22/11/2008 - 16:36h Los resultados del recuento, según un comunicado del partido, dan una ventaja de sólo 42 votos a Martine Aubry frente a Ségolène Royal

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Noche de angustia en las elecciones de los socialistas franceses

François Hollande convoca el Consejo Nacional socialista para validar los resultados

EL PAÍS – AGENCIAS – París – 22/11/2008

Martine Aubry ha sido la ganadora de la presidencia del partido socialista francés por una apretada victoria de 42 votos sobre su competidora, la ex candidata presidencial Ségolène Royal, según ha explicado el propio partido en un comunicado hecho público a primera hora de hoy. De esta manera, Aubry se convierte en la primera mujer que dirigirá el principal partido de la izquierda francesa. Tras conocer el resultado, los seguidores de Royal han pedido una nueva votación.

El ajustado recuento de la segunda vuelta de las elecciones para elegir al nuevo líder de los socialistas franceses ha convertido la madrugada de este sábado en una noche de angustias en el seno del partido, sobre todo después de que los equipos de las dos candidatas en liza, Martine Aubry y Ségolène Royal, se lanzaran a reinvicar la victoria sin que nada estuviera confirmado.

Según los datos ofrecidos por la dirección del partido, Martine Aubry ha logrado el 50,02% de los votos de los militantes del partido, frente al 49,98% de su rival, lo que da a la primera una ventaja de sólo 42 votos. Ante este margen tan estrecho, François Hollande ha anunciado la convocatoria del Consejo Nacional del partido para validar los resultados de los comicios internos “a mitad de la próxima semana”, previsiblemente el miércoles. “Lo mejor para que el resultado sea lo más indiscutible posible es que sea ratificado por un Consejo Nacional”, ha señalado el dirigente socialista, quien ha adelantado que se analizarán todas las denuncias y los recursos posibles. Una vez se haya hecho ese análisis, ha añadido Hollande, se decidirá si se valida el resultado o se plantean otros procedimientos.

La nueva presidenta es la alcaldesa de Lille, en el norte de Francia, además de ser la hija de Jacques Delors, ministro de Finanzas y presidente de la Comisión Europea. Aubry estudió en la elitista École Nationale d’Administration (ENA), en la que suelen formarse los cuadros de mando de empresas e instituciones francesas, y ha sido ministra de Trabajo, durante la presidencia de Gobierno de Édith Cresson, y de Empleo y Solidaridad, junto a Lionel Jospin. Durante este periodo ella fue la encargada de diseñar y aprobar la jornada laboral de 35 horas en 2000, que Nicolás Sarkozy ha desmantelado prácticamente en los últimos 18 meses.

Una noche de muchas emociones

La noche fue larga y estuvo llena de tensión. Primero fue el entorno de Aubry el que, alrededor de la una de la madrugada, proclamó la victoria de la alcaldesa de Lille. La diputada Claude Bartolone aseguró entonces que esta candidata “no puede ser batida”, pues según sus cifras obtendría el 50,28 % de los votos, frente al 49,72 % de Ségolène Royal.

Como respuesta, el entorno de Ségolène Royal recordaba que el recuento seguía abierto y su brazo derecho, Manuel Valls, llegaba incluso a cuestionar los resultados de Aubry en la federación Norte, donde se daba casi seguro que la alcaldesa ganaría por mayoría. “No nos dejaremos robar la victoria”, advirtió Valls.

El pulso era tan reñido, que la dirección del partido tuvo que salir al paso y asegurar que no podía anunciar el resultado de un escrutinio “extremadamente reñido”, apelando a los partidarios de ambas candidatas a abstenerse de realizar “declaraciones apresuradas”.

Por si fuera poco, Ségolène Royal pedía poco después una nueva votación el miércoles próximo tras constatar “irregularidades” que pueden entrañar problemas a la hora del recuento y la verificación de las papeletas, algo que su adversaria, Martine Aubry, ha rechazado de pleno. “Un tercer escrutinio no tiene razón de ser”, ha dicho la alcaldesa de Lille.

Ségolène Royal y Martine Aubry se enfrentaban a la decisiva segunda vuelta de las votaciones internas del PS, cuyos afiliados estaban llamados ayer a elegir entre las dos mujeres a la que será su líder en sustitución de Francois Hollande, tras una primera vuelta celebrada el pasado jueves en la que ninguna de ellas consiguió mayoría suficiente para declararse ganadora.

