08/12/2008 - 18:30h Nymphomane: mythe ou réalité ?

Pour Alfred Kinsey, un des sexologues les plus célèbres du XXe siècle, la nymphomane c’est «quelqu’un qui fait l’amour plus souvent que vous». Rien à voir avec une désaxée frigide. Et pourtant, la mauvaise réputation des nymphomanes a la vie dure.

Ceeskrijnen

Le médecin Martin Winckler tient sur Arte Radio une chronique de ses consultations, dont certaines traitent du désir.  «L’autre jour au cabinet, un jeune femme est venue me voir, raconte-t-il, et elle m’a demandé : “J’aimerais savoir si je suis normale. C’est quelque chose d’intime, ça concerne ma vie intime. Je ne suis pas sûre que ça soit médical ce que je vais vous dire… Voilà, j’ai quatre amants. Mon premier amant, c’est mon mari, je vis avec lui, je l’aime et à priori on est parfaitement heureux. Mon deuxième amant, dont je suis follement amoureuse, est marié et nous vivons un amour platonique. On se passe des coups de fil passionnés, on s’écrit des courriers électroniques érotiques, quand on se voit on se touche, on se caresse, mais on ne fait pas l’amour. Mon troisième amant, c’est quelqu’un que je n’aime pas du tout mais régulièrement je passe le voir et je fais l’amour comme une folle avec lui. Avec lui, je ne sais pas ce qu’il se passe, mais j’ai envie de faire l’amour comme une folle avec lui. On s’envoie en l’air et au bout d’une heure et je repars. J’ai un quatrième amant…»

Sur Arte Radio, la femme continue à parler (avec la voix de Martin Winckler). Il ne répond pas à sa question première mais on sent bien que c’est inutile. Pourquoi cette femme a-t-elle besoin de “normalité” ? Pourquoi ne se contente-t-elle pas de vivre heureuse avec ses quatre amants ?

Au cours de l’ère victorienne, des médecins répandent l’idée que chez une femme un fort appétit sexuel est un symptôme de maladie. Ils inventent alors le mot «nymphomane» pour désigner ce qui leur semble anormal et pathologique : l’expression du désir. Pour certains, une femme est nymphomane dès qu’elle trépide sur sa machine à coudre. Que dire de celles qui éprouvent des besoins irrésistibles ? Diagnostiquées «folles furieuses sexuelles», elles sont soumises à des traitements qui peuvent aller jusqu’à l’excision. Au cours des trente dernières années du XIXe siècle, les chirurgiens pratiquent l’ablation des ovaires et mutilent des milliers de femmes, parce qu’elles ont des pulsions sexuelles.

Maintenant, la nymphomanie relève de la blague grivoise. On l’utilise pour rire, parfois même comme un compliment, pour désigner une «femme qui aime ça». Et pourtant, ce mot garde un sens péjoratif : il reste attaché de façon négative à l’idée d’une «sexualité excessive», sans que personne sache vraiment en quoi consiste l’excès. A partir de quand fait-on trop l’amour ? Existe-t-il des normes ? Apparemment non. Les scientifiques sont incapables de fixer une limite biologique à ne pas franchir. Signe des temps : le mot nymphomanie - totalement éculé – a disparu des manuels de psychiatrie. On ne le retrouve plus que dans les sex-shops, au rayon films pornos : Sandwiches pour nymphomanes, Soif de mâle, Nasty nymphos

Dans le catalogue de vidéo X Cargo, une publicité pour la télématique rose «Sexuellement vôtre» promet: «Mise en relation immédiate avec une nympho. Satisfaction garantie!» «Aujourd’hui, la société vante sans vergogne la notion d’excès et se sert du sexe pour vendre tous les produits et services imaginables, explique l’historienne Carol Groneman. La crainte, toujours aussi palpable, d’une libido incrontrôlable n’a toutefois pas disparu pour autant.» Pour Carol Groneman, le mot nymphomane - qui aurait dû disparaitre depuis longtemps – est resté dans notre vocabulaire parce que nous avons peur d’une sexualité qui nous dépasse, celle des femmes en particulier. Traiter une femme de nymphomane ne cacherait donc, souvent, qu’une angoisse typiquement masculine : celle de ne pas «assurer» au lit.

