17/11/2009 - 20:50h SEXTYNAMANTE E SEXTYNARREGANHADA
A página a seguir pode apresentar conteúdo erótico impróprio para menores de 18 anos e outras determinadas audiências.
Caso você seja maior de idade, prossiga. Se for pudibundo, melhor não…
- Luis Favre
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Lira pornoerótica inova a velha sextina
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Sendo a literatura investigação do humano, é apenas natural que a erotografia (sob qualquer forma) seja antiga como a civilização. Aliás, em seu Eros e Civilização, o filósofo Marcuse postulava que Eros, como princípio vital, rechaça a repressão e o controle.
Para deixar jorrar essa pulsão eruptiva, o poeta português Joaquim Estevez da Guarda retoma a sextina do século 12 em seu livro Llama de amor viva: Sextynas (Cadernos do Subsolo, Porto, Portugal, 2007). A sextina é uma complicada composição poética criada pelo trovador provençal Arnaut Daniel, que dela se serviu para bem cantar folguedos amorosos. Dante e Petrarca também praticaram a forma. Tecnicamente, a sextina consiste em seis sextilhas mais um terceto final, sendo que as rimas se repetem, de cabo a rabo, segundo uma ordem estrita, impondo uma circularidade ao discurso poético.
Neste Llama de amor viva — um verso tomado de empréstimo ao místico Juan de la Cruz —, Estevez da Guarda engaja-se na militância amatória de um Bocage clássico para louvar a “glória das feminis carnes” e o “lúbrico tormento” da cópula, chamando as partes ditas pudendas por seus nomes impróprios.
Numa era em que a pornografia eletrônica é um business bilionário, esta celebração do gozo carnal constitui, na verdade, uma transgressão às normas vigentes — a farta oferta de sexo virtual, a “neocaretice” pós-advento da Aids, as múltiplas formas de obscenidade em cartaz no mundo-mercado, no circo da mídia, na chamada sociedade do espetáculo e do controle. A surrada questão “arte ou pornografia” sequer se coloca aqui, pois o sextinário sexy de Estevez da Guarda — erudito e popular a um só tempo —, se filia a uma robusta tradição latina de letras lascivas, onde nada do que é humano é estranho à poesia. Em dez elaboradas “sextynas em medida velha e medida nova”, este liber libertinário exalta o gozo demasiado humano — o coito sem protocolo, sem repressão e sem preço.
O poeta põe as musas em pêlo, com pleno domínio da forma, do repertório clássico e da tradição portuguesa. Como assinala, no prefácio, o poeta galego Xosé Lois García, ao exaltar a liberdade instintiva, “doada pela própria natureza”, o sextinário compõe uma “liturgia laica” para espíritos livres. A língua franca de Eros reafirma, ainda e sempre, sua primazia.
O livro: Joaquim Estevez da Guarda. Llama de amor viva: Sextynas
(Porto, Portugal: Cadernos do Subsolo, 2007).
De feitura artesanal, é distribuído no Brasil pela Editora e Livraria Crisálida de Belo Horizonte.
Tel.: (31) 3222-4956 | livraria@crisalida.com.br | Pode ser adquirido junto ao próprio autor, clicando aqui.



