21/10/2009 - 18:45h Arte e o medo da pedofilia

L’art rattrapé par la peur de la pédophilie

En 1975, le photographe publicitaire Garry Gross a réalisé plusieurs portraits de Brooke Shields nue à la demande de la mère de la fillette. Cette dernière est âgée de 10 ans, trois ans avant d'être la vedette du film de Louis Malle, "La Petite" (photo). | D.R.

D.R. – En 1975, le photographe publicitaire Garry Gross a réalisé plusieurs portraits de Brooke Shields nue à la demande de la mère de la fillette. Cette dernière est âgée de 10 ans, trois ans avant d’être la vedette du film de Louis Malle, “La Petite” (photo).


LE MONDE

L’amateur d’art qui entre dans la Tate Modern de Londres peut voir, jusqu’au 17 janvier, l’exposition “Pop Life”, dans laquelle figure un grand portrait photographique de l’actrice américaine Brooke Shields. Il est signé Richard Prince, un artiste bien coté, lui aussi américain. Ce dernier montre une femme sexy de 40 ans, portant un bikini, adossée à une moto rutilante, et qui sourit au visiteur.

Cette oeuvre de 2005 ne devait pas figurer dans l’exposition. Elle est venue remplacer, au dernier moment, une autre oeuvre : toujours un portrait de Brooke Shields, signé du même Richard Prince. Mais le modèle était âgé de 10 ans. Cet épisode traduit le climat actuel autour de la pédophilie, appliqué au monde de l’art.

Si le modèle est le même, si la similitude des poses saute aux yeux entre les deux photos, il existe une nuance de taille : la première version met en scène une Brooke Shields fillette et nue, la peau huilée, le corps émergeant d’une baignoire et de sa vapeur.

Quelques heures avant l’inauguration du 30 septembre, des policiers spécialisés dans la chasse aux publications obscènes (Metropolitan Police Service Obscene Publication Unit) sont venus constater ce qu’ils estiment être un délit, et ont déconseillé l’ouverture de l’exposition en l’état.

L’alternative était de l’interdire aux moins de 18 ans. “Ce qui ne résout rien, au contraire, cela en fait un aimant pour pédophiles”, avait réagi la responsable d’une association de protection de l’enfance, Michele Elliott, dans le Daily Telegraph. Les responsables de la Tate ont donc censuré l’oeuvre de Prince. Ils ont même interdit à la vente le catalogue, qui contient l’image ; une perte estimée par la Tate à 320 000 livres (348 000 €).

La photo de Brooke Shields à 10 ans figurait pourtant dans une salle fermée, interdite au moins de 18 ans, accessible après moult avertissements. Le paradoxe est qu’elle contient des oeuvres pour le coup strictement pornographiques, notamment une photo signée Jeff Koons qui le montre faisant l’amour avec la Cicciolina, ancienne star italienne du porno. Cette section interdite au moins de 18 ans vise à témoigner, comme toute l’exposition, de l’état de “l’art dans un monde de consommation” (”Art in a material world”).

Richard Prince a intitulé son oeuvre sur Brooke Shields à 10 ans Spiritual America. Mais il n’est pas l’auteur de la photo originelle. Ce dernier s’appelle Garry Gross. Alors connu à New York comme photographe publicitaire, Gross a réalisé en 1975 le portrait de Brooke Shields à la demande de la mère de la fillette. Cette dernière était mannequin chez Ford et sera, trois ans plus tard, la vedette du film sulfureux La Petite, de Louis Malle.

Dans les années 1980, Gross a gagné trois procès aux Etats-Unis contre Brooke Shields qui voulait lui interdire de commercialiser sa photo. Lors du troisième procès, rappelle Gross, 71 ans, le juge avait dit que l’image n’était “pas sexuellement suggestive, provocatrice ou pornographique”, qualifiant même la pose d’”innocente”.

Richard Prince a obtenu auprès de Gross, en 1992, le droit de tirer dix oeuvres de sa photo. Il a agrandi le format, opté pour des couleurs plus chaudes, et a donné un nouveau titre, Spiritual America IV. Cette oeuvre, avant d’être censurée à Londres, a été exposée dans le monde entier, sans faire de vagues. Un exemplaire s’est vendu 151 000 dollars chez Christie’s, en 1999. A la Foire de Bâle, il y a quatre ans, elle était mise en vente 1 million de dollars. Quant à la version de départ, celle de Gross, elle a été montrée à la Bibliothèque nationale de France, à Paris, en mars.

