16/11/2009 - 16:08h Antidepressivo que não deu certo vira “viagra feminino”

http://portalexame.abril.com.br/arquivos/img_946/est_pesquisa.jpgAntidepressivo que não deu certo vira “viagra feminino”

da Folha Online

Um medicamento que foi originalmente desenvolvido como antidepressivo teve um surpreendente e positivo efeito colateral: as mulheres que o experimentaram relataram “significativa melhoria” em seu desejo sexual, divulgou nesta segunda-feira (16) o jornal britânico “The Independent”.

Mulheres que tomaram 100 miligramas do medicamento, chamado Flibanserin, uma vez por dia, indicaram mais relações sexuais “satisfatórias”, maiores níveis de desejo sexual e reduzido estresse associado a problemas sexuais.

“É essencialmente um remédio como o Viagra para mulheres, já que o libido ou desejo sexual reduzido é o problema sexual mais comum das mulheres, assim como a difunção erétil é o problema mais frequente para os homens”, disse o professor John Thorp, da Universidade da Carolina do Norte, em Chapel Hill, EUA.

O Viagra, que ajuda os homens a superar a impotência, também foi projetado originalmente com outro propósito: para tratar angina, uma dor no peito associada a doenças do coração.

Os resultados reunidos de três dos quatro testes clínicos em série do Flibanserin foram apresentados hoje no Congresso da Sociedade Europeia para a Medicina Sexual, em Lyon, França.

Um total de 1.946 mulheres a partir dos 18 anos até idade pré-menopausa foram tratadas com o Flibanserin ou com um placebo –cápsula inativa para controle– por 24 semanas.

10/11/2009 - 20:29h Le sexe au cinéma ? No pasara !

Cela ne s’était pas produit depuis treize ans: la “commission de censure” du CNC a procédé début octobre à la classification X d’une œuvre cinématographique parlant de sexe. Le coupable: Histoires de Sexe(s). Un film “pour adulte” abusivement rangé dans la catégorie porno.

Histoires-de-sexe-1

Histoires de Sexe(s) est une comédie légère traitant de sexualité, inspirée du Déclin de l’empire américain. C’est l’histoire de quatre amies qui se retrouvent à diner pour parler de leurs dernières frasques et de leurs problèmes amoureux. Parallèlement, quatre hommes se donnent rendez-vous pour parler eux aussi de sexe et donner de l’histoire une version parfois différente. Certaines scènes sont hilarantes. D’autres –résolument pédagogiques – abordent le thème de l’orgasme, du sextoy ou de l’éjaculation féminine, avec la volonté affichée de faire passer un “message”… Entre docu-fiction et cours de sexologie, ce petit film ne méritait certainement pas d’être classé X. La commission du CNC n’a pas été du même avis. Le 6 octobre, elle a fait tomber le couperet: interdiction en salles. “Histoires de Sexes avait pour ambition de s’affranchir des règles de l’industrie pour adulte, protestent les deux réalisateurs (Ovidie et Jack Tyler). Nous aspirions à sortir du ghetto, le CNC nous y a renvoyé aussi sec.

Il est généralement reproché aux pornographes de n’écrire aucun scénario, de ne pas travailler la mise en scène, d’être trop éloignés d’une sexualité réaliste, de dégrader la femme. Ce film relevait pourtant ce défi: présenter une sexualité non caricaturale, et mettre en scène la complexité de la relation de couple. 
Habituellement, les scenarii ne servent qu’à introduire les scènes de sexe qui sont la raison d’exister des films pornographiques. Dans Histoires de sexe(s), les courts passages explicites ne sont que des illustrations des propos tenus par les protagonistes. 95% de dialogues, pour 5% de sexe, et non l’inverse. Très clairement, il ne s’agit en rien d’un film masturbatoire. Avec ce film, nous attendions l’émergence d’un genre nouveau: celui du film traitant ouvertement de la sexualité, affranchi des codes de la pornographie et de son quota d’éjaculations faciales. Notre souhait n’était pas d’être exhibé à un public mineur, puisque nous réclamions une interdiction aux moins de 18 ans.

Pourquoi la commission du CNC a-t-elle classé ce film X? Parce qu’il est impensable, pour les puritains qui y siègent en majorité, qu’un film puisse parler de sexe. On peut parler de mort, de meurtre en série, de fin du monde, mais pas de sexe. Le classement X est une forme perverse de censure. Il s’accompagne d’un système de taxe qui dissuade les producteurs d’avancer de l’argent: un film X est difficilement rentable. Il est donc condamné d’office à n’être qu’un film à petit budget, tourné dans des conditions proches de l’amateurisme. Pas de vrais acteurs dans un X, et pour cause. Pas de vrai scénario. Pas de vrai dialogue. Et comme ce cinéma est totalement stigmatisé, aucun réalisateur “normal” ne veut s’y essayer. A l’origine, le classement X, institué sous Giscard d’Estaing en 1975, était synonyme de liberté: il s’agissait d’autoriser les images représentant la sexualité. Mais très vite, le classement X s’est accompagné de mesures fiscales si pénalisantes qu’il a finit par tuer dans l’œuf un genre cinématographique naissant. Faute de moyens, le X est devenu une industrie de la copulation filmée à la chaine, une ennuyeuse et rébarbative accumulation de gros plans génitaux et d’actes sexuels standardisés à outrance.

Les films précurseurs du genre annonçaient pourtant des lendemains glorieux au X: Le Dernier tango à Paris, L’empire des sens, Maîtresse, Max mon amour, Les Valseuses, La maman et la putain, Portier de nuit… Le X aurait pu devenir un cinéma aussi important que le péplum, le polar, le film d’arts martiaux ou la comédie musicale. Hélas. On l’a assassiné, en lui coupant les vivres et en le condamnant à la médiocrité. Les salles qui projetaient du X ont fini par disparaitre, incapables (à cause des surtaxes énormes) de faire face à la concurrence de la TV, des lecteurs DVD et de l’internet. Avec ces salles sont mortes les ambitions de ceux qui voulaient faire de l’art avec le sexe… A quoi bon ? A quoi bon faire du cinéma à 3 millions d’euros (budget minimum), si les gens vont aller voir gratuitement sur internet des gonzo dont le budget se monte à 3000 euros (maximum)? “Le classement X est devenu obsolète très progressivement, explique Christophe Bier, grand spécialiste et militant anti-classement X. Il a eu la peau du porno. Les producteurs de porno, les exploitants, les distributeurs ont périclité, ou bien se sont vite reconvertis dans la vidéo puis le DVD. Les salles ont fermé les unes après les autres… jusqu’à l’extinction totale des “films pornos” en 1996, remplacés par les “vidéos pornos”.

Résultat: le X est devenu “de la merde”, dixit Ovidie. Au lieu de montrer la sexualité comme d’un espace de liberté et de bonheur, le X a fini par ne plus montrer que des performances irréalistes et caricaturales. “La censure économique nous empêche de sortir du ghetto, soutient Ovidie. Si nous avions d’autres moyens de distributions que les sexshops et les sites internet, si nous pouvions retourner en salle, alors nous serions obligés de faire des films qui tiennent la route.” Mais non. Le CNC veille au grain. Depuis 1975, comme si les mœurs n’avaient pas évolué, il continue de classer X tout ce qui dépasse son seuil de tolérance: un orgasme ça va. Deux orgasmes, bonjour les dégâts. Bien qu’il soit totalement obsolète, le classement X continue de sévir. “Le X n’est pas aboli car il reste une menace visant à décourager ceux qui voudraient montrer du sexe dans les salles avec un visa d’exploitation, explique Christophe Bier. L’interdiction totale existe donc toujours comme arme de destruction massive. Tyler et Ovidie viennent d’en faire le test.

Histoires-de-sexe-2

Si le classement X était supprimé, on peut imaginer que le cinéma se mettrait enfin à parler de sexualité comme d’un sujet aussi passionnant (émouvant, perturbant) que la violence ou l’amour. Les réalisateurs pourraient enfin lui accorder la place qu’elle mérite… “En tout cas, ces réalisateurs ne seraient plus dans un ghetto avec des taxes, ajoute Christophe Bier. Ils bénéficieraient des mêmes droits que leurs confrères “classiques” et pourraient obtenir un fonds de soutien automatique ou d’autres mécanismes régissant l’exploitation cinématographique.” Bien sûr, la qualité d’un film ne dépend pas que de son budget. Mais si la sanction économique était levée, il est sûr et certain que des réalisateurs “normaux” feraient du X, avec l’aide d’acteurs “normaux” et cela changerait certainement la donne. Il suffit de voir ce qu’il se passe en Suède, où le gouvernement finance des films X pour lutter contre la misogynie et contre la discrimination sexuelle. Dirty Diaries nous montre le chemin. Oui, il est possible de faire du vrai cinéma avec du sexe.
QUESTIONS A UN MEMBRE DE LA COMMISSION DU CNC

Philippe Rouyer – co-auteur du livre Le cinéma X (éd; la Musardine)- siège à la Commission de classification en tant que représentant du Syndicat Français de la Critique de Cinéma (SFCC). Il faisait partie de la commission qui a classé Histoires de Sexe(s). Il faut rappeler que la Commission de classification n’est que consultative. C’est le Ministre qui donne le visa, même si à plus de 99%, il suit les avis de la Commission. Le vrai responsable du classement X d’Histoires de Sexe(s) est donc Frédéric Mitterand.

1/ Depuis la création du classement X, combien de films “de cul” ont été classés X ?
Ça tourne autour d’un millier de longs métrages. D’après Christophe Bier, l’auteur du livre Censure-moi (L’Esprit frappeur), le dernier film classé X date de 1996. Il s’intitulait “Elle ruisselle sous la caresse”.

2/ Suivant quelle procédure le film d’Ovidie et jack Tyler a-t-il été classé X ?
Suivant la procédure habituelle. A savoir, un passage en sous-commission qui a juste pour mission de servir de filtre. Tous les films qui sortent (même les Disney) sont vus intégralement en sous-commission. Si la sous-commission estime que c’est du tout public, le film sort avec son visa. Si ne serait-ce qu’un membre de la sous-commission estime qu’il pourrait y avoir une restriction, le film est envoyé en Commission plénière qui est alors libre de ce qu’elle préconise. Et dans ce cas, la seule décision qui compte est celle de la plénière. Concernant le film d’Ovidie et Jack Tyler, l’ensemble des membres de la sous-commission a opté pour une interdiction aux moins de 18 ans en le renvoyant en plénière. Après débat et vote, la plénière elle, a voté le X.

3/ Il y a combien de personnes en commission ?
Chaque sous-commission se compose de 4 à 7 membres. La plénière en compte 28.

4/ Pourquoi Histoires de Sexe(s) a-t-il été classé X ?
Je suis tenu au devoir de réserve sur les débats. La seule chose que je peux vous dire c’est ce que j’ai dit moi au cours de ce débat: à savoir que je demandais une interdiction aux moins de 18 ans, mais surtout pas un classement X car c’était clairement une œuvre et non une pellicule à vocation masturbatoire. J’ai développé en parlant du scénario, de la mise en scène et de la durée (très brève) des scènes de sexe. J’ai ajouté qu’il n’y avait dedans aucune violence et  aucune image dégradée de la femme, et que je préférais qu’un jeune de 18 ans voit cela plutôt qu’une production crade trouvée en DVD ou sur le net. Mais le résultat du vote qui a suivi prouve que moi et ceux qui avaient un avis similaire n’avons pas convaincu suffisamment de monde

5/ Il me semble que les commissions de classement de films, dans les pays anglo-saxons, s’en tiennent à des critères très précis pour juger: il parait que le classement d’un film correspond à des normes quasi-mathématiques (nombre de minutes pendant lesquelles on voit un acte sexuel, cataloguage des actes sexuels sur une échelle, nombre de gros plans anatomiques, etc). Pouvez-vous m’éclairer sur ce point ?

