22/11/2008 - 16:36h Los resultados del recuento, según un comunicado del partido, dan una ventaja de sólo 42 votos a Martine Aubry frente a Ségolène Royal

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Noche de angustia en las elecciones de los socialistas franceses

François Hollande convoca el Consejo Nacional socialista para validar los resultados

EL PAÍS – AGENCIAS – París – 22/11/2008

Martine Aubry ha sido la ganadora de la presidencia del partido socialista francés por una apretada victoria de 42 votos sobre su competidora, la ex candidata presidencial Ségolène Royal, según ha explicado el propio partido en un comunicado hecho público a primera hora de hoy. De esta manera, Aubry se convierte en la primera mujer que dirigirá el principal partido de la izquierda francesa. Tras conocer el resultado, los seguidores de Royal han pedido una nueva votación.

El ajustado recuento de la segunda vuelta de las elecciones para elegir al nuevo líder de los socialistas franceses ha convertido la madrugada de este sábado en una noche de angustias en el seno del partido, sobre todo después de que los equipos de las dos candidatas en liza, Martine Aubry y Ségolène Royal, se lanzaran a reinvicar la victoria sin que nada estuviera confirmado.

Según los datos ofrecidos por la dirección del partido, Martine Aubry ha logrado el 50,02% de los votos de los militantes del partido, frente al 49,98% de su rival, lo que da a la primera una ventaja de sólo 42 votos. Ante este margen tan estrecho, François Hollande ha anunciado la convocatoria del Consejo Nacional del partido para validar los resultados de los comicios internos “a mitad de la próxima semana”, previsiblemente el miércoles. “Lo mejor para que el resultado sea lo más indiscutible posible es que sea ratificado por un Consejo Nacional”, ha señalado el dirigente socialista, quien ha adelantado que se analizarán todas las denuncias y los recursos posibles. Una vez se haya hecho ese análisis, ha añadido Hollande, se decidirá si se valida el resultado o se plantean otros procedimientos.

La nueva presidenta es la alcaldesa de Lille, en el norte de Francia, además de ser la hija de Jacques Delors, ministro de Finanzas y presidente de la Comisión Europea. Aubry estudió en la elitista École Nationale d’Administration (ENA), en la que suelen formarse los cuadros de mando de empresas e instituciones francesas, y ha sido ministra de Trabajo, durante la presidencia de Gobierno de Édith Cresson, y de Empleo y Solidaridad, junto a Lionel Jospin. Durante este periodo ella fue la encargada de diseñar y aprobar la jornada laboral de 35 horas en 2000, que Nicolás Sarkozy ha desmantelado prácticamente en los últimos 18 meses.

Una noche de muchas emociones

La noche fue larga y estuvo llena de tensión. Primero fue el entorno de Aubry el que, alrededor de la una de la madrugada, proclamó la victoria de la alcaldesa de Lille. La diputada Claude Bartolone aseguró entonces que esta candidata “no puede ser batida”, pues según sus cifras obtendría el 50,28 % de los votos, frente al 49,72 % de Ségolène Royal.

Como respuesta, el entorno de Ségolène Royal recordaba que el recuento seguía abierto y su brazo derecho, Manuel Valls, llegaba incluso a cuestionar los resultados de Aubry en la federación Norte, donde se daba casi seguro que la alcaldesa ganaría por mayoría. “No nos dejaremos robar la victoria”, advirtió Valls.

El pulso era tan reñido, que la dirección del partido tuvo que salir al paso y asegurar que no podía anunciar el resultado de un escrutinio “extremadamente reñido”, apelando a los partidarios de ambas candidatas a abstenerse de realizar “declaraciones apresuradas”.

Por si fuera poco, Ségolène Royal pedía poco después una nueva votación el miércoles próximo tras constatar “irregularidades” que pueden entrañar problemas a la hora del recuento y la verificación de las papeletas, algo que su adversaria, Martine Aubry, ha rechazado de pleno. “Un tercer escrutinio no tiene razón de ser”, ha dicho la alcaldesa de Lille.

Ségolène Royal y Martine Aubry se enfrentaban a la decisiva segunda vuelta de las votaciones internas del PS, cuyos afiliados estaban llamados ayer a elegir entre las dos mujeres a la que será su líder en sustitución de Francois Hollande, tras una primera vuelta celebrada el pasado jueves en la que ninguna de ellas consiguió mayoría suficiente para declararse ganadora.

