21/04/2008 - 19:00h França: A six mois de son congrès, le Parti socialiste a établi une nouvelle base idéologique

 

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Jean-Michel Normand - Le Monde

Pas d’envolées lyriques mais des phrases courtes, dans lesquelles chaque mot a été soigneusement pesé. La commission présidée par Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du Parti socialiste, a mis au point une nouvelle déclaration de principes qui remplacera celle de 1990. Six mois avant le congrès de novembre, ce groupe de travail, où toutes les sensibilités étaient représentées, avait pour mission de de jeter les bases idéologiques de la rénovation du PS. Largement consensuel – ce qui suggère que le parti est, sur le fond, moins divisé qu’il y paraît –, ce document est le fruit d’un grand accord politique. Il sera soumis au vote lors de la convention nationale du 14 juin, après avoir été validé par les fédérations, qui ne devraient apporter que des retouches limitées.

Le préambule du projet de déclaration de principes souligne que “la nature du socialisme démocratique” est “d’aller à l’idéal et de comprendre le réel (…), d’assumer les tensions et les contradictions qui (…) font la vie humaine”. L’article 1 rappelle l’objectif de parvenir à “l’émancipation complète de la personne humaine”, mais pose sans attendre le principe de “la sauvegarde de la planète”. Cette sensibilité environnementale se confirme à travers la reconnaissance d’un “modèle de développement durable” et l’affirmation du principe de précaution. “Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché” – l’expression est inspirée par les partisans de Laurent Fabius –, poursuit le texte qui, legs strauss-kahnien, insiste sur l’obligation de favoriser un “secteur privé dynamique”.

LE CONCEPT D’ETAT SOCIAL

“Parti décentralisateur”, le PS est partisan d’une “économie de marché régulée par la puissance publique ainsi que par les partenaires sociaux”. Il insiste sur la “qualité de l’emploi”, qui suppose “une rémunération juste ainsi qu’une promotion professionnelle et sociale”. Cette déclaration de principes emprunte aux sociaux-démocrates allemands le concept “d’Etat social”, ce qui la conduit à évoquer, mais avec d’infinies précautions, la réforme de l’Etat-providence. La formule utilisée n’aurait pas été récusée par Jacques Delors : “La régulation (…) est un des rôles majeurs de l’Etat pour concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale”. Le texte établit l’obligation “de garantir pour tous la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle”. La démocratie participative chère à Ségolène Royal est évoquée parmi les moyens qui permettent de promouvoir “la délibération et la décision collectives”.

Dans la lignée des travaux de leurs “forums de la rénovation”, les socialistes refusent de considérer “la nation comme une juxtaposition de communautés”. Ils la définissent “comme un contrat entre citoyens libres et responsables”, non sans préciser l’obligation de veiller “à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité”.

Assez peu disert sur la mondialisation, le document revendique, par ailleurs, “un ordre international juste et respecté”. L’article 17, affirmant que “le Parti socialiste est un parti européen” qui “revendique le choix historique de l’Union européenne”, est le seul à ne pas avoir fait l’unanimité au sein de la commission puisque Jean-Luc Mélenchon, qui représente une partie de la gauche du PS, s’est abstenu. L’histoire se répète : en 1990, c’est déjà la question européenne qui avait été à l’origine du seul vote contre, de la part du courant de Jean-Pierre Chevènement.

LA FIN DES “RAPPORT DE CLASSE”

Sur un plan plus doctrinal, le projet de déclaration ne fait plus mention des “rapports de classe” et, pour la première fois, s’abstient désormais de toute allusion au terme de “révolution”. Le PS se définit “ancré dans le monde du travail” et affirme sa volonté “d’exprimer l’intérêt général du peuple français”. Le PS confirme sa nature “réformiste” tout en se voulant porteur “d’un projet de transformation sociale radicale”. Cependant, conscient que “celle-ci ne se décrète pas”, il est prêt à “changer la vie par la loi et le contrat”. Dernière précision qui a son importance, le Parti socialiste entend rassembler non pas toutes les forces de la gauche mais “toutes les cultures de la gauche”. Une formulation habile qui suggère qu’un élargissement de sa stratégie d’alliances ne serait pas impie.

Enfin, les rédacteurs de ce texte glissent, dans le 21e et dernier article, que le PS “ne se résigne pas aux divisions de l’histoire”. A travers cette redéfinition en 21 points de l’identité d’un parti qui ne fait plus mystère de son ambition d’incarner toute la gauche, certains socialistes pince-sans-rire voient une réplique aux 21 conditions posées au congrès de Tours par les communistes, lors de la scission de 1920.

Jean-Michel Normand - Le Monde

21/04/2008 - 18:38h França: “Déclaration de principes” du PS: enfin du nouveau?

Jean Jaures falando em Prè Saint-Gervais
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C’est la feuille de route du Parti socialiste. Débattue pendant de longs mois au sein de la commission présidée par Alain Bergounioux, elle sera soumise au vote de la convention nationale le 14 juin prochain; avant d’être entérinée au congrès de novembre. Au menu: fini les références révolutionnaires, vive “l’économie de marché régulée” d’un “parti réformiste” qui défend le “socialisme démocratique”.

En un siècle, cinq déclarations de principes pour marquer les grandes évolutions

En un siècle, les socialistes ont élaboré à cinq reprises (1905, 1946, 1969, 1990 et 2008) une “déclaration de principes”, sorte de vade-mecum idéologique qui trace les grandes perspectives pour les années à venir. S’il est vrai que la politique est une histoire d’hommes et d’idées, alors celles du PS se trouvent ici. Mieux: si l’on considère l’adage d’Antonio Gramsci toujours vrai -la victoire idéologique précède la victoire politique-, ce texte est censé être la première pierre d’une rénovation attendue par beaucoup.

