07/07/2009 - 20:00h Lire Casanova choque plus que lire Sade, mais pourquoi ?

Le marquis de Sade soumis aux suggestions diaboliques, illustration du XIXe d'H. Biberstein (Wikimedia Commons)

Au Festival de la correspondance de Grignan, marqué cette année par le passage très attendu du tout nouveau ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, quatre lectures ont retenu mon attention, parce qu’elles traitaient, au-delà de l’amour, de manière directe, de la sexualité :

celle du marquis de Sade lors de sa fuite en Italie avec sa belle-sœur qui s’était faite chanoinesse pour pouvoir être à lui,
celle de l’écrivain César Pavese que l’impuissance a conduit au suicide,
celle d’un Casanova, heureux lui, dans son amour des femmes, amour qu’elles lui rendaient globalement bien,
celle, semi-fictive, de Pierre l’Aretin, considéré comme un des premiers « pamphlétaire et journaliste », connu en France comme pornographe traduit par Guillaume Apollinaire.

1Le marquis de Sade et sa belle-soeur

« Sade, Fuite en Italie » a été conçu par Gérald Stehr à partir des œuvres de Sade et du livre « Je jure au Marquis de Sade, mon amant, de n’être jamais qu’à lui » de Maurice Lever, historien de Sade. La veuve de ce dernier, historienne également et présente au festival, avait participé au débat sur la pièce Sade/Nietsche dont je vous ai déjà parlé.

On y comprend comment le divin Marquis est tombé amoureux de sa belle-sœur, Anne Prospère de Launay, qui s’est enfermée au couvent pour n’être « jamais qu’à lui ». (Ce qui sera également le cas d’une des conquêtes de Casanova, ça devait être une manie à l’époque… ou, plus prosaïquement, une des seules façons pour une femme d’être sexuellement indépendante rapidement sans épouser un homme âgé et souhaiter sa mort prochaine.)

L’inceste entre personnes majeures n’ayant été décriminalisé qu’à la Révolution française (il vient de l’être à nouveau récemment en France), Sade a donc été puni de « crime d’inceste ». Il fuit avec son amie en Italie. Il se lasse d’elle et elle repart au couvent triste à mourir, tandis que lui est enfermé.

2

Cesar Pavese, un amoureux des femmes qui ne pouvait les satisfaire

Cesar Pavese est écrivain et poète italien, un homme qui aimait les femmes mais qui ne pouvait les combler, et qui, faute d’y parvenir, a été profondément malheureux.

Sa correspondance, mise en perspective par Martin Rueff (poète, traducteur et maître de conférences à Paris-VII), trace de lui un portrait aigre-doux, plein d’autodérision où il explique à quel point nulle femme ne veut de mariage avec lui.

Cet homme rêve de sexe sans jamais parvenir à ses fins. Il finit par se suicider faute de pouvoir nouer des relations saines, simples et satisfaisantes avec les femmes.

3

Avec Casanova, le bonheur est dans le sexe

Les lectures des correspondances de Pavese et de Casanova se sont succédées. Le contraste entre ces deux libertins potentiels, ces deux amoureux du genre féminin, l’un si malheureux de ses échecs et l’autre si heureux de ses réussites, était frappant.

Casanova détaille son amour pour une femme, Henriette, qu’il a rencontré déguisée en homme pour voyager plus librement, ses trios avec deux femmes « nonnettes », amantes tant qu’elles sont dans la même chambre.

4

Pierre L’Aretin, farce grivoise au couvent

La dernière lecture bénéficiait d’une mise en scène qui en faisait une farce. Là encore, une femme (celle dont est épris le satiriste Pierre l’Aretin) entre au couvent pour s’y faire dûment et crûment trousser, avec moult détails qui n’ont cessé de m’étonner tant sur la fente que sur le « trou prohibé ».

En alternance avec des poèmes de Guillaume Apollinaire (ceux des « 11 000 Verges » bien sûr), les écrits du pamphlétaire italien, la pièce mêlait adroitement, dans un rythme enlevé, des détails enflammant l’imagination et la vie tout à la fois du « fléau des princes » ainsi qu’était parfois surnommé Pierre l’Arretin et du poète romantique qui l’a traduit.

Quatre lectures donc, qui ont parfois choqué les spectateurs. Et parfois non : le spectacle sur Sade n’a ainsi donné lieu qu’à un concert d’éloges, sans susciter de mouvements d’humeur.

Les spectateurs se sont émus du sort de Cesar Pavese, qui subissait déjà, au début du XXe siècle, cette terrible pression sur la performance, lui qui a écrit : « L’art, est la preuve que la vie ne suffit pas. » Il semblerait que la sexualité puisse combler cela, c’est un peu la réponse d’un Casanova libertin et heureux de vivre.

« On dirait un film érotique de M6 »

Pourtant, la lecture des correspondances du beau Giacomo a outré de nombreux hommes. « C’est un vantard qui raconte des invraisemblances », s’est indigné un festivalier. « On dirait un film érotique de M6 », s’est insurgé un autre avec mépris (notons pourtant qu’on n’a pas même vu un sein ou une cuisse).

Les femmes se sont, dans l’ensemble, montrées moins critiques : « C’était drôle et enlevé », s’enthousiasmait l’une d’elles. Mais certains couples sont partis au milieu du spectacle, consternés d’avoir payé pour « ça ».

Pour ma part, j’ai trouvé les histoires de Casanova terriblement vraisemblables, et je m’étonne encore que tant de festivaliers n’aient pu imaginer qu’elles soient « seulement romancées ». Elles complétaient idéalement le récit de Pavese.

Ce que j’ai le moins compris cependant, c’est la réaction légère qui a accueillit la dernière représentation, la lecture de la correspondance (fictive) de Pierre l’Aretin par Guillaume Apollinaire, pourtant au combien plus crue et plus provoquante (on y parlait de partouzes au couvent). Je n’ai vu aucun festivalier s’offusquer.

J’ai demandé quelques explications. Une bénévole m’a livré cette analyse : « La mise en scène légère et grotesque fait tout. » Plus précis, un autre spectateur m’a expliqué :

« Dans les trois autres lectures que vous mentionnez, on ne parle pas d’amour, que de sexe. Ce qui était dérangeant dans Casanova, c’est non seulement qu’il y ait du sexe à trois, mais que ces trois protagonistes s’aiment et acceptent que l’amour soit ainsi partagé. »

Il détaille :

« La bascule entre la farce et l’inadmissible socialement se fait lorsque les deux femmes qui découvrent qu’elles ont le même amant, non seulement ne s’étripent pas, mais se rapprochent encore. »

Il faut que je lise Françoise Simpère, qui vient de sortir « guide des amours plurielles, écologie des relations amoureuses » pour savoir si elle, qui prône plutôt une séparation des histoires, contredirait cette vision ancienne du polyamour.

Illustration : le marquis de Sade soumis aux suggestions diaboliques, illustration du XIXe d’H. Biberstein (Wikimedia Commons)

Source Rue 89

21/06/2009 - 19:54h Blogs fazem pessoas escreverem mais e pior, diz Saramago

28.nov.2008/Tuca Vieira/Folha Imagem
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“Cuido de um post como de um romance”, afirma o escritor português José Saramago

EFE – FOLHA ONLINE

O escritor português José Saramago, que está prestes a publicar um livro com os artigos que escreveu em seu blog, diz acreditar que com o crescimento desse tipo de espaço na internet “está se escrevendo mais, embora pior”. “A prática do blog levou muitas pessoas que antes pouco ou nada escreviam a escrever. Pena que muitas delas pensem que não vale a pena se preocupar com a qualidade do que se escreve”, disse Saramago em entrevista publicada hoje pelo jornal argentino “Clarín”.

O escritor português reuniu os artigos publicados durante os seis primeiros meses de sua atividade como blogueiro em “Caderno de Saramago”, um livro vetado na Itália por Silvio Berlusconi e que reflete o espírito crítico de seu autor.

“Pessoalmente cuido tanto do texto de um blog como de uma página de romance”, disse o Nobel português, de 86 anos e que apresentará o livro em um encontro com blogueiros aberto a internautas de todo o mundo, no próximo dia 25, em Lisboa.

Quanto a seu blog (http://caderno.josesaramago.org/), o escritor disse que não destina ao espaço “nenhuma ideia em particular”, para depois expressar que “os sismógrafos não escolhem os terremotos, reagem aos que vão ocorrendo, e o blog é isso, um sismógrafo”.

“Aqueles que me leem sabem que podem encontrar-se a cada dia diante de algo totalmente inesperado”, reforçou Saramago, que respondeu às perguntas do diário argentino por e-mail da Espanha, onde mora.

O autor de “O Evangelho segundo Jesus Cristo” também sustentou que não teve de lidar com a situação de criar textos que tivesse medo de publicar, e avaliou que “se o blog é um espaço para a reflexão, não deve surpreender que ilumine aquele que o escreve”.

01/04/2009 - 18:19h Quero me casar com George Clooney

constança guimarães

Ela sonhava com astros de Hollywood. Sonhava em se casar com um astro de cinema. Desde mocinha, acordada ou dormindo, esse era seu projeto, seu desejo, seu futuro traçado e definido. Os pais, a princípio, achavam que isso ia passar, que com o tempo ela ia se interessar por meninos da rua, da escola ou, pelo menos, por galãs da novela das oito.

Mas Cíntia era irredutível, só podia ser um astro de Hollywood. Imagina sonhar com um mortal! Nem pensar. Casar com alguém assim nem em sonho. Tinha até uma lista: os jovens galãs solteiros, os que se separavam, os mal casados segundo seu ponto de vista, e que iam se separar logo, e até os solteirões irredutíveis (possíveis de ser conquistados, achava ela, por um amor arrebatador e singelo como o que tinha para oferecer, aos 15). A lista era organizada, com recortes, datas, cidades, carreira, fotos e todo o histórico dos possíveis futuros maridos.

A mãe se preocupava. Nem ela era tão bonita assim e o tempo estava passando. De mocinha virou moça e não mudava de idéia, nem em sonhos, devaneios, suspiros. “Que será dessa menina”, pensava a mãe. E Cíntia aprendeu inglês, francês, espanhol. Falava que era uma beleza, com um acento fluente e sem pestanejar. Via todos os filmes e tomou tanto gosto que começou a ver todos e tomou tanto gosto que começou a ver filmes de vários países e tomou tanto gosto que começou a escrever e a viajar e a trabalhar em filmes e a dirigir filmes e parou, um dia qualquer, num festival europeu bem do lado dos astros de Hollywood.

E daí, com um grito no quarto ao lado, a mãe acordou do seu sonho porque era a televisão que anunciava outro filme de um pop star e Cíntia, que mal falava português, gritava muito alto e suspirava mais alto ainda. E então, a mãe, muito nervosa, proibiu televisão naquela casa e mandou a menina pra rua. Fazer qualquer coisa, mas na rua.

E a moça foi e sentou-se na calçada e choramingava e suspirava e quase sonhava de novo quando Álvaro chegou e sentou-se do lado, desenxabido como o quê. Mas, bem na real, ele começou a conversar e eles conversaram a tarde toda e todas as tardes seguintes também e ela lhe mostrou as listas e ele viu e ela falou dos astros de Hollywood e ele ouviu e foram ao cinema e ela gostou e a mãe a deixou ver televisão com Álvaro do lado e eles se casaram e tiveram três filhos e ele deixou colocar nomes hollywoodianos e Cíntia, feliz da vida, continuou a fazer sonhando sua lista de possíveis maridos pop stars. E Álvaro nem liga. Acha a maior graça.

Constança Guimarães (1969), mineira, mãe de uma linda filha paulistana, e jornalista. Prepara um livro, sem nacionalidade.

Fonte escritoras Suicidas

01/04/2009 - 16:01h Cresce o número de leitores do blog

http://blogdofavre.ig.com.br/wp-content/uploads/2008/08/blog_velhas.jpg

Como todo mês, hoje é dia de balanço do blog.

Março marca uma real retomada no número de leitores do blog, após o período de ferias. O fato marcante é o crescimento na quantidade de leitores diários do blog. No mês, foram quase 8.500 pessoas por dia, em média, as que acessaram. Nas duas últimas semanas este número foi crescendo, atingindo o pico ontem, com 12.054 leitores. O menor número foi registrado em 1° de março com 5.604.

Os leitores são de 153 países, majoritariamente de Brasil, mas também -pela ordem do número de leitores-, de Portugal, França, Estados-Unidos, Espanha, Argentina, México, Inglaterra, El Salvador e Japão. Teve também leitores de Cazaquistão.

Os leitores no Brasil são de 268 cidades em todos os Estados. também pela ordem, São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Salvador, Brasília, Campinas (SP), Curitiba, Recife, Porto Alegre e Goiânia. Teve também em Capanema, Registro, Colinas de Tocantins, Torres e Alenquer.

Para todos, meu agradecimento e obrigado por frequentar este espaço. O aumento não foi só no número de leitores, mas também no número de comentários. Talvez tenha ajudado o fato de ser eu mais estrito na moderação dos mesmos, eliminando os provocadores e trolls, o que deve permitir que as pessoas se sentam mais à vontade para comentar.

As que mais participam são as mulheres, o que não é de estranhar, pois são mais decididas e arrojadas que nós, homens. Isto quando conseguem se afirmar contra o machismo excludente. Têm mulheres que devem esconder dos maridos ou pais que participam de blogs ou navegam na internet, pois estes falocratas consideram que elas podem sucumbir a tentações perigosas. É verdade, o “perigo” é delas conseguirem ser livres dos machistas e falocratas!

Uns dos problemas que encontrei é em relação aos diferentes artigos que trataram da questão do programa “Minha Casa-Minha Vida”. Foram de longe os que mais receberam comentários, a maioria solicitando esclarecimentos. Aparentemente alguns leitores leram um ou outro dos artigos, não todos eles, é formulam perguntas que às vezes estão respondidas em outro artigo sobre o assunto. Eu mesmo reproduzi nos comentários algumas dessas respostas para tentar ajudar. Eu sei, porque vivi na própria pele, o drama dos que aspiram como grande sonho a ter uma casa. Minha mãe repetia todos os dias que a única coisa que desejava na vida era “uma casinha com um teto” (a frase ela dizia em idisch, não em castelhano; era “a shtivele mit a dach”). É que onde morávamos quando eu era criança, alugando um comodo para nossa família de seis, em um cortiço de Buenos Aires, as goteiras eram tão numerosas que quando chovia era um verdadeiro concerto polifônico. Talvez por isto tenho reproduzido e continuarei a reproduzir todo o que ajude a esclarecer o alcance do programa, como proceder para fazer parte etc.

O mesmo motivo me leva a ser absolutamente intolerante com a politicagem que leva o governador Serra a dar as costas ao programa federal, para evitar que Dilma e Lula possam tirar crédito do mesmo. Não seria o caso os movimentos de moradia, os sindicatos, as entidades do setor organizar abaixo-assinados e protestos para obrigar o governo estadual e a prefeitura de São Paulo a assumir o programa? Vimos que a Prefeitura de Campinas já apresentou proposta ao Ministério da Cidades e à Caixa, para deslanchar as novas construções quanto antes. Empresas tem projetos prontos e aguardam só um sinal da prefeitura ou do Estado. As pessoas querem começar logo as inscrições e às prefeituras devem acolher já os inscritos e fornecer todas as informações. Aqui eu continuarei a fazer o que esteja ao meu alcance.

Mesmo recebendo relativamente menos comentários, tenho a impressão que as músicas, vídeos, poemas e contos, fotos e pinturas assim como a agenda cultural em geral tem grande aceitação dos leitores do blog. Considero uma dimensão essencial para nossas vidas, quase tão ou mais importante ainda que os demais temas que aqui publico. Eles são indispensáveis e continuarão a ganhar espaço, na medida das minhas possibilidades.

Penso estar melhorando meu português, mas reconheço que estou longe do que razoavelmente os leitores merecem. No posso traduzir textos que reproduzo na língua em que os encontro, pois faço este blog sozinho. Temos problemas técnicos que o IG está tentando resolver e pelos meus próprios erros peço a todos desculpas; particularmente se no fogo da polemica tenho ofendido pessoalmente alguém. Meu objetivo não é agredir ninguém e sim contestar eventualmente posições ou atitudes.

Espero continuar contando com a apoio de vocês. Obrigado.

Luis Favre

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21/03/2009 - 18:28h sebos & traças

vássia silveira

Eu perdoaria tudo. Perdoaria se o tivesse encontrado nos braços da amiga. Se as mãos estivessem grudadas na ninfeta. Se as costas acariciadas fossem as da vizinha ou se os lábios roçassem a nuca, a face, a boca da estrangeira. Perdoaria se a língua estivesse entre as pernas da ex, se o sexo gritasse pela carne flácida da empregada ou se os dedos fossem enfiados na traseira da prima. Tudo menos isso… Cena infame, traição sem nome, como pôde? Como pôde fazer?

As lembranças passam embaralhadas na minha cabeça. Estamos os dois, entre as prateleiras das tragédias gregas. Publicações antigas, bolorentas e de páginas amareladas. Cheiro de mofo, umidade que gruda nos dedos e me faz espirrar. Puf! Foi o barulho abafado que o livro fez ao cair no chão. Risos nervosos. Minhas mãos suavam frio e os óculos dele estavam tortos. Quis lhe dizer, mas estava tomada de vergonha. Daí veio o beijo, tímido como as primeiras leituras. A parede no final do corredor, o gosto da língua geográfica nas lambidas dos Cânticos. A mesma fúria que mais tarde, num descuido da bibliotecária, nos fez limpar o chão da sala dos clássicos universais.

Agora subimos ladeiras à procura de um lugar. Paredes altas, que caibam a história que carregamos nas malas: capas duras, edições de bolso, enciclopédias, coleções. Casar amor é fácil. Idéias e livros, não. Entramos no sobrado, uma casinha de fachada amarela, duas janelas e porta na frente. Corredor estreito, pátio interno separando a cozinha, cheia de baratas. A torneira do banheiro que não saía água e as goteiras no quarto. Penduramos na entrada um provérbio chinês e escalamos escadas para empilhar nas prateleiras, os livros. Centenas deles. A empregada faltou, mas nos deixou com as últimas aquisições do sebo limpas. Ele abre a página de Otelo, eu me debruço sobre as de Beauvoir. Mulheres, homens, estradas, fazendas, montanhas, desertos, traições.

Veio a imagem da camisa de seda manchada de batom. Meu ódio, a lavanderia. E o maldito telefonema. Não virá para o sarau. Reunião de última hora na empresa. Meus dedos passeiam nas páginas, aflitos. Duas horas depois, novo telefonema. Acidente na estrada, pista interditada, carros em fila indiana, lentidão digna de Kundera, ele diz. Três horas da manhã. Os relógios da casa anunciam abismo, escuridão. Histórias de realismo fantástico atrapalham minha leitura, fecho a Odisséia, jogo o casaco por cima da camisola, apanho as chaves, bato a porta, subo no carro e pego a estrada. Asfalto fresco e pista vazia. Nenhum movimento. Refaço o trajeto percorrido por ele, do trabalho ao sobrado. Paro em bares, botecos e inferninhos que encontro no caminho. Recebo cantadas grosseiras, enfrento o mau cheiro dos banheiros, a fumaça suspensa em meio às luzes noturnas, o bafo quente das bebidas baratas. Vou desistir.