Effectivement c’est le cas dans des pays comme le Royaume Uni. Je trouve ça atroce. Ça a conduit par exemple dans ces pays à interdire aux moins de 15 ans “Ridicule” de Patrice Leconte parce qu’on y voit un homme qui urine sur un autre ou “Amélie Poulain” car il y a une série d’orgasmes dans une scène. 2 films qui sont chez nous ‘tous publics”. En France, nous n’avons pas de critères. Nous débattons en tenant compte du contexte de l’œuvre. Des morts dans un western ou un film de guerre n’ont pas le même charge émotionnelle que dans un drame au Quartier Latin. Il faut aussi tenir compte de la mise en scène. Comment c’est filmé.

6/ Si la classification X était supprimée sur les “films pour adulte”, qu’est-ce que cela changerait?

Certains réalisateurs disent que si la classification X était supprimée ils auraient plus de moyens pour faire du bon cinéma. Ils pensent que l’état leur donnerait des subsides ou quoi?
Non, ils n’auraient pas d’avance sur recettes. Mais un certain nombre d’aides automatiques pourraient jouer. De même, il serait de nouveau possible d’acheter des films étrangers (surtaxés par le classement X) et donc d’en vendre en retour. Et puis l’exploitation en salles pourrait apporter de nouveaux revenus. Ou pas, bien sûr.

7/ D’autres réalisateurs (HPG par exemple) disent que même s’ils avaient plus de moyens, ils continueraient à faire des films nuls, parce que le milieu du X est un milieu de “nuls”. Après tout, il y a des réalisateurs de cinéma “normal” (David Lynch avec Eraserhead, Tsukamoto avec Tetsuo, mais je n’ai pas les chiffres précis de leur budget…) qui ont fait des chefs d’œuvre à très petit budget non? Qu’en pensez-vous?
Il y a eu des chefs-d’œuvre du X, ou du moins d’excellents films X, à petit budget. Mais le budget de Eraserhead ou de Tetsuo leur sera toujours supérieur. Ils s’inscrivent dans une autre économie.

8/ Le classement X a-t-il encore une raison d’être de nos jours ?
A mon avis non. L’interdiction au mineurs est suffisante pour protéger la jeunesse et respecter le Code Pénal.

Fonte Les 400 culs, de Agnès Giard


LE FILM (BANDE ANNONCE)

06/11/2009 - 21:12h Sem tabu

Une femme éjacule…

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Il y a des femmes qui jouissent en giclant. Certaines coulent comme des robinets dès qu’on les touche. D’autres lâchent brusquement de longues gerbes liquides. Elles éjaculent. Ce soir, au Festival de films gays et lesbiens de Paris, This is the Girl, de Catherine Corringer dévoile avec jubilation cet aspect encore méconnu de la sexualité féminine.

Projeté samedi 17 novembre au cinéma Beverley à Paris, à 22h, This is the girl se définit comme un «film queer érotique et fantastique, mettant en scène une “sex heroïne boxer”, sa “rocky coach”, et un homme transformé en sex toy. Le film explore la puissance sexuelle de la femme, à travers la masturbation et l’éjaculation féminine.»

C’est un film sans trucages. Pendant de longues minutes, toute entière concentrée sur son plaisir, une jeune femme (Flozif) se masturbe. Ejacule. Se masturbe à nouveau. Ejacule encore. Se masturbe en troisième fois. Ejacule.

«La scène d’éjaculation féminine dans mon film est un plan “performance”, c’est à dire long et sans qu’il soit coupé, explique Catherine Corringer, la réalisatrice. Le film est un hommage à la puissance sexuelle de la femme. Le terme “éjaculation” induit un acte volontaire, alors que quand on dit “c’est une femme fontaine” on sous entend qu’elle “se répand” et non qu’elle “gicle”, ce qui est, à tous les points de vue très différent. Flozif éjacule dans le plan performance 3 fois de suite à environ 1 ou 2 minutes de distance entre. Ce qui est exceptionnel dans ce plan et sa performance, c’est qu’elle le fait assise et en se masturbant. La plupart des femmes ont besoin d’être pénétrées pour éjaculer et d’être allongée. Elle le fait assise et seule. Et c’est assez “insolent !”. Ce qui est beau, c’est de voir les multiples façons qu’à la femme de jouir.»

En France, de nombreuses personnes crient encore au canular et restent persuadées que l’éjaculation féminine n’existe pas. Qu’il s’agit d’urine.

Même les femmes qui éjaculent pensent avec angoisse qu’elles sont victimes de fuites, d’incontinence ou que sais-je…

Aux Etats-Unis, le phénomène de l’éjaculation féminine est quelque chose de bien connu. Depuis plus de vingt ans, des féministes pro-porn comme Annie Sprinkle ou Deborah Sundahl, parlent de ce phénomène, le filment, l’étudient et lui consacrent parfois même des ateliers aux titres loufoques : «Initiez-vous à l’éjaculation !», «Comment faire pour lui en mettre plein la vue !», etc.

Voici le témoignage d’Annie Sprinkle à ce sujet :«Bien qu’ayant éjaculé plusieurs fois – entre autres en 1981 lors d’une de mes prestations dans le film X Deep Inside Annie Sprinkle – je ne pouvais mettre de nom sur ce qui s’était produit. Tout comme mes amants, mes admirateurs ou mes consœurs, je n’avais aucune connaissance sur les effets engendrés par mon corps. C’était juste quelque chose qui apparaissait de temps à autre, quand je n’y pensais pas trop. Tout ce que je pouvais dire alors, c’est que c’était drôlement agréable ! (…) C’est à cette époque qu’est apparue la vidéo extraordinaire de Deborah Sundahl (alias Fanny fatale) How to female ejaculate : find your G spot (ejaculation féminine : trouvez votre point G). Elle fit sensation !»

Deborah Sundahl est une des plus grandes spécialistes de l’éjaculation féminine. Dans son livre —traduit en français et publié aux éditions Tabou (Tout savoir sur le Point G et l’éjaculation féminine)— elle explique : «Toutes les femmes possèdent l’anatomie nécessaire à l’éjaculation, mais toutes les femmes n’éjaculent pas et n’en ont d’ailleurs pas besoin pour avoir une vie sexuelle épanouie. Certaines éjaculent naturellement, d’autres ont appris à le faire. En faire une nécessité ou un objectif pour toutes les femmes serait idiot et même préjudiciable.»

Pour celles qui, malgré cette mise en garde, voudraient apprendre à éjaculer, Deborah fournit cependant un mode d’emploi. Deux chapitres illustrés de croquis pédagogiques, détaillent, étape par étape, les moyens de se faire gicler… Chapitre 4 : «Comment éjaculer sans orgasme». Chapitre 5 (plus intéressant) : «Comment éjaculer avec orgasme». La méthode, sensiblement la même, aboutit toujours au même résultat : il faut changer les draps du lit. Eponger le carrelage. Ou essorer l’édredon…

En dehors de ce côté bêtement technique (je me méfie toujours des «techniques» en amour), le livre de Deborah Sundahl est un trésor de documentation. Tout, tout, on y apprend tout sur l’éjaculation féminine. A commencer par sa composition, son origine et sa fonction.
Je cite, en vrac : «L’éjaculat féminin est un liquide translucide, d’une consistance proche de l’eau
«Son odeur et son goût semblent varier avec le cycle menstruel. Quelque fois il n’a strictement ni odeur ni goût ou, à l’inverse, est semblable par le goût et l’odeur à de l’urine.»
«Sa composition est strictement la même que l’éjaculat masculin, mis à part les spermatozoïdes : c’est du liquide prostatique, mélangé à du glucose
«En 1672, l’anatomiste néerlandais Regnier de Graaf a étudié de près la “prostatae” féminine et en a fait des croquis, remarquant la présence de plusieurs canaux éjaculatoires. Bien que de Graaf ait été le premier à reconnaître la prostate comme organe responsable de l’éjaculation chez la femme, c’est le professeur slovaque Milan Zaviavic, grâce à ses vingt années d’études approfondies sur le sujet, qui l’a reconnue pleinement en tant qu’organe féminin fonctionnel. Le terme médical – prostate féminine – fut rapidement adopté par le corps médical. »

Le site Doctissimo, qui confirme, ajoute que la «prostate féminine» est également désignée sous les noms de «glandes de Skène» ou «glandes para-urétrales». Mais qu’importe le flacon… Si vous voulez en savoir plus, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Samedi 17 novembre, à 22h
Séance Porn Lesbien : In search of the wild kingdom, de Shine Louise Huston (découvrez la sexualité vraie des vraies lesbiennes et arrêtez de croire qu’elles se lèchent du bout de la langue en poussant des petits cris de gorge), suivi de This is the girl, de Catherine Corringer.
Cinéma Beverley : 14 rue de la Ville Neuve, 75002 Paris. Métro : Bonne Nouvelle
Tarifs : 8 € (plein tarif ) / 7 € (tarif réduit )

Tout savoir sur le Point G et l’éjaculation féminine, de Deborah Sundahl, éd. Tabou.

Les testicules élémentaires

Il y a des hommes qui, à force de porter des poids aux testicules, finissent par les transformer en longs appendices. Ils pendent, comme d’étranges métronomes. Ou comme un pénis supplémentaire, passif, avec lequel ils peuvent exécuter des figures érotiques nouvelles.

Smooth

La réalisatrice parisienne Catherine Corringer s’intéresse à tout ce qui sort des normes corporelles. Elle a filmé une éjaculation féminine (This is the girl), comme un véritable geyser. Elle a aussi filmé une séance de SM gore (In Between), lente et implacable lacération-performance sur le corps d’un masochiste hard… Catherine Corringer aime les filles qui éjaculent et les garçons qui se laissent faire. Elle aime renverser les rôles. Aux femmes, elle prête la puissance. Aux hommes, la faiblesse, la vulnérabilité et la grâce. Ils font offrande de leur chair avec une douceur proche du masochisme. A travers eux, Catherine dévoile un “monde sexuel dans lequel le masculin est réinventé autrement, dans lequel le pénis en érection n’existe pas.” Il s’agit de déconstruire le système patriarcal, dit-elle.

Dans Smooth, dernier court-métrage de Catherine Corringer, un homme se donne lentement à la caméra, révélant par étape les mystères de sa sexualité atypique. C’est une sorte de fakir. Il a travaillé ses testicules au fil de longues années d’ascèse, s’imposant le port de cockrings en acier pesant, à l’aspect de poids en fonte. Il les a tellement travaillé, que ses testicules pendent entre ses cuisses. Quel intérêt? demanderez-vous. Je ne sais pas trop, mais l’homme s’amuse à faire un nœud avec ses organes génitaux. Il peut littéralement nouer son pénis avec ses testicules et l’exercice lui procure certainement du plaisir. Il s’amuse aussi à introduire ses testicules dans son anus, comme s’il se faisait l’amour à lui-même. C’est un mutant doté de deux pénis : un pénis qui peut entrer en érection et un qui ne peut pas. Un pénis pour pénétrer autrui et un pénis pour s’auto-sodomiser…

Surprise supplémentaire : cet homme a non seulement des testicules à rallonge mais un anus dilaté de telle sorte qu’il soit possible de le fister très profondément. Il accueille deux avant-bras. Catherine y plonge littéralement… D’abord une main, puis une deuxième. Ca glisse, ça aspire même. L’homme, couché sur le côté, immobile, les fesses offertes comme une jeune vierge, semble pouvoir prendre en lui toute la misère du monde. Il est le havre rectal, le nid douillet en lequel on s’enfonce, délicieusement… C’est un homme très féminin, d’une certaine manière. “Son corps absorbe, enveloppe” dit Catherine. En le fistant, on entre dans un univers qui évoque l’utérus : chaud, doux, moite, gluant. Une vraie matrice.