Descente de police

Mais le climat a changé. Depuis le 12 octobre, une loi britannique oblige tous ceux qui s’occupent d’enfants “de manière fréquente” ou “intensive” à s’inscrire auprès de l’Independent Safeguard Authority, qui vérifiera qu’ils ne sont pas suspectés de pédophilie ou de violence ; 11,3 millions de personnes sont concernées, de l’enseignant à l’infirmière. Il faut désormais ajouter les responsables de musées.

En France, l’affaire Roman Polanski, arrêté à Zurich trois jours avant l’ouverture de l’exposition de Londres, et celle de Frédéric Mitterrand, et sa “mauvaise vie” en Thaïlande, ont échauffé les esprits. Et l’on attend la date de l’audience du procès des trois responsables de l’exposition “Présumés innocents”, présentée à Bordeaux en 2000, accusés de “diffusion d’image de mineur à caractère pornographique”.

Ce nouveau climat pèse sur la Foire internationale d’art contemporain de Paris (FIAC), qui ouvre au public le 22 octobre. L’an dernier, une descente de police avait provoqué la saisie de photos présumées zoophiles du russe Oleg Kulik. Cette année, Martin Bethenod, directeur de la FIAC, a un temps envisagé d’interdire l’accès du Grand Palais aux mineurs. Il a finalement choisi de poster, aux frais de la FIAC, un garde devant chaque stand litigieux, qui sera chargé de vérifier l’âge des amateurs désireux d’entrer.
Harry Bellet (envoyé spécial à Londres) et Michel Guerrin

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Nova mostra da Tate Modern em Londres reflete sobre os artistas que se integraram na cultura de massas e no comércio

“A melhor arte é o bom negócio” disse Andy Warhol. A nova exposição da Tate Modern de Londres, que fica em cartaz de 1º de outubro de 2009 a 17 de janeiro de 2010, parte dessa premissa para reunir artistas que, a partir dos anos 80, não tiveram medo de unir comércio e mídia de massa para construir suas próprias “marcas”. A mostra Pop Life: Art in a Material World inclui Takashi Murakami, Keith Haring, Damien Hirst, Jeff Koons, Andy Warhol entre outros.

A lição mais radical de Andy Warhol reflete-se no trabalho de artistas subseqüentes que, ao invés de simplesmente representar ou comentar a cultura de massas, infiltraram-se na máquina de auto-promoção e no mercado. Energizando o poder da cultura das celebridades, expandindo seu espectro além do mundo das artes e entrando no mundo do comércio, esses artistas exploram canais que atraem público dentro e fora das galerias. A intersecção entre comércio e cultura é tradicionalmente vista como uma traição dos valores associados à arte moderna. Pop Life: Art in a Material World defende a idéia de que avançar este limite é fazer parte do mundo atual, aceitando suas condições.

No início da exposição há um foco no trabalho do final da carreira de Andy Warhol, examinando suas iniciativas como apresentador de TV, paparazzo e editor de revista. Estão ali trabalhos da controversa série Retrospectives onde ele reprisou seus retratos de ícones Pop dos anos 60, de uma maneira cínica.
Keith Haring tem reconstruída sua loja em N.York, a Pop Shop e ali na própria sala do Tate se podem comprar produtos de Haring. Inaugurada em 1986 na Lafayette Street, em Manhattan, a Pop Shop vendia produtos com as icônicas estampas de grafitti de Keith Haring, como camisetas, brinquedos e canecas.

Já a escultura Made In Heaven de Jeff Koons, apresentada primeiramente na Bienal de Veneza de 1990, imortalizou o casamento de Koons com a estrela pornô italiana Cicciolina. Takashi Murakami mostra um trabalho completamente inédito, uma instalação com vídeo e participação da atriz americana Kristen Dunst.

Uma sala dedicada aos novos artistas britânicos também faz parte da mostra Pop Life da Tate. Entre os artistas incluídos na exibição estão Tracey Emin e Sarah Lucas, que recriaram para a mostra sua loja de arte efêmera que, no começo dos anos 90, vendeu até mesmo cinza de cigarro. Na Tate Modern vai acontecer também uma reprise da performance Unfair, de Damien Hirst, mostrada pela primeira vez na feira de arte de Colônia, em 1992. Na performance gêmeos idênticos sentam-se no meio de duas pinturas do artista. O museu Tate Modern está pedindo que gêmeos participem da performance.