Mas justo na hora, adivinho a traseira do carro dele no estacionamento. Dou ré, paro ao lado e desço. Um homenzinho surge do nada e informa que não há vagas. Todos os quartos estão ocupados, moça. Abro a bolsa, tiro o pacote branco com o dinheiro do aluguel e condomínio, estendo a mão ao homem, minto. Minto bem, pego a chave e peço que me diga em qual deles está o dono carro.

Com o estômago embrulhado, tiro os sapatos, piso no chão, paro em frente ao lugar, deixo cair a bolsa de tiras longas, enfio o metal na fechadura e empurro a porta. No meio do quarto, a cama redonda. Lanternas vermelhas, teto envidraçado, piso xadrez, frigobar, taças. No espelho em frente, a imagem do homem nu, com as pernas estendidas e as mãos ocupadas.

Sem pensar duas vezes, tiro da bolsa o canivete que usava para separar folhas grudadas, caminho até ele, e antes que possa reagir ou dizer qualquer coisa, toro-lhe os dedos. Viro as costas e penso nas mil e uma noites que rolamos no tapete embalados pelos artifícios de Sherazade, nas estantes da biblioteca, no chão dos clássicos, no último sebo, nos saraus…

Como disse, perdoaria tudo. Tudo menos encontrá-lo ali, naquele motel, àquelas horas da madrugada, sozinho. Com um livro nas mãos.

Vássia Silveira é jornalista e editora do site Ana e Suas Mulheres. Escreve o blogue Gavetas e Janelas e assina uma coluna semanal de crônicas no Nariz de Cera.

Fonte escritoras suicidas

09/03/2009 - 17:34h Minha flor

Lívia Garcia-Roza

Que agitação é essa, Heloísa? Cantando, afinada… Já passou por aqui várias vezes. É por gosto que está atrapalhando a leitura do meu jornal? Hein? Que roupa é essa? Por que está vestida desse jeito? Para ir à casa de sua mãe? Isso é coisa que se vista? Vai trocar. Por quê? Porque eu disse que é o que você vai fazer, Heloísa. O que você está pretendendo? Diz, Heloisa… Alguma coisa brotou no vazio dos seus miolos, o que terá sido? Namorou o vestido. Sim. Tem certeza de que foi ele mesmo quem você namorou? Agora conseguiu comprar, sem fazer prestação, como eu gosto… Bem, bem… Bem porra nenhuma! Ainda me chama igual ao cachorro! Que aliás, está uma fera, já falei, qualquer dia come alguém aqui dentro. Vai trocar de roupa, Heloísa! Você ia à casa de sua mãe almoçar com ela e com a sua titica. Ia, Heloísa, porque agora você não vai nem vestida de freira. Como se chama mesmo a roupa dos urubus? Hábito! Você podia contrair esse hábito, de vestir coisas decentes, mas o sangue fala mais alto, não é mesmo? A rota da depravação familiar. E não vou parar de sacudir o seu braço! Não estou te machucando porra nenhuma! Além do mais, o material é meu, ou não é? Lágrima de filhote de jacaré não comove; caladinha, Heloísa. Responde pra mim: você acha que eu sou otário? Olha bem pra minha cara e vê se eu sou um panaca. Tenho feições de corno? Aparência de veado? Perfil de trouxa? Pois saiba que você tem ao seu lado um macho da mais alta estirpe da zona da praia e da periferia! Grande Rio, Heloísa! Sou seu Redentor, minha flor. Vai trocar de roupa! Não quero mulher nenhuma parada no meio da sala. Aliás, Heloísa, gosto de te ver trabalhando. Me dá tesão. Ouviu bem? O garotão desperta instantaneamente. Falando sério, sabe o que eu acho que aconteceu? Sua cabeça caiu em completo desuso, se é que algum dia teve utilidade. Mas agora faz um esforço, Heloísa, raciocina: caso eu concordasse em que você fosse à casa da puta pioneira, como você passaria pelas ruas? Voando? Já pensou nos porteiros, nos garagistas, nos ambulantes, seus colegas de trabalho se aglomerando para te verem passar? Já? Um quitute para o povo, Heloísa! Babel gastronômica! Tira esse vestido de merda!! O que disse? Vestida desse jeito você se sente mulher? Pois é, Heloísa, é isso: sua cabeça é um deserto onde rolam pulseiras, colares, vestidos… Não estou batendo na sua cabeça, só dei uns cascudos. E pára de reclamar, que eu estou tentando te ajudar. E também não estou dando esporro! Esclareço certas coisas que você não alcança. Estou te fazendo um bem. Cumprindo corretamente o meu papel. Como poucos. O pessoal aí fora diz não e não explica. Por falar nisso, tenta me explicar: o que você pensa que é? Sou todo ouvidos, Heloísa. Você acha que é uma samambaia? Uma hortaliça? Uma esponja? Até que de vez em quando você lembra uma, não é mesmo? Você bebe bem, minha flor. Está esperando o que pra mudar de roupa?? Grito sim, pra ver se derreto a cera do seu ouvido! Escuta bem, Heloisa, enquanto você estiver casada com o campeão — sabe ao que eu me refiro, não sabe? Ou precisa de explicação? — do seu marido, você jamais vai sair de aperitivo, está entendendo? Jamais! Não vai esbandalhar o nosso lar, porra! E acho bom dar esse paninho de puta pra sua irmã! Pra piranhinha. Falo assim da sua irmã, sim. É o que ela é! Está se esforçando na carreira, tem de ser incentivada. E não estou xingando ninguém, apenas reconheço um talento. Uma aptidão rara. Arranca esse vestido de bosta, Heloísa!! Estou perdendo a paciência… O que vou fazer com você?… Santa Maria, o cacete! Não tiro a mão, não! Já disse que o material é meu, não vou largar, e não adianta gritar porque sua mãe não dá conta do cardume, quatro já dá pra falar assim, não é mesmo?… Que ninguém nos ouça, Heloísa, mas você tem um certo complexo pela sua família de origem, não tem? Porque na minha família, não nasceu nenhum veado. Não, não estou dizendo que todos os homens são veados… Heloísa!! Acabei de citar uma linhagem de machos! Entende tudo errado… Continua surda, Heloísa? A cera ainda não derreteu? Na minha família não nasceu nenhum menino mole. Homens, todos, sem exceção. Uma estirpe de machos. Dá gosto ver os garotos engrossando a voz, encorpando os músculos, estufando as veias; o cacete a quatro. Porque hoje em dia a coisa se alastrou de tal maneira… grassou uma verdadeira epidemia de tobeiros; não acha? É só olhar ao redor. Lá fora, não é, Heloísa!? Mas isso não diz respeito ao campeão. Venha cumprimentá-lo. Tomar a bênção. Está saudoso. É um sentimental, você sabe. Vem cá, Heloísa… deixa eu sentir o seu cheiro, assim, se ajeitando, com calma, devagar, sem pressa, perfeito; observe o ritmo, isso, saboreando, é papa fina, minha flor… Que entendimento, hein? Conjugação total! Dinamizando, Heloísa! Puta que a pariiiuuu!!

Agora põe o vestido, vamos pra rua, comemorar!


Lívia Garcia-Roza, carioca, é psicanalista e autora de Quarto de Menina (1995), Meus queridos estranhos (1997), Cartão Postal (1999), Cine Odeon (2001), Solo feminino: amor e desacerto (2002) e A palavra que veio do sul (2004). Organizou a antologia Ficções Fraternas (2003).

Os livros Cine Odeon e Solo feminino foram semifinalistas no Prêmio Jabuti.

Lívia é casada com Luís Alfredo Garcia-Roza, professor e psicanalista que vem se destacando ao escrever romances policiais.

Texto extraído do livro “25 mulheres que estão fazendo a nova literatura brasileira”, Editora Record – São Paulo, 2004, pág. 137, organização: Luiz Ruffato. Fonte Releituras

15/02/2009 - 16:50h O baú das preciosidades de Julio Cortázar

Muitos textos inéditos aparecem nos 25 anos da morte do escritor

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Luiz Zanin Oricchio – O Estado SP

Há 25 anos, no dia 12 de fevereiro de 1984, morria em Paris o escritor Julio Cortázar. Passado esse quarto de século, a data traz algo mais relevante que o artificialismo das efemérides: a editora espanhola Alfaguara promete, para maio, um sólido volume de inéditos do autor, reunidos sob o título de Papeles Inesperados.

São textos que prometem: 11 contos nunca antes publicados, um capítulo que ficou fora da versão final do romance O Livro de Manuel, 13 poemas e quatro entrevistas que o escritor fez a si mesmo. Entre os papéis foram encontrados ainda 11 novos episódios do livro Um Tal Lucas, uma narrativa intitulada Os Gatos, e mais três textos avulsos que deveriam ter sido incluídos em uma das obras mais conhecidas do escritor, Histórias de Cronópios e de Famas. Há também vários “sueltos”, artigos ensaísticos sobre pintura, literatura, política e viagens. Farto material, suficiente para uma obra póstuma de 450 páginas, como está projetando a Alfaguara.

O material, segundo o diário espanhol El Pais, estava guardado em cinco caixotes e foram recuperados e inventariados por Aurora Bernárdez, primeira mulher de Cortázar, e pelo pesquisador argentino Carlos Álvarez, especializado na obra cortazariana.

Apenas após a publicação desse material inédito se terá ideia do seu valor literário. Mas, desde já, se pode dizer que sua importância histórica é imensurável. Cortázar foi um contista de mão cheia e algumas de suas coletâneas estão entre os clássicos universais do gênero como Bestiário, Alguém Que Anda por Aí e Octaedro. Basta lembrar que um dos seus contos, Las Babas del Diablo, foi adaptado para o cinema por ninguém menos que Michelangelo Antonioni no filme Blow Up – Depois Daquele Beijo, um clássico dos anos 60.

De qualquer forma, o material trará à tona a eterna discussão sobre a publicação póstuma de inéditos. Se não foram publicados em vida do escritor foi porque ele assim o desejou. Mas até que ponto o artista é o melhor juiz de sua própria obra? Sempre é bom lembrar que Kafka pediu ao seu melhor amigo, Max Brod, que destruísse todos os manuscritos após sua morte. Para o bem da humanidade, Brod traiu o amigo.

http://eblogtxt.files.wordpress.com/2009/01/julio_cortazar3.jpgCortázar, ao que se saiba, não deixou nenhuma instrução do gênero. Simplesmente ignorou esses escritos e deixou-os repousando em silêncio enquanto construía uma das obras mais sólidas da literatura hispano-americana do século passado. Esses inéditos não cobrem um período específico de sua vida, mas abrangem quase a totalidade de sua carreira literária. Segundo informações da editora, há entre eles textos dos anos 1930, quando Cortázar era ainda um simples professor de província e nunca havia publicado, o que só viria a acontecer em 1946 quando Jorge Luis Borges, que então dirigia a revista Los Anales de Buenos Aires, deu espaço para um estranho conto chamado A Casa Tomada. Mas há também textos mais recentes, que acompanham a trajetória do escritor praticamente até 1984, ano da sua morte. Pode-se dizer, então, que esses inéditos significam a descoberta de um Cortázar subterrâneo, ignorado até agora. De que maneira esses textos poderão conduzir a reavaliações da obra ou da biografia é assunto para ser pensado depois que forem lidos.

Qualquer que seja o seu valor, pode ser que sirvam como pretexto para reavivar a discussão em torno de uma obra que, além da intrínseca importância literária, foi das mais estimulantes do século passado. Cortázar celebrizou-se como autor de contos fantásticos (A Casa Tomada é um deles), mas não pode ser reduzido a essa etiqueta, embora tenha se tornado um autor clássico nesse gênero.

Mas obras como O Jogo da Amarelinha ou Livro de Manuel nada têm de fantástico, pelo menos não no sentido convencional do termo. Rayuela, título original de O Jogo da Amarelinha, é considerada a sua obra-prima, e continua a ser um romance desafiador até hoje. Narra, em dois tempos, a vida de um alter ego de Cortázar, o intelectual argentino Horácio Oliveira. Na primeira metade do livro, o quarentão Horácio vive em Paris um caso de amor com a uruguaia Maga. Na segunda, expulso da França, ele retorna à Argentina. O livro pode ser lido de maneira convencional, em linha reta, ou saltando de um capítulo a outro, segundo uma chave de leitura predeterminada. Há capítulos “dispensáveis”, que podem ser pulados em determinada sequência de leitura.

No entanto, o leitor experimentado em Cortázar logo descobre que esses capítulos dispensáveis são na verdade os essenciais. Alguns deles põem em cena um personagem aparentemente secundário, o escritor Morelli, que discute literatura com Horácio e com seus amigos do Clube da Serpente, agremiação informal de artistas malditos dispersos por Paris. O livro é, ao mesmo tempo, a narrativa e seu questionamento, conteúdo e forma convergindo na crítica radical da literatura contemporânea e seus impasses.

Esse aspecto da obra foi detectado por um dos principais ensaístas literários do Brasil, Davi Arrigucci Jr., que o analisa em O Escorpião Encalacrado, livro de exegese literária que teve a aprovação do próprio Cortázar. O título é citação de um trecho de O Jogo da Amarelinha: “El alacrán, cansado de ser un alacrán, pero necesitado de su propia alacranidad para dejar de ser un alacrán.” Um escorpião que, cansado de si, crava em si o próprio ferrão para deixar de ser um escorpião. Metáfora para formas narrativas cansadas, a linguagem que precisa ser destruída pela linguagem, para que nova linguagem possa nascer.

Essa a “poética” de Cortázar, um escritor do jogo, do improviso, da criação. Um escritor jazzístico, que tinha em Charlie Parker seu modelo maior de artista (A Parker é dedicado seu conto O Perseguidor). Gosto pelo lúdico que repercute na obra do mais badalado escritor latino-americano da atualidade, o chileno Roberto Bolaño (1953-2003).

21/01/2009 - 19:25h Os Doutores do Pessimismo

MARCELO COELHO – FOLHA SP


Será chamado de ingênuo aquele que quiser algo melhor do que o mundo em que vive


NÃO É PRECISO ser um grande gênio para constatar que vivemos num mundo bárbaro.
Que o ser humano é capaz das maiores atrocidades. Que a vida é feita de competição, inveja, egoísmo e crueldade.
Ninguém precisa ter vivido num campo de prisioneiros na Sibéria nem ter sido moleque de rua no Capão Redondo para saber disso. Mas virou moda entre muitos intelectuais e jornalistas anunciar uma espécie de “visão trágica” do mundo, como se se tratasse da mais surpreendente novidade.
Com certeza, há nisso uma reação saudável contra o excesso de otimismo. Durante o século 20, grande parte da esquerda não quis ver as barbaridades cometidas por Stálin e Mao porque, em última instância, “tudo iria dar certo”. Belas esperanças tornaram-se pretexto para atos de horror. Nada mais correto do que denunciar o horror.
O que me parece estranho é que, mais do que denunciar o horror, esses pensadores trágicos e jornalistas sombrios gostam de destruir as esperanças.
O reconhecimento do Mal, a crítica à violência da esquerda, a percepção de que ninguém é “bonzinho” e de que a realidade é uma coisa dura e feia vão se transformando em algo próximo do fascínio.
E, com diferentes níveis de elaboração e de cortesia pessoal, esses autores tendem a fazer do fascínio uma estratégia de choque.
Quanto mais chocarem o pensamento corrente (que considera ruim bombardear crianças e bom defender a Amazônia, por exemplo) mais ganharão em originalidade, leitura e cartas de protesto. Parece existir uma competição nas páginas dos jornais e na internet para ver quem conseguirá ser o mais “durão”, o mais “realista”, o mais desencantado.
Há diferenças notáveis de atitude e de opinião entre pessoas como Luiz Felipe Pondé, João Pereira Coutinho, Demétrio Magnolli ou Reinaldo Azevedo. Mas é um time e tanto, e minha experiência pessoal com a violência do ser humano, adquirida nos pátios de recreio do ginásio, é suficiente para não querer polemizar com alguns deles.
Não vou, portanto, individualizar as minhas críticas. Mas, de modo geral, os “durões” do mundo opinativo parecem correr um mesmo risco. A crítica às utopias do século 20 faz sentido, com certeza, mas termina funcionando para justificar muitos erros e abusos do presente -desde que sejam suficientemente “não-utópicos”. Será chamado de ingênuo ou nostálgico todo aquele que quiser algo melhor do que o mundo em que se vive.
Nem todos os “durões” de que falo abdicam desse “melhorismo”. Mas ai de quem tiver ideias um pouquinho mais à esquerda do que as deles -o que não é difícil.
Às vezes, a crítica ao stalinismo se compraz em tornar stalinista quem se afaste um milímetro das opiniões de quem a professa. Outras vezes, a crítica às velhas utopias tende a se transformar numa glorificação da realidade.
Curiosamente, então, aquilo que deveria ser ponto de partida se torna ponto de chegada. O mundo é horrível e a realidade é cruel. É um ingênuo quem quiser mudar essa situação. O horror e a crueldade fazem parte da paisagem. Melhor assim, quem sabe: nós, pelo menos, tiramos disso a satisfação de não sermos ingênuos.
Você está esperançoso com a vitória de Obama? Ouço um risinho: que otário. Mas fico feliz de nunca ter sido otário a respeito de Bush. Você se choca com as crianças mortas em Gaza? Ouço um risinho: os militares israelenses entendem mais do problema que você.
Você quer que se preservem as reservas indígenas da Amazônia? Mais um risinho: os militares brasileiros entendem mais do problema que você, que pensa ser bonzinho mas é tão malvado como todos nós.
Pois o ser humano é mau, desgraçado e infeliz, desde que foi expulso do Paraíso. Você não sabe disso?
O que sei é algumas pessoas foram expulsas do Paraíso para morar numa mansão em Beverly Hills, e outras para morar em Darfur. Todo o poder aos poderosos, toda realidade aos realistas, e todas as bombas para quem ficar no meio do caminho. Eis o resumo da atitude dos “durões”. Mas quem precisa de articulistas num mundo desses? Os militares dão conta do recado.

coelhofsp@uol.com.br

18/01/2009 - 15:50h NÃO MATEM O LEITOR

Como um romance, de Daniel Pennac, pode ser um grande aliado na dura tarefa de formar bons leitores

Antonio Carlos Viana • Aracaju – SE (Fonte Rascunho)

Como um romance
Daniel Pennac
Trad.: Leny Werneck
Rocco / L&PM
150 págs.

Nenhuma leitura deve ser obrigatória, salvo uma, a de Como um romance, de Daniel Pennac, que sai agora em edição de bolso pela L&PM, em associação com a Rocco, que o publicou pela primeira vez quinze anos atrás. Todas as comissões de vestibular deviam ser obrigadas a ler esse pequeno grande livro de apenas 150 páginas. Depois de sua leitura, talvez deixassem de se preocupar com as tão temidas listas de livros que os vestibulandos devem ler para responder àquelas perguntinhas muitas vezes sem sentido. Prestariam, assim, um grande serviço à formação de leitores no Brasil.