En Anglais, smooth signifie “doux”. Catherine Corringer a voulu filmer la douceur d’un homme. Son court-métrage n’est pas très excitant, mais il présente l’intérêt de représenter une relation sexuelle hétéro à l’envers. Une relation au cours de laquelle c’est la femme qui pénètre… à l’intérieur de l’homme, dans une sorte de régression utérine étrange. Ses mains enduites d’un lubrifiant blanc comme le sperme (le silk, dont j’ai déjà parlé) lui permettent de toucher du doigt, littéralement, la part féminine du corps masculin. Elle plonge dedans. “Mes films explorent une  autre carte du monde, dit Catherine, où le corps est une métaphore incarnée, où le génital n’est pas forcément mis en lien avec le plaisir.    C’est une forme de militantisme, c’est l’exploration d’un monde peu connu.”

Le 25 octobre 2009, Smooth a été primé meilleur court-métrage du dernier Porn Film festival de Berlin. Pour ceux qui n’étaient pas en Allemagne la semaine dernière, il y a une séance de rattrapage : Smooth va être diffusé mardi 17 novembre au Festival Gay et lesbien de Paris.

Smooth : mardi 17 nov, 18h30. Projection de courts-métrages “French touch”, salle 100 au Forum des Images : 2, rue du cinéma, 75001 Paris. Métro : Les Halles. Plein tarif : 8 euros. Tarif réduit : 7 euros.

Fonte Les 400 culs

09/10/2009 - 20:37h Me mostra tua mulher, e te direi quem você é

Montre-moi ta femme, je te dirai qui tu es



Ma Photo

par Agnès Giard – Les 400 culs

Pour vivre heureux, il y a ceux qui préfèrent se cacher. Et puis il y a les autres qui ne conçoivent le bonheur que dans l’idée du partage, y compris érotique: ils exhibent leur conjoint(e). Parfois même ils le/la prêtent.

Roi-candaule

Dans son sens le plus restreint, le candaulisme se définit comme le fait de regarder son partenaire faire l’amour avec un autre homme ou une autre femme, voire avec plusieurs personnes. Pour s’exciter, certaines personnes demandent aussi à leur femme (compagnon) de porter des tenues très sexe ou de les enlever en public, le temps d’un strip-tease rapide, effectué pour le “plaisir des yeux”. Il s’agit parfois seulement de stimuler son goût du voyeurisme… Parfois, le voyeurisme va jusqu’à “livrer” sa compagne (son compagnon) à l’appétit d’autres mâles ou femelles. Bien qu’ils soient souvent associés, le candauliste n’a rien à voir avec le cuckold. Le fantasme de l’adultère (cuckold) repose en grande partie sur la mise en compétition, la jalousie et l’humiliation. La candaulisme, en revanche, est une forme extrême de générosité, dont le roi Candaule est devenu en Occident l’incarnation mythologique. La légende dit qu’il forçait sa reine à se déshabiller en public. En 1899, Gide lui consacre une pièce de théâtre que La Revue Blanche assimile à un “drame idéologique”.

Le Roi Candaule est un drame platonicien sur le bonheur, s’enthousiasme le critique dramatique. Candaule ne conçoit pas qu’on jouisse vraiment d’un bonheur qui n’est pas partagé ou au moins dont le détail et la qualité demeurent ignorés d’autrui. C’est en vertu de cette position philosophique, qui n’est d’ailleurs que la transposition idéologique d’un goût natif, d’une vocation spontanée, en un mot d’une manière d’être psychologique, qu’il dit par exemple à Pharnace: «Je croirais voler à tous le bien dont je reste seul à jouir» ; et à Nyssia, sa femme, dont il adore la beauté prestigieuse et qu’il a forcée à se dévoiler en public, précisément pour que tous connaissent le trésor dont s’enrichissent ses nuits d’amour: “Pour moi… Mon bonheur semble puiser sa force et sa violence en autrui. Il me semble parfois qu’il n’existe que dans la connaissance qu’en ont les autres et que je ne possède que lorsqu’on me sait posséder.”

Candaule est bon, généreux, accueillant à toute misère; il veut que son bonheur rayonne infiniment autour de lui et n’accepte pas d’être heureux seul, pas plus qu’il ne se satisfait d’être heureux pour lui-même. Il veut qu’on le sache heureux et il veut rendre heureux. C’est un homme raffiné, à qui répugne l’égoïsme naturel et qui se ravit d’être optimiste et s’exalte d’être compliqué et s’admire; car il s’admire profondément d’être bon, d’être rare, d’être compliqué, de ne pas croire en Dieu, d’avoir des idées exceptionnelles. «Admirable Candaule!» se dit-il !”. Même l’ivresse participe, à ses yeux, de cette philosophie du partage : elle fait sortir les gens de leur réserve, et les amène à dévoiler ce qu’ils sont. “L’ivresse ne manifeste en nous que ce que nous portons en nous-mêmes. Pourquoi craindrait celui qui n’a rien que de noble à montrer ? L’ivresse… fait rendre à chacun ce que souvent par excès de pudeur il cachait.

Au XVIe siècle, Baltazar Gracian disait la même chose dans son traité sur l’homme idéal qu’il appelle “el discreto“: soyez comme les paons, disait-il, les paons qui, tout en déployant leur beauté naturelle, penchent la tête humblement vers le sol et regardent leurs pieds. Le paon nous fait la grâce de sa séduction. Il le fait de telle sorte que nous ne nous sentions point jaloux, ni offensés, ni diminués par cette parade. Au contraire. Tel le paon, l’homme idéal doit donc faire profiter les autres de son intelligence, et le faire de telle sorte que chacun se sente lui-même plus intelligent à son contact, plus beau, plus noble ou plus courtois… Ainsi, le roi Candaule désire qu’à son contact, les gens se sentent plus aimés et plus aimables: il leur montre sa femme nue en geste d’offrande. Il leur tend, tel un miroir, cette vision d’un bonheur que chaque regard reflète et démultiplie. Plus vous serez nombreux à profiter de ma femme, plus vous aurez envie –vous-même– d’être comme moi: heureux en amour. Heureux en sexe.

Hélas. Le roi Candaule a des ennemis: il y a des êtres frustres qui ne supportent pas l’idée du partage. “A côté de ce roi trop civilisé, trop compliqué, trop optimiste sont Nyssia et Gygès, explique le critique de La Revue Blanche. Nyssia, sa femme, Gygès le pêcheur, deux êtres très simples, très élémentaires, très frustes, nécessairement égoïstes, sont très près de la nature, donc nécessairement partisans d’une conception inverse et adverse du bonheur, celle du bonheur pour soi, du bonheur à soi, bien à soi, rien qu’à soi.” La légende dit que Gygès, assassin de Candaule, fit monter au trône de Lydie la dynastie des Mermnades… avec l’aide de Nyssia. “Nyssia souffre violemment d’être montrée en public par Candaule. Elle ne le cède point à l’imprudent époux: «Il est certains bonheurs que l’on tue plutôt que de les pouvoir partager…» ; et, quand il lui pose cette question: “Que pensez-vous de mon bonheur ?” elle répond prophétiquement: «Qu’il est pareil à moi, mon seigneur… Je veux dire que je crains qu’il ne fane à rester découvert »

Aussi est-elle la vraie femme de Gygès, de ce Gygès qui tua d’instinct sa première femme, Trydo, parce qu’elle l’avait trompé et qui tuera Candaule son bienfaiteur et ami, parce qu’un ne peut pas être deux à posséder le même bien, parce qu’on ne partage pas le bonheur et que Nyssia n’est plus qu’à lui, dès l’heure où elle fut à lui. Aussi, dans un très beau geste final qui enveloppe toute la pièce et en ramasse le sens épars, à peine l’a-t-elle choisi pour époux-roi que Gygès ramène violemment sur le visage de Nyssia le voile gardien qu’en avait écarté la folie prodigue de Candaule: “Gygès (hostilement, vers Nyssia): “Ce visage si beau, madame, je croyais qu’il devait rester voilé?”. Nyssia (méprisante) : “Voilé pour vous, Gygès. Candaule a déchiré mon voile.” Gygès (très brutalement lui ramène un pan de vêtement sur le visage) : “Et bien ! recousez-le !”. La pièce de Gide s’achève ainsi de façon abrupte: sur une déclaration d’amour aux allures de conflit conjugal. Nyssia voulait un mâle exclusif? La voilà servie. Elle s’est condamnée elle-même à la prison, à la domination, à la répression sexuelle et aux travaux d’aiguilles. Il y a des femmes qui n’ont que ce qu’elles méritent.

PS : Je serai tentée d’ajouter: en l’occurrence, ces femmes ne méritent aucun respect. Le débat qui fait rage autour du voile me force cependant à tempérer mes ardeurs. Il faut lire le billet de Peggy Sastre sur son blog “féministe” -Ex Utero- du Nouvel Observateur pour compléter mon point de vue (trop radical peut-être). Il faut aussi lire le billet qu’Elizabeth Badinter a adressé “à celles qui portent volontairement la burqua” en septembre dernier: “Après que les plus hautes instances religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l’un, pachtoune (Afghanistan-Pakistan) pour l’autre, allez-vous continuer à cacher l’intégralité de votre visage? Ainsi dissimulée au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peut, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux, pour que vous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu’à la connivence d’un sourire ? Dans une démocratie moderne, où l’on tente d’instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les votres. Alors je m’interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes et afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là-bas ? En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offence de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos soeurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer?. Elles ne le peuvent pas… Pensez-y”.

04/10/2009 - 21:06h Qui a peur des godemichés?

Certains sexologues affirment que le vibro peut rendre accro. L’artiste français Yann Minh participe, mercredi 30 sept, à un colloque portant sur le phénomène de “narcose narcissique” provoqué par l’usage –entre autres– des sex-machines. Alors, docteur, addiction ou exploration ?

VtReddition

A Nancy, jusqu’au 3 octobre, des armadas de robots sexy et d’humains incrustés d’implants phalliques se donnent rendez-vous pour un festival international de body art, appelé T.O.T.E.M. Souterrain Porte V, mêlant danse, spectacle de rue, concert et soirées fetish sur le thème des hybrides homme-machine. “Nous sommes tous des hybrides, expliquent les programmateurs (la compagnie Materia Prima et les éditions de la maison close). Quand le premier homme a levé son premier os-massue vers le ciel, il brandissait sa première prothèse. Les armes sont des prothèses. Les godes sont des prothèses. On ne sait même pas ce qui est venu en premier d’ailleurs.” Arme ou gode?

Pour Yann Minh, artiste cyber-punk et créateur du “nooscaphe” (une machine immersive à baiser), c’est le gode qui inaugure l’ère des humains sur terre. “Il me parait  certain que les premiers outils de l’humanité n’ont pas été des haches ou des marteaux de bois et de silex comme on nous le raconte à l’école, affirme-t-il, mais plutôt des godemichés… qui vont progressivement se transformer en armes, par projection sexuelle métaphorique.

A en croire Yann Minh, les anthropologues –“souvent des catholiques”- ont occulté très consciemment l’importance du plaisir sexuel dans leurs études sur l’humanité primitive, pour privilégier les notions de cultes de la fécondité. “Cependant les objets dit ithyphalliques, ainsi que les représentations sexuelles explicites (je pense à l’homme à tête d’oiseau qui a fasciné Georges Bataille, et dans la grotte Chauvet il y aurait un vagin sculpté sur une paroi), apparaissent en même temps que les outils, et il n’est pas possible pour l’instant de déterminer une antériorité des uns sur les autres… Il y a donc de fortes chances de mon point de vue, que le premier outil inventé par l’humanité, donc l’ancêtre de la machine, soit un godemiché, et que ce soit une femme qui l’ait inventé.

Il peut paraître gratuit d’affirmer que nos ancêtres aient taillé des olisbos. On imagine qu’ils avaient mieux à faire: cueillir, chasser, pêcher, se battre, tuer. Survivre, en somme. Mais l’examen des outils primitifs montre que les hommes de la préhistoire passaient surtout beaucoup de temps à tailler, poncer, pilonner puis polir des objets aux formes oblongues, au cours de longues soirées à rêver devant les flammes d’un feu crépitant. L’invention même du feu témoigne de l’attention accordée aux mouvements de va et vient patient. “L’amour est la première hypothèse scientifique pour la reproduction objective du feu” dit Bachelard (La Psychanalyse du feu). Imitant l’acte primordial, nos ancêtres frottaient donc des matières, jusqu’à ce qu’elles deviennent brûlantes, douces, lisses et pénétrantes. Jusqu’à ce qu’elles tiennent bien dans la paume de la main et prolongent symboliquement leur corps de griffes ou de greffes flatteuses.