Outre le préambule, il se découpe en trois parties: nos finalités fondamentales, nos objectifs pour le XXIe siècle, notre parti socialiste, elles-mêmes divisées en 21 articles.


Fin de la référence révolutionnaire

Alors que le PS a toujours inscrit dans ses références la “révolution”, il abandonne ici la notion, en dehors d’une allusion, dans le préambule, aux principes fondateurs de la Révolution française. Même s’il s’agit de “bâtir un monde nouveau et meilleur”, l’héritage du PS est désormais strictement balisée par le cheminement suivant:

“Il revendique le souvenir de la Commune, l’héritage de la République et de son œuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédé.”

Bref, une histoire de gauche complètement intégrée à celle des cinq républiques françaises. A cet égard, la première partie du document est très nettement articulée autour des valeurs consensuelles de la République, revisitées dans une hiérarchie “progressiste” rappelée au début de l’article 2:

“L’égalité est au cœur de notre idéal. Cette quête n’a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l’idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature.”

La fraternité disparaît donc au profit d’une humanité universelle.


Le socialisme démocratique, c’est quoi?

Pour reconstruire une histoire idéologique du PS, sa narration, les penseurs socialistes ont renouvelé le genre en détournant des concepts anciens. Au centre de ce lifting, la notion de “socialisme démocratique” revue et corrigée. Là encore, l’idée est détaillée dans le préambule:

“Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est ‘d’aller à l’idéal et de comprendre le réel’, d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.”

En somme, le “socialisme démocratique” serait le “story telling” du PS, son récit en cours de tournage. Avec un contenu, immédiatement fourni dans le premier article du texte, qui mérite à lui seul d’être intégralement cité:

“Etre socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.”

Personne et planète: binôme indispensable de toute plate-forme de pensées contemporaines.


L’écologie au cœur de la démarche d’émancipation de l’Homme

Est-ce là l’aspect le plus novateur de cette déclaration d’intentions? En tout cas, les rédacteurs n’ont pas lésiné sur les références appuyées au “deep thinking” du monde: sans respect de la nature, l’homme n’est plus rien.Préambule:

“Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes…”

Article 3:

“Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles.”

Article 4:

“Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète.”

Article 6:

“Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux.”

Article 7:

“Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.”

Alors, fini le productivisme? La foi dans le progrès et la technologie? Pas tout à fait, si l’on lit attentivement cette dernière phrase de l’article 7 où “manière” et “contenu” de la production voisinent avec “quantité des richesses produites”. Mais le PS se met à la page (article 4) avec les “nano- et biotechnologies”, “l’ingéniérie génétique”, le “principe de précaution”… Une alliance avec les Verts serait-elle dans les cartons?


Vers une social-démocratie à la française?

Du “parti révolutionnaire” (historique) au “parti de la transformation sociale” (1990), voici le Parti socialiste devenu en 2008 un “parti réformiste”, comme l’indique l’article 13:

“Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu’elle résulte d’une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l’idéal, les réalités et l’histoire.”

Ou encore le dépassement de la contradiction initiale du capitalisme, article 7:

“Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l’emploi et d’autres seraient enfermés dans l’assistance.”

Le courant strauss-kahnien semble donc avoir définitivement imprimé sa marque dans la définition du rapport à l’économie, avec le tracé d’une social-démocratie à la française. Même si les compromis accordés aux Fabiusiens truffent le texte:

Article 6:

“Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, porteur d’irrationalité, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier.”

Ou encore, Article 8:

“Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l’apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l’Etat social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité.”

Réformiste donc, mais aussi et dans l’ordre parti “républicain”, “laïque”, “décentralisateur”, “européen”, “internationaliste”, “populaire”, “démocratique” et enfin, “des cultures de la gauche”. Ultime concession faite aux différents courants de la rue de Solférino?


Qui incarnera le mieux les valeurs déclinées: Ségolène, François, Bertrand…?

Au petit jeu des devinettes qui vont agiter les militants socialistes dans les prochains mois, il est intéressant de relever les différentes valeurs décrites dans la déclaration, comme si ses rédacteurs avaient voulu dessiner le pourtour d’un discours que le prochain premier secrétaire devra incarner. Au menu, d’abord la paix dans le monde, article 9:

“Lutter pour la paix, la sécurité collective et le codéveloppement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C’est notre horizon pour le siècle qui commence.”

La France, “pays ouvert”, luttant en faveur des “droits de l’homme” et contre “toutes les discriminations”. “Pluralisme et indépendance de l’information dans les médias”, laïcité comme “une condition de notre vivre ensemble” et défense des “grands principes de la Justice”, le PS “met la culture au centre de ses valeurs”. Proposition audacieuse… qui se rapproche beaucoup du programme présidentiel du PS auquel la candidate ne croyait pas tant que ça.

Dernier point: le fair-play auquel chaque prétendant devra s’astreindre, article 20:

“Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux.”

Vraiment à tous les niveaux?…

16/03/2008 - 19:25h Bertrand Delanoë, reeleito Prefeito de Paris com 57,7% dos votos

Delanoe
par electionslepost

16/03/2008 - 17:29h “Rééquilibrage” contre “carton rouge”

Par La rédaction du Post

A droite et à gauche, on n’a pas la même analyse des résultats du 2e tour.

François Fillon et Ségolène Royal
François Fillon et Ségolène Royal
REUTERS/© Jean-Marc Loos / Reuters / PIERRE ALAIN/epa/Corbis/PIERRE ALAIN

François Hollande, PS
“Le constat, c’est que la gauche est majoritaire en voix et elle sera majoritaire en nombre de villes”, dit François Hollande, sur TF1.

“La conclusion, pour le président: il avait lui-même dit qu’il entendrait le message des Francais. La conclusion du président doit être de corriger la politique qu’il a conduite”, dit-il encore.

