08/09/2009 - 16:20h O complexo de Sarkozy

Para os que não acreditaram no que escrevi no post anterior

Filme sobre complexo de altura de Sarkozy faz sucesso na internet

da Ansa, em Paris – Folha Online

Um dos vídeos mais comentados atualmente na França deixa evidente o complexo que o presidente Nicolas Sarkozy tem com sua altura, especulada em 1,65 m. Na gravação, feita pelo canal francês RTBF na Bélgica, uma mulher diz que a assessoria do francês seleciona apenas pessoas de baixa estatura para permanecerem ao lado dele em ocasiões públicas.

A mulher foi uma das escolhidas para ficar atrás do presidente durante a visita que Sarkozy fez na quinta-feira passada (3) à fábrica de autopeças Faurecia, na Normandia. Conforme a RTBF, antes do presidente chegar, as funcionárias foram selecionadas conforme as alturas para permanecerem perto dele.

No vídeo, o repórter Jean-Philippe Schaller fala com uma das mulheres que ficou sabendo que ela tinha sido escolhida por causa do quesito. “Sim, ninguém pode ser mais alto que o presidente. É assim que funciona”, responde a mulher.

O jornalista também diz que, na reportagem, tentou demonstrar o esforço que os assessores de Sarkozy fazem para melhorar a imagem do presidente na Normandia, já que, em fevereiro passado, o mandatário recebeu comentários hostis em um ato público na região.

O possível complexo de altura de Sarkozy é muito especulado pela imprensa internacional, principalmente porque sua mulher, a ex-modelo Carla Bruni, tem quase 1,80 m.

08/09/2009 - 16:00h Aprovação a Lula cai de 81,5% para 76,8%, indica CNT/Sensus

Sergio Leo, no twitter, diz que a ausência de Carla Bruni pesou negativamente na avaliação. Na mesma linha, notícias da França indicam que Sarkozy tem complexo de baixinho e só aceita caras de baixa estatura ao lado dele, o que explica seu entusiasmo na parada de ontem, por ser fotografado junto ao Lula e não com Jobim.

Mas jornalistas bem informados, e mal intencionados, pretendem que o motivo é outro: Lula é aprovado por 76,8% e tem só 7,2% de opiniões negativas. Já Sarkozy tem 36% de aprovação e 61% de desaprovação.

Ambos responsabilizam a imprensa pelos resultados. LF

Gripe suína, crise no Senado e caso Lina Vieira contribuíram para variação, informou instituto de pesquisas

 

Fábio Graner, da Agência Estado

 

BRASÍLIA -  A avaliação positiva do governo Lula caiu 4,4 pontos percentuais, passando de 69,8% em maio para 65,4% em setembro, de acordo com pesquisa CNT/Sensus divulgada nesta terça-feira, 8. Em contrapartida, a avaliação negativa da administração do presidente aumentou 1,4 ponto percentual, de 5,8% para 7,2%.

Veja também: CNT/Sensus: Serra lidera todas simulações para 2010

A avaliação regular subiu de 23,9% para 26,6%. Segundo o diretor do Sensus, Ricardo Guedes, a queda na opinião favorável ao governo ocorre principalmente entre pessoas das regiões Sul e Sudeste, entre mulheres, pessoas jovens e de “maior idade”.Já a aprovação a Lula recuou de 81,5% em maio para 76,8% em setembro e a desaprovação subiu três pontos percentuais, de 15,7% para 18,7%. Embora o nível de desaprovação do presidente tenha aumentado, sua avaliação positiva ainda se encontra em um patamar significativamente alto, conforme analisou Guedes.

Guedes associou a queda nas avaliações positivas do governo e do presidente Lula a três fatores: gripe suína, o episódio envolvendo a ex-secretária da Receita Federal Lina Vieira com a ministra Dilma Rousseff e a crise no Senado, envolvendo o presidente da casa, senador José Sarney, embora este último tema não esteja contemplado na pesquisa. Segundo o diretor, há uma postura do presidente Lula de chamar crises institucionais para si, que prejudica sua popularidade. “Há uma postura menos política de Lula”, afirmou.

17/07/2009 - 16:06h Um Sarkozy nem de direita, nem de esquerda… o engodo que funciona

Le Sarkozy « nouveau », une supercherie qui marche

http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/images/actu/photos_on_ne_parle_que_de_ca/sarkozy2/carla_et_nicolas_sarkozy_bisous/772471-1-fre-FR/carla_et_nicolas_sarkozy_bisous_reference.jpg

Le message a été largement diffusé depuis trois semaines. Le président de la République n’a rien ménagé pour nous convaincre qu’il entrait -et nous avec lui- dans une nouvelle phase de son quinquennat.Un Nicolas Sarkozy métamorphosé occuperait maintenant l’Elysée. Il a « rompu avec la rupture », nous dit-on. Il a réhabilité le « modèle français ». S’éloignant lui-même de Neuilly-Auteuil-Passy et du « triangle d’or » des Champs-Elysées (il a informé officiellement les lecteurs du « Nouvel Observateur » qu’il regrettait la faute de goût du Fouquet’s), le chef de l’Etat se laisserait entraîner par son épouse jusqu’à la rive gauche de la Seine.

« C’est pas la gauche, la France, c’est pas la droite, la France ! »

Plus sérieusement, dans son discours du 22 juin devant le Congrès et dans nombre de ses propos depuis, le président a assuré vouloir ignorer désormais la frontière entre majorité et opposition, renoncer aux antagonismes (tout en maintenant les « divergences » sur la responsabilité individuelles et l’égalité), travailler avec tout le monde.

La mémoire historique propose un lointain modèle à ce mouvement. Candidat à la première élection présidentielle de la Ve République, en 1965, Charles de Gaulle, douloureusement surpris d’avoir été mis en ballottage au premier tour, avait refusé la suggestion de son premier ministre, Georges Pompidou, qui lui recommandait de se présenter, au second tour, comme le chef des « nationaux » contre « tous les autres ». Il avait au contraire chanté les mérites de la France unie, à la fois ordre et mouvement, droite et gauche, étant entendu que « c’est pas la gauche, la France, c’est pas la droite, la France ! ». (Voir la vidéo)

Nicolas Sarkozy, dont la formation politique initiale est le gaullisme, n’a pas oublié cette leçon de base. Il s’en inspire dans un contexte bien différent, mais la recette est facile à reconnaître.

A vrai dire, le mélange de libéralisme économique et de dirigisme plus ou moins social, caractéristique du gaullisme, était déjà présent dans la campagne électorale de 2006-2007. Le tisserand de cette étoffe chamarrée était Henri Guaino, ancien collaborateur de Philippe Séguin, de Charles Pasqua, puis de la campagne de Jacques Chirac en 1995, aujourd’hui conseiller spécial du président.

Où est la nouveauté, alors ? Le président parle plus souvent de la France et des Français. Il a même affirmé que la crise du capitalisme financier était la revanche des « valeurs françaises ». Il prend la défense du Tour de France qui « fait partie des bonheurs des Français ». Comme dit le philosophe Marcel Gauchet, il s’est « franchouillardisé ».

Mais, pour le reste, rien de changé. Le vote par l’Assemblée nationale d’une énième version de la proposition de loi sur le travail du dimanche atteste que le président n’a modifié en rien son programme. De même, la réduction des effectifs de fonctionnaires continue, et la loi sur l’hôpital n’attend que le feu vert du Conseil constitutionnel pour entrer en application. Le report de l’âge légal de la retraite est annoncé pour l’an prochain.

Pas de « parenthèse »

Qu’on s’en réjouisse ou qu’on s’en lamente, la réforme sarkozyenne n’est pas abandonnée. La crise n’a absolument pas provoqué, à droite, une transformation comparable à celle qu’avait dû accomplir François Mitterrand quand il s’était converti à la rigueur, en 1983, le PS entrant alors dans ce que Lionel Jospin avait appelé une « parenthèse » -dont il n’est jamais ressorti.

A l’inverse, je ne vois vraiment pas la moindre décision ou le moindre texte législatif que l’on puisse citer comme preuve tangible d’un cours nouveau et d’un ralliement du président d’aujourd’hui et de son parti au « modèle social français » qu’ils présentaient, il y a deux ans, comme périmé. Au reste, Nicolas Sarkozy a livré lui-même la clé de sa politique aux parlementaires de l’UMP : « mobiliser les électeurs tout en démobilisant les adversaires ». Le point 2 est une réussite totale, avec la coopération active des intéressés.

07/06/2009 - 16:42h França: recorde de abstenção no escrutino europeu. O partido de Sarkozy obtêm um bom resultado e o PS um forte recuo

AU QG d'Europe Ecologie, on célèbre la troisième place au scrutin européen, dimanche 7 juin.
REUTERS/PHILIPPE WOJAZER – AU QG d’Europe Ecologie, on célèbre la troisième place au scrutin européen, dimanche 7 juin.

Européennes : l’UMP en tête, le PS en fort recul

Première confirmation : la France se dirige vers un nouveau record d’abstention aux élections européennes. Selon les premières estimations, environ 60 % des Français auraient boudé le scrutin.

Les listes UMP arrivent en tête au plan national (28,3 % des voix), devançant largement celles du Parti socialiste, qui ne franchit pas la barre symbolique des 20 % des voix (17,5 %), les listes d’Europe Ecologie (14,8 %) complétant ce trio de tête, selon une estimation TNS Sofres-Logica réalisée pour Le Monde, Le Point, France 2, France 3 et France Inter.

L’UMP réussit son pari. Les leaders de la majorité s’étaient fixé un double objectif : rester le premier parti de France et atteindre la barre des 25 % de suffrages. Avec ses 28,3 %, l’UMP est même au-dessus des estimations les plus favorables. Rachida Dati, élue en Ile-de-France, évoque “un succès pour le président de la République”. Dans la région Sud-Est, l’UMP totalise 29,7 % des voix.

Le PS est deuxième. Mais sans la manière. Martine Aubry espérait un score supérieur à 20 %. Au niveau national, on serait donc à 17,5 %. Le PS n’avait pas vraiment réussi dans la dernière ligne droite de la campagne à faire entendre sa différence avec d’autres listes à gauche qui se définissaient comme les dépositaires d’un “vote sanction”. Comme un symbole de l’effondrement socialiste, dans le Sud-Est, la liste PS, conduite par Vincent Peillon, totalise seulement 15,5 % des voix. Elle est devancée par la liste Europe Ecologie.

Pour François Bayrou, l’échec est encore plus cuisant. Le MoDem serait en dessous de 9 %, loin des 18,57 % obtenus par son leader au premier tour de la présidentielle de 2007. Surtout, la formation centriste ne parvient pas à s’imposer comme le troisième parti de France, une place abandonnée aux écologistes.

Les listes Europe Ecologie emmenées par Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové réaliseraient près de 15 %. La performance des écologistes en Ile-de-France sera scrutée avec attention : vu le bon score obtenu dans l’Hexagone, il n’est pas impossible que les écologistes franciliens dépassent les socialistes.

Les listes du Front de gauche totalisent 6,3 % des voix. L’association avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon a redonné des couleurs au Parti communiste. Il y a deux ans, Marie-George Buffet totalisait 1,93 % des voix à l’élection présidentielle. Derrière arrivent les listes du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot, qui, avec 5 %, atteint l’objectif qu’il s’était fixé. Les listes de Lutte ouvrière ferment la marche avec 1,3 %.