Dans L’amour des gadgets, Narcisse et la narcose (chap 4 de Pour Comprendre les Medias), Marshall Mc Luhan écrit: “Le jeune Narcisse prit pour une autre personne sa propre image reflétée dans l’eau d’une source. Ce prolongement de lui-même dans un miroir engourdit ses perceptions au point qu’il devint un servomécanisme de sa propre image prolongée répétée. (…) Ce qu’il y a d’intéressant dans ce mythe, c’est qu’il montre que les hommes  sont immédiatement fascinés  par une extension d’eux-mêmes faite d’un autre matériau qu’eux.” Yann Minh enchaine: “Les outils sont des extensions de nous même qui, en amplifiant nos fonctions physiques ou cognitives provoquent un état de stupéfaction spécifique: comme Narcisse est stupéfait par son propre reflet, nous sommes stupéfait par le reflet du cyborg que nous devenons lorsque nous utilisons un outil puissant qui nous transforme en nous “amplifiant“”. Et voilà comment on devient humain, dit-il: en succombant au pouvoir dont nous dotent les machines. Quand nous pilotons une voiture, prothèse surpuissante, nous nous grisons à ce point de vitesse qu’il nous arrive parfois de conduire pour le simple plaisir de filer jusqu’au vertige. Une fois les limites de la voiture atteintes –comme si la symbiose était achevée– la plupart des conducteurs deviennent plus sages. Sortant de ce que Marshall Mac Luhan appelle la “narcose narcissique”, ils maitrisent désormais l’outil.

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Les joueurs de jeux vidéos, les utilisateurs de sextoys, les maniaques d’appareils photos ne sont pas plus ou pas moins “accros” à leurs prothèses que les automobilistes lorsqu’ils explorent les nouveaux mondes que leur offrent ces outils. Ils apprennent à s’en servir. Mais attention: “Rien à voir avec les états addictifs provoqués par certaines drogues, remarque Yann Minh. La différence entre une réelle addiction et la narcose narcissique, c’est qu’une fois atteint les limites de ce que nous sommes devenus avec ces greffes  technologiques, nous sortons de cet état de stupéfaction sans dommages cognitifs, au contraire, nous “revenons au monde” plus fort d’une expérience nouvelle.” Rien de plus naturel, donc, que cette pulsion qui nous pousse sans cesse à vouloir amplifier notre corps: l’usage d’instruments sexuels, entre autres, fait partie inhérente de notre humanité. Parce que l’humain est –dès l’origine– un cyborg, c’est-à-dire un être qui cherche sans cesse à s’interfacer avec des objets qui le rendent plus beau, plus grand, plus fort, plus rapide ou plus endurant. Faut-il en déduire que les sextoys nous sont indispensables?

Pas vraiment, répond Yann Minh. “Les outils à vocation sexuelle peuvent même jouer un rôle inverse, quasi castrateur.” Pourquoi? Parce qu’ils ne renvoient pas à leur utilisateur une image sublimée de lui-même. “En gros, les  humains ont plus de facilité à s’investir dans des projets laborieux, s’il y a une adéquation symbolique ou métaphorique qui gratifie psychologiquement leur investissement, comme par exemple de tailler d’énorme mégalithes pour les dresser vers le ciel, ériger des arches vaginaux démesurés en forme de dolmen ou de cathédrales, ou envoyer des missiles sur des colonnes de feu vers les cieux…”. Les godes, eux, ne stimulent guère l’imagination. Leur forme ne nous renvoient qu’à leur fonction: platement prosaïque. “Ils n’ont pas plus de “puissance” amplificatrice qu’un marteau, ou une perceuse électrique, explique Yann Minh. On peut donc considérer que l’effet de narcose narcissique sera relativement réduit.” La fascination exercée par une perceuse sur notre psyché reste limitée, effectivement. Ce qui explique l’attrait exercé par les nouvelles technologies. En matière d’érotisme, les robots et les mondes virtuels offrent un terreau bien plus fertile à l’imagination.

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Les jeux vidéo immersifs et interactifs en ligne, les mondes persistants avec leurs projections identitaires sous forme d’avatars vidéo, iconographiques ou photographiques, amplifient certains processus cognitifs liés à la sexualité comme la séduction, la mise en relation (drague), l’exhibition, le voyeurisme, le fétichisme, et à ces extensions cognitives, vient d’être ajouté ce que les anglo-saxons appellent du joli nom de Teledildonic, en gros ce sont des vibromasseurs bon marchés téléopérés via Internet en USB, et qui ajoutent donc aux stimulations cognitives en réseau, les stimulations physiques. Cet ensemble (ordinateur, mondes persistants, teledildonic, réseaux sociaux numériques) génère un outil complexe à vocation sexuelle et émotionnelle amoureuse, une puissance et une complexité comparable à ce que sont l’automobile ou l’avion pour la motricité, la photo et la vidéo pour la mémoire, les armes pour le toucher. Et de fait, cela suscite chez beaucoup d’utilisateurs, un phénomène puissant et similaire de narcose narcissique, qui peut donner une impression d’addiction.”

Yann Minh en sait quelque chose: mercredi 30 septembre, entre 9 heures et 12 heures, il vient à Nancy, témoigner de sa propre expérience d’immersion extrême dans les univers virtuels. Il a passé deux ans sur Second Life, “à raison de 4h à 12h par jour” et il donnera ses conclusions sur ce que cela lui a apporté lors du colloque “Robots Hybrides Cyborgs” qui traitera -entre autres- des sex-machines.

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TROIS QUESTIONS A YANN MINH

Les plus anciens outils sont des olisbos ?
Récemment on a découvert dans la grotte de Hohle Fels près d’Ulm dans le massif du Jura ce qui a été authentifié comme un godemiché préhistorique vieux de -28 000 ans. Il existe aussi dans les grottes de Chauvet et de Gargas datant du gravettien (- 27 000) des représentations vaginale sculptées en creux, ou exploitant les failles naturelles. Bien sûr, c’est récent dans notre histoire. La datation des premiers bifaces est évaluée à plus d’1,5 millions d’années, et ils ne se prêtent pas à une utilisation sexuelle. Cependant il me semble que l’identification et la recherche d’outils archaïques à vocation sexuelle n’a pas été faite, la multitude de silex taillés ayant peut-être occulté la présence d’outils moins contondants?
Mais sans aller aussi loin dans les zones de spéculations incertaines d’une lointaine préhistoire, autour du néolithique on peut identifier deux archétypes sexuels fondamentaux, qui sont le menhir phallique, et le dolmen vaginal: la pierre dressée et l’arche.

Plus les outils ont l’air sexuels, plus ils nous plaisent ?
Les métaphores sexuelles sont très puissantes, mais notre “fascination” pour un outil n’est pas forcément déterminée par la présence explicite ou non d’une métaphore sexuelle… Prenons les armes par exemple, de mon point de vue, elles vont provoquer un phénomène de narcose narcissique d’abord par ce que ce sont des extensions de la main… elles nous permettent de toucher plus loin… Bien sûr, la part sexuelle liée au pénis vient s’y ajouter, c’est certain, mais de mon point de vue, loin après la fonction de toucher.

Sommes-nous guidés -dans ce que nous faisons- par la métaphore sexuelle?
C’est bien sûr variable d’une société à l’autre, d’un individu à l’autre, et je ne prétends pas à l’universalité de mes réflexions qui sont très subjectives et basées sur mon expérience de “noonaute”,  mais je pense qu’elles soient sexuelles, ou faciales, ou animales ou autres, nous sommes particulièrement réceptifs aux métaphores, d’ailleurs nous communiquons par métaphores imbriquées. Il n’est donc pas surprenant qu’un outil qui véhicule une forte charge métaphorique attire notre intérêt, voir passion ou obnubilation… c’est un quête de nous même qui est à l’œuvre à ce moment. Par exemple les robots, qu’ils soient fait de pixels, d’acier ou de plastique, et qui sont des outils à notre image nous fascinent depuis toujours, d’abord en imaginaire, maintenant en réel.

International Body Art Festival : 25 septembre – 3 octobre 2009.
Au T.O.T.E.M : 174 rue des brasseries, 54320 Maxéville, à 5 mns de Nancy
http://souterrainporte5.free.fr/

Mercredi 30 sept, de 9h à 12h : colloque “Robots Hybrides Cyborgs” à l’Amphithétre du MAN à Nancy. Intervenants : Gérald Bronner (Université de Strasbourg) : “Prométhéisme et Antiprométhéisme”. Stéphanie Nicot (directrice et rédactrice en chef de la revue Galaxie, directrice artistique du festival de science fiction) : “Les imaginales. L’imaginaire hybride et robotique au travers de la SF”. Yann Mihn (artiste) : “Avatars, Mondes persistants et Narcose Narcissique”.

Hybrid Film Fest

Les 400 culs

01/10/2009 - 20:38h Bissexual?

Agnès Giard

En 1948, Alfred Kinsey, avance que nous sommes pratiquement tous bisexuels: “Le monde ne se résume pas à des oppositions binaires, explique-t-il. Tout n’est pas noir ou blanc.” Dans un essai coup de gueule, Karl Mengel en profite pour renvoyer dos à dos les hétéros-racistes et les homos-sexistes.

Osez-la-bisexualite

Hétéro, homo… Pourquoi vouloir à tout prix se définir? Alors que pour l’essentiel d’entre nous, la vérité se trouve ailleurs, dans une zone indéfinie, trouble et troublante, qui englobe des désirs polymorphes et des motivations obscures. Selon Alfred Kinsey, père de la sexologie, “la nature ne produit que très rarement des catégories parfaitement étanches. Il n’y a que l’esprit humain pour inventer des groupes, étiqueter le réel et forcer les faits à entrer dans de petites cases distinctes. Le monde du vivant est un continuum, dans tous ses aspects, un large éventail constitué d’un seul tenant. Plus tôt nous assimilerons cette idée en ce qui concerne la sexualité humaine, plus tôt nous parviendrons à une solide compréhension des réalités du sexe.

Dans son ouvrage Pour et contre la bisexualité, publié à La Musardine, Karl Mengel ajoute que dans le règne animal –“des punaises aux baleines et des cygnes aux putois, en passant par les lions, les libellules, les aigles, les girafes et les pieuvres”- quelque 1500 espèces jouent l’alternance, sans se préoccuper de savoir si elles sont à voile ou à vapeur: “Les hérissons se branlent mutuellement avant d’aller voir l’autre sexe, les escargots s’enfilent en longues chaines après l’accouplement reproductif de rigueur, les gentils dauphins vont et viennent (…) les cerfs adorent monter un semblable quand il est en train de se faire une biche et les éléphants trimbalent une bite de 25 kg dont l’encombrement les pousse, ne serait-ce que pour se reposer, à faire souvent semblant qu’ils se sont trompés de trou.

Les pulsions humaines n’échappent pas à cette joyeuse absence de règle. Rares sont les hétéros totalement insensibles à l’idée d’une relation homosexuelle. Après tout, eux aussi possèdent une prostate et, pour la majorité d’entre eux, cette prostate est une zone érogène. Les hétéros aiment donc la sodomie. Qu’elle soit faite à l’aide d’un gode ou d’un pénis n’est qu’une question accessoire. Le phallus des gays ne reste pas non plus de marbre devant les film porno-straights. C’est peut-être dérangeant pour eux, mais voilà: il y a des filles qui peuvent les exciter, ne serait-ce que par identification. Quant aux femmes, qu’elles soient hétéro ou homo, leur clitoris les rend aussi sensibles aux caresses venant de l’autre que du même sexe. Morphologiquement, les différences de genre n’ont aucune importance en matière de plaisir. L’anus est identique sous les jupes et les pantalons. Les langues, les doigts, les mots, les fantasmes et les envies sont également les choses du monde les mieux partagées. Une femme peut très bien avoir le même cul, la même libido et les mêmes mots qu’un gay. Un homme peut très bien avoir la même langue, les mêmes doigts et les mêmes envies qu’une lesbienne. Etc.

