09/10/2009 - 17:52h Cézanne III

3° Partie


BMC – Blog Art-Maniac


Cézanne le paysage et la Sainte Victoire

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Paul Cézanne – “La montagne Sainte Victoire” -1896-1898 – 81 x 100 cm.  Musée de l’Ermitage – Saint Pétersbourg

Jusqu’en 1872 Paul Cézanne avait toujours peint en atelier et jamais “sur le motif ” comme on disait à l’époque.

À la demande insistante de son ami Camille Pissarro, Cézanne s’installe pour quelque temps, d’abord à Pontoise et ensuite à Auvers-sur-Oise chez le docteur Gachet.

Cézanne,paul cézanne,la sainte victoire,camille pissarro, aquarelles de cézanne,les grandes baigneuses,bmc,salon d’automne,art maniacPaul Cézanne – Auvers-sur-Oise.- Musée d’Orsay Paris

Ne dirait-t-on pas  un Van Gogh de la première période ! Pour ceux qui douteraient voici la signature :

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L’influence de Pissarro va être notable durant la période où ils travailleront en commun (1872 -1873). Ce sera certainement à ce moment que la  peinture de Cézanne n’aura jamais été aussi impressionniste. De cette époque, je vous ai montré dans mes articles précédents “La maison du pendu”, “La maison du docteur Gachet” ; il y aurait bien d’autres exemples.

De retour à Aix, Cézanne n’aura de cesse d’aller peindre d’après nature, mais maintenant sa peinture favorisera toujours le côté construit. Cézanne trouve vraiment son style. L’influence de Pissarro disparaît. Ce qui n’empêchera pas Cézanne de vouer durant toute sa vie une très grande admiration pour son confrère et ami.

Cézanne,paul cézanne,la sainte victoire,camille pissarro, aquarelles de cézanne,les grandes baigneuses,bmc,salon d’automne,art maniac,pissarro,Paul Cézanne – “Le pont de Maincy – 1878-1879 – 60 x 75 cm. Musée d’Orsay Paris.


Cézanne,paul cézanne,la sainte victoire,camille pissarro, aquarelles de cézanne,les grandes baigneuses,bmc,salon d’automne,art maniac,pissarro,Cézanne – “La carrière de Bibémus” – 1895 – 65,1 x 81 cm.- Muséum Folkwang Essen.

Sur ce tableau, on entrevoit très nettement une prémonition de ce que seront les peintures cubistes de Braque et Picasso.

Probablement Cézanne n’aurait pas revendiqué la paternité du cubisme, mais difficile d’imaginer que ce dernier ne soit pas né de sa peinture. Les premières œuvres de Braque et Picasso sont directement inspirées de Cézanne. Voir par exemple de Braque “Viaduc à l’Estaque” ( lien image).

La Sainte Victoire

Il existe 11 peintures de la Sainte victoire et 17 aquarelles.

Cézanne,paul cézanne,la sainte victoire,camille pissarro, aquarelles de cézanne,les grandes baigneuses,bmc,salon d’automne,art maniac,pissarro,Paul Cézanne – “La montagne Sainte Victoire” 1902-1906 – Collection privée.


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Paul Cézanne- Le château noir et la montagne Sainte Victoire – 1890 – 1895 – Mine de Plomb et aquarelle-31,6 x 48,7.

Dans ces aquarelles, on va se rendre compte à quel point Cézanne souhaitait tout ramener à l’essentiel, sur ces petits chefs d’œuvres ne reste plus que quelques lignes et autant dire pas de couleurs. Ne subsistent que les caractéristiques fondamentales du paysage.

Comme on le sait, Cézanne était “obsédé » par la sainte victoire, il y retournera sans cesse.  Il était un perfectionniste et non un laborieux, comme certains le laisseraient entendre. Il peignait lentement, revenant sans cesse sur l’œuvre en cours, on se rend compte du travail accompli pour réaliser autant de tableaux.

Cézanne et le portrait

Et aussi les autoportraits.  Hormis Van Gogh, peu de peintres de cette époque ont en fait autant.

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Paul Cézanne – Autoportrait – 1873-1876 – Musée du Jeu de Paume Paris – (Don Laroche).