“Le premier remaniement qu’il devrait faire, c’est le remaniement de lui même.”

François Fillon, UMP:
Le Premier ministre François Fillon a affirmé dimanche sur France 2 qu’il était “malvenu de tirer de ce scrutin des leçons nationales”, après le second tour des municipales et des cantonales, en appelant à ne pas “instrumentaliser” le vote des Français.

“Nous n’esquiverons pas les difficultés. Nous respecterons nos engagements”, ajoute-t-il, après avoir reconnu que “même s’il est diffus et éparpillé, il se dégage un message”, citant notamment le “fort taux d’abstention”.

Xavier Bertrand, UMP
“Ce n’est pas le match retour de la présidentielle. (…) Ce sont toujours des élections locales”, répond Xavier Bertrand, le ministre.

“Nous payons le prix des divisions” (de la droite), dit-il encore, citant le cas de Reims. “C’est un rééquilibrage par rapport à 2001″, minimise-t-il.

“Les Français veulent plus de réformes”, croit encore Xavier Bertrand.

François Bayrou, MoDem
Le président du MoDem a affirmé dimanche que les bons résultats de la gauche montraient qu’il y avait en France “une instabilité politique”, un “mouvement de balancier”, qui nécessitait de “construire un centre fort”. Parce que, entre la présidentielle et aujourd’hui, le PS n’a “rien changé”.

Hervé Morin, du Nouveau Centre, rallié à Sarkozy: “Le centre ne peut pas être nulle part.” “Il faut un centre qui participe à l’effort de changement du pays.”

14/03/2008 - 19:28h França vota de novo domingo: a direita ainda vai sofrer

Municipales: alors… vague rose ou pas?

Par La rédaction du Post , le 14/03/2008

Le 9 mars, les listes de gauche ont obtenu au total 47% des suffrages contre 45% à la droite.
Urne électorale
“Vote sanction” pour la gauche, limiter les dégâts pour la droite. Après le premier tour des municipales et cantonales qui a donné un net avantage à la gauche, la droite espère au second tour limiter les dégâts et conserver des villes-phare telles que Marseille, face à une opposition qui prône un “vote sanction”.

Les villes en balance. Montauban, Narbonne, Cahors, Millau, Quimper, Vannes, Briançon, Roanne, Sens sont au nombre des villes menacées à droite. A contrario, Mont-de-Marsan, Agen ou Calais, administrées par la gauche, pourraient basculer.

Faible participation. Chaque camp appelle depuis sans relâche à la “mobilisation”, la participation ayant été la plus faible enregistrée à des municipales depuis 1959, avec l’espoir d’en profiter.
Très discret avant le 1er tour, Nicolas Sarkozy a d’ailleurs jugé de son “devoir” d’exhorter les abstentionnistes à reprendre le chemin des urnes, lors de son unique intervention d’entre-deux-tours, mardi à Toulon.

Bertrand Delanoë.

Bertrand Delanoë

Marseille et Toulouse sous les projecteurs.Tous les regards seront braqués dimanche sur Marseille et Toulouse, où la gauche espère l’emporter. Le PS a déjà conservé Lyon dès le premier tour, et à Paris Bertrand Delanoë semble promis à une large victoire. Quant à la droite, après le triomphe d’Alain Juppé à Bordeaux, elle compte bien garder ces deux municipalités pour amortir une défaite redoutée au plan national.

La place du MoDem. A Marseille et à Toulouse, comme dans beaucoup d’autres communes, le MoDem fait figure d’arbitre. Objet de toutes les convoitises, il a, au nom de son “indépendance”, opté pour des alliances à géométrie variable, à droite ou à gauche, semant le trouble dans les deux camps.

Patrick Devedjian Patrick Devedjian

Patrick Devedjian

La droite inquiète. La droite ne fait pas mystère de son inquiétude. D’ailleurs, le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian a prédit un second tour “difficile”.

Certains ministres aussi. 8 des 22 ministres candidats aux municipales restent soumis au verdict du second tour, notamment le ministre de l’Education Xavier Darcos, en difficulté pour sa réélection à Périgueux.

(Avec AFP)

01/03/2008 - 16:02h Paris, eleições municipais: 57% de votos para Delanoë segundo uma pesquisa

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Faltam 8 dias para o primeiro turno das eleições municipais na França. Em Paris o atual prefeito, Bertrand Delanoë do Partido Socialista, é favorito a reeleição.

Le post

57% d’intentions de vote pour Delanoë au second tour

Selon un sondage CSA, Bertrand Delanoë l’emporterait largement à Paris.

Les listes de Bertrand Delanoë (PS) arriveraient très largement en tête du premier tour des municipales avec 43% d’intentions de vote et remporteraient le second tour avec un large majorité de 57%, selon un sondage CSA à paraître jeudi dans Paris-Obs et qui sera diffusé par la chaîne de télévision Paris Cap.

Les listes UMP conduites par Françoise de Panafieu seraient distancées de 13 points pour le premier tour (30%) et de 14 points le 16 mars à 43%, selon cette enquête. Le MoDem emmené par Marielle de Sarnez réaliserait le 9 mars 9% sur tout Paris, devançant de 4 points les Verts dont le chef de file est Denis Baupin (5%).

Interrogés sur les alliances qu’ils préféreraient voir nouer dans l’entre deux tours, les Parisiens mettent en tête celle de Bertrand Delanoë avec à la fois le MoDem et les Verts (27%).

Une alliance avec les seuls Verts vient ensuite (25%). Un accord avec les seuls partisans de François Bayrou est choisi par 15% des personnes interrogées. 21% répondent ni les uns, ni les autres, 12% ne se prononcent pas.

