19/11/2007 - 15:05h Terça-feira de muita greve na França, em Paris "ça marche"

Une assemblée générale de cheminots à la gare de Caen, le 15 Novembre 2007. |AFP/MYCHELE DANIAU

Une assemblée générale de cheminots à la gare de Caen, le 15 Novembre 2007.

AFP/MYCHELE DANIAU

Terça-feira de greve na França. Até os jornais vão parar. Após seis dias de greve nos transportes, o movimento vai atingir os servidores públicos, incluindo os professores, além de convergir com greves e ocupações de universidades e escolas.

Em Paris muita caminhada e bicicleta, pouco transporte público.

Endurecimento da base grevista e também do governo que procura negociar sem perder a face.

Sindicatos mobilizados contra uma reforma que concerne uma pequena minoria, porem que sinaliza uma resistência preventiva ao programa anti-social da direita francesa.

As comparações com Thatcher e os mineiros, por vezes evocada na mídia, parecem exageradas. Nem Sarkozy tem a força da “Dama de ferro”, nem os sindicatos a capacidade de luta e de organização dos mineiros ingleses da época.

A surpresa é o relativo vigor da contestação ao presidente recentemente eleito com votação majoritária expressiva. A agitação de Sarkozy parece ter exacerbado a irritação de uma boa parte da população, incluso de uma parte da própria direita, descontente com as bajulações empolgadas a Bush e a presença de ministros oriundos da esquerda.

Nicolas Sarkozy ataca em vários front ao mesmo tempo e dá palpite em permanência, ofuscando o primeiro ministro e aparecendo em primeira linha. O desgaste pode ser mais rápido. A menos que seu calculo seja a de provocar uma radicalização para recolher os frutos mais na frente, nas eleições municipais previstas em poucos meses.

LF

Les AG de cheminots reconduisent la grève et cherchent l’unité avec les fonctionnaires

Le Monde

Cheminots et fonctionnaires se retrouveront finalement dans une journée de grève commune, mardi 20 novembre. Au sixième jour du conflit, l’ensemble des assemblées générales qui se sont tenues à la RATP, lundi, ont en effet toutes reconduites la grève pour 24 heures, ainsi que les premières assemblées générales qui ont eu lieu à la SNCF.

“Les AG qui se sont tenues lundi matin étaient plus massives que celles de vendredi. Elles ont duré plus longtemps du fait des annonces de ce week-end et ont toutes reconduit la grève pour 24 heures à quelque 96 % des participants”
, a déclaré Eric Falempin, secrétaire général de FO cheminots. Le taux de grévistes à la SNCF était en légère baisse lundi, selon le direction, à 26,2 % contre 32,2 % vendredi.

A la RATP, selon la CGT, si certaines assemblées ont envisagé de suspendre le mouvement pendant les négociations qui doivent commencer mercredi matin, la plupart voulait, mardi, “une convergence des luttes” avec la journée de grève des fonctionnaires. Le 20 novembre a en effet été choisi par les fédérations de fonctionnaires depuis le 22 octobre pour organiser une journée d’action pour “les salaires, l’emploi et le service public”. Ces derniers revendiquent notamment l’ouverture de négociations sur leur pouvoir d’achat.

LE MÉLANGE “FACILITE LA TÂCHE” DU GOUVERNEMENT

Les deux mouvements de lutte vont donc converger mardi, le secrétaire général de la CGT cheminots ayant même indiqué qu’une délégation de cheminots participera à la manifestation des fonctionnaires “dans le respect des positions des uns et des autres”. “Nous n’avons aucun intérêt à brouiller leur message, ni à casser leur unité syndicale et cela doit se faire en parfait accord entre les syndicats de cheminots et de fonctionnaires”, a estimé Didier Le Reste. Mais ce mélange a été déploré lundi, sur RTL, par le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, pour qui les syndicats les plus radicaux entendent, par là,“faire un mouvement politique”.

Quand on politise un mouvement social, on “facilite la tâche” du gouvernement, a-t-il estimé. “Quand on mélange tout, on a face à nous un gouvernement qui choisit de répondre à ce qui l’intéresse, or pour nous, demain, le sujet qui nous intéresse, le gros problème des Français, c’est le pouvoir d’achat, (…) et on donne l’occasion au gouvernement de ne pas en parler”, a-t-il expliqué car “il est plus facile pour le gouvernement d’avoir ce mouvement globalisant et politique que de répondre demain concrètement aux problèmes des fonctionnaires”. La jonction aura donc lieu, mais sans la CFDT qui, comme annoncé dès le 22 octobre, a retiré son préavis de grève à la SNCF pour ne pas mélanger les mouvements.

NÉGOCIER “LE PLUS VITE POSSIBLE”

Le secrétaire général de la CFDT a demandé que les négociations entre la direction de la SNCF et les syndicats commencent au plus vite.“Aujourd’hui, on est dans une situation assez étonnante : on fait une grève pour attendre une négociation qui a lieu dans deux jours”, s’est étonné M. Chérèque. “On gêne de plus en plus les usagers (…) alors qu’on pourrait hâter le pas, négocier dès ce matin”, affirme le syndicaliste, soulignant qu’“à EDF les négociations sont ouvertes depuis vendredi, à la RATP elles sont ouvertes depuis la semaine dernière, y compris avec les syndicats qui sont en grève.”

Le secrétaire général de FO cheminots, Eric Falempin, et le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Christian Mahieux, se sont également dits prêts à débuter des négociations avant mercredi.“Si la direction de la SNCF et le gouvernement veulent avancer cette réunion, les cheminots sont prêts. Nous souhaitons évidemment que les discussions commencent le plus vite possible”, a déclaré M.Mahieux sur LCI.

15/11/2007 - 07:01h El Gobierno francés da un mes a sindicatos y empresas para negociar

Huelga

Ampliar

Francia vive la segunda huelga de transportes públicos en menos de un mes.
Los franceses se amontonan en las estaciones ante servicios que están bajo mínimos.
REUTERS

El País

El Gobierno francés ha dado un plazo de un mes a los sindicatos y las direcciones de las empresas públicas afectadas por la reforma de los regímenes especiales de pensiones para negociar medidas de acompañamiento de la reforma y poner fin a la huelga de transportes que afecta a Francia desde la noche del martes.

Este plazo figura en la carta enviada esta noche por el ministro de Trabajo, Xavier Bertrand, a los líderes de las principales centrales sindicales, cuando muchos de los sindicatos ya habían decidido prorrogar este jueves la huelga en los ferrocarriles y el transporte urbano de París que ha sumido a la capital francesa en el caos.

Por su parte, el presidente francés, Nicolas Sarkozy, considera que ahora “se dan las condiciones” para las negociaciones en las empresas y que, por tanto, la huelga debe acabar “lo antes posible en el interés de los usuarios”, según ha declarado esta noche el portavoz del Elíseo. Un líder sindical, François Chérèque del sindicato CFDT, a última hora de ayer, anunciaba que “hay elementos para suspender la huelga en la SNCF”, la empresa pública de ferrocarriles, tras haber recibido la carta de Bertrand. Dos sindicatos menores, por su parte, se retiraron de la huelga en la RATP (gestiona los transportes metropolitanos en París, incluido el metro), lo que supondrá que su incidencia se verá reducida un 20%.

Para el Gobierno hay tres puntos innegociables: el aumento de 37,5 a 40 años del periodo de cotización que da derecho al 100% de la pensión, para equiparar a estos colectivos con los de la función pública; que las pensiones evolucionen al ritmo de la inflación, no al de los salarios, de los empleados activos de las empresas, y que las prejubilaciones serán penalizadas. “Todo lo demás es negociable”, según el primer ministro francés François Fillon.

