relève de la responsabilité des employeurs, totalement exonérés aujourd’hui, et les efforts que l’on demande aux salariés de notre pays”, a-t-il poursuivi.

“HORS-D’ŒUVRE POUR UNE DÉGRADATION GÉNÉRALISÉE”

“Derrière les régimes spéciaux, il y a le problème de ce que sera la future réforme de 2008. Ma thèse c’est que la remise en cause des régimes spéciaux (…) est une sorte d’entrée en matière, de hors-d’œuvre pour une dégradation généralisée des retraites ensuite”, a estimé, pour sa part, Gérard Aschieri (FSU). Qualifiant de “supercherie” l’idée qu’une réforme “pourrait revaloriser les petites retraites”, il a estimé que le discours du président sur la solidarité ne laissait que trop peu de place “à la répartition et la redistribution des richesses”.

Bernard Van Craeynest a pour sa part regretté, sur France Info, que Nicolas Sarkozy ait balayé de nombreux dossiers de façon “un peu surréaliste”. Il a également fustigé un calendrier trop rapide à son goût : “Quand il demande à Xavier Bertrand de mener une négociation (…) dans les quinze jours, je sais que M. Bertrand ne dort pas beaucoup, c’est mon cas également, mais quand même…”

Un souci partagé par François Chérèque (CFDT) : “Le calendrier qui nous est imposé est impossible à tenir (…). On ne fait pas cinq réformes sociales en France en même temps, et à vouloir trop faire trop vite on va bâcler le travail”, a-t-il affirmé, tout en se disant prêt “à réfléchir et à s’engager” sur certains sujets, comme l’harmonisation des systèmes de retraites. FO note néanmoins que M. Sarkozy “n’a pas évoqué de décret ou de calendrier fermé” pour les régimes spéciaux.

“CATALOGUE DE REVENDICATIONS DU MEDEF”

Au Parti socialiste, le député de Paris Jean-Marie Le Guen a jugé que la réforme des régimes spéciaux préparée par le gouvernement entraînerait “un travail toujours plus intensif, plus précaire, plus dépendant de la volonté patronale et pour toute contrepartie une simple invocation à la négociation sur les salaires”. Sur la santé, domaine dont il a la charge au sein du groupe PS, M. Le Guen a estimé que les propos de M. Sarkozy “laissent percevoir des reculs de la protection sociale bien plus importants que les franchises aujourd’hui annoncées”.

“A mon avis, c’est la première fois, quand même, qu’est repris par le président de la République le catalogue de revendications du Medef”, s’est moqué Henri Emmanuelli, soulignant la volonté du gouvernement de “passer à la négociation entreprise par entreprise, qui est la vieille demande du Medef”. Enfin, le sénateur de l’Essonne, Jean-Luc Mélenchon, a vu un “discours de confrontation sociale” qui “s’attaque frontalement” à “l’Etat social dans notre pays”.

Une dizaine de formations de gauche, réunies sous le nom de “Ripostes”, doivent se rencontrer, mardi après-midi, au siège du Parti communiste, afin de préparer une réponse commune à la politique du gouvernement. Crée en 2006, le collectif ne réunira cependant aucun chef de parti.

18/09/2007 - 18:00h Sarkozy se lanza a redefinir el ‘insostenible’ Estado social francés

El presidente francés lo ha calificado de “insostenible financieramente” y propone medidas como la supresión de la jubilación anticipada y la ampliación de la jornada laboral de 35 horas

 

Nicolas Sarkozy plantea un paquete de medidas que reforman el estado de bienestar francés.

Ampliar

Nicolas Sarkozy,

durante la presentación de las medidas que reformarán el estado de bienestar francés

REUTERS

El País

El presidente francés, Nicolas Sarkozy, ha propuesto hoy en el Senado un paquete de medidas para sanear el sistema de bienestar francés que ha calificado de “insostenible financieramente”. El nuevo “contrato social”, que Sarkozy ha definido como “profundamente renovador y diferente”, incluirá medidas como la supresión de la jubilación antes de los 65 años, la ampliación de la jornada laboral de 35 horas y la modificación y agilización de las fórmulas de ruptura de contratos de trabajo, según publica la versión digital del diario Le Monde.