Difficile pour Cézanne de trouver des modèles suffisamment patients… Cela aussi explique ses nombreux autoportraits.

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Paul Cézanne – Portrait de Victor Choquet – 1876-1877 – Collection  Rothschild – Cambridge.


Victor Choquet était un homme modeste, pas bien riche, mais qui, à une époque où personne ne s’intéressait aux “impressionnistes”, a su voir avant tout le monde l’intérêt de ces peintres. En fonction de ses moyens, il achetait quelques tableaux, et particulièrement des Cézanne dont il adorait la peinture. Il existe aussi un portrait de lui peint par Renoir.

Cézanne va aussi s’intéresser à la composition avec plusieurs personnages, en particulier avec ses célèbres joueurs de cartes.

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Paul Cézanne – Les joueurs de Cartes – 1890 -1895 -  47 x 57 cm – Musée d’Orsay, Paris.


Mais c’est bien avec “ Les grandes baigneuses” que Cézanne va arriver à l’accomplissement de ses théories.
Il est curieux de constater que les peintres qui produisent de petits tableaux se surpassent souvent dans les grands formats, ce fut le cas pour Cézanne.

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Paul Cézanne (1839-1906) – Les Grandes Baigneuses – 1894 -1905 – 136 x 191 cm
Londres, National Gallery


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08/10/2009 - 17:42h Cézanne II

2° partie

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Paul Cézanne -  “Le baiser de la muse”  vers 1859 – Musée Granet Aix-en-Provence.

Comme je l’ai écrit dans mon article précédent, les premières œuvres de Cézanne n’ont rien d’impressionnistes, c’est ce qu’il appelait “sa période couillarde”. Personnellement je la qualifierai plutôt de romantisme baroque.

Il faut dire que ses premiers tableaux reflétaient l’influence de Delacroix, peintre pour lequel il avait une profonde admiration, et aussi des réalistes, en particulier Courbet. Sans compter tous les autres peintres, que Cézanne “côtoyait” au Louvre.

Non seulement sa peinture était très “classique”, mais il y avait un côté que l’on pourrait qualifier d’espagnol, je pense à Murillo et même à Zurbaran.

Heureusement pour nous Cézanne a viré sa cuti, ce ne sont certainement pas ses œuvres-là qui nous auraient laissé un souvenir impérissable.

Dès les premiers tableaux, on s’aperçoit que chez le maître d’Aix la forme et la composition priment sur la couleur. Chez lui la couleur est plus là pour souligner la forme que pour créer une impression comme ce serait le cas chez Pissarro ou Monet. Je ne veux pas dire que Cézanne n’attachait aucune importance à la couleur, il en parlera souvent, mais il ne l’utilisera pas comme un peintre impressionniste ou pointilliste, qui eux vont se soucier de juxtaposer les tons complémentaires de telle ou telle façon, par exemple pour l’ombre d’un objet.

À titre indicatif voici quelle était la palette de Cézanne :

Jaune brillant

Jaune de Naples

Jaune de chrome

Ocre jaune

Terre de Sienne naturelle

Terre de Sienne brûlée

Vermillon

Ocre rouge

Laque de garance

Laque carminée fine

Laque brûlée

Vert Véronèse

Vert émeraude

Terre verte

Bleu de cobalt

Bleu outremer

Bleu de Prusse

Noir de pêche

En ce qui concerne le blanc , je n’ai aucun renseignement, peut-être a-t-il utilisé le blanc de céruse, dont à l’époque on ne connaissait pas encore la nocivité.

Au début Cézanne “s’embourbe” dans une pâte épaisse. Bien qu’il n’utilise pas le bitume comme son maître Delacroix, les fonds sont souvent noirs ou foncés. Par   exemple, “Le déjeuner sur l’herbe” qu’il peindra en 1869, soit 8 ans après Manet.

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Paul Cézanne – “Le déjeuner sur l’herbe” première version  1869 / 70 – Collection particulière.

Dans “La pendule noire” (1867), on va se rendre compte à quel point Cézanne attache de l’importance à la composition. Ce tableau est organisé selon des verticales et des horizontales, comme beaucoup plus tard aurait pu le faire Mondrian.