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(imagens ©rita monteiro | anouska fisz | le borne)
Cesar Cardoso é escritor, roteirista e fotógrafo. Formado em Letras pela UFRJ, escreve para a TV Globo — atualmente, o seriado Toma lá dá cá — e para a revista Caros Amigos. Participou, dentre outras, da exposição coletiva No Ventre do Azul e Branco — Tempo de Iemanjá, realizada no Centro Cultural Justiça Federal em 2007, com curadoria de Walter Firmo. E também do projeto de vídeo coletivo Oçapse – Oproc – Zul, com curadoria de Marcos Bonisson. Publicou A Serra do Sobe-Sobe, Fim da picada começo de estrada, Manu,Ela (Editorial Nórdica) e O lápis Ladislau (Editora Miguilim), de literatura infantil; A nossa moranguíssima paixão (Editora da UERJ – Universidade Estadual do Rio de Janeiro), de poesia; O pai dos burros (Editora Salamandra) e, com o grupo Obrigado Esparro: Confusões de aborrecente e Garotas são demais, garotos são de menos (Editora Frente); Como educar seus pais e Zoando na América (Editora Objetiva), de humor; Humor na TV, ensaio escrito com Emanuel Jacobina e Mauro Wilson, e publicado desde a quinta edição do livro Da criação ao roteiro, de Doc Comparato, em 2000.
Cela ne s’était pas produit depuis treize ans: la “commission de censure” du CNC a procédé début octobre à la classification X d’une œuvre cinématographique parlant de sexe. Le coupable: Histoires de Sexe(s). Un film “pour adulte” abusivement rangé dans la catégorie porno.
Histoires de Sexe(s) est une comédie légère traitant de sexualité, inspirée du Déclin de l’empire américain. C’est l’histoire de quatre amies qui se retrouvent à diner pour parler de leurs dernières frasques et de leurs problèmes amoureux. Parallèlement, quatre hommes se donnent rendez-vous pour parler eux aussi de sexe et donner de l’histoire une version parfois différente. Certaines scènes sont hilarantes. D’autres –résolument pédagogiques – abordent le thème de l’orgasme, du sextoy ou de l’éjaculation féminine, avec la volonté affichée de faire passer un “message”… Entre docu-fiction et cours de sexologie, ce petit film ne méritait certainement pas d’être classé X. La commission du CNC n’a pas été du même avis. Le 6 octobre, elle a fait tomber le couperet: interdiction en salles. “Histoires de Sexes avait pour ambition de s’affranchir des règles de l’industrie pour adulte, protestent les deux réalisateurs (Ovidie et Jack Tyler). Nous aspirions à sortir du ghetto, le CNC nous y a renvoyé aussi sec.”
“Il est généralement reproché aux pornographes de n’écrire aucun scénario, de ne pas travailler la mise en scène, d’être trop éloignés d’une sexualité réaliste, de dégrader la femme. Ce film relevait pourtant ce défi: présenter une sexualité non caricaturale, et mettre en scène la complexité de la relation de couple. Habituellement, les scenarii ne servent qu’à introduire les scènes de sexe qui sont la raison d’exister des films pornographiques. Dans Histoires de sexe(s), les courts passages explicites ne sont que des illustrations des propos tenus par les protagonistes. 95% de dialogues, pour 5% de sexe, et non l’inverse. Très clairement, il ne s’agit en rien d’un film masturbatoire. Avec ce film, nous attendions l’émergence d’un genre nouveau: celui du film traitant ouvertement de la sexualité, affranchi des codes de la pornographie et de son quota d’éjaculations faciales. Notre souhait n’était pas d’être exhibé à un public mineur, puisque nous réclamions une interdiction aux moins de 18 ans.”
Pourquoi la commission du CNC a-t-elle classé ce film X? Parce qu’il est impensable, pour les puritains qui y siègent en majorité, qu’un film puisse parler de sexe. On peut parler de mort, de meurtre en série, de fin du monde, mais pas de sexe. Le classement X est une forme perverse de censure. Il s’accompagne d’un système de taxe qui dissuade les producteurs d’avancer de l’argent: un film X est difficilement rentable. Il est donc condamné d’office à n’être qu’un film à petit budget, tourné dans des conditions proches de l’amateurisme. Pas de vrais acteurs dans un X, et pour cause. Pas de vrai scénario. Pas de vrai dialogue. Et comme ce cinéma est totalement stigmatisé, aucun réalisateur “normal” ne veut s’y essayer. A l’origine, le classement X, institué sous Giscard d’Estaing en 1975, était synonyme de liberté: il s’agissait d’autoriser les images représentant la sexualité. Mais très vite, le classement X s’est accompagné de mesures fiscales si pénalisantes qu’il a finit par tuer dans l’œuf un genre cinématographique naissant. Faute de moyens, le X est devenu une industrie de la copulation filmée à la chaine, une ennuyeuse et rébarbative accumulation de gros plans génitaux et d’actes sexuels standardisés à outrance.
Les films précurseurs du genre annonçaient pourtant des lendemains glorieux au X: Le Dernier tango à Paris, L’empire des sens, Maîtresse, Max mon amour, Les Valseuses, La maman et la putain, Portier de nuit… Le X aurait pu devenir un cinéma aussi important que le péplum, le polar, le film d’arts martiaux ou la comédie musicale. Hélas. On l’a assassiné, en lui coupant les vivres et en le condamnant à la médiocrité. Les salles qui projetaient du X ont fini par disparaitre, incapables (à cause des surtaxes énormes) de faire face à la concurrence de la TV, des lecteurs DVD et de l’internet. Avec ces salles sont mortes les ambitions de ceux qui voulaient faire de l’art avec le sexe… A quoi bon ? A quoi bon faire du cinéma à 3 millions d’euros (budget minimum), si les gens vont aller voir gratuitement sur internet des gonzo dont le budget se monte à 3000 euros (maximum)? “Le classement X est devenu obsolète très progressivement, explique Christophe Bier, grand spécialiste et militant anti-classement X. Il a eu la peau du porno. Les producteurs de porno, les exploitants, les distributeurs ont périclité, ou bien se sont vite reconvertis dans la vidéo puis le DVD. Les salles ont fermé les unes après les autres… jusqu’à l’extinction totale des “films pornos” en 1996, remplacés par les “vidéos pornos”.
Résultat: le X est devenu “de la merde”, dixit Ovidie. Au lieu de montrer la sexualité comme d’un espace de liberté et de bonheur, le X a fini par ne plus montrer que des performances irréalistes et caricaturales. “La censure économique nous empêche de sortir du ghetto, soutient Ovidie. Si nous avions d’autres moyens de distributions que les sexshops et les sites internet, si nous pouvions retourner en salle, alors nous serions obligés de faire des films qui tiennent la route.” Mais non. Le CNC veille au grain. Depuis 1975, comme si les mœurs n’avaient pas évolué, il continue de classer X tout ce qui dépasse son seuil de tolérance: un orgasme ça va. Deux orgasmes, bonjour les dégâts. Bien qu’il soit totalement obsolète, le classement X continue de sévir. “Le X n’est pas aboli car il reste une menace visant à décourager ceux qui voudraient montrer du sexe dans les salles avec un visa d’exploitation, explique Christophe Bier. L’interdiction totale existe donc toujours comme arme de destruction massive. Tyler et Ovidie viennent d’en faire le test.”
Si le classement X était supprimé, on peut imaginer que le cinéma se mettrait enfin à parler de sexualité comme d’un sujet aussi passionnant (émouvant, perturbant) que la violence ou l’amour. Les réalisateurs pourraient enfin lui accorder la place qu’elle mérite… “En tout cas, ces réalisateurs ne seraient plus dans un ghetto avec des taxes, ajoute Christophe Bier. Ils bénéficieraient des mêmes droits que leurs confrères “classiques” et pourraient obtenir un fonds de soutien automatique ou d’autres mécanismes régissant l’exploitation cinématographique.” Bien sûr, la qualité d’un film ne dépend pas que de son budget. Mais si la sanction économique était levée, il est sûr et certain que des réalisateurs “normaux” feraient du X, avec l’aide d’acteurs “normaux” et cela changerait certainement la donne. Il suffit de voir ce qu’il se passe en Suède, où le gouvernement finance des films X pour lutter contre la misogynie et contre la discrimination sexuelle. Dirty Diaries nous montre le chemin. Oui, il est possible de faire du vrai cinéma avec du sexe.
QUESTIONS A UN MEMBRE DE LA COMMISSION DU CNC
Philippe Rouyer – co-auteur du livre Le cinéma X (éd; la Musardine)- siège à la Commission de classification en tant que représentant du Syndicat Français de la Critique de Cinéma (SFCC). Il faisait partie de la commission qui a classé Histoires de Sexe(s). Il faut rappeler que la Commission de classification n’est que consultative. C’est le Ministre qui donne le visa, même si à plus de 99%, il suit les avis de la Commission. Le vrai responsable du classement X d’Histoires de Sexe(s) est donc Frédéric Mitterand.
1/ Depuis la création du classement X, combien de films “de cul” ont été classés X ?
Ça tourne autour d’un millier de longs métrages. D’après Christophe Bier, l’auteur du livre Censure-moi (L’Esprit frappeur), le dernier film classé X date de 1996. Il s’intitulait “Elle ruisselle sous la caresse”.
2/ Suivant quelle procédure le film d’Ovidie et jack Tyler a-t-il été classé X ?
Suivant la procédure habituelle. A savoir, un passage en sous-commission qui a juste pour mission de servir de filtre. Tous les films qui sortent (même les Disney) sont vus intégralement en sous-commission. Si la sous-commission estime que c’est du tout public, le film sort avec son visa. Si ne serait-ce qu’un membre de la sous-commission estime qu’il pourrait y avoir une restriction, le film est envoyé en Commission plénière qui est alors libre de ce qu’elle préconise. Et dans ce cas, la seule décision qui compte est celle de la plénière. Concernant le film d’Ovidie et Jack Tyler, l’ensemble des membres de la sous-commission a opté pour une interdiction aux moins de 18 ans en le renvoyant en plénière. Après débat et vote, la plénière elle, a voté le X.
3/ Il y a combien de personnes en commission ?
Chaque sous-commission se compose de 4 à 7 membres. La plénière en compte 28.
4/ Pourquoi Histoires de Sexe(s) a-t-il été classé X ?
Je suis tenu au devoir de réserve sur les débats. La seule chose que je peux vous dire c’est ce que j’ai dit moi au cours de ce débat: à savoir que je demandais une interdiction aux moins de 18 ans, mais surtout pas un classement X car c’était clairement une œuvre et non une pellicule à vocation masturbatoire. J’ai développé en parlant du scénario, de la mise en scène et de la durée (très brève) des scènes de sexe. J’ai ajouté qu’il n’y avait dedans aucune violence et aucune image dégradée de la femme, et que je préférais qu’un jeune de 18 ans voit cela plutôt qu’une production crade trouvée en DVD ou sur le net. Mais le résultat du vote qui a suivi prouve que moi et ceux qui avaient un avis similaire n’avons pas convaincu suffisamment de monde
5/ Il me semble que les commissions de classement de films, dans les pays anglo-saxons, s’en tiennent à des critères très précis pour juger: il parait que le classement d’un film correspond à des normes quasi-mathématiques (nombre de minutes pendant lesquelles on voit un acte sexuel, cataloguage des actes sexuels sur une échelle, nombre de gros plans anatomiques, etc). Pouvez-vous m’éclairer sur ce point ?
Effectivement c’est le cas dans des pays comme le Royaume Uni. Je trouve ça atroce. Ça a conduit par exemple dans ces pays à interdire aux moins de 15 ans “Ridicule” de Patrice Leconte parce qu’on y voit un homme qui urine sur un autre ou “Amélie Poulain” car il y a une série d’orgasmes dans une scène. 2 films qui sont chez nous ‘tous publics”. En France, nous n’avons pas de critères. Nous débattons en tenant compte du contexte de l’œuvre. Des morts dans un western ou un film de guerre n’ont pas le même charge émotionnelle que dans un drame au Quartier Latin. Il faut aussi tenir compte de la mise en scène. Comment c’est filmé.
6/ Si la classification X était supprimée sur les “films pour adulte”, qu’est-ce que cela changerait?
Certains réalisateurs disent que si la classification X était supprimée ils auraient plus de moyens pour faire du bon cinéma. Ils pensent que l’état leur donnerait des subsides ou quoi?
Non, ils n’auraient pas d’avance sur recettes. Mais un certain nombre d’aides automatiques pourraient jouer. De même, il serait de nouveau possible d’acheter des films étrangers (surtaxés par le classement X) et donc d’en vendre en retour. Et puis l’exploitation en salles pourrait apporter de nouveaux revenus. Ou pas, bien sûr.
7/ D’autres réalisateurs (HPG par exemple) disent que même s’ils avaient plus de moyens, ils continueraient à faire des films nuls, parce que le milieu du X est un milieu de “nuls”. Après tout, il y a des réalisateurs de cinéma “normal” (David Lynch avec Eraserhead, Tsukamoto avec Tetsuo, mais je n’ai pas les chiffres précis de leur budget…) qui ont fait des chefs d’œuvre à très petit budget non? Qu’en pensez-vous?
Il y a eu des chefs-d’œuvre du X, ou du moins d’excellents films X, à petit budget. Mais le budget de Eraserhead ou de Tetsuo leur sera toujours supérieur. Ils s’inscrivent dans une autre économie.
8/ Le classement X a-t-il encore une raison d’être de nos jours ?
A mon avis non. L’interdiction au mineurs est suffisante pour protéger la jeunesse et respecter le Code Pénal.
Fonte Les 400 culs, de Agnès Giard