Situación caótica

Los convocantes del paro organizaron ayer manifestaciones en las grandes ciudades de Francia. La más numerosa fue en París, con 25.000 personas según los sindicatos, 5.000 según la policía. Las huelgas han tenido menor seguimiento que las del 18 de octubre, pero han causado muchas perturbaciones en el tráfico de trenes, ya que sólo han circulado en torno al 20% de los de un día normal y los huelguistas han superado el 60% en la SNCF (casi el 75% en octubre).

En el transporte metropolitano de París, la situación ha sido también muy complicada, pero variable, con algunas líneas de metro que sólo funcionaban al 20%, mientras la automática (sin conductor) lo hacía normalmente. Un 15% de los autobuses en servicio y algunas líneas de trenes de cercanías han estado prácticamente paralizadas. Esta mañana en las afueras de la capital francesa se han acumulado hasta 300 kilómetros de retenciones en carreteras y autopistas.

Para hoy jueves, la RATP y SNCF han advertido de de que la situación seguirá “muy perturbada” aunque con algunas “mejoras”, y a modo de ejemplo, están programados 150 de los 700 trenes de alta velocidad habituales, frente a los 90 de este jueves.

En la energía, el seguimiento de la huelga, según las direcciones de EDF y GDF, ha rondado el 30%, frente al 45% del 18 de octubre, lo que no ha impedido algunas acciones cortes de luz y una reducción de la producción eléctrica de hasta 8.000 megavatios en algunos momentos.

13/11/2007 - 16:02h Mercredi 14 novembre, une journée dans le rouge

Un passager attend un RER lors de la grève des cheminots le 18 octobre 2007. | AFP/BERTRAND GUAY

Le président de la République comme les syndicats jouent leur crédibilité dans la bataille de la réforme des régimes spéciaux de retraites. Le trafic devrait être très perturbé sur les réseaux SNCF et RATP.

Pratique De fortes perturbations prévues dans les transports

Revue de Web Se déplacer pendant les grèves : le système D

Décryptage Les syndicats ont peur de perdre la bataille de l’opinion

Compte rendu Régimes spéciaux : M. Thibault reçu par M. Bertrand, Mme Idrac prône la négociation

Les grèves. L’appel à une grève reconductible lancé par sept syndicats sur huit de cheminots entrera en vigueur mardi 13 novembre, à 20 heures. La SNCF prévient que le trafic sera très perturbé sur tout le réseau français. Seules les lignes Eurostar et Thalys assureront un trafic normal. A la RATP, le trafic sera très réduit à partir de mercredi 14 novembre. Hors la ligne 14, en service, le trafic sur les lignes de métro sera limité à une rame sur dix, quasi nul sur la ligne A du RER, et nul sur la ligne B du RER.

 

Les syndicats. Gagner la bataille de l’opinion publique et préserver les régimes spéciaux de retraites : sur ces deux fronts, les syndicats risquent gros dans les prochains jours. Le succès des grèves du mercredi 14 novembre pourrait bien se transformer en cadeau empoisonné. Que feront-ils de cette éventuelle réussite si le gouvernement, comme il n’a cessé de le répéter, ne change rien à sa réforme des régimes spéciaux de retraite ?

Les étudiants. Plus d’une cinquantaine d’assemblées générales étudiantes sont organisées cette semaine. Partisans et opposants du blocage invectivent les uns les autres. A Nanterre les CRS sont intervenus pour déloger ceux qui occupent les locaux universitaires. Sur les conséquences de la loi Pécresse, les étudiants débattent. Quelles suites donneront-ils à leur lutte ? Rejoindre les syndicats de travailleurs et sortir du cadre universitaire ou centrer leur action sur le retrait de la loi Liberté et responsabilité des universités ?

Le président de la République. C’est “son” programme, ce sera donc “son” conflit, et, espère-t-il, “sa” victoire. En répétant qu’il “tiendrait”, le président de la République a fait le choix de se placer en première ligne à l’approche d’une période à risques sur le plan social. Face aux risques d’une coagulation des mécontentements, Nicolas Sarkozy choisit l’offensive en opposant la légitimité de son élection et la durée de son mandat aux revendications des syndicats.

Le premier ministre. Débordé depuis des semaines par Nicolas Sarkozy, dans les médias et sur le terrain politique et diplomatique, le premier ministre a choisi de revenir sur le devant de la scène alors que le gouvernement s’apprête à affronter une véritable tempête sociale. Cette fois, François Fillon n’entend pas se laisser complètement éclipser. Cette semaine de tensions sociales lui offre une occasion unique de se créer enfin une identité politique propre.

Le Parti socialiste. Pas opposé au principe d’une réforme des régimes spéciaux de retraite et favorable à l’autonomie des universités, le Parti socialiste concentre ses critiques sur la méthode utilisée par le gouvernement, accusé de “rechercher délibérément l’épreuve de force pour donner le change face à son incapacité à résoudre les problèmes de la vie quotidienne”.

L’UMP. Pour Jean-François Copé, président du groupe UMP de l’Assemblée nationale, “l’esprit de responsabilité” doit prévaloir“par rapport à l’exercice du droit de grève”. Concernant les régimes spéciaux, “nous sommes déterminés, sans être fermés au dialogue”, assure-t-il.

Opinion. Selon un sondage BVA publié mardi 13 novembre, une majorité de Français – 55 % contre 44 % – jugent injustifié le mouvement de grève lancé contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Mais c’est la protestation étudiante qui recueille le plus l’assentiment des sondés : 49 % (et 79 % des sympathisants de la gauche), tandis que 38 % soutiennent l’Elysée et Matignon sur ce dossier. Plus largement, 49 % des personnes interrogées considèrent que la politique économique menée par le gouvernement est plutôt ou très mauvaise.

La réforme. Passage en revue de quelques régimes spéciaux, de la Comédie-Française aux parlementaires. Quels avantages offrent-ils ? Le régime des retraites à la SNCF est un héritage des premières compagnies de chemins de fer qui, dès 1850, ont mis en place pour leur personnel des caisses de retraite. Il s’agissait de compenser les contraintes du service, la pénibilité, et surtout de fidéliser un personnel ouvrier très qualifié dans un contexte alors très concurrentiel.

Lemonde.fr

13/11/2007 - 13:22h SNCF: les cheminots ont-ils la vie duraille?

Les cheminots sont-ils des privilégiés? A la veille de la grève, Rue89 a demandé à trois d’entre eux de raconter leur métier.


Aux ateliers SNCF de Noisy-le-Sec (Meyer/Tendance floue).

Conditions de travail, sens du service public, “esprit cheminot”: David Gobé, de Lille, Bruno Picque, de Boulogne, et Daniel Tourlan, de Marseille, se sont livrés à Rue89. Tous trois syndiqués CGT, ils décrivent leur quotidien et expliquent les raisons de leur mobilisation contre le projet de réforme de leur régime spécial.

Les débuts

Aucun de nos trois témoins n’est issu d’une famille de cheminots. Après sa terminale, Bruno Picque, a choisi de rejoindre la SNCF. C’était en 1972:

“Les trains, comme tous les gosses de l’époque, ça m’a fait rêver. A 17 ans, j’y suis allé. C’est vrai, ce n’était pas une vocation, mais ça l’est devenu. J’aimais mon travail, mais plus maintenant. Le service public que j’ai connu -on aurait tout fait pour satisfaire les usagers- n’existe plus.”

Selon ce quinquagénaire, la SNCF est désormais là “pour faire du fric”.

A 33 ans, David Gobé fait partie, lui, de la génération qui a d’abord goûté au privé avant de se dire que “la sécurité de l’emploi, c’était mieux”. Après avoir travaillé dans le BTP et en grande surface, l’agent de réserve a rejoint la SNCF en 1997, pour “partir à la retraite à 55 ans, et avoir un travail peut-être moins bien payé, mais stable”.