En la primera ronda, las bases del partido colocaron en cabeza a Royal con un 42,51% de los votos, mientras que Aubry logró un 34,70% y el tercer rival en liza, el joven eurodiputado Benoît Hamon, fue desbancado de la segunda ronda al quedarse con un 22,79% de los sufragios de la militancia. Hamon pidió para Aubry el voto de sus partidarios en la segunda vuelta.

22/11/2008 - 15:59h França: Le face-à-face entre deux blocs égaux fait caler le PS

Il faut croire qu’avec le Parti socialiste, le pire est toujours à venir. Après deux semaines de rivalités, marquées par un premier vote sur les motions qui a scellé l’émiettement de ses composantes, puis par un congrès qui aura vu la froide désunion de ses leaders, le PS ne pouvait imaginer final plus exécrable. Une élection inaboutie, sur fond d’accusations de fraude. Vendredi, la tension née de l’infime écart – 42 voix, soit une marge de 0,04% – qui sépare Martine Aubry et Ségolène Royal a provoqué une sorte de naufrage démocratique.

Il y a trois ans, le référendum sur le traité constitutionnel européen avait déjà mis aux prises deux camps au sein du PS. Ce nouveau scénario catastrophe menace d’aggraver encore la fracture entre les anti et les pro-Royal : le parti est coupé en deux blocs égaux. Ce dernier vote a aussi étalé au grand jour les rituels soupçons de pratiques frauduleuses, cette fois exacerbés.

Mme Royal progresse dans l’ensemble de 43% à 49% des voix, en captant une partie de l’électorat de Benoît Hamon. Selon ses partisans, elle enregistre cependant un gain bien moindre dans deux départements. Il s’agit de la fédération du Nord, la deuxième en importance dans le PS, qui soutient la maire de Lille. Et de celle de Seine-Maritime, l’une des dernières place fortes des amis de Laurent Fabius, très présents derrière Mme Aubry.

Devant de telles suspicions, les partisans de cette dernière rétorquent que les représentants locaux de Mme Royal ont signé les procès verbaux. Et contre-attaquent en évoquant des irrégularités commises dans les Bouches-du-Rhône ou dans l’Hérault, deux fédérations favorables à Mme Royal.

Sortir de l’impasse Le Parti socialiste tout entier paye son incapacité à faire cesser des pratiques – fausses cartes de membre, électeurs-fantômes, personnel municipal artificiellement encarté… – qui n’ont pas disparu malgré la création d’un fichier central des adhérents et son informatisation. Jusqu’alors, on s’accusait de vilaines pratiques mais, lors de la commission dite de récolement (où est réalisé l’ultime pointage des votes), chaque camp fermait les yeux sur les méthodes de l’adversaire. Au passage, il faut souhaiter que l’étroitesse de l’écart final fasse voler en éclat ce modus vivendi.

Les socialistes sont désormais face à une urgence : sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont fourvoyés. Parlement du parti, le conseil national, où les partisans de Mme Royal sont minoritaires, doit avaliser les résultats et permettre à la nouvelle première secrétaire de composer une majorité. Sa réunion, prévue le 29 novembre, a été avancée au mercredi 26 novembre. Dans cette perspective, Mme Royal exige que l’on organise un nouveau vote, quitte à désigner des observateurs extérieurs. Mme Aubry, en revanche, s’y oppose.

Pourtant, il faudra bien trouver une issue qui ne sacrifie pas l’autorité dont aura besoin la numéro un potentielle du PS. Et faire en sorte que la solution trouvée ne soit pas considérée comme une capitulation, voire une humiliation, par l’ancienne candidate à la présidence de la République.

François Hollande va devoir œuvrer pour trouver un compromis entre deux rivales dont l’une n’a jamais été avare de critiques à son égard et dont l’autre se trouve être son ancienne compagne. Voilà qui promet au premier secrétaire sortant une toute-fin de mandat particulièrement délicate. A moins que l’homme des synthèses – on le lui a assez reproché – parvienne à les convaincre de former une alliance pour diriger le Parti socialiste. Pour le PS, ce serait un sursaut inattendu.