Remarquez le “cadrage” très particulier pour une peinture de l’époque, cadrage qui serait celui d’un photographe contemporain mais sûrement pas celui d’un peintre de 1860.



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Je ne résiste pas à l’envie de vous conter la petite histoire de cette toile dont la sobriété et le dépouillement feraient facilement penser à une vanité. Tout l’esprit de Cézanne est dans ce tableau.

Vers 1867, date approximative à laquelle il fut peint, Zola habitait aux Batignolles, rue de la Condamine (Lire “l’Œuvre” ou Zola raconte les soirées du jeudi chez Sandoz, alias Zola) .  Dans cette toile Cézanne avait réuni quelques objets chers à son ami. La pendule, bien sûr, son encrier, sa tasse à thé.

Curieux de constater que la pendule n’a pas d’aiguilles, venant d’un esprit aussi rigoureux que celui de Cézanne, ce n’est certainement pas un hasard. Peut-être voulait-il arrêter le temps, peut-être pressentait-il sa future brouille avec Émile ?

Pour l’explication du coquillage, voir un psy qui aura certainement beaucoup plus de choses à dire que je ne pourrais le faire sans tomber dans de la psychologie de bistrot.

Par la suite ce tableau ira dans la célèbre maison de Médan où, après leur “fâcherie”, il se retrouvera face au mur dans le grenier.

Aujourd’hui cette toile est au Musée d’Orsay où vous pourrez l’admirer et raconter son histoire à ceux qui ne la connaîtraient pas encore.


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Paul Cézanne – “Le déjeuner sur l’herbe” deuxième version – 1870 / 71 – 89,5 x 166,5 cm. . Musée d’Orsay Paris.

Dans la deuxième version la “Période couillarde” a complètement disparu.

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07/10/2009 - 17:38h Cézanne I

1° Partie

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“NOTRE PÈRE À TOUS” DISAIT PICASSO.
La peinture de Cézanne est généralement assimilée à l’impressionnisme, sans doute est-ce plus une question d’époque plutôt que de style. Durant cette période, il y eut trois peintres qui, à mon avis, vont donner naissance à l’art “dit moderne”.

Cézanne, le peintre de la raison, qui va par ces théories et surtout par son œuvre être à la base du cubisme et de tout ce qui va suivre.

Van Gogh, le peintre de la passion, l’initiateur de l’expressionnisme.

Claude Monet, peintre de la sensibilité ira jusqu’à l’abstraction. Même si le premier tableau abstrait fut peint par Kandinsky, il faut bien reconnaître que certaines œuvres de Monet deviennent presque totalement abstraites.

À la période dite impressionniste correspondent un certain nombre de peintres dont l’importance n’est pas contestable et je ne voudrai pas diminuer leur mérite. Mais pour moi, il s’agit avec les trois que je viens de citer de ce que l’on pourrait appeler “Les piliers de l’art moderne”.

Revenons, si vous le voulez bien à notre cher Cézanne.

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Paul Cézanne,Pommes & biscuits -1879-1882 45×55cm

LA JEUNESSE :

Le petit Paul naît à Aix le 19 janvier 1839. Bien que faisant partie de la bourgeoisie locale son père vit en concubinage avec une de ses anciennes ouvrières, attitude très choquante pour l’époque. Ils ne se marieront (à l’église) qu’en 1844. C’est seulement en 1847 que Paul Cézanne et sa sœur Marie seront reconnus officiellement par leur père. En 1854 naîtra la deuxième sœur de Cézanne prénommée Rose.

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Louis Auguste lisant “L’Événement”

Louis Auguste Cézanne tient un magasin de chapeaux sur le cours Mirabeau. Les affaires prospèrent au point que lorsque la Banque Bargès fait faillite, Louis Auguste décide de la racheter en s’associant avec un dénommé Cabassol. Ainsi se retrouve-t-il à la tête de la nouvelle et unique banque d’Aix : Banque Cézanne & Cabassol.

Louis Auguste Cézanne voit en son fils le futur directeur de la banque. Aussi décide-t-il que Paul fera des études de droit.

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Les bords de la marne – 71 x 90 cm. – Musée Pouchkine – Moscou
Pour le moment Cézanne fréquente le collège Bourbon où il va se lier d’amitié avec un certain  Émile Zola.