Depuis 1979, Daniel Tourlan contrôle les passagers dans les trains. A peine majeur, il fait son entrée “par accident” chez les cheminots. S’il n’est pas issu “du sérail, des familles de cheminots”, le Marseillais fait depuis vingt-huit ans partie de ces hommes qui dorment trois jours par semaine loin de leur famille.

“C’était un choix. Je n’ai pas beaucoup vu mes enfants”, confie-t-il. Ils sont grands, désormais, les enfants de ce quadragénaire, qui a vu les conditions de travail des cheminots s’améliorer :

“Quand je suis arrivé, le Code du travail ne voulait rien dire à la SNCF. Depuis, les repos de rattrapage ont été instaurés.”

Le métier

Cheminot, ce n’est pas que conducteur de train. A la SNCF, plus de 250 métiers existent, dont une trentaine sont consacrés au fret.

David Gobé fait partie de ces 25 000 agents de réserve de la SNCF. Cette dénomination recouvre une foultitude d’activités: tirer un wagon, aiguiller, enrayer… Les agents de réserve servent de renforts: d’un jour à l’autre, leur activité change, leurs horaires se modulent selon les besoins: “Ici, on ne sait pas quarante-huit heures à l’avance ce qu’on va faire. On a des compensations financières.”

Sa journée type, David Gobé la passe au triage. Un peu comme à la Poste, sauf qu’il s’agit de wagons. Les détacher les uns des autres, les faire reculer sur une bosse, les laisser redescendre sur une pente depuis laquelle ils sont freinés par des sabots. Comme dans le tri postal, sauf que c’est plus lourd: la barre d’attelage peut peser jusqu’à 20 kilos.

David est dit “sédentaire”. Parfois, son grade le lui permet, il effectue des saisies pour savoir où vont ses wagons. Il peut également être affecté à toute sorte de d’activités administratives.

Gare de Marquise, dans le Pas-de-Calais. Bruno Picque aiguille les trains. Il s’occupe de contrôler les départs et les arrivées, les “incidents ou accidents”, les caténaires (ces câbles électriques qui alimentent les motrices)… Travaillant en “deux huit”, Bruno Picque commence parfois à 5h35 ou à 16h35, et alterne jours de travail et relâche:

“Le décalage horaire est pénible mais le stress, la fatigue sont surtout causés par la responsabilité. Le cheminot est responsable de son train.”

L’homme seul face à la machine: cet argument revient souvent. Contrôleur, Daniel Tourlan, tient le même discours sur la responsabilité :

Dans un TGV double rame, il y a 500 passagers. Si elle est doublée, vous avez 1 000 passagers. 1 000 à faire en trois heures! C’est impossible! Mais vous le faites parce que vous êtes le seul responsable de votre train.”

Souvent raillés, ces propos sur la responsabilité sont souvent affaire d’honneur pour les cheminots. Selon eux, quoi qu’il arrive ils répondent présents. Ce qui rend la réforme prévue par le gouvernement encore plus difficile à accepter. Daniel Tourlan fulmine :

“On nous impose la double peine: gagner moins que les autres, partir en même temps que les autres. Et on a plus de responsabilités que les autres.”

Le salaire

David Goubé, dix ans à la SNCF:

“1 400 euros nets. Deux enfants. Ma femme est dans l’Education nationale. Elle fera grève le 20 novembre contre les suppressions d’emploi.”

Bruno Picque, trente-cinq ans à la SNCF:

“1 900 euros bruts par mois. Ne m’appelez pas nanti.”

Daniel Tourlan, vingt-huit ans à la SNCF:

“1 700 euros. Je ne suis pas au salaire du Président. Il gagne quinze fois plus que moi.”

19/10/2007 - 12:59h Un dossier sur les retraites fait par Le Monde

  Les conditions de départ à la retraite Des régimes déficitaires Des régimes en mal de cotisants Un nouveau contexte
  Un conducteur de train attend des informations en gare de Strasbourg. | AFP/OLIVIER MORIN

AFP/OLIVIER MORIN

Un conducteur de train attend des informations en gare de Strasbourg.

Qui en bénéficie?

Les régimes spéciaux concernent en France 1,6 million de personnes, dont 500 000 cotisants et 1,1 million de retraités. La SNCF, la RATP et EDF-GDF représentent 360 000 actifs et 500 000 pensionnés.

Il existe au total une quinzaine de régimes spéciaux, tels que ceux des marins, des cultes et congrégations, des clercs et employés de notaire, de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, de l’Assemblée nationale et du Sénat, du Port autonome de Bordeaux, des personnels de l’Opéra national de Paris ou de la Comédie-Française.

Combien coûtent-ils ?

Les régimes spéciaux représentent 6 % du montant total des pensions versées chaque année.
Ils sont pour la plupart déficitaires. L’Etat (et non le régime général) doit débourser près de 5 milliards d’euros par an pour les équilibrer. En l’absence de subventions publiques ou de taxes affectées, des taux de cotisations employeurs élevés permettent l’équilibre de ces régimes.

Quel est leur origine ?

Les régimes spéciaux ont été créés pour compenser la pénibilité ou la dangerosité de certains métiers. Ils permettent également de s’adapter aux spécificités de certaines professions.

Le régime spécial de retraite des personnels de l’Opéra national de Paris a été créé en 1698 par Louis XIV. Celui des marins du commerce et de la pêche, en 1709. D’autres ont été mis en place au XIXe siècle : celui de la Banque de France (1806), de la Comédie-Française (1812), des fonctionnaires civils (1853), des chemins de fer (1855) ou des mines (1894).

Lors de la création du régime général de sécurité sociale en 1945, les bénéficiaires de ces régimes choisissent de les conserver car ils sont plus avantageux et davantage adaptés à la spécificité de leur métier. L’ordonnance du 4 octobre 1945 pose le principe du maintien d’un certain nombre de régimes spéciaux, dont la liste figure au décret du 8 juin 1946.

19/10/2007 - 11:43h França: Greve pára transporte

Correio Braziliense

Paralisação recorde deixa principais cidades sem metrô, ônibus e trens. Objetivo é forçar o presidente a desistir de eliminar o regime de aposentadoria especial de algumas categorias


Napoleão Sabóia
Correspondente Paris — Deslanchada na noite de quarta-feira, com interrupções pontuais na circulação de trens, ônibus e metrô, a greve geral dos transportes coletivos promovida na França por todas as centrais sindicais atingiu ontem seu ponto culminante. A taxa de adesão à greve bateu recorde nos transportes, com mais de 75% dos motoristas de trens cruzando os braços, de acordo com a diretoria da SNCF (a companhia estatal que administra a rede ferroviária francesa).

Em Paris e nas demais grandes cidades franceses, ocorreram mais de 60 manifestações contra a reforma nos regimes especiais de aposentadoria, na qual se incluem certas categorias de funcionários, como os dos transportes, do gás e da energia elétrica, além da Opéra de Paris, Commedie Française, e dos cartórios. A mudança sugerida pelo governo prevê que as categorias se igualem aos empregados dos setores público e privado e sejam submetidas a um prazo de 40 anos de contribuição. Hoje, são 37,5 anos.

Além do tempo de contribuição menor, os trabalhadores dos transportes, gás e energia também contam com outros benefícios pela execução de tarefas “atípicas e penosas”. Mas essa noção é tida como superada, pois as velhas locomotivas movidas a óleo diesel e carvão foram aposentadas. “O que se deseja com a reforma é colocar o conjunto dos assalariados franceses num plano de igualdade, conforme o princípio da eqüidade em relação ao gozo dos direitos de aposentadoria”, explicou o ministro do Trabalho, Xavier Bertrand.