Jean-Michel Normand – Le Monde

21/11/2008 - 15:49h França: Dossier sobre as eleições internas do Partido Socialista

PS : Royal en pôle, mais face au ticket Aubry-Hamon

Les militants ont placé Ségolène Royal en tête du vote pour le Premier secrétaire, mais un second tour aura lieu ce vendredi.

Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon (Audrey Cerdan/Rue89).

Ségolène Royal a raté jeudi son train vers Paris, mais pas le premier tour de l’élection du premier secrétaire du PS. Mais le premier tour seulement, car il y en aura bien un second. La présidente de la région Poitou-Charentes n’obtient pas la majorité absolue face à Martine Aubry et Benoît Hamon.

Des résultats officiels, mais pas encore totalement définitifs, annoncés à 1h30 au siège du Parti socialiste par Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections. A noter, une participation plus forte de près de 7000 militants par rapport au vote du 6 novembre sur les motions. (Voir la vidéo)

  • Ségolène Royal: 42,45%
  • Martine Aubry: 34,73%
  • Benoît Hamon: 22,83%

C’est depuis la Maison de la région que Ségolène Royal commentera vendredi midi ce score. Et livrera sa réflexion avant le second tour qui l’opposera le soir-même à la maire de Lille, qui a reçu le soutien du député européen.“Nous sommes confrontés à un choix de culture”Les deux conceptions du parti distinguées depuis plusieurs semaines s’affronteront donc. Chaque camp insiste sur son point fort. Le “renouvellement” pour les partisans de Ségolène Royal. Idem, mais ce sera plus difficile à faire entendre, pour ceux de Martine Aubry et Benoît Hamon, qui savent qu’ils devront davantage miser sur “l’ancrage à gauche”.Benoît Hamon, l’homme le plus attendu de la soirée. Il appelle pourtant sans surprise à voter pour Martine Aubry, celle qui a déjà le soutien de Bertrand Delanoë, et avec qui il avait déjà réussi à s’accorder sur un texte commun, sans pour autant dégager un seul et même candidat. Aujourd’hui, le ralliement est aussi rapide que limpide:

“Je pense que nous sommes confrontés, comme il nous en arrive tous les dix ou vingt ans, à un choix qui est un choix de culture. (…) Moi, aujourd’hui, j’ai fait le choix, en toute transparence et en responsabilité, de demander aux 30 000 militants socialistes, dont je ne suis pas propriétaire mais qui m’ont fait confiance, de se reporter massivement vers le vote en faveur de Martine Aubry.” (Voir la vidéo)

30 000 militants qui le placent en position d’arbitre. Mais un arbitre qui a rapidement pris position et que l’on pourrait retrouver à un poste de premier secrétaire délégué si la maire de Lille l’emportait. Un poste pourtant récemment inventé par Ségolène Royal et d’ores et déjà distribué à Vincent Peillon en cas de victoire…“Les militants ne changent pas d’un jour sur le lendemain”De ce ralliement, Martine Aubry s’est dite aussitôt “heureuse”, depuis Lille. Et ses lieutenants y croient, Pascal Lamy en tête. Il est ce jeudi soir la voix de Martine Aubry à Solférino. 34,73% + 22,83% = 57,56%. L’optimisme est de mise:

“La voie du rassemblement est en marche et donc il y a toutes les raisons de penser que demain nous avons la capacité de gagner. Nous sommes ici dans un scrutin entre militants socialistes (…) qui ne changent pas d’un jour sur le lendemain.” (Voir la vidéo)

“Ce n’est pas l’arithmétique qui fait le vote”Soutien de Ségolène Royal, David Assouline rétorque: “Ce n’est pas l’arithmétique qui fait le vote.” Avant d’insister encore et encore sur la notion de “renouvellement”, accompagnée de tous ses synonymes. Sans oublier de faire un clin d’oeil aux militants ayant voté pour Benoît Hamon:

“Dans ce vote du premier tour, une fois de plus, on voit qu’une majorité de militants nette -et ça se voit aussi avec le score de Benoît Hamon- est pour un changement profond du Parti socialiste, pour un renouvellement, pour une refondation. (…) Nous sommes absolument confiants.” (Voir la vidéo)