A l’aube du XXIe siècle, la nymphomanie n’est plus reconnue médicalement et pourtant, aux Etats-Unis, on considère que le sexe – comme l’alcool ou d’autres drogues – peut générer une accoutumance. Toujours stigmatisées, des milliers d’Américaines se croient obligées d’aller chez les SAA (Sex-Addict Anonymes) pour suivre des thérapies de groupe. Pourquoi ? Parce qu’elles culpabilisent. Les hommes aussi d’ailleurs. En septembre dernier, David Duchovny (X-Files, Californication) annonce qu’il cherche à se défaire de son addiction au sexe sur internet. Il avoue sa tendance à passer d’interminables heures sur des sites pornographiques.

Il existe aux USA plus de deux mille groupes de parole pour les «accros du sexe». Ce sont souvent des groupes religieux (ou imprégnés d’une morale puritaine), qui remplacent la notion un peu ringarde de «péché» par celle - soi-disant plus scientifique - d’«intoxication». Mais il suffit d’aller sur le site internet de l’association contre les problèmes de dépendance sexuelle pour comprendre l’absurdité de leur discours : pour eux, sont «sexomaniaques» toutes les personnes ayant «le sentiment de trop penser au sexe». Cette pathologie purement subjective n’a donc d’autre source que le sentiment de culpabilité.

Que signifie «trop penser au sexe» ? A en croire la Gazette des thérapeutes, nous pensons au sexe 750 fois par semaine. Rien de plus naturel que cette baladeuse pensée… Ce qui n’est pas naturel, en revanche, c’est d’en faire une maladie.

DOCTEUR YVES FERROUL : PARAPENTE ET SEXE, MÊME COMBAT
Chargé de cours d’Histoire de la Sexologie à Lille, le docteur Yves Ferroul publie des livres libérateurs sur
La sexualité féminine et le rapport ambigu entre Médecins et Sexualité. Pour lui, les soi-disant nymphomanes sont des femmes juste en manque. Rien de grave. La solution est toute trouvée.

Quand une femme vient vous voir en s’inquiétant de trop penser au sexe, comment réagissez-vous ?
Elles consultent parce qu’elles ont des pensées envahissantes de séduction, de s’adresser au premier venu, de faire l’amour n’importe où, tout de suite, avec n’importe qui… Elles demandent s’il n’existe pas pour les femmes un produit comme le bromure pour les hommes…
En fait, ce sont des femmes frustrées par un compagnon dont les désirs et les rythmes sont inférieurs aux leurs, sans que les leurs soient exagérés.

Le terme nymphomanie a longtemps désigné  des femmes en bonne santé mais… sensuelles. Ce mot a-t-il encore un sens ?
Le terme semble avoir disparu du DSM-IV, référence diagnostique et thérapeutique des psy du monde entier. Mais en France on utilise encore le mot «nymphomanie» pour désigner des symptômes de maladies graves : une tumeur cérébrale, un problème endocrinien, une intoxication alcoolique, une prise excessive de médicament ou un accès de trouble psy. Quand une femme a – du jour au lendemain – des accès de désir proches de la frénésie, c’est peut-être qu’elle a un cancer ou quelque chose de grave…

Que pensez-vous de cette citation de l’historienne Carol Groneman : «la nymphomanie est une métaphore, une expression des fantasmes, des peurs et des angoisses associés à la sexualité féminine à travers les âges» ?
C’est vrai, pour la quasi totalité des usages du mot.
Mais il existe bien un excès sexuel pathologique (voir ma réponse précédente).

L’hypersexualité est-elle un signe de mauvaise santé ?
La sexualité importante fondée sur un choix de vie et vécue dans l’équilibre psychologique n’est pas un signe de maladie.

Faut-il guérir les femmes de la nymphomanie ?
Si nymphomanie = désir sexuel important : NON.
Si nymphomanie = compulsion, ou maladie, ou trouble psy : OUI.