“Hay tres certezas: el sistema no es sostenible financieramente, desmotiva al trabajador (…) y no asegura la igualdad de oportunidades”, ha afirmado el líder francés. “El trabajo, el mérito y la igualdad de oportunidades”, son, según Sarkozy, los fundamentos del nuevo “contrato” con el que intentará modificar una organización social francesa que produce “más injusticias que justicias”.

Tras hacer una breve exposición del nuevo paquete de medidas, Sarkozy ha especificado en qué consistirá la reforma:

Impulso del trabajo después de los 65 años

Nicolas Sarzkozy ha pedido la supresión de la jubilación obligatoria antes de los 65 años y ha anunciado que las “prejubilaciones serán gravadas con impuestos”. “Pido al Gobierno que elimine las cargas fiscales y sociales que penalizan a aquellos que quieren continuar trabajando y que incitan a las empresas y a las administraciones a descuidar a los mayores en la gestión de recursos humanos”, ha expresado el líder del ejecutivo francés, según recoge Le Monde.

Flexibilización de la jornada laboral de 35 horas

La sagrada jornada laboral francesa está también en el punto de mira de Sarkozy, quien ha anunciado la “flexibilización ineludible” de las 35 horas. Si ya durante el verano se aprobó una ley por la que se eximían de impuestos las horas extras, el presidente francés ha explicado que a partir de ahora se dará “una mayor importancia a la negociación empresarial en la determinación de la duración de la jornada de trabajo”.

Reforma del contrato de trabajo

Sarkozy ha atribuido problemas como la deslocalización y la falta de creación de empleo y riqueza a la dificultad de romper los contratos de trabajo. Por ello, ha propuesto la instauración de nuevos modelos de “rupturas laborales negociadas”.


17/09/2007 - 15:59h France: Le subtil passage de témoin de Lionel Jospin à Bertrand Delanoë


Il était venu disserter sur le thème “les socialistes et la mondialisation”. Mais devant ses fidèles, à la tribune de la salle des Cordeliers, dimanche 16 septembre, Lionel Jospin a abordé un sujet plus délicat encore : les socialistes et le congrès de 2008.

“Le PS a grand besoin d’être au clair dans son rapport au monde, à la réalité française et à lui-même”, a professé Lionel Jospin, excluant l’idée d’un “congrès transitoire”. “Il ne serait pas sage de le concevoir comme tel, car c’est maintenant que le Parti socialiste a des difficultés, et c’est maintenant qu’il doit y répondre“, a insisté l’ancien premier ministre.

Il s’agit d’une pierre lancée dans le jardin de François Hollande. Celui-ci suggère que son successeur assure une transition et s’efface devant le ou la candidate socialiste pour 2012.

Pour M. Jospin, ce n’est qu’un début. Le 24 septembre, il publiera chez Flammarion un ouvrage au titre éloquent (L’Impasse) dans lequel il s’en prend de manière véhémente au premier secrétaire et, plus encore, à Ségolène Royal, “candidate qui était la moins capable de gagner”. M. Jospin relègue cette dernière au rang de “figure seconde de la vie politique”, considérant qu’elle “n’a pas les qualités humaines ni les capacités politiques” pour prendre la tête du PS.

Ce retour de Lionel Jospin devant les siens avait aussi des allures de passage de témoin à Bertrand Delanoë. Porté par les sondages, le maire de Paris fait figure de candidat possible à la succession de l’actuel premier secrétaire.