Antes mesmo da sua abertura a mostra Pop Life: Art in a Material World já está causando comoção. A Scotland Yard e a polícia de Londres pediram que fosse retirada uma obra da mostra. A obra em questão é de Richard Prince e contém um retrato de Brooke Shields, de Gary Gross, aos 10 anos, nua e toda maquiada.

Veja abaixo fotos de obras que estão em exposição na mostra Pop Life: Art in a Material World e, mais abaixo, uma matéria da agência espanhola EFE:

20/05/2009 - 17:15h Comissão revela milhares de casos de pedofilia em escolas católicas da Irlanda

Irmão de vítima de abuso recebe´exemplar do relatório; camiseta diz 'Menino do Braço Quebrado'

AP Irmão de vítima de abuso recebe´exemplar do relatório; camiseta diz ‘Menino do Braço Quebrado’

da Folha Online

Milhares de crianças sofreram abusos sexuais sistemáticos em orfanatos, escolas e reformatórios dirigidos pela Igreja Católica na Irlanda, revela uma investigação de nove anos divulgada nesta quarta-feira em Dublin. A investigação afirma que os abusos sexuais em instituições católicas para crianças irlandesas foram “endêmicos” entre 1930 e 1990.

A Igreja Católica tentou repetidamente impedir a publicação do relatório elaborado por uma comissão independente irlandesa de inquérito sobre abuso infantil. A comissão ouviu os depoimentos de milhares de pessoas, atualmente com idades entre 50 e 70 anos, que estudaram em mais de 250 instituições dirigidas pela igreja.

O relatório final de 2.600 páginas foi divulgado pelo juiz da Alta Corte Sean Ryan. Segundo o texto, mais de 30 mil crianças consideradas criminosas ou vindas de famílias não funcionais –o que inclui mães solteiras– foram enviadas para a rede de escolas, reformatórios, orfanatos e abrigos da década de 1930 até os anos 1990, quando a última destas instituições foi fechada.

O relatório afirma que as crianças eram molestadas e estupradas de maneira endêmica nas escolas para garotos, dirigidas pela ordem dos Irmãos Cristãos, e que os supervisores aplicavam regras que aumentavam o risco deste tipo de crime.

As instituições para garotas, chefiadas pelas Irmãs da Misericórdia, registraram menos casos de abusos sexuais, mas foram frequentes os casos de humilhação para que se sentissem sem valor.

“Em algumas escolas, um ritual de espancamento das garotas era rotineiro. As garotas apanhavam com equipamentos desenhados para maximizar a dor e eram atingidas em todas as partes do corpo”, diz o relatório. “Denegrir a pessoa e a família era um hábito amplamente difundido.”

Verdade

As vítimas deste sistema pediram por anos que suas experiências fossem reveladas, documentadas para que as crianças irlandesas não sofressem mais com tal tratamento. As autoridades religiosas rejeitaram contudo as alegações como exageros e mentiras e testemunharam à comissão dizendo que a responsabilidade pelos abusos é de pessoas falecidas há anos.

O relatório propõem 21 formas do governo reconhecer os erros do passado, incluindo a construção de um memorial permanente, fornecer aconselhamento e educação às vítimas e melhorar o atual serviço de proteção às crianças da Irlanda.

Mas as descobertas do relatório não serão usadas para processos criminais –em parte porque os Irmãos Cristãos conseguiram processar a comissão em 2004 para que mantivesse a identidade de seus membros em sigilo.

Assim, nenhum nome real, seja de vítimas ou de perpetradores dos abusos, aparece no documento.

O governo irlandês já criou um sistema de compensação no qual pagou a 12 mil vítimas de abuso uma média de US$ 90 mil. Cerca de 2.000 reclamações continuam em aberto.

As vítimas apenas recebem o pagamento se abrirem mão do direito de processar a igreja e o Estado. Centenas rejeitaram esta condição e levaram seus carrascos e os funcionários da igreja à corte.

O relatório divulgado nesta quarta-feira afirma ainda que as crianças que sofriam os abusos não tinham como relatar o fato de maneira segura às autoridades, principalmente os abusos sexuais de funcionários da igreja e outros colegas de instituições para garotos.