Comment distinguer le «désir sexuel important» de la pathologie ?
Je cite : “Certaines exacerbations soudaines des besoins sexuels peuvent être dues à une  étiologie organique (tumeurs frontales, temporales, hypothalamiques ou épiphysaires, démences, crises d’épilepsies temporale, intoxication alcoolique aiguë). Leur origine peut aussi être iatrogène ou psychiatrique (excitation maniaque, schizophrénie, certains états dépressifs). Guelfi, “Psychiatrie”, PUF.
Donc, c’est le changement rapide qui doit faire penser à une maladie.

Les nymphomanes sont-elles frigides et insatisfaites ?
Beaucoup de femmes à sexualité importante jouissent et sont bien dans leur peau. Celui qui passe tous ses week-ends à faire du parapente n’est pas insensible aux émotions mais cherche à renouveler des émotions particulièrement appréciées. Pourquoi en serait-il autrement pour celle qui passe beaucoup de temps à la sexualité ?

Combien en recevez-vous dans votre cabinet ?
Les femmes venant consulter parce qu’elles sont “plus demandeuses que leur(s) partenaire(s)” sont nombreuses. En moyenne : une patiente sur deux !

«L’abus de bonnes choses est merveilleux.» (Mae West)

Agnès Giard - Blog de Libération.fr les 400 culs

Journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l’art déviant, correspondante pendant neuf ans de la revue japonaise S & M Sniper, je suis l’auteur du livre d’art Fetish Mode (éd. Wailea, Tokyo, 2003), Le Sexe Bizarre (éd. Cherche-Midi, Paris 2004), L’Imaginaire érotique au Japon (éd. Albin Michel, Paris 2006), et le Dictionnaire de l’Amour et du Plaisir au Japon (éd. Glénat, 2008).

Mes sites personnels sont : JaPinc.org et AgnesGiard.comL’image est de Cees Krijnen, artiste très engagé dans le combat de sa mère pour le droit à un divorce rapide.

10/08/2008 - 12:27h Tal pai, tal filho? depende de você

Se precisar das dicas é que você já perdeu o pé, mas dá para consertar. Reproduzir estereótipos é repetir besteiras. Ninguém deveria calcar imagens e cargar, além da conta , o peso de sua própria infância. Quebrar a rigidez de papeis e manter a essência do lugar distinto do pai e da mãe, pode virar um instrumento de superação. Gostei das “dicas” publicadas no Correio Braziliense. LF

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PASSOS PARA SE TORNAR UM ENCANTADOR

Você se considera um bom pai? Acha que tem uma relação próxima e saudável com seu filho? Então responda rápido: qual a cor preferida dele? Qual é o super-herói com quem ele mais se identifica? Quem são seus melhores amigos? Qual é o seu maior sonho? E seu maior medo? E seu filme predileto? Se depois dessas perguntas você sentiu que é hora de se envolver mais com a família e, quem sabe, entrar para o ilustre hall de pais encantadores, veja abaixo um pequeno guia elaborado com a ajuda dos pais entrevistados e com o respaldo dos psicanalistas Wadson Damascena e Roberto Menezes, com idéias que podem mudar a história do relacionamento entre pai e filho:

1 Assuma tarefas diárias da babá ou da mãe, como preparar o café da manhã, dar o banho, levar para a escola, colocar para dormir ou ajudar na lição de casa. “O pai tem que criar junto. Falta de tempo é a pior desculpa que alguém pode arrumar para justificar a distância com o filho. Tempo a gente sempre arruma quando há um real interesse”, opina Wadson.

2 Muitos subestimam a capacidade e a inteligência das crianças e dos jovens. Crianças são boas de papo e têm pensamentos e histórias fascinantes para dividir. “Criar o hábito de conversar é uma excelente forma de aproximação”, afirma Wadson.

3 Na hora do almoço não há nada mais desagradável do que um pai que pede silêncio aos familiares que querem conversar para poder assistir ao telejornal ou ao programa de esportes. As refeições são boas oportunidades de socialização, aproximação e divertimento.