A l’extrême droite, le Front national recueille 6,5 % des voix, alors que Libertas (le MPF de Philippe de Villiers et les chasseurs du CPNT) totalise 5 % des voix. Dans la région Sud-Est, Jean-Marie Le Pen, qui conduisait la liste FN, recueille 8,5 % des voix.
Le Monde.fr

06/05/2009 - 19:41h Quem será o primeiro a sair da crise?

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Gilles Lapouge* – O Estado SP

A crise econômica vai evaporar como uma bolha de sabão, uma gripe suína? Ninguém acredita nisso e, no entanto, já está se começando a delinear um cenário de “saída da crise”. Na Europa, quem vai se recuperar primeiro? Como sempre, os prognósticos são dominados pela rivalidade entre os grandes países europeus.

Entre França, Itália, Inglaterra ou Alemanha, qual país será o mais dinâmico? Qual sairá mais estropiado, caolho, surdo ou capenga? Dois países se fiscalizam: França e Alemanha, os “amigos íntimos” que, na realidade, não param de se vigiar, às vezes até tentando colocar um pouco de veneno na sopa do outro. Até agora é a França que ganha as apostas. Ela deixaria a zona de risco daqui a um ano. Os outros estariam aos empurrões para ocupar o segundo lugar.

Foi Nicolas Sarkozy que pintou esse cenário, que considera justo, pois a França tem a chance de ter um presidente mais inteligente do que os outros presidentes europeus. Portanto, é normal que saia do pesadelo mais rápido do que os outros. E, como é uma boa menina, “ainda ajudaria os vizinhos a sair do buraco”.

O problema é que os especialistas da União Europeia não parecem ter compreendido muito bem esse raciocínio brilhante de Sarkozy. Seus prognósticos são diferentes. Para eles, será a Alemanha que vai sair primeiro da crise. No início de 2010, a França ainda estará em recessão (contração de 0,2% no Produto Interno Bruto), enquanto Alemanha, Inglaterra e Itália já estariam mostrando algum crescimento (de 0,1% a 0,3%).

Que humilhação: até a Itália deverá ter um desempenho melhor do que o da França! Que desgraça! A superioridade da Alemanha é explicada: o país dispõe de uma estrutura industrial mais forte e formada por muitas pequenas e médias empresas muito competentes. Mas, o pior de tudo, é que a França está tragicamente endividada.

E, depois de Sarkozy, a dívida explodiu. Antes mesmo da crise, ela já era profunda. E hoje se subvenciona a toda força. Os bancos são socorridos, como também as montadoras, com bilhões de euros. Entre 2008 e 2009, o déficit público francês dobrou, chegando a 100 bilhões.

No fim de 2008, a dívida pública francesa se elevou para 68% do Produto Interno Bruto, representando uma dívida de 52 mil para cada francês. O serviço da dívida absorve quase a soma total do imposto de renda. O governo, sem dúvida, será obrigado a aumentar a receita, o que significará aumentar impostos e, sobretudo, o valor das contribuições sociais. Não existe meio melhor para frear ou mesmo impedir o crescimento.

Moral da história: o importante não é ser mais inteligente do que todo o mundo (ou dizer isso), é preciso também ser responsável.

*Gilles Lapouge é correspondente em Paris

21/04/2009 - 10:17h Governo francês torna regras de entrada cada vez mais rígidas; só em março, 206 brasileiros foram repatriados

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Triplica o nº de barrados

Andrei Netto – O Estado SP

O governo francês está repatriando brasileiros em massa no Aeroporto Internacional Roissy-Charles de Gaulle. Entre janeiro e março, o número de viajantes – a maioria de turistas – barrados no setor de imigração triplicou. Apenas em dois voos nos últimos dias, mais de 30 pessoas foram detidas e devolvidas, muitas das quais sem explicações.

O bloqueio de estrangeiros nos principais aeroportos da França não é dirigido contra brasileiros, mas eles são vítimas cada vez mais frequentes do rigor no controle da imigração ordenado pelo governo do presidente Nicolas Sarkozy. A atitude é paradoxal porque vem no momento em que começa (exatamente hoje) o Ano da França no Brasil, destinado a divulgar uma “França moderna e ávida de diálogo”.

De acordo com a TAM, só em março 206 passageiros que viajavam pela companhia foram impedidos de entrar na França. O número é três vezes maior do que os 67 bloqueados em janeiro e quase o dobro dos 116 retidos em fevereiro.

A indignação com as restrições vem crescendo nas duas últimas semanas, graças a um protesto em torno do repatriamento da professora universitária Solange França, de 39 anos. Docente da Universidade Estadual de Santa Cruz, em Ilhéus, na Bahia, a engenheira agrônoma foi barrada no voo TAM 8068, que chegou ao Aeroporto Charles de Gaulle às 14 horas da quinta-feira, dia 10. Nas sete horas que se sucederam, Solange foi detida para conferência de documentação e encaminhada para uma sala da Direção de Polícia de Fronteiras (Dpaf). Lá, tentou se explicar, antes de ser obrigada a embarcar em um voo de retorno ao País.

SEM DOIS DOCUMENTOS

Mesmo com passaporte regular, dinheiro – 1,8 mil – e cartões de crédito, Solange acabou tendo o acesso à França negado pela falta de dois documentos: um seguro-saúde e um atestado oficial, emitido pelas prefeituras distritais na França, reconhecendo o abrigo temporário em um endereço preciso – como hotel ou a casa de amigos. “Solicitei esclarecimentos ao policial da recepção, mas ele mandou que eu me sentasse, em um tom de voz ameaçador e agressivo. Neste momento, percebi que estava sendo expulsa da França”, relatou. Junto dela, outros 15 brasileiros também foram obrigados a assinar um termo de “recusa de entrada”.

A ira seguinte acaba repassada ao Consulado do Brasil em Paris, por causa da suposta indiferença com que estaria tratando as vítimas. A própria Solange é uma das que denunciaram a suposta negligência. Enquanto era detida, tentou auxílio na embaixada, por telefone, mas um número havia sido modificado e outro não atendia. Um terceiro telefonema foi atendido por um vigia, que lhe forneceu um telefone celular do plantão de emergências, que estava desligado.

O retorno dos apelos só aconteceu horas mais tarde. “Eu me senti desprotegida. Quando consegui o auxílio, já era tarde. Talvez antes ainda fosse possível pagar um seguro-saúde, ou reservar um hotel, mas nada disso pôde ser tentado”, lamenta a professora. “O que me espanta é que um número elevado de brasileiros está retornando todos os dias e o consulado não parece preparado.”

VISTO PARA CÔNSUL

Procurada pelo Estado, a embaixadora Maria Celina Rodrigues, cônsul em Paris, afirmou que Solange não havia atentado para algumas exigências do governo francês, mas não isentou o Ministério da Imigração de críticas. “Não temos como fazer mais pelos brasileiros que são retidos porque a verificação é feita na porta do avião, onde não temos acesso.”

Maria Celina confirmou os atritos no Aeroporto Charles de Gaulle. “Há uma série de problemas que estão acontecendo e infelizmente escapam ao nosso controle. Perdemos a capacidade de agir”, diz, referindo-se às cotas de expulsão de estrangeiros do governo francês. “A situação é preocupante. Uma alternativa seria cancelar os acordos de ingresso automático e ambos os países passarem a exigir vistos. Só não sugiro esta alternativa ao Itamaraty porque seria necessário denunciar o acordo em vigor e, além disso, não teríamos pessoal para atender à demanda.”

A embaixadora revelou ainda que já foi vítima do rigor francês. Ao assumir o cargo, mesmo em função diplomática, teve de requisitar visto de trabalho à Embaixada da França no Brasil, uma atitude incomum. “Então, sugeri ao Itamaraty que adotasse o princípio da reciprocidade, o que acabou acontecendo”, conta. Maria Celina explicou ainda que tenta obter uma audiência no Ministério da Imigração para esclarecer o problema, mas ainda não foi atendida.


Rigidez nas normas envergonha até franceses

“Nós não temos mais o direito de receber nossos amigos sem pedir autorização?”, indagam

ANDREI NETTO – O Estado SP

Casos como o da professora Solange França, repatriada ao Brasil, causam inconformidade não apenas entre imigrantes, mas também entre cidadãos franceses. Yves Bellenand, francês que hospedaria Sônia e a aguardava no saguão do aeroporto no dia do repatriamento, é um dos que se mostram indignados contra o rigor imposto pelo Palácio do Eliseu contra os estrangeiros. “Vergonha e revolta são os dois sentimentos que me movem. Vergonha de ser francês e revolta contra um poder que tem como linha de conduta a repressão pura.”

Segundo Bellenand, o atestado oficial de acolhimento (recepção de visita estrangeira, por exemplo) exige, além do preenchimento de formulário, comprovantes de pagamento de eletricidade e de aluguel, atestado de salubridade do imóvel, cópia de carteira de identidade e 45 de taxa. E, mesmo assim, o acolhimento pode ser negado. “Não temos mais o direito de receber nossos amigos estrangeiros sem pedir autorização?”, questiona Bellenand, casado com uma brasileira.

Por trás do aumento dos casos de repatriamento está uma política de Estado, ordenada pelo governo e posta em prática pelos Ministérios da Imigração e do Interior, que estipulou metas de expulsões. Em janeiro, o ministro da Imigração, Brice Hortefeux, apresentou, com orgulho, os números de sua gestão. Só em 2008, 29,7 mil estrangeiros em situação “irregular” foram “reconduzidos à fronteira”, ante 23,2 mil em 2007. O número foi além do imaginado, uma vez que o objetivo – admitido por Hortefeux -, era de 26 mil expulsões.

Procurado pelo Estado, o Ministério da Imigração informou que não se pronunciaria e o do Interior não respondeu.

07/04/2009 - 20:05h Os limites do bonapartismo

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David Rieff – VALOR

Sarkozy pode se dar ao luxo de dar as costas a seu partido, em vista do colapso total da oposição socialista

Após quatro décadas, a França retornou ao comando militar unificado da Organização do Tratado do Atlântico Norte (Otan). De uma tacada, o presidente Nicolas Sarkozy derrubou um dos pilares da política francesa – e do legado de Charles de Gaulle, fundador do próprio partido político de Sarkozy.

A decisão é coerente com a maneira como Sarkozy governou desde sua eleição em 2007. Quer se trate de buscar uma reforma para o sistema judiciário francês, redesenhar seu mapa administrativo, propor uma nova aliança de países mediterrâneos, ou aparentemente por fim à ambígua política externa francesa – de alinhamento e não alinhamento com os Estados Unidos -, Sarkozy é pura ambição.

O problema é que um número excessivo de decisões de Sarkozy revelaram-se puramente simbólicas, como a malfadada União Mediterrânea; mal concebida, tal como a reforma judiciária, à qual se opõe virtualmente toda a magistratura; ou abertamente motivada por autointeresse, como a reforma administrativa, que de alguma maneira conseguiu abolir apenas os departamentos e administrações regionais controlados pela oposição socialista.

Muita gente no UMP, partido governante de Sarkozy têm se manifestado cada vez mais publicamente, ao expressar sua insatisfação com seu método de tomada de decisões. Na realidade, em vez de conceder séria margem para tomada de decisões a seu primeiro-ministro, François Fillon, ou ao gabinete de Fillon, Sarkozy trouxe praticamente todas as alavancas de poder para si e seus assessores dentro do palácio do Eliseu.