“NOUS N’AVONS PAS DE LEADER”

Une évidence que les jospinistes se sont efforcés d’atténuer. “Bertrand Delanoë est l’un de ceux qui, demain, peut s’imposer mais à la condition qu’ait été définie une ligne majoritaire dans le parti”, insistait Daniel Vaillant, député de Paris et fidèle de Lionel Jospin. “Nous n’avons pas de leader : nous sommes un collectif qui souhaite proposer des débats de fond”, renchérissait Annick Lepetit, elle aussi députée de Paris, en marge des discussions.

Evoquer la question du leadership aurait gâché cette journée destinée à marquer la volonté d’un courant d’explorer les terrains de convergence avec d’autres sensibilités, elles aussi en quête d’alliances. Nombre de dirigeants strauss-kahniens, fabiusiens, mais aussi “hollandais” ou rénovateurs et quelques partisans de Ségolène Royal étaient présents dans la salle des Cordeliers, archicomble.

Invité à tirer les conclusions de cette studieuse journée, Bertrand Delanoë a rendu hommage à son mentor mais choisi d’adresser des piques moins acérées contre l’actuel patron du PS et l’ancienne candidate. “La confusion idéologique et le fait de faire plaisir à tout le monde, on a déjà essayé ; ça n’a pas marché”, a-t-il dit.

Jean-Michel Normand pour Le Monde

17/09/2007 - 15:53h France: Ségolène Royal: «Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font»

L’ancienne candidate socialiste a emprunté à la parole biblique pour répliquer à Lionel Jospin qu’elle accuse de «racisme».


Par
Ludovic Blecher

Comme Jésus sur la croix. «Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font», a répliqué lundi Ségolène Royal à ses détracteurs du Parti socialiste, y compris Lionel Jospin, qui a mis en doute les «qualités humaines» et les «capacités politiques» de l’ex-candidate socialiste à la présidentielle. Empruntant à la parole biblique, la candidate malheureuse à la présidentielle a lancé depuis Québec où elle effectue un voyage officiel: «Au fond ce qui me vient à l’esprit c’est peut-être cette parole de la Bible “pardonnez-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font”. Donc, je pardonne à tous ceux qui m’agressent parce que d’abord je pense qu’ils me font moins de mal à moi qu’aux socialistes, qu’à toute la gauche».

Ségolène Royal entamait lundi une visite de quatre jours au Québec, son premier grand déplacement à l’étranger depuis sa défaite à la présidentielle. Mais elle a été rejointe par la polémique en France née de la parution dans Libération d’extraits d’un livre à paraître de Lionel Jospin dans lequel il critique vivement l’ancienne prétendante à l’Elysée.Dans ce livre, Lionel Jospin affirme que Ségolène Royal n’avait pas «les qualités humaines» ni «les capacités politiques» pour diriger le Parti socialiste lors de la prochaine présidentielle. «Je crois aussi malheureusement qu’il y a, et peut-être est-ce aussi inconscient, dans toutes ces attaques, du sexisme et à le voir à ce point aussi fort, j’en suis moi-même surprise, je pense qu’il s’apparente au racisme», a réplique Ségolène Royal. Et d’ironiser: «J’ai l’impression en lisant tous ces ouvrages que si j’étais Jeanne d’Arc, j’aurais déjà été brûlée vive. Heureusement que nous sommes à cette époque».

17/09/2007 - 15:48h «Le livre de Lionel Jospin vise à éliminer Ségolène Royal»


Pour le directeur de Libération Laurent Joffrin, la charge contre l’ex-candidate socialiste à la présidentielle que s’apprête à publier Lionel Jospin a pour objectif de «promouvoir Bertrand Delanoë» à la tête du parti.
Libération

17/09/2007 - 15:38h France: Le PS aligne Jospin

Hollande, Montebourg, Ayrault ont déploré la charge anti-Royal de l’ancien Premier ministre, estimant que l’échec de mai était collectif. Libération a publié des extraits de son livre l’Impasse, où il dénonce les insuffisances réelles de l’ex-candidate.