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(imagens ©Wondrous Vulva Puppet)
Braulio Tavares (1950, Campina Grande, PB). Escritor, compositor. Publicou, entre outros, A espinha dorsal da memória. Contos (Lisboa/Rio de Janeiro: Caminho/Rocco, 1989/1996); Mundo fantasmo. Contos (Rio de Janeiro/Lisboa: Rocco/Caminho, 1996/1997); Como enlouquecer um homem: as mulheres contra-atacam. Humor (Rio de Janeiro/São Paulo: Editora 34/Círculo do Livro, 1994/1997) e A máquina voadora. Romance (Rio de Janeiro/Lisboa: Rocco/Caminho, 1994/1997). Escreve sobre Cultura, todo dia, no Jornal da Paraíba.


O texto é o mesmo
repetição
um beijo pousa
uma saudade decola
o amor sugere
a incerteza se instala
indiferente
o vento passa
o olhar procura
na fresta da roupa
a pele oculta da mulher.
PONTO DE FUGA
Que indagação faz
o umbigo feminino
quando aparece entre
uma peça e outra
da veste?
Intimidade
sensualidade.
Nem mesmo
a musicalidade dos pêlos
é maior que o apelo
da cicatriz do nascimento.

ENCONTRO
O olho caça
na mata
abaixo do umbigo
um abrigo
secreta pátria
a língua avista
bem no centro
do jardim de pêlos
o lugar
caverna
doce e úmida.
*
Na falta de um cigarro,
O beijo toma conta
dos lábios.
Da boca, renasce o desejo.
Na língua, a umidade
lubrifica o amor.
Começo de tarde, curto,
sem gosto de chocolate,
mas molhado
de chuva e volúpia.
*
Quando o rasgo da roupa
deixa florescer
uma essência oculta
sublime é a pele
que se mostra
gentil é a natureza
com a mulher
que passa
livre e solitária
provocando quem a olha.

O MODELO
Uma discreta marca de sol
repousa na pele clara
da mulher sem roupa
parada no atelier
do pintor que trabalha
fareja a beleza
desenha o que a luz
faz ver e sonhar.
…
Rebelde modelo
possuída pelo calor do sexo
foge e deixa a tela vazia
habitada por fantasmas.
A MULHER
Uma geografia
sempre a ser descoberta
obscura e secreta
como a solidão.
…
Em silêncio
a intimidade feminina
acende o mistério
que faz lembrar
o aroma dos devaneios
que transporta
o fim da tarde.
Almandrade (Antônio Luiz M. Andrade), artista plástico, arquiteto, mestre em desenho urbano e poeta. Participou de várias mostras coletivas, entre elas: XII, XIII e XVI Bienal de São Paulo; “Em Busca da Essência” — mostra especial da XIX Bienal de São Paulo; IV Salão Nacional; Universo do Futebol (MAM/Rio); Feira Nacional (S.Paulo); II Salão Paulista, I Exposição Internacional de Escultura Efêmeras (Fortaleza); I Salão Baiano; II Salão Nacional; Menção honrosa no I Salão Estudantil em 1972. Integrou coletivas de poemas visuais, multimeios e projetos de instalações no Brasil e exterior. Um dos criadores do Grupo de Estudos de Linguagem da Bahia que editou a revista “Semiótica” em 1974. Tem poemas publicados em revistas especializadas. Publicou Poemas (Ed. do autor, 1988), Suor Noturno (Ed. Fator, 1993), Arquitetura de Algodão (Ed. Letras da Bahia, 2000), Textos Sobre Arte (Ed. Museu de Arte Moderna da Bahia, 2000). Mais na Germina, no Expoart e no Prova de Artista.
(imagens ©jerry c.)
Un sondage Ifop commandé par la société Marc Dorcel bouscule l’idée reçue selon laquelle les femmes sont des êtres purs. En réalité, elles s’intéressent autant au porno que les hommes. A une différence près: elles le regardent plutôt en couple.
La femme est un être doté de qualités très particulières: elle a plus de blanc dans les yeux par exemple. Elle peut inspecter vos organes génitaux sans baisser les yeux. Elle fait marcher son cerveau à droite. Elle a une bouche composée des mêmes tissus cellulaires que son vagin. Et surtout, comme dirait Desproges, elle est composée des mêmes substances que l’homme… «mais dans une proportion qui force le respect». Et ça, c’est scientifique. Ce qui est scientifique aussi, c’est que –d’après un sondage réalisé par l’Ifop «à l’occasion du 30ème anniversaire des vidéos Marc Dorcel, leader européen de la production de films pour adultes»- les femmes matent maintenant des films pornos sans problème. 83% des sondées reconnaissent avoir vu un film X en entier ou par petits bouts.
Dans leur majorité, ces femmes sont allées sur des sites pornos gratuits pour ce faire (comme les hommes). Elles avaient en moyenne 25 ans la première fois qu’elles ont vu un film X (les hommes avaient 24 ans). Elles étaient souvent seules quand elles ont vu ce film. Elles considèrent, pour 34% d’entre elles, que regarder un X à deux c’est l’occasion de parler avec leur compagnon de ce qui les excite sexuellement (35% pour les hommes). Elles pensent, pour 34% d’entre elles, que cela peut augmenter le désir dans le couple (41% pour les hommes). Et elles estiment, à 48%, que ces films n’ont rien de réaliste (57% pour les hommes): les scènes filmées de coït leur paraissent «assez éloignées» des pratiques sexuelles des Français. Comme les hommes également, elles n’accordent que très peu d’importance à la taille des seins (13%) ou du pénis (18%). Elles préfèrent le scénario, comme dans le cinéma normal. Et elles font parfois l’amour pendant que la vidéo défile.
Bref, le X n’est plus l’apanage de mâles frustrés et solitaires. L’enquête Ifop semble même indiquer que ceux qui consomment le plus de X sont aussi ceux qui ont la vie sexuelle la plus développée. La production pornographique s’oriente donc, de plus en plus, vers cette nouvelle cible avec des productions «plus clean» orientées «vers un public plus mixte, voire conjugal». Ce qui amène l’Ifop à conclure: «L’enjeu des prochaines années est donc l’émergence d’une pornographie de couple, moins sexiste et plus esthétisée, qui s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes.»
Illustration ; Laurent Gugli, artiste néo-pop, créateur de la galerie ArtDollar, à Paris. Fonte les 400 culs
Dirigido por Steven Soderbergh – o homem por trás de filmes como Erin Brockovich, Sexo, Mentiras & Videotapes e do charmoso remake de Ocean’s Eleven – The Girlfriend Experience chega aos cinemas brasileiros sob a polêmica escalação da aclamada atriz pornô Sasha Grey para o papel principal.