Com efeito, poucas observadores informados duvidam de que Jean-David Levitte, principal assessor de política externa de Sarkozy, tenha influência muito maior do que o ministro de Relações Exteriores da França, Bernard Kouchner. Analogamente, em questões de política interna, a ministra do Interior, Michele Alliot-Marie, nada tem que se aproxime da agenda poderosa de Claude Guéant, assessor histórico de Sarkozy e diretor-geral do gabinete presidencial.

A despeito dos hábitos autoritários de de Gaulle ou de François Mitterrand, a personalização da presidência por Sarkozy é inédita na história da Quinta República. Sarkozy faz pouco segredo de seu desdém por membros de seu próprio partido, atraindo para seu gabinete socialistas como Kouchner e Rama Yade, vice-ministro para Relações Exteriores, e nomeando socialistas aposentados da cena política, como o ex-primeiro-ministro Michel Rocard, para comandar comissões nacionais e representar a França em negociações de tratados internacionais. Sarkozy pode se dar ao luxo de dar as costas a seu partido, em vista do colapso total da oposição socialista, que quase certamente perderá a eleição em 2012.

Se Sarkozy governasse com eficácia, esses desvios políticos e institucionais poderiam parecer uma lufada de ar fresco em uma sociedade cujas instituições parecem cada vez mais inadequadas diante dos problemas de uma sociedade multiétnica e pós-industrial (ainda que a dirigista França tenha conservado sua base industrial melhor do que muitos outros países ricos).

Foi assim que muitos dos que apoiavam o pleito presidencial de Sarkozy o viam. Apesar das diferenças de políticas, Sarkozy seria para a França o que Margaret Thatcher fora para o Reino Unido: um líder que tiraria o país de seu impasse, conservando os melhores aspectos de dirigismo, mas finalmente dando aos empreendedores espaço para crescer, reprimindo a criminalidade e reformando o ensino.

Mas Sarkozy não governou com eficácia, como deixam abundantemente claro o desencanto de seu partido consigo e dados de pesquisas. O caráter frenético de sua presidência – iniciativa transbordando em iniciativa, cada uma delas sendo a solução transformativa para o problema imediato e toda oposição sendo denunciada como eivada de mentira, ma fé e covardia – desgastou-se.

Em relação a diversas questões, especialmente salários, impera a liberalização do emprego, e a reforma do judiciário e da educação secundária, programas anunciados com tremendo alarde tiveram de ser adiados ou cancelados. Quase invariavelmente, Sarkozy atribuiu a culpa ao ministro em questão, e então avançou para o tema seguinte que atraiu seu interesse. Enquanto isso, sua obsessão com o domínio do ciclo diário de notícias, não importa quão volátil o pretexto, continua inclemente. Ele já chegou a aparecer em cenas de crime – não provocados por distúrbios urbanos, mas de crimes passionais privados, onde nenhuma razão de Estado poderia justificar a presença do presidente da República.

Em vista do estado patético da oposição socialista, é difícil ver que preço, se algum, Sarkozy pagará por seu histórico na presidência. Mas esse estilo de governo – essencialmente uma campanha eleitoral, e não um governo – praticamente assegura que quase nada de real importância poderá ser realizado.

Em recente entrevista coletiva à imprensa, o presidente americano Barack Obama comentou abominar fazer comentários precipitados sobre questões de grande relevância pública antes de ter absoluta certeza de conhecer o assunto em questão – e antes que tivesse segurança de sua opinião sobre o tema. Muitos franceses desejariam que tal autodisciplina pudesse contaminar Nicolas Sarkozy. Dado seu temperamento, porém, isso dificilmente parece provável de acontecer. Em consequência, um governo no qual muitos tinham colocado grandes esperanças está descambando em demagogia e ineficácia.

David Rieff é autor de “At the Point of a Gun: Democratic Dreams and Armed Intervention” (A queima roupa: sonhos democráticos e intervenções armadas). Seu livro mais recente, “Swimming in a Sea of Death: A Son´s Memoir” (Nadando num mar de morte: memória de um filho), trata de sua mãe, a romancista e crítica Susan Sontag. © Project Syndicate/Europe´s World, 2009. www.project-syndicate.org

03/04/2009 - 12:02h O esforço de Sarkozy para se aproximar de Obama

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Gilles Lapouge * – O Estado SP

O G-20 permitiu ver que o novo “casal” Sarkozy/Angela Merkel vem se dando muito bem. Em vez de brigarem como cão e gato, o que ocorria há seis meses, o francês e a alemã formaram uma frente para impor ao G-20 um plano de moralização do sistema financeiro mundial.

No entanto, Angela Merkel saiu um pouco à frente de Sarkozy na “corte” que todos os chefes de Estado fizeram ontem ao maravilhoso Obama. No jantar em Downing Street, quem estava ao lado de Obama? Angela Merkel, felizarda! Mas Sarkozy não poupa esforços. Há três meses vem tentando estreitar relações com o americano, mas as coisas não avançam muito rápido. Tentou tudo.

No dia da vitória de Obama, bateu todos os rivais. Enviou felicitações ao novo presidente uma hora antes de Gordon Brown e duas antes de Merkel (ele esqueceu do “c” de Barack, mas não foi nada grave).

Decidido a encontrar o americano antes dos outros, Sarkozy mandou preparar o avião para voar a Chicago em novembro. Mas Obama estava com a cabeça em outro lugar. O britânico Brown foi mais esperto. Foi recebido na Casa Branca. É verdade que americanos e ingleses têm uma relação especial.

Após longas e dolorosas semanas de espera, um consolo. Há dez dias o jornal Figaro mostrou na capa uma enorme fotografia com Sarkozy e Obama, conversando. Muito estranho! Mais tarde ficou-se sabendo que era uma montagem para dar a conhecer ao povo francês que os dois chefes tinham conversado por telefone. De fato, houve o diálogo. Bela proeza!

Sarkozy achava que a viagem de Obama à Europa permitiria que os dois tivessem um encontro a sós. Mas, no âmbito do G-20, seria difícil. Falta de tempo. Além disso, 19 outros chefes de Estado estariam disputando o americano, e uma reunião à parte não seria possível.

Sarkozy imaginou outro cenário. Convidou Obama para uma viagem às praias da Normandia, local de desembarque dos americanos em 1944. Uma peregrinação que os presidentes americanos gostam de fazer.Mas Obama não vai ter tempo. Bom, fica para uma outra vez.

Mas por que Obama não tem tempo? Tem ao seu alcance outros grandes chefes de Estado, no G-20: o indiano, o brasileiro, o russo, o chinês. Aliás, ontem mesmo disse que o presidente brasileiro, Luiz Inácio Lula da Silva, é “o cara”.

Portanto, até que poderia ir à Normandia com Sarkozy. Mas não. Obama tem outra coisa de urgente para fazer. Pretende ir a Praga. Praga? Sim, a capital da República Checa, um país sem governo, e, além do mais, um país “eurocético”.

E não é tudo. No fim do seu périplo, Obama reservou dois dias para a Turquia, país que tem um quinto do seu território dentro da Europa, os outros 4/5 na Ásia. E um país governado por “islâmicos moderados”.

Esse americano é desconcertante. Claro que, refletindo mais, a Turquia pode ser uma preciosa intermediária entre os diferentes Estados que, há 50 anos, lutam até a morte no Oriente Médio.

Diante de tudo isso, o que se diz é que Sarkozy não conseguiu forçar a porta nem o coração de Obama. Isso não porque Obama não goste do presidente francês ou das suas bravatas. Talvez seja, simplesmente, porque, no momento, a Europa não é o problema número 1 do mundo. Nos seus discursos, Obama não pronunciou a palavra “Europa”. E, da mesma maneira que não vai à Normandia, também não terá tempo de ir a Berlim.

Devemos concluir que ele não aprecia muito a Europa, que prefere Medvedev ou Hu Jintao a Sarkozy ou Merkel? Absolutamente. É possível que todas essas hipóteses sejam só invenção ou fantasmas de jornalistas sem inspiração.

*Gilles Lapouge é correspondente em Paris

02/04/2009 - 17:56h As promessas do G-20

Veja o que Obama disse ao Primeiro Ministro da Austrália, sobre o Lula. Clique aqui

 

 

 

‘Hoje nasce nova ordem financeira mundial’, diz Brown

Regulação do sistema financeiro mundial foi um dos principais pontos do acordo de líderes do G-20 em Londres

 

Da Redação – Agencia Estado

 

SÃO PAULO - A regulação do sistema financeiro mundial foi um dos principais pontos do acordo de líderes do G-20 em Londres. Este era um grande impasse entre Estados Unidos e Europa. Enquanto os americanos não aceitavam uma fiscalização internacional dos bancos, a Europa defendia o controle. Em uma coletiva de imprensa após a reunião de cúpula do grupo em Londres, o primeiro-ministro britânico, Gordon Brown, disse que “hoje nasceu uma nova ordem financeira mundial. Este é o dia em que o mundo se uniu para lutar conjuntamente contra a recessão global”.

Primeiro-ministro britânico, Gordon Brown: “Hoje nasceu uma nova ordem financeira mundial”

O presidente da França, Nicolas Sarkozy, reforçou a idéia de que os países do G-20 concordaram em realizar reformas profundas na forma como o sistema financeiro internacional está organizado, regulando fundos de hedge e registrando as agências de crédito.

O acordo saiu após duras negociações entre os países que, como Alemanha e França, davam prioridade à regulação do sistema financeiro internacional e os que, como os Estados Unidos, pediam estímulos fiscais para estimular a economia.

O premiê britânico assegurou que o G-20 lança uma mensagem clara de que “nesta era global nossa prosperidade é indivisível”, e de que “são necessárias soluções globais aos problemas globais”. Brown disse que o “consenso de Washington está superado” e que chegou um “novo consenso”, em que o comércio mundial deve se converter em um “motor de crescimento”.

02/04/2009 - 09:19h Brasil entra tranquilo e sem pressa na reunião

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Alberto Tamer – O Estado SP

 


O Brasil entra sem medo na reunião do G-20 que se inicia hoje com muita expectativa e pouca esperança. Teme-se que seja mais uma “conferência das promessas não cumpridas”, como todas as anteriores desse grupo que detém 80% do PIB mundial. Um alto funcionário americano alertou ontem para esse risco.

Seria triste, mas não uma tragédia. A economia mundial demorará mais para sair da recessão, os EUA continuarão fazendo sozinho o seu programa de incentivo fiscal e socorro aos bancos, a Europa continuará afundando e um dia, afinal, vai se decidir fazer o inevitável: investir maciçamente no estimulo à demanda interna, uma vez que já se está socorrendo o sistema financeiro.

PODEMOS FICAR SÓ OLHANDO

Nós entramos bem nessa reunião. Já estamos seguindo a estratégia certa. Desde os primeiros sinais da crise, tivemos o cuidado de fiscalizar e oferecer liquidez ao sistema bancário, que está enxuto e sólido.

Estamos executando uma política fiscal fortalecida por reduções de impostos em setores importantes para a geração de empregos e aumento da demanda, como a construção civil e a indústria automobilística. Só a cadeia produtiva dessa indústria representa 23% do PIB do País! Podemos até nos dar ao luxo de apontar o dedo para os países desenvolvidos e dizer, como estamos dizendo, absorvam logo essas subprimes, esses papéis podres que vocês mesmos criaram e que estão intoxicando, envenenando o mercado e as linhas de crédito.