Les royalistes le martèlent: au second tour non plus, “ce ne sera pas encore une arithmétique”. Ils en veulent pour preuve les résultats de ce premier tour dans la section du XVIIIe arrondissement de Paris. La section de Lionel Jospin et Bertrand Delanoë. Ségolène Royal l’a emporté avec 53,6% des suffrages, devant Martine Aubry (28%). Le 6 novembre, elle était loin derrière le maire de Paris (43% contre 26,5%).Les partisans des uns et des autres ne s’attardent toutefois pas à Solférino, et partent une question -irrésolue- en tête: les voix de Benoît Hamon se reporteront-elles en masse sur Martine Aubry ou Ségolène Royal parviendra-t-elle à en capter suffisamment pour convertir sa pôle position en victoire?Quelle que soit la réponse ce vendredi soir des militants socialistes, ils placeront une femme à la tête d’un parti qui ne sera toujours pas parvenu à se doter d’une majorité forte.


Alors que les militants socialistes s’exprimaient lors de ce premier tour, Rue89 vous proposait un dernier regard sur le vote pour le premier secrétaire du PS.
Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon (Audrey Cerdan/Rue89).
Derniers meetings

Banlieue parisienne, Paris et Bretagne. Telles étaient les dernières destinations mercredi soir des trois candidats en lice. Craignant les séquelles et les divisions durables à l’issue du scrutin, tous ont appelé au rassemblement:

  • Martine Aubry (à Aubervilliers): “Nous sommes dans le même parti, nous devons être unis et travailler ensemble.”
  • Ségolène Royal (à Paris): “Dès lundi, pas un socialiste ne doit manquer pour se battre contre la politique de Sarkozy.”
  • Benoît Hamon (à Brest): “J’ai essayé d’éviter de faire une campagne contre les autres dans une logique d’empêchement, je ne suis pas là pour empêcher Ségolène Royal ou Martine Aubry.”
Dernières vidéos

Ségolène Royal, Benoît Hamon et, dans une moindre mesure, Martine Aubry la jouent propagande lors de l’ultime journée de cette campagne interne. Chacun des trois candidats a dégainé sur son site un clip mêlant discours et musique. Discours du congrès de Reims pour les deux premiers, discours du dernier meeting pour la troisième. (Voir les vidéos)



Derniers textes

Trois jours avant le vote, Ségolène Royal, Benoît Hamon et Martine Aubry ont envoyé leur profession de foi aux militants. Si tous prônent un “renouvellement” du parti, avec un net virage à gauche, l’éventuelle alliance avec le MoDem fait toujours débat.

Benoît Hamon plus que les autres, puisque c’est son credo depuis l’annonce de sa candidature le 23 septembre, et que les autres empiètent aujourd’hui sur ses plates-bandes. “L’ancrage à gauche”, il le réclame à trois reprises dans sa profession de foi.

Martine Aubry aussi exige un “parti fermement ancré à gauche”. Précision et explication à l’appui de l’ancienne ministre de l’Emploi et de la Solidarité: un parti “ancré dans la gauche efficace, crédible”, parce que “face à une droite dure, il faut une gauche forte”.

Quant à Ségolène Royal, elle se pose également comme le meilleur recours pour ceux qui veulent plus de gauche. “Les Français nous attendent. La gauche nous attend”, écrit la présidente de la région Poitou-Charentes, sans en rajouter.

Dernier pointage

Rue89 a interrogé, mercredi et jeudi, ses riverains pour savoir quel premier secrétaire ils préféraient pour le Parti socialiste. 2077 ont voté. Martine Aubry a été placée largement en tête, devant Ségolène Royal, puis Benoît Hamon.