O universo de um artista é sempre formada pelo conjunto das suas obsessões, pelos objetos recorrentes. Talvez por isso Steven Soderbergh, a despeito de uma obra considerável que conta com filmes de grande sucesso, não é o mais amado na lista dos cinéfilos. Uma das explicações é justamente a que aponta (ou acusa) Soderberg de não manter nenhuma aparente linearidade nas suas histórias, na escolha das produções, no modo como as trabalha. Sempre está salteando de conceitos, de estilos, tão difícil de ser identificado quanto sugere o título de “I’m not there”, produzido por ele, ou quanto os paradoxos quase inexistentes do Che Guevara que conjurou.
A não-linearidade se junta a críticas de tédio cinematográfico quando o assunto é seu novo filme The Girlfriend Experience. Depois da exaustão da ótima série Ocean’s Eleven e da maratona que foi gravar a biografia de Che junto com um obcecado Benício Del Toro, só o que se poderia esperar era um filme lento e sonolento, um filme de entressafra. É o que os críticos tem gostado de repetir. Para o autor, as razões são completamente alheias a esses argumentos, parecem ter outro foco que nada tem a ver com arte, mas com políticas e conservadorismos de uma indústria que sempre achou bonito ser conservadora: A [vodka] Grey Goose ia patrocinar a festa de lançamento do filme, e quando descobriram que Sasha fazia filmes adultos, eles desistiram, disse Soderbergh para a Rolling Stone Magazine.

Sasha Grey faz filmes adultos desde os 18 anos. Trata-se de uma das maiores estrela da indústria pornô – e isso diz pouco sobre ela. Sasha não se enquadra em nenhum dos clichês ou estereótipos de uma atriz de filmes adultos já visto até hoje.
Se a pornografia é transgressora, o é na mesma proporção em que faz questão de que as coisas permaneçam iguais. Claro, seu público consumidor principal não mudou, eles são homens e são héteros, o que significa dois minutos de sexo oral nela versus meia hora nele. Mas então ela aparece e os papéis subvertem. Sasha faz parte da categoria de atuação pornográfica conhecida como hard core e é, certamente, a única que consegue fazê-lo com terror e graça ao mesmo tempo. É rápida, voraz, enlouquecida, grita, bate apanha com homens, mulheres, vibradores e o que mais estiver em cena. É ela quem come. No fim de tudo, volta para casa confortável onde mora com o diretor de cinema independente Cinnamon, seu namorado há três anos, e cultiva música industrial alemã e filmes do Godard.

Sasha Grey é Chelsea – ou Cristine – a personagem principal de “The Girlfriend Experience, curiosamente a única atriz de verdade no elenco. O filme se passa durante a crise financeira de 2008, na cidade de Manhatan onde Chelsea trabalha como prostituta de alta classe. Para ela, a crise é apenas um assunto de que ouve muito falar, pela boca de seus próprios clientes bastante preocupados com o rumo das coisas, além de seu namorado que, trabalhando como personal training em uma academia, não consegue ganhar em um mês nem 10% do que ela arrecada em um único encontro. Para Chelsea a crise não existe e tudo indica que sua carreira verá um futuro promissor. Segue escalando degraus, de encontro em encontro, sem nenhuma aparente perda de dignidade, mas às custas de se tornar cada vez menos capaz de manter relacionamentos profundos.
Filmado em um estilo de câmera em movimento e bastante orgânico, o filme é tão frio, silencioso e contundente quanto o modo como Chelsea conduz sua vida. Talvez o excesso de improvisos faça a história parecer um tanto perdida, mas, positivamente, Grey é a estrela e executa seu papel com uma competência pela qual poucos devem ter torcido.
TGfE chega ao Brasil no dia 31 de Julho sob o título de “Confissões de uma Garota de Programa” e é um filme imperdível para quem quer conhecer mais sobre as experimentações de Steven Soderbergh e quer conehcer um pouco mais sobre a atriz pornô que pretende invadir o mainstream. Sem delicadezas, como é de seu feitio.


Publicidade pornográfica de bebida, autorizadas na Alemanha, proibidas na França, abrem debate sobre os limites da criação e a imagem da mulher e do sexo que elas transmitem. A beber com moderação.
Par Publigeekaire
Tout d’abord, un petit Disclaimer : les pubs ci-après sont NSFW (Not Safe For Work, surtout la première) = à ne regarder que si vous êtes seul et pas facilement choqué, ou avec un entourage qui ne risque pas de vous regarder comme un pervers.
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Voici donc deux vidéos pour la marque Sprite qui sont en train de se propager sur le réseau à une vitesse hallucinante, et ce pour une raison simple : elles sont annoncées comme ayant été bannies des écrans télévisés allemands parce qu’elle étaient sexuellement trop explicites. Et on le croit aisément quand on visionne les images.
Pourtant, même si je connais mal la législation publicitaire de ce pays, j’émets un doute sur le fait qu’un annonceur ou qu’une agence aient vraiment pensé qu’ils allaient réussir à diffuser ça en TV. Si c’est le cas, les deux sont irresponsables.
Mais une autre piste serait de se dire qu’ils n’ont en fait qu’une envie, c’est de faire du viral. Et quel meilleur support pour cela que de proposer aux internautes des vidéos inédites (car pseudo interdites) et carrément obscènes (tout en n’étant pas du vrai porno) ?
Ce qui est sûr, c’est que personne ne semble en savoir beaucoup sur leur provenance, mais que tout le monde s’empresse d’en parler. (Voir les vidéos)
Après visionnage, deux réflexions :On dit souvent que le sexe fait vendre, mais à ce niveau de lubricité, ne fait-il pas aussi mal à l’image de la marque ?
Quid de l’image de la femme ? Ils croient qu’ils ne vendent du Sprite qu’à des mecs ?
J’avoue que je ne comprends pas trop ce que veut faire Sprite à l’international. La dernière fois, ils jouaient sur le registre des Kamikazes, et ici, ils partent dans le porno. Toc toc, où est la stratégie ?

A indústria da pornografia é, provavelmente, tão antiga como o próprio mundo. Nas civilizações orientais, nomeadamente no Japão, pensa-se que a produção de desenhos eróticos remonta ao final do 1º milénio para consumo exclusivo da corte. A função primeira destes desenhos era, obviamente, a estimulação visual, mas também era utilizados para ensinar os jovens a comportarem-se em questões de sexo, desde os preliminares até à higiene. A partir do século XVI a produção e circulação de desenhos eróticos, então denominados shunga, conheceu um grande crescimento graças à técnica da gravura em madeira, tendo atingido níveis de elevada sofisticação e qualidade estética!
As gravuras shunga eram executadas e comercializadas quer isoladamente, quer em livros contendo doze imagens, denominados enpon, quer ainda em rolos, esta última forma a mais rara e também a mais cara. Os temas retratados eram variados e, por vezes, surpreendentes, uma vez que os japoneses possuíam preferências sexuais também variadas; a maior parte dos desenhos representava contudo cenas heterossexuais que podiam ir do simples amor sensual até à mais refinada pornografia. Curiosamente, devido à nudez não ter conotações eróticas no Japão, as figuras encontravam-se quase totalmente vestidas e revelavam somente os órgãos sexuais, exagerados em tamanho.
Até os maiores artistas da gravura tradicional japonesa se dedicaram a este género, à época considerado menor, tendo o cuidado de conservar o anonimato de modo a não prejudicar as suas carreiras “sérias”. Nomes como Utamaro, Hokusai, Hiroshige e, sobretudo, Kunisada executaram bastantes desenhos e contribuíram para elevar a sua qualidade estética. As gravuras shunga chegaram a atingir preços elevados e os artistas, trabalhando para empresários do ramo, faziam bom dinheiro. As autoridades fizeram diversas tentativas para limitar ou mesmo banir este género, todas sem sucesso: a arte shunga continuou a florescer. Hoje em dia permanece sob a forma de mangás…





