07/10/2008 - 09:25h Turbulência ameaça se tornar tsunami, diz diretor da OCDE

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Andrei Netto - O Estado de São Paulo

As ondas de turbulência da crise econômica internacional ameaçam “se transformar em tsunami”, segundo o secretário-geral da Organização para a Cooperação e o Desenvolvimento Econômico (OCDE), José Angel Gurría. Convidado a um seminário sobre economia e integração entre União Européia e América Latina, em Paris, o economista, ao lado do diretor-geral da Organização Internacional do Trabalho (OIT), Juan Somavía, disparou contra a globalização.

A intervenção foi a segunda manifestação pública do chefe da entidade - que reúne 30 dos países mais ricos do mundo - depois do agravamento da crise de liquidez do sistema financeiro internacional. Desde então, os especialistas da instituição estão instruídos pelo Serviço de Relações com a Mídia a não falar à imprensa. Ontem, no entanto, discursando em Paris a um público de economistas, diplomatas, acadêmicos, estudantes e jornalistas, o secretário-geral da OCDE não poupou palavras duras para definir o momento mundial, que definiu como a crise mais grave desde a Grande Depressão, nos anos 1930.

Gurría defendeu a tese de que a globalização “criou novas desigualdades” e que a política fiscal e orçamentária de países em desenvolvimento deveria tornar melhor o ambiente social, mas “não funciona”. “Os países da América Latina não devem se contentar em usar seus impostos e orçamentos para estabilizar a economia, mas também para reduzir as desigualdades.”

30/09/2008 - 14:10h Est-ce la fin du capitalisme financier de type anglo-saxon ? Six économistes répondent

Six économistes pensent que la crise économique est majeure mais tous n'en concluent pas qu'un renforcement de la régulation financière soit une nécessité.
AP/Richard Drew - Six économistes pensent que la crise économique est majeure mais tous n’en concluent pas qu’un renforcement de la régulation financière soit une nécessité.

par Claire Gatinois et Yves Mamou - Le Monde

Daniel Cohen, professeur à l’Ecole normale supérieure

Toute la finance de marché doit être remise à plat. L’attention des régulateurs, depuis la crise de 1929, avait essentiellement porté sur les banques commerciales. La panique des déposants ayant été le principal vecteur de la crise financière des années 1930, la régulation s’est concentrée sur les banques de dépôt. Et cela a plutôt bien fonctionné. On n’observe aucune crise majeure du système bancaire américain après guerre.

L’un des buts principaux de la finance de marché a été de sortir de l’habitat réglementaire imposé aux banques. Les règles classiques imposent aux banques de détenir un dollar de capital environ pour 12 dollars de crédit. La finance de marché a permis à ses acteurs d’accorder 32 dollars de crédit pour un dollar de capital ! Les banques d’investissements, les hedge funds, les compagnies d’assurances ont profité des mailles de la régulation pour accroître le volant de leurs opérations. Les banques commerciales ont, de leur côté, créé des “véhicules” logés hors bilan pour s’affranchir (légalement) de la réglementation. Le résultat, on le connaît maintenant. Les 700 milliards de dollars que le gouvernement américain veut injecter dans le système en est le prix.

Tout le travail des prochaines années consistera à élaborer des règles qui remettront le dentifrice du capitalisme financier dans son tube. Il faudra imposer des règles prudentielles nouvelles à l’ensemble des acteurs, réguler la titrisation des créances, surveiller les agences de notations, réviser les normes comptables… Cette remise à plat concernera tous les pays. Un rôle “en or” pour le FMI…

Nicolas Baverez, économiste-historien

L’expression “capitalisme financier de type anglo-saxon” laisse entendre que seuls les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Irlande seraient en crise. En réalité, le choc ébranle le capitalisme mondialisé, dont la finance était la pointe avancée. Les pays qui épargnent et exportent comme la Chine, l’Allemagne ou le Japon sont touchés : l’excédent chinois diminue déjà, tandis que Chine, Russie ou Brésil volent au secours de leurs banques.

Nous assistons à une déflation par la dette comme en 1929 : l’éclatement d’une bulle de crédit mène à une contraction violente des patrimoines et des revenus, de l’activité et de l’emploi.

Deux grandes leçons se dégagent de la déflation des années 1930 : enrayer la cascade des faillites bancaires ; privilégier des solutions coopératives au plan international pour éviter la spirale des barrières protectionnistes et des dévaluations compétitives.

Aujourd’hui, le sauvetage des banques est engagé, mais sur une base nationale. La coopération internationale est inexistante, à commencer par le dialogue entre la Fed et la BCE. Ces politiques du “chacun pour soi” impliquent un coup d’arrêt à la mondialisation, à l’intégration des marchés et à l’ouverture des sociétés.

Le capitalisme sortira profondément transformé de cette crise : priorité à la sécurité sur le risque, avec une diminution de la croissance potentielle ; rééquilibrage entre l’Etat et le marché ; retour en grâce de l’industrie au détriment de la finance ; changement du modèle économique des banques avec une concentration des acteurs et un recentrage sur la banque commerciale ; déclin relatif des pays développés - notamment des Etats-Unis - et accélération du passage à un système économique multipolaire et hétérogène.

Nouriel Roubini, professeur d’économie à l’université de New York, président de Roubini Global Economics Monitor

La crise est le résultat des excès du libéralisme et du “laisser-faire” de ces dix dernières années. Les régulateurs ont cru aux vertus du marché libre et de l’autorégulation. Leur jugement était inapproprié. La leçon est claire : nous avons besoin d’une meilleure régulation. Aujourd’hui, le paradoxe est que, pour résoudre ces excès, l’Etat américain vire dans l’excès inverse. Il injecte tantôt 200 milliards de dollars pour nationaliser Freddie Mac et Fannie Mae, les deux géants du refinancement hypothécaire, tantôt 85 milliards pour recapitaliser l’assureur AIG. Les “USA” deviennent l’”URSSA”, l’Union des républiques socialistes soviétiques d’Amérique. Le gouvernement prend dans la précipitation des décisions lourdes de conséquences. On a le sentiment d’être dans une république bananière ! On passe ainsi d’un extrême à l’autre. La bonne voie est au milieu, avec une régulation plus stricte qui n’empêche pas l’innovation. On y arrivera sans doute après quelque temps.

Le “Far West” sauvage (de la finance) appartient-il au passé ? Il faut être prudent. D’ici à quelques années, on aura peut-être tout oublié. On a vécu beaucoup de crises : celle des années 1980, la récession des années 1990, l’éclatement de la bulle Internet en 2001. A chaque fois, une bulle se reforme avec de l’argent facile et des régulateurs qui s’endorment. Nous verrons !


Dominique Plihon, universitaire, président du conseil scientifique d’Attac

La crise actuelle signe la faillite d’un capitalisme financier de spéculation et de prédation préjudiciable à la société. Les pays d’Europe qui se sont le mieux coulés dans les règles de ce capitalisme financier - l’Irlande et l’Espagne - sont ceux qui souffrent le plus.

Les banques centrales et les autorités de tutelle ont laissé faire. Jean-Claude Trichet, président de la BCE, ne pouvait ignorer les achats massifs des banques sur des titres risqués sur des marchés de gré à gré opaques et non régulés.

Ce capitalisme-là va devoir être réformé en profondeur. De nouvelles règles vont devoir être instaurées. Nous, altermondialistes, réclamons depuis longtemps un encadrement des acteurs financiers. Puisque le mouvement de nationalisation des banques est lancé, pourquoi ne pas constituer des pôles publics de développement, pays par pays, pour financer des projets qui étayent une croissance à long terme ? Rien n’empêche non plus une coordination au sein de l’Union européenne.

On peut objecter que les nationalisations bancaires du début des années 1980 ont été un échec, mais la faute en revient aux gouvernements qui ont imposé aux banques les mêmes règles de rentabilité que le secteur privé.


Pascal Salin, professeur à l’université Paris-Dauphine

Le capitalisme financier n’est pas seulement anglo-saxon. Il est universel et a de beaux jours devant lui, tout simplement parce qu’il n’est pas une création arbitraire, comme pouvait l’être un système de type soviétique. Ce capitalisme-là est l’expression d’innombrables processus spontanés créés pour répondre aux besoins des êtres humains. Il remplit deux fonctions fondamentales : orienter les ressources d’épargne vers les activités où elles obtiennent la plus forte rentabilité et prendre en charge les risques de la manière la plus efficace. Certes, le capitalisme financier ne peut pas remplir ces fonctions de manière parfaite, parce que l’information ne peut jamais être parfaite. Mais il les remplit mieux que n’importe quel autre système imaginable.

Les difficultés actuelles ne sont en rien une manifestation de la faillite de ce système. En effet, la crise financière est essentiellement une crise de l’interventionnisme étatique. Elle résulte en particulier de l’extraordinaire instabilité de la politique monétaire américaine au début du XXIe siècle, politique monétaire qui n’est évidemment pas contrôlée par le marché, mais décidée arbitrairement par des autorités publiques.

Pour que ce capitalisme financier prenne fin, il faudrait ou bien que tout le système financier soit étatisé - ce qui est exclu - ou qu’il explose parce qu’il constituerait un système incohérent, ce qui n’est pas le cas. Sur le long terme, la crise actuelle apparaîtra comme un simple accident de parcours qui aura peut-être permis de liquider les entreprises financières les plus mal gérées et d’inciter les autres à mieux évaluer les risques. La plus grande menace vient du renforcement probable des réglementations.

Pierre-Alain Muet, économiste et député PS du Rhône

Il est essentiel de réintégrer, dans le champ de la réglementation et du contrôle, les activités de crédit effectuées par des organismes non bancaires, car ce sont ces fonds spéculatifs non régulés qui sont à l’origine des crises financières récentes.

Il faut imposer une obligation de transparence sur les produits financiers et sur le niveau des fonds spéculatifs détenus par les banques.

Il faut enfin, comme c’était le cas autrefois, séparer les activités de banques de marché de celles des banques commerciales.