Sabemos que eles vão demorar muito para fazerem isso, mas está cada vez mais claro que não há saídas. Ou os governos dos países ricos assumem os prejuízos ou essa crise vai demorar muito a passar.

E SE NÃO DER CERTO?

É evidente que, se isso acontecer, será ruim para nós. Entraremos em recessão mas poderemos conviver com ela por algum tempo melhor do que os outros.Temos, como a China, um mercado interno potencial inexplorado e não será nenhuma tragédia shakespeariana se por alguns meses tivermos um déficit fiscal de 1% ou 2%. Para nós é importante que essa reunião dê certo, mas a economia não irá cair no fundo do poço se isso não ocorrer.

POR QUE ESPERAR POUCO?

Simplesmente porque, tendo em vista o que aconteceu ontem, em Londres, pode-se dizer que há nitidamente dois blocos bem distintos. Um é formado pelos EUA, Japão e China, do qual o Brasil também faz parte. Eles defendem a aplicação imediata de uma política fiscal agressiva para promover um grande aumento da demanda e retomar o crescimento ainda no fim deste ano. O Brasil já vem há algum tempo aplicando essa estratégia. O fato de o governo ter reduzido impostos para os setores automobilístico e de construção revela pioneirismo. Só a Grã-Bretanha fez algum movimento nesse sentido mas não avançou.

O outro bloco é o da França e Alemanha. Os dois chefes de Estado, Sarkozy e Merkel, se reuniram ontem em Paris e firmaram um ponto de vista comum. Eles vão se opor a qualquer aumento de gastos e defenderão uma reforma imediata do sistema financeiro internacional.

Ainda ontem a chanceler alemã afirmou que a sua economia depende muito das exportações. Mas “é algo que nem mesmo queremos mudar, afirmou ela.” Ou seja, ela quer que o mundo mude, cresça mais para importar mais da Alemanha e sustentá-la! Isso não nos leva um pouco de volta ao passado?

G2 COM PINTA DE G3

A perigosa divisão ficou ainda mais clara nesta quarta-feira. Obama reuniu-se com Hu Jintao, no que já se estava chamando, em Londres, de um “novo G-2″. Não foi uma conversa informal, não.

Ao fim do encontro, eles anunciaram que decidiram trabalhar para reativar a economia por meio de medidas fiscais, reforçar o sistema financeiro e “estabelecer um diálogo bilateral estratégico”. Os EUA já vêm investindo pesadamente na política fiscal e a China destinou mais de US$ 500 bilhões para reativar o consumo interno. Sua vantagem é que os projetos já estão prontos e podem começar a ser executados imediatamente.

Como a Alemanha, seu crescimento espantoso até agora vem dependendo essencialmente das exportações, mas, ao contrário da Alemanha, sabe que precisa reverter essa situação, investindo na demanda interna. Ou isso, ou não crescerá mais de 5% neste ano. Inaceitável para um país com 1,3 bilhão de habitantes, 800 milhões dos quais vivendo pobre ou miseravelmente.

*E- mail: at@attglobal.net

01/04/2009 - 09:27h Maionese, cocoricós e o G20

Manif anti sarko

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/afp/une/photo_1195578234090-10-0_zoom.jpghttp://www.france24.com/files_fr/story/sommet-berlin_m.jpg

VINICIUS TORRES FREIRE – FOLHA SP


Reunião “histórica” começa sob ameaça de fiasco prático e risco de maior desacordo internacional sobre a crise


“LA MAYONNAISE va prendre” é uma expressão francesa tanto para dizer “a coisa vai engrenar” como, em contexto de maior exaltação, “o caldo vai engrossar”. Nicolas Sarkozy, marido de Carla Bruni, aliás presidente da França, ameaça bater a maionese na reunião do G20, que começa amanhã, em Londres. Não é o mais importante dos tiros no concerto do G20, mas é sintomático.
Sarkozy vazou para imprensa que “deixará uma cadeira vazia” no G20 caso os EUA não aceitem uma reforma que endureça os controles sobre a finança mundial. “Cadeira vazia” é um clássico gaullista, de quando Charles de Gaulle deixou seus pares da Comunidade Econômica Europeia falando sozinhos, em 1965.
A maionese caseira de Sarkozy desanda. Há o risco de a crise levar franceses em massa às ruas, o que não tem tido consequências maiores desde os anos 1960, embora tenha levado à breca um governo liberal, nas grandes greves de 1995. Enfim, nunca se sabe o que pode dar quando há franceses irados na rua. Sarkozy canta, pois, um cocoricó para a galera, tirando casquinha dos EUA. Além do mais, se sair do G20, faz o quê? O que importa? O PIB francês equivale a 6% das 19 economias do G20 (19 países mais um representante da União Europeia). Os EUA têm 30% do PIB do G20.
A chanceler alemã, Angela Merkel, deve reafirmar sua oposição ao apelo de Barack Obama, que pede mais gasto público no mundo a fim de conter o colapso global. Os alemães são conservadores em juros e dívida, mas temem mesmo é ter de bancar a conta do colapso da Europa, que não tem governo unificado para fazer pacote fiscal. A Alemanha é 8% do G20 e, na previsão da OCDE, seu PIB deve encolher uns 5% em 2009.
O premiê japonês, Taro Aso, apoia os americanos e critica Merkel. Aso vai a Londres com aprovação de apenas 25% dos japoneses e sob o risco de governar a pior recessão no mundo rico (queda de 6,6% do PIB, diz a OCDE). O Japão, 10% do PIB do G20, tem, porém, a experiência de quase 15 anos de estagnação, fruto do estouro de uma bolha imobiliária, de uma outra na Bolsa e da reação oficial tardia à crise. Aso apoia a ideia americana de triplicar os fundos do FMI, está soltando um pacote fiscal de US$ 100 bilhões a US$ 200 bilhões, uns 2% a 4% do PIB, e anunciou ajuda para a Ásia.
O anfitrião Reino Unido é sempre pró-EUA, mas não que ver o caldo entornar em casa e está meio sobre o muro. Os chineses, que têm 8% do PIB do G20, vão aproveitar para tirar um cascão dos EUA, como o têm feito, acusando-os de irresponsáveis e sugerindo, por ora retoricamente, dar cabo do dólar como moeda mundial. Os russos estão falidos, mas são mais um problema político.
O resto é mais ou menos o resto.
Aliás, do que vai tratar mesmo o G20? De estímulo à demanda mundial, de reforma financeira, de evitar protecionismo. Numa reunião de um dia, cheia de ruídos, na qual o “Ocidente” tentará tanto lançar mão do “ouro de Pequim” como evitar que a China atraia mais emergentes para seu lado. Em que os líderes terão de falar “urbi et orbi”, por algum acordo internacional, para as ruas que querem protecionismo, para Wall Street que não quer saber de restrições etc. Vai dar certo, isso?

vinit@uol.com.br

31/03/2009 - 15:52h Sarkozy fala errado em francês, mas os jornais de lá corrigem antes de publicar

Interessante artigo publicado no portal Rue89. O tema é a repetição de erros nas falas do presidente da França. O “chiquerrrrrimo” Sarkozy massacra a língua de Molière.

Mas o que acontece com as frases mal construídas, com sintaxes erradas e outros desastre gramaticais das falas presidenciais francesas?

Os jornais simplesmente as escrevem corretamente, corrigindo os erros.

Mas, não seria o caso de reproduzir tal qual, -pergunta a jornalista- insinuando que esse erros são cometidos para bancar o homem da rua, o igual a você. É que Sarkozy tem diploma, governa a “culta” França e os erros podem ser uma tentativa de passar por homem do povo. Mas a mídia da França não deixa passar os erros gramaticais do presidente. A daqui também não, mas o motivo é outro.

E pensar que aqueles que ficam zombando de nosso presidente, sonham com um presidente reconhecido pelo seu diploma… na Sorbonne!
LF

Les médias doivent-ils réécrire Sarkozy quand il fait des fautes?

Par Guillemette Faure | Rue89

Parfois, le président Nicolas Sarkozy massacre la langue française. Le week-end dernier, Le Parisien a publié un petit best-of de ses dernières trouvailles syntaxiques.

Par exemple, défendant le bouclier fiscal devant des ouvriers d’Alstom, dans le Doubs :
« Si y en a que ça les démange d’augmenter les impôts… »
Ou alors parlant des études des élites :
« On se demande c’est à quoi ça leur a servi ? »
Plus couramment, il ampute la moitié des négations, comme dans :
« J’ai pas été élu pour augmenter les impôts. »

Petites corrections

Or que se passe-t-il quand Nicolas Sarkozy est publié ? Son français est corrigé.

Quand Nicolas Sarkozy dit « j’ai pas été élu pour augmenter les impôts », Le Monde corrige en « je n’ai pas été élu ».

Puis « s’il y en a que ça démange d’augmenter les impôts » (Le Monde n’est quand même pas allé jusqu’à écrire « que cela démange »), La Tribune et Le Figaro remettent aussi le Président en français dans le texte.Sarko et ses fautes de langage

On pourra se dire que c’est l’usage de repeigner du français oral pour qu’il soit lisible à l’écrit. Parfois, quand un bout de phrase est trop incompréhensible, le journaliste peut s’en sortir d’un lâche « (…) », ou d’un recours au style indirect.

Tiens, par exemple à Rue89, pour présenter la vidéo de cet épisode, on écrit « Sarkozy se demande à quoi servent les études » plutôt que « Sarkozy se demande “c’est à quoi ça leur a servi” ».

Plus honnête de le publier tel quel ?

Mais n’y a-t-il pas deux poids, deux mesures ? Quand c’est la vraie France qui parle, la presse tend à laisser des vrais grumeaux d’authenticité, voire des « sic » attestant d’un article contenant des vrais morceaux de terroir.

Comme par exemple dans ce reportage du Monde sur les Contis :
»« C’est la faute à la globalisation, depuis Maastricht, tout s’est cassé la gueule », assure Bruno Feron à son vieux copain François Langny, 40 ans, dix ans de ‘Conti’ derrière lui. « Le gouvernement, de toute façon, il a des billes à droite, à gauche… », répond l’ami. « Surtout à droite, ouais… » »
Il y aurait une autre raison à reproduire les mots de Nicolas Sarkozy tels quels. Après tout, l’anglais écorché de George Bush en disait long sur son discours anti-élite, sur la façon dont ce fils de président, petit-fils de sénateur, avait voulu se réinventer en brave gars texan.

On peut aussi penser que Sarkozy bouscule la syntaxe pour jouer le type ordinaire. L’écrire tel quel, ce serait en rendre compte. C’est d’ailleurs ce que fait Jean Veronis sur son blog, quand il explique que Sarkozy marque un retour au parler popu, bien qu’il ait grandi dans des beaux quartiers. « M’enfin, m’ame Chabot ! », « les Français, s’y voulaient pas que j’réforme, y fallait pas qu’y votent pour moi ! »

24/03/2009 - 16:54h Bônus milionário pago a presidente de empresa vira escândalo na França

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da France Presse, em Paris – Folha Online

O escândalo da remuneração dos patrões ganhou mais um capítulo nesta terça-feira na França, com a revelação do bônus de 3,2 milhões de euros concedido ao presidente da empresa do setor automobilístico Valéo, que escapou da falência graças à intervenção das autoridades públicas.