A la BNF, jusqu’au 15 février, il est possible de voir une extraordinaire exposition d’estampes pornographiques japonaises mais surtout les portraits des femmes considérées comme les plus sublimes beautés du XVIIIe siècle. Prostituées de haut rang, courtisanes, marchandes de fleur ou simples mères au foyer, elles sourient, tirent la langue et resserrent parfois le haut de leur kimono qui s’est entrouvert sur un sein pommelé… Parmi elles, il s’en trouve une dont l’histoire reste un mystère. Okita travaillait dans une maison de thé appelée Naniwaya, située à Edo (aujourd’hui Tokyo), près du Temple d’Asakusa. En 1793, Utamaro la représente en train de servir le thé, la tête inclinée, souriante, ses phalanges recroquevillées sous la tasse qu’elle tend gracieusement…
«De cette estampe, on n’a répertorié à ce jour qu’environ 8 exemplaires dans le monde, explique Gysèle Lambert, commissaire de l’exposition. Beaucoup d’artistes ont fait le portrait de cette jeune fille. Mais Utamaro, particulièrement, l’a représentée à de nombreuses reprises et l’a propulsée au panthéon des plus belles femmes de l’époque. Elle faisait partie des trois Bijin (les trois Grâces, on dirait les trois Miss Japon 1793) avec Ohisa et Toyohina.»
A la BNF, on peut d’ailleurs voir Okita sur une autre gravure de 1793 : La parodie du chariot brisé. Placée entre deux courtisanes célèbres de l’époque, elle se dresse au centre de l’image, dans une robe ornée de paulownias (son emblème), repliant une main devant sa gorge, avec des doigts si fins, si minces, qu’ils ressemblent à des mains de poupée. A l’époque Edo, on dit d’une belle femme qu’elle a les doigts comme des salanx, des poissons minuscules et presque transparents. Que sait-on d’Okita ? Pas grand chose à part qu’elle était belle.

«On sait qu’elle avait 16 ans en l’an 5 de l’ère Kansei, c’est à dire en 1793, raconte Christophe Marquet, spécialiste de l’histoire de l’art d’Edo. A cette époque, les femmes commençaient à travailler dans les bordels dès 13-14 ans et atteignaient rarement l’âge de 25 ans. Okita n’était pas une courtisane, mais elle a fait partie de ces femmes qu’on pourrait maintenant comparer aux serveuses des Maid Café.» Une idole ? A l’époque Edo, un peu comme maintenant, il y avait donc au Japon des phénomènes de mode liés aux bijin (les jolies filles). «Les patrons des maisons de thé recrutaient uniquement des bijin pour attirer les clients, confirme Christophe Marquet. Okita devait certainement en attirer beaucoup.»
Dans un film magnifique, 5 femmes autour d’Utamaro (Carlotta), le réalisateur Mizoguchi raconte qu’Utamaro était amoureux d’elle. Mais qu’Okita en aimait un autre et qu’elle a fini par tuer… avant d’être condamnée à mort. Dans ce film très romancé, Okita occupe la place centrale d’une tragédie romantique et rebelle. La jeune fille n’a d’yeux que pour une sorte de dandy factice, Shôzaburô, séducteur infidèle qui la trompe et s’enfuit avec une rivale. Alors Okita, folle de jalousie, part à leur poursuite, retrouve les amants et fait kidnapper Shôzaburô… qui la trompe à nouveau. «Oublie-le. Renonce à lui comme une vraie femme d’Edo», supplie Utamaro. Okita réplique : «Je ne peux pas me contenter de sourire et souffrir.»
Armée d’un couteau, elle part à la recherche des amants qu’elle assassine. Puis, alors que les policiers la recherchent partout, Okita fait ses adieux au peintre : «Je ne veux pas être dupe d’un amour tiède ou égoiste. Uta, n’est-ce pas pareil avec vos dessins ? Est-ce que l’estampe qui me représente n’exprime pas la même idée ? Toute ma vie j’ai agi exactement comme je l’entendais. Qu’on me décapite, qu’on me pende ou qu’on me brûle vive, j’accepte mon châtiment. Je l’aimais tellement. Je devais être châtiée. Uta, c’est ça l’amour ? C’est ça l’amour n’est-ce pas ?» Utamaro ne peut pas dire non. Dans ce monde éphémère, la beauté passe, la gloire aussi. Même l’amour semble condamné à périr… ce qui fait tout le charme de ces estampes en hommage au “monde flottant”.
«Okita était la star du début des années 1790, conclut Christophe Marquet. Mais à partir de 1795, on ne la voit plus sur aucune estampe. Passé 25 ans, une femme n’intéressait plus personne. Quant au film de Mizoguchi, il relève de la spéculation pure. On ne sait même pas qui était Utamaro. Certains pensent qu’il était le fils d’un patron de bordel du Yoshiwara. Ça expliquerait pourquoi il ait pratiquement vécu toute sa vie dans le quartier réservé. Il avait ses entrées dans tous les établissements. Il a fréquenté toutes les courtisanes renommées de son temps. Mais on ne sait pas de quelle femme il a été amoureux.»