On ne le sait pas toujours, mais Cézanne est d’origine italienne, à l’époque où il rencontre Zola celui-ci est toujours italien et ne sera nationalisé français qu’à l’age de 21 ans. Émile est chétif, il parle en zézayant, avec un accent parigot, et, pour comble, il est un bon élève. Il n’en fallait pas plus pour être pris pour cible par ses petits camarades. Le “françiot” va devenir leur souffre-douleur.

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Nature morte 73 x 92 cm.

Cézanne qui pourtant n’est pas dans la même classe va très vite se rendre compte de ce qui se passe. Il intervient et comme il est grand et fort, n’a aucun mal à remettre de l’ordre. Mais le règlement de l’école est formel, Cézanne est sévèrement puni. La légende raconte que pour le remercier Zola lui apporta un panier de pommes.

Cézanne et Zola resteront très liés durant toute leur jeunesse, mais il y a un troisième larron dénommé Batistin Baille qui s’il n’a pas laissé  son nom dans l’histoire a été leur camarade, les trois amis découvriront ensemble, la musique, la littérature, la peinture. Leurs fréquentes promenades sont agrémentées de discutions sans fin et particulièrement dans les domaines que je viens de citer.
Cézanne qui joue du cornet et Zola de la clarinette iront plusieurs fois interpréter une aubade sous le balcon de tel ou tel fille qu’ils espèrent séduire mais, dit-on, sans succès. À moins que l’on considère les douches d’eau froide comme un succès.

De cette époque, ils garderont le souvenir de jours heureux. Dans ses lettres Cézanne évoquera souvent cette période, Zola dans ses écrits transcrira les expériences vécues à Aix (qu’il nommera Plassans). Voir dans l’Assommoir Gervaise qui se souvient du temps où elle était blanchisseuse à Plassans. La famille Rougon-Macquart a ses origines à Plassans, c’est dire à quel point Aix avait marqué Zola.

CÉZANNE LE PEINTRE

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De nos jours, cela peut paraître bizarre, mais à l’époque on ne disait pas NON à son père, aussi lorsque le jeune Paul est envoyé à la Faculté de droit, il n’a pas le choix. Pourtant il a maintenant découvert la peinture, suivi des cours à l’école de dessin d’Aix , il a même installé un atelier dans la propriété paternelle du Jas de Bouffan.

C’est maintenant l’âge où l’on pressent ce que l’on veut vraiment faire, Cézanne sait qu’il sera peintre. Il sait aussi que la route sera longue, que son père a d’autres ambitions le concernant.

Son ami Zola rentre à Paris. Cézanne rêve de Paris qui est à l’époque la capitale des arts.

En 1861 Cézanne a 22 ans. Depuis Paris Zola, lui écrit de nombreuses lettres. Il lui raconte un rêve dans lequel il a écrit un livre que Cézanne va illustrer.

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19/08/2009 - 17:41h Carmensabes apresenta Alan Feltus

Alan Feltus, expresando lo inexpresable

Cartas
  • Hoy dentro de la sección, Mis artistas favoritos, os presento al pintor: Alan Feltus.
  • Un artista que traspasa el lienzo con las emociones de los personajes que retrata.

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17/08/2009 - 20:23h A preguiça

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Felix Vallotton

28/07/2009 - 18:44h Twisted angels and hidden feelings

Katy Bailey

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Twisted angels

 

 

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Hidden feelings

27/07/2009 - 20:27h Oriente

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Jean-Léon Gérôme
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23/07/2009 - 19:17h Repouso


Brett Whiteley

27/05/2009 - 15:43h Morre Ianelli, mestre da cor

Artista paulistano, morto ontem aos 86, foi um dos maiores nomes da pintura brasileira, conhecido pela coloração e a luminosidade marcante de suas obras

Ana Ottoni/Folha imagem

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Arcangelo Ianelli em retrato de 2002 em seu ateliê, na capital paulista

