16/05/2008 - 14:58h A longa marcha contra a discriminação

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Bacon – Duas figuras

Les Fifties et l’homosexualité

“ce fléau qu’est l’homosexualité, fléau contre lequel nous avons le devoir de protéger nos enfants”

Paul Mirguet, député, juillet 1960

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12/05/2008 - 17:20h L’année 1968 en photographies

A Saïgon, le 1er février 1968, alors que débute “l’offensive du Têt”, le chef de la police sud-vietnamienne exécute d’une balle dans la tête un officier communiste. Cette photo vaut à son auteur, Eddie Adams, le prix Pulitzer.

Le 31 janvier 1968, la nuit du Nouvel An lunaire, les soldats nord-vietnamiens communistes du Front national de libération se lancent à l’assaut des villes du Sud-Vietnam et encerclent les principales bases américaines à Huê et Khe Sanh. C’est un échec militaire pour le FNL, mais une victoire politique. Les Américains se rendent compte qu’une victoire rapide au Vietnam est hors de portée.

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02/05/2008 - 18:35h Avoir 20 ans en 1968, à New York, par Paul Auster

Le Monde

En cette année terrible, délirante, de feu et de sang, je venais d’avoir 21 ans et, comme tout le monde, j’avais la rage. Cinq cent mille soldats américains s’enlisaient au Vietnam, Martin Luther King venait d’être assassiné, l’Amérique s’embrasait comme une traînée de poudre, le monde entier semblait à la veille de l’apocalypse. La rage était pour moi la seule réaction saine face au sort qui, en 1968, attendait ma génération. A peine sorti de l’université, j’allais être enrôlé dans un conflit qui me faisait horreur et auquel je refusais de prendre part. Mes seules perspectives d’avenir : la prison ou l’exil.

Je n’étais pas un violent. Je me revois plutôt comme un jeune homme discret et studieux, s’appliquant à devenir écrivain, tout entier absorbé par les cours de littérature et de philosophie à Columbia (université à New York). J’avais bien manifesté quelquefois contre la guerre, mais sans adhérer à aucun groupe politique. Je n’avais pour autant jamais assisté à aucune réunion ni distribué le moindre tract. Je m’en tenais à lire mes livres, à écrire mes poèmes, et à traîner avec mes amis au West End Bar.

Il y a tout juste quarante ans, sur le campus de Columbia, se tint un grand rassemblement, qui n’avait cependant rien à voir avec la guerre : il s’agissait de s’opposer à la construction d’un gymnase universitaire à Morningside Park. Comme ce parc était un espace public, il était prévu d’y ménager une entrée séparée pour les riverains (principalement des Noirs). Or ce projet était considéré comme injuste et raciste. Tel était aussi mon sentiment, mais ce n’est pour ça que je suis allé à la manifestation.

J’y suis allé parce que j’avais la rage, parce que j’étais empoisonné par le Vietnam. Et les centaines d’étudiants sur le campus ce jour-là, eux non plus, n’étaient pas vraiment venus protester contre la construction du gymnase : ils voulaient exprimer leur rage, s’en prendre à quelque chose, à n’importe quoi. Nous étions étudiants à Columbia : autant jeter nos pavés contre cette université qui, en menant des projets lucratifs de recherche pour le compte des industries militaires, contribuait à l’effort de guerre au Vietnam.

Après une série de discours enflammés, applaudis par la foule en délire, un mot d’ordre improvisé se propage : tous sur le chantier, on va abattre la palissade ! Dans l’enthousiasme, une masse d’étudiants enragés et vociférants s’élance au pas de charge. Et moi aussi, j’en suis ! Où était donc le gentil garçon qui rêvait de passer le restant de ses jours sagement assis à son bureau, à écrire des livres ? Le voilà parti à l’assaut d’une barricade, emporté par une horde déchaînée, démolissant, arrachant, piétinant – et je dois avouer qu’il a pris un immense plaisir à cet acte de destruction rageuse.