Dernier vote

Les 233 000 adhérents socialistes, même si tous ne sont pas à jour de cotisations, ont déjà été appelés à voter le 6 novembre dans les quelque 3 200 sections en France. Il s’agissait cette fois d’un vote sur les motions. 130 486 militants se sont exprimés. Les résultats étaient les suivants:

  • Motion A (Bertrand Delanoë): 25,24%
  • Motion B (Pôle écologique): 2,59%
  • Motion C (Benoît Hamon): 18,52%
  • Motion D (Martine Aubry): 24,32%
  • Motion E (Ségolène Royal): 29,08%
  • Motion F (Utopia): 1,25%

Les résultats détaillés, fédération par fédération, permettent eux de savoir pour qui ont voté les onze plus grosses fédérations socialistes:

  • Quatre pour la motion E (Ségolène Royal): Bouches-du-Rhône (73,04%), Hérault (53,46%), Rhône (40,92%) et Essonne (34,93%).
  • Quatre pour la motion D (Martine Aubry): Nord (57,87%), Pas-de-Calais (48,52%), Seine-Maritime (66,62%) et Hauts-de-Seine (30,33%).
  • Trois pour la motion A (Bertrand Delanoë):
    Haute-Garonne (29,66%), Gironde (32,50%) et Paris (36,75%).
  • Zéro pour la motion C (Benoît Hamon).
  • Zéro pour la motion B (Pôle écologique).
  • Zéro pour la motion F (Utopia).

Pour rappel, Bertrand Delanoë a appelé “à voter massivement” en faveur de Martine Aubry (mais les tenants de sa motion n’ont pas tous fait de même, François Hollande en tête, qui est resté neutre). Le Pôle écologique a apporté son soutien à Ségolène Royal. Et le mouvement Utopia s’est rangé derrière Benoît Hamon.

21/11/2008 - 15:25h Aubry est plus “crédible et compétente” que son adversaire, selon Delanoë

A disputa pela presidencia do Partido Socialista da França foi para um segundo turno, nenhum dos candidatos obteve a maioria absoluta.
Ségolène Royal, que foi a candidata derrotada contra Sarkozy, obteve 42,51% dos votos, Martine Aubry, filha de Delors e prefeita de Lille, foi para o segundo turno com 34,70. O candidato que se proclama mais a esquerda, com 22,79% fez um bom percentual e seus eleitores vão definir o resultado. O prefeito de Paris, Bertrand Delanoë desistiu de ser candidato e apoia Aubry. LF

LE MONDE

14 h 17 – Pour Razzy Hammadi, seule Martine Aubry “peut préserver l’unité du parti”

Razzy Hammadi, secrétaire national proche de Benoît Hamon, a déclaré qu’une victoire de Martine Aubry était “la condition sine qua non pour préserver l’unité du parti et entamer une rénovation” du PS. Pour ce proche de Benoît Hamon, “le renouvellement, ce n’est pas simplement le papier glacé, c’est d’abord un contenu“. “Etre soutenu par celui qui a été l’auteur d’un ouvrage intitulé : ‘il faut saborder le PS’, il y a mieux comme rénovation !”, a-t-il lancé. En novembre 2007, Georges Frêche avait fait paraître sous ce titre un livre d’entretiens.

13 h 40 – Delanoë : Aubry est plus “crédible et compétente” que son adversaire

“Martine est vraiment la candidate, le premier secrétaire qui peut le mieux” être “crédible et compétente sur la question sociale”, a déclaré le maire de Paris Bertrand Delanoë. Selon lui, la maire de Lille “aura plus facilement une majorité politique et ce sera important pour la solidarité du parti pendant trois ans”. A l’inverse, “Ségolène a du caractère, des qualités, mais elle personnaliserait trop les choses si elle gagnait, et elle tendrait un petit peu les rapports” au sein du parti, a-t-il indiqué.

13 h 25 – Royal “cueillera la poire dans deux ans toute mûre”, selon Georges Frêche

L’ex-socialiste et président divers-gauche de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a estimé que Martine Aubry avait deux chances sur trois de l’emporter face à l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle.  Mais “si c’est Ségolène qui perd, c’est sa chance”, a-t-il déclaré. “Parce que si elle perd, (…) elle va rester tapie pendant deux ans hors des coups et des flèches pour préparer l’avenir. Et les autres, qui ont cinq présidentiables dans leurs rangs, se battront comme des chiens pendant deux ans”. Alors Ségolène Royal “cueillera la poire dans deux ans toute mûre”, en a conclu Georges Frêche.