Pennac abre seu livro com uma afirmação que não nos abandonará mais:

O verbo ler não suporta o imperativo. Aversão que partilha com alguns outros: o verbo “amar”… o verbo “sonhar”…

Bem, é sempre possível tentar, é claro. Vamos lá: “Me ame!” “Sonhe!” “Leia!” “Leia logo, que diabo, eu estou mandando você ler!”

 - Vá para o seu quarto e leia!

Resultado?

Nulo.

Assim começam os problemas de um ex-futuro leitor. Leitura obrigatória não cria leitores. Pelo contrário, afasta-os dos livros. Quantos alunos continuarão lendo com voracidade poesia e ficção depois do vestibular?

Para evitar a incidência no erro, nada melhor do que ler esse livro de título tão intrigante: Como um romance. De que romance fala Pennac? Logo, logo, o entenderemos. Sua linguagem aliciadora nada tem da monotonia dos livros de intenção pedagógica. Ele nos pega desde o primeiro instante, pois logo entendemos que ele fala da relação entre a criança que se inicia na leitura e a de seus iniciadores, os pais. Desde as primeiras historinhas, cria-se entre eles uma relação amorosa, que cresce a cada noite, antes do sono. O primeiro contato do menino com o livro se dá através dessas leituras que o deixam em permanente estado de excitação:

Sejamos justos. Nós não havíamos pensado, logo no começo, em impor a ele a leitura como dever. Havíamos pensado, a princípio, apenas no seu prazer. Os primeiros anos dele nos haviam deixado em estado de graça. O deslumbramento absoluto diante dessa vida nova nos deu uma espécie de inspiração. Para ele, nos transformamos em contador de histórias. (…) Na fronteira entre o dia e a noite, nos transformávamos em romancista, só dele.

Os pais, a criança e o livro, a trindade perfeita. Não há criança que não espere com ansiedade a hora em que os pais sentam ou deitam com ela na cama e começam a desfiar histórias, algumas lidas, outras inventadas. É um tempo de prazer, sem compromisso outro que o de viajar nas palavras. E ela quer mais, sempre mais, até que o pai ou a mãe, exaustos, a convencem a dormir. Até esse momento somos pedadogos, mas sem nenhuma preocupação com a pedagogia.

Eis que chega o dia em que a trindade se desfaz. O menino vai para a escola. Ele se entusiasma com aprender as letras, é quase um milagre juntá-las e dali sair um nome de seu mundo concreto. A primeira palavra escrita: Mamãe! “Esse grito de alegria celebra o resultado da mais gigantesca viagem intelectual que se possa conceber, uma espécie de primeiro passo na lua, a passagem da mais total arbitrariedade gráfica à significação mais carregada de emoção!“. Mas, eis que de repente…

Luta solitária
Sim, não mais que de repente, parece que tudo se esfuma: a alegria de aprender, a alegria de ler. O que todo pai ou professor observa é que a relação do menino com os livros vai se enfraquecendo. Onde foi parar aquele que gostava tanto de ouvir histórias? A leitura, que fora até então fonte de prazer, sofre uma mutação rápida, começa a se transformar num peso a carregar. Uma vez desfeita a trindade, ele terá agora de lutar solitário com um livro que parece rejeitá-lo.

Jogado o menino na escola, os pais se sentem liberados da obrigação de ler para ele como sempre faziam. Que alívio! Mal sabem que perderam seu ouvinte mais atento. Nessa hora é que deviam estar por perto, mas não estão, pois o menino cresceu, não precisa mais de sua ajuda. Finalmente, ele é capaz de se virar sozinho. Até que notam que alguma coisa não vai bem, algo está acontecendo com aquele que foi um dia leitor tão exigente. Vêm os diagnósticos: um desatento, um preguiçoso que não consegue ler um livro em quinze dias. Nunca levam em conta que o que o torna preguiçoso, desatento, é a obrigação de ler, e ler para responder a fichas de leitura, que são a morte do livro. De seu lado, os professores cobram, e caro, uma leitura que não é do interesse daquele leitor e que só faz perdê-lo. Pennac mostra o caminho:

Ele é, desde o começo, o bom leitor que continuará a ser se os adultos que o circundam alimentarem seu entusiasmo em lugar de pôr à prova sua competência, estimularem seu desejo de aprender, antes de lhe impor o dever de recitar, acompanharem seus esforços, sem se contentar de esperar na virada, consentirem em perder noites, em lugar de procurar ganhar tempo, fizerem vibrar o presente, sem brandir a ameaça do futuro, se recusarem a transformar em obrigação aquilo que era prazer, entretendo esse prazer até que ele se faça um dever, fundindo esse dever na gratuidade de toda aprendizagem cultural, e fazendo com que encontrem eles mesmos o prazer nessa gratuidade.

O que antes era prazer vira obrigação. O menino não vê mais o livro, vê o número de páginas que tem de enfrentar, sempre num prazo curto demais para ele e, o pior de tudo, para fazer uma prova. Um temor o assalta: “Como se sair bem se não o entender?” Ele está só, sente-se mais só que nunca, não há ninguém para salvá-lo. O livro passa a ser visto com inquietação, um antagonista do qual ele tem de se livrar o mais rápido possível.

Um livro não pode ser escolhido por outrem, a escolha devia ser sempre nossa. Mas há o cânone. Parece que, sem ele, as portas do futuro não se abrirão. O menino terá de ler o que professor acha que ele deve ler. O mais comum, então, é vê-lo adormecer com o livro aberto sobre o peito e, perto da prova, pedir a alguém um resumo ou, mais fácil ainda, percorrer a internet. Algo está errado. Não, não pode ser assim. Ler por obrigação nunca dará certo. Ou se chega ao livro espontaneamente ou ele será logo abandonado.

A leitura para ser boa tem de ser gratuita. Deve servir de “trégua ao combate entre os homens”, mas a escola a transforma numa guerra em que o perdedor é sempre o leitor forçado e, por conseguinte, a própria literatura. Ler devia ser sempre um presente, “um momento fora dos momentos”, um hiato de distensão dentro de um cotidiano tedioso. Quem sabe o valor da leitura não força ninguém a ler. O melhor caminho é o incentivo, ter lido e motivar o outro a procurar o livro que tanto nos entusiasmou e encheu nossas horas por dias e meses.

Daniel Pennac parte do pressuposto de que é o prazer de ler que preside todo ato de leitura e que, se ele existe, “não teme imagem, mesmo televisual e mesmo sob a forma de avalanches cotidianas”. Não adianta culpar a vida moderna, a televisão, a internet. Nada disso é empecilho para quem se habituou naturalmente à leitura. O que devemos sempre nos perguntar é : “O que fizemos daquele leitor ideal que ele (o menino) era?”. Não foi gratuitamente que o livro mágico da infância cedeu lugar ao livro hostil.

Qual a saída?
Pais, não se desesperem! Daniel Pennac traz um pouco de alento àqueles que já perderam a esperança de ver de novo o filho com um livro nas mãos, não os didáticos, mas o de um Thomas Mann, de um Dostoiévski, de um Flaubert. Se seu filho gostava de ler e não lê mais, o prazer de ler não desapareceu assim, de uma hora para outra, não se perdeu, apenas desgarrou-se e um dia será reencontrado.

Uma criança não fica muito interessada em aperfeiçoar o instrumento com o qual é atormentada; mas façais com que esse instrumento sirva a seus prazeres e ela irá logo se aplicar, apesar de vós.

A leitura deve ser algo que se oferece como ato liberador da vida insípida. Uma viagem em que não se exige nada. “A gratuidade, a única moeda da arte.”

Estimular o desejo de aprender, o entusiasmo pelo saber, seria esse o papel da escola. Ler sem cobranças, nos contentarmos em ler apenas. Abandonemos o dogma do “é preciso ler”. Ler sem alegria é não ler. As palavras pesam, o livro em breve estará fechado e, só fato de vê-lo sobre a mesa, assusta. Quando se sugere um livro é para partilhá-lo, é uma prova de amor, você quer que o outro leia aquilo que foi importante para você em certo momento da vida. A gente dá a ler aquilo que nos é mais caro. Antes de tudo, reconciliar o jovem com a leitura. Jamais fazê-lo sentir-se um pária dela.

A escola parece proscrever o prazer de seu espaço. Como se todo conhecimento fosse feito de sofrimento. Há uma dissociação entre vida e escola. “A vida está em outro lugar”, relembrando Rimbaud. Para contrariar isso, Daniel Pennac conta a história de um professor que nunca mandou um aluno ler um livro. O que ele fazia? Todo dia chegava e lia um trecho de alguma obra importante. A turma inteira ficava em suspenso, envolvida por sua leitura. Foi assim que ele despertou aqueles adolescentes para os livros. Nunca a mais leve sugestão de que fossem correndo à biblioteca, mas eles iam, voluntariamente, em busca do autor que mais os tinha tocado.

Uma aluna desse professor assim o descreve:

Ele chegava desgrenhado pelo vento e pelo frio, em sua moto azul e enferrujada. Encurvado, numa japona azul-marinho, cachimbo na boca ou na mão. Esvaziava uma sacola de livros sobre a mesa. E era a vida. (…) Ele caminhava, lendo, uma das mãos no bolso e, a outra, a que segurava o livro, estendida como se, lendo-o, ele o oferecesse a nós. Todas as suas leituras eram como dádivas. Não nos pedia nada em troca.

Ao final do ano, os alunos somavam: Shakespeare, Kafka, Beckett, Cervantes, Cioran, Valéry, Tchecov, Bataille, Strindberg. A lista era imensa. E ela continua no seu depoimento emocionado:

Quando ele se calava, esvaziávamos as livrarias de Renner e de Quimper. E quanto mais líamos, mais, em verdade, nos sentíamos ignorantes, sós sobre as praias de nossa ignorância, e face ao mar. Com ele, no entanto, não tínhamos medo de nos molhar. Mergulhávamos nos livros, sem perder tempo em braçadas friorentas.

O gosto pela leitura – é o que se depreende de Como um romance – depende do professor. Antes de tudo, ele tem de ser um apaixonado por livros. Falar que os jovens não gostam de ler é simplificar demais. Então se parte para o oposto: obrigam-nos a ler o que não querem. O resultado não podia ser outro: distância dos livros.

Então alguém se pergunta: o que fazer para colocar o livro na mão dos jovens? Se for para continuar fazendo o que estamos habituados a fazer, a melhor resposta é: NADA. Pelo grau de rejeição que eles desenvolvem em relação à leitura, vemos que as estratégias postas em prática até agora não deram resultado. Insistir nisso é burrice. O que se pode fazer é preparar melhor os professores para que transmitam sua paixão pelos livros de forma natural. Professor que não tem nos livros sua forma de viver não deveria ensinar. Professor que não tem paixão pela escrita não deveria ensinar a escrever. É preciso que sua fala transmita uma verdade que vem de dentro, nunca de fora. Sobre aquele professor do qual falei mais acima, Pennac diz:

(Ele) não inculcava o saber, ele oferecia o que sabia. Era menos um professor do que um mestre trovador (…) Ele abria os olhos. Acendia lanternas. Engajava sua gente numa estrada de livros, peregrinações sem fim nem certeza, caminhada do homem na direção do homem.

O papel do professor é o de alcoviteira. É ele que vai fazer o elo entre o aluno e o livro, casá-los para sempre. Facilitar o ato de ler, contabilizar páginas, convencê-lo de que lendo cinco páginas por dia, ao final da semana são 30 (dispensemos o domingo); no final do mês, são 120. Que lucro para quem não conseguia ler nada! O professor se transforma, assim, num estrategista da leitura.

Daniel Pennac termina seu livro listando os “direitos imprescritíveis” do leitor. Um deles é o de não ler. Não obstante, os professores de literatura e as comissões dos vestibulares ficam proibidos de exercê-lo em relação a Como um romance. Só assim será possível evitar a morte de mais leitores.

O AUTOR
Daniel Pennac
nasceu em Casablanca, Marrocos, em 1944, a bordo de um navio, filho de um oficial francês servindo nas colônias do país. É professor de língua francesa, em Paris, e um apaixonado pela pedagogia. O sucesso na literatura chegou com a série de romances sobre o personagem Benjamim Malaussène – O paraíso dos ogros, A pequena vendedora de prosa, Senhor Malaussène e Frutos da Paixão. Na década de 1980, Pennac morou por dois anos em Fortaleza (CE).

13/12/2008 - 14:45h Trilhando a América nos vagões da miséria

Jack London, vagabundo errante da crise de 1893, continua a ganhar discípulos

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Sérgio Augusto – O Estado de São Paulo

Daquela vez, a crise veio de trem. Precedida por um surto de pânico em 1873, a grande crise financeira de 1893 foi a maior que a América até então enfrentara. Culpa da bolha ferroviária e, a exemplo das seguintes, do estrangulamento do crédito. As ferrovias haviam se expandido de forma desordenada (11 bitolas diferentes, excesso de companhias operando nos mesmos trechos) e, antes do fim da linha, 15 mil empresas e 500 bancos descarrilaram, deixando na mão 18% da força de trabalho.

Seus efeitos ainda eram sentidos por todo o país quando, em 1895, estreou na Broadway a peça The War of Wealth (A guerra da riqueza). Tema: a desesperada corrida aos bancos de dois anos antes. O público fez sua catarse e o autor do espetáculo, C.T. Dazey, engordou sua poupança.

Jack London não teve a mesma sorte. Também inspirado pela crise econômica, escreveu um livro, The Road, de imperceptível repercussão popular e tépida recepção crítica. Mas, seis ou sete décadas atrás, a peça de Dazey já caíra no esquecimento enquanto o livro de London ia acumulando admiradores, sobretudo entre os ficcionistas que se confessavam discípulos do andarilho número 1 da literatura americana e sua viagem pela deprimida América de 1894. The Road foi para a crise de 1893 o que As Vinhas da Ira seria, mutatis mutandis, para a Depressão de 1929.

London tinha apenas 18 anos. Intensamente bem vividos, na Califórnia. Impedido pela pobreza de estudar de forma adequada, caiu cedo no mercado de trabalho. Foi entregador de jornais, faxineiro, arrumador de pinos de boliche, operário de uma fábrica de enlatados. Meteu-se com foras-da-lei (os piratas de ostras da Costa Oeste), que a seguir ajudou a combater, e, aos 17, alistou-se como aprendiz de marinheiro numa escuna rumo ao Japão e à Rússia. Queria fugir do inferno em que a quebradeira de ferrovias e bancos mergulhara a América. Quando voltou, a crise, como o célebre dinossauro de Antonio Monterosso, ainda estava lá.

Leitor compulsivo (adorava os contos de Washington Irving, os relatos de aventuras marítimas, o Herman Melville de Typee, Joseph Conrad), na certa devorou, como todo americano, Walden ou A Vida nos Bosques, de Henry David Thoreau, mas desconheço se a pinimba do filósofo naturalista com o símbolo máximo do progresso e da integração territorial da América o deixara de rabo em pé.

“Não andamos sobre a estrada de ferro, ela é que anda sob nós”, objetara Thoreau, em 1854, 24 anos depois da inauguração da primeira linha de passageiros do país, ligando Baltimore a Ohio. Receava que o transporte ferroviário viesse a exercer daninha influência sobre seus usuários, demarcando com suas chegadas e partidas o dia das pequenas cidades, cujos relógios passaram a ser acertados pelos apitos dos trens. Se bem administradas, as ferrovias podem regular o país inteiro, profetizou Thoreau. Como foram mal administradas, apenas desregularam a economia do país inteiro às vésperas do século 20.

Ao tomar conhecimento de que um jovem gráfico e sindicalista chamado Charles Kelly organizara, nos arredores de São Francisco, um “exército” de desempregados para marchar até Washington e exigir do governo medidas efetivas para debelar a crise, London arrumou a trouxa, e, de carona em carona de trem, incorporou-se ao grupo no meio do caminho. Mas afinal o abandonou no Missouri, convicto de que protestar contra as injustiças econômicas o interessava muito menos do que experimentar, livremente, como era ser pobre na América.

Teso, passou a viver, como Blanche Dubois, da caridade de estranhos. Mendigou esmolas e comida, testemunhou a violenta repressão do governo Cleveland aos milhares de esfomeados que tentaram bater à porta da Casa Branca, deslocou-se de trem, barco e a pé, calçado e descalço, e acabou preso por vadiagem durante 30 dias, já na Costa Leste.

Tudo o que viu e vivenciou no interior da América, em parte do Canadá, e no cárcere de Nova York, anotou a lápis num diário de 83 páginas. Pretendia configurá-lo como um ensaio a quatro mãos sobre, entre outras coisas, a generosidade e hospitalidade dos americanos mais pobres e a mesquinhez dos mais ricos. Mas o projeto gorou, e London foi destilar sua indignação contra “as iniqüidades do sistema” nas páginas do diário San Francisco Chronicle, da cadeia Hearst. Publicadas em capítulos na revista Cosmopolitan, suas memórias estradeiras só ganhariam lombada na primavera de 1907, acrescidas de fotos posadas, feitas pelo autor.

Àquela altura, London já lançara meia dúzia de livros, três dos quais perenes best sellers: Call of the Wild (que Monteiro Lobato traduziu como O Grito da Selva, mas também é conhecido aqui como O Chamado da Floresta e O Chamado Selvagem), O Lobo do Mar e Caninos Brancos. Mal The Road chegou às livrarias, London largou o Partido Socialista, ao qual se filiara ao voltar à Califórnia, e, desiludido com “o estado geral do país”, embarcou em seu iate, o Snark, e zarpou para os Mares do Sul, onde pretendia navegar durante sete anos. Foi em suas águas que escreveu Martin Eden, romance algo autobiográfico sobre um escritor que, desavindo com a fama e “a fatuidade burguesa”, suicida-se no Pacífico.

O relativo fracasso comercial de The Road, que alguns anos atrás a L&PM traduziu como De Vagões e Vagabundos e a Boitempo acaba de editar, com um enriquecedor prefácio de Luiz Bernardo Pericás e um título fiel ao original, A Estrada, foi uma anomalia no venturoso currículo de London, o primeiro americano a ganhar US$ 1 milhão com o ofício de escrever livros. Seu público, imenso e internacional, sempre preferiu suas ficções globe-trotters, cheias de coragem, compaixão e romantismo, todas vazadas num certo tipo de realismo cujo domínio dizia ter adquirido durante seu “aprendizado na indigência”. Para conseguir um prato de comida, viu-se muitas vezes obrigado a contar histórias que soassem verdadeiras. “O realismo é a única coisa que se pode trocar na porta da cozinha por um prato de comida.”

Foi London quem pôs nos trilhos a literatura “on the road” americana e a mística do “hobbo”, o vagabundo errante. De Ernest Hemingway (o jovem Ernest, disfarçado de Nick Adams, atravessando o país nas décadas de 1920 e 1930) a Jack Kerouac (que até cita London nominalmente em seu clássico On the Road, aqui Pé na Estrada, prestes a virar filme, dirigido por Walter Salles), todos comeram na marmita de The Road.

London também influenciou George Orwell. Seu “aprendizado na indigência”, tanto nas estradas americanas e como no East End londrino do início do século passado (pano de fundo de O Povo do Abismo-Fome e Miséria no Coração do Império Britânico, traduzido pela Perseu Abramo em 2004), serviu de inspiração para as experiências relatadas por Orwell em Na Pior em Paris e Londres (Cia. das Letras, 2006).