4 Crie um hobby em comum com seu filho. Descubra algo que ambos gostem e ponha em prática esse gosto, pelo menos uma vez por semana. Pode ser andar de bicicleta, praticar algum esporte, ir ao cinema, exposição ou aprender a desenhar, por exemplo.

5 Saia da rotina. Surpreenda a família com um passeio, uma viagem ou um programa diferente.

6 Conte histórias sobre sua infância. As crianças adoram imaginar os pais quando jovens. Deixe-o contar suas histórias também.

7 Preste atenção no que ele fala. Valorize-o. Se um dia ele contar que aprendeu sobre os animais mamíferos na escola, por exemplo, leve-o ao jardim zoológico.

8 Brinque com ele. Brincar é o que as crianças fazem melhor. Na companhia dos pais, acham esse prazer ainda mais divertido.

28/05/2008 - 18:18h Um olhar que vale a pena

Comentário postado no Blog, no artigo Narcisismo de homens e mulheres, de Contardo Calligaris

por Aparecida Torneros, leitora do Blog

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Palmas para o Contardo e para todos os machos que se “acham”, né? 3 mil anos de opressão sobre as mulheres, evidentemente resultaram nisso, mas, vejamos, nas curvas que o vento faz, nas voltas que o mundo dá, o século XX emancipou-nos ( bela palavrinha e lindo conceito) do jugo econômico e da dependência de termos “homens” comandantes das nossas vidas, mas, parece, ainda pertencemos a um contingente de fêmeas refletoras, quer dizer, nos espelhamos nos olhares deles para sermos algumas figuras seguras…será? há mulheres e mulheres…não se pode generalizar sobre este gênero tão multifacetado. vide Regininha Poltersgart..rs o que o ocorre, e nisso eu concordo com o psicanalista, em gênero, número e grau, é que o narcisismo campeia tanto no universo masculino ( competitivo e acelerado) quanto no feminino ( colorizado nos salões de beleza e nas academias) mas prevalece mesmo é nos inconscientes ainda presos a modelos que demoram a ser ultrapassados. Ainda bem que um exército de homens e mulheres de novas mentalidades surgiram nos tempos modernos e aprenderam a gostar de si mesmos, amando o outro, com suas limitações e até “feiuras” expostas ou camufladas. O novo conceito de amor passa por aí. Eu me gosto e tu te gostas, ambos nos aceitamos e até nos deliciamos com nossas imagens refletidas em nossos olhares afetuosos, maduros e compreensivos. Salve a descoberta e salve a sensação de sermos inteiros, feios ou bonitos, buscando o equilíbrio e a auto-estima. Um abraço”

28 Mai, 17:41 — Narcisismo de homens e mulheres

27/04/2008 - 12:46h Pais sem rumo, crianças sofridas

Filhos não têm como se defender da displicência, dos excessos ou da irresponsabilidade dos pais

Maria Rita Kehl* - O Estado de São Paulo

maria_rita_kehl.jpgNo momento em que escrevo este artigo ainda não há conclusões definitivas sobre o assassinato da menina Isabella. Mas desde o primeiro dia a sociedade já havia decidido condenar o casal Alexandre Nardoni e Anna Carolina Jatobá. Aos poucos a indignação popular aumentou, orquestrada inescrupulosamente pelos telejornais em disputa por audiência, até se transformar em pura sanha linchadora.

Não me disponho a tentar explicar o que teria levado um pai e uma madrasta a assassinar, ainda que acidentalmente, uma criança, e depois livrar-se do corpo de maneira tão brutal. Fora da clínica e da transferência, o psicanalista é tão leigo quanto qualquer pessoa ante os sintomas e surtos alheios. O que a experiência clínica oferece são algumas chaves para a compreensão das condições subjetivas presentes em uma sociedade, que favorecem certas manifestações aberrantes, violentas e aparentemente incompreensíveis.