En la primera ronda, las bases del partido colocaron en cabeza a Royal con un 42,51% de los votos, mientras que Aubry logró un 34,70% y el tercer rival en liza, el joven eurodiputado Benoît Hamon, fue desbancado de la segunda ronda al quedarse con un 22,79% de los sufragios de la militancia. Hamon pidió para Aubry el voto de sus partidarios en la segunda vuelta.

22/11/2008 - 15:59h França: Le face-à-face entre deux blocs égaux fait caler le PS

Il faut croire qu’avec le Parti socialiste, le pire est toujours à venir. Après deux semaines de rivalités, marquées par un premier vote sur les motions qui a scellé l’émiettement de ses composantes, puis par un congrès qui aura vu la froide désunion de ses leaders, le PS ne pouvait imaginer final plus exécrable. Une élection inaboutie, sur fond d’accusations de fraude. Vendredi, la tension née de l’infime écart – 42 voix, soit une marge de 0,04% – qui sépare Martine Aubry et Ségolène Royal a provoqué une sorte de naufrage démocratique.

Il y a trois ans, le référendum sur le traité constitutionnel européen avait déjà mis aux prises deux camps au sein du PS. Ce nouveau scénario catastrophe menace d’aggraver encore la fracture entre les anti et les pro-Royal : le parti est coupé en deux blocs égaux. Ce dernier vote a aussi étalé au grand jour les rituels soupçons de pratiques frauduleuses, cette fois exacerbés.

Mme Royal progresse dans l’ensemble de 43% à 49% des voix, en captant une partie de l’électorat de Benoît Hamon. Selon ses partisans, elle enregistre cependant un gain bien moindre dans deux départements. Il s’agit de la fédération du Nord, la deuxième en importance dans le PS, qui soutient la maire de Lille. Et de celle de Seine-Maritime, l’une des dernières place fortes des amis de Laurent Fabius, très présents derrière Mme Aubry.

Devant de telles suspicions, les partisans de cette dernière rétorquent que les représentants locaux de Mme Royal ont signé les procès verbaux. Et contre-attaquent en évoquant des irrégularités commises dans les Bouches-du-Rhône ou dans l’Hérault, deux fédérations favorables à Mme Royal.

Sortir de l’impasse Le Parti socialiste tout entier paye son incapacité à faire cesser des pratiques – fausses cartes de membre, électeurs-fantômes, personnel municipal artificiellement encarté… – qui n’ont pas disparu malgré la création d’un fichier central des adhérents et son informatisation. Jusqu’alors, on s’accusait de vilaines pratiques mais, lors de la commission dite de récolement (où est réalisé l’ultime pointage des votes), chaque camp fermait les yeux sur les méthodes de l’adversaire. Au passage, il faut souhaiter que l’étroitesse de l’écart final fasse voler en éclat ce modus vivendi.

Les socialistes sont désormais face à une urgence : sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont fourvoyés. Parlement du parti, le conseil national, où les partisans de Mme Royal sont minoritaires, doit avaliser les résultats et permettre à la nouvelle première secrétaire de composer une majorité. Sa réunion, prévue le 29 novembre, a été avancée au mercredi 26 novembre. Dans cette perspective, Mme Royal exige que l’on organise un nouveau vote, quitte à désigner des observateurs extérieurs. Mme Aubry, en revanche, s’y oppose.

Pourtant, il faudra bien trouver une issue qui ne sacrifie pas l’autorité dont aura besoin la numéro un potentielle du PS. Et faire en sorte que la solution trouvée ne soit pas considérée comme une capitulation, voire une humiliation, par l’ancienne candidate à la présidence de la République.

François Hollande va devoir œuvrer pour trouver un compromis entre deux rivales dont l’une n’a jamais été avare de critiques à son égard et dont l’autre se trouve être son ancienne compagne. Voilà qui promet au premier secrétaire sortant une toute-fin de mandat particulièrement délicate. A moins que l’homme des synthèses – on le lui a assez reproché – parvienne à les convaincre de former une alliance pour diriger le Parti socialiste. Pour le PS, ce serait un sursaut inattendu.