“O gerente não ouvia ou acreditava nas crianças quando reclamavam das atividades de alguns dos homens que tinham responsabilidade sobre sua criação”, diz o texto da comissão. “Na melhor das hipóteses, os acusados eram trocados, mas nada era feito para compensar o mal às crianças. Na pior, a criança era acusada e vista como corrompida pela atividade sexual –o que garantia punição severa.”

Com agências internacionais

23/01/2009 - 20:18h Pedofilia em Verona

Decenas de ex alumnos sordomudos acusan de pedofilia a 25 profesores religiosos en Verona


El obispo de la ciudad promete transparencia para aclarar los casos de 67 estudiantes, que se prolongaron al menos durante 30 años

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MIGUEL MORA – Roma – El País

Sesenta y siete ex alumnos de un internado para niños sordomudos de Verona se han unido para denunciar públicamente los abusos sexuales sufridos durante 30 años a manos de 25 curas y religiosos del centro. La noticia, que publica en su edición de hoy la revista L’Espresso, ha salido a la luz porque las víctimas han decidido hablar al comprobar que algunos de los sacerdotes acusados siguen trabajando en el Instituto Antonio Provolo, y para evitar que su “horrible experiencia” les suceda a otros.

Los ex alumnos, mujeres y hombres cuyas edades oscilan entre lo 41 y los 70 años, han contado por escrito y a través de vídeos que han decidido contar la verdad solo ahora animados por la firme condena del Papa Ratzinger a los sacerdotes pedófilos estadounidenses.

Los abusos comenzaron en los años cincuenta y duraron, aseguran los testimonios, al menos hasta 1984, fecha en la que el denunciante más joven abandonó la institución. El Instituto Provolo estaba considerado hasta los años ochenta como un centro ejemplar, especializado en acoger a niños huérfanos y con discapacidades de habla y audición procedentes de familias campesinas y desfavorecidas de la región.

Entre los delitos que refieren los ex alumnos, que hablan de más de 100 víctimas, hay desde casos de violaciones y sodomía hasta malos tratos y tocamientos, realizados de forma reiterada a lo largo del tiempo, de manera individual y en grupo, y en todo tipo de lugares del Instituto, desde las duchas al confesionario.

El obispo de la ciudad, Giuseppe Zenti, ha dicho que si las acusaciones resultan fundadas “marcarían a la comunidad cristiana con una herida lacerante”, y ha asegurado que pondrá en marcha todas las medidas necesarias para dar transparencia al caso y evitar “inútiles zonas de sombra o sospecha”.

Todos los supuestos delitos denunciados han prescrito judicialmente, y en cualquier caso, ha recordado la Curia, al haberse producido dentro de una institución religiosa deberían ser juzgados en base al Derecho Canónico.

“Si la justicia de los tribunales conoce los tiempos de la prescripción, la de la conciencia no prevé caducidad”, ha dicho Zenti.

Antes de enviar sus testimonios a la revista, el grupo informó tanto al obispo de Verona como a la dirección de la escuela. Las víctimas aclaran que no quieren condenas penales ni indemnizaciones económicas, aunque el obispo ha sugerido que supo del caso porque los demandantes intentaron “un chantaje económico”. Entre los religiosos acusados, señala L’Espresso, hay un alto prelado muy conocido en Verona.

15/12/2008 - 15:49h “Se eu me calasse, seria omissa”

Mãe de vítima ajudou a prender militar, 1.º indiciado por nova lei

 

Pedro Dantas, RIO – O Estado SP

 


Há menos de um mês, a perita civil Fátima Freire, de 45 anos, foi a primeira mãe a romper o silêncio e denunciar à polícia do Rio o assédio de um pedófilo pela internet. A vítima era sua filha V. , de 12 anos, chantageada durante cinco meses por um terceiro-sargento da reserva da Marinha, que acabou preso. Agora, Fátima conta o drama que ela e V. viveram e defende que a luta contra a pedofilia não deve ser uma “guerra envergonhada”. Ela planeja fazer um site para ajudar vítimas e pais que sofrem em silêncio. “Os pais devem sair detrás da cortina. Imagina o número de meninas passando o mesmo que a minha filha e não contam às mães”, afirma.

A filha de Fátima começou a ser assediada em julho, quando passava férias no Recife. No site de relacionamentos Orkut, o militar Francisco Luís Dias, de 49 anos, morador de São Pedro da Aldeia, na Região dos Lagos, clonou o perfil de uma colega de escola da menina e a adicionou como amiga. A vítima aceitou e logo o criminoso teve acesso a dezenas de fotos de V. e informações sobre a sua vida.