Sur le plan strictement physique, nous sommes tous ambivalents. C’est-à-dire capables de jouir –en fermant les yeux, en nous laissant aller au vertige– sans trop savoir qui est celui, ou celle, qui nous absorbe ou qui nous pénètre. Sur le plan érotique, bien sûr, chaque être ayant ses préférences, nous avons besoin de choisir nos partenaires. Il y en a qui préfèrent les hommes, d’autres les femmes, ou les trans ou les garçons manqués, c’est certain. Mais faut-il pour autant en déduire que les mots “hétéro” ou “homo” sont pertinents? Le mot “bisexuel” est-il lui-même pertinent? Dans Pour et contre la bisexualité, Karl Mengel dénonce l’usage de ce terme -“bi”- qui renvoie de façon réductrice à la norme binaire: “lorsque le sexe est entré dans le discours, les néologistes se sont mis en tête de jeter un pont (bi) entre deux chimères, dont l’une (hétéro) avait au préalable été créée comme un pendant artificiel à l’autre (homo), elle-même illusion langagière visant à cloisonner le champ sexuel au nom de la morale du moment.

Karl Mengel s’explique: le terme “hétérosexuel” n’a été inventé qu’après l’apparition de l’étiquette “homosexuel”. La première trace du mot homosexualität (”homosexuel”) se trouve dans la correspondance privée d’un certain Karl-Maria Benkert, en 1868. Cet “obscur mais néanmoins précoce défenseur de la liberté de baiser en paix s’est mis en tête de remplacer les multiples noms d’oiseau qui servaient jusqu’alors à désigner les amateurs du même”: il substitue aux termes cinaèdes, bougres, bardaches, culistes, pédérastes, gitons, uranistes, enculés, invertis, antiphysiques, pédés, pédales, folles et autres tantes un mot absurdement composé d’une racine grecque (homo: “même”) et d’une racine latine (sexus: “sexe”).

Résultat catastrophique: son invention est “immédiatement reprise à bon compte par les maniaques du rangement comportemental” qui en font non plus une catégorie mais une pathologie bientôt cernée par Krafft-Ebing dans son célèbre Psychopathia sexualis. Il s’agit pour Krafft-Ebing de recenser les perversions d’un point de vue médical et non plus religieux, afin de les guérir. “Le sodomite diagnostiqué homosexuel n’était donc plus coupable mais à plaindre –ce qui revenait en gros à échanger le bûcher contre –plus tard– le Sida” se moque Karl Mengel.

Le mot “hérérosexuel” n’apparait qu’après, comme pour conforter l’idée qu’il existe deux camps. Celui du bien et celui du mal, évidemment. “A la base, les censeurs  veulent une boîte commode où ranger ceux et celles qui vont et viennent librement entre la norme et l’anormalité constituée, nommée, donc sous contrôle.” Problème: les homosexuels eux-mêmes participent à cette “mise en boîte”: ils revendiquent leur filiation avec les grecs et les romains de l’antiquité ainsi qu’avec les samouraïs, et les féroces initiateurs-combattants d’Afrique, d’Océanie ou d’Amérique du sud, qui, pendant plusieurs siècles érigent l’amour mâle en modèle de vertu guerrière. Les homosexuels oublient cependant une chose: les soldats-amants de Thèbes ou de Sparte, les érastes (adultes) crétois, les bushi (guerriers) japonais, les binômes zaggalah, les mâles Keraki ou les hommes libres de l’Empire Romain n’étaient pas homosexuels. Ils étaient omnisexuels. Ils avaient des femmes et des amants. L’institution “pédérastique” (ensemencement viril d’un adolescent) allait de pair -obligatoirement- avec l’institution du mariage.

C’est ainsi que tous les personnages du passé qui avaient entre autres goûté aux joies du même, à une époque innocente où prévalait l’indifférenciation d’avant l’hétérosexisme, ont été pris en otage par un courant de pensée partisan qui les a maquillé en purs homosexuels” se plaint Karl Mengel. Et au diable l’anachronisme! Le militantisme gay a donc mis en place un mythe aussi schématique et grossier que ce dont pouvaient rêver les pères de l’Église: quiconque –par le passé– avait eu des relations homosexuelles est devenu homosexuel. Jules Cesar, David roi d’Israël, Alexandre le Grand, Casanova, Henri III, Ivan le terrible, Socrate, Richard Cœur de Lion, Cervantes, Michel-Ange, Pierre le Grand, Goethe, etc. “Évidemment, l’autre bord n’a pas levé le petit doigt (sic) pour s’opposer à la profanation, vu qu’il y trouvait parfaitement son compte: l’occasion était trop belle de laisser les “anormaux” se constituer en un bloc à la fois hermétique et distinct. Purger, sans se salir les mains, quelle veine.” Karl Mengel ajoute : “En réalité, ces illustres ancêtres n’étaient pas homos, ni hétéros, pas plus qu’ils n’étaient bi -même indépendamment du fait que ces notions n’existaient pas. Leur sexualité s’organisait autour de hiatus différents, et ses enjeux touchaient plus à la découverte de soi (en passant) par les autres qu’à la construction artificielle d’une identité reposant sur des choix instrumentaux.

Des deux côtés du poste-frontière établi entre les normes obligatoires, il y a donc des gens qui se méfient des autres (stigmatisés “bisexuels”)  et qui les traitent de “traitres”, d’imposteurs ou de menteurs. Il semble en effet louche que l’on puisse trouver du charme aussi bien aux hommes qu’aux femmes de nos jours, tellement les idéologues ont bien fait leur travail: les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus, alors faites votre choix. Et pas question d’être dans l’entre-deux. Ce qui fait dire à Karl Mengel: “C’est un fait peu connu, mais Eros s’appelle aussi Metis dans la théologie orphique. La métaphore dit joliment l’évidence qui voit la sexualité réunir les opposés, cela à l’intérieur de soi. On a donc forcément un peu de l’autre dans le corps, qu’importe son genre, et le désir s’en trouve complexe, insaisissable mais infini.” La libido contient tous les possibles.

Pour et contre la bisexualité, Karl Mengel, collection L’attrape-corps, éd. La Musardine.

Osez la bisexualité, de Pierre des Esseintes, éd. La Musardine.

Fonte Les 400 culs

25/09/2009 - 20:31h Shunga trio

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f0/Shunga_trio.jpg

Three Samurai

Miyakawa Choshun (1682–1753), The Flowered Robe

shunga_utamaro3

Utamaro Kitagawa

21/09/2009 - 21:30h As mulheres e a pornografia

En attendant le porno unisexe

Un sondage Ifop commandé par la société Marc Dorcel bouscule l’idée reçue selon laquelle les femmes sont des êtres purs. En réalité, elles s’intéressent autant au porno que les hommes. A une différence près: elles le regardent plutôt en couple.

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La femme est un être doté de qualités très particulières: elle a plus de blanc dans les yeux par exemple. Elle peut inspecter vos organes génitaux sans baisser les yeux. Elle fait marcher son cerveau à droite. Elle a une bouche composée des mêmes tissus cellulaires que son vagin. Et surtout, comme dirait Desproges, elle est composée des mêmes substances que l’homme… «mais dans une proportion qui force le respect». Et ça, c’est scientifique. Ce qui est scientifique aussi, c’est que –d’après un sondage réalisé par l’Ifop «à l’occasion du 30ème anniversaire des vidéos Marc Dorcel, leader européen de la production de films pour adultes»- les femmes matent maintenant des films pornos sans problème. 83% des sondées reconnaissent avoir vu un film X en entier ou par petits bouts.

Dans leur majorité, ces femmes sont allées sur des sites pornos gratuits pour ce faire (comme les hommes). Elles avaient en moyenne 25 ans la première fois qu’elles ont vu un film X (les hommes avaient 24 ans). Elles étaient souvent seules quand elles ont vu ce film. Elles considèrent, pour 34% d’entre elles, que regarder un X à deux c’est l’occasion de parler avec leur compagnon de ce qui les excite sexuellement (35% pour les hommes). Elles pensent, pour 34% d’entre elles, que cela peut augmenter le désir dans le couple (41% pour les hommes). Et elles estiment, à 48%, que ces films n’ont rien de réaliste (57% pour les hommes): les scènes filmées de coït leur paraissent «assez éloignées» des pratiques sexuelles des Français. Comme les hommes également, elles n’accordent que très peu d’importance à la taille des seins (13%) ou du pénis (18%). Elles préfèrent le scénario, comme dans le cinéma normal. Et elles font parfois l’amour pendant que la vidéo défile.

Bref, le X n’est plus l’apanage de mâles frustrés et solitaires. L’enquête Ifop semble même indiquer que ceux qui consomment le plus de X sont aussi ceux qui ont la vie sexuelle la plus développée. La production pornographique s’oriente donc, de plus en plus, vers cette nouvelle cible avec des productions «plus clean» orientées «vers un public plus mixte, voire conjugal». Ce qui amène l’Ifop à conclure: «L’enjeu des prochaines années est donc l’émergence d’une pornographie de couple, moins sexiste et plus esthétisée, qui s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes.»

Illustration ; Laurent Gugli, artiste néo-pop, créateur de la galerie ArtDollar, à Paris. Fonte les 400 culs

20/08/2009 - 16:27h Discordar de nosso próprio desejo

CONTARDO CALLIGARIS – FOLHA SP


Um terapeuta deve deixar suas opiniões e crenças no vestiário do consultório, a cada dia

EM 31 de julho, o Conselho Federal de Psicologia repreendeu a psicóloga Rozângela Alves Justino por ela oferecer uma terapia para mudar a orientação sexual de pacientes homossexuais.
Não quero discutir a “possibilidade” desse tipo de “cura” (afinal, reprimir o desejo dos outros e o nosso próprio é uma atividade humana tradicional), mas me interessa dizer por que concordo com a decisão do Conselho.
A revista “Veja” de 12 de agosto publicou uma entrevista com Alves Justino, na qual ela explica sua posição. No fim, a psicóloga manifesta seu temor do complô de um “poder nazista de controle mundial”, que estaria querendo “criar uma nova raça e eliminar pessoas”, graças a políticas abortistas, propagação de doenças sexualmente transmissíveis etc.
Para ser psicoterapeuta, não é obrigatório (talvez nem seja aconselhável) gozar de perfeita sanidade mental. É possível, por exemplo, que um esquizofrênico, mesmo muito dissociado, seja um excelente psicoterapeuta (há casos ilustres). Mas uma coisa é certa: para ser terapeuta, ser inspirado por um conjunto organizado de ideias persecutórias é uma franca contraindicação.
Na verdade, pouco importa que as ideias em questão sejam ou não persecutórias e delirantes: de um terapeuta, espera-se que ele deixe suas opiniões e crenças (morais, religiosas, políticas) no vestiário de seu consultório, a cada manhã. Quando, por qualquer razão, isso resultar difícil ao terapeuta, e ele sentir a vontade irresistível de converter o paciente a suas ideias, o terapeuta deve desistir e encaminhar o caso para um colega. Por quê?
Alves Justino, com sua aversão por homossexualidade, sadomasoquismo e outras fantasias sexuais, ilustra a regra que acabo de expor. Explico.
A psicóloga defende sua prática afirmando que a psiquiatria e a psicologia admitem a existência de uma patologia, dita “homossexualidade ego-distônica”, que significa o seguinte: o paciente não concorda com sua própria homossexualidade, e essa discordância é, para ele, uma fonte de sofrimento que poderíamos aliviar -por exemplo, conclui Alves Justino, reprimindo a homossexualidade.
De fato, atualmente, psiquiatria e psicologia reconhecem a existência, como patologia, da “orientação sexual ego-distônica”; nesse quadro, alguém sofre por discordar de sua orientação sexual no sentido mais amplo: fantasias, escolha do sexo do parceiro, hábitos masturbatórios etc. Existe, em suma, um sofrimento que consiste em discordar das formas de nosso próprio desejo sexual, seja ele qual for (alguém pode sofrer até por discordar de sua “normalidade”). Pois bem, nesses casos, o que é esperado de um terapeuta?
Imaginemos um nutricionista que receba uma paciente que se queixa de seu excesso de peso, enquanto ela apresenta uma magreza inquietante: ela tem asco da forma de seu próprio corpo, que ela percebe como enorme e que ela não aceita como seu. O nutricionista não tentará nem emagrecer nem engordar sua paciente, pois o problema dela não é o peso corporal, mas o fato de que ela discorda de si mesma a ponto de não conseguir enxergar seu corpo como ele é.
No caso da orientação sexual ego-distônica, vale o mesmo princípio: o problema do paciente não é seu desejo sexual específico, mas o fato de que ele não consegue concordar com seu próprio desejo, seja ele qual for. As razões possíveis dessa discordância são múltiplas. Por exemplo, posso discordar de meu desejo sexual porque ele torna minha vida impossível numa sociedade que o reprime (moral ou judicialmente) e cujas regras interiorizei. Ou posso discordar de meu desejo porque ele não corresponde a expectativas de meus pais que se tornaram minhas próprias. E por aí vai.
Nesses casos, o terapeuta que tentar resolver o problema confiando em sua visão do mundo e propondo-se “endireitar” o desejo de quem o consulta, de fato, só agudizará o conflito (consciente ou inconsciente) do qual o paciente sofre. Ora, é esse conflito que o terapeuta deve entender e, se não resolver, amenizar, ou seja, negociar em novos termos, menos custosos para o paciente. Em outras palavras, diante da ego-distonia, o terapeuta não pode tomar partido nem pelo desejo sexual do paciente, nem pelas instâncias que discordam dele.
Ou melhor, ele pode, sim, só que, se agir assim, ele deixa de ser terapeuta e vira militante, padre ou pastor.

