18/06/2008 - 17:05h Os imigrantes ilegais serão tratados como criminais na Europa

Expulser les sans-papiers sera plus facile!

Une directive vient d’être adoptée par le parlement européen.

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Un fillette regarde des CRS, au squat de Cachan, occupé par des sans-papiers, en août 2006. Reuters/© Charles Platiau / Reuters

Les eurodéputés ont adopté la “directive retour“, ce mercredi. Il a été approuvé par 367 voix contre 206 et 109 abstentions par les représentants des 27 Etats-membres.

Aussitôt, le vote a déclenché un tollé parmi les associations: “C’est une directive de la honte”, ont clamé les Verts.

C’est quoi cette directive ?
Un projet de loi controversé destiné à faciliter le renvoi des sans-papiers de l’UE.

Qu’y a-t-il dedans ?
1. La rétention
Tout immigré illégal qui refuse son expulsion ou qui “risque de fuir” est placé en centre de rétention. La rétention aura une durée maximale de 6 mois mais pourra être prolongée jusqu’à 18 mois en cas de “manque de coopération” du sans-papier ou en cas de retards dans la procédure avec le pyas d’origine.

2. Le cas de mineurs
Les mineurs non accompagnés et les familles avec mineurs sont placés en rétention “en dernier ressort”. Le texte garantit également “l’accès à l’éducation” des mineurs et demande aux Etats membres de prendre en compte “l’intérêt supérieur de l’enfant”. Mais il autorise l’expulsion de mineurs non accompagnés vers des pays où ils n’ont ni tuteur ni famille, pourvu qu’il y ait sur place des “structures d’accueil adéquates”.

3. La non-réadmission
Toute personne reconduite aux frontières se voit interdire toute entrée dans l’Union européenne pendant 5 ans, voire plus en cas de “menace grave” pour l’ordre et la sécurité.

4. Le retour volontaire
Si un sans-papiers déclare vouloir rentrer dans son pays ou dans un pays prêt à l’accueillir de manière volontaire, un délai de 7 à 30 jours lui est accordé pour préparer son départ. Ce délai peut être prolongé d’une durée “appropriée” en fonction des circonstances (enfants scolarisés, autres liens familiaux et sociaux…).

(Source: AFP)

“Retour” des sans-papiers: “la directive de la honte”

Par La rédaction du Post , le 18/06/2008
Les Verts, SOS Racisme, la Cimade… s’élèvent contre la nouvelle directive européenne favorisant l’expulsion des sans-papiers fait réagir.

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Sans-papiers à Lille. Photo d’illustration. REUTERS/© Pascal Rossignol / Reuters

Les eurodéputés ont adopté la “directive retour”, un projet de loi controversé destiné à faciliter le renvoi des sans-papiers de l’UE.

SOS Racisme: “Nous nous inquiétons des conséquences que va produire l’adoption de ce texte quant à la dignité et à la sécurité juridique des ressortissants étrangers vivant en Europe.”

“Cette directive est une atteinte aux idéaux de liberté et ‘au vivre ensemble’ portés par les pères de l’Europe”, poursuit l’association de lutte contre le racisme.

Les Verts eux, se sont dits ce mercredi “scandalisés”
par l’adoption de la “directive dite de la honte”, qui vise à harmoniser les règles d’expulsion des sans-papiers dans l’UE.

Le parti écologiste estime qu’”à l’heure où sévit déjà une crise alimentaire mondiale et où apparaissent les premiers réfugiés climatiques, cette directive est particulièrement irresponsable”.

“Elle érige la brutalité administrative en outil de gestion des flux migratoires, demandeurs d’asile inclus”, affirment les Verts.

“Incarcérer des enfants ou des adultes sans procès pendant plus de 18 mois au motif qu’ils ne disposent pas de papiers à jour est un glissement fascisant inacceptable de l’Union européenne. Prépare-t-on un Guantanamo européen?”, s’interrogent les Verts.

La Cimade (Conseil oecuménique d’entraide) qui accueille et accompagne chaque année plusieurs dizaines de milliers de migrants et de demandeurs d’asile, affirme qu’”en adoptant, sans y ajouter le moindre amendement, le texte de la directive retour négocié par les ministres de l’Intérieur et de l’Immigration des 27 Etats membres, le Parlement européen a perdu une grande part de sa crédibilité quant à sa capacité à tenir son rôle d’instance démocratique chargée notamment de la protection des citoyens en Europe”.

(Sources: Communiqués, AFP)

11/11/2007 - 10:13h Racism: Reduced to the Small Screen

Incident, Reaction, Forget, Repeat: Formulaic Entertainment Replaces Serious Discussion on Race

By DeNeen L. Brown and Darryl Fears

Washington Post Staff Writers
Sunday, November 11, 2007; Page M01

Has racial conflict become amusement? Is the conversation about racism mere entertainment, dialogue rendered for show, inflammatory words tossed back and forth over a racial divide to excite an audience?

Thousands of black people are marooned after Hurricane Katrina amid government paralysis, and the race debate on TV kicks into overdrive. A black woman accuses some white men of rape at a Duke University party and the inflamed rhetoric flies.

Comedian Michael Richards shouts the N-word at a black man in a comedy club. Radio host Don Imus calls the Rutgers University women’s basketball team “nappy-headed hos.”

Shouts of injustice fill the small-town streets of Jena, La., after white teens are suspended from school for hanging nooses from a tree while black teens are charged with attempted murder for a schoolyard fight. Nooses are found at the University of Maryland, the U.S. Coast Guard Academy, Columbia University.

Fox News’s Bill O’Reilly has his turn on the stage of race after dining at a famous soul food restaurant and musing at the surprising civility of black people. Then comes James D. Watson, Nobel Prize winner and head of one of the world’s leading genetics research institutes, questioning the intelligence of black people.

And with each episode in the long-running Saga of Race in America, a string of characters lines up to react to the latest eruption. The media records them as they take up positions in the Great Race Debate. The media stokes the discussion as self-proclaimed black leaders scream outrage while opponents — often white, sometimes black — scream counter-outrage. The “colorblind” wonder why we all just can’t get along. And the rest of us watch from ringside, rooting for one camp or another, sometimes in silence.

Then inevitably, the media turns away. The outrage fades. The talking heads go silent. The curtain falls, and the debate recedes to wherever it goes until the next eruption.

Which raises the question: Has the debate over race become a melodrama? A bad television soap opera? A theatrical stage play with complex issues boiled down to a script? Entertaining words thrown around simply to satisfy the 24-hour news cycle, the blogosphere?

Are we doomed to debate racism over and over — stuck in purgatory, a cycle of skirmishes, of shock and awe, with nothing gained, nothing learned?

Or is there a way to change the ritual, to go deeper into our national consciousness and get off this merry-go-round?

‘Putting On a Show’


There it was on television one afternoon, another episode in the Great Race Debate. A perky commentator moderated the banter between two intellectuals discussing the Jena 6 case and the debate over racial injustice.

Even with the sound off, it looked like entertainment, says Alan Bean, executive director of Friends of Justice, a Texas-based criminal justice reform organization that began probing the Jena 6 case long before it became big news. Bean was watching the show while sitting in an airport. That’s when it occurred to him: The race debate had become theater.


CONTINUED