Par REUTERS, AFP
LIBERATION.FR : lundi 17 septembre 2007

Les vives attaques de Lionel Jospin contre l’illusion Ségolène Royal ont semé le trouble lundi chez les socialistes. Le premier d’entre eux, François hollande, a appelé à en finir avec les règlements de compte. Le débat sur la campagne peut avoir lieu, toujours. Mais je pense que les socialistes doivent regarder vers l’avenir pour tirer toutes les leçons de ce qui n’a pas marché. Cela ne se réduit pas à des questions de personnes, a déclaré le premier secrétaire du PS à son arrivée à la Maison de la Chimie, à Paris, où les socialistes tiennent leur journée parlementaire.

Dans son livre L’impasse, dont nous avons publié des extraits, Lionel Jospin estime que la candidate socialiste défaite à la présidentielle n’a pas les qualités humaines ni les capacités politiques nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et espérer gagner la prochaine présidentielle.

Pour François Hollande, l’échec face à Nicolas Sarkozy, troisième défaite présidentielle socialiste consécutive, est collectif. Si nous n’avons pas été compris des Français, c’est parce que nous n’avons pas été suffisamment précis, concrets, rectifie l’ancien compagnon de Ségolène Royal. Nous n’avons pas saisi ce qui était attendu de nous, nous n’avons pas été suffisamment convaincants les uns et les autres. Et de tenter d’apaiser le climat : Je suis déterminé avec tous les socialistes dans un esprit d’unité à faire en sorte que nous ne passions pas toujours notre temps tournés vers le passé.

14/09/2007 - 18:44h La fin de l’état de transe, par Patrick Jarreau

Il y a donc un premier ministre, puisque le président de la République a fait savoir qu’il s’entendait très bien avec lui? C’est une bonne nouvelle pour François Fillon, qui se demandait si le poste qu’il occupait n’avait pas été supprimé sans qu’on ait pensé à le prévenir. C’est une bonne nouvelle aussi pour les ministres. A quoi sert-il en effet d’être au gouvernement s’il n’y a pas vraiment de gouvernement, mais seulement des super-chefs d’administration exécutant les consignes que leur transmet Claude Guéant?

Nicolas Sarkozy a dû admettre qu’il existait des ministres. Peut-être s’est-il souvenu que Claude Guéant en avait annoncé la nomination sur le perron de l’Elysée. Rachida Dati, par exemple, n’est pas seulement une “soeur” de Cécilia Sarkozy qui logerait place Vendôme, mais la ministre de la justice, comme le rappellent avec insistance les membres de son cabinet, qui en partent, et les magistrats, qui n’en reviennent pas. Christine Lagarde est certes cette femme élégante que le président Sarkozy a posée au sommet du ministère des finances sous les applaudissements du genre féminin ébahi et reconnaissant. Qui osera dire le contraire? Mais il se trouve qu’elle croit être vraiment ministre, qu’elle se rend dans des émissions radiotélévisées où il est courant d’interroger des ministres et qu’elle répond. Elle parle, par exemple, d’un “plan de rigueur” pour les fonctionnaires.

Les hommes et les femmes dont Claude Guéant a communiqué la liste au pays ne sont donc pas seulement des gens qui surgissent devant les caméras chaque fois que se produit un accident, que souffle un ouragan ou qu’un ciboire est volé dans une cathédrale. Leur rôle ne se borne pas à animer la vitrine pendant que les gens sérieux, autour du président, font tourner la boutique. Ce sont des responsables politiques, tenus de prendre des décisions dans leurs domaines de compétence, d’y réfléchir et d’en répondre. S’ils ne le faisaient pas, la boutique ne serait qu’une vitrine, justement, exposant de faux articles en carton-pâte.