O governo francês, que possui 8% da Valéo, em que injetou recentemente 19 milhões de euros através de seu Fundo estratégico de investimento (FSI), qualificou o caso de “chocante’ e garantiu que se oporá ao pagamento do bônus.

De Washington, o primeiro-ministro francês, François Fillon, afirmou que o Estado se “opõe” ao pagamento do bônus, considerando que “as pessoas que não mostram responsabilidade ameaçam todo nosso sistema econômico e social”.

O dirigente do grupo, Thierry Morin, foi demitido sexta-feira por “divergências estratégicas” com o conselho de administração, e recebeu uma indenização de 3,2 milhões de euros.

A empresa manteve o pagamento do bônus, apesar de Morin ter cumprido apenas três das cinco metas às quais a indenização eram condicionada. Ele deixou uma empresa à beira da falência, com perdas de 207 milhões de euros em 2008 e 5.000 supressões de postos em andamento.

De acordo com a CGT, o principal sindicato francês, o bônus suscitou a “ira” e um “forte sentimento de injustiça” entre os funcionários da empresa.

A Valéo, principal fornecedora francês de peças para automóveis, recebeu a ajuda do governo francês, preocupado em preservar um setor considerado estratégico para a economia mas muito abalado pela crise.

“O Estado acompanhou este empresa, e acho chocante que este tipo de remuneração seja instalada no contexto atual”, declarou o porta-voz do governo, Luc Chatel, também secretário de Estado à Indústria.

Este novo escândalo vem à tona alguns dias depois da concessão de dezenas de milhares de stock-options a dirigentes do banco Société Générale, que obteve do Estado um empréstimo de 1,7 bilhão de euros. Diante da polêmica deflagrada pela regalia, os dirigentes acabaram desistindo destas ações a tarifas preferenciais.

Escândalos semelhantes foram registrados nos Estados Unidos, com os bônus milionários recebidos pelos executivos da seguradora AIG, e na Grã-Bretanha, onde uma polpuda aposentadoria foi prometida ao ex-patrão do Royal Bank of Scotland.

O economista Alain Minc, conselheiro de grandes patrões e políticos franceses, lançou segunda-feira uma advertência a seus “amigos da classe dirigente”.

“Os senhores se deram conta de que o país está com os nervos a flor da pele, que os franceses têm o sentimento –talvez errôneo– de sofrer as consequências de uma crise provocada por nós?”, perguntou, pedindo aos executivos que moderem suas remunerações.

Em 29 de janeiro e em 19 de março, milhões de franceses foram às ruas para protestar contra a política do governo diante da crise.

O presidente Nicolas Sarkozy, que deve fazer um discurso no fim da tarde de hoje para explicar sua política, pressionou os dirigentes das empresas para que tomem medidas concretas para limitar seus salários até o dia 31 deste mês.

Ver também A ira dos franceses contra Sarkozy

20/03/2009 - 14:37h A ira dos franceses contra Sarkozy

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A greve de ontem na França superou todos os prognósticos de mobilização feitos pelos sindicatos. Às manifestações reuniram mais de 1 milhão de pessoas nas ruas das principais cidades do país. A greve foi contra o governo, contra o desemprego, contra a generosidade com os bancos e a lentidão para com as consequências da crise para a população. Um profundo descontentamento que não é só dos assalariados, como mostram as pesquisas com quase 80% de apoio ao movimento grevista.

Um dos elementos da irritação com a política de Sarkozy é o chamado escudo fiscal (bouclier fiscal). Um limite estabelecido ao percentual impositivo das maiores fortunas do país. Como resultado desse dispositivo legal estabelecido pela direita que governa França, os 834 contribuintes mais ricos (com um patrimônio de mais de 15,5 milhões de euros, equivalente a R$46 milhões de reais) receberam cada um, graças ao escudo fiscal, um cheque de de 368 261 euros (mais de R$1 milhão) da Receita Fiscal, «o equivalente a trinta anos de salário minimo francês», como denunciou um deputado socialista.

Coincidentemente, este debate intervem as vésperas da greve e com a notícia da decisão tomada pelos parlamentares dos Estados-Unidos de taxar em 90% a remuneração das gratificações que a asseguradora AIG, em pleno marasmo, generosamente outorgou a seus executivos. A atitude de Obama de impor limites é contrastante com a de Sarkozy que saiu em defesa da proteção dos mais ricos.

Não é por acaso que a percepção que os franceses tem do seu presidente, difere tão radicalmente da que os americanos tem do seu. LF

Dessin de Chimulus

19/03/2009 - 16:29h França enfrenta greve geral hoje

Des responsables de la CFDT, de la CGT, de FO et de la FSU défilent à Paris le 19 mars.

Ben Hall, Financial Times, de Compiègne, França – VALOR

AP

Empregados da Continental em Grenoble, França, colocam fogo em pneus durante protesto:

trabalhadores franceses já dão sinais de radicalismo

Após serem atingidos por ovos jogados por trabalhadores que bloqueavam a entrada da fábrica de pneus da Continental às margens do rio Oise, diretores da fábrica foram vistos entrando sorrateiramente por uma entrada lateral cujo acesso se dá por barco.

“As pessoas estão perturbadas”, afirma Christian Lahargue, um funcionário da Continental que corre o risco de ser demitido. “Vamos fazer de tudo para manter esta fábrica aberta.”

Este impasse agressivo no norte da França às vésperas de uma greve nacional sugere que a tensão social está aumentando e contribuindo para a impressão de que o outrora confiante Nicolas Sarkozy, o presidente da França, está perdendo o passo.

A segunda maior economia da zona do Euro deverá enfrentar distúrbios hoje, por causa de uma greve nacional convocada por sindicatos, que deverá contar com centenas de manifestações em protesto contra a política econômica e o programa de reformas de Sarkozy.

Sindicalistas prometeram superar a última greve, feita em janeiro, quando entre 1 milhão e 2,5 milhões de pessoas foram às ruas.

A escala dos protestos de sete semanas atrás pegou o governo de surpresa, forçando-o a oferecer ? 2,6 bilhões (US$ 3,38 bilhões) em pagamentos extras de auxílio-desemprego e corte de impostos para famílias de baixa renda. Mas as concessões não satisfizeram os sindicatos, nem impressionaram a população.

Segundo uma pesquisa de opinião feita pelo instituto Ifop para a revista “Paris Match” , 78% dos franceses consideram a greve de hoje justificada. Os franceses “deram autorização ao movimento sindical para articular sua oposição a Nicolas Sarkozy”, afirma Stéphane Rozès, presidente-executiva do instituto de pesquisas CSA.

De acordo com outra pesquisa, os franceses acreditam que Olivier Besancenot, o líder trotskista da extrema esquerda, tem tanta “credibilidade” quanto o presidente.

Sarkozy está na defensiva desde o começo do ano, com o agravamento da situação da economia. O governo foi lento em reagir a uma greve geral de seis semanas e a tumultos em Guadalupe, um território francês no Caribe.

O presidente vem encontrando oposição dentro de seu partido de centro-direita em uma série de questões, do retorno da França ao comando militar da Organização do Tratado do Atlântico Norte (Otan) à redução da carga tributária para os ricos.

Sarkozy foi forçado a recuar na reforma universitária, uma de suas principais medidas de modernização, em meio a temores de que um movimento de protesto estudantil liderado pela extrema esquerda pudesse se tornar violento. A concessão preocupou alguns empresários. “Os mais radicais estão conseguindo resultados”, diz Maurice Lévy, presidente-executivo do grupo de propaganda Publicis.

Sarkozy tem motivo para se sentir ressentido. A economia francesa deverá se sair bem melhor que as de seus vizinhos depois que Sarkozy implementou rapidamente um plano de socorro bancário, garantias de empréstimos para pequenas empresas, seguro de crédito comercial bancado pelo governo e outra medidas para manter o crédito fluindo para a economia.

Ele mobilizou o outrora intervencionista e desdenhoso Estado francês e entendeu a mensagem que estava sendo passada pela população com sua crítica ao capitalismo financeiro.

Mas, ao mesmo tempo em que celebra o retorno do Estado, Sarkozy está se agarrando às suas metas de cortar os impostos, diminuir a burocracia do governo e conter os gastos.

É por isso que os franceses acreditam que as políticas de Sarkozy “não são coerentes, eficientes ou justas”, diz Rozès. Os franceses sentem que os bancos estão sendo ajudados com poucos limites, enquanto o governo vem dando pouca ajuda às famílias comuns.

A oposição a Sarkozy deverá se concentrar na redução dos impostos para os ricos, o chamado escudo que limita o imposto de renda devido de um indivíduo a 50% da renda. Sindicatos e alguns membros do partido do presidente não querem isso. Sarkozy reage, reforçando sua imagem de amigo dos ricos.

Não está nem um pouco claro se a tensão social vai acabar resultando em um movimento político coerente capaz de paralisar o governo Sarkozy. “Ele não está numa espiral de queda”, afirma Zaki Laidi, da Sciences Po, que aponta para a confusão entre os socialistas da oposição e diz que as críticas da população e dos sindicatos ao presidente são bastante difusas. “Não estamos na iminência de uma greve geral.”

Mas outros observadores temem a possibilidade de tumultos. “O verdadeiro problema para qualquer um é saber como a opinião pública vai evoluir”, diz Lévy. “Será que as pessoas vão acreditar que com a economia mundial em tamanha dificuldade elas precisam ficar calmas e razoáveis, além de trabalhar juntas para superar tudo isso? Ou será que vai levar as pessoas a atos desesperados? Minha sensação é de que não chegamos lá ainda, mas poderemos nos encontrar em uma situação com as sementes de um descontentamento muito profundo e uma espiral negativa que poderão levar a repetidas greves. Isso iria forçar o governo a desistir.”

18/03/2009 - 12:23h Franceses fazem greve geral contra Sarkozy

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Agências internacionais – VALOR

O presidente da França, Nicolas Sarkozy, enfrenta amanhã uma greve geral contra suas políticas econômicas. E os grevistas contam com o apoio da maioria da população francesa.

Oito federações sindicais prometem para amanhã uma greve geral de um dia para exigir do governo e das empresas medidas que protejam os empregos e os salários em meio à crise financeira.

A manifestação deverá envolver escolas, hospitais e o sistema de transporte pelo país. Até mesmo os trabalhadores da Eletricite de France, a empresa de energia francesa, disseram que vão diminuir a produção das usinas nucleares.

A greve conta com o apoio maciço dos franceses, segundo pesquisas divulgadas ontem. Numa delas, da Ifop, 78% dizem apoiar o movimento; noutra, da BVA, 74%.

Ontem, em visita a uma fábrica da Alstom, em Ornans, leste da França, Sarkozy rejeitou a ideia defendida por setores de seu partido de elevar impostos. “Eu não fui eleito para elevar impostos. Eu não vou fazer isso”, disse.

Muitos analistas preveem que a França terá uma retração de até 2% este ano. A Comissão Europeia diz que a taxa de desemprego saltará 25%, chegando a 9,8%.