SILAS MARTÍ – FOLHA SP

DA REPORTAGEM LOCAL

Morreu ontem, aos 86, o artista plástico Arcangelo Ianelli, vítima de falência múltipla dos órgãos. Ele estava internado há três meses no hospital Albert Einstein, em São Paulo. Seu corpo seria velado desde a tarde de ontem na Pinacoteca do Estado. O enterro está marcado para hoje, às 11h, no cemitério Gethsêmani, no Morumbi.
Um dos mais importantes nomes da pintura brasileira, o paulistano filho de italianos teve uma trajetória consistente. Foi da figuração no início de sua carreira, nos anos 50, à abstração geométrica dos anos 60.
Depois, manteve o cânone construtivo em telas de cor e luminosidade exacerbadas, na última fase de sua obra, que despontou na década de 1990.
“Quando ele abstrai a forma, e a luz e a cor têm atuação fundamental, chega a um requinte extraordinário”, avalia Emanoel Araújo, 68, ex-diretor da Pinacoteca, para a qual adquiriu uma tela do artista, e que hoje está à frente do Museu Afro Brasil. “Ianelli é um temperamento sutil, silencioso, quase uma música de câmara.”
“Ele possuía um espírito naturalmente clássico, que procurava a beleza contida na harmonia, no equilíbrio, no acerto e não na rebeldia”, afirma o crítico Olívio Tavares de Araújo, 56, que fez três documentários sobre o artista. “Ianelli vai ficar como o pintor brasileiro que melhor conseguiu estabelecer uma ponte entre o sensível e a racionalidade, um mestre consumado em matéria de cor.”
Depois de ter aulas com Lothar Charoux, Hermelindo Fiaminghi e Maria Leontina, nos anos 40, juntou-se a outros nomes de sua geração, como Manabu Mabe e Wega Nery, no grupo Guanabara, que retratou paisagens paulistanas dando grande destaque para a cor.
Em 1964, ganhou uma viagem a Paris do Salão de Arte Moderna do Rio e instalou um ateliê na capital francesa. Quase dez anos depois, venceu o prêmio do Panorama de Arte Atual Brasileira, no Museu de Arte Moderna de SP. Ao todo, participou de seis edições da Bienal de São Paulo.
Para Tadeu Chiarelli, crítico e professor da USP, Ianelli foi o “grande herdeiro da pintura paulista”, que seguiu a tradição ao mesmo tempo em que dialogava com novos experimentos. “Ele superou os limites do ambiente paulistano”, resume Chiarelli, 52. “Sua obra transcendeu essas circunstâncias.”
Ianelli suscitou, aliás, reações favoráveis quase unânimes da crítica. Não que sua obra fosse irretocável, mas muitos julgam que ressalvas foram silenciadas ao longo do tempo pela consagração dele como um mestre do abstrato.
“Ele foi um grande colorista, um mestre da pintura e uma figura muito especial”, lembra Marcelo Araujo, 52, diretor da Pinacoteca, que fez em 2002 uma das últimas retrospectivas do artista. “É uma perda duplamente sentida, pela obra dele e pela pessoa que ele foi.”
“É a perda de um artista que já vinha sofrendo, de um grande companheiro”, diz Emanoel Araújo. “Teve uma trajetória absolutamente coerente. É uma pena que Ianelli se vá.”

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(1)Figurativo notável na década de 50, fazendo em seguida sua passagem para o abstracionismo, (2) ainda com elementos de uma figuração bastante sintetizada em 1960; (3) um exemplo de suas magistrais séries de quadrados superpostos em transparências, das décadas de 70/80 e (4) o seu apogeu criativo com a série mais recente das Vibrações Cromáticas da década de 90. Fonte ardotempo

 

Análise/artes plásticas

Ianelli foi um típico artista moderno

Paulistano começou figurativo, mas a representação do real foi perdendo importância, dando lugar a formas abstratas