La réapparition des ministres sonne la fin de quelque chose. Etat de grâce? Si tant est que cette expression ait jamais eu un sens en politique, elle convient mal à ce que l’on avait pu observer depuis le 16 mai, date de l’entrée de M. Sarkozy à l’Elysée. Ce furent plutôt quatre mois fébriles, agités, frénétiques. Un état de transe. Il paraît bien s’achever, comme cette chronique, à son tour, s’en avise et en témoigne. Les courbes de sondages s’inclinent vers le bas. La croissance se refuse. Les Allemands ne cachent pas que le président français les fatigue, surtout quand il se mêle de leur dire comment produire leur électricité. François Fillon se permet d’avoir un avis sur les régimes spéciaux de retraite. Et Brice Hortefeux, sarkozyste historique, insoupçonnable, inoxydable, convoque des préfets de manière à faire savoir sournoisement que l’objectif d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière fixé par le chef de l’Etat est irréaliste.

Mais il y a plus. Le président Sarkozy lui-même marque le pas. Il a retardé d’une semaine la publication du nouvel opus d’Henri Guaino : après la leçon aux Africains et l’adresse aux enseignants, le discours aux fonctionnaires. La fin des régimes spéciaux, aussi cruciale pour les électeurs de droite que le service minimum dans les transports publics, perd de son urgence. Comme hier le contrat travail unique et, maintenant, la TVA sociale.

Quand le Front populaire avait gagné les élections, en 1936, le principal gauchiste du Parti socialiste d’alors, Marceau Pivert, s’était écrié : “Tout est possible !” Mais le député du Nord Bracke-Desrousseaux, professeur de grec à la Sorbonne, se réjouissait pour la raison inverse. “Enfin, les difficultés commencent !”, disait-il. Nicolas Sarkozy, qui aime citer les grandes figures de la gauche, devrait peut-être reprendre cette phrase à son compte.

Patrick Jarreau pour Le Monde

06/09/2007 - 19:51h Villepin s’en prend aux "cire-pompes" de Sarkozy

Par Julien Martin (Rue89) 16H10 06/09/2007

Sous couvert de promotion de son livre sur Napoléon, il a attaqué à plusieurs reprises son meilleur ennemi politique.

Villepin à la sortie du pôle financier, le 27 juillet à Paris (John Schults/Reuters).

Dominique de Villepin a-t-il écrit sa biographie de Napoléon pour viser indirectement Nicolas Sarkozy? La question mérite d’être posée tant l’ancien Premier ministre profite de la promotion de son nouveau livre (”Le Soleil noir de la puissance”, Perrin) pour multiplier critiques et attaques à l’encontre du chef de l’Etat.

Le livre lui-même ressemble à une description déguisée de l’ascension du nouveau président de la République. Celle de Napoléon a été fulgurante, comme sa chute. Nicolas Sarkozy connaitra-t-il le même destin? L’écrivain parait sans cesse vouloir entretenir le parallélisme:

“Il travaille seize heures par jour. Il ne sait pas déléguer. Il est partout. Il n’arrête pas. Il dicte. Il parle. Il décide. Il ne décourage pas la Cour, mais il la méprise. Il lit tout. Il sait tout. Quelques fois nerveux, il faisait fréquemment un mouvement involontaire et régulier de l’épaule droite, qu’il relevait un peu.”

Celui qui apparaissait il y a encore deux ans comme un rempart face au candidat Sarkozy est aujourd’hui aux abonnés absents sur la scène politique. Pire, englué dans l’affaire Clearstream, il se sent aujourd’hui “humilié”, écrit-il dans une lettre qu’il vient d’adresser aux juges d’instruction en charge du dossier, publiée sur le site de Paris Match. Suite…

05/09/2007 - 10:13h Sarkozy privatiza o gás da França

O presidente da França, Nicolas Sarkozy decidiu privatizar a estatal do gás. A empresa, Gaz de France (GDF) estará associada ao grupo Suez e o Estado será simples acionário. O anuncio foi feito agora para uma platéia de grandes patrões franceses.

Veja no vídeo como Sarkozy afirmava, com veemência e sem hesitação, sua postura em relação a GDF. Uma lição do valor de certas promessas…

Sarkozy gdf
envoyé par petitnico2007