18/12/2008 - 18:55h França: as manifestações dos secundaristas não param
Les manifestations de lycéens ne s’essoufflent pas
LE MONDE
- Luis Favre
Les manifestations de lycéens ne s’essoufflent pas
LE MONDE
80.000 jóvenes se han caminado por las calles de París, Lyon, Nantes, Orelans y Rennes
La Policía ha disuelto algunas protestas con gas lacrimógeno

ELPAÍS.com/AGENCIAS – Madrid-París
Decenas de miles de estudiantes del primer año del bachillerato (seconde del Liceo) han salido hoy a las calles en diferentes ciudades para manifestarse en contra de una reforma que el Gobierno del presidente Nicolás Sarkozy quiere hacer a la educación secundaria. La Policía ha disuelto con gas lacrimógeno algunos incidentes registrados en Lyon y París. Esta misma semana, el ministro de Educación, Xavier Darcos, pospuso un año la reforma ante las muestras de rechazo.
Los organizadores afirman que unos 80.000 jóvenes marcharon por las principales arterias de París, Lyon, Nantes, Orelans y Rennes. Algunas de las manifestaciones resultaron en enfrentamientos entre los jóvenes y la policía. En Lyon (al oeste de Francia) los jóvenes lanzaron piedras a las fuerzas de seguridad y un automóvil fue volteado. También una escuela fue evacuada por el denso humo proveniente de contenedores incendiados. La Policía ha usado gas lacrimógeno para dispersar a los manifestantes. Se han detenido a 40 personas.
En la capital francesa también ha sido necesario el uso del gas pimienta en una manifestación junto a los jardines de Luxemburgo que reunió a unas 13.600 personas, de acuerdo a los organizadores. Autoridades educativas de París han señalado que unas 40 escuelas, de un total de 105, han respaldado la protesta. Fuentes del sindicato UNL han señalado que fueron 60 escuelas las que han participado.
El Gobierno se aferra a la reforma
“Hemos decidido tomarnos más tiempo con las escuelas porque ha habido un gran error en la percepción [de la reforma]“, ha señalado el primer ministro Francois Fillon a la radio Europe 1. “Vamos a reabrir las consultas, así que estamos listos para aceptar cambios en la reforma”, ha señalado.
Fillon ha sido muy claro al señalar que el Gobierno no va a enterrar la reforma. Ésa, sin embargo, es la exigencia principal de los manifestantes. “No vamos a retomar la negociación hasta que el Gobierno retire el recorte de empleos”, ha señalado Alix Nicolet, presidente de uno de los sindicatos. La administración Sarkozy planea recortar unas 12.500 plazas de maestros en el año escolar de 2009.

Le Monde
Pour la cinquième fois en deux semaines, les lycéens se sont mobilisés, jeudi 10 avril, pour dénoncer les suppressions de postes dans l’éducation nationale. A Paris, de 30 000 à 40 000 manifestants, selon l’Union nationale lycéenne (UNL), étaient au départ du cortège reliant le jardin du Luxembourg à la station de métro Saint-François-Xavier, à proximité du ministère de l’éducation. La police avance le chiffre de 19 000 manifestants, soit deux fois plus que mardi.
En province, la mobilisation a aussi pris de l’ampleur. 5 500 lycéens et 400 fonctionnaires ont défilé dans la matinée à Grenoble, selon la préfecture de l’Isère. De légers incidents ont éclaté à la fin du défilé. A Lyon, un millier de lycéens ont défilé, soit le double de la manifestation de mardi. A Toulouse, les manifestants étaient 3 000 selon les organisateurs et 1 700 d’après la police, contre 400 il y a deux jours.
“ON A TOUS EU 16-20 ANS”
L’UNL et la Fédération indépendante lycéenne (FIDL) ont reçu le soutien d’une quinzaine d’organisations syndicales, d’enseignants, d’étudiants et de parents d’élèves. Dans un communiqué conjoint diffusé mercredi soir, ils ont réaffirmé leur “volonté commune de défendre le service public d’éducation aujourd’hui menacé”, notamment par les 11 200 suppressions de postes prévues cette année, dont environ 8 500 postes d’enseignants. Le secondaire devrait à lui seul perdre environ 8 800 postes.

Pour le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, interrogé jeudi par Le Parisien, “le nombre de manifestants évolue dans des proportions raisonnables et reste très concentré sur l’Ile-de-France”. “Derrière l’écran parisien, moins de 2 % des lycées du pays sont bloqués”, assure-t-il. “On a tous eu 16-20 ans, tous pu être inquiets pour notre avenir. C’est naturel, inévitable même”, a ajouté le ministre. Un ton mâtiné de “paternalisme pour le moins poussiéreux”, accuse le Parti communiste dans un communiqué.
Selon le président de l’UNL, Florian Lecoultre, qui s’exprimait jeudi sur LCI, “en plus de cinq ans, on a accumulé 50 000 postes perdus”. “On a atteint d’une certaine manière le point de non-retour car à plus de trente-cinq par classe dans la plupart des établissements, c’est impossible d’étudier en terminale”, a ajouté le leader du syndicat lycéen.
Xavier Darcos justifie les réductions d’effectifs annoncées par les évolutions démographiques. Les effectifs du second degré ont baissé de 145 000 élèves en trois ans, et devraient encore reculer de 40 000 à la rentrée prochaine.