La titrisation, c’est-à-dire la possibilité laissée à un créancier de se défaire de la totalité de sa créance, entraîne une forme d’irresponsabilité. Les fonds spéculatifs ont prêté sans tenir compte du risque sachant qu’ils arriveraient à se défausser de ce risque sur un tiers. Pour éviter cette dissémination du risque, il faut, d’une part, appliquer les règles définies dans les accords de Bâle II de la Banque des règlements internationaux en réintégrant la titrisation dans le bilan des banques et, surtout, obliger le premier créancier a conservé pour lui-même 30 % à 40 % du risque sur le prêt initial. Tout organisme autorisé à prêter serait ainsi obligé d’évaluer son risque comme un banquier doit le faire.

En bref, il faut revenir en partie à une économie d’intermédiation et sortir d’une économie de marché financier ou les effets de levier sont trop importants.

Les agences de notations ont certes une responsabilité, mais la régulation et le contrôle relèvent aussi de l’Etat vers qui tout le monde se tourne quand ca va mal. Le contrôle des organismes de marché, c’est le retour de l’Etat.

26/09/2008 - 09:33h Mundo precisa de autoridade monetária

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JEFFREY GARTEN ESPECIAL PARA O “FINANCIAL TIMES” - FOLHA SP

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MESMO QUE a imensa operação de resgate financeiro dos EUA obtenha sucesso, ela deveria ser seguida por algo de muito mais abrangente -o estabelecimento de uma autoridade monetária mundial para fiscalizar mercados que não respeitam mais fronteiras.

Washington reconhece que a crise se tornou mundial. Hank Paulson, secretário do Tesouro norte-americano, disse que os bancos estrangeiros que operam nos Estados Unidos serão elegíveis para assistência federal e está instando outras nações a criarem programas próprios de resgate.
Os bancos centrais também vêm sincronizando suas injeções de fundos nos mercados.

Essas medidas devem ser passos em direção de resposta internacional mais abrangente concebida não só para apagar o atual incêndio mas para reconstruir e manter os mercados de capitais em longo prazo.

O aparato atual de instituições internacionais é miseravelmente incapaz de fiscalizar o sistema financeiro que está evoluindo. O FMI (Fundo Monetário Internacional) é irrelevante para essa crise, o G7 (grupo dos sete países mais industrializados) carece de relevância em um mundo no qual China, Brasil e outros exercem papéis importantes, e o BIS (Banco de Compensações Internacionais) não tem funções operacionais. O Federal Reserve (Fed, o banco central dos Estados Unidos) está sob pressão forte demais para que funcione como banco central planetário.

O vácuo que existe no centro do sistema é perigoso para todos. A dependência norte-americana de influxos maciços de capital, da ordem de US$ 3 bilhões diários, certamente aumentará agora que os EUA estão adquirindo US$ 1 trilhão em novas obrigações relacionadas aos resgates em curso. Por muitos anos, Wall Street e Washington não serão capazes de se manter sem forte cooperação de outros mercados.

Dimensões estonteantes

Além disso, as dimensões internacionais do mundo financeiro se tornaram estonteantes. Os ativos mundiais cresceram de US$ 12 trilhões em 1980 para cerca de US$ 200 trilhões em 2007, superando de longe o crescimento do PIB (Produto Interno Bruto) em qualquer nação ou o ritmo de expansão do comércio. Montante crescente desse capital hoje reside na Ásia e no golfo Pérsico, e não mais nos Estados Unidos e na Europa.

Uma empresa norte-americana como a seguradora AIG vendia mais de seus CDS (”credit default swaps”) e apólices de seguros fora dos Estados Unidos do que no país. O suíço UBS tem 30 mil funcionários norte-americanos e está cotado na Bolsa de Nova York.

Os mercados de capital evoluirão em um contexto no qual economias de mercado emergente estarão crescendo duas vezes mais rápido do que as dos países ricos e, na metade do século, provavelmente responderão por dois terços do PIB mundial.

A globalização agora criará também um confronto de filosofias. A maioria dos governos e dos investidores de fora dos Estados Unidos jamais aderiu ao estilo caubói do capitalismo norte-americano. Agora, eles têm bons motivos para exigir que mudanças fundamentais sejam adotadas na maneira pela qual os Estados Unidos administram suas instituições financeiras. Isso pode acontecer com uma modificação consciente e negociada do modelo financeiro norte-americano ou pode resultar da transferência dos fundos de investidores estrangeiros para outros mercados.
Todas essas considerações apontam para a necessidade futura de uma nova autoridade monetária mundial (AMM).

Ela ditaria o tom para os mercados de capital de uma maneira que não seria visceralmente oposta a uma forte função de fiscalização pública, com regras de intervenção, e devolveria à formação de capital a condição de objetivo do crescimento econômico e do desenvolvimento, com o abandono da idéia de que é suficiente operar por operar.


Funcionamento

Uma AMM funcionaria como central de resseguro ou casa de desconto para determinadas obrigações detidas por bancos centrais. Avaliaria as atividades regulatórias das autoridades nacionais de forma mais eficaz que o FMI e fiscalizaria a implementação de um número limitado de regulamentos mundiais. Monitoraria os riscos internacionais e estabeleceria um sistema efetivo de alerta antecipado, com mais moral para soar alarmes do que era o caso do BIS.

A instituição também funcionaria como “tribunal de falências” para a reorganização mundial de companhias financeiras com tamanho superior a um determinado limite. As maiores companhias financeiras mundiais teriam de se registrar junto à AMM e estariam sujeitas à sua monitoração, ou seriam incluídas em uma lista negra. Isso incluiria empresas comerciais e bancos, mas também fundos soberanos de investimento, fundos de hedge de grande porte e empresas de capital privado.

O conselho da AMM seria formado por dirigentes de bancos centrais não apenas dos Estados Unidos, do Reino Unido, da zona do euro e do Japão mas também da China, da Arábia Saudita e do Brasil. A instituição seria financiada por contribuições compulsórias de todos os países capazes de pagar e por prêmios à maneira de seguros pagos pelas empresas financeiras do planeta -as de capital aberto, as estatais e as de capital fechado igualmente.

Em termos de política norte-americana e internacional, a autoridade monetária mundial provavelmente representa uma idéia cujo momento ainda não chegou. Mas isso pode mudar, à medida que evolui a crise atual.

JEFFREY GARTEN é professor da cátedra Juan Trippe de comércio internacional e finanças na Escola de Administração de Empresas da Universidade Yale.

Tradução de PAULO MIGLIACCI

25/09/2008 - 08:40h Brasil é quinto maior destino de investimentos

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Crise financeira global reduz recursos externos, mas país se mantém como destino preferido na América Latina

Aguinaldo Novo e Deborah Berlinck* - O Globo

SÃO PAULO E GENEBRA. Com a crise financeira global, as multinacionais já planejam reduzir os investimentos programados para os próximos três anos, mas o Brasil ainda aparece como o quinto destino preferido no mundo e o maior na América Latina. É o que mostra pesquisa divulgada ontem pela Conferência da ONU para o Comércio e o Desenvolvimento (Unctad). Pela pesquisa, feita entre abril e junho com 226 das maiores empresas multinacionais, o Brasil está atrás de China, Índia, Estados Unidos e Rússia. Mas a citação ao país como destino dos investimentos subiu de 12% em 2007 para 22% este ano. Só Brasil e Rússia ganharam espaço na preferência de investidores.

Para o secretário-geral da Unctad, Supachai Panitchpakdi, os países emergentes não ficarão imunes ao choque de liquidez esperado para os próximos anos, mas ainda reúnem fatores de atração (como mercado doméstico em alta e produção de commodities) que garantiriam melhor retorno.

Brasil sobe no ranking geral e dos emergentes

A previsão da entidade é que o fluxo global de investimentos diretos desabe 12,7% já neste ano, depois de atingir o recorde histórico de US$ 1,833 trilhão em 2007 (valor 29,9% superior a 2006). A retração poderá ser maior nos próximos anos.

Em 2007, beneficiado por um quadro de forte liquidez internacional e aumento de preços das commodities, o Brasil subiu de 22o lugar para o 14o no ranking geral de países que mais recebem investimentos diretos e de 8opara o 4oentre as economias emergentes.

Em 2007, o volume de investimentos no país chegou a US$ 34,6 bilhões, o que representou um aumento de 83,7% em relação a 2006. Entre os emergentes, a liderança continua com a China, com US$ 83,5 bilhões.

Responsável pela divulgação dos dados da Unctad no país, a Sociedade de Empresas Transnacionais e da Globalização Econômica (Sobeet) estima entre US$ 35 bilhões e US$ 40 bilhões o volume de investimentos que o país poderá receber neste ano. Até agosto, a soma chegava a US$ 24,6 bilhões. Para 2009, a primeira estimativa é de um ingresso de US$ 35 bilhões. O presidente da Sobeet, Luís Afonso Lima, diz que a redução de liquidez internacional poderia ser compensada por um maior número de acordos bilaterais que favoreçam o investimento direto.

Os Estados Unidos continuaram como o destino favorito dos investidores no ano passado, mesmo depois da crise das hipotecas de alto risco.
Segundo Anne Miroux, uma das autoras do relatório, os países que vão pagar a maior parte da conta são os que mais precisam: os mais pobres. A redução dos investimentos estrangeiros afetarão também o investimento doméstico nestes países.

(*) Correspondente

18/09/2008 - 09:03h ”Crise é o Muro de Berlim do livre mercado”

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Instituições voltadas para os mercados nas economias de mercado quebram e pedem socorro ao governo, diz Stiglitz

Nathan Gardels e Global Viewpoint - O Estado de São Paulo

http://blogs.zdnet.com/open-source/images/joseph-stiglitz.jpgCom a profunda crise por que passa o sistema financeiro mundial, puxada pela quebra das principais instituições de crédito dos Estados Unidos, Joseph Stiglitz, Prêmio Nobel de Economia em 2001, avalia que a queda de Wall Street representa para o fundamentalismo do mercado o que a queda do Muro de Berlim representou para o comunismo. A seguir, principais trechos da entrevista ao editor do Global Viewpoint.