ccalligari@uol.com.br

16/08/2009 - 20:37h O clítoris banido

Excision psychique et premiers pas sur la lune

L’écrivain Jean-Claude Piquard vient de publier sur Internet le résultat de recherches étonnantes en histoire de la médecine: saviez-vous que le mot “clitoris” avait disparu dans les années 60 de la plupart des dictionnaires en Europe et aux Etats-Unis?Le clitoris est câblé sur un réseau de nerfs à la densité telle que dès la fin du XIXe siècle, les anatomistes qui le dissèquent établissent que le clitoris est l’organe du plaisir N°1 chez la femme. En 1851, Le Dr Kobelt explique: “Le petit nombre de nerfs sensitifs qui s’enfoncent isolément dans le conduit vaginal, place sous ce rapport ce dernier tellement en-dessous du gland du clitoris, qu’on ne peut accorder au vagin aucune participation à la production du sentiment voluptueux dans l’orgasme féminin.” En 1853, le Dr Debay écrit: “organe de la volupté chez la femme, le clitoris est la miniature de membre viril.” Le docteur Guyot, en 1882, conseille aux maris de se livrer à des frictions délicatement exercées le long de clitoris qui est le seul siège du sens et du spasme génésique chez la femme.

Hélas, une découverte scientifique sonne en 1875 la décadence du clitoris: le Dr Edouard Van Beneden découvre le processus de la procréation, avec la fonction de l’ovule. “Coup dur pour le clitoris qui n’a alors plus aucun rôle dans la procréation, sa seule fonction étant uniquement le plaisir de la femme.” Dans son étude -Grandeur et décadence du clitoris- l’écrivain Jean-Claude Piquard, décrit avec précision la terrible descente aux enfers du clitoris. “L’interdit de la masturbation se répand très vite en Occident, dit-il, avec de nombreux cas d’excisions punitives sur de jeunes masturbatrices, parfois très jeunes, dès 5 ans, excisions pratiquées toutefois par des médecins isolés, la communauté médicale étant généralement plus modérée. Progressivement, les scientifiques désignent le vagin comme l’unique organe sexuel féminin, occultant ainsi de plus en plus le clitoris. A Vienne, en 1886, le célèbre psychiatre aliéniste Richard Von Kraff-Ebing écrit Psychopathia sexualis. Il y décrit un distinguo chronologique où deux zones érogènes se succèdent dans la maturation de l’individu: le clitoris chez la femme vierge; le vagin et le col de l’utérus après la défloration.

Vient Freud. Adoptant les théories du Dr Von Kraff-Ebing (ils habitent dans la même ville), Freud les amplifie: “Il reconnaît le clitoris comme lieu du plaisir de la petite fille jusque vers cinq ans. Mais la femme adulte doit, selon Freud, changer de zone directrice pour s’épanouir par la pénétration. Tout usage adulte du clitoris devient alors immature et régressif !”. Jean-Claude Piquard parle alors d’une véritable forme d’excision psychique et culturelle.

Sous l’influence du freudisme et de la médecine, le clitoris est progressivement gommé des manuels. Il n’est plus nommé. Parfois même il n’est plus représenté. Alors qu’au tout début du XXe siècle, suite aux travaux du Dr Kobelt, le clitoris est représenté et nommé avec précision dans tous les manuels anatomiques et dans les traités de médecine, il disparait dès l’après-guerre et jusqu’à la fin des années 70. “En 1948, le clitoris reste représenté mais il n’est plus nommé. Entre 1960 et 1971, dans la moitié des livres d’anatomie médicale, le clitoris a complètement disparu! Pour les autres, il apparaît à peine, sans être nommé, parfois sous forme d’un petit vers. L’obscurantisme clitoridien bat donc son plein dans les années 1960 tandis que l’Homme pose ses premiers pas sur la lune.

Pauvre clitoris. Rayé, raturé, caviardé, remplacé par un blanc, une zone de silence. Lui qui procure des orgasmes semblables à des crises d’hystérie. Des orgasmes comme des geysers. Des orgasmes qu’Apollinaire compare à des incendies, avec des mots inspirés par les pluies de bombes de la première guerre mondiale:

Jolie bizarre enfant chérie
Je touche la courbe singulière de tes reins
Je suis des doigts ces courbes qui te font faite
Comme une statue grecque d’avant Praxitèle
Et presque comme une Eve des cathédrales
Je touche aussi la petite éminence si sensible
Qui est ta vie même au suprême degré
Elle annihile en agissant ta volonté toute entière
Elle est comme le feu dans la forêt
Elle te rend comme un troupeau qui a le tournis
Elle te rend comme un hospice de folles

Où le directeur et le médecin-chef deviendraient
Déments eux-mêmes

L’étude de Jean-Claude Piquard (auteur d’un livre indispensable sur la différence entre la jouissance et l’orgasme) sera bientôt publiée, en entier, dans un livre consacré à l’histoire du plaisir et de la sexologie. Grandeur et décadence du clitoris.

Fonte Les 400 culs

15/08/2009 - 20:27h Pesquisadores americanos desenvolvem camisinha feminina em gel

BBC – Agencia Estado

Primeira versão do produto, finalizada em 2006, enfrentou problemas em testes na África.

Pesquisadores da Universidade de Utah, nos Estados Unidos, estão desenvolvendo uma “camisinha molecular” para mulheres em forma de gel para proteger contra a infecção pelo vírus HIV, causador da Aids.

Segundo os cientistas que participam do projeto, a camisinha em gel seria aplicada na vagina antes da relação sexual.

Ao entrar em contato com o esperma, o gel liberaria uma substância anti-viral que atacaria o HIV e formaria uma rede que impediria a passagem do vírus.

Em um estudo publicado na revista científica Advanced Functional Materials, os cientistas testaram o material em células vaginais humanas e comprovaram que ele bloqueia a passagem das partículas de HIV.

A equipe de pesquisadores vem trabalhando no desenvolvimento da camisinha feminina em gel há vários anos.

Segundo Patrick Kiser, que coordena a pesquisa, o gel seria particularmente útil para os países africanos, onde o uso de preservativos tradicionais é relativamente baixo.

Primeira versão

A equipe de pesquisadores havia desenvolvido em 2006 uma primeira versão do gel, que se transformava em uma capa gelatinosa ao entrar em contato com a pele e voltava ao estado líquido ao entrar em contato com o sêmen.

Porém o maior problema que encontraram para essa primeira versão era que na África, continente onde estão os países com os maiores índices de contaminação pelo HIV, as altas temperaturas impediam que o gel voltasse ao estado líquido.

Para corrigir isso, o que eles fizeram foi gerar um processo exatamente oposto: por meio de mudanças na composição química relacionadas ao PH (o índice de acidez ou alcalinidade) do esperma, o novo gel fica mais sólido em vez de mais líquido.

“Nossa pesquisa não põe ênfase no remédio, mas sim no veículo usado para transportá-lo”, afirma Kiser.

A equipe de cientistas estima que ainda serão necessários vários anos de testes para que o produto possa estar disponível para uso generalizado.

Tendência

O projeto da Universidade de Utah faz parte de uma tendência internacional de investigar e desenvolver sistemas de liberação de substâncias microbicidas como géis, anéis, esponjas e cremes para prevenir infecções pelo vírus da Aids ou por outras doenças sexualmente transmissíveis.

Esses sistemas são vistos como uma forma de que as mulheres tenham um maior poder de se proteger a si mesmas do HIV, particularmente em regiões onde o índice de contaminação seja alto, onde haja um grande número de estupros, onde os preservativos tradicionais sejam um tabu ou não estejam disponíveis ou onde os homens sejam reticentes a usá-los.

07/07/2009 - 20:00h Lire Casanova choque plus que lire Sade, mais pourquoi ?

Le marquis de Sade soumis aux suggestions diaboliques, illustration du XIXe d'H. Biberstein (Wikimedia Commons)

Au Festival de la correspondance de Grignan, marqué cette année par le passage très attendu du tout nouveau ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, quatre lectures ont retenu mon attention, parce qu’elles traitaient, au-delà de l’amour, de manière directe, de la sexualité :

celle du marquis de Sade lors de sa fuite en Italie avec sa belle-sœur qui s’était faite chanoinesse pour pouvoir être à lui,
celle de l’écrivain César Pavese que l’impuissance a conduit au suicide,
celle d’un Casanova, heureux lui, dans son amour des femmes, amour qu’elles lui rendaient globalement bien,
celle, semi-fictive, de Pierre l’Aretin, considéré comme un des premiers « pamphlétaire et journaliste », connu en France comme pornographe traduit par Guillaume Apollinaire.

1Le marquis de Sade et sa belle-soeur

« Sade, Fuite en Italie » a été conçu par Gérald Stehr à partir des œuvres de Sade et du livre « Je jure au Marquis de Sade, mon amant, de n’être jamais qu’à lui » de Maurice Lever, historien de Sade. La veuve de ce dernier, historienne également et présente au festival, avait participé au débat sur la pièce Sade/Nietsche dont je vous ai déjà parlé.

On y comprend comment le divin Marquis est tombé amoureux de sa belle-sœur, Anne Prospère de Launay, qui s’est enfermée au couvent pour n’être « jamais qu’à lui ». (Ce qui sera également le cas d’une des conquêtes de Casanova, ça devait être une manie à l’époque… ou, plus prosaïquement, une des seules façons pour une femme d’être sexuellement indépendante rapidement sans épouser un homme âgé et souhaiter sa mort prochaine.)

L’inceste entre personnes majeures n’ayant été décriminalisé qu’à la Révolution française (il vient de l’être à nouveau récemment en France), Sade a donc été puni de « crime d’inceste ». Il fuit avec son amie en Italie. Il se lasse d’elle et elle repart au couvent triste à mourir, tandis que lui est enfermé.

2

Cesar Pavese, un amoureux des femmes qui ne pouvait les satisfaire

Cesar Pavese est écrivain et poète italien, un homme qui aimait les femmes mais qui ne pouvait les combler, et qui, faute d’y parvenir, a été profondément malheureux.