Não há por que duvidar que a jornalista e ensaísta Barbara Ehrenreich tenha sido influenciada por London ao planejar seu estudo sobre os que viviam à margem da exuberância econômica da Era Clinton. Para descobrir como era ser pobre e desempregado na América de dez anos atrás, Ehrenreich passou meses morando precariamente e ganhando entre dois e sete dólares por hora como garçonete, arrumadeira de hotel, faxineira e ajudante de enfermagem em asilos. Detalhes em Nickel and Dimmed.

No ano seguinte ao lançamento de The Road, London publicou outra obra de notável influência sobre Orwell e quem mais tenha se exercitado na fabulação distópica: O Tacão de Ferro (Boitempo, 2003). Ambientado numa América protofascista, onde o controle dos cidadãos por uma oligarquia não é menor que o imposto pelo Big Brother de 1984, O Tacão de Ferro virou livro de cabeceira de Lenin, Trotski e outros radicais de esquerda. Mas não só nessa seara arrebanhou admiradores. Kurt Vonnegut estreou na literatura com um pesadelo futurista, Piano Player, confessadamente marcado pela leitura de The Iron Heel. E o mesmo se pode dizer de outro precursor de Vonnegut: Sinclair Lewis, o de You Can?t Happen Here

12/12/2008 - 17:32h Um Calígula como manda o figurino

Análise da montagem de Gabriel Villela, em cartaz no Sesc Pinheiros, a partir das roupas que ele vestiu nos seus personagens

http://www.saopaulo24horas.com/images/stories/caligula_a.jpg

Fausto Viana e Rosane Muniz – O Estado SP

Para revelar que “tudo ao nosso redor é um embuste”, Gabriel Villela, diretor e figurinista de Calígula, opta pela linguagem direta e “limpa” de um Brecht e coloca o elenco romano com figurinos contemporâneos, representando tudo o que de mais terreno, material e palpável existe para mostrar a estupidez humana, a infelicidade e a morte como solução. Tudo se apresenta de forma clara e óbvia. Há uma proposital falta de sutileza nas metáforas visuais apresentadas. Aparente contemporaneidade e limpeza visual.

Em entrevista, Villela comenta que o protagonista do espetáculo só poderia ser Thiago Lacerda porque “no Brasil não há outro ator com físico e juventude para fazer um minotauro em cena”. Ser híbrido, misto de homem e touro, resultado da paixão provocada por um deus grego e uma mulher, que copulou com um touro branco que deveria ter sido sacrificado. O minotauro, em uma leitura um pouco direta demais, é a imposição da animalidade sobre o humano. E, assim, começamos a entender o figurino de Villela.

O próprio Brecht escolhia para seus espetáculos materiais “vivos”, de origem natural. E o couro é o que de mais animal se pode encontrar em termos de “tecido” maleável. É o que de mais primitivo o ser humano já vestiu, fruto da sua necessidade de proteção e da disponibilidade do material, obtido a partir de suas caças, quando o curtume ainda não existia. Este couro, que devia cheirar muito mal, era um misto de carne estragada com suor, e servia para proteger o homem das intempéries. Mas há um contraponto muito curioso: o espetáculo traz outro elemento, que é muito “terreno”.

É a pintura corporal, que surge muitas vezes de maneira lúdica, pelas mãos dos próprios atores em cena, mas que no manuseio de Villela, criador da direção simultaneamente ao visual, não entra impunemente. Em primeiro lugar, quem conhece o trabalho do diretor mineiro pensará: onde está a brasilidade do figurino de Romeu e Julieta? Ou de A Rua da Amargura, só para pensar nos trabalhos com o Grupo Galpão? Pois a característica brasileira está, curiosamente, nos grafismos. Proposta que remete ao grupo Timbalada que – também com poucos recursos iniciais – se apresenta com pinturas corporais, facilmente identificáveis com as dos guerreiros africanos.

Nada reuniria melhor esses elementos do que o espetáculo teatral, um acontecimento ritual por excelência. Não se deve esquecer que o teatro ocidental tem sua origem nos sacrifícios em honra a Dionísio, em que o que se oferecia era nada menos do que um bode, que seria degolado no altar principal. A própria máscara teatral tem sua origem, segundo indicam alguns especialistas, na pintura facial feita com a borra do vinho sedimentada no fundo dos jarros de vinho.

No caso de Villela, trata-se apenas de juntar esses dados todos e o que se verá é um figurino criado para representar a auto-imolação de Calígula em cena. O próprio autor escreve que “Calígula é a história de um suicídio superior. É uma história sobre a forma mais humana e mais trágica de errar”.

Elementos ainda mais contemporâneos e carregados de símbolos são colocados em cena para execrar os tiranos do século 21, assim como Camus o fez com os tiranos do século anterior. A bolsa Nike do intendente do Tesouro poderia ser um detalhe, mas torna-se parte da narrativa pelo modo como é inserida em cena. É nela – que toma várias vezes a boca de cena – que está o tesouro público. Quase didaticamente, o chefe das “verdinhas” usa o rosto pintado de verde e fala com sotaque inglês no epílogo do espetáculo.

Mas o que está verdadeiramente por trás talvez seja o slogan da marca: “Just do it.” Que, lido de forma inocente, pode realmente significar superação pessoal, desafio atlético (que está lá representado na figura de Thiago Lacerda, ele próprio ex-atleta). Mas, lido dentro do sistema, significa: faça o que bem entender; aja como quiser, independentemente do resto. Justamente a opção de Calígula quando decide exercer, até o impossível, a liberdade. O que não está claramente implícito é que depois de um “just do it”, há um “pay for it”. É quando ele descobre que tamanha liberdade não é tão boa assim.

Villela veste a “sociedade” com véus, sedas, peles… A mulher do touro branco, simbolizada na pintura do corpo feminino em transparente voil, que serve de mesa a Calígula, no incrível banquete – pretexto para roubar as mulheres dos patrícios – depois de “violentada” em cena, é levada aos aposentos para retornar estilhaçada e ensangüentada na representação clara do véu rasgado e sujo de sangue.

“Para ser um imperador, basta um toque de mágica!” E eis que surge Calígula com uma blusa negra – delicada e feita à mão pelo próprio diretor/figurinista. O público não vê, mas a textura da blusa é criada a partir de moedas embrulhadas em um crepe leve. Seria uma atitude stanislavskiana por parte do diretor, oferecendo suporte físico, ambientação e objetos externos para a interpretação do protagonista? As moedas simbolizariam o poder incrustado no corpo da personagem, os meandros das lavagens de dinheiro… E o formato final do traje negro tem o aspecto de uma armadura que, com retalhos presos, aparentemente vai se despedaçando ao molhar-se pelo suor do corpo do ator.

A figura criada em Lacerda é assustadoramente “hamletiana”, o que nos leva a pensar nas semelhanças e infortúnios das duas personagens. No entanto, o que diferencia os dois é a sexualidade evidente que Calígula trabalha, exaltada no lenço vermelho do pescoço. Símbolo masculino de virilidade como um presságio de derramamento de sangue, igualmente representado nas partes interiores do vestido final de Cesônia – preto e forrado em vermelho. Cesônia, qual um minotauro feminino, se tal figura existisse, é imolada após ter aparecido em cena com um bolero de toureiro.

O figurino, que Villela assina com Maria do Carmo Soares, atriz que já trabalhou ao seu lado em outras ocasiões, traz também Cipião e sua ambigüidade na paixão pelo Imperador representados no gosto pelos modismos e estampas florais na lateral de sua camisa de marca.

Há também, durante o espetáculo, referências da formação multidisciplinar de Villela e um generoso oferecimento de símbolos para o público: logo de início, há uma projeção de Thiago/Calígula que parece remeter a um raio X, mas que, ao mesmo tempo, traz em si algo dos desenhos de Egon Schiele, este um relator fiel da degradação humana.

No programa da peça, algumas personagens trazem na cabeça um curioso adereço, que não passa despercebido: fios de metal que parecem realmente mostrar o fechamento de uma cirurgia no crânio, ou uma lobotomia. Há também uma referência ao clássico Frankenstein, homem resultado de muitas partes costuradas, cujo trágico destino todos conhecemos.

Os deuses estão literalmente de pantufas para assistir à megalomania de Calígula no metateatro que, forçosamente, transforma os patrícios em “palhacinhos”. O vermelho chega como uma brincadeira inocente, nas pontas dos narizes, mas logo será parte do peito de muitos, enquanto se iniciam as conspirações. “Quando o homem pode ser Deus, basta endurecer o coração.” Calígula endurece seu coração, porém não consegue evitar a morte provocada, que viria no “epílogo de um imperador artista”, como ele mesmo anuncia.

Na cena final da condenação, Calígula é despido de sua camisa preta “em trapos”, todos os valores finalmente perdidos, e resta o vazio, em uma camiseta básica branca. Magali Biff entra com um aplicador – como se inserida em um reclame televisivo – e espirra sangue no rosto, corpo e vestes de Thiago Lacerda, para, em seguida, retornar à hora da verdade: “Mostrar a paixão pelo impossível em toda a sua fúria, justificando estragos e desencadeando confrontos”, como prescrevia Camus.

Curiosamente, ainda há pessoas que vêem o espetáculo esperando pela nudez (o figurino de cores mais fortes) do protagonista, uma espécie de fetiche doentio disfarçado de interesse artístico pelo corpo do ator. Em 1958, Camus escreveu: “Alguns acham que minha peça é provocante e são os mesmos que, no entanto, (…) aceitam fazer ?ménage à trois?, desde que nos limites, é claro, de quatro sólidas paredes e em alta sociedade.” De fato, 50 anos é muito pouco tempo para esperar mudanças de atitude. A nudez está ali o tempo todo, só não no formato que algumas pessoas esperam.


Serviço
Calígula. 100 min. 14 anos. Teatro Paulo Autran – Sesc Pinheiros (700 lug.). R. Paes Leme, 195, Pinheiros, 3095-9400. 6.ª e sáb., 21 h; dom., 18 h. R$ 5 a R$ 20. Até 22/2

23/11/2008 - 16:15h RETRATO DE UM HOMEM INVISÍVEL

“Sem forças” e encerrado em seu apartamento em um bairro nobre de Paris, Lévi-Strauss não deverá participar das comemorações de seu centenário; amigos falam sobre a convivência com o antropólogo

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GABRIELA LONGMAN – FOLHA SP

COLABORAÇÃO PARA A FOLHA, EM PARIS

 

Mais importante intelectual vivo, Lévi-Strauss completa cem anos, no próximo dia 28, recolhido.

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Tido como o pai do estruturalismo e grande responsável pela afirmação da antropologia no campo das ciências humanas, ele assistiu -ou participou- às infinitas transformações políticas, sociais e comportamentais do século 20.

Depois de atravessar duas guerras mundiais, um Maio de 68 e todos os rebuliços que se seguiram, a Paris atual tem muito pouco em comum com aquela em que ele passou a infância e a juventude.

Grande área residencial da burguesia parisiense -comparável, talvez, ao bairro de Higienópolis, em São Paulo-, o 16º arrondissement foi desde sempre a casa de Lévi-Strauss.

É ali que mora, há mais de 50 anos, num quinto andar do número 2 da rua dos Marroniers. A poucas quadras, fica a rua Passy, endereço onde viveu por mais de 20 anos com os pais, num apartamento de onde se avistava ainda o campo e suas fazendas.

Hoje, os prédios de La Défense -principal centro financeiro da França, localizado no extremo oeste- transformaram a paisagem.

A arquitetura de arranha-céu que Lévi-Strauss vira em São Paulo nos anos 1930 e em Nova York nos anos 1940 ganharia um canto específico para se desenvolver, para que o restante de Paris mantivesse preservada a unidade estética dos prédios baixos, telhados com chaminés, terraços de ferro e os bulevares haussmanianos que deixam transparecer os séculos 18 e 19.

Se a arquitetura se manteve em certa medida uniforme, para a alegria dos turistas, a população mudou.

Milhões de chineses, marroquinos, brasileiros, senegaleses, malianos são agora tão parisienses quanto aquele professor de etnologia que trabalhava como subdiretor do Museu do Homem e visitava os mercados de pulgas em busca de peças exóticas para sua coleção.

O kebab é tão popular quanto o crepe. O pluriculturalismo -termo em grande medida lévi-straussiano- é a marca principal desta nova cidade e de seus subúrbios, com todos os problemas de imigração e discriminação que gravitam em torno desse novo quadro.

A Paris de Godard e Truffaut é substituída pela de Laurent Cantet, com “Entre Paredes”.

http://varenne.tc.columbia.edu/bib/illustrations/levi_strauss-pensee.jpg“Sem forças”

Mas esta cidade, mais lévi-straussiana do que nunca, tornou-se distante para Lévi-Strauss, que praticamente não sai mais de casa.

No dia 25, não irá ao colóquio que o Collège de France organiza com a presença de alguns de seus principais seguidores.

E, no 28, não estará presente à grande jornada de homenagens que o Museu do Quai Branly prepara para o centenário, com leituras de suas obras, projeção de documentários e fotos das expedições.

“É preciso dizer que ele está absolutamente sem forças”, adverte à Folha, por telefone, a secretária que gerencia sua correspondência.

As visitas de seus ex-alunos se tornam cada vez mais raras, assim como rareou-se seu hábito de escutar música clássica ao longo da tarde.

Mas são fatos recentes. Até o ano passado, Lévi-Strauss recebia amigos para jantar, lia publicações de sua área.

Com freqüência, atravessava ainda o rio rumo ao Quartier Latin, onde fazia visitas ao Laboratório de Antropologia Social (LAS), que ele fundou em 1960 após sua nomeação para a recém-criada cadeira de antropologia social do Collège de France, grande consagração de seu nome e seu trabalho.

Visitar hoje o laboratório no nº 52 da rua Cardinale Lemoine é mergulhar na atmosfera parisiense dos anos 1970, com o carpete vermelho manchado, um cheiro agridoce e o design editorial antiquado dos periódicos, expostos lado a lado numa pequena vitrina de vidro.

Com a Sorbonne, a Escola Normal Superior e o Collège de France ali próximos, o 5º arrondissement continua sendo por excelência o bairro dos estudantes -embora as jovens pró-Sarkozy não lembrem em muito as radicais feministas que passeavam pelas ruas no tumulto daquela época.

Dirigido atualmente por Pierre Descola, o centro de pesquisa tem cerca de 50 membros e uma das mais importantes bibliotecas da área de etnologia e etnografia.

Escaninho vazio

Entre os avisos no mural da entrada, uma folha sulfite anuncia um colóquio em homenagem a Lévi-Strauss na Rússia e escaninhos de madeira guardam a correspondência destinada a cada um dos membros. O de Lévi-Strauss está lá, sim, embora vazio.

A vice-diretora Brigitte Derlon lembra-se bem de vê-lo chegar até bem pouco tempo, caminhando com certa dificuldade, mas bem-disposto.

Quando criou o laboratório, o etnólogo francês contava com a companhia de um pesquisador romeno, Isac Chiva, a quem nomeou subdiretor.

Fugindo do stalinismo, o jovem judeu chegou a Paris, onde foi aluno de Lévi-Strauss na Escola Prática de Altos Estudos antes de tornar-se seu parceiro. Hoje, também recolhido em seu apartamento, tem dificuldade para rememorar antigos nomes, datas, histórias.

“Lévi-Strauss está bem, afinal tem cem anos. O problema sou eu, que tenho 82 e estou assim. É muito difícil lembrar. Não deveria ter aceitado te receber para esta entrevista, pois não tenho mais memória”, diz.

Cada frase é interrompida e seguida por longos silêncios e as perguntas ficam quase todas sem resposta.

Mas, ao ouvir falar em Lévi-Strauss, o colega caminha da sala até sua biblioteca e começa a mostrar as primeiras edições de “Antropologia Estrutural”, “As Estruturas Elementares do Parentesco” e “Tristes Trópicos” autografadas.

“Para Isac Chiva, pesquisador sutil e tenaz, em testemunho de minha estima e amizade”, diz uma das dedicatórias. Esses amigos de tanta convivência jantavam juntos há um ano, mas hoje muito raramente trocam um telefonema.

Resposta doce

De uma geração bem mais jovem de pesquisadores, Emmanuel Devaux foi procurá-lo em 1978. “Eu era um jovem tímido. Queria saber se era pertinente partir para um trabalho de campo na América do Norte, e não na Amazônia, como faziam todos os meus colegas do departamento”, contou à Folha.

Lévi-Strauss recebeu-o, muito cortês. “Vá sim, mas saiba que será deprimente”, foi a resposta. Em 2007, Devaux enviou-lhe um livro, em que questionava os conceitos estruturalistas. “Recebi uma resposta muito doce que dizia: “Leio seu livro ainda, embora muito lentamente. O que me deixa mais tempo para meditar sobre nossas concordâncias e discordâncias”.”

As atuais concordâncias e discordâncias de Lévi-Strauss em torno da imigração na França, da eleição de Obama, da crise financeira e de outras ordens do dia são um mistério. Faz alguns anos que parou por completo de dar entrevistas por “já não se considerar um homem deste tempo”.

E de que tempo ele é, então? Talvez daquele tempo mítico que ele próprio descreve em “A Via das Máscaras”.

Tempo em que a coleção de arte primitiva morava no Museu do Homem, e não no enorme Museu do Quai Branly, criado por Jean Nouvel.

Tempos de Barthes, Bachelard, Braudel. Hoje, todos eles viraram nomes de ruas parisienses, escritos em letras brancas sobre placas azuis.

Saussure é uma avenida movimentada perto da Porte de Clichy, bem ao norte. Foucault é uma alameda que termina no rio, colada ao Trocadéro.

Hoje, solto num tempo em que seus amigos, inimigos e seguidores diretos já desapareceram, Lévi-Strauss persiste como homem e como mito -ele que tanto analisou a interação simbólica entre vivos e mortos na sociedade dos bororos.

Disputando com Sartre o título de intelectual mais influente do século 20, ele é ainda um senhor de cem anos, recolhido no silêncio. Absolutamente vivo.

http://lupacap.fltr.ucl.ac.be/images/Images%20Livres/Levi-Strauss_Homme_nu.jpg

20/11/2008 - 09:56h Tributo ao Almirante Negro

Dia da consciência negra

A vida e a luta de João Cândido Felisberto, líder da Revolução das Chibatas, no começo do século 20, serão levadas ao palco, hoje, por alunos de escola pública de Samambaia

Lívia Nascimento - Correio Braziliense

Hiram Vargas/Esp. CB/D.A Press
Rafael Hack (E) e Rafael Cerqueira comandam o espetáculo, como diretor e ator principal, respectivamente: expectativa de êxito nas apresentações

A coragem e a determinação que marcaram a vida de uma figura pouco conhecida da história brasileira, o marinheiro João Cândido Felisberto, chegaram às salas de aula da Escola Classe 414, de Samambaia. A saga do personagem conhecido também como Almirante Negro, líder da Revolução das Chibatas, em 1910, encantou os estudantes do 1º ano do ensino médio da instituição.O encontro entre os adolescentes de 16 e 17 anos surgiu após a leitura da publicação do Prêmio de Redação da Fundação Assis Chateaubriand deste ano que homenageou o marinheiro. Hoje, Dia da Consciência Negra, eles encenarão na escola a peça inspirada na vida de João Cândido.