Barack Obama disse que a quebradeira de Wall Street é a maior crise desde a Grande Depressão; John McCain afirma que a economia está ameaçada, mas que é fundamentalmente forte. Quem tem razão?

Obama está muito mais próximo da verdade. De fato, os Estados Unidos têm pessoas de talento, grandes universidades e um excelente setor de alta tecnologia. Mas os mercados financeiros desempenharam um papel muito importante e foram responsáveis por 30% dos lucros corporativos dos últimos anos. Os principais operadores dos mercados financeiros colheram esses lucros argumentando que estavam contribuindo para administrar o risco e alocar o capital de modo eficiente e, por isso, afirmam, “merecem” os altos retornos. Ficou claro que nada disso é verdade. Eles administraram pessimamente toda a situação. Agora esta se voltará contra eles e o restante da economia terá de pagar, enquanto as engrenagens da atividade econômica começam a rodar mais devagar em razão do aperto no crédito. Nenhuma economia moderna pode funcionar bem sem um vibrante setor financeiro. Portanto, o diagnóstico de Obama é correto: nosso setor financeiro se encontra numa situação desesperadora. E, se está numa situação desesperadora, significa que a nossa economia está na mesma situação. Mesmo se não analisarmos a turbulência financeira, mas o grau de endividamento nacional, federal e do setor da habitação, veremos que há um grave problema. Nós estamos afogando. Se considerarmos a desigualdade, a mais profunda desde a Grande Depressão, veremos igualmente um grave problema. Se considerarmos os salários estagnados, perceberemos outro grave problema. A maior parte do crescimento econômico nos últimos cinco anos teve base na bolha da habitação, que acaba de estourar. E os frutos desse crescimento não foram amplamente compartilhados. Em suma, os fundamentos não são fortes.

Que medida seria necessária para enfrentar a crise de Wall Street?

Evidentemente, não precisamos só de uma nova regulamentação, mas de uma reformulação do sistema regulador. Durante seu reinado à frente do Federal Reserve (Fed) - no qual a bolha financeira e hipotecária foi crescendo -, Alan Greenspan dispunha de inúmeros instrumentos para contê-la, mas não o fez. Afinal, ele foi escolhido por Ronald Reagan por suas atitudes contrárias à regulamentação. Paul Volcker, o chefe anterior da instituição, conhecido por manter a inflação sob controle, foi demitido porque o governo Reagan julgou que ele não atuava de maneira adequada à desregulamentação. Nosso país sofreu, então, as conseqüências da escolha para o cargo de principal regulador da economia de alguém que não acreditava em regulamentação. Portanto, em primeiro lugar, para corrigir o problema precisamos de líderes políticos e de estrategistas que acreditem em regulamentação. Além disso, precisamos adotar um sistema capaz de lidar com a expansão das finanças e de instrumentos financeiros além dos tradicionais bancos.Por exemplo, precisamos regulamentar os incentivos. É preciso começar a pagar bônus pelo desempenho referente a vários anos, e não só a um ano, porque isso acaba encorajando o jogo. As opções de ações estimulam a contabilidade desonesta e precisam ser limitadas. Em suma, criamos incentivos para um mau comportamento do sistema e foi o que tivemos. Também precisamos de “redutores de velocidade” . Historicamente, toda crise financeira esteve associada a uma expansão muito rápida de determinados tipos de ativos, das tulipas às hipotecas. Se conseguirmos reduzir isso, poderemos impedir que as bolhas escapem do controle. O mundo não teria desaparecido se expandíssemos o setor de hipotecas a 10% ao ano, em lugar de 25%. Conhecemos o esquema tão bem que deveríamos ser capazes de fazer alguma coisa para contê-lo. Acima de tudo, precisamos de uma comissão de segurança para produtos financeiros, assim como temos uma comissão para os bens. Os financistas inventaram produtos que não tinham o objetivo de administrar o risco, mas criar o risco. É claro que acredito totalmente em maior transparência. Entretanto, em termos de normas reguladoras, esses produtos eram transparentes do ponto de vista técnico, mas eram tão complexos que ninguém conseguia entendê-los. Se todas as cláusulas desses contratos tivessem sido divulgadas, não teriam acrescentado nenhuma informação útil sobre o risco para os mortais comuns. O excesso de informações não é informação. Nesse sentido, os que pedem maior transparência como solução do problema não compreendem as informações. Quando você compra um produto, quer conhecer o risco, essa é a questão.

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Os títulos respaldados em hipotecas, que estão na base da crise, estão espalhados pelo mundo, de bancos a fundos soberanos na China, Japão, Europa e Golfo. Qual o impacto da crise para eles?

É verdade. Os prejuízos das instituições financeiras européias relativos ao crédito hipotecário subprime foram maiores que nos EUA. O fato de os EUA terem diversificado esses títulos para os seus investidores no mundo todo, graças à globalização dos mercados, amorteceu o impacto nos EUA. Se não tivéssemos diluído o risco, o resultado nos EUA teria sido muito pior. Uma coisa que agora todos compreendem como conseqüência dessa crise são as informações assimétricas da globalização. Na Europa, por exemplo, não se entendia muito bem que as hipotecas americanas são non-recourse (o valor do financiamento não pode superar o valor de mercado do imóvel) - se o valor da casa cai abaixo do valor da hipoteca, você pode devolver a chave ao banco e ir embora. Na Europa, a casa é a garantia, mas o mutuário continua pendurado pela quantia que tomou emprestado, seja qual for. É esse o perigo da globalização: o conhecimento é local porque você está muito mais a par do que ocorre em sua sociedade do que nas outras.

Então, qual é o impacto da crise de Wall Street para a globalização impulsionada pelo mercado?

O programa da globalização está estreitamente vinculado aos fundamentalistas do mercado - a ideologia dos mercados livres e da liberação do comércio. Nesta crise, vemos que instituições mais voltadas para os mercados nas economias mais orientadas para o mercado quebram e pedem o socorro do governo. Todo mundo dirá agora que esse é o fim do fundamentalismo do mercado. Assim, a queda de Wall Street representa para o fundamentalismo do mercado o que a queda do Muro de Berlim representou para o comunismo: ela diz que essa forma de organização econômica não funciona. A conjuntura mostra que a liberação do mercado financeiro não existiu. A maneira hipócrita com a qual o Tesouro americano, o FMI e o Banco Mundial lidaram com a crise asiática de 1997 e a maneira como a atual está sendo tratada enfatizou essa reação intelectual. Agora, os asiáticos dizem: Espera aí, vocês disseram que deveríamos imitá-los nos EUA. Se tivéssemos seguido o exemplo, também estaríamos no caos. Talvez vocês possam se permitir isso; nós, não.”

16/09/2008 - 09:01h Encerra-se um ciclo para o planeta financeiro

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Gilles Lapouge* - O Estado de São Paulo

Durante todo o fim de semana, Frankfurt, Paris e a City ( distrito financeiro) de Londres ficaram em alerta. A Europa temia uma “segunda-feira negra”. Seus temores se confirmaram. Na manhã de ontem o Lehman Brothers anunciava seu “pedido de concordata”.

O choque foi rude. O Lehman é um banco de prestígio, facilmente identificado com o capitalismo americano. Sua queda foi recebida como presságio inquietante. O capitalismo americano está muito enfermo. O que alarmou as bolsas européias, todas em queda ontem, foi que autoridades americanas recusaram-se a intervir para salvar o Lehman. Até agora, tinham optado por socorrer bancos encrencados.

Em março, o Federal Reserve (Fed, banco central americano) concedeu U$ 30 bilhões ao JP Morgan para a compra do Bear Stearns. Há uma semana, o Tesouro anunciou a colocação de Freddie Mac e Fannie Mae sob tutela do governo, a um custo provável de U$ 200 bilhões, o que significou quase uma nacionalização das duas gigantes de financiamento hipotecário.

Mas ontem a festa acabou: o secretário do Tesouro americano, Henry Paulson, ofereceu um gélido “não” às novas demandas de salvamento bancário. A Europa constata que apitaram o fim do jogo. Esses sobressaltos levam água ao moinho dos inimigos do mercado e da globalização. Os EUA vivem a crédito. Todos seus atores estão endividados: Estado, empresas, indivíduos. Cada um, consciente do abismo à borda do qual cambaleia, agarra-se no vizinho.

Era previsível que o Fed não poderia continuar se fazendo de “encanador” tapando os vazamentos de água. Por quê? Os EUA são de tal forma dependentes dos capitais estrangeiros, em especial asiáticos, para financiar seus déficits públicos, que não poderiam ir mais longe na sustentação dos bancos abalados sem risco de explosão de todo o sistema.

É essa globalização financeira que faz os europeus estremecerem. O Banco Central Europeu anunciou oferta de propostas rápida. O Banco da Inglaterra tomará medidas se necessário. Mesma coisa na Alemanha.

O planeta financeiro chega ao fim de um ciclo. Peter Kenny, que dirige o fundo de investimento Knight Capital, resume a opinião comum: “uma nova ordem mundial vai surgir.” Em seu livro mais recente, o bilionário americano George Soros prevê o terremoto. Ele escreve: “As finanças ficaram à deriva, iludidas pela idéia de que os mercados são naturalmente virtuosos e que é preciso deixá-los agir sem restrições.” Não falta atrevimento a George Soros quando critica o mercado, ele que ganhou num único dia de 1992 a quantia de U$ 1 bilhão quando a libra esterlina saiu do sistema monetário europeu. Pode-se ficar chocado com seu novo discurso. Mas como negar que ele parece saber do que está falando?