Questionnés sur les principaux points de désaccord entre le maire socialiste et ses alliés Verts, les Parisiens se disent favorables à 83% à la construction de nouveaux parkings en sous-sol (les Verts sont contre ces parkings). A 55% ils se disent, comme les élus écologistes, opposés à la construction de tours, 43% étant d’un avis inverse.

La suppression des murets séparant les voies bus-vélo des automobiles, cheval de bataille de Mme de Panafieu, divise l’opinion en camps égaux: 47% pour, 47% contre. Sondage réalisé par téléphone du 19 au 21 février auprès de 813 personnes inscrites sur les listes électorales à Paris (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la Commission nationale des sondages.

Source : le parisien

10/01/2008 - 19:37h Lider do Partido Socialista francês ataca o narcissismo de Sarkozy


François Hollande tire à boulets rouges sur “le président moi je”

LE MONDE

François Hollande lors de ses vœux à la presse le 10 janvier 2008. | AFP/PATRICK KOVARIK
AFP/PATRICK KOVARIK

François Hollande lors de ses vœux à la presse le 10 janvier 2008.

Lors de ses vœux à la presse, jeudi 10 janvier, le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a vivement raillé “le président ‘moi je’” Nicolas Sarkozy, décrit comme un chef de l’Etat “m’as-tu-vu” menant une politique du “coup d’éclat permanent”. A deux mois des élections municipales, le chef des socialistes a dénoncé la “posture personnelle” du président, qu’il accuse de vouloir “changer la Constitution pour s’inviter en permanence à l’Assemblée nationale et au Sénat”.Deux jours après la conférence de presse de rentrée du chef de l’Etat, François Hollande a estimé que la France était entrée dans le “régime du verbe”, sans avancées concrètes pour les Français. “Il nous fait l’aveu : les caisses sont vides. Qui a donc vidé les caisses depuis huit mois et peut-être davantage si ce n’est une majorité qui a voté 15 milliards de cadeaux fiscaux et d’exonérations de cotisations sociales ?, s’est-il interrogé. Il nous dit qu’il veut aller chercher la croissance avec les dents. Je ne sais pas combien il lui en reste.”

 

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07/01/2008 - 16:16h França: Le PS milite pour des primaires à l’italienne

Les socialistes rêvent de voir leur candidat pour 2012 désigné par toute la gauche, même si les modalités restent à préciser.

Le congrès d'investiture de Ségolène Royal en novembre 2006 (Benoît Tessier/Reuters)

Si la bataille pour la direction du parti polarise actuellement l’attention dans le microcosme socialiste, un autre sujet agite parallèlement le PS: la désignation du candidat pour l’élection présidentielle de 2012. Moins en termes de personnes -une question permanente- qu’en termes de méthode. Et de ce point de vue, la tendance est à l’organisation de primaires à l’italienne.

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05/12/2007 - 17:27h Ségolène Royal, une femme politique pas comme les hommes

 

Rue89

Il y a quelque chose d’incongru à lire aujourd’hui le livre de Ségolène Royal, “Ma plus belle histoire, c’est vous” (Grasset). A-t-elle délibérément choisi ce titre en référence aux dix ans de la mort de la chanteuse Barbara? Voulait-elle montrer qu’elle aussi était une femme qui avait souffert? (more…)

05/12/2007 - 17:23h Ségolène Royal, une femme politique pas comme les hommes

'Ma plus belle histoire, c'est vous' (Grasset)

Il y a quelque chose d’incongru à lire aujourd’hui le livre de Ségolène Royal, “Ma plus belle histoire, c’est vous” (Grasset). A-t-elle délibérément choisi ce titre en référence aux dix ans de la mort de la chanteuse Barbara? Voulait-elle montrer qu’elle aussi était une femme qui avait souffert?

Au-delà du titre, l’ex-candidate adepte de Barbara quelques piques et pleurs. Une force aussi. Cette façon de diriger son public d’une voix qui mélange ordres et protection (rappelons-nous Barbara ordonnant à son public d’applaudir l’auteur d’un texte qu’elle venait d’adapter en live lors de son concert au Châtelet, en 1993). Etrangement, c’est en écoutant Barbara qu’on lira le plus opportunément le livre.

La force

Mais fi de tout angélisme. Fi du fait que, in fine, ce livre ne contient pas de révélations dignes de ce nom, autres que le refus de François Bayrou d’honorer ce rendez-vous que Ségolène Royal prétend avoir reçu de lui. Ce que la candidate tente de montrer ici, c’est bien une force. Une force de femme/candidate.

Elle a “hésité longuement à parler” d’un autre François. Hollande, évidemment. Et puis elle se lance. Deux pages très intimes. Trop intimes d’ailleurs pour être écrites entièrement à la première personne.

La vie politique -”Pendant la campagne, la candidate se disait: demain c’est le bon jour, il va basculer vers moi. (…) Et ce jour n’est jamais venu.”- se mêle à la vie privée -”une humiliation secrète, une douleur parfois aiguë”.

L’humeur est également aux règlements de compte: “Quand François Hollande récemment a parlé de revenir, je lui ai dit que ce n’était pas une bonne idée.” Mais elle ne peut clore ce chapitre, comme tous les points du livre, sans parler d’espoir, de 2012… et de sa condition de femme:

“Oui, pour gagner la prochaine fois, il faudra le soutien de tout un parti et d’un compagnon amoureux, à fond avec la candidate.”

En attendant, contrairement à ce qu’elle dit ici, contrairement à ce qu’a écrit Claude Bartolone dans “Une élection imperdable” (L’Archipel), il apparaît clairement qu’elle ne pouvait pas gagner cette élection. L’appareil du PS était contre elle. DSK et Laurent Fabius étaient contre elle, ou au mieux levaient les yeux au ciel durant les meetings (”Et pourtant je ne lévite pas”, ironise-t-elle). Lionel Jospin aura été lui “un procureur impitoyable”.