Sa correspondance, mise en perspective par Martin Rueff (poète, traducteur et maître de conférences à Paris-VII), trace de lui un portrait aigre-doux, plein d’autodérision où il explique à quel point nulle femme ne veut de mariage avec lui.

Cet homme rêve de sexe sans jamais parvenir à ses fins. Il finit par se suicider faute de pouvoir nouer des relations saines, simples et satisfaisantes avec les femmes.

3

Avec Casanova, le bonheur est dans le sexe

Les lectures des correspondances de Pavese et de Casanova se sont succédées. Le contraste entre ces deux libertins potentiels, ces deux amoureux du genre féminin, l’un si malheureux de ses échecs et l’autre si heureux de ses réussites, était frappant.

Casanova détaille son amour pour une femme, Henriette, qu’il a rencontré déguisée en homme pour voyager plus librement, ses trios avec deux femmes « nonnettes », amantes tant qu’elles sont dans la même chambre.

4

Pierre L’Aretin, farce grivoise au couvent

La dernière lecture bénéficiait d’une mise en scène qui en faisait une farce. Là encore, une femme (celle dont est épris le satiriste Pierre l’Aretin) entre au couvent pour s’y faire dûment et crûment trousser, avec moult détails qui n’ont cessé de m’étonner tant sur la fente que sur le « trou prohibé ».

En alternance avec des poèmes de Guillaume Apollinaire (ceux des « 11 000 Verges » bien sûr), les écrits du pamphlétaire italien, la pièce mêlait adroitement, dans un rythme enlevé, des détails enflammant l’imagination et la vie tout à la fois du « fléau des princes » ainsi qu’était parfois surnommé Pierre l’Arretin et du poète romantique qui l’a traduit.

Quatre lectures donc, qui ont parfois choqué les spectateurs. Et parfois non : le spectacle sur Sade n’a ainsi donné lieu qu’à un concert d’éloges, sans susciter de mouvements d’humeur.

Les spectateurs se sont émus du sort de Cesar Pavese, qui subissait déjà, au début du XXe siècle, cette terrible pression sur la performance, lui qui a écrit : « L’art, est la preuve que la vie ne suffit pas. » Il semblerait que la sexualité puisse combler cela, c’est un peu la réponse d’un Casanova libertin et heureux de vivre.

« On dirait un film érotique de M6 »

Pourtant, la lecture des correspondances du beau Giacomo a outré de nombreux hommes. « C’est un vantard qui raconte des invraisemblances », s’est indigné un festivalier. « On dirait un film érotique de M6 », s’est insurgé un autre avec mépris (notons pourtant qu’on n’a pas même vu un sein ou une cuisse).

Les femmes se sont, dans l’ensemble, montrées moins critiques : « C’était drôle et enlevé », s’enthousiasmait l’une d’elles. Mais certains couples sont partis au milieu du spectacle, consternés d’avoir payé pour « ça ».

Pour ma part, j’ai trouvé les histoires de Casanova terriblement vraisemblables, et je m’étonne encore que tant de festivaliers n’aient pu imaginer qu’elles soient « seulement romancées ». Elles complétaient idéalement le récit de Pavese.

Ce que j’ai le moins compris cependant, c’est la réaction légère qui a accueillit la dernière représentation, la lecture de la correspondance (fictive) de Pierre l’Aretin par Guillaume Apollinaire, pourtant au combien plus crue et plus provoquante (on y parlait de partouzes au couvent). Je n’ai vu aucun festivalier s’offusquer.

J’ai demandé quelques explications. Une bénévole m’a livré cette analyse : « La mise en scène légère et grotesque fait tout. » Plus précis, un autre spectateur m’a expliqué :

« Dans les trois autres lectures que vous mentionnez, on ne parle pas d’amour, que de sexe. Ce qui était dérangeant dans Casanova, c’est non seulement qu’il y ait du sexe à trois, mais que ces trois protagonistes s’aiment et acceptent que l’amour soit ainsi partagé. »

Il détaille :

« La bascule entre la farce et l’inadmissible socialement se fait lorsque les deux femmes qui découvrent qu’elles ont le même amant, non seulement ne s’étripent pas, mais se rapprochent encore. »

Il faut que je lise Françoise Simpère, qui vient de sortir « guide des amours plurielles, écologie des relations amoureuses » pour savoir si elle, qui prône plutôt une séparation des histoires, contredirait cette vision ancienne du polyamour.

Illustration : le marquis de Sade soumis aux suggestions diaboliques, illustration du XIXe d’H. Biberstein (Wikimedia Commons)

Source Rue 89

13/06/2009 - 16:00h Ciúmes, ela?

por Helena Celestino – Blog prosa Online – portal O Globo

As duas vidas de Catherine M.

Ciúmes, ela? Depois de criar um choque entre os bem pensantes da França, ao descrever com extrema crueza sua movimentada e pouco convencional vida sexual, Catherine Millet surpreende de novo ao relatar com a mesma profusão de detalhes sua descida aos infernos do ciúme quando descobre que o marido tinha aventuras com outras mulheres. Catherine é aquela diretora da mais importante revista francesa de arte, a “Art Press”, que escolheu abandonar o pedestal reservado à respeitadíssima especialista em Salvador Dali e Yves Klein para contar num livro, em tom lacônico e distanciado, sua entrega a um número incalculável de mãos e pênis de homens anônimos, encontrados ao acaso em estacionamentos, nas sombras do Bois de Bologne, ou em estações de trem parisienses. Seu relato de orgias e surubas virou um best-seller, “A vida sexual de Catherine M.” (Ediouro), que vendeu 2,5 milhões de exemplares em 47 países — o mais recente lançamento foi na Albânia e o próximo será no Líbano, um país árabe.  Sete anos e muitas polêmicas depois, ela reaparece agora num novo livro, “A outra vida de Catherine M.” —- lançado no Brasil pela Agir — como uma tigresa disposta a usar as garras para manter jovens rivais distante de seu marido. A mesma mulher que oferece o corpo a quem puder lhe dar prazer, conta, sem nenhum pudor, como durante três anos vasculhou o computador e as gavetas do companheiro com uma obsessão de mulher fiel, disposta a tudo para manter seu casamento de quase 30 anos com o escritor Jacques Henric. Enquanto investiga a vida paralela do marido, perde-se em crises de angústia, taquicardias e cenas cheias de lágrimas, num enredo distante da utopia do amor livre, até então aceito como dogma pelo casal, desde o encontro dos dois nos libertários anos 70.  A autora (ao lado, em foto de divulgação) estará no Brasil em julho participando da Festa Literária Internacional de Paraty (Flip).

Pelo que a senhora conta, “A vida sexual de Catherine M.” foi uma maneira de sair da crise de ciúmes. Foi isto?
Na verdade, quando comecei a escrever estava tão fragilizada que não tinha segurança sobre o que estava fazendo. E também não tinha confiança de que sairia da crise. Retrospectivamente, ao escrever “A outra vida de Catherine M.” (cujo título original é “Dia de sofrimento”), percebi que isto tinha acontecido.

Por que decidiu se expor outra vez em um livro?
Logo depois de “A vida sexual” dei muitas entrevistas e participei de muitos encontros com o público. E todo o tempo vinha a pergunta: mas se você tem essa vida sexual livre, você não conhece o ciúme? E eu era obrigada a reconhecer que sim, eu conhecia o ciúme. Nas semanas que se seguiram à publicação de “A vida sexual” decidi que, por honestidade com o público, eu contaria que tinha vivido uma crise terrível de ciúme.

Mas passaram-se sete anos entre um livro e outro…
Primeiro, eu viajei por mais de três anos por causa de “A vida sexual de Catherine M.” E depois eu queria um refresco, estava cansada de falar sobre isso. Escrevi um livro (que não foi traduzido em português) sobre Salvador Dali como escritor, que me exigiu alguns anos de trabalho.

É mais difícil contar a vida sexual ou falar do seu ciúme?
Falar do ciúme é muito mais difícil, claro. Por diferentes razões, “A outra vida de Catherine M.” me obrigou a rememorar sentimentos extremamente dolorosos. Ao contrário, “A vida sexual” me fez voltar aos bons momentos, era escrever sobre boas lembranças. Sempre falei livremente e sem nenhuma inibição da minha vida sexual e do meu corpo. Mas falar de sentimentos nunca foi fácil para mim. Ao contrário do que muita gente pensou ao ler meu livro, eu não sou exibicionista… Mas não escondia nada sobre a minha vida sexual, no meio profissional muita gente sabia. Para mim, era uma maneira natural de levar a vida.

Os livros “confessionais”, digamos, mudaram a sua vida?
Não mudaram muito. No meio artístico, então, não mudou nada: nem a relação com meus colaboradores próximos — que não necessariamente sabiam o que acontecia — nem com os artistas de uma maneira geral. Acho que o mundo artístico hoje é o mais liberal de todos, é um universo em que a liberdade é completa. Podemos nos permitir coisas que seriam chocantes entre as pessoas do (mundo do) cinema ou entre escritores. Nas obras de arte, expostas nas galerias, há coisas da mesma natureza do que as contadas no meu livro (risos). De uma maneira geral, as reações foram positivas: imagino que as pessoas acharam engraçado ver que eu tinha virado um personagem midiático. Criou-se uma simpatia maior em torno de mim.

Como “A outra vida de Catherine M.” foi recebido?
As críticas na França foram ainda melhores, foram muito positivas. Na verdade, todas as críticas iam no sentido de que, finalmente, eu me confirmava como escritora. Isso foi uma surpresa. O outro livro não era mal escrito, mas não era isso que interessava às pessoas. Para os críticos foi um pouco como se aquela mulher, que fez as pessoas falarem tanto dela, finalmente tivesse virado uma escritora.

A linguagem de “A vida sexual…” é muito mais crua do que a de “A outra vida…”. Foi um efeito procurado?
São dois livros muito diferentes. “A outra vida de Catherine M.” é mais bem escrito, primeiro porque eu já tinha uma experiência anterior de escrever um livro no qual falava de mim. As frases são mais longas, mais torneadas. E também porque a dificuldade que eu tinha para contar a dor, a complexidade dos meus sentimentos, me fazia pensar mais. A natureza do que eu tinha para contar me obrigava a mudar a forma de escrever.

A senhora disse que o francês é a língua do sexo. O que achou das traduções, ao ler o seu livro em outras línguas?
Eu e muitos outros escritores já falamos isso. Existem muitas palavras para falar de sexo, de órgãos sexuais, de sedução. Conversei com alguns tradutores e foi interessante, porque a gente percebe as diferentes percepções do vocabulário do sexo nas diferentes línguas. A gente vê que em algumas línguas, para designar os órgãos sexuais ou a bunda, por exemplo, existem muitas palavras. Ou, ao contrário, muito poucas palavras. Algumas são empregadas de uma maneira banal em francês mas, em inglês, por exemplo, viram uma obscenidade terrível.

O surpreendente no seu livro sobre o ciúme é que a senhora vigia o seu companheiro com uma obsessão de mulher fiel. Para os leitores que conhecem “A vida sexual de Catherine M.” foi uma surpresa?
Acho que não foi muito surpreendente. Mesmo se a maioria das pessoas não tem uma vida sexual livre como a minha, não são muitas as que escapam do ciúme. A liberação sexual, como sonhávamos nos anos 60 e 70, era uma utopia. Todos os que viveram essa época são conscientes disso: a sexualidade completamente livre que imaginávamos, com a realização completa dos nossos desejos, sem entrar em conflito com o cônjuge, era uma utopia. Aqui, na França, ao lerem “A outra vida de Catherine M.”, muitos disseram: “ah, finalmente, descobrimos que ela é normal”.

Ou seja, caiu o mito Catherine M.
As pessoas pensam que eu era um monstro sem sentimentos. Voilà, não sou. O fato de ter e assumir uma sexualidade livre não me impede de cair na armadilha horrorosa do ciúme e não imuniza ninguém contra a dor que o acompanha.