*Gilles Lapouge é correspondente em Paris

31/08/2008 - 09:53h Obama presidente seria um “new deal” com o mundo

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Coisas da Política - Um programa de esquerda

Mauro Santayana - JB

Como sempre fizeram os pretendentes democratas à Casa Branca, Barack Obama prometeu a retomada do sonho americano: o de combinar a liberdade com a igualdade. Dentro do espectro ideológico dos Estados Unidos, tratou-se de um discurso de esquerda, como foram os de Roosevelt e de Kennedy, de Carter e de Clinton. A grande diferença está na origem de classe: Obama tem a legitimidade biográfica para defender tais idéias, o que, no momento do voto lhe pode ser vantagem ou desvantagem. Mais do que a vitória de um mulato, filho de imigrante negro com mãe americana, o resultado eleitoral nos dirá se os Estados Unidos se encontram preparados para participar da comunidade internacional em pé de igualdade, sem a presunção imperial que herdaram da Grã-Bretanha. É disso, no fundo, que se trata: ao aceitar Obama, a sociedade americana aceitará “a new deal” com o mundo. Resta saber se isso realmente ocorrerá. Os conservadores norte-americanos têm a consciência de que não se trata de uma disputa entre o democrata e o republicano, entre o senador pelo Illinois, nascido em Honolulu, no Havaí, e o senador pelo Arizona, nascido na Zona do Canal do Panamá. Trata-se de escolha que toca profundamente as glândulas existenciais do povo americano. A vitória de Obama, se ela se der, corresponderá a uma mudança histórica significativa.

Embora ambos sejam, do ponto de vista jurídico, legítimos cidadãos norte-americanos, não deixa de ser emblemático que tenham nascido fora das fronteiras históricas da grande república. O fato faz lembrar outro império republicano, o de Roma, que teve, entre seus imperadores, alguns cidadãos nascidos fora da Itália, como foi o caso notável de Trajano, de perto de Sevilha, e Sétimo Severo, da África.

As promessas de Obama contrariam os interesses dos donos do poder econômico. A mais importante delas foi a de “fechar” os paraísos fiscais, essa nova e inalcançável entidade soberana do capitalismo, que paira sobre todos os estados nacionais, incluído o norte-americano. Quando Reagan abriu caminho a essas zonas francas do capital financeiro, legitimou a sonegação fiscal, autorizou o saqueio dos resultados do trabalho, incentivou o assalto de empresas tradicionais, e legalizou os expedientes contábeis conhecidos, pelos quais os executivos criaram balanços fictícios a fim de se concederem altas e sólidas gratificações. Esses paraísos fiscais não desviaram dinheiro dos estados nacionais, mediante a sonegação, mas foram responsáveis pelo endividamento, desemprego e redução salarial dos trabalhadores no mundo inteiro. Segundo o candidato democrata, essa prática foi a que mais contribuiu para a exclusão social no mundo.

Outra promessa foi a de reduzir a dependência do petróleo do Oriente Médio dentro de 10 anos – o que é mais difícil de se conseguir, a menos que se reduza consideravelmente o consumo de energia na sociedade norte-americana. Obama foi lacônico – e evasivo – no que concerne à política internacional. Não disse de forma concreta como pretende relacionar-se com os países latino-americanos, nem com o resto do mundo. Sua estratégia foi a de situar os problemas internos como prioritários em seu governo. É provável que deixe a Joe Biden, veterano na administração desses assuntos, a tarefa de expor as idéias democratas sobre o estado do mundo durante a campanha. Ele e seus conselheiros provavelmente optaram por essa postura discreta, a fim de não favorecer ambigüidades em tema dessa gravidade. Apesar disso, ficou claro que Obama assume o nacionalismo norte-americano de forma diferente daquela assumida pelos republicanos. Alguns trechos de seu discurso são claros contra a globalização da economia, quando ele nela identifica a exportação de empresas e empregos, com o resultado do empobrecimento das famílias de trabalhadores.

Não devemos esperar muito de Obama, se ele eleger-se. Mas é provável que ele consiga, como prometeu, retomar o sonho americano de prosperidade comum e de liberdade política, que Bush comprometeu com a irracionalidade de seu governo. Isso não deve reduzir os nossos cuidados. No mundo que se rearticula, com os desafios da nova configuração geopolítica, temos que cuidar prioritariamente de buscar a unidade regional, a fim de assegurar a soberania de cada um de nossos vizinhos da América do Sul, e com ela, a segurança continental.

27/08/2008 - 11:55h O retorno da nação

VALOR

“Para re-despertarmos como Nação, devemos nos envergonhar de nosso estado presente. Renovar tudo e nos autocriticar.” - Giacomo Leopardi

Há décadas ouvimos um coro muito afinado entoando em todo o mundo um canto de morte. Suas vozes em uníssono pregavam, nos poderosos meios de comunicação e de persuasão coletiva, a obsolescência de instituições fundadoras da modernidade como o Estado nacional e a cidadania. Nesse cortejo fúnebre se enterrava também a política democrática como língua unificante das demandas por direitos universais de cidadania, pelo reconhecimento das diferenças e pelas exigências de civilização dos conflitos. Dos seus impulsos igualitaristas nasceram e se desenvolveram nações mais universalistas, mais democráticas. Sepultá-la é substitui-la pela apatia cívica e pelo cancelamento de uma de suas dimensões mais importantes: a de fornecedora de medidas e de sentido ao poder e às lutas pelo poder no âmbito das comunidades nacionais.

Emergiu deste processo de silenciamento das conquistas civilizatórias da modernidade uma velha gramática moral e política, congênere aos processos de desregulamentação dos mercados e do conseqüente fim das funções públicas do Estado. O “novo” léxico, ao valorizar o indivíduo maximizador do auto-interesse, liquidava normativamente qualquer pacto de solidariedade entre as gerações para a fruição de direitos, e nas dobras deste processo se esvaziava a democracia como forma e método de resolução das contendas entre os diferentes grupos sociais. Na seqüência desta naturalização da vida social, as iniqüidades distributivas ganhavam cada vez mais o status de fenômenos inevitáveis e necessários ao desembarque do país à modernidade.

Um receituário político-econômico homogeneizador, uniforme na abstração vazia de qualquer diferença de tradições políticas e culturais individualizadoras dos povos, espalhou-se pelo mundo como fogo ao vento, concretizando-se em políticas privatizantes dos bens públicos. Seu liquidacionismo do patrimônio público se autoproclamou na verdadeira “reform proper” ao impor suas regras e valores, oriundos de particularíssimos interesses, como elementos de validade universal, porque sintonizados com a ordem natural do mundo. Regredíamos, por grosseira operação ideológica e política, a certo essencialismo medieval no qual a natureza toma o lugar da história. Os indivíduos nus, destituídos de direitos e de humanidade, tema da crítica de Marx ao capitalismo, se restauravam como pressuposto moral de justificação pública do desmantelamento de qualquer idéia de bem comum e de ética coletiva.

Entre nós, um conhecido economista chegou a escrever: “Chega de compaixão!”. Disse isso a propósito da defesa do fim da previdência pública para os velhos pobres que não contribuíram para suas aposentadorias. Como quase sempre viveram à margem da regulamentação do trabalho, não pagaram por ela. Logo, não deveriam ter direitos previdenciários! Queria, além de cancelar uma prerrogativa constitucional, expulsá-los da humanidade.

O resgate do Estado é percebido como o único modo da maioria não submergir destroçada às forças destrutivas da globalização

A idéia de nação como força política e de país como arena política de disputas de projetos de convivência cívica, entre eles, o aprofundamento da cidadania democrática, foi abolida como excrescência histórica. Afinal, por que invocar este anacronismo se havia desaparecido, arrastada e destruída nas suas estruturas de sentimentos e necessidades, pelo turbilhão incontrolável da globalização? Nesse ardil retórico, os coveiros da comunidade nacional silenciavam ainda mais sobre os deveres do Estado para com ela, e, na mesma operação ideológica, ocultavam o verdadeiro modus operandi da dominação social no seu interior.

Os poderes econômicos hegemônicos e seus funcionários ideológicos prescreviam liberdade absoluta de movimentos. Sua “racionalidade” não podia suportar nenhum limite, nenhum controle social, ao contrário, clamavam abertamente o exercício despótico de seu poder.

A conseqüência mais visível e mais dramática desse constructo e desse agir político foi o enfraquecimento do cidadão, personagem tardio na terra brasilis. Substituíram-no por mero consumidor de serviços privados. Suas prerrogativas representavam ataque à “liberdade”, normativamente associada à mercantilização absoluta da vida. Contudo, a “força das coisas” trouxe à tona, com evidências empíricas, a urgência de ressuscitar “os mortos sem sepultura”. Hoje se debate e se pesquisa mundo afora a necessidade de recuperar o Estado como categoria analítica e como realidade indispensável de protagonista distributivo e agência de reconhecimento de direitos civis, culturais e sociais. Este resgate é percebido como o único modo da maioria não submergir destroçada às forças destrutivas existentes no processo da globalização.

Restaura-se a nação como força politica agregadora e formadora de cidadãos democráticos dotados de lealdades aos métodos da democracia para a resolução de seus conflitos de interesses. Restaura-se a nação ao menos como comunidade transversal, no dizer do indiano Partha Chatterjee, equipada moral e politicamente para implementar padrões igualitários de integração social, fundados no aprofundamento da esfera pública republicana. Nesse sentido fator decisivo de democratização da nossa frágil democracia.

Se o Brasil como nação não colocar fortemente a extensão profunda e ampla da cidadania como coração de sua agenda democrática e de desenvolvimento econômico, perpetuará sua condição de nação partida, como no romance Sybil do conservador inglês Benjamin Disraeli: “Duas nações entre as quais não há nenhuma comunicação nem simpatia: que são ignorantes dos hábitos, pensamentos e sentimentos uma da outra como se morassem em regiões diferentes, ou como se fossem habitantes de planetas distintos, formados por raças diferentes, alimentados por comidas diversas, ordenados de maneiras diferentes, e não fossem governados pelas mesmas leis”.

Walquiria Domingues Leão Rego é professora titular do Departamento de Ciência Política do IFCH-Unicamp.

25/08/2008 - 10:13h Brasil lidera investimento entre países emergentes

A imagem “http://www.estadao.com.br/estadaodehoje/20080825/img/capadodia.jpg” contém erros e não pode ser exibida.