Estampes japonaises. Images d’un monde éphémère : du 18 novembre 2008 au 15 février 2009.
Bibliothèque nationale de France : 58 rue Richelieu, 75002 Paris
Du mardi au samedi de 10h à 19h. Dimanche de 12h à 19h.
Entrée : 7 € – Tarif réduit : 5 €
Le DVD Cinq femmes autour d’Utamaro, réalisé par Kenji Mizoguchi, est distribué par Carlotta.
Fonte Germina Literatura — Revista virtual de literatura e arte editada por Lucia Farias, Silvana Guimarães e Mariza Lourenço. Publica ensaios, resenhas e tem excelentes antologias de poesia e contos em seções como Uns, Outros, Poucos, Raros. Estes textos a seguir são da seção eróticos&pornográficos
por Dirceu Villa
Introdução
Tendo em vista evitar uma distinção de valor absolutamente ridícula, que vários teóricos e artistas propuseram (Boris Vian e José Paulo Paes, por exemplo) entre pornográfico e erótico, em que o pornográfico se destinaria pura e simplesmente ao estímulo sexual e o erotismo abocanharia a parte “nobre“, refinada e artística¹, entendamo-nos: erótico é um texto de poses, calculados subterfúgios que representam a sexualidade, e pornográfico é aquele que fala francamente, com todas as tão temidas palavras. Ambos igualmente artísticos, ambos podem igualmente ser bons ou maus, como o gentil leitor e a não menos gentil leitora poderão julgar adiante.
Mãe de vítima ajudou a prender militar, 1.º indiciado por nova lei
Pedro Dantas, RIO – O Estado SP
Há menos de um mês, a perita civil Fátima Freire, de 45 anos, foi a primeira mãe a romper o silêncio e denunciar à polícia do Rio o assédio de um pedófilo pela internet. A vítima era sua filha V. , de 12 anos, chantageada durante cinco meses por um terceiro-sargento da reserva da Marinha, que acabou preso. Agora, Fátima conta o drama que ela e V. viveram e defende que a luta contra a pedofilia não deve ser uma “guerra envergonhada”. Ela planeja fazer um site para ajudar vítimas e pais que sofrem em silêncio. “Os pais devem sair detrás da cortina. Imagina o número de meninas passando o mesmo que a minha filha e não contam às mães”, afirma.
A filha de Fátima começou a ser assediada em julho, quando passava férias no Recife. No site de relacionamentos Orkut, o militar Francisco Luís Dias, de 49 anos, morador de São Pedro da Aldeia, na Região dos Lagos, clonou o perfil de uma colega de escola da menina e a adicionou como amiga. A vítima aceitou e logo o criminoso teve acesso a dezenas de fotos de V. e informações sobre a sua vida.
Sempre se passando pela colega, o militar passou a falar com a menina em um programa de conversa instantânea. V. ligou a webcam sem saber que era gravada. A imagem foi editada em um filme como se a menina aparecesse nua. A falsa amiga virtual começou a chantageá-la. Mostraria o filme aos colegas, caso ela não aceitasse um encontro com um “amigo”.
O tormento durou cinco meses. Em troca da não divulgação do vídeo, a falsa colega pedia que V. mostrasse o corpo. Como recusou o encontro com o militar, o pedófilo divulgou o vídeo para os colegas de V.
Em seguida, diante de novas recusas da vítima, o militar clonou o perfil de V. e se passou por ela para enviar filmes amadores pornográficos em que ele fazia sexo com outras crianças para os amigos da escola da garota. Sob a falsa identidade, ele dizia que os vídeos eram protagonizados por V. A menina começou a ser hostilizada no colégio e entrou em depressão.
Sem saída, no dia 1º de novembro, ela contou tudo para a mãe. “Eu percebia que tinha algo errado. Ela passou a faltar às aulas, tinha febre sem estar doente, mas não falava o que era. Resolvi não pressionar e ela contou tudo, até que mesmo que não agüentava mais e queria se matar”, conta Fátima.
A mãe entrou em ação rapidamente. Procurou a Delegacia de Repressão aos Crimes de Informática (DRCI) e os policiais a orientaram a manter conversas com o pedófilo até marcar um encontro. “O constrangimento de ficar ao lado da minha filha por até três horas, durante quase um mês, vendo obscenidades, foi o sacrifício para livrá-la dessa situação. A pedofilia matou o sonho de ver o sexo entrar na vida da minha filha de forma natural e orientá-la sobre o tema. Hoje, aos 12 anos, ela faz tratamento psicológico e mudou de escola. Não sei por quanto tempo essa sombra estará sobre ela”, lamenta a mãe.
O conteúdo das conversas é impublicável. “Ele se excitava toda vez que ameaçava minha filha. Usava gírias de adolescentes e assumia várias identidades. No fim, se revelou como homem, ligava a câmera, mas só mostrava o sexo e se masturbava. No entanto, notei que o relógio era o mesmo usado pelo homem nos vídeos com outras crianças”, conta a mãe. O militar da reserva Francisco Luis Dias, de 49 anos, foi preso no dia 28 de novembro ao ir ao encontro da menina no estacionamento de um supermercado em Nova Iguaçu, armado com uma pistola PT 380, munição e um laptop com vários vídeos pornográficos amadores.
O militar foi o primeiro brasileiro indiciado na nova lei contra a pedofilia na internet, que pune o armazenamento de imagens pornográficas, criminaliza as fotomontagens com crianças e o assédio ou a incitação de adolescentes à auto-exibição. As punições variam de um a oito anos de prisão, além de multa. No caso de Dias, se condenado, a pena será aumentada em um terço, pois ele é pai de um menino de 6 anos e de uma adolescente de 16.
O drama da filha fez Fátima encarar novamente o pesadelo que enfrentou na infância. Ela diz que foi abusada aos 5 anos por um parente que passou as férias na casa de seus pais. Mais tarde, o abusador foi preso após engravidar a própria filha. “A primeira vez eu era uma criança e não tinha discernimento. Agora, com a minha filha, se me calasse, seria omissa”, avalia.
O delegado-titular da DRCI, Fernando Vila Pouca de Sousa, diz que o medo do julgamento alheio ou de estigmatizar socialmente a criança inibe a denúncia. Há cinco meses no comando do distrito, ele afirma que Fátima foi a primeira a denunciar o assédio. “Ela é uma exceção. As vítimas, pais de classe média e esclarecidos, deveriam buscar Justiça, mas não o fazem com medo de submeterem a filha a um prejulgamento”, afirma o delegado.
Fátima confirma que após denunciar sentiu como é ser julgada mesmo sendo vítima. “Algumas pessoas me perguntaram se a minha filha mostrou ou não o corpo. Não entendo a diferença, pois V. estava sendo chantageada por um adulto em uma luta desigual”, conta.
O mercado da pornografia infantil, de acordo com dados da CPI da Pedofilia, movimenta cerca de R$ 3 milhões por ano no País. Esse montante é gerado pela compra e venda de fotos de material pornográfico com crianças para Estados Unidos e Europa. O crime na internet desconhece fronteiras. Ao tentar identificar as outras vítimas do militar pedófilo, a polícia descobriu entre elas uma adolescente do interior paulista. “A pedofilia é um crime que entra em nossa casa, mesmo com as portas fechadas”, alerta Fátima.
ATENÇÃO, PAIS
Proibir não educa e não previne nada. As tecnologias mais
avançadas para proteger crianças e adolescentes continuam sendo diálogo e orientação
Coloque-se sempre à disposição para que as crianças peçam ajuda quando se sentirem ameaçadas ou receberem conteúdos impróprios online
Alerte os filhos para não divulgarem dados pessoais na internet, não aceitarem convites para encontros com amigos virtuais nem receberem arquivos de estranhos
Espionar e gravar o que os filhos fazem não são boas saídas. Você fere a privacidade e pode fragilizar a confiança
Ensine que não podemos acreditar em tudo nem em todos. A internet é território fértil para pessoas mal-intencionadas e mentirosas
Estabeleça regras e limites para o uso da internet, adequadas à idade da criança. Fixe um horário ou tempo limite de acesso, converse sobre os sites e serviços que ela pode ou não usar e
explique o motivo. Monitore o uso de salas de bate-papo e de comunicadores instantâneos
Mostre às crianças que a internet é apenas mais uma
opção de lazer e educação entre várias. A web não deve substituir opções de interação social realizadas fora do computador
Use os recursos que seu provedor de acesso puser ao seu dispor para bloquear o acesso a sites com conteúdo impróprio para seu filho. Você também pode utilizar programas de filtragem de conteúdo, disponíveis na internet
Fonte: SaferNet Brasil (prevencao@safernet.org.br)
COMBATE AO ABUSO
20/12/2007: Operação Carrossel
A Polícia Federal cumpriu 102 mandados de busca e apreensão de material pornográfico em residências e empresas de suspeitos de crimes sexuais contra crianças, em 14 Estados e no Distrito Federal. Foram detectados cerca de 3,8 mil acessos à material pornográfico infantil na internet. Três pessoas foram presas em flagrante, duas em São Paulo e uma em Fortaleza
25/3/2008: CPI
Senado instala a CPI da Pedofilia para propor projetos de lei para combater os crimes sexuais contra crianças e adolescentes no País
23/3/2008: Orkut
CPI da Pedofilia consegue quebra de sigilo de 3.261 usuários do Orkut, suspeitos de estimularem a pedofilia, com divulgação de material pornográfico com menores
2/7/2008: PF e Google
Polícia Federal e Google assinam o Termo de Ajustamento de Conduta para combater a pedofilia no site de relacionamentos Orkut
9/7/2008: Projeto
Em desdobramento dos trabalhos da CPI da Pedofilia, o Senado aprova projeto de lei que pune com mais rigor os crimes de pornografia infantil e pedofilia na internet. O projeto é encaminhado para votação na Câmara
3/9/2008: Carrossel 2
A Polícia Federal fez buscas e apreensões de material de pornografia infantil em 113 endereços de 17 Estados e do Distrito Federal, de onde o material era distribuído pela internet. O Estado campeão de mandados foi São Paulo, seguido pelo Rio Grande do Sul
11/11/2008: Câmara
Câmara aprova o projeto de lei, que foi, então, para sanção do presidente Luiz Inácio Lula da Silva
25/11/2008: Lei
O presidente Lula sanciona o projeto de lei que aumenta a punição e a abrangência de crimes de pedofilia na internet, durante o 3.º Congresso Mundial de Enfrentamento da Exploração Sexual de Crianças e Adolescentes, no Rio
27/11/2008: Quebra de sigilo na internet
PF assina acordo com ONG SaferNet para ter acesso às denúncias de pedofilia na internet no www.denunciar.org.br; ação da PF faz varredura em 3.261 perfis no Orkut e identifica 117 pedófilos no País
29/11/2009: O 1.º indiciado pela nova lei
O militar da reserva da Marinha, Francisco Luís Dias, de 49 anos, foi o primeiro indiciado pela nova lei. Ele foi flagrado em encontro com uma menina de 12 anos que estava sendo chantageada para posar em fotos pornográficas
El otro desnudo de Mapplethorpe
Una muestra aleja del estereotipo marginal la obra del fotógrafo neoyorquino
ISABEL LAFONT - Madrid – El País
Vanitas vanitatum omnia vanitas (vanidad de vanidades, todo es vanidad). Puede parecer no demasiado obvio asociar el tópico artístico sobre la inutilidad de los placeres humanos frente a la inevitable muerte con Robert Mapplethorpe (Nueva York, 1946-Boston, 1989), el fotógrafo maldito convertido en símbolo de la revolución homosexual de los setenta y ochenta neoyorquinos.