Como entender essa torcida em massa para que o pai e a madrasta de Isabella sejam os culpados? Em primeiro lugar, penso que diante dos crimes domésticos as pessoas se sentem menos inseguras do que diante do fantasma da violência social generalizada que assola o país. “Se o crime foi cometido em família, isso é lá problema deles”, pensamos, na esperança de que em nossa família essas coisas não aconteçam. Em segundo lugar, a família de Isabella pertence à mesma classe média dos consumidores de jornais e revistas, público alvo dos anunciantes da televisão. No dia 20 de abril, um menino negro de 11 anos foi morto com um tiro na cabeça na favela da Vila União, em São Paulo. Até agora, não vi a imprensa acompanhar a apuração do assassinato do pequeno Jefferson Alves, considerado desinteressante pela sociedade.

É evidente que a figura mitológica da madrasta excita a imaginação popular. A personagem da madrasta má, nas histórias infantis, encobre o lado sombrio da mãe. É ela quem encarna o egoísmo, a rivalidade, a crueldade ou o descaso para com o sofrimento das crianças, de modo a manter a idealização da maternidade biológica e conservar a santa mãe em seu pedestal. No entanto, qualquer psicanalista sabe o quanto as mães são capazes de abusar de seus filhos, rivalizar com suas filhas, violentar a dignidade deles, desrespeitar seus direitos.

O colunista da Folha de S. Paulo Contardo Calligaris fez uma análise interessante sobre o ciúme que algumas madrastas sentem de suas enteadas, disputando com elas o lugar de filhas de seus companheiros. Vale lembrar que a presença do (a) enteado (a) também pode reavivar os ciúmes da madrasta em relação à mulher que a precedeu. Mas nem todas as madrastas odeiam seus enteados. Conheço casos, em meu próprio consultório, em que a presença e a intervenção de madrastas generosas e sensíveis praticamente salvou a infância de filhos maltratados ou abandonados por mães imaturas, que se vingavam do ex-marido maltratando os filhos dele. Evito embarcar em uma defesa conservadora da família “de sangue” em detrimento de outras configurações familiares.

Os crimes domésticos colocam em evidência o desamparo infantil. As crianças não têm como se defender da displicência e da irresponsabilidade dos pais, nem dos excessos de amor, de sensualidade, de ira, de gozo: pais, mães, padrastos, madrastas, avôs e avós abusam de várias maneiras, “por amor”, de crianças indefesas. Neste sentido, para a criança, a família não é um ambiente tão seguro quanto se imagina. Pesquisa da Unicef sobre a violência doméstica no Brasil revela que 44,3% dos homicídios de crianças ocorrem dentro de casa, sendo 34,4% deles cometidos por parentes das vítimas. Sem contar os casos de abuso sexual, que ocupam o primeiro lugar na lista das formas de violência familiar.

É evidente que existem famílias tranqüilas, pais e mães equilibrados e protetores. Mas a família moderna, fechada sobre si mesma, toda voltada para a produção de bem-estar, fundada nas formas mais egoístas de amor, é um canteiro propício, no mínimo, à violência psicológica. Os filhos frustram as expectativas dos pais, o amor vira moeda de barganha e chantagem mútua, a esperança de entendimento de parte a parte é freqüentemente obstruída pela culpa que cada um sente por não amar o outro tanto quanto devia.

Apesar disso, não existe nenhuma outra instituição que a substitua. Desejamos formar família, viver em família, criar condições de convívio protetoras, agradáveis. Mas é bom lembrar que se a família, em seus moldes tradicionais, fosse um mar de rosas, Freud não teria criado a psicanálise.

Se a criança é desamparada frente aos que cuidam dela, os adultos de hoje também se sentem desamparados no exercício de suas funções. A vida contemporânea está tão privatizada, tão indiferente a valores ligados ao bem comum, a sociedade tornou-se tão narcisista e infantilizada, que o bem-estar das crianças se tornou praticamente o único ideal dos adultos. Ser “bom pai” tornou-se a razão de viver de adultos que perderam as referências para saber tanto o que é ser “bom” quanto o que é ser “pai” (ou “mãe”). Se os filhos se tornam o único ideal de seus pais, estes não têm mais nada a lhes transmitir a não ser “seja feliz” - isto, numa sociedade em que felicidade se mede pela capacidade de consumo e diversão.