Segundo o semanário “Le Canard Enchaine”, Sarkozy comparou a mobilização de amanhã com as manifestações de maio de 1968. “Questões sociais geralmente se aquecem em maio”, disse ele, segundo a publicação. O governo já aprovou um pacote de estímulo da economia de 26 bilhões de euros. Em 29 de janeiro, no entanto, sindicatos levaram 2,5 milhões para as ruas cobrando mais medidas. Sarkozy anunciou 2,65 bilhões de euros adicionais principalmente para famílias de baixa renda. As medidas foram classificadas como insuficientes pelas entidades de trabalhadores.

Desde o início do ano, protestos por medidas contra os efeitos da crise vêm se repetindo pela Europa, do Reino Unido a Grécia, da Alemanha a Portugal.

17/03/2009 - 14:21h Crise convulsiona classe média no bloco europeu

Segmento social é a principal vítima da recessão econômica em quase todos os países

Inquietação política pode se agravar, caso programas de estímulo não sejam vistos como favoráveis ao cidadão comum, diz diretor da OIT

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JOHN THORNHILL – “FINANCIAL TIMES” – FOLHA SP

A economia está causando convulsões políticas na Europa. Na Islândia e na Letônia, os governos caíram; greves ou protestos irromperam na Grécia, na Irlanda, na França, na Alemanha, no Reino Unido, na Ucrânia e na Bulgária. Os tumultos financeiros abalaram até mesmo os baluartes mais distantes do continente: a ilha francesa de Guadalupe, no Caribe, sofreu greves violentas, enquanto a Rússia teve de enviar policiais de avião para a distante e gélida Vladivostok, a fim de conter protestos de rua.
O surto de inquietação não era esperado no continente. Muitos europeus imaginavam que seriam poupados dos piores efeitos de um desastre gerado nos subúrbios dos EUA.
Mas a crise se espalhou. Na semana passada, os ministros das Finanças da União Europeia revisaram para baixo projeções já desanimadoras para o PIB do bloco e estimaram que a recessão vá perdurar até 2010.
À medida que os governos fazem ações muitas vezes impopulares para salvar suas economias, cresce a raiva, como resultado do desemprego cada vez mais alto, das restrições aos aumentos de salários, dos resgates aos bancos devastados e das quedas nos valores das residências e dos fundos de pensão.
Juan Somavia, diretor-geral da OIT (Organização Internacional do Trabalho), diz que a inquietação social pode se agravar caso os planos de estímulo não sejam vistos como benéficos aos cidadãos comuns, alegando que “há uma sensação de que banqueiros recebem bilhões, e o povo, trocados”.
Por enquanto, é impossível prever os efeitos políticos do terremoto econômico em curso.
A esquerda deveria ser a beneficiária natural. Porém, líderes sindicais recordam, em tom pressago, que foi a extrema direita, e não a esquerda moderada, que ganhou o poder em boa parte da Europa nos anos 30, na última catástrofe capitalista.
Observadores como o sociólogo francês Emmanuel Todd preveem o fim da democracia, ou ao menos sua erosão significativa, com os líderes da direita populista, como o premiê italiano, Silvio Berlusconi, e o presidente francês, Nicolas Sarkozy, tornando-se mais demagógicos e autoritários. Outros preveem uma reversão ao nacionalismo e ao protecionismo.

Maior vítima
Países diferentes estão respondendo de formas diferentes à crise. Mas um traço comum a quase todos é que a classe média é a principal vítima da recessão. Mesmo antes da crise, sociólogos falavam sobre o surgimento de “sociedades-ampulheta” na Europa -a globalização afastando mais e mais vencedores de perdedores.
“A classe média está encolhendo agora, ao menos na Alemanha. Essa é uma situação completamente nova para o país”, afirma Stefan Hradil, sociólogo alemão. A análise também vale para o Reino Unido, onde a mídia destacou os problemas da “classe calada”, formada por profissionais antes seguros de si que agora enfrentam dificuldades financeiras.
O momento político mais explosivo talvez surja quando os europeus tiverem de pagar a conta pelos pacotes de resgate atuais. Os governos só conseguirão reequilibrar as finanças públicas caso cortem os gastos e aumentem os impostos sobre a classe média já sufocada.

Tradução de PAULO MIGLIACCI

02/03/2009 - 16:09h Na França, publicidade fala ao coração

Interessante artigo do New York Times, suplemento publicado pela Folha, sobre a publicidade na França. Fora o fato de ignorar que a decisão de Sarkozy de proibir publicidade noturna nos canais de TV pública visa a reforçar o caixa da TV privada que o apoia, o resto permite uma reflexão sobre o tema da particularidade francesa. LF

ARTE E ENSAIO


PARIS - O comercial em preto e branco de 1968 ainda é famoso na França: um jovem de pijama senta-se na cama, gritando “Boursin!” repetidas vezes, e corre para sua cozinha para devorar o queijo.
Recentemente os parisienses têm se reunido numa galeria do Musée des Arts Décoratifs para assistir àquele anúncio de tempos passados, juntamente com muitos outros feitos na França desde o final dos anos 1960. A mostra “40 Anos de Anúncios na TV” inclui dezenas de comerciais sexies de lingerie Dim, dirigidos por William Klein, Luc Besson, Tony Scott e Hal Hartley, entre outros.
A exposição acontece num momento curioso, quando vários grandes anunciantes na TV acabam de ter seus comerciais tirados do ar subitamente. Ostensivamente para melhorar a programação, o presidente Nicolas Sarkozy proibiu a veiculação de comerciais em quatro grandes canais de TV no horário nobre noturno. A medida será estendida a duas outras emissoras.
Isso ainda deixa os franceses com dezenas de canais nos quais podem ver, por exemplo, a extravagância digital criada por Bruno Aveillan para o perfume XS da Paco Rabanne, na qual um casal nu copula languidamente em pleno ar.
A atitude libertária dominante na França também explica o anúncio de serviço público sobre a Aids -uma animação alegre mostrando sexo gay explícito que se desenrola ao som da canção “Sugar Baby Love”.
Está claro que os comerciais franceses revelam a cultura francesa, tanto quanto a literatura ou a música. Fortes em sensualidade, estilo e poesia, são notavelmente fracos em matéria de informações e quase alérgicos aos detalhes nus e crus do comércio. Na França, é proibido denegrir seus concorrentes num anúncio de televisão ou (salvo em casos excepcionais) recomendar aos espectadores que liguem para um número determinado para comprar um produto. As táticas de venda direta, que constituem a norma nos EUA, não são aceitáveis na França.
“É porque sempre tivemos uma relação nada saudável com o dinheiro”, explicou Jacques Séguéla, executivo criativo da segunda maior agência de publicidade do país, a Havas. “Para nós, dinheiro implica em corrupção. E como nos consideramos os inventores da liberdade -não importa que isso não seja verdade-, ainda vemos a publicidade como uma espécie de manipulação. Isso explica por que a publicidade na TV começou tão tarde neste país -basicamente, porque a oposição de esquerda a via como algo que corrompe a alma.”
É verdade que a França demorou a começar a veicular comerciais na TV. Anos depois de EUA, Reino Unido, Itália e outros países estarem convertendo em uma nova forma de arte os spots de 30 segundos de propaganda de detergentes e pastas de dentes, a França ainda proibia a veiculação de anúncios privados. Foi apenas em 1968, passando por cima da oposição forte das empresas de jornais e da esquerda política, que o governo finalmente autorizou a veiculação de dois minutos diários de comerciais numa única emissora de televisão (naquela época, todas as emissoras francesas eram públicas).
Foi sem dúvida em parte para aproveitar a histórica ambivalência francesa em relação aos comerciais de TV que Sarkozy reverteu a política dos últimos 40 anos e proibiu a veiculação de anúncios nas emissoras públicas francesas no horário noturno. A iniciativa foi um grande golpe de relações públicas para o presidente.
Isso não significa que os franceses não gostem de comerciais.
A década de 1980 foi a era de ouro da publicidade francesa, disse Amélie Gastaut, curadora da exposição no Musée des Arts Décoratifs. Diretores como Jean-Paul Goude, Gérard Pirès e Étienne Chatiliez fizeram anúncios elegantes e inteligentes para a Peugeot, os jeans Cooper e a fabricante francesa de calçados de baixo preço Eram. Sucedeu-se a eles uma geração criada à base de animação digital, que foi quem introduziu a era atual de efeitos fantasmagóricos e sofisticados.
Séguéla disse que os comerciais americanos vão da cabeça à carteira; os britânicos, da cabeça para o coração; e os franceses, do coração para a cabeça. Isso explica por que, num clássico comercial francês da emissora paga Canal Plus, um homem descreve um filme sobre pinguins imperadores na Antártida a uma mulher que visualiza centenas de Napoleões deslizando pelo gelo.
“Enfatizamos o sexo e o humor inteligente em nossos anúncios porque essa é nossa cultura”, disse Stéphane Martin, diretor do sindicato francês de publicidade na TV. “A publicidade dá a seu público uma visão idealizada. E é assim (com sexo e humor inteligente) que gostamos de pensar que somos.”

AIDES – Sugar Baby Love
Agência: TBWA, Paris
Música: The Rubettes – Sugar Baby Love
Esse cormercial foi criado para a organização AIDES, dedicada, prevenção de doenças.”A vida ? longa o suficiente para encontrar a pessoa certa. Proteja-se.”

A primeira animação (AIDS Awareness – “AIDES”) foi feita em 2005 e a outra (Gay AIDS Awareness), em 2006

DIM
DIM

23/02/2009 - 13:48h França: O ”bonapartismo” do presidente

Gilles Lapouge* – O Estado SP

Nicolas Sarkozy é um “bonapartista”, escreveu um dos mais brilhantes analistas políticos franceses, Alain Duhamel (recordemos que Bonaparte é o nome da família de Napoleão).

Depois disso, muitos puseram-se a murmurar e a se perguntar. Mas a bem da verdade, a resposta é simples. Sim, Alain Duhamel tem razão. E tem razão por um motivo indiscutível: ninguém sabe direito o que é “bonapartismo”. É um grande saco vazio no qual cada um coloca o que bem quiser.

Desde o surgimento desse termo, no século 19, os franceses ofereceram pelo menos dez modelos de “bonapartismo”. Procurando bem, sempre se pode encontrar uma variedade onde encaixar Sarkozy.

Limitemo-nos aos dois tipos mais usuais. O primeiro se refere ao próprio Napoleão Bonaparte. Político experiente, militar genial, adepto de um governo forte e autoritário: “Um mosquito que voasse sem ordem sua era um inseto revoltoso”, disse certa vez o escritor e intelectual François-René de Chateaubriand.

Está claro que Sarkozy é um pouco mirrado para vestir semelhante roupagem. Em muitos aspectos, ambos não têm nada em comum. Os dois têm baixa estatura. E daí? Napoleão era um homem de altíssima cultura, enquanto Sarkozy é um deserto cultural.

Napoleão foi um militar e chegou ao trono por um golpe, é fato, mas também por meio de sua campanha heroica na Itália. Ele surgiu dos bramidos da revolução. Mas seu gênio foi primeiro “trancar” a revolução antes de construir um novo Estado em muitos aspectos retrógrado (houve um retorno ao Império). Nesse sentido, a comparação seria quase ofensiva para Sarkozy.

Examinemos então a segunda acepção da palavra “bonapartismo”. Essa toma como modelo não Napoleão, mas seu sobrinho, que foi eleito presidente em 1848 e deu um golpe de Estado em 1851. Victor Hugo chamava-o de “Napoleão, o Pequeno”. Mas Napoleão III não era tão nulo como o escritor dizia. E chegou a ter alguns méritos.