Na capital, segundo a Confederação Geral dos Trabalhadores (CGT), cerca de 25 mil pessoas foram às ruas para criticar a reforma. “O movimento é forte, com uma alta porcentagem de grevistas. O governo precisa levar isso em conta”, afirmou o secretário-geral do movimento Force Ouvrière (Força Operária), Jean-Claude Mailly. Em um fato excepcional, oito sindicatos dos transportes, seis sindicatos da RATP (a rede do metrô parisiense) e as cinco federações da Energia convocaram a greve.

Rotina alterada
Mesmo com o anúncio antecipado do movimento, muita gente ficou na mão e não conseguiu chegar ao trabalho. Os parisienses saíram mais cedo de casa e deram um grande lucro ao sistema Vélib, de aluguel de bicicletas a preços módicos. Quem não costumava usar carro durante a semana teve de tirar o automóvel da garagem. Somente 46 TGV (trens de alta velocidade) circulavam na rede ferroviária nacional ontem. Em tempos normais, são cerca de 700. Na capital, apenas uma linha de metrô permaneceu ativa.

As paralisações devem continuar hoje. A reforma do sistema de aposentadorias especiais idealizada por Sarkozy envolve 500 mil funcionários e 1,1 milhão de aposentados. Para o governo, essa decisão é essencial no sentido de salvar o sistema previdenciário.


O que se deseja com a reforma é colocar o conjunto dos assalariados franceses num plano de igualdade

Xavier Bertrand, ministro do Trabalho francês


O número



O francês Nicolas Sarkozy promete uma revolução nas leis trabalhistas

  • O chefe de Estado francês ressaltou que a equiparação desses regimes às regras de previdência do funcionalismo público — que, por sua vez, se ajustaram às do setor privado — é uma questão de igualdade, depois de os governos que fizeram as reformas da Previdência em 1993 e 2003 evitaram tocar nesse assunto.
  • O governo calcula que terá de gastar neste ano quase 5 bilhões de euros com os regimes especiais de aposentadoria. A situação vai piorar por razão demográfica.
  • Sarkozy considera a lei aprovada pelo antigo governo de esquerda, que instituiu o limite das 35 horas semanais de trabalho, um erro. Ele promete dar às empresas mais flexibilidade nas leis trabalhistas e espaço à negociação com empregados.
  • Segundo o presidente, todos os subsídios sociais serão revisados para encorajar os beneficiados a buscar trabalho


  • O primeiro-ministro da França, François Fillon, fará sua primeira visita oficial ao Brasil no dia 7 de dezembro. Segundo o Correio apurou, ele se reunirá com o presidente Lula no Palácio do Planalto e, em seguida, será homenageado com um almoço no Itamaraty. Depois de Brasília, Fillon deve ir a São Paulo, onde terá encontros empresariais. No dia 10 de dezembro, o premiê francês estará em Buenos Aires para a cerimônia de posse do novo presidente argentino.Entre os assuntos na agenda de Fillon em Brasília, destaque para a cooperação tecnológica bilateral. Segundo um diplomata brasileiro, a empresa francesa Areva está “no topo da fila” para construir a central nuclear de Angra III, no estado do Rio de Janeiro. Pesa a favor da França o fato de as centrais Angra I e II terem sido construídas pelo grupo Siemens, cuja filial de energia atômica hoje pertence à Areva. Serão discutidos ainda temas ligados à cooperação militar e à espinhosa gestão da fronteira entre o Brasil e a Guiana Francesa — incluindo o projeto, que se arrasta há quase 10 anos, de construção de uma ponte sobre o Rio Oiapoque, ligando o estado do Amapá à Guiana Francesa.

    Fillon também deve reiterar junto a Lula o pedido, já formulado pelo presidente francês, Nicolas Sarkozy, para que o Brasil ajude a conseguir a libertação da senadora franco-colombiana Ingrid Betancourt, mantida refém pelas Forças Armadas Revolucionárias da Colômbia (Farc) desde 2002. Há quatro anos, uma operação fracassada dos serviços secretos franceses para libertar Betancourt a partir do território brasileiro causou um mal-estar diplomático entre Paris e Brasília.

    Cultura
    A visita de Fillon também terá uma dimensão cultural, já que o governo brasileiro está preparando o Ano da França no Brasil, em 2009 — nos moldes do Ano do Brasil na França, em 2005, que divulgou em todo o país, durante meses, diversos aspectos da cultura brasileira, com exposições, música, cinema. A realização dos eventos ficou acertada ainda durante o mandato de Jacques Chirac, antecessor de Sarkozy na Presidência.

    O primeiro-ministro francês é considerado um integrante da ala social do União por um Movimento Popular (UMP), partido conservador governista. Ex-senador e assessor político de Sarkozy, Fillon defendeu a reforma previdenciária no segundo mandato de Chirac.

    Também já foi ministro do Ensino Superior e Tecnologias da Informação no governo de Edouard Balladour, ministro dos Correios e Telecomunicações no governo de Alan Juppé, e ministro dos Assuntos Sociais e Educação Nacional de Jean-Pierre Raffarin.



    Em comunicado oficial, o Palácio do Eliseu, sede da Presidência francesa, anunciou no começo da tarde de ontem a separação do presidente Nicolas Sarkozy e sua mulher, Cecilia. A nota é curta, e ressalta que os dois não farão comentários sobre o caso. Os termos da demanda de divórcio que a primeira-dama apresentou ao juiz da Vara de Familia do Tribunal de Nanterre, na manhã de segunda-feira, foram redigidos há meses pelo jurista Georges Kiejman. Cecilia, que há dois meses não acompanhava o marido em viagens oficiais, foi vista nos últimos dias em lugares chiques de Paris. Almoçou com amigos em restaurantes da moda na Champs Elysées e esteve no ateliê do costureiro que prepara o vestido da festa e noivado de sua filha Jeanne-Marie, 20 anos. Seu antigo amante, o publicitário Robert Attias, desmentiu que estivesse a ponto de reatar a relação.

    19/10/2007 - 10:35h França: Estado de graça chega ao fim

    O artigo de Gilles Lapouge mostra com muita acuidade o grau de descompasso criado pelo novo presidente da França, o direitista Nicolas Sarkozy, com o estado da opinião pública do pais.

    Lamentavelmente, Gilles Lapouge “compra” as justificativas liberais para atacar o sistema de aposentadoria dos funcionários, ignorando que foi a própria direita que aumentou o tempo de serviço para a aposentadoria privada.

    Ou seja depois de ter aumentado de 37 para 40 anos de tempo de serviço a aposentadoria do setor privado, a direita começou a atacar o “privilegio” dos servidores.

    Como Gilles Lapouge “compra” o argumento liberal ele procura em outro lugar o motivo do êxito da greve. O que ele explica é verdadeiro e participa do conjunto da situação política que está levando a um desgaste muito acelerado de Sarkozy, o aspirante bonapartista.


    O Estado de São Paulo

    Estado de graça chega ao fim

    Gilles Lapouge*

    Há dias em que tudo dá errado. E para o presidente Nicolas Sarkozy ontem foi um dia sombrio. De um lado, o projeto de reforma da previdência levou às ruas uma multidão de furiosos. De outro, o Palácio do Eliseu anunciou que Sarkozy e Cécilia estão se divorciando. A greve foi dura: os engarrafamentos tomaram conta das cidades. As ruas formigavam de carros e pedestres.

    A participação foi muito alta. O que surpreende porque o motivo não é digno de consideração. A greve é contra a reforma proposta por Sarkozy para abolir os “regimes especiais” de aposentadoria, que beneficiam os empregados de algumas empresas nacionalizadas desde o fim da 2ª Guerra, permitindo que se aposentem com salário integral depois de 37 anos e meio de contribuição, enquanto para os demais o prazo é de 40 anos.