O desamparo do adulto diante das exigências dos filhos, a quem eles próprios prometeram dar “tudo de bom e de melhor”, tem resultados patéticos ou, no pior dos casos, trágicos. Algumas crianças, hiperestimuladas e excitadas, ficam cada vez mais insatisfeitas e agressivas enquanto os pais, incapazes de estabelecer limites para a farra que eles mesmos prometeram, vivem exasperados, culpados, impotentes - e às vezes, tão fora de controle quanto os pequenos. Um adulto que se vê incapaz de educar uma criança é capaz de confundir autoridade com violência, poder simbólico com coerção física.

Vez por outra, um desses pais incapazes de colocar limites em seus filhos também corre o risco de perder os próprios limites.

* Maria Rita Kehl, psicanalista, escreveu Sobre Ética e Psicanálise (Companhia das Letras) e Ressentimento (Casa do Psicólogo), entre outros

14/10/2007 - 23:52h Prazeres expressos

POLÊMICAS EM TORNO DO ROUBO DO RELÓGIO DO APRESENTADOR LUCIANO HUCK NAS RUAS DE SÃO PAULO E ENSAIO FOTOGRÁFICO COM A JORNALISTA MÔNICA VELOSO SUGEREM EXIBICIONISMO E VOYEURISMO COMO TRAÇOS CONSTITUTIVOS DA SOCIEDADE


RENATO MEZAN
COLUNISTA DA FOLHA

O artigo em que o apresentador Luciano Huck protesta contra a insegurança nas cidades brasileiras [publicado na Folha em 1º/10] desencadeou uma polêmica considerável.
Nela, porém, uma pergunta brilha pela ausência: por que um povo conhecido por sua impontualidade dá tanto valor a um relógio? E não se diga que é apenas a “elite” que o cobiça: os ladrões provavelmente o venderam a um receptador, mas nada impede que ele venha a adornar o pulso de um chefão da periferia.
O Rolex foi o primeiro relógio de pulso de precisão, fabricado na Inglaterra por um alemão chamado Wilsdorf; somente depois da Primeira Guerra é que a empresa se transferiu para Genebra.
Wilsdorf era um ótimo artesão, e também um gênio da publicidade. Tendo aperfeiçoado um sistema à prova d’água, colocou um aquário na vitrina e ali deixava suas máquinas funcionando; num golpe de audácia, ofereceu uma delas a uma nadadora que iria cruzar o canal da Mancha -e o mecanismo agüentou firme as muitas horas no mar.

Função e imaginário
Desde o início, portanto, a marca ficou associada à excelência, mas igualmente à resistência, à elegância e à aventura. O curioso é que a mesma combinação de realidade e imaginário aderiu ao bisavô do Rolex: o relógio de bolso, inventado no século 18.
Bárbara Soalheiro (”Como Fazíamos sem…”, Panda Books, 2006), explica que os primeiros a ser fabricados custavam pequenas fortunas: assim, chegar na hora a um compromisso se tornou símbolo de status, já que indicava que o cidadão pontual era rico o suficiente para possuir um “watch”.
A autora conta que era comum as pessoas comprarem um em sociedade, reservando um dia da semana para cada proprietário: nos outros, na ponta da corrente não havia nada -mas ninguém precisava saber disso…
Assim, no simples ato de usar um relógio coexistiram desde sempre funcionalidade e imaginário. Os meios de comunicação -pinturas e gravuras, depois romances e jornais- se encarregaram de o transformar num objeto de desejo. Mas o que, exatamente, se deseja nesse desejo?
A palavra “griffe” significa garra: é o leão que deixa na presa morta a marca do seu poder.
Como os poderosos são em pequeno número, usar um objeto de marca prestigiosa é também sugerir que pertencemos ao conjunto seleto dos que “podem” -e mandam. Eis por que, além de servir a fantasias de exibição fálica, a roupa, a caneta, o carro (e o relógio) se tornaram ícones identificatórios, indicando que seu portador faz parte de um grupo valorizado, do qual a maioria está excluída.
Nesse sentido, cumprem a mesma função que as marcas tribais, a circuncisão, os símbolos religiosos e políticos etc.
Ora, aquilo que começa nas altas rodas é rapidamente imitado pelas outras camadas da sociedade. Pense-se no terno de linho branco em voga no início do século passado: pouco importava que fosse leve e confortável. Tornou-se rapidamente símbolo de ócio -quem o usava não se sujava trabalhando-, e era esse o recado que passava quando vestido por um boêmio carioca.
Curiosamente, no Brasil, a mensagem “sou importante” não é veiculada pela pontualidade, mas pelo seu oposto. Bárbara Soalheiro explica por quê: como aqui o tempo não era marcado por relógios particulares, mas pelos sinos da igreja, chegar atrasado (à missa ou a um encontro) era sinal de desprezo pelas obrigações -portanto, privilégio senhorial.