Après ce premier assaut, les bâtiments du campus ont été occupés une semaine entière. Pour ma part, je me suis retrouvé à squatter le pavillon des mathématiques. Les étudiants de Columbia s’étaient mis en grève et, pendant que nous tenions posément nos assemblées dans les locaux, le campus retentissait de clameurs sauvages qui ponctuaient les bagarres sans merci entre partisans et opposants du blocage. Le 30 avril au soir, l’administration mit le holà et fit intervenir la police. Au cours des émeutes qui suivirent, au milieu de plus de 700 personnes, je finis par être interpellé, c’est-à-dire tabassé et traîné par les cheveux jusque dans un fourgon. Je ne regrette rien. J’étais fier d’avoir accompli ce que je croyais être mon devoir. J’étais fier, et j’avais la rage.

Tout ça pour quoi ? Le projet de gymnase fut abandonné, certes, mais le vrai enjeu était la guerre du Vietnam ; or la guerre allait encore durer sept terribles années. On ne change pas la politique d’un gouvernement en s’en prenant à une institution privée. En France, où les universités étaient publiques et dépendaient du ministère de l’éducation nationale, les étudiants se sont confrontés directement à l’Etat : leur révolte de Mai 68 a ainsi provoqué des changements réels dans la société française. Nous, à Columbia, étions impuissants, notre petite révolution restait symbolique. Mais les gestes symboliques ne sont quand même pas vains et, dans les circonstances qui étaient les nôtres, nous avons fait tout ce que nous pouvions. J’hésite à dresser des parallèles avec la situation présente, et je ne conclurai donc pas ces quelques souvenirs en évoquant l’Irak. J’ai aujourd’hui 61 ans, mais je n’ai pas tellement changé depuis cette année de feu et de sang : assis à mon bureau, la plume à la main, je sais que la rage, je l’ai toujours. Peut-être plus encore que jamais.

Traduit de l’anglais par Myriam Dennehy © Paul Auster/The New York Times Syndicate

07/04/2008 - 02:28h Policiers et manifestants prêts à accueillir la flamme olympique à Paris

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Le Monde

La flamme olympique, copieusement chahutée dimanche à Londres par des manifestants dénonçant la répression des autorités chinoises au Tibet, effectue lundi 7 avril à Paris sa dernière étape européenne, sous la menace de nouvelles manifestations. La flamme olympique est arrivée dimanche à 23 heures 45 au pavillon d’honneur de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, où l’attendaient l’ambassadeur de Chine en France M. Kong Quan, l’ancien athlète et ex-ministre des sports, représentant du CIO en France, Guy Drut et le sous-préfet chargé des aéroports Patrick Espagnol. Elle a ensuite été transportée sous haute protection à l’hôtel Méridien, boulevard Gouvion Saint Cyr, dans le 17e arrondissement de Paris, non loin de la place de l’Etoile.

Tandis que la neige, première invitée surprise de cette jounée, s’abat depuis dimanche soir sur Paris, de nombreuses autres “perturbartions” sont attendues sur le parcours de la flamme. Portée par 80 relayeurs sur 28 km, elle partira peu après midi du premier étage de la Tour Eiffel pour arriver au Stade Charléty vers 17 heures, après être passée notamment devant l’Arc de Triomphe, sur les Champs-Elysées, l’Ile de la Cité, et le Boulevard St-Germain. L’organisation Reporters sans Frontières (RSF), qui avait déjà réussi à déjouer les services de sécurité lors de la cérémonie d’allumage de la flamme, a déjà prévenu qu’elle prévoyait de mener des actions “symboliques, spectaculaires (…) mais respectueuses des Jeux” sur le parcours de la torche. Les Tibétains de France organisent également une “journée citoyenne de solidarité” sur le Parvis des droits de l’Homme au Trocadéro.

À LONDRES, LE PORTEUR DE FLAMME DANS UN BUS À IMPÉRIALE

Un impressionnant dispositif de sécurité, digne de la protection d’un chef d’Etat, est prévu, avec pas moins de 3 000 policiers mobilisés, sur terre, dans les airs et même sur la Seine. Un cordon d’environ 200 mètres de long sera constituée autour du porteur de l’emblème des JO, composée de 65 motards, 100 policiers en rollers et autant de pompiers de Paris. Le porteur de la flamme sera suivi par 32 véhicules de CRS, soit 160 hommes, un groupe de motards fermant la marche. 1 600 policiers devraient être répartis sur le trajet pour parer à toute éventualité.