Durante seu governo, a França conheceu uma formidável expansão industrial. É mais frequentemente nesse segundo sentido que se recorre à palavra “bonapartismo”. Entende-se por isso um regime político forte, uma democracia plebiscitária, a concentração de poder e uma reverência pela “modernidade”.

Esses traços poderiam se aplicar a Sarkozy. Neles se encontram suas qualidades e seus defeitos: vontade de dispensar os intermediários (como os ministros) e de criar um vínculo direto com o povo, voluntarismo e abandono cego ao mercado (ao menos no início de seu mandato).

Em comum, Napoleão III e Sarkozy têm também uma espantosa hiperatividade. Ambos têm duas ideias por hora. Napoleão III cultivou sua amizade com o grande capital (assim como Sarkozy se aproxima das fortunas francesas).

Ambos são fascinados pelas aparência. Sarkozy adora relógios Rolex e iates suntuosos. Um jornal inglês da época destacou em Napoleão III “a cultura da ostentação e a submissão aos amigos ricos.”

Seria possível assinalar um outro traço comum aos dois chefes de Estado. Eles são autoritários, mas ao mesmo tempo, e contraditoriamente, são flexíveis. Eleito como o “arauto do liberalismo”, desde as primeiras ondas da crise global, Sarkozy mudou completamente e assumiu a frente de uma cruzada mundial contra o capitalismo selvagem.

Percebe-se, portanto, que Duhamel não estava errado ao assinalar o “bonapartismo” de Sarkozy. A fórmula de Duhamel é justa sob a condição de que o modelo de Sarkozy não seja o de Napoleão, o Grande, mas do sobrinho, Napoleão III. O que não é desonroso. Napoleão III não foi um mal dirigente. Sem grandeza, mas, às vezes, eficaz.

Desejemos ao menos que Sarkozy não conheça o futuro de nenhum dos dois Bonapartes. O primeiro foi enviado pelos ingleses para morrer na ilha de Santa Helena. O segundo foi esmagado pelos exércitos prussianos de Bismarck.

* Giles Lapouge é correspondente em Paris

Leia também meu artigo escrito logo após a eleição de Sarkozy à presidência da França

Reflexões pessoais sobre o governo Sarkozy, as eleições legislativas e a esquerda

23/02/2009 - 13:37h França: Popularidade do presidente e do primeiro ministro em baixa

20/02/2009 - 17:04h França: Sarkozy pode virar o bode expiatório da crise

Sarkozy menacé par le syndrome du bouc émissaire

Nicolas Sarkozy lors de la réunion avec les syndicats le 18 février 2009 (Remy de la Maurinière/Reuters).

Une crise politique peut-elle s’ajouter, en France, à la crise financière, économique et à la menace d’une crise sociale? La réponse n’est pas évidente, mais la question se pose. Le comportement de l’équipe au pouvoir donne des signes d’hésitation, voire d’incohérence.

Il faut d’abord s’entendre sur l’expression “crise politique”. Le gouvernement ne risque pas d’être renversé par un vote de censure à l’Assemblée nationale. Il n’y a pas de composante de la majorité qui pourrait envisager de la quitter.

En mai 1968, le gouvernement n’avait pas été mis en minorité. La motion de censure, déposée par la gauche et défendue notamment par François Mitterrand, n’était pas passée malgré la rupture d’un député gaulliste, Edgard Pisani, avec son groupe.

La droite n’avait pourtant qu’un siège de majorité depuis les élections de l’année précédente, mais les centristes, bien qu’alors dans l’opposition, n’avaient pas tous voté contre le gouvernement.

Il n’y en avait pas moins une crise politique, finalement dénouée par des élections législatives anticipées après dissolution de l’Assemblée nationale.

Le mouvement social de 1995 a provoqué une longue crise politique, dont Jacques Chirac a fini par essayer de sortir aussi par la dissolution de l’Assemblée, en avril 1997, avec le résultat que l’on sait.

Prendre la mesure des risques sociaux

La situation actuelle diffère des “événements” d’il y a presque quarante-et-un ans, bien que la comparaison vienne à l’esprit de ceux qui rêvent d’une répétition, comme Olivier Besancenot. Ceux qui analysent les mouvements sociaux, comme l’historienne Danielle Tartakowski et le sociologue Guy Groux, font aussi des comparaisons avec 1995, pour souligner les différences.

Mais une crise politique peut naître dans la confusion et l’inquiétude provoquées par la situation économique, la montée rapide du chômage, les annonces de suppressions de postes dans l’automobile, tandis que les bénéfices des entreprises du CAC-40 pour 2008 provoquent le scandale.

Le conflit en Guadeloupe met en cause la capacité du gouvernement à prendre la mesure des risques sociaux. Certes, il a voulu cloisonner le département antillais et éviter toute contagion, dont les médias auraient pu être le véhicule si un dirigeant de haut rang (Michelle Alliot-Marie ou François Fillon, sans parler de Nicolas Sarkozy) y étaient allé au lieu du secrétaire d’Etat Yves Jégo, ou si les forces de l’ordre avaient agi plus massivement.

Mais cette tactique n’a pas empêché que le conflit s’envenime, qu’il y ait un mort et que Fillon ne finisse par lâcher les 200 euros dont il ne voulait pas entendre parler il y a dix jours.

La perte de confiance

Depuis les manifestations du 29 janvier, le pouvoir est sur la défensive. Avant, il prenait des mesures pour contenir la crise, éviter les défaillances bancaires, etc. Depuis, il doit répondre à une attente sociale. On est passé de l’économie à la politique. Mais ses réponses tardent, sont hésitantes.

Sarkozy ne se cache pas de faire de la politique. Au contraire! Il invoque la justice plutôt que l’efficacité, d’abord pour ne pas se déjuger en se ralliant à l’idée que la consommation a besoin d’être soutenue (et il est vrai que ce n’est pas démontré) et surtout pour parler à l’électorat populaire qu’il a séduit en 2007. Mais le Sarkozy social, et même syndical, qui provoque sciemment les colères de Laurence Parisot, a du mal à convaincre.

Le pouvoir n’est pas sérieusement en difficulté. Il est obéi. Le pays fonctionne. Les blocages sont sectoriels, dans les DOM et dans les universités. Mais il a sérieusement besoin d’un signe allant en sens inverse de ceux qui se sont multipliés, ces dernières semaines, dans la rue, dans les médias et dans les sondages, et qui indiquent tous une perte de confiance.

Au lieu du héros de la crise, comme il a cherché à l’être à la fin de 2008, le président de la République est menacé aujourd’hui d’en devenir le bouc émissaire.

18/02/2009 - 23:11h Sindicalistas dizem não a Sarkozy e mantêm greve na França

ANA CAROLINA MORAES da BBC Brasil, em Paris – FOLHA ONLINE

Os principais líderes sindicais que se reuniram com o presidente francês, Nicolas Sarkozy, nesta quarta-feira consideraram insuficientes as propostas feitas pelo governo e decidiram manter a greve geral convocada para o próximo dia 19 de março.

Após reunião com representantes dos principais sindicatos patronais e de empregados da França, Nicolas Sarkozy anunciou uma série de medidas sociais, destinadas principalmente aos jovens e à classe média, para conter os efeitos da crise econômica no país e atenuar o crescente descontentamento da população.

O pacote deve totalizar 2,6 bilhões de euros, será financiado, em parte, pelos juros dos empréstimos concedidos pelo governo aos bancos em dificuldades.

Entre as medidas que devem ser adotadas imediatamente estão a criação de um fundo social de investimentos para estimular o emprego e a formação de trabalhadores, além da exoneração provisória de dois terços do valor total do imposto de renda que incide sobre os salários mais baixos. Essa medida deve beneficiar, segundo o governo, 4 milhões de famílias.

As medidas

O pacote também prevê novos benefícios sociais para famílias mais pobres além de medidas para estimular o emprego de jovens.

Ao anunciar as medidas à população, em pronunciamento televisivo na noite desta quarta-feira, Sarkozy defendeu sua política de investimentos para criar empregos e descartou um aumento imediato do salário mínimo –uma reivindicação comum dos sindicatos– que, segundo ele, “complicaria ainda mais a situação das pequenas e médias empresas”.

O presidente francês também defendeu um capitalismo “mais justo” e pediu aos dirigentes de empresas que recorrerem a planos de re-estruturação que renunciem a seus bônus em 2009.

Em meio a um contexto de crescente tensão social e crise econômica, o presidente francês aposta nesse pacote para atenuar o descontentamento da população e recuperar sua popularidade, em queda nos últimos meses.

Críticas

Além dos sindicatos, o Partido Socialista (PS) também criticou o plano. O porta-voz do partido, Benoît Hamon, afirmou que “as medidas não mudarão em nada a situação do país”. O presidente do PS na Assembléia, Jean-Marc Ayrault, disse que o montante total do pacote do presidente Sarkozy “corresponde somente a 10% das medidas adotadas em favor das empresas “.

Eleito com o compromisso de que iria melhorar o poder aquisitivo da população, Nicolas Sarkozy é criticado por não ter cumprido suas promessas.

A insatisfação social aumentou ainda mais com a crise econômica. Segundo pesquisa publicada nesta quarta-feira, 60% dos franceses consideram ruins e insuficientes as medidas adotadas pelo governo para conter os efeitos da crise.

A sondagem também indica que a maioria da população estima que as medidas beneficiam, principalmente, os bancos e instituições financeiras. O pacote anticrise francês prevê 360 bilhões de euros em empréstimos aos bancos e 26 bilhões para reaquecer a economia.

Face à crescente tensão social no país e com a popularidade em queda, Nicolas Sarkozy quer evitar, com as medidas que anunciadas hoje, que a crise economica que se anuncia para 2009 se transforme em avalanche social.

Na semana passada, a ministra francêsa da Economia, Christine Lagarde, confirmou que o PIB francês, este ano, vai registrar crescimento negativo e não deve ultrapassar – 1%. No ano passado, o desemprego aumentou 11,4% na França, totalizando 2 milhões de pessoas.

30/01/2009 - 09:15h Greve geral leva ao menos 1 milhão à rua na França

Des milliers de manifestants rassemblés place de la Bastille à Paris, le 29 janvier 2009.

Corte de postos e insatisfação com reformas trabalhistas são maiores razões de paralisação

Protestos pelo país atraíram funcionários públicos e privados; na educação, adesão foi de pelo menos 50%, segundo o governo

CÍNTIA CARDOSO COLABORAÇÃO PARA A FOLHA, DE PARIS

Uma quinta-feira negra foi a promessa dos sindicatos que organizaram ontem uma greve geral na França. Cerca de 2,5 milhões de pessoas, segundo os organizadores, e 1 milhão, segundo a polícia, participaram de protestos pelo país.
A lista de reivindicações e queixas dos setores público e privado é heterogênea (veja quadro ao lado). Em comunicado, o presidente francês, Nicolas Sarkozy, disse que a inquietação popular era “legítima” e prometeu um encontro com sindicalistas em fevereiro para discutir as reformas e a situação econômica do país.
“A manifestação de ontem mostrou a angústia em relação ao desemprego, à crise mundial e, sobretudo, uma vontade de impedir o desmoronamento da sociedade francesa. Há uma forte crítica da sociedade ao ritmo e ao conteúdo das reformas propostas por Sarkozy”, avaliou Stéphane Montclaire, professor de Ciências Políticas da Universidade Sorbonne.
O professor afirma que “faltou didatismo ao governo para explicar a necessidade das mudanças” trabalhistas implementadas pelo presidente desde que assumiu, em 2007. “A população fica com a impressão de que os benefícios dos pacotes econômicos são apenas para as elites.”
Para muitos grevistas, cruzar os braços teve ainda sabor de revanche. No ano passado, durante discurso, Sarkozy gracejou que, no seu governo, “nem dá mais para perceber quando há greve”. Uma nova lei estabeleceu a obrigatoriedade de um “serviço mínimo” nos transportes e nas escolas públicas.