 

Brasil é o ”queridinho” entre as principais economias emergentes

 

 

País está a frente de China, Índia e Rússia

 

 

País registra a maior taxa de crescimento de investimento direto estrangeiro de 2006 para 2007, revela Unctad

 

 

 

Patrícia Cançado - O Estado de São Paulo

A mineradora sul-africana Anglo American viveu dois milagres econômicos no Brasil. Mas foram necessários 24 anos para apostar de fato suas fichas no País, onde fincou sua base em 1973. Até o ano passado, a operação brasileira da Anglo era a lanterninha entre as dez subsidiárias. A entrada em minério de ferro, com a compra da MMX do empresário Eike Batista, colocou a filial em outro patamar.

Hoje aparece entre os três maiores destinos de investimentos do grupo, ao lado do Chile e da África do Sul. Só essa área vai receber US$ 10 bilhões até 2010, sendo 55% apenas neste ano, um recorde na história da multinacional e talvez o maior desembolso feito por estrangeiros neste ano de uma só vez. “O Brasil entrou no radar da Anglo. A companhia decidiu apostar alto porque quer participar desse crescimento”, diz o presidente da Anglo Ferrous Brazil, Alexandre Gomes.

O “radar” da Anglo dá a medida da importância que o Brasil ganhou no cenário internacional. Entre 2006 e 2007, o País teve o maior crescimento de investimentos diretos estrangeiros entre as economias emergentes, à frente de China, Índia e Rússia, segundo a Unctad, a Conferência das Nações Unidas sobre Comércio e Desenvolvimento. O volume dobrou - saiu de US$ 18,8 bilhões para US$ 37,4 bilhões. Até julho deste ano, encostou em US$ 20 bilhões, o que leva a acreditar que o País deve atingir neste ano o mesmo patamar de 2007, contrariando a tendência mundial, que aponta queda de 37% no fluxo de investimentos.

Quando a expressão Bric (Brasil, Rússia, Índia e China) foi cunhada pelo banco Goldman Sachs, há sete anos, economistas do mundo inteiro questionaram a presença do Brasil. Até 2006, ainda não havia consenso se o País poderia ou não fazer parte do bloco que dominaria a economia em 40 anos. O banco revisou suas análises e o manteve na lista.

Ainda assim, para muitas multinacionais e fundos de participação estrangeiros, o Brasil só foi redescoberto mais recentemente. “O País está passando por novas fases de crescimento, diferente dos vôos de galinha de antes. Os investidores agora conseguem enxergar a longo prazo”, diz o presidente da Sociedade Brasileira de Estudos de Empresas Transnacionais e da Globalização Econômica (Sobeet), Luis Afonso Lima.

O avanço em alguns aspectos macroeconômicos é indiscutível. Com a inflação sob controle, os juros em queda, a melhora na renda e a maior oferta de crédito, o consumo disparou, fazendo a festa das montadoras, das construtoras, das empresas de alimentos, dos bancos, das fabricantes de eletroeletrônicos e do varejo de forma geral.

O Brasil ainda perde em termos de tamanho e custo de mão-de-obra, mas os estrangeiros estão sendo atraídos principalmente pelo crescimento do mercado local. Nesse quesito, o País já ganha da China, iguala-se à Índia e só perde para a Rússia, segundo levantamento da Unctad e elaborado pela Sobeet.

O acesso a recursos naturais e a mão-de-obra eficiente faz o Brasil ter preferência dentro dos Brics. Daí o espantoso interesse da Anglo American, da ArcelorMittal, que na semana passada pagou US$ 830 milhões por uma única mina de ferro em Minas Gerais, e das petrolíferas. Isso, sem falar no etanol, que fez uma legião de gringos construírem ou apenas visitarem usinas por aqui.

O Wal-Mart, no País desde 1995, não teria reservado um investimento de R$ 1,8 bilhão para o próximo ano se não confiasse num bom cenário. Neste ano, a classe média tornou-se maioria (51%). Desde 2004, a rede americana já aplicou R$ 3 bilhões na operação brasileira, sendo R$ 1,2 bilhão neste ano. Hoje a filial é referência para outros emergentes.

O último presidente, Vicente Trius, assumiu no ano passado a operação da cadeia de supermercados na Ásia. A expectativa em Bettonville, sede do Wal-Mart, é que ele repita do outro lado do mundo a experiência tida aqui. O Carrefour chegou a cogitar sair do Brasil por dificuldades em competir com o alto grau de informalidade no setor. Em 2007, deu o recado contrário ao pagar R$ 2,2 bilhões (à vista) pelo Atacadão.

DESTAQUES

US$ 37,4 bilhões
foi quanto o Brasil recebeu de investimento direto estrangeiro em 2007

US$ 18,8 bilhões
foi quanto o Brasil captou de investimento direto estrangeiro em 2006

99,3% foi a taxa
de crescimento no período

25/07/2008 - 16:45h Krugman defende ação do BC no Brasil

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O economista
Paul Krugman,
que vê Brasil
líder dos emergentes

FOLHA SP - DA REPORTAGEM LOCAL

FOTO Moacyr Lopes Jr -

23.jul.08/Folha Imagem


DENYSE GODOY - FOLHA SP

Não, não vai ser a China. O papel de grande líder das nações emergentes caberá ao Brasil, na avaliação do economista americano Paul Krugman, 55, embora a economia brasileira esteja crescendo menos do que poderia, segundo ele. As deficiências do Brasil, porém, impedem um crescimento maior sem inflação agora. “Não se pode ter uma política que leve o crescimento a um ritmo superior ao seu potencial”, disse. Por isso o economista apóia a elevação dos juros pelo BC.

A seguir, trechos da entrevista que concedeu ontem à Folha, por telefone, do Rio. Ele esteve no Brasil por dois dias participando de seminários.

FOLHA - Qual é a sua análise da atuação dos bancos centrais dos emergentes, como o brasileiro, que acaba de elevar os juros?

PAUL KRUGMAN - Eu diria que faz sentido, mas não posso julgar se o tamanho e o ritmo do aumento de juros estão certos.
Nos países avançados, o problema é a deflação e uma ameaça de colapso no mercado financeiro. Na maior parte do mundo emergente, as pressões são inflacionárias.

FOLHA - Aumentar os juros é a melhor alternativa no caso de uma inflação causada primeiramente pela alta dos preços das commodities?

KRUGMAN - A minha avaliação é de que, nos EUA, não é desejável usar a política monetária para lutar contra a inflação de commodities. No Brasil, muito do que está acontecendo é explicado pelos alimentos, mas não tudo. Olhando para os EUA, temos um mercado de trabalho muito fraco. No Brasil, é o contrário.

FOLHA - É possível combater a inflação sem desistir totalmente de crescer?

KRUGMAN - Sim. Entretanto, se os indicadores dizem que o país está crescendo acima do potencial, é preciso fazer alguma coisa para segurar a inflação. Não tenho provas convincentes de que o Brasil possui uma taxa de crescimento potencial de mais de 5% [ao ano]. Não se pode ter uma política que leve o crescimento a um ritmo superior ao seu potencial.

FOLHA - Como vê o novo cenário mundial, em que EUA e Europa continuam sendo as economias mais importantes, porém surgem novos grandes atores, como China e Índia?

KRUGMAN - Ninguém sabe realmente como esse novo mundo vai se desenvolver, se será preciso um poder hegemônico ou não. Esperamos que não, porque não temos um.

FOLHA - E qual é o papel do Brasil nesse mundo?

KRUGMAN - O Brasil está em uma posição bastante interessante porque é o maior país em desenvolvimento que não é a China nem a Índia. A China e a Índia têm as suas especificidades, e é difícil colocar qualquer uma delas no papel de líder para os outros emergentes, porque, de certa forma, elas são grandes demais para fazer parte de alianças. Então, é o Brasil que está rumando para a função de líder dos emergentes.

FOLHA - Nas comparações com o crescimento da Índia e da China, o Brasil fica em desvantagem. O senhor está dizendo, então, que essa comparação não é justa?

KRUGMAN - Apesar de tudo, o Brasil é um país muito mais rico. Não é razoável esperar que o Brasil cresça tão rápido como a China. A China partiu de uma pobreza tão grande que um mínimo de modernidade é um avanço notável. Comparar com o crescimento da China é injusto, mas o Brasil está crescendo menos do que poderia.

FOLHA - A que se deve isso?

KRUGMAN - As explicações usuais dizem respeito à educação, que não é boa como deveria ser. Nos países asiáticos de elevado crescimento, a educação é surpreendentemente melhor do que se esperaria, mesmo o país tendo muita pobreza. Se esse é o motivo? Não sei.

FOLHA - Os EUA já se encontram mergulhados em uma recessão?

KRUGMAN - A definição oficial de recessão nos EUA é dada por um comitê. Não temos uma definição formal, então fica difícil. Independentemente da palavra, a situação que temos claramente nos últimos seis meses é a economia crescendo, mas devagar demais. A questão é se o comitê vai decidir chamar isso de recessão, porque a maior parte de nós sente como uma recessão, com certeza.

FOLHA - O presidente George W. Bush e o presidente do Fed (banco central americano), Ben Bernanke, poderiam ter feito alguma coisa diferente para evitar que a situação chegasse ao ponto em que está?

KRUGMAN - O melhor teria sido tomar uma posição [quanto às operações com hipotecas de alto risco] entre o final de 2004 e o começo de 2005. Se o Fed tivesse começado a cortar os juros no começo de 2007, talvez pudesse ter evitado isso tudo. A redução da taxa só veio em agosto de 2007, pois antes não estava óbvio para todo mundo que havia um problema. No entanto, acho que Bernanke tem o crédito de estar agindo com a agressividade que um banco central nunca teve.

FOLHA - Quais são os principais desafios para o próximo presidente?

KRUGMAN - Ele vai ter que mostrar trabalho imediatamente. Em um ano os resultados precisam aparecer, senão terá que assumir a recessão como sua.
Ademais, será necessário fazer a reforma do sistema de saúde.

FOLHA - Em termos de projetos, dá para saber para qual direção Barack Obama e John McCain (candidatos à Presidência dos EUA) estão caminhando?