Jean-Michel Normand – Le Monde

20/11/2008 - 14:22h L’heure du choix pour les militants socialistes

Le Monde 

Les militants socialistes sont appelés, jeudi 20 novembre, à départager trois candidats au poste de premier secrétaire du PS – Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon -, dans un scrutin à fort suspense. C’est la première fois que trois postulants sont en lice depuis l’instauration du suffrage universel militant chez les socialistes, en 1995. Et l’incertitude est sans précédent, le congrès de Reims, qui a été celui de la désunion et des déchirements, ayant échoué à dégager une majorité autour d’un nom.Le vote se déroulera de 17 heures à 22 heures, les premier résultats ne devant pas être connus avant minuit ou une heure du matin vendredi. Ségolène Royal part d’une base de 29 %, score de sa motion au vote des militants le 6 novembre, Martine Aubry de 24,3 %, et Benoît Hamon de 18,52 %. Le report des voix de Bertrand Delanoë (25,24 %), qui s’est finalement rallié à Mme Aubry, et la participation, seront les deux inconnues majeures de ce vote qui se déroule avec, en toile de fond, la préparation d’une candidature socialiste pour l’Elysée, en 2012. Le premier secrétaire sortant, François Hollande, n’a pas pris position publiquement.

DERNIERS MEETINGS AVANT LE VOTE

Mercredi soir, les trois candidats ont tenu leur dernier meeting avant l’élection.

Ségolène Royal avait, pour sa part, rassemblé ses partisans à Paris. “Le moment est là, historique, et il faut comme le disait François Mitterrand, que nous ayions la force de rester nous-mêmes et aussi la force de changer. Voilà ce que je vous propose !”, a-t-elle lancé au gymnase Japy à Paris XIème, devant plus de 800 personnes -1 200 selon les organisateurs.”Oui ou non, voulons-nous écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire vibrante et populaire. Le voulez-vous ?. Voulez-vous bâtir ensemble le socialisme du XXIè siècle. Le voulez-vous?. Voulez-vous que notre parti s’ouvre à toutes les diversités et devienne meilleur que la société qu’il prétend transformer?”, a affirmé l’ex-candidate à l’Elysée, reprenant comme un leitmotiv interrogatif “le voulez-vous?”.

“Nous voulons renaître avec un parti puissant, un parti fort et des socialistes fiers de l’être”, a lancé la présidente de la région Poitou-Charentes, entourée de toute son équipe, Vincent Peillon, Jean-Louis Bianco, Manuel Valls ou Julien Dray. Elle a demandé “un vote militant” pour “balayer les réticences et les refus” et “faire monter la certitude de la transformation”, évoquant cette “belle responsabilité de diriger”.Lançant un vibrant plaidoyer pour l’Education nationale et les enseignants que “la droite traite avec un tel mépris”, Mme Royal a jugé que “ce qui s’abat sur l’école est grave pour les élèves”. “Ils ont trouvé des milliards pour le système bancaire et ils saignent à blanc l’Education nationale”, a-t-elle fustigé.

L’ancienne ministre a trouvé des accents à la Zola, lançant : “J’accuse la droite au pouvoir de compromettre gravement l’avenir de l’Education nationale, j’accuse la droite au pouvoir d’en rabattre sur un investissement prioritaire, j’accuse la droite au pouvoir de paupériser l’Education nationale (…) , j’accuse la droite au pouvoir ne rien tenter contre l’échec scolaire”.”Le pays nous appelle depuis longtemps. Où êtes-vous les socialistes ? Eh bien nous sommes là ! Debout ! (…) Fiers de l’être et au service des Français. En avant ! “, a-t-elle conclu, soulevant une vive ovation.

Martine Aubry était, elle, à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, mercredi soir, pour son dernier meeting avant l’élection. “Si nous gagnons nous gagnerons dans un large rassemblement” et “la première chose que je ferai, c’est tendre la main à Ségolène”, “pas un socialiste ne doit manquer pour se battre contre la politique de Nicolas Sarkozy”, a affirmé la maire de Lille, devant 250 militants et élus socialistes d’Ile-de-France et du Nord réunis au “Magic mirrors, salle de la Fraternité”, aux portes de Paris.

“Si demain les militants me choisissent, ce sera d’abord une équipe, l’équipe de tous les militants socialistes”, a-t-elle lancé. Elle s’est engagée en cas de victoire “à mettre en place des équipes renouvelées”, “capables de faire vivre des générations différentes, avec une totale mixité”. Elle a souhaité que son “premier chantier” soit celui “de la lutte contre toutes les discriminations”.

Mme Aubry a dit son “bonheur” d’être entourée de l’ancien premier ministre Laurent Fabius et de la députée de Seine-Saint-Denis, Elizabeth Guigou. Etaient également présents le président du Conseil général, Claude Bartolone, celui de la région IDF, Jean-Paul Huchon, et le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis.