Sempre se passando pela colega, o militar passou a falar com a menina em um programa de conversa instantânea. V. ligou a webcam sem saber que era gravada. A imagem foi editada em um filme como se a menina aparecesse nua. A falsa amiga virtual começou a chantageá-la. Mostraria o filme aos colegas, caso ela não aceitasse um encontro com um “amigo”.

O tormento durou cinco meses. Em troca da não divulgação do vídeo, a falsa colega pedia que V. mostrasse o corpo. Como recusou o encontro com o militar, o pedófilo divulgou o vídeo para os colegas de V.

Em seguida, diante de novas recusas da vítima, o militar clonou o perfil de V. e se passou por ela para enviar filmes amadores pornográficos em que ele fazia sexo com outras crianças para os amigos da escola da garota. Sob a falsa identidade, ele dizia que os vídeos eram protagonizados por V. A menina começou a ser hostilizada no colégio e entrou em depressão.

Sem saída, no dia 1º de novembro, ela contou tudo para a mãe. “Eu percebia que tinha algo errado. Ela passou a faltar às aulas, tinha febre sem estar doente, mas não falava o que era. Resolvi não pressionar e ela contou tudo, até que mesmo que não agüentava mais e queria se matar”, conta Fátima.

A mãe entrou em ação rapidamente. Procurou a Delegacia de Repressão aos Crimes de Informática (DRCI) e os policiais a orientaram a manter conversas com o pedófilo até marcar um encontro. “O constrangimento de ficar ao lado da minha filha por até três horas, durante quase um mês, vendo obscenidades, foi o sacrifício para livrá-la dessa situação. A pedofilia matou o sonho de ver o sexo entrar na vida da minha filha de forma natural e orientá-la sobre o tema. Hoje, aos 12 anos, ela faz tratamento psicológico e mudou de escola. Não sei por quanto tempo essa sombra estará sobre ela”, lamenta a mãe.

O conteúdo das conversas é impublicável. “Ele se excitava toda vez que ameaçava minha filha. Usava gírias de adolescentes e assumia várias identidades. No fim, se revelou como homem, ligava a câmera, mas só mostrava o sexo e se masturbava. No entanto, notei que o relógio era o mesmo usado pelo homem nos vídeos com outras crianças”, conta a mãe. O militar da reserva Francisco Luis Dias, de 49 anos, foi preso no dia 28 de novembro ao ir ao encontro da menina no estacionamento de um supermercado em Nova Iguaçu, armado com uma pistola PT 380, munição e um laptop com vários vídeos pornográficos amadores.

O militar foi o primeiro brasileiro indiciado na nova lei contra a pedofilia na internet, que pune o armazenamento de imagens pornográficas, criminaliza as fotomontagens com crianças e o assédio ou a incitação de adolescentes à auto-exibição. As punições variam de um a oito anos de prisão, além de multa. No caso de Dias, se condenado, a pena será aumentada em um terço, pois ele é pai de um menino de 6 anos e de uma adolescente de 16.

O drama da filha fez Fátima encarar novamente o pesadelo que enfrentou na infância. Ela diz que foi abusada aos 5 anos por um parente que passou as férias na casa de seus pais. Mais tarde, o abusador foi preso após engravidar a própria filha. “A primeira vez eu era uma criança e não tinha discernimento. Agora, com a minha filha, se me calasse, seria omissa”, avalia.

O delegado-titular da DRCI, Fernando Vila Pouca de Sousa, diz que o medo do julgamento alheio ou de estigmatizar socialmente a criança inibe a denúncia. Há cinco meses no comando do distrito, ele afirma que Fátima foi a primeira a denunciar o assédio. “Ela é uma exceção. As vítimas, pais de classe média e esclarecidos, deveriam buscar Justiça, mas não o fazem com medo de submeterem a filha a um prejulgamento”, afirma o delegado.

Fátima confirma que após denunciar sentiu como é ser julgada mesmo sendo vítima. “Algumas pessoas me perguntaram se a minha filha mostrou ou não o corpo. Não entendo a diferença, pois V. estava sendo chantageada por um adulto em uma luta desigual”, conta.