Sus muy explícitos desnudos femeninos y, sobre todo, masculinos, el uso de imaginería sadomasoquista -que Mapplethorpe defendía y practicaba-, lo encasillaron desde el principio para el gran público bajo la etiqueta de artista marginal y subversivo. Pero también impidieron una apreciación más matizada de su obra. Por eso, el galerista Pepe Cobo, representante de la obra de Mapplethorpe en España, inaugura el próximo jueves en Madrid -se podrá ver hasta finales de enero- una exposición de 36 obras cedidas por la fundación que gestiona el patrimonio del artista, que pretenden ofrecer una “percepción más rica y compleja de su trabajo”, dice Cobo, que ha seleccionado las imágenes.
Bajo el título Vanitas, en la galería se exhiben desnudos femeninos, como los de Lisa Lyon, y miembros viriles en primer plano. Pero también hay, intercalados entre ellos, bodegones -una hogaza de pan, una berenjena, un racimo de uvas, un pescado sobre un papel de periódico-, flores, esculturas -Acteón, Espartaco, un sátiro- y objetos de cristal. “El mundo de Mapplethorpe es muy amplio y lo que me interesaba era hacer otro planteamiento alejado del estereotipo del desnudo, mostrar otras miradas, dentro de su imaginería sexual, pero más reflejada en objetos”, aclara Cobo. El galerista revisó los fondos de la Fundación Mapplethorpe hasta que encontró el trozo de pan, la berenjena -”son como vanidades, lo perecedero, un objeto que se pierde”- y también las fotografías de estatuas que Mapplethorpe tomó durante un viaje a Nápoles en 1983. “Enseguida lo relacioné con nuestra cultura barroca”, señala Cobo.
Las fotos de la muestra fueron realizadas en la década de los ochenta, pero permiten apreciar cómo, independientemente del objeto, el artista persiguió, desde sus inicios hasta su muerte, una estética formal depurada. “En ella descuellan unas composiciones armónicas y equilibradas, un ideal simétrico basado en la simplicidad de formas y en el juego sutil entre luz y sombra, en donde se privilegia la frontalidad que también transmite cierta intemporalidad”, afirma el crítico de arte Juan Vicente Aliaga en el catálogo de la muestra. “Llevo en la cabeza la simetría. Ha arraigado en mí. Creo que me viene de la Iglesia católica: he tenido una educación católica”, reconocía el propio artista en una información publicada en el Time Out de Londres el 3 de noviembre de 1983.
Ello no quiere decir, sin embargo, que deba asumirse que Mapplethorpe fotografió de la misma manera una hogaza de pan, un pescado o una estatua, que compuso una imagen con un pene. “Esta lectura se me antoja una falacia”, advierte Aliaga, que recuerda que no debe aislarse la obra de Mapplethorpe de su contexto sociopolítico, marcado por la convivencia de la revolución conservadora de la era Reagan y la ola homofóbica que acompañó la irrupción de los primeros casos de sida a principios de los ochenta con la pujanza del movimiento a favor de los derechos de los homosexuales. “Sea como fuere”, concluye Aliaga, “el tratamiento formal de que dota Mapplethorpe a sus modelos tanto masculinos como femeninos (sobre todo con Lisa Lyon), al margen de la actividad que desempeñan (besarse, abrazarse, mirar, practicar sexo…), se sustenta en una fascinación por el equilibrio visual, de impronta clásica”.
Formado en el prestigioso Pratt Institute de Brooklyn, donde estudió pintura y escultura, la fotografía en sí no fue un interés prioritario de Mapplethorpe. Pero en 1972, John McKendry, responsable de la división de fotografía del Metropolitan Museum of Art, le regaló una Polaroid y empezó a trabajar en temas clásicos, como flores, retratos y desnudos, en los que se ejercitó con gran rigor compositivo. Poco después adquirió una cámara de gran formato y, más tarde, el comisario y coleccionista Sam Wagstaff, amante y mecenas de Mapplethorpe, le regaló una Hasselblad que se convirtió en su primera herramienta de trabajo. Sus primeros experimentos tuvieron como protagonista a su amiga, la cantante Patti Smith, a él mismo y, progresivamente, a un círculo cada vez más amplio de amigos y conocidos del entorno artístico neoyorquino.
Cierra la exposición el último autorretrato que realizó, en 1988, un año antes de morir de sida. En él, un prematuramente envejecido Mapplethorpe sostiene, como un rey anciano que espera el final, un bastón con una calavera en la empuñadura. Vanitas vanitatum.
Il est rare qu’une exposition soit interdite aux moins de dix-huit ans. Est-ce le contrecoup anglais de l’affaire du CAPC, est-ce un retour de flamme du puritanisme victorien, toujours est-il que celle-ci (Seduced, art & sex from antiquity to now) au Barbican à Londres jusqu’au 27 Janvier est bel et bien réservée aux visiteurs majeurs et consentants.
Le début est prometteur : cette feuille de vigne géante, commandée par la reine Victoria en 1857 pour masquer le sexe du David de Michel-Ange sur une copie qui lui fut offerte par le Grand-Duc de Toscane. Tout ici va parler de masque autant que de sexe, de répression autant que d’exhibition. Peu après, les antiquités romaines et grecques ne sont montrées que dans des cabinets secrets, des enfers (en attendant d’aller voir celui-ci, interdit au moins de 16 ans seulement) : deux sont évoqués ici, celui de Naples et le Secretum du British Museum. Les satyres y pourchassent les nymphes, Vénus pendule et un pénis ailé tintinabule.
Il est rare qu’une exposition soit interdite aux moins de dix-huit ans. Est-ce le contrecoup anglais de l’affaire du CAPC, est-ce un retour de flamme du puritanisme victorien, toujours est-il que celle-ci (Seduced, art & sex from antiquity to now) au Barbican à Londres jusqu’au 27 Janvier est bel et bien réservée aux visiteurs majeurs et consentants.
Le début est prometteur : cette feuille de vigne géante, commandée par la reine Victoria en 1857 pour masquer le sexe du David de Michel-Ange sur une copie qui lui fut offerte par le Grand-Duc de Toscane. Tout ici va parler de masque autant que de sexe, de répression autant que d’exhibition. Peu après, les antiquités romaines et grecques ne sont montrées que dans des cabinets secrets, des enfers (en attendant d’aller voir celui-ci, interdit au moins de 16 ans seulement) : deux sont évoqués ici, celui de Naples et le Secretum du British Museum. Les satyres y pourchassent les nymphes, Vénus pendule et un pénis ailé tintinabule.
Voici (c’est un peu sombre, cliquez sur les photos) le dos d’un miroir romain en bronze, du 1er siècle de notre ère : deux amants sur un lit, dans une posture légèrement acrobatique de pénétration. Il est imberbe, elle a une lourde coiffure “à la Livie”, elle l’embrasse, une guirlande de fleurs enserre son corps; au sol, vases et coupes. Au mur, à côté d’une lampe suspendue, un tableautin dépeint une autre scène érotique; celle-ci est d’ordinaire dissimulée derrière des volets, qui, ici, ont été ouverts. C’est un écho plutôt qu’une mise en abyme : le lit est similaire, la posture différente. Le relief de cette vignette est moins marqué, comme estompé, les formes y sont moins pleines. N’oublions pas que de l’autre côté est un miroir : tout ici est rappel, évocation, représentation, stimulation. Un fil érotique court depuis l’homme ou la femme qui tient le miroir et en fait un accessoire de ses jeux amoureux, aux amants du revers et à ceux de la vignette.