Elle pense aussi avoir été rejetée “comme on rejette la différence: moi et mes lectures, Anselm Grün et la poésie, Jack Kerouac. Moi et mon goût des paradoxes”.

Face à la machine de guerre UMP, Ségolène Royal ne pouvait pas non plus gagner:

“D’une certaine manière, Sarkozy a tout mis sur la table. J’ai incarné la nouveauté, mais il a incarné la force.”

Et pourtant, elle sait faire la guerre. Et elle en a, de la force. Ce livre le montre. Ségolène Royal sait faire la guerre parce que Ségolène Royal est une mitterrandienne. C’est pourquoi, et c’est là tout le but de son ouvrage, elle sait qu’elle reviendra. Bientôt, peut-être, comme Mitterrand après 1965, saura-t-elle mieux faire la guerre. Bientôt, peut-être, comme Mitterrand, parviendra-t-elle à achever l’implosion du PS pour mieux le reconstruire.

L’humour

“J’étais sorcière, tu me voulais câline.” Cette simple phrase de la chanteuse défunte semble désigner la Ségolène Royal qui se lance dans les primaires socialistes en 2006. Pas d’information capitale donc, mais une analyse de l’intérieur de la campagne qui recèle quelque indication sur l’appareil d’un parti.

“Ma plus belle histoire, c’est vous” est un plat livré avec sa sauce piquante. Evénement inattendu, incroyable: Ségolène Royal a de l’humour. Un humour pincé, mais qui contient sa dose de sagesse. Une autodérision qui semble avoir généré cet ouvrage. Une sagesse qu’elle semble avoir acquise en déviant les frappes des éléphants du PS. Quand Michel Rocard vient exiger, sûr de son fait, qu’elle se désiste en sa faveur, elle amortit:

“Je me suis inventé, dans ces circonstances, un regard d’ethnologue. Je me mets en situation d’observation, comme si j’étais face à une tribu étrange, ou en voie de disparition, et donc passionnante à observer.”

L’identification

“Depuis le 6 mai 2007, j’y ai souvent repensé, je me suis souvent interrogée: être une femme dans cette élection majeure, est-ce que ça a pesé?” Ségolène Royal est une femme et s’interroge tout le long de son livre-bilan. Rien n’y échappe. Aucun fait de campagne n’est éclairé à un moment ou à un autre par le prisme de la féminité. Derrière chaque coup bas, un soupçon de machisme. A tort ou à raison? La réponse est laissée à l’appréciation des (é)lecteurs.

L’ex-candidate socialiste à la présidentielle y consacre même la totalité de l’une des cinq parties de l’ouvrage. Au titre évocateur: “L’autre moitié du ciel: candidate mais femme.” Encore une histoire de titre. Après celui du livre, celui qui recense les attaques sur son sexe chante également et parle de lui-même: “Etre une femme candidate, c’est pas si facile…”

Ces attaques, elle les a retenues et les retiendra longtemps. Elle ne résiste pas à les rappeler, à les donner en pâture aux lecteurs. Elle les appelle de simples “écarts de langage” pour mieux souligner leur gravité:

“Qui va garder les enfants?”
“Et pan dans le popotin, comme la mère Merkel”
La présidentielle “n’est pas un concours de beauté”…
… ou “une question de mensurations”

Elle revient sans cesse à la charge: “Je le maintiens: le fait d’être une femme, ça a compté.” Ça compte en tout cas pour elle. Elle a consacré à ces femmes une part majeure de sa campagne, elle leur réserve moult développements de son livre. Aux “caissières assujetties à des horaires irréguliers et à une amplitude journalière qui excède leur temps de travail faiblement rémunéré”. A toutes les “travailleuses pauvres”: “Sur 8,4 millions de salariés qui n’atteignent pas le smic, 80% sont des femmes.”

Aussi politiques soient-ils, les faits de campagne deviennent sexués. Quand Michel Rocard déboule dans son bureau, elle ne peut s’empêcher de penser:

“L’ancien Premier ministre aurait-il fait la même incroyable démarche face à un candidat homme?”

Quand elle se fait éconduire par le président du MoDem, elle écrit:

“Au dernier moment, François Bayrou refuse de me recevoir. Comme un amoureux qui craint la panne.”

On est, nous aussi, en droit de s’interroger: quelles n’auraient pas été les réactions féministes, si un homme avait couché noir sur blanc: “Comme une amoureuse qui craint un manque de libido”?

L’objectif

“Dis, quand reviendras-tu?”, chantait la dame en noir. L’ex-candidate, elle, le sait. Du moins, elle le veut. L’objectif est clair. Il n’a jamais été secret: 2012.

C’est la seconde partie du livre, très intéressante. Celle où elle sort de son personnage. Pour invoquer une véritable politique à visage féminin. Une politique où les femmes n’oublient pas les femmes (Miss Thatcher en prend alors pour son grade, elle qui les avait oubliées). Une politique à la Olympe de Gouges, à la Michelle Bachelet, à la Maria Teresa de la Vega (numéro deux du gouvernement Zapatero), à la Tarja Halonen (présidente finlandaise). Une politique où “le jour se lève encore”.

Par ses vues, par son humour (citer le poète Henri Michaux pour excuser et cautionner le coup de la “bravitude”), par ses références littéraires, l’ex-candidate montre un aplomb peu vu dans la campagne.

Ce livre a quelque chose d’incongru: auto-centré et altruiste, auto-ironique et snob. On ne sait toujours pas exactement où Ségolène Royal se situe politiquement, mais on sait qu’elle veut avoir une vision du futur politique. Ce qui est sûr, quoiqu’on pense de son auteur, c’est qu’il ne s’agit pas d’un objet de luxe, qu’elle a souffert pour l’écrire, qu’elle tenait à l’écrire.