    Os “regimes especiais” são um anacronismo e uma injustiça. Apesar disso, nenhum governo conseguiu acabar com eles. Há 12 anos, o primeiro-ministro Alain Juppé tentou e acabou derrubado por uma greve que durou dois meses.

    Sarkozy teve coragem de atacá-los. Até os socialistas concordam que é imoral perpetuar essa injustiça. Além disso, a população é hostil aos regimes especiais e desaprova essa greve.

    Os líderes sindicais sabiam disso. Apesar disso, mantiveram a convocação da greve. E, mais estranho ainda, ela teve êxito.

    É preciso buscar a razão em outra parte. Essa greve traduz a letargia dos franceses. Os primeiros meses de Sarkozy foram agradáveis, mas cansativos: a cada dia uma nova idéia. Contradições. Recuos. Meias-verdades. E não se vê melhora. O crescimento é mais lento. O comércio exterior desfalece. O desemprego aumenta. A inflação começa a dar sinais. E a dívida do Estado, já imensa no governo Chirac, ficou astronômica.

    As camadas menos favorecidas estão fartas. Sarkozy beneficiou-se de um “estado de graça”, que acabou. A mídia, que ficou “às suas ordens”, começa a grunhir. E o bizarro governo de Sarkozy, com ministros de direita e socialistas, atira para todo lado. Os ministros brigam entre si. A crise do casal Sarkozy também exaspera.

    Por isso, embora malconcebida e defendendo uma causa indigna, a greve é um sucesso. O que os manifestantes querem mostrar não é só a defesa dos “regimes especiais”. É um basta geral a um governo que fala demais, promete a lua e não consegue muitas estrelas. É nesse sentido que o dia foi memorável. Ele marca o fim do estado de graça e o início da primeira prova de força do poder absoluto de Sarkozy.

    *Gilles Lapouge é correspondente em Paris

    18/10/2007 - 22:30h Face à une forte journée de mobilisation, le gouvernement réaffirme sa détermination

    En France, les 130 manifestations contre la réforme des régimes spéciaux de retraite ont rassemblé, selon la direction générale de la police nationale, 150 000 personnes et 300 000 selon la CGT. | AFP/MEHDI FEDOUACH

    AFP/MEHDI FEDOUACH

    En France, les 130 manifestations contre la réforme des régimes spéciaux de retraite ont rassemblé, selon la direction générale de la police nationale, 150 000 personnes et 300 000 selon la CGT.
    Participation. Les syndicats ont affiché leur force, jeudi 18 octobre, en réussissant à massivement mobiliser les salariés du secteur public à travers toute la France pour marquer leur opposition à la réforme du gouvernement sur les régimes spéciaux de retraite. Cette mobilisation a provoqué de très fortes perturbations qui devraient se prolonger vendredi.

    Dans tout l’Hexagone, plusieurs manifestations ont conforté les dirigeants syndicaux dans l’idée d’un élargissement du conflit. Selon une estimation provisoire de la CGT, 300 000 personnes ont défilé à travers la France, dont 25 000 à Paris. Selon la police, ils étaient 150 000 au niveau national à descendre dans la rue. En fin de journée, de nombreuses assemblées générales, à l’initiative de SUD-Rail et de Force ouvrière, ont voté la poursuite la grève vendredi, décidée aussi par la Fgaac (agents de conduite autonomes). Les autres fédérations de cheminots appelaient à un mouvement de vingt-quatre heures, mais pourraient décider lundi d’une nouvelle mobilisation.

    SNCF et RATP. La SNCF a enregistré un taux record de mobilisation avec 73,5 % de grévistes, contre 67 % au plus fort du conflit de 1995. Conséquence : le trafic a été “très perturbé” sur le réseau national, selon la direction, qui a annoncé en fin d’après-midi un trafic “très perturbé vendredi matin” sur l’ensemble du réseau national avec “un retour à la normale à partir de 16 heures pour les TGV et les Corail au départ ou à l’arrivée de Paris”.

    Idem pour le trafic RATP qui restera“fortement perturbé” vendredi, avec un métro sur trois et des difficultés persistantes sur les lignes A et B du RER, ainsi que celles des bus et du tramway, après un taux de 58 % de grévistes, a annoncé la direction. Autre chiffre significatif, à EDF où la grève a été suivie à 51,9 %. Du côté de la fonction publique, où la CGT, FO et Solidaires avaient appelé à la grève, près de 8 % des fonctionnaires d’Etat ont cessé le travail, dont 20 % à Bercy, mais moins de 10 % des enseignants.

    Réaction du gouvernement. Face à cette mobilisation – la première d’une telle ampleur depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Etat –, le gouvernement a affiché sa détermination à aller jusqu’au bout de sa réforme. Le ministre du travail, Xavier Bertrand, s’est dit dans la matinée “prêt à recevoir” les organisations syndicales “dès la semaine prochaine”, mais le gouvernement, a rappelé son porte-parole Laurent Wauquiez, n’entend “pas céder” sur l’augmentation de la durée de cotisation de 37 ans et demi à 40 ans.

    Position des syndicats. “Oui à une rencontre, mais ce doit être pour de véritables négociations”, a répondu le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, présent à la manifestation parisienne. De son côté, le président de la CFTC, Jacques Voisin, a lui appelé à “sortir par le haut” de la journée d’action de jeudi, en limitant à vingt-quatre heures la grève pour “rouvrir les négociations” avec le gouvernement.

    Alors que les manifestants battaient le pavé, l’Elysée a annoncé en début d’après-midi le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy. Une opération de “com’”, a ironisé Jean-Claude Mailly de FO, tandis que le Parti socialiste se demandait s’il fallait voir une “simple coïncidence” dans le fait que “l’Elysée choisisse ce jour de forte mobilisation sociale pour officialiser l’information”.

    18/10/2007 - 10:38h Les cheminots plus mobilisés que lors du conflit de 1995

    Le Monde

    Les trafics SNCF et RATP sont très perturbés, jeudi matin, au plan national, conformément aux prévisions. | AFP/BERTRAND GUAY

    AFP/BERTRAND GUAY

    12 heures : 73,5 % des cheminots en grève
    A 11 heures, la direction de la SNCF comptabilisait 73,5 % de ses cheminots en grève. En 1995, au plus fort du conflit, ils étaient 67 %.

    11 h 49 : La FSU prévoit voit un “bras de fer” avec le gouvernement

    La grève de jeudi pourrait annoncer d’autres mouvements de grogne sur des thèmes comme l’emploi ou le pouvoir d’achat, prévient la FSU, premier syndicat de la fonction publique d’Etat. Pour son secrétaire général, Gérard Aschieri, cette journée de mobilisation nationale est “un passage obligé” susceptible de déboucher sur un “bras de fer” avec le gouvernement. “Il y a aujourd’hui une accumulation de motifs d’inquiétude et de mécontentement”, a-t-il déclaré sur la chaîne France 24.

    11 h 46 : “Un premier avertissement réussi”, pour Olivier Besancenot

    “Le gouvernement vient déjà de perdre la première manche puisqu’il voulait que les cheminots soient divisés, et ce n’est pas le cas puisque c’est une journée qui est déjà un gros succès”, affirme le porte-parole de la LCR sur Canal +. Pour gagner “la deuxième manche”, il faudrait réussir à reconduire la grève “au moins pour demain” vendredi, estime-t-il.

    11 h 32 : La grève touche aussi l’énergie
    La CGT mines-énergie, syndicat majoritaire à EDF et GDF, assure que la grève est bien suivie dans l’énergie, avec de premiers taux de grévistes autour de 80 % et une baisse de la production d’électricité de 10 000 mégawatts dans la matinée. “Il est trop tôt pour savoir si cela entraînera des délestages ou de l’importation [d'électricité], d’autant plus que le réseau est moins sollicité avec la grève dans les transports”, a indiqué Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération syndicale. L’électricité a été coupée jeudi matin à La Lanterne, résidence secondaire du président Nicolas Sarkozy à Versailles.