Les athlètes français devraient porter un badge arborant les anneaux olympiques, le mot “France” et le slogan “pour un monde meilleur”, un geste en faveur des droits de l’Homme, en Chine et ailleurs. Sur la façade de l’Hôtel de ville sera déployée une banderole proclamant : “Paris défend les droits de l’Homme partout dans le monde”. En revanche, il n’y aura pas de drapeau tibétain sur le fronton de l’Assemblée nationale mais le Comité France Tibet a prévu de se montrer.

Après son périple européen, la flamme olympique partira lundi soir pour les Amériques, où deux étapes l’attendent, à San Francisco mercredi et à Buenos Aires vendredi. Les médias officiels chinois condamnent lundi les “vils méfaits” des manifestants qui ont perturbé le passage à Londres de la flamme olympique. Au moins 35 personnes ont été arrêtées par la police britannique, qui a dû faire monter le porteur de flamme dans un bus à impériale dans le centre-ville face à la tentative d’une centaine de manifestants de s’en emparer.

03/04/2008 - 17:41h 31 Hours, 28 Minutes

By Michael Finger

Memphis Magazine

April 1, 2008

In his final years, Dr. Martin Luther King Jr. had death on his mind.

While watching news coverage of the assassination of President John F. Kennedy, he turned to his wife, Coretta, and told her, “This is what is going to happen to me.” All his adult life, this practitioner of nonviolence had been threatened, assaulted, and surrounded by people — most of them white, some of them black — who considered him their enemy. The FBI routinely released memos documenting his activities, with the heading “Martin Luther King — Communist.” Andrew Young, one of the leaders of the Atlanta-based Southern Christian Leadership Conference, observed that King had questioned “fundamental patterns of American life” and had therefore “become the enemy” to many Americans.

So as he headed to Memphis in the spring of 1968, to hold what he hoped would be a peaceful demonstration in support of the sanitation workers’ strike here, King knew his life was in grave danger. “There’s no way in the world you can keep somebody from killing you,” he told a reporter, “if they really want to kill you.”

And he knew Memphis would be a challenge. The sanitation strike had dragged on into its fifth week, and the situation seemed hopeless. Jerry Wurf, international head of the American Federation of State, County and Municipal Employees (AFSCME) had complained bitterly, “I spent half my time trying to keep that city from burning down, while the god-damned mayor was pouring gasoline on the situation as I ran around pulling matches out of people’s hands.”

King’s supporters had dire premonitions. On the night following the dreadful riot of March 28th, the Rev. James Jordan, pastor of historic Beale Street Baptist Church, woke up in tears. He later told friends that he’d had a nightmare: “Dr. King’s picture came before me. I saw the Lord had shown me Dr. King’s death.”

When King decided to return to Memphis on April 3rd, to salvage his reputation and show the world that he could indeed preach the gospel of nonviolence with a second march on April 8th, a bomb threat delayed his flight. Ralph Abernathy, his second-in-command at the SCLC, reassured him, “Nobody is going to kill you, Martin,” but King still seemed deeply troubled. Later that day, however, he told supporters, “I would rather be dead than afraid.”

Then came his famous speech that blustery evening of April 3, 1968, at Mason Temple. With the wind howling outside and banging the shutters around the packed auditorium, he seemed to pause and reflect for a few seconds, then said, “Like anybody, I would like to live a long life. Longevity has its place. But I’m not concerned about that now. I just want to do God’s will. And He’s allowed me to go up to the mountain. And I have seen the promised land. I may not get there with you. But I want you to know tonight, that we as a people will get to the promised land . . .”

Within 24 hours, he would be felled by an assassin’s bullet. On these pages we present the storm of events that surrounded Dr. Martin Luther King Jr. in his final hours in Memphis. >>>

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22/12/2007 - 12:09h Toulouse: à la retraite, le flic de gauche se lâche contre Sarkozy


 

En 2003, l’ancien commissaire Jean-Pierre Havrin, apôtre de la police de proximité à Toulouse, était pris publiquement à partie par Nicolas Sarkozy en personne. “Les policiers ne sont pas là pour organiser des matchs de rugby avec les jeunes des quartiers”, lui avait lancé le ministre de l’Intérieur. (Voir la vidéo, extrait d’un montage BakchichTV)

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