FABIO CYPRIANO – FOLHA SP

DA REPORTAGEM LOCAL

É impossível observar a obra de Arcangelo Ianelli e não se lembrar das pinturas de Mark Rothko (1903-1970), russo que emigrou para os Estados Unidos em 1913 e foi um dos protagonistas do expressionismo abstrato, corrente que marcou a ascensão norte-americana no circuito das artes plásticas no Pós-Guerra.
Ambos têm uma questão fundamental na experiência da cor. “Pinto quadros grandes porque desejo criar um estado de intimidade. Um quadro grande é uma operação imediata: leva-nos para dentro dele”, dizia Rothko.
A questão da dimensão hiperbólica também era importante nas pinturas de Ianelli, especialmente a partir dos anos 60. “Eu não persigo a beleza; se ela ocorre, é involuntária. Busco fazer um trabalho profundo ao depurar a cor”, disse Ianelli à Folha em entrevista em 2002.
A história de Ianelli é a típica história de um artista moderno. Começou figurativo, nos anos 1940, pintando a partir de modelos nus, mas a representação do real foi cada vez mais perdendo importância, fazendo com que cores e formas abstratas passassem a dominar a cena, até expulsar da tela qualquer proximidade com objetos existentes no mundo.
No abstracionismo, Ianelli alternou-se entre o informal, nos anos 60 -com telas que mostravam densidade matérica e cores escuras-, e o geométrico, nos anos 70 -com retângulos e quadrados, que se apresentavam como planos superpostos e interpenetrados.
Um dos críticos que mais valorizou seu trabalho foi Mário Pedrosa (1900-1981) -considerado seu padrinho pelo artista e que via sua obra como um “estado contemplativo à beira de perturbar-se, em face das contradições da vida”, como escreveu no catálogo de uma exposição no Museu de Arte Moderna do Rio, em 1961.

Fusão com geométrico
Nos anos 90 e 2000, Ianelli realiza uma espécie de fusão do informal com o geométrico, com retângulos que já não possuem mais limites claros, fronteiras que se interpenetram. Apesar de a pintura ser o meio que o tornou mais conhecido, o artista também produziu esculturas e gravuras.
Em mais de 60 anos de carreira, seu trabalho ocorria basicamente no ateliê, ao contrário dos procedimentos contemporâneos, mas numa lógica que tem muito a ver com a produção atual. “O que move o artista é a insatisfação, o dia em que eu ficar plenamente satisfeito com minha obra, não tenho mais razão para pintar”, disse Ianelli em 2002, dias antes de inaugurar sua retrospectiva na Pinacoteca do Estado.
Na época, aliás, ele não pôde comparecer à abertura da mostra por ter sofrido um derrame cerebral, na antevéspera do evento.

08/05/2009 - 20:34h Desenhando frente ao espelho

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Desenhando a modelo frente ao espelho, de Egon Schiele (Austria, 1890-1918)

27/04/2009 - 19:10h Cores e mais cores

http://weblogs.clarin.com/antilogicas/archives/15desnudo-sentada-boldinib.jpg
Nu sentado, de Giovanni Boldini

18/04/2009 - 20:26h Mulheres

http://weblogs.clarin.com/antilogicas/archives/Franz%20Marc.jpg

“Mulheres”, pintura de Franz Marc (Munich, 1880- Verdún, 1916)

12/04/2009 - 19:39h Banhista e jardim

Desnudito lineal


http://weblogs.clarin.com/antilogicas/archives/Whiteley%20Ba%F1ista%20y%20Jardin.jpg
Bañista y jardin

Original perspectiva de Whiteley, llena de luz y simplicidad. La línea manda y la expresividad resulta clara y diáfana.

Brett Whiteley (1939-1992) nació en Sydney, Australia, estudió pintura en Julian Ashton Art School y en 1960 con una beca viajó a Francia e Inglaterra. En 1961 fue seleccionado para representar a Australia en la Convención de Jóvenes Pintores organizada por la UNESCO en París, y ese mismo año ganó un premio en la Bienal Internacional de París para Jóvenes Artistas.

En la década del 60 se hizo famoso mediante exposiciones individuales y colectivas, sobre todo en Inglaterra y Australia. Luego viajó a Estados Unidos y a Asia, y durante la década de 1970 llegó a convertirse en el pintor más conocido de Australia en ese país.

La obra de Whiteley abarca retratos y paisajes y escenas. Entre sus principales cuadros destacan los retratos de artistas y escritores del siglo XIX como Baudelaire (1970) y Van Gogh (1971) y excelentes estudios de la bahía de Sydney.

Whiteley logró numerosos premios artísticos y sus cuadros están en varios museos célebres.