    11 h 25 : Entre 7 % et 15 % de grévistes à La Poste
    La grève à La Poste était suivie jeudi matin par 7 % des postiers selon un premier décompte de la direction, tandis que SUD-PTT parle de 15 % de grévistes. Selon la direction de La Poste, la grève n’a que très peu de conséquences sur la distribution, “ici ou là”. “La Poste a mis tout en œuvre pour assurer l’accueil de ses clients et la continuité de service, que ce soit dans les domaines du courrier, du colis et de la Banque postale”, précise la direction. Pour Régis Blanchot (SUD-PTT), il n’y a effectivement “pas beaucoup de perturbation, à part sur la distribution du courrier à Paris, où 30 % des facteurs sont en grève”.

    10 h 35 : Xavier Bertrand “prêt à recevoir” les syndicats la semaine prochaine
    Le ministre du travail, Xavier Bertrand, est “prêt à recevoir” les organisations syndicales sur la réforme des régimes spéciaux de retraite “dès la semaine prochaine”, a-t-il indiqué jeudi à l’AFP. “La CGT souhaite que je la reçoive à nouveau, ce sera fait dès la semaine prochaine”, a déclaré le ministre interrogé par l’AFP, à la suite de la demande du secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste.“D’autres organisations syndicales ont demandé à me rencontrer à leur tour, je les recevrai également la semaine prochaine à des dates que nous fixerons pour chacune d’entre elles”, a ajouté M. Bertrand. “Certaines organisations m’ont déjà transmis des documents détaillés avec des propositions, je peux vous dire que je les étudie complètement d’ici le prochain rendez-vous, que j’aurai avec elles la semaine prochaine”, a poursuivi le ministre.

    10 h 34 : Le succès de Vélib à Paris
    Le système de vélo en libre service Vélib à Paris avait enregistré, jeudi à 9 heures 27 000 utilisations, soit près du double des 14 000 utilisations en temps habituel à cette heure, a-t-on appris auprès de la mairie de la capitale. “C’est quasiment le double d’un jour normal” ajoute-t-on à propos de l’utilisation des Vélib en ce jour de grève des transports parisiens. “Cela fonctionne pas mal”, a-t-on indiqué de même source. Des “mesures spécifiques” de renforcement des effectifs de maintenance ont été prises pour cette journée de grève.

    9 h 30 : La CGT-Cheminots attend un message du gouvernement
    Le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste, a déclaré que les “cheminots en grève aujourd’hui attendent que le gouvernement leur envoie des messages”, ajoutant qu’il en tiendrait compte pour la suite du mouvement. “Les cheminots en grève attendent que le gouvernement leur envoie des messages, leur fasse des annonces, comme la direction de l’entreprise”, a déclaré M. Le Reste, sur i-Télé. Le secrétaire général a ajouté qu’il “apprécierait dans la journée” quelle est leur attitude pour décider éventuellement de la suite à donner au mouvement.

    9 h 25 : “Un affiche politique”, pour le secrétaire général-FO des cheminots
    La fédération FO des cheminots met en garde le gouvernement sur le risque qu’il court de provoquer un conflit dur à la SNCF pour obtenir un “affichage politique” sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.“Le gouvernement ne veut pas négocier sur des principes qu’il a déclarés non négociables, sur l’essentiel”, c’est-à-dire le passage de 37,5 ans à 40 ans de cotisations, déplore son secrétaire général, Rémy Aufrère.“Est-ce que c’est pour des raisons financières ou politiques qu’on veut casser le régime général des cheminots et d’autres régimes spéciaux ?”, ajoute-t-il dans un entretien téléphonique avec Reuters.

    9 h 02 : On n’a pas créé les conditions du dialogue, dit Bernard Thibault
    Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a justifié la grève sur France Inter. “Ceux qui ont décidé d’avoir recours à la grève n’ont pas eu d’autre choix parce qu’on n’a pas créé les conditions du dialogue, de la négociation, pour définir ce qui devait être fait pour l’avenir de leurs retraites”, a-t-il déclaré. “On s’est entendu dire il y a quelques semaines par le premier ministre : ‘la réforme est bouclée’. On s’est entendu dire quelques jours après par le président de la République : Je demande au ministre du travail d’arrêter la réforme en quinze jours’”, a-t-il poursuivi. “On ne peut pas modifier des pans importants du contrat de travail, on ne peut pas décréter que les retraites diminueront de 20 à 25 % de manière unilatérale”.

    8 h 52 : On est très déterminés”, indique Laurent Wauquiez
    “Notre état d’esprit, c’est de dire : on est là pour écouter derrière la grève les craintes et les inquiétudes qui s’expriment et d’essayer d’y répondre”, a dit Laurent Wauquiez, le porte-parole du gouvernement, sur France Info. Mais l’augmentation de la durée de cotisation “c’est quelque chose sur lequel on ne peut pas céder”, a-t-il dit. “On est très déterminés sur le fait que passer de 37,5 ans à 40 ans de durée de cotisation, ce qu’ont fait comme effort les gens du public et du privé, c’est quelque chose sur lequel on ne peut pas céder”, a-t-il ajouté. “On n’est pas là pour stigmatiser, on n’est pas là pour dire vous êtes des nantis’, on essaye juste de direessayons ensemble d’assurer la pérennité du financement des retraites’”, a-t-il ajouté à l’adresse des grévistes. Laurent Wauquiez a rappelé que le système de service minimum, voté cet été, n’entrerait en vigueur qu’à partir du 1er janvier 2008. C’est vrai que sur un jour comme celui-là on aurait bien aimé qu’il soit là, mais pour l’instant il n’est pas encore appliqué”, a expliqué le porte-parole du gouvernement.

    8 h 30 : Olivier Besancenot veut prolonger la grève

    Olivier Besancenot, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), espère que le mouvement contre la réforme des régimes spéciaux de retraite durera plus de 24 heures. “Nos militants de la LCR poussent à ce que la grève soit reconduite demain matin, c’est ce qu’ils vont proposer aux autres salariés, ils ne sont pas les seuls et c’est tant mieux”, a-t-il déclaré, jeudi matin, sur Canal +.

    8 h 28 : François Hollande demande au gouvernement de rouvrir le cadre global

    Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a souligné l’ampleur de la mobilisation à l’occasion de la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, faisant remarquer que le mouvement était “soutenu par toutes les organisations syndicales”. “Je dis au gouvernement de rouvrir le cadre global qui doit permettre les discussions entreprise par entreprise”, a déclaré M. Hollande sur RTL. “Il n’y a pas eu véritablement négociation. Le cadre a été fixé, l’alignement [des régimes spéciaux] décidé, mais il n’y pas eu prise en compte de la pénibilité”, a-t-il expliqué. “La réforme des régimes est nécessaire, mais pour être réussie, elle doit respecter deux principes : le premier, celui de la négociation à partir d’un cadre global, ensuite le critère de la pénibilité qui doit être le fondement de la durée de cotisation”, a-t-il ajouté.

    7 h 56 : trafic SNCF nul en PACA
    Le trafic SNCF était quasiment à l’arrêt dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Selon la direction régionale de la SNCF, aucun des 500 trains express régionaux (TER) ne circulait. Le trafic était également totalement nul sur les trains grandes lignes. Seuls deux TGV à destination de Paris ont été maintenus. La SNCF a mis en place un dispositif d’environ 200 cars pour desservir les principales villes de la région. A Marseille, les transports en commun fonctionnaient en revanche normalement.