Aucune phrase ne semble mieux définir l’ex-candidate que ces paroles de… Barbara:

“Pour qui comment et pourquoi? Contre qui comment et pourquoi? S’il faut absolument qu’on soit pour quelqu’un ou quelque chose…”

Hubert Artus et Julien Martin

“Ma plus belle histoire, c’est vous” de Ségolène Royal, Grasset, 335 pages, 19,50 euros.

05/12/2007 - 16:22h Les histoires d’amour finissent mal en générale…



François Hollande reproche à Ségolène Royal d’”imputer aux autres une responsabilité” dans la défaite de mai

Le Monde

François Hollande, invité mercredi 5 décembre à commenter le livre de Ségolène Royal, a estimé qu’il “ne sert à rien de vouloir imputer aux autres une responsabilité” dans la défaite à l’élection présidentielle. “Il faut regarder, selon le rôle et la place qu’on a occupés, ce qu’on aurait pu faire de mieux”, a ajouté le premier secrétaire du PS devant l’Association des journalistes parlementaires, tout en estimant que ‘”s’il y a une leçon à tirer pour l’avenir, c’est ce devoir de cohérence idéologique, programmatique et de cohésion humaine et personnelle”. (more…)

05/12/2007 - 16:13h Les histoires d’amour finissent mal en générale…


François Hollande reproche à Ségolène Royal d’”imputer aux autres une responsabilité” dans la défaite de mai

Le Monde

François Hollande, invité mercredi 5 décembre à commenter le livre de Ségolène Royal, a estimé qu’il “ne sert à rien de vouloir imputer aux autres une responsabilité” dans la défaite à l’élection présidentielle. “Il faut regarder, selon le rôle et la place qu’on a occupés, ce qu’on aurait pu faire de mieux”, a ajouté le premier secrétaire du PS devant l’Association des journalistes parlementaires, tout en estimant que ‘”s’il y a une leçon à tirer pour l’avenir, c’est ce devoir de cohérence idéologique, programmatique et de cohésion humaine et personnelle”.

Le député-maire de Tulle a aussi critiqué l’initiative, qui a tourné court, de la candidate du PS de rencontrer François Bayrou chez lui entre les deux tours de l’élection présidentielle.“On n’improvise pas une stratégie d’alliance dans une élection, on la prépare et on la construit avant, a-t-il lancé. François Bayrou, et c’est encore vrai aujourd’hui, n’est pas dans la démarche de vouloir négocier un contrat (…), il s’inscrit dans une démarche présidentielle, c’est un concurrent, ce n’est pas un partenaire.”

“LE PS NE FAIT PAS LA MENDICITÉ”

Selon M. Hollande, “nos alliés doivent d’abord être ceux qui partagent notre projet et s’il faut s’ouvrir, ça ne peut se faire que dans la clarté”. “Les socialistes doivent être eux-mêmes (…) sûrs de leur ligne, le réformisme assumé.” “Du côté de la radicalité, l’extrême gauche, Besancenot [LCR] ne veut pas travailler avec nous. C’est bien son droit (…). Je constate que Bayrou ne veut pas travailler avec le PS. C’est bien son droit (…), j’en prends acte”, a-t-il ajouté, alors que son ancienne compagne avait appelé, ces derniers jours, à“prendre ce qu’il y a de plus utile dans chaque courant”, citant les leaders de la LCR et du MoDem et la possibilité de “coalitions”. François Hollande a lui martelé que “le PS ne doit pas être en position de quémandeur, il ne fait pas la mendicité”.

A-t-il appris quelque chose dans le livre de l’ex-candidate sorti mardi ?“On apprend toujours quelque chose dans les livres, c’est pour ça que les bibliothèques sont bien garnies”, a-t-il répondu.

04/12/2007 - 18:26h 73% de parisienses aprovam o prefeito de Paris, Bertrand Delanoë

 

 

73% des Parisiens

C’est le nombre de Parisiens qui s’estiment satisfaits de la politique de Bertrand Delanoë en tant que maire.

A quelques mois des élections municipales, un sondage CSA révèle que la côte de Bertrand Delanoë est en hausse (+8 points par rapport à janvier 2006) Bertrand Delanoë est candidat à sa propre succession. (photo d'archives)|© Stephane Reix/For Picture/Corbis/Stephane Reix

Bertrand Delanoë est candidat à sa propre succession. (photo d’archives)

© Stephane Reix/For Picture/Corbis/Stephane Reix

Le duel
Alors que le maire de Paris recueille 77% d’opinions favorables auprès des Parisiens, son adversaire UMP Françoise de Panafieu en est à 44% d’opinions favorables.
Les armes de campagne sont affûtées, à vos vidéos… prêts… grimpez dans les sondages!

Par La rédaction du Post

19/10/2007 - 12:52h France: Le Parti socialiste "se félicite de la réussite dela grève"

Le Monde

15 h 09 : le Parti socialiste “se félicite de la réussite de la grève”
Le PS “se félicite de la réussite” de la journée de grève du jeudi 18 octobre contre les régimes spéciaux de retraite, a déclaré vendredi, Benoît Hamon. Pour l’eurodéputé socialiste, “ce qui commence avec les régimes spéciaux se poursuivra par le démantèlement de l’ensemble du système des retraites par répartition”. “A ce titre, c’est une journée d’alerte utile”, a-t-il poursuivi. “Le seul divorce que nous constatons désormais est celui de Nicolas Sarkozy avec les salariés qui ont bien compris que derrière cette volonté de prétendue réforme des régimes spéciaux, il y a surtout une volonté de démanteler les principes de solidarité qui régissent les systèmes de retraite”, a estimé M. Hamon.