KRUGMAN - McCain quer fazer o que Bush fez, só que melhor, e isso é o máximo que é possível dizer. Sobre Obama, não sabemos ainda. Ele claramente é um democrata liberal, mas não sabemos se é um reformador modesto ou se é alguém que vai realizar grandes mudanças.

FOLHA - Alguma esperança em relação a ele?

KRUGMAN - Eu tenho esperança. Se bem que, falando de Obama, não se pode usar a palavra “esperança” [risos]. Sempre que uso o termo “esperança” na minha coluna. recebo dezenas de cartas perguntando se estou tirando sarro de Obama [o candidato utiliza a palavra nos seus slogans]. Estou preocupado, acho que ele tem uma tendência de ser cauteloso demais, de correr para o que as pessoas chamam de centro. Espero que se mostre mais determinado.

FOLHA - Para os que reclamam do protecionismo dos EUA, quem, entre Obama e Mccain, seria mais liberal em termos de comércio?

KRUGMAN - Nenhum dos dois.
Não vamos ter novamente um grande apoio dos EUA à globalização. Mas provavelmente também não teremos um período de grande protecionismo.
É provável que McCain seja mais protecionista. Para Obama, se existem acordos [multilaterais], os EUA devem obedecer a eles, enquanto McCain pode dizer que os tratados existem mas o país mudou de idéia.

FOLHA - Algum dos dois poderia ser mais simpático ao álcool de cana-de-açúcar, considerando que o biocombustível de milho não parece ser uma boa idéia e o preço do petróleo está nas alturas?

KRUGMAN - Os 5% da população dos EUA a quem interessa que o país mantenha essas medidas malucas [de incentivo ao álcool de milho] são os que têm poder de decisão política. A resposta é não, nada vai acontecer.

20/07/2008 - 11:47h “O Brasil está no lado “ganhador” e esta havendo uma boa administração no geral”

“Estou certo de que já estamos em recessão”

Para economista americano, crise nos EUA pode se agravar. Mas Brasil está no lado ganhador das ‘commodities’

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ENTREVISTA Paul Krugman

Às vésperas de vir ao Brasil — onde dará palestras, no Rio e em São Paulo, quarta e quinta-feira — Paul Krugman vê a economia brasileira como “uma das partes vigorosas do mundo”. Em entrevista por telefone, Krugman não se mostra otimista com os EUA que, na sua opinião, já estão em recessão. Tampouco mostra ânimo com as eleições americanas — aprova o democrata Barack Obama, mas o considera moderado demais. Autor de diversos livros (o mais recente, “The Conscience of a Liberal”, ainda não lançado em português), professor de Princeton e colunista do “New York Times”, Krugman acredita que o mundo vive o terceiro choque do petróleo e alerta que não há muito o que fazer para conter a inflação global

Luciana Rodrigues - O GLOBO

O GLOBO: A crise financeira americana pode se agravar?

PAUL KRUGMAN
: Sim, pode piorar. Mas, agora, estou menos assustado do que estava no início deste ano. Tivemos uma crise que levou a um colapso completo da confiança no sistema. Agora, apesar de algumas falências (de bancos) e da crise na Fannie Mae e na Freddie Mac (grandes companhias hipotecárias dos EUA), os problemas estão ocorrendo numa parte da economia em que há mecanismos muito bem estabelecidos para lidar com isso. Pode haver uma corrida a bancos, mas os depósitos estão assegurados. As duas grandes financiadoras imobiliárias, Fannie e Freddie, são parcialmente patrocinadas pelo governo. Então, é ruim que a crise continue atingindo as instituições. Mas, de certa maneira, o quadro agora é mais controlável. Porém, a economia real continuará sofrendo, e estou certo de que já estamos numa recessão.

Uma recessão nos EUA afetará o mundo da mesma forma do que no passado?

KRUGMAN
: O contágio será menos intenso. Os EUA não são mais o motor da economia mundial. Podemos ter uma recessão nos EUA sem termos uma recessão no resto do mundo. Mas é preciso levar em conta que a economia européia está tendo sérios problemas também. Há uma crise similar na Europa, com bolha imobiliária. Uma crise que afeta as duas principais economias do mundo é um grande choque. Apesar disso, eu ficaria surpreso se houvesse uma recessão global.

Os grandes emergentes, Brasil, Rússia, Índia e China, chamados de Brics, assumiram novo papel na economia global?

KRUGMAN
: A categoria Brics é estúpida. São todos grandes, todos são economias em desenvolvimento. Além disso, não têm mais nada em comum. Índia e China podem em algum sentido serem agrupadas. Rússia é um grande exportador de petróleo. O Brasil é grande exportador de commodities e de manufaturados. A questão principal é que o centro de gravidade do mundo migrou dos EUA e da Europa. Ambos continuam sendo grandes economias, continuam sendo os principais jogadores em campo, mas grande parte da economia mundial não está mais nos centros industriais tradicionais. A maior parte do crescimento econômico está vindo dos países emergentes.

O senhor vem ao Brasil na próxima semana. Quais são suas impressões sobre a economia brasileira?

KRUGMAN
: No próximo fim de semana (ontem e hoje), farei meu dever de casa pesquisando mais sobre o Brasil. Mas, claramente, é uma das partes vigorosas do mundo, tem ido melhor do que o resto (do mundo). Não tem tido um desempenho espetacular, mas está com um crescimento razoável. O Brasil está no lado “ganhador” da alta das commodities . E também está havendo uma boa administração no geral (na política econômica brasileira).

O governo do presidente George W. Bush pode ser responsabilizado pela crise financeira nos EUA?

KRUGMAN
: Provavelmente, teríamos uma bolha imobiliária de qualquer maneira, com ou sem o governo Bush. Mas eles (o governo Bush) sistematicamente flexibilizaram as regulamentações e mecanismos de precaução que deveriam limitar os bancos a tomarem riscos excessivos, no exato momento em que mais precisávamos dessa regulamentação. Então, o governo Bush não causou a crise, mas a tornou consideravelmente pior.

E a postura de Alan Greenspan à frente do Federal Reserve (Fed, banco central americano)?

KRUGMAN
: Greenspan pode levar grande parte da responsabilidade. Recentemente, o Fed editou novas regras para a concessão de crédito pelos bancos, para restringir financiamentos irresponsáveis. Isso poderia ter sido feito há cinco anos. E Greenspan foi avisado sobre os riscos dos empréstimos subprime (para clientes com histórico ruim), mas não fez nada. Argumentou que o mercado saberia tomar conta de si mesmo. E ainda deu garantias de que as coisas iriam bem. Disse publicamente que os preços de imóveis nunca caem, que as pessoas deveriam pegar empréstimos e fazer hipotecas. Greenspan é mais vilão do que o governo Bush.

Outra grande preocupação é o avanço da inflação mundial. O que explica a alta de preços?

KRUGMAN
: Bom, em primeiro lugar, temos o preço do petróleo, que tem subido basicamente por uma combinação de crescimento dos países emergentes com piores condições geológicas. Está mais difícil prospectar petróleo. E a China e outras economias emergentes estão consumindo muito mais petróleo. Então, temos uma combinação de demanda em expansão e oferta estagnada. No que diz respeito à alta dos alimentos, há várias razões simultâneas. A primeira é que a alta do petróleo tem muito efeito nos alimentos. Principalmente nos países em desenvolvimento, a agroindústria usa muita energia e também há o efeito dos fertilizantes (cujos preços são influenciados pelo petróleo). E há o aumento da demanda de países emergentes, principalmente da China, onde as pessoas estão ganhando mais dinheiro e, por isso, comendo mais carne. E em terceiro lugar, há questões ambientais. Tivemos eventos climáticos sem precedentes, como a seca na Austrália, que muito provavelmente já é efeito da mudança climática.
Estamos começando a ver os primeiros efeitos econômicos do aquecimento global. E, por último, há os biocombustíveis, que, na Europa e nos EUA, definitivamente, estão desviando recursos antes destinados aos alimentos.

O senhor conhece o programa brasileiro de etanol?

KRUGMAN
: Para os preços de alimentos, o etanol brasileiro é inocente. Não há um desvio na produção de alimentos nem de longe parecido com o etanol americano. E a cana-de-açúcar é uma fonte muito mais eficiente para etanol do que o milho (usado nos EUA). Então, em termos econômicos, o programa brasileiro tem muito mais sentido.
Mas as informações que recebi de especialistas em meio ambiente é que o problema com o etanol brasileiro é que ele é mais danoso em termos de emissão de gases poluentes do que parece à primeira vista. Mas eu não endosso essa afirmação, porque não fiz pesquisas independentes a respeito desse assunto.

No que diz respeito à alta do petróleo, podemos dizer que estamos no meio de um terceiro choque do petróleo?

KRUGMAN
: De certa forma sim. Não temos o mesmo impacto (dos choques anteriores).
Mas as cotações do petróleo, em termos reais, atingiram novos patamares.

Nos países pobres, alimentos caros são sinônimo de fome. A fome se tornou um efeito colateral da globalização?

KRUGMAN
: Não se pode atribuir isso à globalização. Eu sou um crítico da globalização por muitos motivos. Mas, nesse caso, havia muito mais famintos entre os anos 50 e 70 (do século passado) do que há hoje. A situação hoje está melhor em termos de segurança alimentar. Mas havia uma crença de que sempre teríamos abundância na oferta mundial de alimentos, e agora vivemos uma escassez para a qual não estávamos preparados.

O que pode ser feito para conter a inflação mundial?

KRUGMAN
: Na verdade, não há muito a ser feito. Poderíamos pensar numa política de juros mais altos para conter a demanda. Mas não está claro porque deveríamos fazer isso, se tudo que temos até agora é um choque de alimentos e de energia. A longo prazo, mais energia alternativa e mais conservação poderiam reduzir a demanda mundial por petróleo. Mas, por agora, acho que teremos que absorver esse choque.

Os americanos elegem um novo presidente este ano. Barack Obama (candidato democrata) ou John McCain (republicano) podem se sair melhor na economia do que George W. Bush?