    7 h 45 : Le trafic toujours “très fortement perturbé” à la RATP
    Aucun train ne fonctionne sur les RER A et B, et aucun tramway, a indiqué la direction de la RATP vers 7 h 30.
    Deux métros sur trois circulaient sur la ligne 1, 35 % du service était assuré sur les lignes 2 et 4, 20 % sur la ligne 6, et moins d’une rame sur six sur les lignes 5, 8 et 9. La ligne 14, automatique, fonctionnait normalement.

    7 h 20 : trafic peu perturbé à Lyon
    Le trafic du métro et des trois lignes de tramway à Lyon était presque normal tandis que la circulation des bus était plus perturbée, indiquent les Transports en commun lyonnais (TCL). Les lignes A et B du métro fonctionnaient à 71 %, tandis que 100 % des rames des lignes C et D, cette dernière étant automatique, circulait. Du côté des tramways, le service de la ligne T1 était limité pour une durée indéterminée entre Charpennes et son terminus, l’IUT Feyssine, non à cause de la grève mais d’un incident technique, précisaient les TCL. La ligne T2 était quant à elle assurée à 81 % et la ligne T3 fonctionnait normalement. Le funiculaire reliant Saint-Jean à la basilique de Fourvière était totalement arrêté, tandis que celui entre Saint-Jean et Saint-Just fonctionnait normalement. Enfin, du côté des bus, les TCL annonçaient un trafic assuré à 65 % en moyenne. Sur certains trajets, aucun bus ne circulait jeudi matin, tandis que sur d’autres, le trafic était normal ou très peu perturbé.

    7 h 00 : “Situation normale” à Orly et Roissy
    La situation était “tout à fait normale” jeudi matin dans les aéroports d’Orly et de Roissy, a-t-on appris auprès de la direction générale de l’aviation civile (DGAC) qui n’enregistre ni retard de vols, ni gréviste parmi les contrôleurs aériens.
    La DGAC a confirmé à l’AFP que certains vols ont été annulés préventivement afin d’anticiper les conséquences de la grève. La DGAC avait estimé, en début de semaine, qu’il pourrait y avoir des perturbations en début de journée notamment à Orly.

    6 h 45 : Trafic RATP “très fortement perturbé”
    Vers 6 h 30, les lignes A et B du RER n’avaient “pas encore démarré”. Leur trafic devait être “quasi nul” dans la journée. Les interconnexions sont suspendues à Nanterre-Préfecture et gare du Nord.
    Un métro sur deux circulait sur la ligne 1, 35 % du service était assuré sur les lignes 2 et 4, 20 % sur la ligne 6, et 10 % sur les lignes 8 et 9. La ligne 14, automatique, fonctionnait normalement.
    Les autres lignes n’avaient “pas encore démarré”, les “prises de service des agents pouvant se faire jsuqu’à 7 h 30″, a précisé la RATP. Seuls “quelques trains” devaient circuler au cours de la journée.
    10 à 15% des bus et tramways étaient en circulation.

    6 h 30 : Trafic normal pour le métro toulousain, légers retards pour les autobus
    Le trafic était normal, jeudi matin, pour le métro automatique de Toulouse, et de légers retards étaient constatés à 6 heures pour la circulation des autobus, a indiqué Tisséo, la société gérant les transports. Aucun des deux dépôts de la ville n’était bloqué et “tous les bus sortent”, a-t-on ajouté auprès du service communication de Tisséo. Certains grévistes distribuent des tracts, ce qui retarde d’une vingtaine de minutes le départ des autobus vers Toulouse et son agglomération.
    Les deux lignes du métro automatique, de type Val, desservent normalement la ville de Toulouse sur des axes est-ouest et nord-sud.

    6 h 15 : “Apparition de quelques petits bouchons”
    La circulation routière sur les grands axes d’Ile-de-France était relativement dense, jeudi à 6 heures du matin, avec l’“apparition de quelques petits bouchons” inexistants d’ordinaire à une telle heure, a-t-on appris auprès du Centre national d’information routière (CNIR).
    Le trafic est dense mais dans l’ensemble fluide en Ile-de-France, a-t-on indiqué de même source, en observant toutefois “l’apparition de quelques petits bouchons de 3/4 kms à des endroits où d’ordinaire il n’en existe pas à pareille heure : ainsi à hauteur de Lisses (Essonne) sur l’A6, de Brie sur l’A4 (Seine-et-Marne) et de Romainville (Seine-Saint-Denis) sur l’A3″.
    En province la situation était normale, sans difficulté notable ou toutefois inhabituelle.
    Le CNIR n’était pas en mesure de faire un pronostic quant à l’évolution de la circulation en région parisienne en début de matinée, ignorant les comportements d’anticipation des Franciliens face à ce mouvement social.

    6 h 00 : trafic SNCF “très perturbé”
    Le trafic SNCF au plan national était déjà “très perturbé” jeudi matin, à 6 heures, conformément aux prévisions annoncées, en raison de la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite à l’appel des huit syndicats de cheminots, a indiqué l’entreprise.
    La SNCF a prévu que seulement 46 TGV sur environ 700 en temps normal circulent sur le réseau national, entre Paris et la province, dont aucun au départ ou en provenance de Paris-Nord.
    Huit Eurostar (Paris-Londres) sur 10, et 6 Thalys (Paris-Bruxelles, Paris-Amsterdam, Paris-Cologne) sur 10 sont assurés.
    Le trafic TER est très perturbé dans toutes les régions SNCF. Des transports de substitution par bus sont proposés sur certaines lignes, de sorte que plus de 1 800 circulations (train et bus) seront assurées dans la journée.
    Seuls dix trains Corail (grandes lignes hors TGV) doivent circuler jeudi.
    Certains trains Transiliens et RER sont assurés en Ile-de-France mais sur des tronçons réduits, notamment aux heures de pointe, le matin avant 10 heures et en fin d’après-midi, à partir de 16 heures. Aucun train ne circulera entre Paris et l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

    04/10/2007 - 17:24h France: Grève de tous les syndicats de la SNCF, 1ère fois depuis 1995

    L’appel à la grève à la SNCF pour la défense des régimes spéciaux de retraite sera très suivi le 18 octobre. Les derniers syndicats qui manquaient à l’appel viennent de s’y ajouter.

    Après l’hésitation, le front commun TGV en gare de Lille|© Sion Touhig/Corbis/Sion Touhig

    TGV en gare de Lille

    © Sion Touhig/Corbis/Sion Touhig

    La Fgaac, fédération autonome des conducteurs de la SNCF et l’Unsa, viennent de se joindre à la grève du 18 octobre pour la défense des régimes spéciaux de retraite.

    Tous les syndicats de cheminots y participeront, pour la première fois depuis 1995.
    Pourtant, jusqu’ici la Fgaac et l’Unsa hésitaient. “Nous ne voulons pas réagir au premier chiffon rouge agité par le gouvernement”, disait Bruno Duchemin (Fgaac), qui veut d’abord connaître le dossier “à fond”.

    Les raisons de la grève
    La CGT, FO, la CFTC, Sud Rail, la CFE-CGC, la CFDT et maintenant la Fgaac (agents de conduite, autonomes),défendront ce jour-là le régime spécial de retraite qui leur réserve des avantages et que le gouvernement veut supprimer. Ils se battent aussi le fret ferroviaire et l’emploi de l’entreprise publique.

    Par La rédaction du Post ,

    18/09/2007 - 18:17h França: Sindicatos e oposição denunciam regressão social de Sarkozy

    Syndicats et opposition ont dénoncé, sur le fond comme sur la forme, le discours de politique sociale du chef de l’Etat.