Em junho, o colégio recebeu exemplares do caderno especial que contava toda a vida do líder. Filho de ex-escravos, João se alistou na Marinha do Brasil e não demorou a se revoltar contra o tratamento dado aos marinheiros, negros em sua maioria, e freqüentemente castigados com chibatadas — prática comum durante o período de escravidão.

A idéia de homenagear João Cândido partiu do professor de história que resolveu trabalhar o caderno em sala de aula como ferramenta de ensino das disciplinas, o que despertou o interesse das turmas. Após ler o material sobre a vida do almirante, Francisco Laranja comentou com a coordenadora da instituição, Heloísa Martins Ferraz, que o assunto daria uma bela peça e assumiu o desafio de levar para o palco de madeira, montado pelos alunos no pátio da escola, a obra adaptada.

As duas apresentações do Tributo a João Cândido, marcadas para as 10h30 e 16h30, devem ser assistidas pelos 1.150 alunos do centro de ensino. Durante todo o dia serão realizadas diversas manifestações culturais em homenagem à cultura afro-brasileira.

Montagem
Para transformar o sonho em realidade, foi preciso o trabalho em equipe de todos os envolvidos no projeto. O professor, que faz sua estréia no mundo das artes cênicas, dividiu os alunos em dois grupos: produtores e atores. Como a história é vivida por marinheiros, os meninos ficaram concentrados no palco; as mulheres ocuparam seus espaços na produção. A animação da turma é contagiante: eles constroem o cenário, objetos cênicos e se organizam para produzir o figurino típico do início do século 20.

Segundo Heloísa Ferraz, a peça ensaiada há um mês pelos estudantes agregou conhecimentos fundamentais para a vida escolar. “Como foi um tema trabalhado com muito cuidado nas salas de aula, eles estão bastante envolvidos com a história. Esse trabalho também ajuda com a auto-estima deles, o que acaba refletindo no rendimento escolar”, avalia. Já o professor Francisco Laranja destaca o resgate da história : “É importante porque falta ao Brasil reconhecer fatos importantes da cultura nacional. A Revolta das Chibatas não é um tema tão conhecido”, espera.

Concurso
O resgate do personagem ainda desconhecido de grande parte da população brasileira começou com a realização do 14º Prêmio Nacional Assis Chateaubriand de Redação — Projeto Memória que teve como tema João Cândido Felisberto e a Luta pelos Direitos Humanos. Para subsidiar as redações que seriam escritas pelos estudantes foi produzida uma publicação de 12 páginas com dicas de estudo e informações sobre a vida do Almirante Negro.

Se depender do intérprete de João Cândido, o estudante Rafael Cerqueira, 17 anos, a história será contada da maneira mais fiel e com o objetivo de fazer justiça à vida do almirante. “No começo achei que não daria conta, mas depois comecei a ler mais sobre a história dele e me interessei. Ele brigou pelos direitos dos marinheiros.”

Para o diretor do espetáculo, Rafael Hack, 17 anos, a apresentação na escola é apenas o primeiro passo. “Pretendo que a peça saia o mais perfeita possível porque é bom para mostrar para a nossa população que os negros já passaram por muita coisa. Com a peça, o tema de João Cândido será fixado na cabeça dos jovens”, avalia, com segurança.

Um exímio bordador

No livro Pontos e bordados (Editora UFMG; 460 páginas, R$ 38), o escritor e historiador mineiro José Murilo de Carvalho resgata a figura do marinheiro João Cândido Felisberto, o Almirante Negro. Os leitores ficam sabendo de uma informação no mínimo inusitada: o hábil marinheiro e líder da Revolta da Chibatas também executava a arte de bordar com maestria.A descoberta aconteceu por acaso durante a visita do escritor ao Museu de Arte Regional de São João del Rei, em Minas Gerais, ao encontrar dois panos bordados com desenhos de autoria atribuída a João Cândido Felisberto.

Após pesquisa, José Murilo descobriu que durante o tempo em que ficou preso, depois de sufocada a revolta, o almirante bordava para ajudar a passar o tempo e fugir da morte na cadeia onde perdeu muitos companheiros. Uma das peças é chamada de O adeus do marujo. Tem no centro uma âncora e sobre ela duas mãos que se apertam como em uma despedida. (LN)

para saber mais

Homenagem à luta de Zumbi

O Dia Nacional da Consciência Negra é comemorado no país há 35 anos em lembrança ao assassinato de Zumbi dos Palmares. O escravo foi morto em 1695 e era considerado o mais importante líder do Quilombo dos Palmares, na serra da Barriga, divisa entre Alagoas e Pernambuco.Fundado em 1597 por escravos foragidos de engenhos, o quilombo deu origem a uma cidade formada por fortificações espalhadas pela mata, onde chegaram a viver em torno de 20 mil a 30 mil pessoas.A semana na qual está inserido o dia 20 de novembro também recebe o nome de Semana da Consciência Negra.

Em algumas cidades do Brasil, como São Paulo (SP), Rio de Janeiro (RJ), Campinas (SP), Cuiabá (MT), Sorocaba (SP), Maceió (AL), Volta Redonda (RJ) e Piracicaba (SP), a data é lembrada como feriado para alguns serviços. Nessas localidades, as agências bancárias não abrirão. Mas no Distrito Federal haverá expediente normal.

16/11/2008 - 15:05h House em Havana

O diretor cubano Tomás Piard fala de seu filme “o viajante imóvel”, sobre o romance “Paradiso”, de Lezama Lima, e diz que a juventude “revolucionária” do país assiste aos enlatados norte-americanos


Cuba não tem uma economia sólida; nos acostumamos a ter o Estado nos provendo e perdemos o espírito do que é trabalho

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MALU DELGADO – FOLHA SP

DE LONDRES

A transição em Cuba -ou a ausência dela- sob o olhar do cineasta cubano Tomás Piard, 60, é elucidativa. Piard lançou em Cuba seu novo filme, “El Viajero Inmóvil” (O Viajante Imóvel), sobre a vida de José Lezama Lima, autor de “Paradiso” (1966), um dos principais romances do século 20. O filme, como Piard esclarece, não é nenhuma pretensa adaptação do romance de Lezama, mas sim uma homenagem a ele -a quem o cineasta chama de “pai espiritual”.

Amigos? Não. Tomás Piard se encontrou com Lezama uma única vez, numa exibição de cinema em Havana, quando era estudante. Ambos iriam assistir a “As Noites de Cabíria” (1957), de Federico Fellini. Talvez a duradoura identificação de Piard com a história de Lezama -que nunca deixou a ilha- seja reflexo de uma certa simbiose com a história da Cuba que “transcende”, “e não a Cuba que vendem aos turistas”, explica o diretor cubano.

Após uma espécie de “exílio” cultural na Galícia por três anos, negociado pelo governo cubano após ter feito um filme considerado “imoral”, Piard considera que lançar seu último filme em Londres, patrocinado pelo Instituto Cubano de Arte e Indústria Cinematográfica (Icaic), é um claro sinal dos tão esperados novos tempos em Cuba.

O país que os turistas não vêem tem uma péssima qualidade educacional e um sistema de saúde flagrantemente falido -os dois pilares da Revolução de 1959. Vive entre a divergência praticamente diária e explícita entre Fidel e Raúl Castro. Alimenta uma geração de jovens com seriados norte-americanos como “Lost”, “House” e “CSI Miami”. É o país com uma massa de revolucionários ressentidos, mas ao mesmo tempo incapazes de criticar abertamente Fidel Castro. Para Piard, um revolucionário, Fidel cometeu “erros”, mas com as melhores intenções.

Um marciano, diz ter absoluta certeza de que “a Aids é uma doença fabricada em laboratório pelos EUA”. Um transcendente, que se emociona com a eleição de Barack Obama e, sobretudo, por tê-la assistido longe do controle midiático de Cuba. Um artista assustado com a globalização e que quase decreta o fim do cinema.

FOLHA – “O Viajante Imóvel” começa com uma frase de Lao Tsé [sábio taoísta]: “Quando mais distante se vai, menos se aprende”. O sr. pensa da mesma forma?
TOMÁS PIARD
– Do ponto de vista de Lezama Lima, sim. Porque Lezama viajava por intermédio das suas leituras, da cultura da humanidade. E, assim, difundia valores extraordinários da cultura humana à cultura cubana. Nelson Pereira dos Santos, por exemplo, quando fez “Vidas Secas”, fez algo de valor universal. Ou seja, quanto mais se apegar à sua terra, honestamente, artisticamente, mais essa obra terá transcendência universal. Foi o que aconteceu com “Paradiso”.

FOLHA – É essa transcendência que busca em suas obras?
PIARD
– Sim, sou ambicioso. Por quê? Porque é muito provável que eu não o alcance, mas se sou ambicioso terei a oportunidade de chegar ao mais alto ponto possível. Nunca entenderei os diretores de cinema que dizem: estou fazendo um filme que “não é nada de outro mundo”. Não consigo fazer isso. Cada filme, para mim, é uma obra de grande transcendência artística, sobretudo após a morte do meu filho. A dor parte. O ponto de partida de grandes obras humanas é a dor, não a alegria, a felicidade. A perda do meu filho foi a coisa de mais importante que vivi e me deu coragem e impulso para fazer obras que transcenderam as outras que fizera.

FOLHA – Quando a arte transcende, não é preciso ir tão longe?
PIARD
– É que tudo o que é necessário está dentro de mim. Você é que precisa ser capaz de descobrir. E precisamos lutar para que a globalização não destrua isso.

FOLHA – Em Cuba não se pode ver cinema latino-americano?
PIARD
– Cuba não tem dinheiro para comprar filmes. Em Cuba, todos os filmes são em DVD. Com os países com os quais temos relações diplomáticas e comerciais podemos tentar o direito de exibição. Na TV, às quartas-feiras, passam-se filmes latino-americanos. Mas não se estréiam filmes estrangeiros normalmente em Cuba porque temos que pagar os direitos e, quase sempre, os direitos são norte-americanos. A televisão de Cuba é norte-americana, porque o resto da programação da TV é norte-americana. É um paradoxo, mas fazemos isso porque não temos produção nacional suficiente para preencher todo o espaço da programação. É contraditório, porque os jovens “revolucionários”, por exemplo, estão assistindo aos filmes norte-americanos. E eles também assistem a “Lost”, “House”, “CSI”, todos os seriados norte-americanos recentes. As produções norte-americanas são todas DVDs piratas.

FOLHA – Como imagina usar sua arte para mostrar o que se passa hoje em Cuba para o resto do mundo?
PIARD
– “O Viajante Imóvel” é uma mensagem apenas para os cubanos. Meu objetivo era mostrar aos cubanos o romance de Lezama Lima, que é conhecido em qualquer lugar do mundo, menos pelos cubanos.

FOLHA – O sr. disse, em uma palestra para estudantes, que, quando começou a trabalhar com cinema em Cuba, rechaçava os filmes americanos e procurava refúgio nos russos. Agora, diante do que se passa em Cuba e com a nova realidade do mundo, qual é sua definição de cinema e como sua mente processa os filmes no resto do mundo, especialmente com a globalização?
PIARD
– Infelizmente, o cinema americano tem monopolizado todas as salas de cinema do mundo, inclusive as cubanas. Ou seja, praticamente nós não assistimos a produções de outros lugares. Somado a isso, os grandes autores do cinema estão morrendo. E creio que não há nenhum diretor de cinema de relevo mundial que esteja hoje à altura de Antonioni, Fellini, Bergman e Bertolucci -ainda que ele não seja o que foi no início da sua carreira. Há Wim Wenders, Theo Angelopoulos na Grécia e outros, mas não o que existiu antes.

FOLHA – O momento é novo em Cuba e agora há várias expectativas em relação à política externa norte-americana, com a eleição de Barack Obama. O sr. vê alguma conexão entre esse momento cubano e a eleição norte-americana?
PIARD
– Não creio que possa ser feita uma conexão. Em Cuba são feitos esforços; esse filme, por exemplo, é um esforço [de transição], mas a vida política, econômica e social cubana está toda paralisada. Fidel Castro não é o presidente, mas está presidente. Há coisas que Raúl Castro tenta fazer para mudar a situação de Cuba, mas Fidel, que publica diariamente suas reflexões, às vezes o contradiz. O país foi vítima de dois furacões enormes. O país está arrasado, destruído. Casas, indústrias e escolas foram destruídas. E Cuba não tem uma economia sólida. Não há produção. Nós nos acostumamos a ter o Estado nos provendo e, por isso, perdemos o espírito do que é o trabalho. E só o trabalho pode criar riquezas e dar estabilidade econômica.

FOLHA – Há em Cuba um visível confronto de idéias entre a sociedade que participou da revolução e os jovens, que querem outro regime?
PIARD
– Há sim um confronto. Parte quer que se mantenha o espírito da revolução, mas as novas gerações não têm nenhum compromisso com a realidade histórica que se passou há 50 anos. Os jovens pensam de outra maneira. No entanto, ao longo de todos esses anos, Cuba criou um espírito de “não opinião”. Ninguém quer pensar, porque isso pode prejudicá-lo. Fidel pensa por todos nós. Creio que Fidel pense com a melhor intenção para com o povo, mas que cometeu muitos erros econômicos e destruiu a economia de Cuba gradualmente.

FOLHA – Como a sua geração se sente em relação ao atual momento de Cuba, já que esses ideais da revolução provavelmente nortearam sua vida e sua carreira?
PIARD
– Sinto muita dor. Eu me recordo dos meus pais, que, como toda uma geração, deram o melhor da sua vida pelo triunfo da revolução e para que a vida do povo cubano melhorasse. E o que aconteceu depois? Vivemos hoje na maior miséria que se pode imaginar. Criou-se uma idéia de que vivemos o melhor dos mundos em Cuba. Não é assim. E as melhores coisas que tivemos na revolução, que são a educação e a saúde, também estão destruídas. Esses eram os dois pilares da revolução. Hoje em dia, além de todos os desastres, isso também está arrasado.

FOLHA – Por quê?
PIARD
– No caso da educação, os professores não ganham quase nenhum dinheiro, não se sentem estimulados.

FOLHA – E com a saúde?
PIARD
– Os médicos estão deixando Cuba. Também ganham muito mal e percebem que podem trabalhar na Venezuela ou em qualquer outro lugar, e a vida deles melhora. Em Cuba, então, não temos mais médicos.

FOLHA – Como o sr. aspira a ter liberdade de criação e produção num país que não é livre?
PIARD
– Pelas metáforas. A diferença é que eu, agora, não toco na realidade diretamente. Por exemplo, um dos temas que mais me interessam é o da família, da desintegração da família enquanto um núcleo essencial da sociedade. Em Cuba, todas as famílias estão desgarradas. Há pessoas que foram para outros países ou, mesmo na ilha, muitos membros vivem em outras Províncias. Neste meu último filme, por exemplo, há um símbolo muito importante do que é a agregação da família: a comida, o jantar, a mesa. Ou seja, a família se senta junta para comer. Quando isso acontece, existe a família.

FOLHA – O sr. conhece algo do cinema brasileiro?
PIARD
– Creio que uma proposta da magnitude de Nelson Pereira dos Santos, de Glauber Rocha e de Rui Guerra não existe no momento. “Memórias do Cárcere” [de Nelson Pereira dos Santos] é algo excepcional que não se verá todo dia. Vi recentemente “Central do Brasil”, de Walter Salles, que é muito bom. E gosto muito também de “Diários de Motocicleta”, apesar de achar que idealiza muito Che Guevara. O personagem que não é o protagonista é muito mais sólido. Mas Salles é um bom diretor. Ah, e tem também aquele dos meninos, como se chama? “Cidade de Deus”!

FOLHA – O que achou da vitória de Barack Obama nos Estados Unidos?
PIARD
– Me emocionei muito. E me emocionei sobretudo por poder tê-la visto fora de Cuba, porque lá os meios de comunicação manipulam tudo.

16/11/2008 - 10:56h Ela quer seu voto……de confiança

Nomeada para a Secretaria de Cultura, Jandira Feghali faz planos e reuniões políticas

ENTREVISTA Jandira Feghali

Nas pouco menos de 24 horas que leitores do GLOBO na internet tiveram para enviar perguntas à nova secretária de Cultura do Rio, Jandira Feghali, surgiram cerca de 200. A imensa maioria questionava suas credenciais para a pasta, já que ela é mais conhecida como médica e política atuante na área de saúde. Nesta entrevista, ela defendeu sua experiência no campo da cultura, disse o que a levou a assumir o cargo na prefeitura e adiantou alguns planos, como a criação de um departamento só para divulgar a cultura carioca no exterior e atrair negócios. Falou também sobre teatros, lonas culturais, Riofilme, incremento orçamentário e outros temas, em uma hora e 20 minutos de sabatina, em seu escritório.

Eduardo Fradkin – O GLOBO

http://www.revistafator.com.br/imagens/fotos/jandira_feghali

Qual a sua característica que a habilitou ao cargo de secretária municipal de Cultura, já que a senhora é médica? [Pergunta do leitor Haroldo Barreiros, por e-mail]

JANDIRA FEGHALI: Eu fui deputada estadual, foi meu primeiro mandato, e, quando o Collor acabou com a Embrafilme e com a Lei Sarney, a primeira lei de incentivo do ICMS do Brasil foi minha. Depois, foi copiada no Brasil inteiro. Quando cheguei ao Congresso, meu primeiro projeto não foi na saúde, mas na regionalização da programação cultural artística e jornalística, para colocar a produção independente na TV aberta. Eu fui vice-presidente da Frente de Defesa da Cultura e da Diversidade Cultural, uma comissão mista de Senado e Câmara, fui vice-presidente da Comissão de Direito Autoral, que deu nesta lei de direito autoral que existe hoje e não é perfeita, mas é um avanço em relação às outras. Tenho um projeto de aposentadoria especial para bailarinos, cantores líricos e músicos de orquestra. Ninguém pode dançar 30 anos. No mundo inteiro são 20 anos. Parece que eu caí de pára-quedas aqui só para ter um cargo, e isso não existe na minha história. Fui secretária de Desenvolvimento Econômico, Ciência e Tecnologia em Niterói e o que deixei lá? Um centro de audiovisual.

O GLOBO: Muitos de seus eleitores se surpreenderam com sua decisão de participar da gestão Eduardo Paes.

JANDIRA: Eu construí uma linha de trabalho dentro da Universidade Federal do Rio de Janeiro. Estou cedida à universidade para um trabalho de formulação e pesquisa na área de saúde. Tinha tomado a decisão de não participar do governo. Queria ficar quieta um pouco. Mas ele convidou o partido para o governo e ofereceu esta secretaria. Pela abrangência e pelo peso estratégico que ela tem, eu tive que assumir. Mas não havia nada acertado antes.

Qual será sua primeira ação como secretária?
JANDIRA: Criar o segundo tempo da cultura nas escolas. Vamos fazer a integração entre cultura e educação, a inserção de atividades culturais para ampliar o tempo de permanência nas escolas, e, para isso, vamos adaptar a tecnologia à cultura. Por exemplo, a biblioteca vai virar mediateca. Será uma ação da Secretaria de Cultura junto com a de Educação, e a verba virá das duas, até porque a Educação é a prima rica.