Alors que les nombreuses scènes asiatiques, indiennes, chinoises ou japonaises, montrent des postures impossibles et des organes démesurés, mais des visages toujours impassibles, c’est au contraire l’expression des visages qui, dans l’art occidental, des Filles de Lot de Simon Vouet à la fellation (Scène érotique, la douleur) du jeune Picasso (en passant même, qui l’eut cru, par Turner!), détourne de la performance sexuelle pour traduire l’émotion, le désir ou le contentement. Voici face à face deux baisers (les baisers seuls, sans montrer le reste de l’action), l’un hétérosexuel et japonais (de Kitagawa Utamaro, 1803), l’autre sapphique et viennois (Egon Schiele, 1915).

Léda se pâme quand le cygne l’entreprend (ici attribué à Boucher, 1740), ses mains tremblent en relevant sa chemise, ses yeux chavirent, ses lèvres sont humides, pendant que la japonaise de Hokusai (1824), possédée par un poulpe géant jusque dans sa bouche, semble résignée et passive. Mais quelle superbe estampe, où la montagne forme un écrin aux amants monstrueux.
L’exposition Seduced au Barbican (jusqu’au 27 Janvier) présente aussi des oeuvres contemporaines, et en particulier vidéos et photos.
La photographie décuple l’image érotique, son nombre comme son pouvoir. A côté de toutes les photos coquines de la belle époque, la manie “catalogueuse” du fameux Docteur Kinsey est digne d’intérêt : chaque posture, chaque combinaison sont classifiées à l’intérieur de 44 catégories, visant à représenter de manière exhaustive, 18 siècles après le Kama Sutra, toutes les possibilités érotiques. Voici, par exemple C ♀ Supine VV ♂ Prone; vous remarquerez que
ni la voiture, ni la mine satisfaite de l’homme regardant l’objectif ne sont catalogués. Thomas Ruff aussi utilise une classification, plus hermétique : ses photos proviennent de sites pornos sur Internet; en les agrandissant, il les rend plus floues, il recompose les pixels et crée ainsi un voile, une frustration (nudes br16, 2004). Ni Kinsey, ni Ruff n’ont pris ces photos eux-mêmes; ils les ont choisies, nommées, montrées, et en ont fait un élément de leur discours, scientifique ou artistique.
Il ya bien sûr Araki, et Jeff Koons, qui déclare que sa série Made in Heaven, où il se représente faisant l’amour avec la Cicciolina, est basée sur son expérience devant cette fresque de Masaccio. Il y a tous les “usual suspects”, tous ceux qu’on s’attend à trouver là : Masson, Bellmer et Francis Bacon, Marlene Dumas et Nan Goldin, Mapplethorpe et Louise Bourgeois; Tracey Emin aussi, étonnamment sobre (”Is Anal Sex Legal ? Is Legal Sex Anal ?”).
Voici des photogrammes de deux vidéos qui se répondent, et qui diffèrent, un homme et une femme, jouissant de la même manière. Le film de Warhol, Blowjob, de 1963, est silencieux; il ne montre que le visage de ce jeune homme. Les images en noir et blanc, filmées à 24/seconde, défilent plus lentement à 16/seconde; c’est lent, le film dure 41 minutes, la forte tension des premières minutes se dissipe, on s’ennuie un peu. L’orgasme est banal, le jeune homme allume nonchalamment une cigarette,
rien de plus ordinaire que le sexe. L’artiste anglaise k r buxey se met en scène elle-même dans Requiem, un film en couleur de 39 minutes réalisé en 2002. Plutôt qu’à l’acte, le titre se réfère à la musique, le Requiem de Fauré, qui accompagne son orgasme. C’est une riposte féministe à Warhol, une affirmation différente du plaisir, la réponse de Sainte Thérèse ou Sainte Catherine à Saint Sébastien. A la fin, l’artiste remercie son amant, invisible, à genoux devant elle : aux antipodes de la pornographie.
Enfin, la présence en filigrane ou presque de Marcel Duchamp apparaît ici et là. Le catalogue lui consacre plusieurs pages, Richard Hamilton reproduit le Grand Verre avec les notes de Duchamp, on se prend parfois à rêver à “Etant donnés”. Quatre des dessins érotiques que Duchamp fit à la veille de sa mort sont exposés ici, ainsi que deux de ses objets érotiques : “Coin de chasteté /Wedge” et Dart Object (1951/1962 : dard, objet d’art).
Pour prolonger l’exposition, vous pouvez aussi aller sur Facebook ou MySpace, ou voir comment de jeunes artistes ont été inspirés par l’exposition. Lisez aussi ici la chronique d’une visiteuse très sensible à l’ambiance de l’exposition lors de sa visite.
Photos provenant du catalogue. Ruff, Warhol et Duchamp copyright ADAGP : les photos de leurs oeuvres seront retirées du blog à la fin de l’exposition. Suivez alors les liens ci-dessus pour retrouver les images.
RIO – Agora é para ser levado a sério. Não que a primeira edição fosse brincadeira… Mas o fato de ter ocupado em 2006 o Cine Íris, o templo do cinema pornográfico no Rio, pode ter afastado muita gente que não acreditava no potencial dos curtas. Portanto, sai “cine pornô”, entra o Odeon BR, que agora recebe o II Festival Internacional de Animação Erótica, a partir desta terça-feira.
Durante três dias, serão exibidos 51 filmes de 20 países diferentes. A maior parte (12 no total) é do Brasil. O restante vem de países diversos, como Estados Unidos, Alemanha, Suíça e até Israel, Croácia e Turquia.
Assista a trecho do curta ‘Still life’
Curta de animação erótica ‘Praxedes, um espermatozóide’
Trecho do curta de animação erótica ‘Instinct’
Há animações em várias técnicas abordando temas diversos, como homossexualismo, liberdade sexual da mulher (uma série de curtas bem bolados defendem, por exemplo, a masturbação feminina) e fetiches. Boa parte delas é uma sátira sobre o tema. Uma novidade para quem quer “levar” o festival para casa: as meninas da Daspu confeccionaram as camisas do oficiais do evento, que estarão à venda no Odeon ou no site www.daspu.com.br . Custam R$ 25.
O formato longa-metragem vai ser representado por duas produções: o brasileiro “Wood & Stock: Sexo, orégano e rock’n'roll”, de Otto; e o inédito “My art scholl summer”, de David e Mary Sandberg. Este último traz uma divertida escola de arte na era do punk-rock, em que uma garota “completa” a grade de aulas com colegas de sala e professores e coloca tudo no jornal interno.
A premiação será dividida em Melhor Animação Nacional, Melhor Animação Internacional e Animação Mais Quente, cujo troféu será oferecido pela TV Playboy. Os vencedores serão aunciados no última dia do festival, às 21h.
O Porta Curtas também distribuirá prêmios para animações brasileiras online. Os filmes serão exibidos no site www.portacurtas.com.br até 13 de novembro. O júri do portal vai escolher a melhor produção, que ganhará o prêmio-aquisição no valor de R$ 750 e o direito a ficar hospedado e veiculado no site.
Dois animadores serão homenageados este ano. O chileno Tomas Welss, que exibirá os curtas “Pasta”, “Reunion”, “Noche”, entre outros. O americano John Mahoney vai mostrar a louca jornada artística em “Mahoney chatroom animation”.
A programação é dividida em quatro sessões, que são intercaladas em horários diferentes, sempre entre 13h e 21h (a última sessão). Os ingressos podem ser comprados no site da Ingresso.com .