Benoît Hamon s’est, lui, rendu dans sa ville natale, Brest, pour son dernier rendez-vous avec ses sympathisants avant l’éléction. “La dernière année, ça n’a jamais été aussi facile d’être de gauche et on n’a jamais été aussi nul”, a t-il lancé au siège de la fédération du Parti socialiste du Finistère où était rassemblée une centaine de personnes.

“Alors que la droite ne retient aucun de ses coups à l’égard des plus vulnérables, les socialistes se donnent plus de coups entre eux que de coups à la droite, cela me fait un peu mal”, a-t-il déclaré, avant de demander aux socialistes de “revenir à la maison” et aux “fondamentaux” de la gauche.

Pour illustrer son propos, il a ironisé sur les socialistes qui “sautent comme des cabris” devant certaines mesures du gouvernement comme le Revenu de solidarité active et a fustigé la stratégie d’alliance avec le centre qui mènerait selon lui le PS français à la même situation que son homologue italien qui n’est “ni de droite ni de gauche et se vide de ses valeurs”.

Défendant la “clarté de mes choix, de ma stratégie, de ma candidature” , il a également pourfendu les “logiques d’empêchement” dans lesquelles étaient enfermées selon lui ses deux concurrentes au poste de secrétaire. Se présentant comme “l’incarnation de l’ancrage à gauche et du renouvellement” du PS, il s’est toutefois défendu de vouloir un “renversement de générations”, mais s’est prononcé au contraire pour une “mixité générationnelle” au cas ou il serait élu premier secrétaire du PS.

14/11/2008 - 15:56h França: Congresso do Partido Socialista procura uma sínteses

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Ségolène Royal, Bertrand Delanoë e Martin Aubry, o trio em disputa pela liderança dos socialistas franceses

Cinq enjeux pour un congrès

Le Monde – Christine Garin et Jean Michel Normand

1. Peut-il se doter d’un leader ?

Depuis le retrait de Lionel Jospin, en 2002, le Parti socialiste (PS) ne parvient pas à se choisir un leader incontesté. François Hollande ne s’est jamais imposé dans l’opinion et Ségolène Royal a porté les espoirs de la gauche à l’élection présidentielle de 2007 sans entraîner tout le PS derrière elle. Cette crise de leadership (et son corollaire, la bataille des chefs) nuit à l’image que les socialistes donnent d’eux-mêmes. Et empêche le parti de s’inscrire dans le jeu des institutions de la Ve République qui ont installé l’élection présidentielle au centre de la vie politique.

Le mode de désignation du premier secrétaire – élu par l’ensemble des adhérents le 20 novembre – plaide pour des candidatures de personnalités emblématiques. Ségolène Royal, qui porte l’idée d’une modernisation du parti, dispose d’une aura dont les autres dirigeants socialistes sont privés. Elle bénéficie, en outre, de l’acquis de sa campagne présidentielle. Sa motion est arrivée en tête mais sa personnalité reste controversée. Elle est considérée par certains comme un élément extérieur au PS, ce qui rend plus ardue sa capacité à réaliser une synthèse.

Martine Aubry, qui symbolise une pratique et un discours plus traditionnels, peut, elle aussi, prétendre concourir. Tout comme Benoît Hamon, nouvelle figure de l’aile gauche. Mais il leur faudrait, pour être élus, parvenir à construire une alliance alternative sur un projet qui serait forcément en opposition avec la motion qui a été placée en tête par les militants.

Le ou la futur(e) premier(e) secrétaire ne portera pas forcément les couleurs du PS à l’élection présidentielle de 2012. Parmi les partisans de Mme Royal, mais aussi chez certains de ceux qui soutiennent Bertrand Delanoë ou Martine Aubry, l’idée d’organiser des “primaires ouvertes” aux sympathisants fait son chemin.

2. Peut-il avancer des idées neuves ?

Jusqu’à présent, le PS est apparu comme un parti en fin de cycle. Faute d’avoir su renouveler son logiciel, il s’est retrouvé distancé par une droite qui a refait synthèse derrière Nicolas Sarkozy. Néanmoins la réflexion a avancé sur plusieurs points.

Inspiré des pays sociaux-démocrates d’Europe du Nord, le concept d’un “Etat préventif”, capable de s’attaquer en amont aux inégalités sociales (notamment en matière d’éducation et de santé), est évoqué. Alors que l’allergie à l’impôt se développe, il permet de dépasser la question de l’Etat-providence. L’idée du donnant-donnant fait son chemin : le PS suggère de n’accorder que sous conditions (conclusion d’un accord salarial, actions de reclassement, entreprises exportatrices) les allégements de charges dont bénéficient les entreprises.