Melhor que o previsto
Na passeata de ontem que saiu da praça da Bastilha, na capital francesa, cerca de 300 mil pessoas participaram. Outras 200 manifestações foram realizadas pelo interior. Em Toulouse, empregados da Airbus e do setor automotivo, um dos mais afetados pela crise, estavam na linha de frente.
Segundo sondagem publicada pelo jornal “Le Figaro”, de centro-direita, 69% dos franceses eram favoráveis à greve.
Na greve dos transportes em novembro de 2007, a circulação de trens, metrôs e ônibus na capital tornou praticamente inviável a rotina dos parisienses. Ontem, porém, o movimento foi mais tranquilo.
No início da manhã, a reportagem da Folha percorreu algumas das estações de maior movimento, e poucas pessoas esperavam nas plataformas. Segundo a RATP (companhia de metrô e trem urbano), a circulação média foi de 80%. Na linha de trem que liga os aeroportos de Orly e Charles de Gaulle, a paralisação foi total. Já nos trens intermunicipais da região da capital, a taxa de circulação foi de 35%, e, no interior, os transportes foram mais penalizados.
Em Orly, 30% dos voos foram cancelados, e no Charles de Gaulle, 10%.
Já a educação pública foi fortemente atingida. O governo citou 50% de adesão, e os sindicatos, 67,5% -em qualquer caso, a taxa supera a de 2007.
Embora alguns analistas atrelem a circulação relativamente normal nos transportes públicos ao fato de muitos trabalhadores terem tirado folga ontem, o professor Montclaire lembra que, com a exigência do “serviço mínimo”, o setor deixou de ser um termômetro do sucesso da greve.
“O indicador mais importante são as manifestações. Vimos ontem que o movimento atingiu não só as metrópoles, mas também os municípios pequenos e médios. Isso mostra que o grau de insatisfação popular é bastante elevado.”
A insatisfação da população, porém, não encontra porta-voz na oposição. O Partido Socialista, o principal, enfrenta dificuldades internas. Já o Partido Comunista tem um papel marginal na vida política do país, e a extrema esquerda ainda forma um novo projeto.
“É um período estranho. Não há um partido capaz de canalizar essa angústia. As pessoas vão começar a se expressar por elas mesmas”, diz Montclaire, lembrando que a saída vai ter que ser negociada -o que não é tradição francesa. “A França é um país de confronto.”

26/01/2009 - 19:56h França: o poder político teme um grande movimento social

Le pouvoir politique redoute un grand mouvement social

http://www.lefigaro.fr/medias/2007/11/20/670c1f9c-9792-11dc-a5cf-9256445633b3.JPG

Le Monde

Que faire, face à l’augmentation inéluctable du chômage et à la désespérance qu’elle porte en germe ? Comment éviter que la détérioration du climat social ne se transforme, à l’occasion d’un dérapage ou d’un conflit local dur, en une de ces explosions dont la France a le secret ? Dans un pays qui s’enfonce dans la récession, ces questions taraudent les responsables politiques au plus haut niveau de l’Etat, dans la majorité comme dans l’opposition.

La journée unitaire d’action du jeudi 29 janvier, qui s’annonce très suivie, bénéficie selon deux sondages publiés dimanche 25 (CSA/Le Parisien/Aujourd’hui en France et IFOP/Sud-Ouest) du soutien de près des trois quarts des Français. A quelques jours de son organisation, les débrayages à l’usine Renault de Sandouville à l’annonce de la prolongation du chômage partiel, les mots d’ordre de grève dans les universités, les tensions qui subsistent dans certains lycées, dans l’administration et dans le monde hospitalier ont relancé les craintes d’une possible conjonction des mécontentements. “Je sens une violence en train de naître. Dans les écoles, par exemple, la mobilisation est très forte”, relève Philippe Cochet, député UMP du Rhône.

Début janvier, des élus de la majorité avaient alerté Nicolas Sarkozy sur les risques d’“un grand mouvement social” et du décalage avec l’opinion publique sur le plan de relance. “Les gens ont l’impression que l’argent public est distribué aux banquiers et que rien n’est fait pour eux. Ils approuvent ceux qui descendent dans la rue”, avaient-ils indiqué.

La récession a beau frapper inégalement territoires et entreprises, les remontées du terrain ne sont guère rassurantes. La baisse de l’intérim, la hausse du chômage partiel, la multiplication des plans de départ volontaire ont certes permis, jusqu’à maintenant, d’“étaler les effets dévastateurs de la crise”, analyse Martin Richer, directeur général de la société Secafi (Groupe Alpha), spécialisée dans le conseil auprès des comités d’entreprise. “Mais si la situation dans l’automobile devait préfigurer ce qui se passera dans cinq ou six autres secteurs, la crise prendrait une autre dimension”, dit-il.

Dans les régions industrielles, les syndicalistes décrivent l’anxiété de salariés “K.-O. debout”. “Fin 2008, 134 entreprises avaient fait une demande de chômage partiel et 15 000 salariés ont dû s’arrêter trois semaines pendant les fêtes. On n’avait jamais vu cela”, dit Alain Gatti de l’Union régionale interprofessionnelle CFDT de Lorraine.

Son homologue des Pays de la Loire, Laurent Berger, constate la multiplication des plans sociaux : “En novembre et décembre, les entreprises de la région ont remercié 8 000 intérimaires, mis fin aux contrats à durée déterminée, demandé à leurs salariés de prendre des jours de réduction du temps de travail ou de chômage partiel. Mais, depuis janvier, on tape dans le dur.” Et d’égrener la liste des emplois supprimés en une semaine : 120 dans deux entreprises d’ameublement employant au total 300 personnes, 200 emplois sur 1 200 dans un groupe suédois, et plusieurs dizaines de milliers de salariés désoeuvrés pour cause de chômage technique.

La crise se généralise : automobile, transports, navigation de plaisance, chantiers navals, services informatiques, secteur du nettoyage. “La situation, anxiogène, crée du fatalisme et de la colère chez des salariés qui ont le sentiment de payer les erreurs du capitalisme financier”, note le syndicaliste.

Dans les entreprises en difficulté, la crainte du chômage tétanise. Dans celles qui se portent mieux, les négociations salariales s’annoncent tendues. “Le mécontentement est plus fort dans les groupes qui ne vont pas trop mal, là où les politiques salariales sont jugées insuffisantes”, assure le secrétaire général de la métallurgie CFDT, Dominique Gilliez.

A situation sociale complexe, pronostics nuancés. “Il y a beaucoup de colère rentrée, mais cela ne se traduit pas toujours par de la lutte”, relève Nadine Prigent, secrétaire générale de la CGT santé. “La crise amplifie l’incertitude, exacerbe le ras-le-bol”, ajoute Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, qui perçoit chez certains l’envie d’en découdre. Directeur d’études d’Entreprise et personnel, une association de DRH, Jean-Pierre Basilien croit plus à la possibilité de conflits locaux durs, là où l’emploi est détruit, qu’à celle d’un mouvement plus général. “Le gouvernement semble très attentif à désamorcer tous les sujets possibles de tensions avec la jeunesse, qui pourraient conduire à des mobilisations plus larges”, analyse-t-il.

La durée et l’ampleur de la récession constituent des inconnues qui vont peser sur le climat social. Raymond Soubie, conseiller de Nicolas Sarkozy pour les questions sociales, ne constate pas, pour l’heure, “de montée de fièvre forte”. Mais, ajoute-t-il prudent, la météo sociale est une science inexacte”.

Rémi Barroux, Claire Guélaud et Sophie Landrin

13/01/2009 - 17:35h Atos antissemitas aumentam na França

http://www.jafi.org.il/agenda/3-22e.jpg

CÍNTIA CARDOSO COLABORAÇÃO PARA A FOLHA, DE PARIS

A tensão do conflito entre Israel e o Hamas em Gaza parece ter sido exportada para a França. Em uma semana, vários atos antissemitas foram registrados no país, e, por precaução, sinagogas e outros centros judaicos tiveram a segurança reforçada.
Domingo, dois coquetéis molotov foram lançados contra a sinagoga Ohr Menahem, em Saint-Denis, periferia de Paris. Os explosivos provocaram um pequeno incêndio na lanchonete vizinha.
O presidente Nicolas Sarkozy disse ontem que esse tipo de violência é “inaceitável” e expressou “solidariedade às vitimas diretas e indiretas desses comportamentos indignos do nosso país e do século 21″.
Ontem, dezenas de pichações antissemitas apareceram no muro de um centro social perto de uma mesquita. As inscrições traziam palavras como: “É preciso matar os judeus” e frases de apoio à causa palestina. Na madrugada de ontem, em Schiltigheim, na Alsácia, coquetéis Molotov foram lançados contra um templo judaico. Na semana passada, uma sinagoga em Toulouse, sul do país, fora atacada e quatro jovens foram detidos por agressão a uma adolescente judia.
Apesar da escalada, o sociólogo Michel Wieviorka contemporiza os conflitos entre as comunidades judaica e muçulmana na França. Em primeiro lugar, avalia Wieviorka, um movimento antissemita é difuso. Há quem se identifique com o problema dos palestinos, quem se diga defensor do islã e ainda grupos vagamente antissionistas -conjunto heterogêneo com pouca chance de se unir e radicalizar as manifestações.
No campo judeu, destaca o sociólogo, alguns se sentem constrangidos em relação à proporção dos ataques. Mesmo entre aqueles que sustentam que Israel tem direito de se defender, não há consenso em relação à ofensiva de Israel.
De acordo com sondagem publicada ontem pelo jornal “Le Parisien”, para 18%, o governo israelense é o principal responsável pelo conflito, para 23% é o Hamas e, para 28%, os dois lados são culpados.

Apelos a paz
Em comunicado, Dalil Boubakeur, do Instituto Árabe da Grande Mesquita de Paris, pede que a “comunidade muçulmana mantenha a calma diante da grande comoção gerada pela situação em Gaza” e evite “todos os tipos de provocação”. Ele condenou “o ato de violência cometido contra a sinagoga da cidade de Saint-Denis”.
O prefeito de Saint-Denis, Didier Paillard, organizou um ato pacifista diante da sinagoga atacada. Na quinta, Paillard havia coordenado uma manifestação a favor dos palestinos. Algumas associações judaicas o acusaram de ter inflamado os ânimos da cidade, onde parte da população é de origem muçulmana e magrebina.
Em Israel, a chanceler Tzipi Livni afirmou que seu governo tem pedido aos líderes mundiais que condenem qualquer forma de violência contra judeus. “Recebemos com grande preocupação relatos de agressões física, moral, verbal e outras manifestações de antissemitismo pelo mundo.”