Episódio revelador
Se o Rolex está do lado do que a psicanálise chama exibicionismo (termo que não tem caráter pejorativo, apenas designando um dos destinos possíveis da libido), outro “fait-divers” da semana parece ligar-se ao seu par complementar: o voyeurismo. As fotos de Mônica Veloso despida excitaram a imaginação de muitos brasileiros (e talvez a inveja de muitas brasileiras). Mais uma vez, funcionalidade e aura se entrelaçam num episódio revelador.
À primeira vista, o que torna a jornalista desejável são as curvas sedutoras do seu corpo, que inspiram fantasias nas quais se oferece a quem a contempla. Mas inúmeras modelos adornam as páginas das publicações masculinas: por que então o auê em torno dessa?
Talvez haja aqui outro fator: ao nos entregarmos ao deleite de a olhar, colocamo-nos na mesma posição daqueles com quem ela teve relações. Ora, Mônica Veloso certamente teve outros namorados, mas é com o enlameado senador Calheiros que se identifica quem compra a “Playboy” ou acessa o site da revista.
E que benefício nos traz essa identificação com Sua Excrescência? A resposta não é difícil: todos gostaríamos de poder exibir impunemente aquela postura arrogante, de poder pisotear impunemente as regras do convívio civilizado e de impor nossa vontade aos outros com a mesma truculência que o representante de Alagoas.
Ao comer com os olhos a mulher que foi dele, usufruímos por um instante dos prazeres que ele desfrutou. Mas apenas vicariamente: para nossa frustração, o superego, a polícia e o olhar reprovador dos outros limitam a realização desses desejos à esfera do devaneio.
Muitas outras questões, é claro, podem ser levantadas a partir de cada um desses episódios. Mas não deixa de ser interessante a perspectiva que eles abrem sobre nosso inconsciente. Ali, não nos basta ser amigos do rei: somos o próprio rei, o herói, o caubói -e nosso cavalo nem precisa falar inglês.


RENATO MEZAN é psicanalista e professor titular da Pontifícia Universidade Católica de SP. Escreve na seção “Autores”, do Mais! .

16/08/2007 - 11:59h Murió la psicoanalista Silvia Bleichmar


Silvia Bleichmar ha fallecido. Se dice en cuatro palabras, es así de simple.

Hace un tiempo me enojé con un amado amigo porque falleció. Me enojé porque este hombre buenísimo no sabía vivir.

Cuando conocí a Silvia -más solemnemente: cuando tuve el honor de tomar contacto con ella-, le pedí que presentara un libro del que soy coautor. El libro trata sobre una historia que me impusieron -años de prisión bajo la dictadura videlista-, y de una historia que inventamos con un amigo: años de lucha y amor en el mismo período. Me dijo que sí. Pero no me conocía y no había leído el libro. Se lo remarqué y me dijo: “me va a gustar”. Le pregunté como lo sabía y me contestó: “no sé la causa. Lo intuyo. Los psicólogos no sabemos todo sobre la gente y muy poco sobre nosotros mismos”.