Ségolène Royal va plus loin et demande que les entreprises bénéficiaires qui délocalisent remboursent les aides publiques qu’elles ont pu recevoir. Le thème du développement durable est mieux pris en compte que par le passé. En revanche, la réflexion du PS sur des sujets comme la protection sociale, l’immigration, les nouvelles technologies mérite d’être approfondie.

3. Peut-il retrouver un discours européen?

Il est loin le temps où les échanges entre Lionel Jospin, tenant du “réformisme de gauche”, et Tony Blair ou Gerhard Schröder, artisans du social-libéralisme, dominaient les débats au sein d’une social-démocratie européenne en plein renouveau. Presque partout, la gauche a quitté le pouvoir et le PS ne joue plus qu’un rôle secondaire au sein du Parti des socialistes européens (PSE), en raison principalement des profondes divisions nées du référendum constitutionnel de 2005.

Dans cette période économique troublée, sa faible audience internationale est d’autant plus curieuse que deux de ses proches occupent des fonctions importantes : Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international (FMI) et Pascal Lamy à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). A priori, les élections européennes de juin 2009 s’annoncent délicates pour le PS, qui avait réalisé, en 2004, un score élevé (28,9 %). Face à la crise économique, le PS va bâtir sa campagne autour d’une plate-forme commune avec le PSE. Le message sera centré sur la nécessité d’instaurer une puissance publique européenne et des instruments de régulation efficaces de la sphère financière.

4. Peut-il se rénover?

Vieux, usé, fatigué : ces qualificatifs, adressés par Lionel Jospin à Jacques Chirac pendant la campagne présidentielle de 2002, pourraient parfaitement s’appliquer aujourd’hui au PS, au moins dans la perception qu’en ont l’opinion et de nombreux adhérents. La rénovation du parti sera un enjeu central du congrès, avec une ligne de partage entre la motion de Bertrand Delanoë et celle de Ségolène Royal. Martine Aubry reste, elle, dans une réserve prudente sur la question. Forte du mouvement d’adhésion – large mais éphémère – qu’elle avait suscité avant les primaires socialistes à l’automne 2006, Mme Royal défend l’idée d’un “parti de masse”. Une orientation qui vise à “ringardiser” ceux qu’elle appelle les tenants du “vieux parti”, à commencer par le maire de Paris qui reste arc-bouté sur le principe d’un “parti de militants” dans la tradition jospinienne.

L’ancienne candidate à l’élection présidentielle veut changer, pour sa part, la nature du parti et repousser ses limites. Le PS façonné par François Mitterrand est un parti d’élus et une machine électorale qui a n’a jamais dépassé 220 000 adhérents. C’est le parti “d’une avant-garde”, selon l’expression de Lionel Jospin, pas un parti de masse. Mme Royal souhaite modifier tout cela. Elle plaide pour “un grand parti, démocratique, populaire et de mobilisation sociale”, avec des responsabilités “décentralisées aux fédérations”, et qui développe “de nouvelles formes de militantisme” en direction des salariés et de la société civile. Pour recruter de nouveaux adhérents, elle envisage, en outre, un montant de cotisation symbolique.

La question des primaires reste à régler même si Mme Royal l’a mise, provisoirement, au “Frigidaire”. L’ancienne candidate n’a jamais caché qu’elle entendait poursuivre dans la voie ouverte en 2006, même si elle n’a jamais précisé ses intentions – primaires ouvertes aux autres partis de gauche ou aux seuls sympathisants socialistes -, les fameux “adhérents à 20 euros revisités” ? M. Delanoë est, pour sa part, hostile à tout dispositif de désignation du candidat à l’élection présidentielle qui déborderait le cadre strict des “militants” dûment estampillés.

5. Peut-il faire alliance avec le centre?

Son nom est rarement prononcé mais l’ombre du président du MoDem, François Bayrou, plane sur le congrès. Faux procès ou vrai clivage ? La question des alliances avec le centre a pesé lourd dans la campagne du congrès de Reims. Bertrand Delanoë qui a pu sans difficulté, pour sa réélection à la Mairie de Paris en mars, se passer d’une alliance avec le MoDem, en a fait un sujet de divergence affiché avec Ségolène Royal. Cette dernière avait, en vain, tendu la main à François Bayrou entre les deux tours de l’élection présidentielle.