KRUGMAN
: Bom, é difícil ser pior (do que Bush). McCain não está oferecendo qualquer mudança. E Obama está oferecendo mudanças sustentáveis, numa direção que eu aprovo, mas minhas críticas são que suas propostas não vão longe o suficiente. E, historicamente, na economia, os governos democratas sempre têm melhor desempenho. Então, temos todas as razões para acreditar que Obama oferece uma perspectiva melhor.

Historicamente, os democratas são mais protecionistas em comércio que os republicanos. Há esse risco com Obama?

KRUGMAN
: É pouco provável. É preciso fazer uma distinção entre o que os partidos falam e o que eles fazem. Se pensarmos em quais foram os governos mais protecionistas nos últimos 40 anos, foram Reagan (Ronald Reagan, de 1981 a 1989) e Bush (filho). Eles falavam sobre livre comércio, mas não o praticavam.
Enquanto isso, os democratas constantemente falam em proteger os EUA da economia mundial, mas não agem de forma protecionista. E uma das razões para isso é que os democratas, e especialmente a equipe de Obama, levam muito a sério as regras internacionais, respeitam as organizações e os tratados internacionais. Então, se tivermos um governo Obama, não voltaremos atrás em acordos comerciais já fechados. Mas, provavelmente, não haverá avanços em novos acordos. E isso é verdade para qualquer governo. Então, é muito difícil pensarmos em acordos na Organização Mundial do Comércio (OMC) ou na Área de Livre Comércio das Américas (Alca). Não acredito que um governo Obama gastaria capital político com isso

01/06/2008 - 10:35h A luta pela qualidade da informação

O sociólogo espanhol Ignacio Ramonet defende a pressão pacífica pela verdade

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Ubiratan Brasil - O Estado de São Paulo

Jornalista e sociólogo espanhol, Ignacio Ramonet tornou-se uma das vozes mais vibrantes contra a globalização no formato atual. Diretor desde 1991 da publicação francesa Le Monde Diplomatique e fundador das organizações Media Watch Global e ATTAC, ele escreveu vários livros sobre geopolítica e crítica da comunicação mundial, nos quais relaciona os meios de comunicação com o projeto estratégico da globalização.

Sua defesa da esquerda e, em especial, do governo cubano de Fidel Castro, provocou diversas críticas pelo mundo, especialmente contra seu livro Biografia a Duas Vozes (Boitempo, 624 págs., R$ 66, tradução de Emir Sader), considerado dócil e servil ao ex-ditador cubano. ‘Ramonet tem a companhia de Noam Chomsky, caso flagrante de esquizofrenia intelectual, que é inspirado e até genial quando limita-se à lingüística transformacional e um ‘idiota’ irredimível quando desata a falar de política’, observou Vargas Llosa, em artigo publicado no Estado no ano passado.

Controverso, Ramonet esteve em São Paulo na semana passada, quando participou de um debate, no Instituto Cervantes, ao lado do sociólogo Emir Sader. Juntos, discutiram sobre o poder dos meios de comunicação frente aos sistemas econômicos. Antes, Ramonet respondeu as seguintes perguntas.

Como enfrentar os perigos dos conglomerados de mídias, que podem ameaçar a informação de qualidade?

Os conglomerados de mídia dominam hoje a informação. Sua preocupação básica não é a qualidade da informação. Nem sequer sua veracidade. O que mais lhe interessa é a rentabilidade da empresa. Essa é sua obsessão principal. Por isso, dão absoluta prioridade à informação-espetáculo, à informação-entretenimento. Concebem a notícia como uma variedade da cultura de massas e não como item da formação e educação do cidadão. O que importa é um maior número de pessoas consumindo essa informação-lixo. Porque, hoje em dia, o negócio noticioso não consiste em vender novidades aos cidadãos, mas vender cidadãos aos anunciantes. Essa é a nova equação, que constitui uma regressão copernicana. A população precisa tomar consciência dessa mudança radical. E defender seu direito a ser bem informada, porque a qualidade da informação depende da qualidade da democracia.

O crescimento da internet está diretamente ligado à formação desses conglomerados?

A internet foi apresentada, em princípio, como uma possibilidade para os cidadãos se livrarem da dominação dos conglomerados de mídia. Mas hoje, na prática, a internet foi integrada ao império desses conglomerados. Ainda assim, todos podemos abrir um blog, que nos permite falar com todo o planeta. Na realidade, se consideramos o ranking dos sites de informação mais freqüentados em qualquer país, vemos que os primeiros lugares são ocupados por empresas de mídia que dominam a informação nesse país. Por isso, a internet só veio a reforçar o poderio dos conglomerados.

Na França, dois grupos de imprensa, Dassault e Lagardère, têm ligação com atividades militares. Qual o perigo disso quando se travam guerras como a do Iraque?

Sim, na França, os grupos Lagardère e Dassault, cujas atividades industriais principais são militares, estão entre os que dominam o setor de mídia. O perigo é que a informação difundida por esses grupos (como acontece nos Estados Unidos com os meios dominados pela General Electric) seja, em caso de conflitos, favorável, independente do pretexto, a uma intervenção francesa com a única intenção de que, dessa forma, as empresas proprietárias conquistem maiores benefícios. Até o momento, isso não aconteceu, tampouco em 2003 quando se comentava sobre a possibilidade de a França integrar a coalizão que invadiu o Iraque no dia 20 de março daquele ano.

Como os cidadãos devem atuar contra este desvio da liberdade de imprensa?

Os cidadãos devem se organizar como fizeram os consumidores, durante os anos 1960, contra os abusos dos construtores de automóveis ou contra o uso de produtos cancerígenos nos alimentos. Consumimos a informação com nossa mente e, se ela é de má qualidade, acaba por envenenar nosso espírito e nossa personalidade. Devemos criar observatórios dos meios - no Brasil, já existem e são muito sérios e profissionais - para denunciar mentiras, manipulações ou o silêncio dos meios de comunicação. Essa denúncia não tem caráter ideológico (meios de qualquer ideologia podem errar), mas unicamente a busca da perfeição da qualidade da informação. Os cidadãos devem mobilizar-se e fazer pressão pacífica e democrática para os meios melhorarem a informação.

O senhor conversou muito com Fidel Castro e até escreveu um livro sobre esse relacionamento. O senhor acredita que o destino de Cuba, agora sem Fidel, depende diretamente de quem será o próximo presidente dos Estados Unidos?

Sim. Fala-se muito, nos meios de comunicação, sobre a ‘necessidade de Cuba mudar’. Mas inúmeros jornalistas se esquecem da enorme responsabilidade que têm os Estados Unidos em algumas das dificuldades, particularmente econômicas, sofridas por Cuba. A manutenção do cruel bloqueio durante quase 50 anos é um grande crime. Por isso, os Estados Unidos devem iniciar uma mudança em relação a Cuba, no sentido de reconhecer os direitos daquele país de descobrir seu próprio destino. Mudar no sentido de respeitar Cuba e considerá-lo um Estado soberano. Se o republicano John McCain vencer a eleição presidencial de novembro, a atitude de Washington pode endurecer ainda mais - mesmo que essa atitude beligerante não tenha frutificado em meio século. Por outro lado, a eleição de um candidato como o democrata Barack Obama abre certas perspectivas positivas. O temor de muitos observadores é o de que, especificamente sobre essa opinião a respeito de Cuba, Obama seja simplesmente assassinado antes de novembro pela máfia anticubana de Miami.

Qual a melhor herança deixada por Fidel? E a pior?

Fidel Castro é o maior latino-americano da história, ao lado de Simon Bolívar. Ainda que sua contribuição continue muito valiosa, sua herança é imensa. Não apenas material (educação, saúde, cultura, ciência, emprego pleno) mas também espiritual: latinoamericanidade, ética, independência real, resistência. Graças a ele e à revolução, Cuba foi depositária, durante o período negro da repressão e das ditaduras (1964-1979), dos grandes valores latinos de independência, soberania e republicanismo. Valores que hoje estão no auge em todo o continente, democraticamente aprovados pela maioria dos cidadãos.

11/04/2008 - 04:46h Ilusão ou profecia?

O centro e a periferia

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*Por Javier Santiso - VALOR

Os mercados financeiros encontraram um novo conceito com o qual tentam rifar a queda livre dos rendimentos nos países da OCDE. Agora eles falam de desacoplamento para indicar a maior capacidade de resistência das economias emergentes à crise que desponta a partir dos Estados Unidos. Este conceito, porém - em contradição com o de globalização, também defendido pelos mercados financeiros - é insuficiente na hora de tomar o pulso da mudança tectônica que estamos presenciando.

O que estamos vivendo é uma mudança de época e de paradigma que se assemelha a uma grande transformação, para parafrasear o economista húngaro Karl Polanyi. Os equilíbrios e as riquezas dos países estão se redesenhando a grande velocidade com a emergência de novos países, através da China, Índia, Brasil, México, África do Sul e Rússia, para mencionar as economias de ponta, que emergem a partir daquelas que até anteontem eram denominadas países em desenvolvimento.

Esta emergência é o principal evento econômico internacional deste início de milênio. Não se trata de uma espuma passageira, mas de uma onda profunda duradoura. Há 50 anos, as economias da OCDE concentravam 75% do PIB mundial. Agora, sua parcela se aproxima de apenas 55% do PIB mundial. A maior parte do crescimento mundial destes últimos anos se situa nas economias emergentes.

Igualmente, há 40 anos, 100% dos investimentos externos diretos procediam dos países da OCDE; agora, são menos de 85%. Jóias do antigo império britânico, como Corus, Jaguar ou Land Rover, caem umas após as outras nas mãos das antigas colônias das Índias. Há uma década, mais de 70% do comércio mundial estava nas mãos dos países ricos e agora esta proporção é de apenas 60%, e os números continuam apontando para baixo. Em 2007, pela primeira vez, o peso dos BRICs (Brasil, Rússia, Índia e China) igualou o dos Estados Unidos (21% do total mundial para ambos). Neste mesmo ano, os países emergentes já concentravam 85% da população mundial.