A senhora conseguiu do prefeito o compromisso de aumentar a verba para a Cultura?
JANDIRA: O prefeito se comprometeu com isso, porque, sem orçamento, é difícil ampliar equipamentos culturais para o resto da cidade. Hoje, o orçamento é de R$ 78 milhões, o que não representa nem 1% do total da prefeitura. Queremos chegar a pelo menos 3%, que é uma meta bastante viável. O prefeito se comprometeu a dar um grande incremento orçamentário, mas o valor não pode ser determinado ainda. O orçamento de 2009 ainda não foi aprovado na Câmara. Entretanto, não vamos nos limitar ao dinheiro do orçamento municipal. Em dois dias, sensibilizei 16 deputados da bancada do Rio e um senador, e conseguimos R$ 8 milhões em emendas parlamentares do orçamento federal, para 2009. Foi um esforço que fiz em dois dias, falando com um a um ao telefone.

Como será usado o dinheiro dessas emendas?
JANDIRA: Uma delas é para pontos do pólo digital, que são cinemas para serem feitos como cineclubes ou em outros formatos. Botamos R$ 1 milhão nisso. Cada pólo custa R$ 15 mil, então imagine quantos podemos fazer. Quase R$ 2 milhões são para pontos de cultura, que é uma coisa diversificada. Lona cultural é um ponto de cultura, por exemplo. Casa de poesia também é. Pode-se colocar pontos de cultura em associação de moradores, em teatros, em clubes, em fundações de capacitação profissional. Há uma emenda para pontos de leitura, para estimular essa atividade, com contadores de história e agentes de leitura. Outras emendas são para centros de memória comunitária. Na Gamboa, por exemplo, já tem o centro José Bonifácio, mas pode ter outros. O Rio de Janeiro começou nessa região. Pode ter um museu contando essa história.

Durante a campanha para a prefeitura, a senhora criticou a Riofilme, que não tem dinheiro para cumprir as funções de distribuição e produção de filmes. O orçamento dela este ano foi de R$ 460 mil, cinco vezes menos que em 2004. O que fará com a Riofilme?
JANDIRA: Precisamos fortalecer a Riofilme como órgão de co-produção e distribuição de filmes. A Ancine (Agência Nacional de Cinema) hoje tem um fundo de audiovisual que cresceu, e queremos apresentar projetos para esse fundo. Vamos trabalhar com editais, pois não podemos escolher os projetos arbitrariamente, e vamos apresentá-los para buscar recursos.

Além disso, temos que botar dinheiro na Riofilme. Ela precisa de recursos e ter um bom conceito do que fomentar e como distribuir. Minha política é abrir contato com o Pólo Audiovisual, em Jacarepaguá. É um pólo cujo terreno é público, foi feito pela prefeitura na gestão Saturnino e perdeu a vocação. Ali pode ser o maior centro audiovisual do Brasil, de produção e distribuição.

Vai mudar a direção da Riofilme ou de outros órgãos e equipamentos ligados à secretaria?

JANDIRA: Isso não foi discutido ainda. Primeiro, quero conhecer as informações, depois formular projetos e só então vou pensar no arcabouço administrativo e na locação de pessoas.

A senhora também defendeu o hip hop durante a campanha.

JANDIRA: A Casa do Hip Hop na Lapa já é um compromisso que o prefeito assumiu. O Centro de Referência da Capoeira também. A Lapa Legal, um corredor cultural que vai da Cinelândia até o Campo de Santana, precisa de incentivo, de estrutura de esgoto, luz, segurança e estacionamento. Vou conversar com empresários da Lapa sobre isso. O Rio tem que divulgar sua cultura para o mundo. Nossa idéia é fazer com que a cidade se articule melhor internacionalmente, levando a arte brasileira para o exterior, não só a música, que já é bem conhecida, como outras formas também. Minha idéia é criar o Departamento de Relações Internacionais da Secretaria de Cultura.

Qual sua política para a rede municipal de teatros?

JANDIRA: A política é fomentar os teatros orçamentariamente, subsidiar a promoção do ingresso (a R$ 1, aos domingos), fazer editais e abrir para produções novas. Não basta abrigar espetáculos prontos. Temos que ajudar a produzir. Quero manter a promoção para formar platéia, mas temos que dar subsídios aos produtores. Vamos ter que subsidiar muita coisa e, em contrapartida, fazer girar os espetáculos.

O que acha da meia-entrada?
JANDIRA: Eu acho que as carteiras de estudantes têm que ser dadas pelas entidades estudantis reconhecidas, como a UNE e a Ubes, e tem que haver fiscalização para não haver falsificação.

O que fará com a Cidade da Música, cujos gastos de manutenção poderão chegar a R$ 10 milhões por ano?

JANDIRA: Uma das coisas que pedi ao secretário Ricardo Macieira é que não decida sobre a gestão da Cidade da Música, que será inaugurada em dezembro, antes da nossa chegada. Ela será, sim, a sede da OSB. Será, sim, uma casa com uma linguagem sinfônica forte. Mas, na minha opinião, deverá incorporar todas as linguagens musicais e ter aulas em suas várias salas. O problema dela é a governabilidade. Não pode ser apenas com financiamento público. Teremos que buscar dinheiro privado. O comando dela tem que ser público, mas pode ter parcerias privadas ali.

15/11/2008 - 18:49h Os homens que não amavam as mulheres

Nem sabia que o primeiro livro da trilogia de Larsson, Millennium,  já tinha saido aqui no Brasil. Estou na parte final do terceiro livro e só posso adicionar minha voz para recomendar a leitura.
Fiquei sabendo que o livro estava disponível em português no Brasil percorrendo o Blog de Rosane de Olivera, jornalista do Zero Hora. No blog um pequeno vídeo patrocinado pelo jornal gaúcho, convidava a leitura com uma gravação da governadora tucana. Como ninguém é absolutamente ruim, descobri um comum denominador com Yeda Crusius, a paixão pelo mesmo livro. No meu caso essa paixão e semelhante a que tenho pelo piso salarial dos professores aprovado pelo governo federal, que a governadora pretende desvirtuar no seu Estado. E não não é porque não amo as mulheres, bem pelo contrário. LF

Livraria Nobel Perdizes & Vanilla Caffé

 

Crítica Literária: “Os homens que não amavam as mulheres”, Stieg Larsson. Editora: Companhia Das Letras, 2008/1ª edição.

           

            Os homens que não amavam mulheres é o primeiro volume da trilogia Millennium, romance do sueco Stieg Larsson, jornalista e ativista político muito respeitado. Larsson nasceu em 1954, em Skelleftehamn, na Suécia, e foi um dos mais influentes ativistas políticos de seu país. Trabalhou na destacada agência de notícias TT. À frente da revista Expo, fundada por ele, denunciou organizações neofascistas e racistas. É co-autor de Extremhögern, livro sobre a extrema direita em seu país. Por causa de sua atuação na luta pelos direitos humanos, recebeu várias ameaças de morte. Morreu de infarto aos cinqüenta anos, em 2004, e não conheceu seu póstumo e bombástico sucesso.

           


Os homens que não amavam as mulheres

            Acabei de ler o livro (12/10). O que senti ao longo dos capítulos é indescritível. Em nenhum livro anterior, experimentei a vivacidade e a energia dos detalhes, das minúcias das cenas descritas e os horrores sofridos pelos personagens… As pistas a serem seguidas, o suspense a ser desvendado, o final inesperado, é o final mais inesperado de todos os romances que já li, misturado com a complexa personalidade de escoteiro sexy inteligente de Mikael Blomkvist e a perturbada, rebelde e superdotada hacker Lisbeth Salander tornaram um possível livro romance/suspense a um best seller em mais de 10 países (Suécia, Itália, Dinamarca, Alemanha, Noruega, França, Espanha, Inglaterra, Estados Unidos), vendendo mais de 6 milhões e meio de exemplares. Fantástico!

            Fiquei completamente entorpecida, absorvida e impressionada, pois não acreditava que algum livro poderia me surpreender dessa maneira! Já li livros maravilhosos e sou extremamente crítica… Acredito que um livro bom deva prender o leitor de tal maneira a não querer largar o livro até terminá-lo. E foi o que aconteceu. Li Os homens que não amavam as mulheres em 16 horas; o livro tem 528 páginas. Isso foi um não foi um recorde; mas foi um recorde em relação à minha situação atual: estou no meu último semestre de faculdade, fazendo meu projeto de pesquisa, estudando 6 dias da semana, e trabalhando 7 horas por dia! Obviamente li no dia de minha folga, dia das crianças, domingo.

            O diferencial de sua obra é a personagem principal, a heroína Lisbeth Salander, que está longe de ser uma pessoa adequada a viver nos estereótipos de qualquer sociedade e é constantemente julgada por pessoas e por instituições; exceto por três pessoas: Holger Palgren, seu tutor; Dragan Armanskij, seu patrão; e Mikael Blomkvist, seu amante e parceiro. Estimava essas pessoas. Entretanto, não permitia que nenhuma se aproxima e/ou soubesse de seus sentimentos positivos em relação à elas. Somente Mikael Blomkvist.

            Lisbeth Salander é o que toda a mulher não tem coragem de ser. Não de corpo, mas de alma! Uma mulher inteligente, independente, de coragem e fúria extrema, e SEM MEDO. Uma mulher a ser admirada, respeitada. Uma mulher a ser temida. Uma heroína.

            Ela é o trunfo do livro. O livro tem uma trama excelente: assassinato, desaparecimento, intrigas familiares, tiros, sexo, estupro, ódio, sadismo, corrupção política, prisão, etc.; porém nada seria sem Lisbeth Salander.

            Lisbeth Salander é a guerreira contida dentro de todas nós, mulheres; e Mikael Blomkvist nos mostra que ainda existe homens com caráter íntegro. São personagens ferozes e com almas intensas, seus espíritos são incansáveis. E juntos, Mikael Blomkvist e Lisbeth Salander, são imbatíveis.

            Comentários sobre o livro de autores renomados e críticas de jornais famosos:

Os homens que não amavam as mulheres é uma fascinante e assustadora aventura vivida por um veterano jornalista e uma jovem e genial hacker cujo comportamento social beira o autismo. A riqueza dos personagens desdobramentos da ágil e inteligente e dos surpreendentes desdobramentos da história formam um conjunto magífico e revelam Stieg Larsson como um grande mestre de literatura suspense.”
- Luiz Alfredo Garcia-Roza

“O problema com Larsson é que, se a gente se aventura e entra na história, está perdido: não tem mais largar o livro. Talvez seja porque os protagonistas são animados por uma paixão que é muito parecido com a que motiva a curiosidade (grande ou pequena) de todos nós: os dois, o jornalista bem-sucedido e a adorável jovem hacker (punk de corpo e espírito), são indivíduos sem família (ou quase), decididos a desvendar, justamente, um segredo de família”.
- Contardo Calligaris

“Um thriller político e jornalístico absolutamente original, que também sabe ser profundo e ético. Apesar dos detalhes lúgrubes, Stieg Larsson escreveu um livro delicioso, com personagens centrais inesquecíveis.”
- Michael Ondaatje

Os homens que não amavam as mulheres é um romance surpreendente. Quando eu imaginava que não despontaria nada de novo no horizonte, surge Stieg Larsson com esta história maravilhosamente original. Fiquei completamente absovirdo.
-Michael Connelly

“O jornalista e a hacker são criações geniais. Um romance surpreendente, cheio de paixão sutil perspicácia ao retratar mentes corruptas e degeradas.”
- The Observer 

“Ao contrário de muitos outros thrillhers, por mais vigorosos que sejam, o de Stieg Larsson é inesquecível.”
- Le Monde 

“Um suspense nórdico realmente suculento.”
- Daily Mail 

“Uma história de arrasar. Acima de tudo, a heroína é esplendidamente original. um livro extraordinário.”
- Literary Review 

“O alvoroço em torno do romance é plenamente justificado. Seu desempenhoé excelente em todos os quesitos – personagens, história, atmosfera.”
- The Times

Recomendo ao leitor se fechar durante um fim de semana, munido de litors de café e alguns suprimentos, para se deliciar com a trilogia Millennium.
- Rolling Stone 

Millennium, a admirável trilogia trilogia do sueco Stieg Larsson, estáse tornando uma obra cult graças a um boca-a-boca entusiasmado e eficaz. Relações amorosas, conflitos profissionais, suspense de tirar o fôlego: entre no mundo de Larsson e você se verá imediatamente capturado!”
- Le Nouvel Observateur 

“O surgimento de mais um grande escritor sueco de mistério é motivo de celebração. O romance oferee um combinação irresistível de jornalismo investigativo, caçada high-tech e drama psicossexual. É uma pena que só tenhamos três livros para ver Lisbeth Salander em ação!”
-
Booklist

Larsson criou dois esplêndidos protagonistas. Ficamos completamente rendidos a eles. A trama é impecável. estamos no território do romance policial inglês clássico, mas com um nota muito mais sombria e sangrenta.”
- The Independent 

            O melhor romance policial: Os homens que não amavam as mulheres! Vale MUITO a pena ler!

Flávia Silva

Observação: Eu gostaria muito de agradecer à editora Companhia das Letras por enviar uma cópia antecipada do livro e especialmente à Edely.

13/11/2008 - 18:08h O astro que queria ser Bergman

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Tudo o que ele deseja é ser levado a sério, como o sueco

Antonio Gonçalves Filho – O Estado SP

Woody Allen parece pouco preocupado, para não dizer indiferente, com a posteridade. Não passariam por seu filtro metade dos filmes que realizou. Pelo menos é essa impressão que fica após concluída a leitura de Conversas com Woody Allen, livro que reúne os 36 anos de entrevistas com o jornalista americano Eric Lax, a primeira realizada em 1971 – na verdade, um perfil solicitado pelo editor da New York Times Magazine sobre o comediante, então com 35 anos, autor de duas peças da Broadway (Quase um Seqüestro e Sonhos de um Sedutor) e diretor de comédias elogiadas pelos críticos (Um Assaltante Bem Trapalhão, Bananas), além de ator em outras realizadas por cineastas amigos.

O modelo do livro, claro, lembra muito o das entrevistas feitas por Bogdanovich com Orson Welles e o de Truffaut com Hitchcock, mas Lax não se dirige exclusivamente a cinéfilos, ao contrário de seus modelos assumidos. Tenta organizar um patchwork que ajude a construir uma imagem aproximada de Allen, comumente visto por seus espectadores como um sujeito atrapalhado e neurótico por conta dos personagens que interpretou em seus filmes. O resultado é a figura não de um homem extremamente organizado e metódico, mas de um realizador carismático, que guarda projetos de filmes num saquinho e é capaz de convocar qualquer astro de Hollywood apenas pagando o mínimo que exige o sindicato dos artistas.

Dividido em oito capítulos, o livro é organizado por temas, seguindo a ordem cronológica das entrevistas. Assim, no primeiro deles, discute-se a emergência das idéias que deram origem a projetos nem sempre bem realizados. Allen cita como exemplo a seqüência que imaginou para Tudo o Que Você Sempre Quis Saber Sobre o Sexo Mas Tinha Medo de Perguntar (1972), em que aparece como uma aranha prestes a ser devorada por uma viúva negra, simbolicamente um ato que explicaria a razão de os homens se tornarem homossexuais. Ele e a atriz Louisse Lasser torraram inutilmente dentro dos figurinos. A cena foi cortada na edição final por absoluta falta de graça.

No final, as declarações de Woody Allen permitem concluir que tudo o que queria o cineasta americano era ter atingido no cinema a densidade de um Bergman. Talvez por isso se volte agora tanto para a Europa, onde seus mais recentes filmes foram feitos.

01/11/2008 - 17:22h El ’strip-tease’ literario de Philip Roth

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JAVIER APARICIO MAYDEU – El País

El autor escribe sobre su obra y dispara a bocajarro contra quienes pretenden tergiversar sus principios estéticos o leen sus libros como una mera autobiografía

Para los muchos lectores en español del autor de Pastoral americana o Elegía, flamante Nobel in pectore (Bellow dixit) y uno de los autores del mainstream que más y mejor ha sabido reflexionar acerca del oficio de novelista y del arte de la ficción, la traducción de Reading Myself and Others (Vintage, Nueva York, 2001, ampliando las primeras ediciones de Jonathan Cape y de Farrar, Straus & Giroux de 1975) es sin duda alguna una gran noticia, por cuanto las entrevistas, artículos y ensayos que contiene el volumen constituyen un mapa certero y detallado de la poética de Roth, de sus ideas literarias y de los procesos y circunstancias de la composición de sus obras más significativas, y asimismo una guía imprescindible para marchar seguro por el fascinante pero abstruso universo del narrador norteamericano, poblado por heterónimos, álter egos con disfraz de narrador y personajes que transitan por distintas novelas enmarañando la madeja de su ficción.

El oficio: un escritor, sus colegas y sus obras (Shop Talk. A Writer and his Collegues and their Work, 2001, cuya traducción en Seix-Barral, de 2003, tuvimos ya ocasión de comentar en estas mismas páginas), aquel volumen en el que el autor de La mancha humana departía sobre narrativa, política y cultura con Primo Levi, Ivan Klíma, Bashevis Singer, Kundera o Edna O’Brien, al tiempo que comentaba textos de Kafka, Bellow y Malamud, se ve ahora complementado por Lecturas de mí mismo, volumen en el que aborda los principales temas de su obra y dispara a bocajarro contra quienes pretenden tergiversar sus principios estéticos o, con mayor frecuencia, se empecinan en leer una y otra vez la mayor parte de su ficción como mera autobiografía.

Efectivamente, en Lecturas de mí mismo Roth muestra sus cartas reuniendo textos fundamentales para entender su obra: ‘Escribir narrativa norteamericana’, el célebre ensayo de 1961 que tuvo su origen en su conferencia en el simposio de Stanford de 1960, esclarece cuestiones como la posición de los novelistas en la cultura norteamericana contemporánea, el valor de la ficción en un país en el que la realidad la supera con frecuencia o la enrarecida política nacional como fuente para la construcción de ficciones, con comentarios sumamente francos acerca de la obra de Salinger, Mailer, Bellow o Malamud; ‘Escribir sobre los judíos’, otro artículo clásico, tiene mucho que ver con el lobby literario judío norteamericano, del que forman parte Bellow, Malamud, Mailer o el propio Roth, con los pioneros Henry Roth y Bashevis Singer, y sus razones de ser; ‘Mis años de béisbol’ ventila su afición por este deporte nacional, que comparte con DeLillo y otros; ‘La imaginación de lo erótico: Tres introducciones’ representa la obsesión por el sexo del narrador de Nueva Jersey; y el lector encontrará artículos dedicados a Nuestra pandilla (Our Gang, que Mondadori acaba también de publicar), El pecho, El lamento de Portnoy, La gran novela americana y Mi vida como hombre, así como un ensayo acerca de la obra de Kafka, tan influyente en la narrativa de Roth, con el que se cierra un volumen que incluye cuatro entrevistas clásicas que revisten un interés inmenso para los lectores del autor y para cualquier interesado en familiarizarse con los mecanismos de la ficción narrativa.