Par ailleurs, les élections municipales ont été l’occasion d’alliances locales avec le MoDem, à Lyon, Dijon, Lille, Grenoble ou Marseille. Elles ont concerné des élus signataires de la motion de M. Delanoë comme de celle de Mme Aubry, ainsi que Mme Aubry elle-même. En septembre, le bras droit de Mme Royal, le député européen Vincent Peillon, avait déclaré à Libération : “Si l’on veut battre la droite de Sarkozy, il faudra bien entrer dans un débat sincère avec les centristes qui pourrait déboucher à terme sur un contrat de gouvernement.”

Depuis, Mme Royal s’efforce de désamorcer ce débat. Dans le document de travail “ouvert” qu’elle a remis aux tenants des autres motions, lundi 10 novembre, elle souligne qu’il faut “fédérer la gauche”. “La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement, stipule le texte (…). C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s’adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite.”

Christine Garin et Jean Michel Normand

16/03/2008 - 17:29h “Rééquilibrage” contre “carton rouge”

Par La rédaction du Post

A droite et à gauche, on n’a pas la même analyse des résultats du 2e tour.

François Fillon et Ségolène Royal
François Fillon et Ségolène Royal
REUTERS/© Jean-Marc Loos / Reuters / PIERRE ALAIN/epa/Corbis/PIERRE ALAIN

François Hollande, PS
“Le constat, c’est que la gauche est majoritaire en voix et elle sera majoritaire en nombre de villes”, dit François Hollande, sur TF1.

“La conclusion, pour le président: il avait lui-même dit qu’il entendrait le message des Francais. La conclusion du président doit être de corriger la politique qu’il a conduite”, dit-il encore.

“Le premier remaniement qu’il devrait faire, c’est le remaniement de lui même.”

François Fillon, UMP:
Le Premier ministre François Fillon a affirmé dimanche sur France 2 qu’il était “malvenu de tirer de ce scrutin des leçons nationales”, après le second tour des municipales et des cantonales, en appelant à ne pas “instrumentaliser” le vote des Français.

“Nous n’esquiverons pas les difficultés. Nous respecterons nos engagements”, ajoute-t-il, après avoir reconnu que “même s’il est diffus et éparpillé, il se dégage un message”, citant notamment le “fort taux d’abstention”.

Xavier Bertrand, UMP
“Ce n’est pas le match retour de la présidentielle. (…) Ce sont toujours des élections locales”, répond Xavier Bertrand, le ministre.

“Nous payons le prix des divisions” (de la droite), dit-il encore, citant le cas de Reims. “C’est un rééquilibrage par rapport à 2001″, minimise-t-il.

“Les Français veulent plus de réformes”, croit encore Xavier Bertrand.

François Bayrou, MoDem
Le président du MoDem a affirmé dimanche que les bons résultats de la gauche montraient qu’il y avait en France “une instabilité politique”, un “mouvement de balancier”, qui nécessitait de “construire un centre fort”. Parce que, entre la présidentielle et aujourd’hui, le PS n’a “rien changé”.

Hervé Morin, du Nouveau Centre, rallié à Sarkozy: “Le centre ne peut pas être nulle part.” “Il faut un centre qui participe à l’effort de changement du pays.”

16/03/2008 - 16:59h Derrota clara da direita na França

Dans un bureau de vote de Dijon, le 16 mars 2008.
No voto municipal uma rejeição clara da direita

“Vocês conquistaram a maioria nas regiões, nas grandes cidades e nos departamentos. Vão fazer o que com os resultados, bloquear tudo? Ou participar de maneira republicana na implementação das reformas necessárias?”, nesses termos argumentou o representante da UMP (direita), Jean-François Copé, no debate na TV francesa, frente ao dirigente do Partido Socialista, François Hollande. Para este último a mensagem dos franceses é uma clara rejeição à política de Sarkozy. “Quem deveria ser remanejado é o presidente e não só seu gabinete”, acrescentou Hollande. A resposta do socialista faz referência ao remanejamento do ministério que estaria sendo cogitado por Sarkozy.

A renúncia do governo e a configuração de um novo gabinete, provavelmente com o mesmo Primeiro-Ministro François Fillon, pode vir a ser a conseqüência direta do resultado eleitoral descepcionante da direita nas eleições municipais.

Périgueux. Blois, Toulouse, Strasbourg, Amiens, Metz, Reims, Caen antes governadas pela direita passaram para à esquerda. A cidade de Pau, governada pelo centrista Modem também passou à esquerda. Ainda não se sabe os resultados definitivos de Marselha.