O mercado da pornografia infantil, de acordo com dados da CPI da Pedofilia, movimenta cerca de R$ 3 milhões por ano no País. Esse montante é gerado pela compra e venda de fotos de material pornográfico com crianças para Estados Unidos e Europa. O crime na internet desconhece fronteiras. Ao tentar identificar as outras vítimas do militar pedófilo, a polícia descobriu entre elas uma adolescente do interior paulista. “A pedofilia é um crime que entra em nossa casa, mesmo com as portas fechadas”, alerta Fátima.

ATENÇÃO, PAIS

Proibir não educa e não previne nada. As tecnologias mais
avançadas para proteger crianças e adolescentes continuam sendo diálogo e orientação

Coloque-se sempre à disposição para que as crianças peçam ajuda quando se sentirem ameaçadas ou receberem conteúdos impróprios online

Alerte os filhos para não divulgarem dados pessoais na internet, não aceitarem convites para encontros com amigos virtuais nem receberem arquivos de estranhos

Espionar e gravar o que os filhos fazem não são boas saídas. Você fere a privacidade e pode fragilizar a confiança

Ensine que não podemos acreditar em tudo nem em todos. A internet é território fértil para pessoas mal-intencionadas e mentirosas

Estabeleça regras e limites para o uso da internet, adequadas à idade da criança. Fixe um horário ou tempo limite de acesso, converse sobre os sites e serviços que ela pode ou não usar e
explique o motivo. Monitore o uso de salas de bate-papo e de comunicadores instantâneos

Mostre às crianças que a internet é apenas mais uma
opção de lazer e educação entre várias. A web não deve substituir opções de interação social realizadas fora do computador

Use os recursos que seu provedor de acesso puser ao seu dispor para bloquear o acesso a sites com conteúdo impróprio para seu filho. Você também pode utilizar programas de filtragem de conteúdo, disponíveis na internet

Fonte: SaferNet Brasil (prevencao@safernet.org.br)

COMBATE AO ABUSO

20/12/2007: Operação Carrossel

A Polícia Federal cumpriu 102 mandados de busca e apreensão de material pornográfico em residências e empresas de suspeitos de crimes sexuais contra crianças, em 14 Estados e no Distrito Federal. Foram detectados cerca de 3,8 mil acessos à material pornográfico infantil na internet. Três pessoas foram presas em flagrante, duas em São Paulo e uma em Fortaleza

25/3/2008: CPI

Senado instala a CPI da Pedofilia para propor projetos de lei para combater os crimes sexuais contra crianças e adolescentes no País

23/3/2008: Orkut

CPI da Pedofilia consegue quebra de sigilo de 3.261 usuários do Orkut, suspeitos de estimularem a pedofilia, com divulgação de material pornográfico com menores

2/7/2008: PF e Google

Polícia Federal e Google assinam o Termo de Ajustamento de Conduta para combater a pedofilia no site de relacionamentos Orkut

9/7/2008: Projeto

Em desdobramento dos trabalhos da CPI da Pedofilia, o Senado aprova projeto de lei que pune com mais rigor os crimes de pornografia infantil e pedofilia na internet. O projeto é encaminhado para votação na Câmara

3/9/2008: Carrossel 2

A Polícia Federal fez buscas e apreensões de material de pornografia infantil em 113 endereços de 17 Estados e do Distrito Federal, de onde o material era distribuído pela internet. O Estado campeão de mandados foi São Paulo, seguido pelo Rio Grande do Sul

11/11/2008: Câmara

Câmara aprova o projeto de lei, que foi, então, para sanção do presidente Luiz Inácio Lula da Silva

25/11/2008: Lei

O presidente Lula sanciona o projeto de lei que aumenta a punição e a abrangência de crimes de pedofilia na internet, durante o 3.º Congresso Mundial de Enfrentamento da Exploração Sexual de Crianças e Adolescentes, no Rio

27/11/2008: Quebra de sigilo na internet

PF assina acordo com ONG SaferNet para ter acesso às denúncias de pedofilia na internet no www.denunciar.org.br; ação da PF faz varredura em 3.261 perfis no Orkut e identifica 117 pedófilos no País

29/11/2009: O 1.º indiciado pela nova lei

O militar da reserva da Marinha, Francisco Luís Dias, de 49 anos, foi o primeiro indiciado pela nova lei. Ele foi flagrado em encontro com uma menina de 12 anos que estava sendo chantageada para posar em fotos pornográficas