13 h 35 : la SNCF et la RATP garantissent l’acheminement des supporters de rugby

La direction de la SNCF a donné sa “garantie d’acheminement” aux spectateurs de la finale de la Coupe du monde de rugby samedi 20 octobre. Le match qui opposera l’Angleterre à l’Afrique du Sud se déroulera au Stade de France, à Saint-Denis. L’engagement de la SNCF, formulé par son directeur général exécutif, Guillaume Pepy, concerne les Eurostar, utilisés par les supporteurs anglais arrivant de Londres à la gare du Nord, et les Transilien, c’est-à-dire les trains d’Ile-de-France, principalement le RER D, qui dessert le Stade de France.
Malgré les grèves qui perturbaient encore ce matin le trafic ferroviaire, la RATP a également annoncé qu’elle assurerait “normalement” la desserte du Parc des Princes pour que les amateurs de rugby puissent assister à la “petite finale” France-Argentine, qui a lieu ce vendredi soir 19 octobre.

13 h 30 : grève reconduite jusqu’à samedi à Marseille
Les cheminots FO et SUD-Rail, réunis vendredi en assemblées générales à Marseille, ont voté la reconduction de la grève jusqu’à samedi, 20 heures, ont indiqué les deux syndicats. La poursuite du mouvement a été votée par cinquante personnes à la gare Saint-Charles et par soixante-deux personnes au dépôt de Marseille-Blancarde. A Toulon, les grévistes ont décidé de ne pas appeler à une reconduite de la grève samedi, a-t-on ajouté de même source.

12 heures : reprise du trafic à la SNCF, perturbations à la RATP
Le trafic Eurostar est “normal”, celui des Thalys était assuré à 60 %, et les TGV vers les villes de province au départ de Paris n’étaient assurés qu’à 35 %. En régions, un TER sur trois circulait, tout comme en Ile-de-France pour le Transilien, selon la direction. A la RATP, la circulation vers 13 heures restait perturbée dans le métro avec une rame sur deux en moyenne sur plusieurs lignes, et deux bus sur trois. Mais les RER A et B, qui transportent quotidiennement 1,7 million de passagers dans toute l’Ile-de-France, n’ont “pas démarré”.

11 h 47 : pour Henri Guaino, c’est Xavier Bertrand qui “est en première ligne”
Le conseiller spécial du président de la République, Henri Guaino, estime que le premier ministre, François Fillon, avait “toute sa place” dans la conduite de la réforme des retraites, mais que c’est le ministre du travail Xavier Bertrand “qui est en première ligne”. “François Fillon est le premier pendant la campagne électorale à avoir parlé de la réforme des régimes spéciaux. Il a toute sa place dans ce dispositif et il l’occupe très bien. Simplement, celui qui est en première ligne, c’est le ministre des affaires sociales. C’est normal”, a déclaré M. Guaino sur Canal+.

11 h 43 : l’allongement de la durée de cotisation n’est pas négociable, pour François Fillon
L’allongement à quarante ans de la durée de cotisation pour les régimes spéciaux de retraite “n’est pas négociable”, a déclaré François Fillon, qui souligne toutefois que “le gouvernement est ouvert au dialogue”. “Nous allons rénover notre contrat social et dans cette perspective, la réforme des régimes spéciaux de retraite sera menée à bien”, a réaffirmé le premier ministre lors d’un discours à l’occasion d’un déplacement à Nîmes, dans le Gard.

9 h 40 : la CGT-Cheminots demande des comptes sur l’accord avec la Fgaac
Le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste, va “demander des comptes à la direction de la SNCF” sur les “discussions en coulisse” menées avec le syndicat autonome des conducteurs au soir de la grève contre les régimes spéciaux. La Fgaac (agents de conduite autonomes), qui avait appelé à reconduire vendredi la grève à la SNCF, a annoncé jeudi soir dans un communiqué “suspendre le mouvement” après avoir obtenu “des réponses” de la direction de l’entreprise nationale.

9 h 36 : une femme roulant à Vélib’ est morte jeudi soir
Une femme d’une soixantaine d’années circulant à Vélib’ est morte jeudi soir à la suite d’un accident avec un camion, a fait savoir, vendredi, la société JC Decaux, qui gère le système de vélos en libre-service à Paris. Il s’agit du premier accident mortel d’un Vélib’, depuis le lancement du dispositif le 15 juillet. La cycliste a été renversée par un camion dans le 12e arrondissement, à l’angle du boulevard Morland et du boulevard de la Bastille. Elle est morte plus tard des suites de ses blessures.

9 h 36 : 233 km de bouchons en Ile-de-France
Le trafic routier est en proie à une congestion générale à 9 heures en Ile-de-France, avec des bouchons sur la plupart des axes conduisant vers la capitale, indique le Centre national d’information routière (CNIR). A 9 heures, 233 km de bouchons étaient comptabilisés, contre 108 en moyenne à la même heure d’ordinaire, souligne le CNIR, selon lequel “il y a des bouchons un peu partout et on ne circule pas”. On relève des blocages par exemple sur l’A4 entre Marne-la-Vallée et la porte de Bercy, sur l’A104 (extérieur) aux abords de Roissy, sur l’A3 entre Garonor et la porte de Bagnolet, ainsi que sur l’A6 en direction de Paris. La circulation est particulièrement difficile au centre de Paris. En province, la situation du trafic aux abords des grandes métropoles est en général normale.

17/10/2007 - 12:50h Sarkozy, Ever Blunt, Confounds Both Friend and Foe

PARIS, Oct. 16 — Last month the town council of Sannat, a village of 380 people in the dead center of France, became so fed up with President Nicolas Sarkozy that it decided not to hang his official portrait in the town hall.


Pool photo by Sergei Grits

Doubt is rising in President Nicolas Sarkozy’s government and his own party about the direction of his programs.