Estas mudanças não estão acontecendo de forma abrupta, elas levaram anos para se materializar em equilíbrios completamente diferentes dos que temos presenciado no fim do século XX. A (re)emergência da China, que até meados do século XIX concentrava mais de 30% do PIB mundial, é, sem dúvida, a ponta mais espetacular do iceberg que vem à superfície. Consultorias e bancos de investimento multiplicam as previsões para sondar em que ano a China superará de novo os EUA.

Para a PriceWaterHouseCoopers (PWC) ou o Goldman Sachs, esta data gira em torno de 2025. O economista e historiador Angus Maddison inclusive se atreve a prognosticar um momento mais próximo, em torno do ano de 2015 (ver Angus Maddison, “Chinese Economic Performance in the Long Run” [Desempenho econômico chinês no longo prazo], Paris, Centro de Desenvolvimento da OCDE, 2007). A verdade é que pouco importa a data exata: o que está certo é que a nossa geração presenciará esta mudança tectônica.

Algumas economias do Sudeste Asiático ou do Oriente Médio já ostentam PIB per capita mais elevados que muitos países da OCDE

Para além da China, o que veremos passar será o vagão de todos os emergentes recuperando o tempo perdido. Em meados do nosso século, segundo a PWC, a Índia provavelmente conseguirá representar cerca de 90% da economia dos EUA. Igualmente, em 2050, o Brasil superará o Japão, ao passo que Rússia, México e Indonésia ultrapassarão a Alemanha. O Vietnã, outro país emergente que desponta rapidamente a partir do Sudeste Asiático, também deveria se aproximar da Itália ou da Espanha em torno destas datas. A partir de 2020, a China provavelmente já será o segundo maior mercado de consumo do planeta, algo que deveria continuar despertando o apetite dos operadores do grande varejo e de todas as empresas voltadas aos serviços.

Para além dos números e dos prognósticos, precisaremos reajustar todos os nossos marcos conceituais e paradigmas. As categorias, no passado clássicas, de países da OCDE versus países emergentes, já são questionáveis. A OCDE conta com um punhado de economias emergentes que pertencem ao clube (México, Turquia e Coréia do Sul). Como se fosse pouco, outras, como Chile, Israel e Rússia, por exemplo, estão, desde 2007, em processo de admissão. Algumas economias do Sudeste Asiático ou do Oriente Médio já ostentam PIB per capita mais elevados que muitos países da OCDE.

Por outro lado, economias como Islândia ou Grécia apresentam, nos mercados financeiros, comportamentos de volatilidade ainda recentemente considerados exclusivos dos mercados emergentes. O que estamos presenciando, acima de tudo, é uma descentralização do mundo. Dito de outra forma, o que vivemos agora não é um desacoplamento, mas um realinhamento das riquezas dos países. As relações comerciais, financeiras e industriais entre os países do Sul estão se intensificando a uma grande velocidade. O centro é cada vez menos o centro e a periferia, cada vez menos a periferia. A América Latina e a Ásia estão exportando cada vez mais, assim como a África.

Desde meados desta década, um país como o Brasil mantém mais laços comerciais com os emergentes do que com qualquer outra região do mundo desenvolvido. Na América Latina, o Chile já exporta mais para a Ásia que a qualquer outra região do mundo (35% do total em 2007). Na Ásia, os países da região já fazem a maioria dos seus intercâmbios comerciais entre si (52% do total em 2007). Por décadas, o Ocidente se considerou o centro do mundo. Por décadas, temos celebrado os efeitos da globalização.

O jogo, porém, foi por muito tempo assimétrico. Agora esta assimetria está se dissipando: os vencedores da globalização são também os países do Sul. Talvez nem todos no Ocidente comemorem esta notícia com champanha. É possível que os motivos de comemoração se mantenham ocultos por reações protecionistas. Apesar disso, como diz o filósofo alemão Karl Popper, vale a pena continuar apostando na busca de um mundo melhor. E este que desponta, para as economias emergentes, sem dúvida será.

*Javier Santiso é diretor e economista-chefe do Centro de Desenvolvimento da OCDE.

07/04/2008 - 14:43h Interesse Nacional, uma nova revista de debates

Chega ao mercado editorial brasileiro, em fins de março, uma publicação inédita com textos de economistas, diplomatas, sociólogos, políticos, jornalistas e especialistas em temas como meio ambiente, economia, política social, política industrial e inovação, educação, segurança pública, tráfico de drogas e de armas, cultura da transgressão e política externa.

A revista Interesse Nacional, que tem em seu conselho editorial 25 membros, circulará no dia 8 de abril e será lançada em São Paulo, no dia 16 de abril, num seminário sobre a Globalização e o Interesse Nacional do Brasil: uma agenda para o futuro, no Instituto Norberto Bobbio. A revista também será apresentada em Belo Horizonte, no dia 8 de maio, com debate no Banco de Desenvolvimento do Estado de Minas Gerais e Brasilia, no dia 14 de maio.

Interesse Nacional, com periodicidade trimestral (quatro números ao ano), defende uma orientação editorial diversificada, como convém a um país complexo e multifacetado como o Brasil. Seu objetivo é o de acolher as múltiplas visões que possuem sobre os destinos do País os diferentes grupos sociais e os vários interesses regionais. Em lugar de se bater pela convergência de opiniões, ela pretende, justamente, promover um grande debate de idéias, de propostas, de soluções aos problemas brasileiros, acima de posições partidárias ou ideológicas. Seu único compromisso, como confirmado pela escolha do nome, é com os interesses nacionais do Brasil, múltiplos como convém a uma sociedade democrática, inserida de formas diversas no cenário internacional.”

A revista vem para ocupar um espaço ainda não preenchido no mercado editorial brasileiro, pois se trata de uma publicação que fica entre o jornalismo e o texto acadêmico, uma mistura que facilita o aprofundamento dos temas sem a necessidade de apresentá-los como uma tese acabada. De tal forma, que o leitor possa entender, em relação a cada uma das questões em pauta, o que está em jogo e quais as posições mais relevantes sobre o que fazer e como fazer para beneficiar o País numa perspectiva de longo prazo.

Seu único compromisso é com o debate qualificado de idéias e com a relevância das questões levantadas, na intersecção crescente entre os assuntos domésticos e internacionais, terá uma tiragem de dois mil exemplares e será vendida em livrarias (Cultura, Vila, Siciliano, La Selva) e por meio de assinaturas.

A revista pretende atingir os meios político, acadêmico, empresarial e a mídia.

No Brasil, a idéia de se discutir os principais assuntos políticos e econômicos, do ponto de vista dos interesses nacionais, ainda não se firmou com a força necessária. Em países mais ativos na definição de estratégias de inserção no mundo global, a noção de interesse nacional permeia os embates parlamentares, as disputas eleitorais, o debate público em geral.

O primeiro número de Interesse Nacional trará oito artigos:

1e 2) “O que é o interesse nacional do Brasil hoje?” – textos de Luiz Gonzaga Belluzzo e Gustavo Franco.
3 e 4) “A política externa do Brasil na América do Sul e o ingresso da Venezuela no Mercosul” – textos de Marco Aurélio Garcia e Rubens Barbosa.
5) “A posição brasileira no pós-Kyoto” – Embaixador Everton Vargas.
6) “TV Pública ou TV Estatal?” – Eugênio Bucci.
7) “Capital estrangeiro no ensino superior: ameaça ou oportunidade?” – Cláudio Moura Castro.
8) “Judiciário: a reforma possível e relevante” – Joaquim Falcão.

São membros do Conselho Editorial:
André Singer, Berta Becker, Carlos Eduardo Lins da Silva, Cláudio Lembo, Cláudio Moura Castro, Daniel Feffer, Demétrio Magnoli, Eduardo Giannetti da Fonseca, Eliézer Rizzo de Oliveira, Eugênio Bucci, Fernão Bracher, Gabriel Cohn, Glauco Arbix, João Geraldo Piquet Carneiro, Joaquim Falcão, José Luis Fiori, Leda Paulani, Luiz Carlos Bresser Pereira, Raymundo Magliano, Renato Janine Ribeiro, Ricardo Carneiro, Ricardo Santiago, Roberto Pompeu de Toledo, Rubens Barbosa e Sérgio Fausto.

Os jornalistas interessados em obter mais informações sobre a revista podem escrever para leonardo@rbarbosaconsult.com.br ou ligar para 3039-6332.

Rubens Barbosa,
Editor-responsável

07/04/2008 - 07:33h Sonhos e pesadelos à frente do setor têxtil

VALOR 

Sofredor preferencial das dores da globalização, o setor têxtil brasileiro tem à frente, neste ano, uma forte ameaça. Termina em dezembro o acordo que, até agora, restringe as vendas da China mundialmente, e permite aos sócios do país, na Organização Mundial do Comércio, criar barreiras, como salvaguarda, contra uma onda de importações de origem chinesa. Enquanto tentam, sem sucesso, atrair o governo chinês para um acordo, os dirigentes do setor parecem dispostos a explorar uma outra face do comércio internacional: a ofensiva aos mercados externos.

Apesar da crise mundial e dos prognósticos negativos para a economia dos Estados Unidos, foi neste país que surgiu uma oportunidade abraçada com interesse pelos líderes do setor. Mencionada discretamente, passou despercebida, na visita da secretária de Estado dos EUA, Condoleezza Rice, ao Brasil, em março. Os governos dos EUA e do Brasil, que conseguiram temperar a agenda bilateral com uma aproximação no setor de biocombustíveis, decidiu que o setor têxtil pode ser o segundo a dar alguma relevância econômica à aproximação entre os governos Bush e Lula, hoje muito forte na área política, mas pouco vigorosa em questões de comércio e investimento.

No fim de abril, representantes da indústria têxtil brasileira e americana começarão, nos Estados Unidos, encontros patrocinados pelos dois governos para discutir acordos de cooperação e estratégias comuns para enfrentar as dificuldades do mercado externo. “Queremos facilitar acordos de comércio e investimento”, explica o diretor-superintendente da Associação Brasileira da Indústria Têxtil, Fernando Pimentel, que tem pretensões ambiciosas para esse acercamento dos empresários americanos. “Quem sabe o setor têxtil não pode ser um pilo