En la de Le Nouvel Observateur (1981), un Roth vehemente desmiente que su obra revista un carácter constantemente autobiográfico (”debería usted leer mis libros como obras de ficción. No tengo nada que confesar. Etiquetar unos libros como los míos con los términos ‘autobiográfico’ o ‘confesional’ es falsear su naturaleza. Esas palabras constituyen otro obstáculo entre el lector y la obra, al reforzar la tentación de trivializar la narración convirtiéndola en chismorreo”), y reflexiona acerca de su condición de judío, de las motivaciones que lo llevaron a ser escritor y de su desdoblamiento en distintos heterónimos (”¿Soy Lonoff? ¿Soy Zuckerman? ¿Soy Portnoy? De momento no soy nada tan nítidamente delineado como un personaje de libro. Sigo siendo el amorfo Roth”).

En la entrevista de The London Sunday Times (1984) diserta en torno a los estatutos de la ficción, aguijando al lector a no quedarse con el prejuicio autobiográfico y a descubrir “los delicados artificios con los que las novelas crean la ilusión de una realidad más parecida a lo real que la nuestra”. Entrevistado por The Paris Review el mismo año, Roth entra sin ambages en el propio proceso de creación de sus ficciones (el arranque, las versiones en borrador, los bloqueos y la búsqueda de los “párrafos que tengan vida”), explica el funcionamiento de unos heterónimos que ha concebido como resultado de determinados protocolos de identidad, reflexiona sobre realidad y ficción (”la idea es convertir la carne y el hueso en personajes literarios y a éstos en carne y hueso”), y enuncia la que podría denominarse “teoría del ventrílocuo” a propósito de su álter ego principal, el escritor Zuckerman, autor de sus novelas La contravida o La visita al maestro: “Tramar una existencia semiimaginaria a partir del drama real de mi vida es mi vida. Ir por ahí disfrazado. Interpretar un personaje. Fingir. La socarrona y astuta mascarada. Piense en el ventrílocuo. Su arte consiste en estar presente y ausente; es más él mismo al ser simultáneamente otro”. Habla de solipsismo frente a distanciamiento irónico en el narrador, y habla también de las funciones sociales de la ficción, y del modo en que ésta actúa en un lector que no ignora que “continuamente estamos escribiendo versiones ficticias de nuestras vidas”. Habla sobre todo de creación literaria, no en vano Joyce Carol Oates ha confesado que “Philip es muy consciente como artesano” (Una especie en peligro de extinción. Doce escritores hablan sobre su oficio, sus ideas y su vida; Lawrence Grobel, Belacqva, 2008).

En fin, que en Lecturas de mí mismo, esencial en su bibliografía, Roth se despacha a gusto ventilando sus ideas literarias y sociales en un strip-tease con muchas luces y varios taquígrafos.

31/10/2008 - 22:10h Outubro no blog

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Hoje é dia de balanço do blog. Como cada fim de mês dou conta dos resultados e de alguns dos problemas encontrados no funcionamento deste espaço.

Este mês foi relativamente atípico, por causa das eleições municipais. Os comentários foram mais numerosos e alguns provocadores ou agressivos, muitos sem qualquer assomo de argumentação. Salvo os mais repugnantes, deixei passar vários com o único objetivo de mostrar o grau de indigência política de seus autores. Mas o recreio acabou e agora voltamos a critérios mais estritos do que é aqui publicado. Aplicando o princípio que rege o espaço reservados às cartas dos leitores nos jornais O Estado de São Paulo e Folha de São Paulo, o espaço para os comentários aqui no blog estará aberto a opinião pública. Os que não se sentirem contemplados com a reprodução das suas mensagens aqui, poderão escrever para ambos jornais que as acolherão, pelo mesmo motivo que foram recusados aqui.

O número de leitores do blog cresceu ainda mais em outubro, talvez pelo interesse eleitoral. Não sei se muitos dos que passaram a freqüentar este espaço por motivo de curiosidade eleitoral, permanecerão depois. Espero que sim.

De 7.700 leitores por dia, passamos neste mês a 9.000. A cada dia essa média de internautas acompanhou as leituras e opiniões aqui publicadas, alguns participando com comentários e com encorajamentos. O dia 6 de outubro foi o de maior leitura no mês, 12.209. Em 11 de outubro foi o de menos leitores, 5.069.

São leitores de 143 países, a maioria do Brasil, seguido de Portugal, Estados-Unidos, França, Argentina, Espanha, México, Inglaterra, Angola e Alemanha, pela ordem.

Do Brasil os leitores estão em 204 cidades: São Paulo, os mais numerosos, seguidos de Rio, Brasília, Belo Horizonte, Salvador, São Caetano do Sul (SP), Porto Alegre, Recife, Curitiba e Campinas (SP). Os menos numerosos de Lontras, Ji-Paraná, Santana do Livramento e Itajaí.

Como tem sido o critério desde o começo do blog, aqui não se aceitam comentários xenófobos, homofóbicos, antissemitas, racistas, sexistas ou pornográficos.

A maior liberdade para a arte, que aqui se expõe sem censura.

Minhas opiniões estão assinadas, as leituras que reproduzo não implicam acordo com o conteúdo delas, assinadas por seus autores e com indicação da fonte.

Luis Favre

30/09/2008 - 23:02h Balanço de setembro

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Hoje é dia do balanço mensal do blog. A cada mês procuro dar conta da frequentação (já sem o trema) do blog e de eventuais reclamações.

Desde que o blog passou para o IG, em finais de fevereiro deste ano, mais de 500 mil leitores passaram por aqui.

Muitos ficaram, e a cada mês aumenta o número de internautas que diariamente acessam este espaço. O crescimento tem sido regular durante esses meses todos, mas deu um salto significativo neste mês de setembro.

Para os que não lembram, no balanço de agosto eram 2.800 blogueiros em média por dia. Este número passou agora para 7.700 promédio por dia no mês de setembro. O pico foi 9.907 em 22 de setembro, e o mais baixo foi 5.108 no dia 27, um sábado (os sábados são o dia de menor leitura em geral).

Evidentemente que o processo eleitoral leva muitas pessoas a se interessarem pela ideias (sem acento) deste espaço. Espero que gostem e fiquem para além e independentemente do pleito eleitoral.

O blog é composto de minhas leituras, que reproduzo assinadas e indicando a origem. Evidentemente que não necessariamente concordo com o conteúdo dos artigos aqui reproduzidos, salvo quando são de minha autoria, devidamente assinados.

Os artigos reproduzidos em línguas estrangeiras são um adicional para quem conhece alguns desses idiomas, não tenho possibilidade de fornecer a tradução, quem não conseguir ler é só passar; algum outro leitor, no Brasil ou no mundo (internet tem essa capacidade) poderá aproveitar (o blog tem leitores em 128 países, pelo número de leitores: Brasil, Portugal, Estados-Unidos, França, Argentina, Espanha, México, Inglaterra, Alemanha e Colômbia).

No Brasil, neste mês, o blog teve leitores de 205 cidades, os leitores mais numerosos são os de São Paulo, Rio, Brasília, Belo Horizonte, Salvador, São Caetano do sul (SP), Recife, Curitiba, Porto Alegre e Campinas. Mas tivemos também leitores em cidades como Trindade, Lontras, Ji-Paraná, Santana do Livramento e Cachoeira do sul.

Os comentários, que têm aumentado muito neste mês, são objeto de moderação. Tenho eliminado alguns por conter insultos, acusações sem provas ou fundamento (em geral são anônimos) ou por seu conteúdo estar fora dos padrões éticos do blog: antissemitismo (na nova regra se escreve assim), racismo, xenofobia, homofobia, sexismo, pornografia etc.

Muitas pessoas que tenho encontrado, e que me assinalaram serem leitores do blog, dizem gostar de minhas escolhas na parte cultural. É a que faço com maior boa vontade e a que mais curto. Muitas vezes descubro, pela sugestão de alguns comentários, artistas ou obras que me eram desconhecidos; ou pesquisando sobre algum musico, versões ou peças que eu não conhecia.

Se algum leitor quiser ver os outros balanços mensais basta clicar nos tags para ter acesso.

Volto a agradecer a todos vocês e peço desculpas pelas fraquezas do blog ou seja as minha próprias, pois faço o blog sozinho, e por qualquer desagrado ou ofensa que por ventura e involuntariamente possa ter feito. Minha intenção é discutir ideias, ampliar o conhecimento e olhar para o mundo a partir desta pequena janela.

Luis Favre

12/09/2008 - 14:09h Carta de Consuelo de Castro para Marta

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MARTA

Li teu livro de um gole . O texto ágil e instigante me levou com tudo aos dias de tua prefeitura.

Programei teus programas, realizei tuas realizações, suei camisa com todas as tuas equipes , secretariado e parceiros nacionais e internacionais. Ri , refleti, e chorei muito, muito,_ principalmente no episódio do Wesley violinista.

Por algum motivo que só a psicanalise poderá explicar, tenho, mais que admiração, fascinio pelos CEUS que voce instaurou à revelia dos céticos e em prol dos que nunca se imaginaram com direito à viver a vida, mas apenas lutar por ela.

Esse sonho que você tornou real e multiplicou . Sonho sonhado também por Anisio Teixeira, Darcy Ribeiro e outras pessoas lindas que esse pais teve a honra de produzir.

Sonhos que haverão de se desdobrar em outros. CEUS de outras esferas e sem fronteiras -não só dos paulistanos, mas de todos os brasileiros.

Céus realizáveis por quem , como você , tem a audácia de enfrentar a injustiça que chamam de destino , porque sabe que o inferno não é democrático nem humanista.

Parabéns e obrigada pelas horas agradáveis que essa leitura me proporcionou.

CONSUELO DE CASTRO

Via Blog do Favre

09/09/2008 - 09:17h Cada um no seu quadrado

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NELSON VASCONCELOS – O Globo

Há quem diga que a última edição impressa do gigante “New York Times” vai circular em algum momento de 2014, como estima um trabalho da Universidade de Columbia. Ou, no melhor dos cenários, o fim chegará em 2043, como assegura Philipe Meyer, da Universidade da Carolina do Norte, em “The vanishing newspaper”, de 2004.

Chutometria pura ou terror fundamentado?

Difícil saber, porque são muitas variantes e porque bola de cristal não é meu forte. O “NYT” atravessa tremenda crise, como se sabe, mas ainda está muito longe de se tornar uma empresa desprezível. De qualquer maneira, até mesmo seu publisher, Arthur Sulzberger Jr., já chegou a admitir que esse hipotético momento marcante para a imprensa mundial poderia chegar em 2013 — mostrando ainda mais pessimismo que o pessoal de Columbia. E tem mais: Sulzberger Jr. ainda teria declarado, numa conversa privada, que ele mesmo não estaria exatamente preocupado com esse problema.

Essas e outras histórias estão presentes em “The last issue of The New York Times The future of newspapers” (Vittorio Sabadin, www.sol90.com). O autor faz uma longa análise sobre as transformações que a imprensa, em geral, tem vivido em tempos de internet.
Recomendo sua leitura, porque é um assunto que interessa não só a jornalistas, como também a muita gente que acompanha a tal da cultura digital, ou seja, esta época acelerada em que vivemos, puxada pelo largo acesso às tecnologias da informação e, claro, à internet. Afinal, o que está acontecendo no mercado de jornal-papel pode se repetir, mais cedo ou mais tarde, em outros setores da economia envolvidos com o que outrora foi chamado de Nova Economia. Basta ver o quanto a indústria de entretenimento anda apanhando.

Discussões a respeito não têm fim.
Ontem, por exemplo, esteve aqui no GLOBO o Rosental Calmon Alves, que acompanha de perto as relações entre o jornalismo e a era digital. Ele é professor da Universidade do Texas e tem acesso a fontes graduadas em jornais de todo o mundo. Muito do que ele falou à platéia presente certamente interessa aos leitores que estão ligados nesta coluna.

Disse ele, por exemplo, que o sistema de mídia industrial (aquele a que estamos acostumados) deverá ser substituído por um novo sistema de mídia, bem mais competitivo. Motivos? Basta dizer, por exemplo, que os indivíduos conectados, convivendo em rede, ganham mais poder e mais controle sobre a informação (a propósito, Rosental indicou o site ).

Estamos, pois, falando de uma reviravolta. Muito resumidamente, digamos que a imprensa tradicional tinha o privilégio do broadcasting.
Comporta-se ou comportava-se, com freqüência, como um ser superior, irradiando suas notícias e idéias, com pouco espaço para a interação com os leitores. Como sabemos todos, esse tempo está ficando rapidamente para trás. O leitor ganha cada vez mais destaque.

Creiam, a propósito, que esse exercício de desprendimento não é exatamente moleza, sob qualquer ponto de vista. Mas não cabe contestar o avanço da revolução digital, via internet — que, como bem lembrou o Rosental, é uma força que transforma profundamente todos os outros meios.

Taí o paralelo com a indústria fonográfica. Desde o advento do Napster, no início desta década, a venda de CDs caiu, e nasceram o tráfego e o tráfico gratuito de conteúdo. Alguém morreu? Não, mas o cenário mudou, e o poder da indústria de música, intocável até então, continua sendo questionado.

E a indústria da TV? Já comentei aqui na coluna que, nos EUA, as crianças estão cada vez mais ligadas em YouTube, e não nos canais tradicionais. E isso já a partir de 2 anos de idade! Será que elas vão aceitar a TV tranqüilamente quando crescerem? Ou vão querer uma programação sob medida para seus interesses? E voltemos aos jornais, nessa conversa toda. Se você lembrar que a intocável indústria de música está-se reestruturando, pode-se perguntar por que o jornal não vai viver algo parecido.

Vai, não. Já está vivendo nesse meio termo, nessa transição em que a mídia tradicional vai perdendo espaço para a mídia online.
“A audiência passiva transforma-se em redes de comunicação (particip)ativas”, registra Rosental. Nessa comunidade multidirecional, o que interessa chega ao leitor que está devidamente ligado às suas próprias redes. Isso vale para o leitor, para o telespectador, para o consumidor de música etc. Tá todo mundo ligado, cada qual na sua praia, cada um no seu quadrado.

Cabe às empresas que os querem abarcar o maior número possível de nichos, oferecendo o máximo possível de conteúdo, sempre diversificando, sempre à espera de novidades.
E isso dá um trabalho danado…

Haveria mais a comentar sobre as reflexões do Rosental.
Mas nós aqui desta velha mídia, do velho papel, lidamos com uma verdade física chamada espaço. Mas o importante é: me diz aí o que você acha disso tudo.
Sinta-se à vontade para fazer seu comentário em .

POR FALAR NISSO: Na coluna passada, errei o endereço brasileiro da Monster.com, maior empresa pontocom de recrutamento e seleção, que começou suas operações por aqui. O site correto é o . Mil perdões.

E-mail para esta coluna: nelsonva@oglobo.com.br

31/08/2008 - 18:10h Balanço de agosto

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Como sabem os leitores assíduos deste blog, ao final de cada mês faço um balanço prestando contas sobre a freqüentação, comentários, problemas etc.

No mês de julho o blog fechou o mês com uma média diária de 1.700 leitores. Pois bem, em agosto aumentou fortemente o número de leitores e tivemos em média 2.800 por dia.

O crescimento começou mais forte a partir do dia 11 de agosto e depois do dia 21 ele atingiu resultados surpreendentes para o histórico do blog. De 2.165 no dia 21, os leitores passaram a 4.004, quatro dias depois. A subida teve seu pico em 26 de agosto com 6.317 leitores.

A maioria dos leitores são de São Paulo, seguidos por leitores de Rio de Janeiro, que também cresceram muito, depois Belo Horizonte, Brasília, Curitiba, Goiânia, Porto Alegre, Campinas (SP), Recife, Fortaleza e Salvador. Esses são os mais numerosos, das mais de 200 cidades que contam com leitores deste blog. Tem leitores em Santo Antonio de Jesus, Ji-Paraná, Corumbá, Tefe, Itajai, Manhuaçu e Três Lagoas.

O blog conta com leitores em mais de 110 países além do Brasil. Portugal, Estados-Unidos, Espanha, Argentina, Inglaterra etc. Mas este último mês tenho postado pouca coisa em outro idioma que português, por isso penso que nesses países a maioria dos leitores são brasileiros ou que falam português ou talvez espanhol.

Desde 20 de fevereiro, data que começou o blog no portal IG, mais de 310 mil acessaram algum post aqui. O crescimento é constante, o que me reconforta e me deixa mais apreensivo de corresponder a altura das expectativas dos leitores do blog. Meu objetivo é compartilhar minhas leituras e opiniões, animando uma reflexão sobre a sociedade, o Brasil e os nossos rumos. No plano mais pessoal procuro compartilhar também meus gostos musicais, literários, de arte e de ciência. São os temas, junto com a política, a economia, as questões sociais, que mais me interessam ou me apaixonam. Uma vez por semana, aos domingos, o Intermezzo, na barra lateral vermelha à direita, apresenta um vídeo com música. Também vídeos do youtube são incluídos quase que diariamente com Ópera, concertos, jazz, música brasileira ou outras, trailers de cinema e dança.

O blog reproduz os comentários dos seus leitores, mas não aceita reproduzir conteúdo racista, anti-semita, xenófobo, homófobo etc. Insultos, xingamentos, ameaças ou babaquices são também rejeitados, bem que às vezes estes últimos com menos rigor.

Volto a pedir desculpas pelos erros de português e agradeço todos aqueles que me corrigem: demora, mas vou acabar melhorando.

Sou muito crítico da mídia, de jornalistas, de adversários políticos e meu blog, como Lula, tem lado. Aqui nada de falsa “objetividade” da minha parte. Tenho opinião que expresso nos meus post. Os demais artigos aqui reproduzidos são responsabilidade dos seus autores e as fontes são sempre indicadas.

Mas para a maioria dos que aqui critico tenho respeito e nunca procuro ofender. Se mesmo assim, ofendi pessoalmente alguém, peço desculpas. Não procuro atingir pessoas e sim defender ou combater idéias.

Vários blogs têm reproduzido material de aqui, como eu tenho reproduzido muitas coisas de outros blogs. Quero agradecer a cada um dos que contribuem assim a promover meu blog e me sinto honrado de ser assim convidados a casa deles, que na maioria dos casos não conheço, mas onde me sinto tão bem recebido.

A todos muito obrigado. A todos os que enviaram comentários um carinho muito especial, mesmo aos que não concordam comigo, pois contribuem a aprimorar este espaço.

Luis Favre

31/07/2008 - 12:51h O dilema da repetência e da evasão

A imagem “http://www.litoral.ufpr.br/noticias/Fotos%20noticias/alunosp.JPG” contém erros e não pode ser exibida.


Por Sérgio Garschagen, de Brasília – Revista Desafios do Ipea

A baixa qualidade do ensino básico brasileiro, traduzida pelos altos índices anuais de repetência e evasão escolar, reflete os defeitos históricos da própria sociedade brasileira, que é excludente. “Nosso desafio, em pleno século XXI, é estruturar uma escola republicana que seja realmente para todos, o que muitos países fizeram no século XIX, outros no século XX e o Brasil, infelizmente, não conseguiu até hoje”.Esta dura avaliação é da secretária de Ensino Básico do Ministério da Educação (MEC), Maria do Pilar Lacerda Almeida e Silva. Ela defende a mudança da cultura arraigada no país, que impede a adoção definitiva da progressão continuada nas escolas.