Calling the act “a bit rebellious,” Henri Sauthon, the 81-year-old mayor, explained that the council disapproved of what he called Mr. Sarkozy’s imperial and egotistical style. “Our decision is irrevocable,” he said. “I have nothing more to say.”

Granted, Mr. Sauthon calls himself a man of the left, and his village voted Socialist in the election that swept Mr. Sarkozy, a conservative, to power in May.

But five months into Mr. Sarkozy’s presidency, a sense of unease and discontent is surfacing — not just among his opponents but within the corridors of the government and Mr. Sarkozy’s Union for a Popular Movement, the governing party.

The 52-year-old president has offered a flood of political and economic initiatives aimed at changing the way things are done in France, raising questions along the way of whether a coherent strategy was behind them.

He has incurred the wrath of loyalists in his conservative camp by giving high-level jobs to people on the left. He has ruffled some of his own ministers by contradicting them in public.

On Thursday, he will face the first test of whether his know-it-all, do-it-all approach is working: a national one-day strike opposing his pension reform initiative, which envisions an end to special pension privileges for more than half a million public workers that cost nearly $7 billion a year.

Unions of the state-owned rail company, the Paris Métro service and the power utilities have said they will stay home. Postal and employment office workers are expected to join in, as will some smaller Air France unions.

The Paris Opera has canceled its Thursday performance of “La Traviata,” and the Comédie Française has done the same with Molière’s “Imaginary Invalid.”

In 1995, an attempt to eliminate the pension privileges was abandoned after three weeks of crippling strikes and mass protests. This time Bernard Thibault, the leader of France’s oldest and most powerful union, is poised to negotiate, saying he does not want a lengthy walkout.

Meanwhile, Mr. Sarkozy, who campaigned on a pledge to get the country to “work more to earn more,” is gambling that the public will support him. “I was elected precisely to confront difficult issues,” he said last week.

“He knows that there is a great desire for change among the people,” Claude Guéant, Mr. Sarkozy’s chief of staff and closest adviser, said. “He said this throughout the campaign, and that seduced public opinion. Today he is doing what he said he was going to do, and I believe that will continue to seduce.”

But seduction may not be enough to transform the country.

France is the biggest public spender, relative to its gross domestic product, in the European Union. The 2008 budget, with a deficit of nearly $59 billion, is based on a growth rate that even the government’s own statistical arm calls much too optimistic.

The economy is in such bad shape, Prime Minister François Fillon said last month, that the French state is “bankrupt” — a term that aides at the Élysée Palace quickly branded unfortunate.

“The real problem of Nicolas Sarkozy is not that he wants to change things — the country elected him to change things — but that the economy is in such bad shape,” said Manuel Valls, a Socialist and the mayor of Évry. “He is not an economic liberal like Thatcher, or a Reagan, but remains a Gaullist at heart. The strategy he has chosen doesn’t support economic growth.”

But Mr. Sarkozy is not one to accept criticism or negative thinking. Showered with nicknames like “hyperpresident” and “Czarkozy,” he has annoyed some of his ministers by relying heavily on a kitchen cabinet of close advisers and publicly putting his ministers in their place as he deems necessary.

In August he referred to himself as “the boss” and to Mr. Fillon (who as prime minister is the head of government) as a “collaborator,” using a term suggesting “aide.” Mr. Fillon reacted harshly, saying, “This is not a term that I would have used.”

Making amends in a television interview, Mr. Sarkozy praised Mr. Fillon’s work as “perfectly remarkable,” adding that the two of them are “interchangeable.”

After campaigning on a platform aimed at wooing voters from the extreme-right National Front, Mr. Sarkozy has tacked to the left to avoid the impression that reform will be too painful.

The government has been forced to cover nearly $13 billion in tax cuts passed by Parliament over the summer, for example.

When Finance Minister Christine Lagarde announced that the 2008 budget reflected a policy of “rigor,” she was quickly criticized by Mr. Guéant. When Mr. Fillon said that a civil service reform initiative was “ready to go,” Mr. Sarkozy suggested that he had spoken too soon.

Mr. Sarkozy’s 2008 budget has been criticized for not reducing either public spending or public borrowing, and for failing to curb the deficit.

“Without great coherence or real ambition, this plan seems above all to symbolize the hesitations of the government,” Le Monde editorialized.

Other reforms have been more modest than predicted. Mr. Sarkozy had harshly criticized the law mandating a 35-hour workweek, but instead of abolishing it — a politically unacceptable step — he pushed through a measure making it less expensive for employers to pay overtime.

Pledging during his campaign to eliminate one of every two civil servant jobs that came open with retirement, he has scaled back the initiative to one in three.

Meanwhile, his plan to continue a policy of political “opening” that brings prominent figures on the left into government or into high-profile commissions has infuriated politicians in his party.

“If you put too much salt or pepper on a dish, it becomes inedible,” said Nadine Morano, a Union for a Popular Movement deputy in Parliament.

In the Senate, the president of the U.M.P. group, Josselin de Rohan, quoted de Gaulle as saying, “Above all, the adversary is the adversary,” then added: “The adversary is known. It’s called the Socialist Party.”

Mr. Sarkozy dismisses his critics, saying, “I don’t want clones.”

Paradoxically, the left has become so weak that Dominique de Villepin, the former prime minister who hails from Mr. Sarkozy’s party, has begun to emerge as perhaps the most outspoken leader of France’s opposition.

In particular, he has faulted Mr. Sarkozy for moving on all fronts simultaneously.

“The president has the confidence of the people, but he seems to believe you can reform the country by putting all the subjects of reform on the table at the same time,” Mr. de Villepin said. “There has to be logic and very vigorous debate. But nobody dares to tell the president the truth or that he is wrong.”