13 h 00 – Aubry : “Si je gagne, je tendrai la main à Ségolène”
Pour Martine Aubry, le “renouvellement” aura lieu au PS quel que soit le résultat du vote des militants, l’élection d’une femme à la tête du parti constituant en soi “une révolution”.  Ce renouvellement aura lieu “aussi et peut-être surtout” par “la mixité que je m’engage à faire partout, par de nouveaux visages, par le renouvellement des générations”, a-t-elle ajouté. “Si je gagne, je tendrai la main à Ségolène, ce sera la première à qui je passerai un appel pour lui dire : nous ne sommes pas rassemblées sur la même ligne politique mais nous devons être unies pour les Français”, a-t-elle réaffirmé. “Si je perds, j’attendrai qu’elle me passe un coup de téléphone et moi, je travaillerai toujours pour mon parti”, a-t-elle assuré.

12 h 15 – Royal lance un appel aux partisans de Benoît Hamon
Ségolène Royal s’est présentée vendredi comme “la garantie de ce changement, de cet ancrage à gauche, mais aussi de l’ouverture sur toutes les idées neuves” à laquelle aspirent les militants, notamment “celles et ceux qui ont voté pour Benoît” Hamon. Elle a promis de s’ouvrir aux autres équipes et de les intégrer à la direction du parti.

Discours de Ségolène Royal – 20 11 2008
envoyé par lespoiragauche

11 h 55 – Derniers résultats
D’après les nouveaux chiffres communiqués vendredi par le parti, Ségolène Royal a obtenu jeudi 42,51% des voix au premier tour de l’élection du premier secrétaire du PS, devant Martine Aubry à 34,70% et Benoît Hamon à 22,79%. Ces résultats tiennent compte du vote de 230 442 électeurs sur 232 912 inscrits, moins ceux de la fédération de la Guadeloupe.

10 h 20 – Hamon craint un scrutin “serré”
“Arithmétiquement”, la maire de Lille devrait l’emporter mais le scrutin “s’annonce serré”, a déclaré Benoît Hamon sur LCI, évoquant “une très grand lassitude des militants”.

07 h 00 – Le courant Aubry conteste les résultats officiels
Christophe Borgel, mandataire national de la motion Aubry, a formellement contesté les nouveaux chiffres de la direction attribuant 43,10% des voix à Ségolène Royal, et 34,50% à Martine Aubry Des chiffres “différents de ceux donnés lors de l’annonce officielle des résultats une heure plus tôt”. “Il s’agit soit d’une erreur, soit d’une manipulation qui vise à essayer de montrer que le résultat de Ségolène Royal est plus haut qu’annoncé initialement et qu’elle a déjà gagné, avant même le second tour”. Les premiers résultats ne tenaient pas compte des votes en Nouvelle-Calédonie, à Wallis et Futuna, en Polynésie, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Guyane et Martinique, soit 260 bulletins, en se basant sur la participation au vote du 6 novembre. “Même en admettant que toutes ces voix soient allées à Ségolène Royal, cela représente un écart de 0,1 point par rapport à son résultat annoncé officiellement par la direction”, a argué M. Borgel.

03 h 35 – Manuel Valls y croit
Ce proche de Ségolène Royal estime le second tour “très, très gagnable”. “Plus de 11 000 voix d’avance nous séparent de Mme Aubry. L’arithmétique n’est absolument pas la dynamique dans une campagne électorale, quelle qu’elle soit”, a-t-il déclaré. Le député compte notamment sur une plus grande mobilisation des “militants qui ne sont pas venus voter lors de ce premier tour”.

02 h 30 – Aubry promet de “changer” le parti
“Heureuse”
du ralliement de Benoît Hamon, la maire de Lille a promis de “changer profondément le parti socialiste, de le renouveler dans sa composition, dans ses comportements, dans son attitude vis-à-vis de la société et de porter les valeurs de gauche”, si elle est élue vendredi.

02 h 00 – Hamon appelle à voter “massivement” pour Aubry au deuxième tour
Arrivé troisième lors du premier tour de l’élection du premier secrétaire du PS, Benoît Hamon a appelé dans la nuit de jeudi les militants socialistes ayant voté pour lui à apporter “massivement” leur voix à Martine Aubry. “Mon choix est dicté par ce que je crois être l’intérêt de la gauche” en pensant à “celles et ceux qui attendent de la gauche une alternative à la droite”, a déclaré l’eurodéputé. Il a recueilli 22,8% des voix en métropole soit 30 880 suffrages, derrière Ségolène Royal (43,1%) et Martine Aubry (34,5%).