Sabiendo de sus problemas de salud le pregunté si se cuidaba “Si, pero no hago vida de enferma. Prefiero morir como una persona sana a vivir como una persona enferma”. Me lo dijo seria, calma y firmemente. En ese instante al respeto que le tenía se agregó la admiración. Y el afecto más profundo.

Presentó el libro frente aun amplio auditorio con una intervención generosa, tan abundante que el auditorio pidió que no lo terminara contando todo. Reìmos todos: ella también. Exageró las virtudes del texto pero terminó resaltando lo que más le gustó: dos jóvenes protagonistas de la ficción hacen el amor.

Silvia Bleichmar estaba enferma, la vida se le estaba yendo. Pero ese no era el eje para ella: el eje era el que acaba de verse: el amor, la pasión, la lucha, la gente que sufre por dentro y por fuera, la ciencia que intenta, mal que bien, valientemente, conocer al hombre: la psicología.

No diré como en los absurdos discursos de despedida: “Silvia Bleichmar no ha muerto, vive para siempre en nuestros corazones, etc.”. No: Silvia Bleichmar ha muerto. No es necesario consolarnos con la eternidad. Es mentiroso e inútil. Recojamos su ejemplo, su enseñanza: sepamos vivir valientemente.

Fèlix Kaufman Poy

De Clarín
TENIA 62 AÑOS Y UNA VASTA OBRA ENSAYISTICA

Murió la psicoanalista Silvia Bleichmar

Sus pasiones fueron el psicoanálisis y el destino de la Argentina.

BLEICHMAR TRAZO FUERTES VINCULOS ENTRE CULTURA Y SOCIEDAD.

Fuerte pero apenada”, así pasó sus últimos días la psicoanalista Silvia Bleichmar. Falleció ayer por la tarde en su casa a los 62 años. Allí se despidió de su familia, y allí sufrió los últimos embates de esa enfermedad que suele ser retratada como penosa y larga. Dejó una familia frondosa y conmovida: marido, tres hijos y siete nietos.

Su hija Marina dice que por momentos se entristecía porque sabía que iba a perder aquello que disfrutaba. Sin embargo, estuvo trabajando hasta los últimos días en ensayos sobre sus pasiones declaradas: el psicoanálisis y la Argentina.

Hacia 1960, Bleichmar partió de su Bahía Blanca natal hacia Buenos Aires para estudiar sociología y psicología en la UBA. Los sesenta la encontraron militando en movimientos estudiantiles y en los setenta la dictadura militar la llevó al exilio mexicano. Poco después partió hacia París a estudiar con Jean Laplanche, el autor del Diccionario de Psicoanálisis. Recientemente Laplanche la había elogiado y recordaba con estima a quien había sido su discípula. Bleichmar volvió a la Argentina en 1986.

Fue una psiconalista que sacó el consultorio de la abstracción psi y lo vinculó con los problemas sociales de la época. Los nuevos y los que ya estaban compenetrados en la sociedad. Trabajó para la UNICEF dirigiendo el programa de asistencia psicológica a las víctimas infantiles del terremoto de 1985 de México; formó parte del proyecto de ayuda psicológica a los afectados por la bomba que destruyó la mutual judía AMIA en 1994. Pero donde confluyeron sus dotes de psicoanalista preocupada por lo social y su estilo ensayístico fue en Dolor país (Libros del Zorzal), un libro pequeño pero contundente donde analizó la crisis del 2001 y de los meses siguientes y donde subrayó la necesidad de anteponer las subjetividades a los crudos números del riesgo país. El libro fue publicado en Francia, donde también se han editado libros suyos de psicoanálisis.

Hasta estos días dio clases en la Facultad de Psicología de la UBA y en la de Córdoba; también enseñó en otras universidades nacionales y extranjeras. En los últimos meses recibió dos menciones que coronaron su carrera en lo profesional y en lo personal; en 2006 recibió el Premio Konex en Psicología y el 10 de mayo de este año fue distinguida como Ciudadana Ilustre de la Ciudad de Buenos Aires.

Hasta hoy a las 14.30 es velada en O’Higgins 2842, Belgrano. A las 15.30 sus restos serán inhumados en el Cementerio Jardín de Paz de Pilar.