    Le Monde


    A l’issue de la déclaration de politique sociale de Nicolas Sarkozy, prononcée mardi 18 septembre au Sénat, syndicats et membres de l’opposition ont critiqué, tant sur le fond que sur la forme, plusieurs des mesures annoncées par le chef de l’Etat. C’est un discours “fourre-tout”, selon le député PS Jean-Marie Le Guen, et “un peu surréaliste en terme de balayage”, selon Bernard Van Craeynest (CFE-CGC).

    Il va “falloir penser à la mobilisation des salariés si on veut changer cette politique sociale”, a jugé le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault.“Je ne suis pas satisfait. C’est un discours totalement déséquilibré, entre ce qui relève de la responsabilité des employeurs, totalement exonérés aujourd’hui, et les efforts que l’on demande aux salariés de notre pays”, a-t-il poursuivi.

    “HORS-D’ŒUVRE POUR UNE DÉGRADATION GÉNÉRALISÉE”

    “Derrière les régimes spéciaux, il y a le problème de ce que sera la future réforme de 2008. Ma thèse c’est que la remise en cause des régimes spéciaux (…) est une sorte d’entrée en matière, de hors-d’œuvre pour une dégradation généralisée des retraites ensuite”, a estimé, pour sa part, Gérard Aschieri (FSU). Qualifiant de “supercherie” l’idée qu’une réforme “pourrait revaloriser les petites retraites”, il a estimé que le discours du président sur la solidarité ne laissait que trop peu de place “à la répartition et la redistribution des richesses”.

    Bernard Van Craeynest a pour sa part regretté, sur France Info, que Nicolas Sarkozy ait balayé de nombreux dossiers de façon “un peu surréaliste”. Il a également fustigé un calendrier trop rapide à son goût : “Quand il demande à Xavier Bertrand de mener une négociation (…) dans les quinze jours, je sais que M. Bertrand ne dort pas beaucoup, c’est mon cas également, mais quand même…”

    Un souci partagé par François Chérèque (CFDT) : “Le calendrier qui nous est imposé est impossible à tenir (…). On ne fait pas cinq réformes sociales en France en même temps, et à vouloir trop faire trop vite on va bâcler le travail”, a-t-il affirmé, tout en se disant prêt “à réfléchir et à s’engager” sur certains sujets, comme l’harmonisation des systèmes de retraites. FO note néanmoins que M. Sarkozy “n’a pas évoqué de décret ou de calendrier fermé” pour les régimes spéciaux.

    “CATALOGUE DE REVENDICATIONS DU MEDEF”

    Au Parti socialiste, le député de Paris Jean-Marie Le Guen a jugé que la réforme des régimes spéciaux préparée par le gouvernement entraînerait “un travail toujours plus intensif, plus précaire, plus dépendant de la volonté patronale et pour toute contrepartie une simple invocation à la négociation sur les salaires”. Sur la santé, domaine dont il a la charge au sein du groupe PS, M. Le Guen a estimé que les propos de M. Sarkozy “laissent percevoir des reculs de la protection sociale bien plus importants que les franchises aujourd’hui annoncées”.

    “A mon avis, c’est la première fois, quand même, qu’est repris par le président de la République le catalogue de revendications du Medef”, s’est moqué Henri Emmanuelli, soulignant la volonté du gouvernement de “passer à la négociation entreprise par entreprise, qui est la vieille demande du Medef”. Enfin, le sénateur de l’Essonne, Jean-Luc Mélenchon, a vu un “discours de confrontation sociale” qui “s’attaque frontalement” à “l’Etat social dans notre pays”.

    Une dizaine de formations de gauche, réunies sous le nom de “Ripostes”, doivent se rencontrer, mardi après-midi, au siège du Parti communiste, afin de préparer une réponse commune à la politique du gouvernement. Crée en 2006, le collectif ne réunira cependant aucun chef de parti.

    18/09/2007 - 18:12h Os patrões franceses entusiasmados com o discurso de Sarkozy

    Le Medef salue “un discours fondateur”
    Contrairement aux syndicats de salariés, les organisations patronales ont bien accueilli le discours de Nicolas Sarkozy. Ainsi Laurence Parisot, présidente du Medef, qui n’a pas hésité à le qualifier de “discours fondateur” qui préfigure une “nouvelle architecture sociale”. “Il a, avec beaucoup de vérité, beaucoup de maturité, abordé tous les thèmes sociaux importants“, a-t-elle estimé, se félicitant une fois de plus que l’entreprise soit “au cœur de tout projet de société”.

    La Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CPGME) “approuve le discours de vérité du président de la République sur la nécessité de remettre travail et emploi au cœur des politiques sociales”. “La stratégie du partage du temps de travail était une erreur, il est bon que cette page se tourne”, s’est réjouie la CGPME. Elle s’inquiète en revanche de la “suppression annoncée des marges arrière” qui doit, selon elle, “pour ne pas pénaliser les PME fournisseurs de la grande distribution, s’accompagner d’une véritable réflexion sur les modalités de paiement actuelles”. – (Le Monde Avec AFP.)

    18/09/2007 - 18:00h Sarkozy se lanza a redefinir el ‘insostenible’ Estado social francés

    El presidente francés lo ha calificado de “insostenible financieramente” y propone medidas como la supresión de la jubilación anticipada y la ampliación de la jornada laboral de 35 horas

     

    Nicolas Sarkozy plantea un paquete de medidas que reforman el estado de bienestar francés.

    Ampliar

    Nicolas Sarkozy,

    durante la presentación de las medidas que reformarán el estado de bienestar francés

    REUTERS

    El País

    El presidente francés, Nicolas Sarkozy, ha propuesto hoy en el Senado un paquete de medidas para sanear el sistema de bienestar francés que ha calificado de “insostenible financieramente”. El nuevo “contrato social”, que Sarkozy ha definido como “profundamente renovador y diferente”, incluirá medidas como la supresión de la jubilación antes de los 65 años, la ampliación de la jornada laboral de 35 horas y la modificación y agilización de las fórmulas de ruptura de contratos de trabajo, según publica la versión digital del diario Le Monde.

    “Hay tres certezas: el sistema no es sostenible financieramente, desmotiva al trabajador (…) y no asegura la igualdad de oportunidades”, ha afirmado el líder francés. “El trabajo, el mérito y la igualdad de oportunidades”, son, según Sarkozy, los fundamentos del nuevo “contrato” con el que intentará modificar una organización social francesa que produce “más injusticias que justicias”.

    Tras hacer una breve exposición del nuevo paquete de medidas, Sarkozy ha especificado en qué consistirá la reforma:

    Impulso del trabajo después de los 65 años

    Nicolas Sarzkozy ha pedido la supresión de la jubilación obligatoria antes de los 65 años y ha anunciado que las “prejubilaciones serán gravadas con impuestos”. “Pido al Gobierno que elimine las cargas fiscales y sociales que penalizan a aquellos que quieren continuar trabajando y que incitan a las empresas y a las administraciones a descuidar a los mayores en la gestión de recursos humanos”, ha expresado el líder del ejecutivo francés, según recoge Le Monde.

    Flexibilización de la jornada laboral de 35 horas

    La sagrada jornada laboral francesa está también en el punto de mira de Sarkozy, quien ha anunciado la “flexibilización ineludible” de las 35 horas. Si ya durante el verano se aprobó una ley por la que se eximían de impuestos las horas extras, el presidente francés ha explicado que a partir de ahora se dará “una mayor importancia a la negociación empresarial en la determinación de la duración de la jornada de trabajo”.

    Reforma del contrato de trabajo

    Sarkozy ha atribuido problemas como la deslocalización y la falta de creación de empleo y riqueza a la dificultad de romper los contratos de trabajo. Por ello, ha propuesto la instauración de nuevos modelos de “rupturas laborales negociadas”.