O sistema de progressão continuada, que consiste na identificação das dificuldades de cada aluno no ano letivo e sua pronta resolução, de modo a evitar a reprovação, não significa aprovação automática. É uma alternativa que está sendo adotada com sucesso por diversos países, segundo o pesquisador do Instituto de Pesquisa Econômica Aplicada (Ipea) Sergei Suarez Dillon Soares, que avaliou as políticas educacionais de 49 nações de todos os continentes.

“Todas as pessoas que analisaram a pesquisa também ficaram surpresas com o resultado”, diz Sergei Soares. Sua conclusão é que as melhores notas e os resultados mais efetivos obtidos no ensino básico foram observados exatamente entre os que adotaram o regime de progressão continuada. Ele descobriu também que o percentual de repetência escolar brasileira é o segundo mais alto do mundo, menor apenas que o de Angola. “A repetência afeta a auto-estima das crianças, além de ser uma das principais causas do baixo rendimento e da evasão escolar”, diz o pesquisador.

Além do desgaste emocional, a repetência tem um custo financeiro.”Para cada ano repetido na escola, o custo da educação aumenta em pelo menos 50%. Embutido nesse custo há uma mina de ouro a ser explorada racionalmente pelas escolas, capaz de aumentar em igual percentual, só com o fim da repetência, os investimentos destinados à educação”, diz – uma argumentação também defendida pela secretária de Ensino Básico.

COMPARAÇÕES Para o pesquisador do Ipea, forçar um aluno a repetir o ano, após meses de esforço a fim de aprender algo, em escolas com professores desmotivados e mal pagos, significa carimbá-lo com um atestado de incompetência, o que é ainda mais dramático quando o aluno tem origem social humilde, com pais analfabetos, e percebe que a maior parte de seus colegas progride. “Essas crianças, discriminadas e desmotivadas, aprendem menos ainda quando repetem a mesma série e acabam por abandonar a escola, mesmo quando gostam de freqüentá- la, pela convivência com outras crianças da mesma idade”, afirma.

Outros estudos e vasta literatura especializada a respeito do tema comprovam que a evasão escolar ocorre realmente após múltiplas repetências. Os pais das crianças têm consciência da importância do ensino para o futuro dos filhos e,antes da desistência definitiva, insistem em mantê-los nas salas de aula, mesmo que desmotivados.

Especialista em educação há pelo menos dez anos e com base nos resultados da pesquisa, Sergei Soares advoga a tese de que a repetência escolar deveria ser imediatamente proibida, pelo menos até o quarto ano do ensino fundamental, em todo o país, nas escolas públicas e privadas.

Os dados dos levantamentos são claros: nos países que aprovaram a adoção da política de progressão continuada, sem repetência, independentemente de serem ou não desenvolvidos, em geral os alunos apresentam as melhores notas em testes padronizados destinados a medir a qualidade de ensino em diferentes países. O estudo identificou apenas quatro exceções – Cingapura, Hong Kong, Bélgica e Lituânia, que adotam o regime de repetência parcial.

A conclusão é de que essa política de progressão não tem qualquer impacto negativo sobre o desempenho escolar.Ao contrário, o que ocorre mesmo é um impacto positivo sobre os resultados dos exames e uma elevação da qualidade educacional.

HADDAD No lançamento do Plano de Desenvolvimento da Educação (PDE), em abril deste ano, o ministro da Educação, Fernando Haddad, destacou em discurso no Palácio do Planalto que gostaria de “desmontar duas indústrias criadas no país”, referindo-se ao que chamou de indústrias da repetência e da progressão continuada. “Nenhuma das duas nos interessa. Queremos a progressão dos alunos, mas aprendendo de acordo com as suas possibilidades”, destacou o ministro.

A secretária Maria do Pilar acrescenta que a melhoria do ensino nacional depende também de outros fatores, como a remuneração dos profissionais envolvidos. Nesse sentido, se mostra confiante na aprovação, pelo Congresso Nacional, da proposta de emenda constitucional que fixa o piso salarial dos professores em R$ 950 mensais, com jornada de 40 horas semanais.

Outro aspecto abordado pela secretária é a democratização das escolas de ensino básico. Nos anos 1990, diz ela, houve o esforço para garantir direito de matrícula para todas as crianças, o número de crianças matriculadas aumentou consideravelmente em todo o país e o governo federal, à época, focou a educação básica como prioridade. “Não houve qualquer investimento na educação infantil e muito menos no ensino médio”, diz.

Até hoje, explica a secretária, isso se reflete no fato de que apenas 15% das crianças de zero a três anos de idade têm acesso às creches, segmento em que o atendimento privado é superior ao das escolas públicas, com 50% das crianças entre quatro e cinco anos de idade fora da escola. Elas entram no ensino fundamental sem nunca terem passado por uma escolinha infantil.

FUNDEB O pesquisador Jorge Abrahão de Castro, do Ipea, ressalta que a criação do Fundo de Manutenção e Desenvolvimento do Ensino Fundamental e de Valorização do Magistério (Fundef), em 1996, transformado em janeiro deste ano em Fundo de Manutenção e Desenvolvimento da Educação Básica (Fundeb), transferiu de forma rápida e crescente o ensino fundamental das esferas estadual e federal para os municípios. As matrículas nas escolas municipais aumentaram de 14,1 milhões em 1995 para 23,2 milhões em 2005. Segundo ele, essa velocidade gerou desequilíbrios e perda de qualidade.

A secretária Maria do Pilar reforça esse argumento. Segundo ela, a democratização do direito de matrícula não foi acompanhada por uma mudança da cultura histórica e elitista das escolas públicas brasileiras.”O inchaço das salas de aula, a maioria com média de 40 alunos,e o baixo salário do corpo docente fizeram com que a classe média mudasse os filhos para as escolas privadas e as crianças oriundas das classes sociais menos favorecidas passaram a conviver com a baixa qualidade de ensino, as repetências e a exclusão escolar”, acrescenta.

Segundo números divulgados em setembro deste ano pelo Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística (IBGE), de 1996 a 2006, a taxa oficial de analfabetismo no Brasil, entre maiores de dez anos, caiu de 13,7% para 9,6%, o que não foi suficiente para tirar o país do penúltimo lugar no ranking de alfabetização da América do Sul. Proporcionalmente, o número de brasileiros que não sabem ler nem escrever é inferior apenas ao da Bolívia, onde a taxa de analfabetismo era de 11,7% em 2005.

Outra pesquisa, do Sistema de Avaliação da Educação Básica (Saeb), mostra que em São Paulo, Estado mais rico do país, 43% dos estudantes concluem o ensino médio com uma bagagem em escrita e leitura que se esperava encontrar em alunos da oitava série. A prova é aplicada pelo Saeb a cada dois anos nas quardústrias tas e oitavas séries do ensino fundamental e no terceiro ano do curso médio. A deste ano será em novembro.

NOVA ESCOLA Desde 1996, quando a atual Lei de Diretrizes e Bases estabeleceu as normas fundamentais da educação nacional, se fala no fim da repetência escolar – uma das principais causas da evasão – e na adoção do sistema denominado de “progressão continuada”. Para a secretária Maria do Pilar, esse sistema não significa aprovação automática, como está sendo entendido por vasta parcela da população. “Aprovar estudantes que nada aprenderam em um ano de estudo para uma série seguinte é uma política tão excludente quanto o modelo atual, de repetência de ano, pois ambos, mais cedo ou mais tarde, vão levar o aluno a abandonar a escola”, diz. O objetivo da progressão continuada é permitir que os professores concentrem esforços nas deficiências dos alunos desde as primeiras semanas de aula, impedindo assim, de forma natural, a reprovação, defende a secretária.

“As escolas que têm feito mudanças positivas e radicais, como nos municípios de Nova Iguaçu (RJ) e Belo Horizonte, são as que aboliram o velho sistema de ensino elitista, excludente, e se organizaram a partir das necessidades dos alunos, e não dos professores. São crianças que, mal ou bem, se informam pela televisão e via internet em tempo real sobre o que está acontecendo em qualquer outro lugar do mundo,mesmo que de forma superficial. Não se pode mais pensar em uma escola em que o professor é o dono da verdade e mantém o controle por meio da ameaça de reprovação?, diz.

O cientista político Alexandre Barros, pró-reitor de mestrado da Universidade Euro-Americana de Brasília, aponta uma contradição no ensino brasileiro, principalmente no segmento privado, que, segundo ele, faz um estudante conviver, diariamente, com realidades típicas de épocas distintas.”Pela manhã, ele sofre em uma escola com ensino retrógrado, professores mal pagos e que ministram aulas exatamente como se fazia no século XIX – quadro negro, giz e nenhuma interação entre os sentidos, pois é obrigado a ficar quieto e ouvir um monólogo desinteressante. É claro que ele se rebela”, diz.

“À tarde, em casa, esse mesmo jovem manipula softwares sofisticados desenvolvidos por técnicos de altíssimo nível, muito bem pagos, sejam japoneses, coreanos ou americanos. Participa de torneios e jogos que envolvem jovens de outros países e dialoga com outras crianças de todo o mundo por e-mail, Messenger, etc. Está inserido nos avanços propiciados pela tecnologia do século XXI. Isto é uma contradição terrível e desfavorável ao conceito de escola como centro irradiador de conhecimentos”, completa.

LÓGICA A realidade conflitante explica parte da indisciplina das escolas atuais, segundo a secretária de Ensino Básico do MEC. Nas raras aulas em que o professor é sintonizado com a realidade dos alunos, é possível capturar a atenção da classe, diz.”Mudar a lógica na escola é muito difícil, é um processo lento, porque a escola trabalha com a lógica do ensino, e não do aprendizado. O professor se considera o eixo organizacional, quando o correto seria levar em consideração a realidade social do aluno”, afirma a secretária Maria do Pilar.

Para ela, a progressão continuada sofre com a resistência da sociedade porque a cultura da reprovação, já abolida em diversos países, sempre foi método de controle no Brasil. “Mudá-la significa tirar poder dos professores que ganham mal e têm de trabalhar em três ou quatro escolas diariamente”.

O pesquisador Sergei Soares diz que “a ameaça de não passar de ano é argumento terrorista utilizado pelos professores dos países que não investem na qualificação dos seus profissionais de ensino fundamental e, por isso, eles desconhecem metodologias modernas, que adotam princípios lúdicos ou baseados no prazer do aprendizado e do conhecimento”.

Atualmente, dos 4 milhões de estudantes que ingressam no ensino básico, em todo o Brasil, apenas 3 milhões iniciam o ensino médio. “O normal seria que todos que entram no ensino fundamental concluíssem o ensino médio”, diz a secretária. Segundo as estatísticas do MEC, o país deveria ter 12 milhões de alunos no ensino médio, mas tem apenas 9 milhões. A diferença de 3 milhões de estudantes constitui a evasão escolar, que o deputado federal Alceni Guerra (DEM-PR) denomina de contribuição escolar à geração anual de marginais sociais.

Quando era prefeito do município de Pato Branco (PR), Guerra implantou aulas de oito horas diárias “sem investir um centavo em novas salas,porque todo o recurso foi destinado à atividade fim, o ensino”, com as horas adicionais preenchidas por meio de convênios firmados pela prefeitura com salões paroquiais, clubes de serviços, esportivos e sociais, entre outros, para oferecer atividade física, artística e musical às crianças.O índice de aprovação, em Pato Branco, diz ele, chegou a 95%, com um resultado inesperado no nível de empregos femininos na cidade.”As mães dos alunos, livres da atividade de babás dos próprios filhos, passaram a contribuir com o orçamento doméstico”, diz o parlamentar. A experiência, porém, não prosseguiu.A secretária Maria do Pilar diz que algo semelhante está sendo realizado em Nova Iguaçu (RJ) e em Belo Horizonte. Nessas cidades, os gestores das escolas buscam parcerias com a comunidade. “Infelizmente, ainda não foi realizada qualquer avaliação sobre os resultados”, diz. Para acabar com a exclusão, “timidamente, há dez anos, se idealiza a implantação desse sistema de progressão, em que São Paulo é o Estado que mais avançou nesse sentido”.Matemático e consultor da Fundação Cesgranrio, no Rio de Janeiro, o professor Rubens Klein prega uma mudança na mentalidade brasileira, que aceita a repetência. “Raramente um repetente é recuperado”, diz. Para Klein, é preciso idealizar um processo de acompanhamento contínuo dos alunos, a fim de que haja recuperação imediata assim que se perceba a existência de problemas no aprendizado, o que não é realizado no Brasil.

Além disso, a educação básica precisa ter foco que garanta a qualidade do que se vai ensinar e de como se vai ensinar, acabando ainda com o currículo global para todos os níveis, que varia de ano para ano e de uma escola para outra, o que dificulta a continuidade do aprendizado, sobretudo se o aluno muda de uma escola para outra. “A evasão só vai acabar quando houver garantias de que o aluno está aprendendo. Quem aprende não sai”, garante Klein.

Colaborou: Fátima Belchior, do Rioarquivo na íntegraLeia o arquivo na íntegra>>

30/07/2008 - 11:20h Uma discussão necessária

Blog de Luis Nassif abriu este debate e aqui no blog nós deveríamos discutir também estas questões essenciais para o presente e o futuro da educação e do país. LF

A aprovação automática

http://blogdofavre.ig.com.br/wp-content/uploads/2008/05/escola_estadual.jpg

Tem um tema quentíssimo para discutirmos – postados quase ao mesmo tempo pelo André e pelo Emílio. Trata-se da chamada educação continuada, a aprovação automática, mas analisada por um outro ângulo: a perda de autoridade do professor.

Tenho lido inúmeros comentários de professores da rede pública alertando para a rebelião dos alunos, a indisciplina ampla. Por outro lado, o velho modelo pedagógico, fundado nas informações compartimentalizadas em 50 minutos/aula e na relação rigidamente hierarquizada professor-aluno também tem sofrido questionamentos constantes.

Qual o caminho?

Por Andre Araujo

A aprovação automática é a mãe dos maiores problemas que hoje sofre a educação paulista. Com esse mecanismo o professor perdeu autoridade que derivava de seu poder sobre o futuro do aluno. É cruel mas é a realidade. Funcionou por séculos e a inovação foi desastrosa. Se o aluno passa de qualquer maneira perde-se a disciplina, o estimulo, o incentivo. A repetição de ano era uma forma dura de punição, o professor tinha o comando do processo e disso derivava sua capacidade de impor disciplina na classe. Tirada a reprovação, desmontou-se o sistema e nada ficou no lugar.

A aprovação automática é resultado da direção do sistema por economistas. Esse mecanismo adoça as estatitiscas para apresentr à ONU, ao congressos, seminários e simpósios internacionais, o Brasil sai bem na foto, aumenta o numero de alunos matriculados, é a fruta bonita por fora e podre por dentro.

Sem educadores de verdade, com amor à educação no comando de todo o sistema, chegamos a essa situação de gerenciamento da educação por planilhas e resultados estatísticos como um fim em si mesmo.

É uma ironia que nos Governos tucanos, geridos por intelectuais e gestores modernos, a educação tenha caido nessa arapuca e ficado em pior situação, mas muito pior, do que nos Governos Maluf e Quercia, que não eram intelectuais mas não desmontaram o sistema tradicional. Agora não temos sistema algum, nem antigo e nem moderno, só um enorme vazio, um anti-sistema.

Por Emílio

A administração tucana, na figura da Sra. Rose Neubauer, estabeleceram que as notas eram “instrumentos de opressão” dos professores sobre os alunos. Mas nas escolas particulares, onde estudam os filhos do tucanato, muito dos quais foram meus alunos, as avaliações, as distinções por mérito, continuaram intactas.

A administração tucana, na figura da Sra. Rose Neubauer, propuseram a progressão continuada (que é defensável) e logo a transformaram em aprovação automática. Mas nas escolas particulares, onde estudam os filhos do tucanato, as reprovações não só continuaram, como muitas “convidam” os alunos com baixo aproveitamento a retirarem-se.

A administração tucana, na figura do Sr. Gabriel Chalita e seu “mundo encantado” da educação com amor, passaram ao largo de qualquer orientação pedagógica utilizada no mundo (construtivismo, sócio-construtivismo, enculturação, etc..) . Mas nas escolas particulares, onde estudam os filhos do tucanato, domina o mais arcaico estudo tecnicista-conteudista. Discordo dessa orientação, é claro, mas é bem melhor que o “nadismo” oferecido pelas escolas públicas para os pobres.

Em São Paulo, na era tucana, a saúde, segurança e transporte públicos foram tratados com o desdém (”nojo-de-nóis”, como diz o Macaco Simão) que a elite tucana reserva ao povo do nosso país.

Sem querer partidarizar, é claro.

Por mcn

Nassif,

O sistema de progressão continuada é adotado com sucesso em inúmeros países e está prevista na Lei de Diretrizes e Bases da Educação (LDB). É uma prática defendida por inúmeros especialistas, inclusive pelo atual Ministro da Educação, Fernando Haddad, e pela atual Secretária de Educação Básica do MEC, professora Maria do Pilar.

Há um estudo comparativo do pesquisador do IPEA Serguei Soares sobre a doação da progressão continuada em 49 países e os resultados são surpreendentes: as melhores notas e os resultados mais efetivos obtidos no ensino básico foram observados exatamente entre os países que adotaram esse regime.

Para ler o artigo completo, clique aqui.

O sistema consiste na identificação das dificuldades de cada aluno no ano letivo e sua pronta resolução, de modo a evitar a reprovação, permitindo que os professores concentrem esforços nas deficiências dos alunos desde as primeiras semanas de aula.

O entendimento equivocado, da população, dos alunos e das próprias escolas, de que progressão automática = aprovação automática foi, e continua sendo, o grande problema na adoção desse regime em SP.

Por bruno

Nassif,
contribuição para uma discussão mais informada.

Dê uma olhada no texto do ipea (clique aqui) compara o desempenho educacional de países com e sem reprovação:

O Brasil se caracteriza por um altíssimo nível de repetência. Apenas Angola tem taxas tão altas quanto as brasileiras. As evidências qualitativa e quantitativa estabelecendo um elo entre a repetência e a evasão escolar são extensas.

No entanto, há pouca discussão no Brasil sobre o impacto da repetência no contexto internacional. O objetivo deste texto é usar os dados de duas avaliações internacionais – em matemática e ciências (Trends in International Mathematics and Science Study, Timss) e em leitura (Progress in International Reading Literacy Study, PIRLS) – para estimar em que medida as políticas de combate à repetência têm impactos negativos sobre o desempenho em testes padronizados.

Para estimar este impacto, usei tanto comparações univariadas dos resultados de países com diversas políticas com relação à progressão continuada, como também análise de regressão na qual cada país
representa uma unidade.

Os resultados mostram que as políticas de progressão continuada não exercem qualquer impacto negativo sobre o desempenho escolar dos alunos. Ao contrário, verifica-se um impacto positivo de políticas de progressão continuada sobre os resultados dos exames, embora estes não sejam significativos devido ao baixo número de observações na amostra.