Lendo seus livros sobre arte e os textos “confessionais” parece que existem duas Catherine Millet. Há uma relação entre o olhar de crítica de arte e relato de Catherine M.?
Acho que a crítica ensinou-me a ser mais descritiva do que introspectiva. Para falar de um sentimento não vou procurar explicações profundas na minha vida passada, na minha infância. Eu vou procurar simplesmente descrever como se manifesta esse sentimento, o que ele me fez dizer, como ele age sobre o meu corpo ou sobre a minha vida. É um paradoxo, mas quando eu trabalho prefiro ficar na superfície. Escrevo como se eu estivesse descrevendo uma escultura.

Bataille e Sade são autores que a inspiraram?
Não. Claro que eu li isso, faz parte da cultura da minha geração. Mas a lógica do Bataille é a da transgressão e tudo o que contei sobre a minha vida sexual não entra nessa lógica. Claro que o tema me interessa, mas não faz parte das minhas experiências. Jamais transgredi os tabus sociais, nem o tabu do incesto, nem os tabus religiosos. Acho que não existe sociedade sem tabus fundamentais. Nunca estive na posição de transgressora.

A artista francesa Sophie Calle também vem ao Brasil para a Flip.Tanto a senhora quanto ela partem de histórias pessoais em livros e/ou trabalhos de arte. Existe proximidade entre as duas?
Não acho muito, não. Podemos pensar nisso porque ela se revela nas suas obras. Mas acho que ela está mais no pathos do que eu. Eu conto as histórias como se elas não me pertencessem mais . Sophie, para falar de um momento de crise, por exemplo, faz isso de um ponto de vista crítico. Acho que estamos em terrenos diferentes.

Como a crítica de arte vê o trabalho de Sophie?
Eu respeito, mas não é o tipo de coisa que me interessa. Eu jamais escrevi sobre ela ou sobre seu trabalho, por exemplo. Vou ver as exposições, mas não somos amigas.

O que a senhora espera dessa viagem ao Brasil e da participação na Flip?
A única coisa que me disseram é que vou debater sobre a questão do tabu (ela vai conversar com a psicanalista Maria Rita Kehl no domingo, dia 5, às 11h30m). Ainda não sei sobre o que vou falar…

26/05/2009 - 15:45h Os opostos se atraem

Diferenças no DNA desempenham um importante papel na atração dos casais

O Globo

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29/03/2009 - 10:44h A dor de amar

+Sociedade


Respeitada crítica de arte, Catherine Millet fala de “Dia de Sofrimento”, livro em que retrata a crise de ciúme por que passou em sua relação aberta com o marido

LENEIDE DUARTE-PLON  -  COLABORAÇÃO PARA A FOLHA, DE PARIS

No seu livro anterior, “A Vida Sexual de Catherine M.”, Catherine Millet quis dar, como ela mesma conta, um testemunho pessoal de que a vida sexual pode ser dissociada dos sentimentos. O livro se transformou num fenômeno literário mundial, traduzido para 45 línguas, vendeu mais de 1,2 milhão de exemplares e transformou sua autora numa celebridade.

Nele, uma mulher de 50 anos conta como se entregava a homens que nunca vira antes, nos locais mais inesperados, como um bosque de Paris, um estacionamento subterrâneo, um cemitério, uma estação de trem e mesmo no escritório da revista “Art Press”, fundada e dirigida pela própria Millet, crítica de arte e especialista em Salvador Dalí.

A vida real colocou Millet diante de um problema que consistia em conciliar a vida de mulher totalmente livre com um casamento duradouro. Ela é casada há muitos anos com o escritor e fotógrafo Jacques Henric, autor de “Légendes de Catherine M.” [Lendas de Catherine M.], e vivem um casamento totalmente aberto.

Em seu novo livro, “Dia de Sofrimento” (a ser lançado no Brasil em junho, pela ed. Agir), dá uma espécie de resposta aos leitores que se perguntavam se é possível driblar o ciúme quando a vida a dois pressupõe total liberdade de ambas as partes.

Millet responde: o ciúme não pode ser driblado, e ela o viveu como uma obsessão: “Comecei a sofrer terrivelmente, imaginando Jacques em companhia de outras mulheres”, conta Millet em entrevista exclusiva à Folha.

“Penso que o ciúme é uma pulsão que pode escapar a todo controle e que pode varrer toda a inteligência, a cultura, a moral que possuímos. Mas não me arrependo. É essa pulsão que se deve dominar para continuar fiel a sua cultura e a sua moral.”

Assumir uma sexualidade totalmente livre, resume Millet, “não impede de cair na armadilha assustadora do ciúme e nem vacina contra a dor que o acompanha”.

FOLHA – “A Vida sexual de Catherine M.” transformou-se em um fenômeno de sociedade. Como isso afetou sua vida?
CATHERINE MILLET
– Fora uma sobrecarga de trabalho, minha vida cotidiana não foi praticamente modificada. Durante algumas semanas, tornei-me “Madame Sexo” na França e, se tivesse aceito esse epíteto, teria passado todo meu tempo nos estúdios de TV, participando de programas sobre sexualidade.

Tentei limitar essas participações. Para mim, é muito importante continuar a dirigir a “Art Press”. Ganhei um pouco mais de dinheiro, mas também não fiquei milionária.

FOLHA – “A Vida Sexual…” foi criticada por ser “sem sentimento”. “Dia de Sofrimento” é seu oposto implacável?
MILLET
– É ao mesmo tempo o anúncio e o prolongamento do outro. Anúncio porque a crise de ciúme narrada em “Dia de Sofrimento” é um dos “acidentes” na minha vida que me levaram a escrever uma coisa diferente de um livro de história da arte -isto é, “A Vida Sexual de Catherine M.”. De fato, “Dia de Sofrimento” mistura a narração dessa crise e a aproximação com a escrita, a realização de um desejo de ser escritora. Também é o prolongamento de “A Vida Sexual…” na medida em que a ideia do segundo livro me ocorreu logo após a publicação do primeiro. Muitos leitores e jornalistas me perguntavam -e a Jacques também- sobre o ciúme. Como tínhamos podido viver a liberdade sexual sem ter ciúme? E eu respondia que não tinha escapado a ele. Por honestidade, pensei que deveria me explicar num segundo livro. Quanto à ausência de sentimento em “A Vida Sexual…”, isso é o resultado de um “parti pris”. Eu não queria nenhuma forma de psicologia no livro, quis deixar tudo focalizado nos atos sexuais.

FOLHA – Um crítico ressaltou um paradoxo em “Dia de Sofrimento”: a sra. vigia e espiona seu marido como se fosse uma mulher fiel. Ora, no seu texto pode-se ler: “Jacques me colocava diante do fato de que nunca deixei de fazer sexo grupal e que por longos períodos meu desejo me levara a outros homens”.
MILLET
– Um dos objetivos do livro é, creio, expor a que ponto podemos estar em contradição com nossas próprias ideias. A liberdade sexual era a filosofia de vida que eu tinha escolhido. Eu tinha essa liberdade. De vez em quando descobria que Jacques também dispunha dessa liberdade, mas comecei a sofrer terrivelmente imaginando-o em companhia de outras mulheres.

FOLHA – “A Vida Sexual…” foi escrito durante uma crise grave com seu marido. Como a sra. conseguiu trabalhar vivendo um turbilhão de emoções causadas pelo ciúme?
MILLET
– Na realidade, quando comecei a escrever esse livro, tinha me distanciado da minha vida de libertinagem. Como escritora e contrariamente a autores que fazem o que se chama “autoficção”, somente posso ter um olhar retrospectivo. Durante essa crise, fui dominada por fantasias em que imaginava Jacques em companhia de outras mulheres. De certa forma, a escrita desse livro foi uma maneira de me recolocar no centro das cenas de sexo.

FOLHA – O livro quer mostrar que uma intelectual libertina não está protegida do mais banal ciúme?
MILLET
– Esta é uma das razões por que sofri tanto: é claro que não podia fazer nenhuma crítica a Jacques; ao contrário, só podia me criticar pela falta de lógica de meu comportamento.

FOLHA – A sra. conta que saiu da periferia de Paris com 18 anos com suas leituras como única bagagem. Que leituras eram essas ?
MILLET
– Tudo um pouco misturado. Muito jovem, eu lia relatos de aventura para crianças, mas também lia os clássicos que encontrava na biblioteca de minha mãe. Uma das primeiras leituras que me impressionaram foi “O Lírio do Vale”, de Balzac. Adorava ler Lamartine e também Stendhal. Somente histórias de amores impossíveis! E castos!

FOLHA – A sra. foi feminista? Os movimentos pela liberação da mulher dos anos 70 de alguma forma lhe interessaram?
MILLET
– Como digo em “A Vida Sexual”, eu me sentia “do lado dos homens”, logo não podia me sentir próxima das feministas. E depois, dispunha de minha liberdade de fato, não tinha de conquistá-la. Por outro lado, hoje me sinto muito próxima do que se chama “neofeminismo” ou “feminismo pró-sexo”.

FOLHA – Seu livro fala de suas fantasias masturbatórias incestuosas. Qual é a importância da masturbação na vida sexual?
MILLET
– Acho que muito grande, mas é um assunto que ainda é tabu. Acho que uma mulher aprende a conhecer melhor os caminhos de seu prazer graças à masturbação.

FOLHA – Como a sra. vê a arte contemporânea? Acompanhou os debates em torno da última Bienal de São Paulo, em 2008?
MILLET
– Acho que os que consideram a arte como uma atividade do espírito realizaram uma resistência “do interior”, em um mundo da arte governado pelo mercado.
E infelizmente as instituições públicas, que poderiam ser uma alternativa ao mercado, se tornam cúmplices dele.
Não acompanhei muito de perto os acontecimentos em torno da última Bienal de São Paulo, mas me parece que um protesto contra essa situação se fez presente por meio das ações de alguns artistas.

22/03/2009 - 21:18h Swing in Rio

Clique na imagem da Revista O Globo para ampliar e ler

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15/03/2009 - 15:16h de sonho, medo e felicidade

Maioridade

Marisa Cauduro/Folha Imagem

O músico Jurandir Bueno, 62, com sua namorada, Sônia Arakaki, 62, bailarina

O velho-novo

Em um de seus poemas, Paulo Leminski fazia uma pergunta reveladora: “Que podia um velho fazer / nos idos de 1916,/ a não ser pegar pneumonia, / deixar tudo para os filhos / e virar fotografia?”.
No Brasil do ínicio do século passado, os tais velhos eram muito mais moços; a expectativa de vida ao nascer era de 34 anos. Em 2007, último dado disponível no IBGE, havia saltado para 72,6 anos. Longevidade, anticoncepcional, liberação sexual, divórcio e avanços da medicina tornaram obsoleto aquele velho precoce. Mudou tudo, inclusive os termos. Em vez do sexagenário aposentado (alguém recolhido a seu aposento), expressões mais fiéis, como terceira e quarta idades, que indicam uma sequência natural e mais vida pela frente.
Há um velho-novo nas ruas, e a Folha foi a campo, em pesquisa nacional inédita, para responder quem ele é, como vive e o que pensa.

Sensibilidade


Saúde e casa própria são as aspirações mais citadas; violência é o grande medo; maioria se diz feliz, mas acha que os outros não são (nem os jovens)

Rafael Andrade/Folha Imagem

Pescador desde 1955, Fernando Barros, o Maricá, completa 80 anos em abril, mas quer continuar pescando até os cem, “se Deus permitir”

MÁRIO MAGALHÃES – FOLHA SP

EM SÃO PAULO E NO RIO

Até onde mergulha a memória de Fernando Barros, o mar já engolfou dois companheiros seus, da colônia de pescadores do posto 6, no cantinho direito da praia de Copacabana.
Por pouco ele não fez companhia a bagres e badejos embaixo d’água. “Durante um temporal, com muito vento, eu fui parar lá em Niterói”, recorda. “A canoa virou duas vezes, desvirou e veio embora.”
De susto em susto, ele não se assusta mais. Nem no mar, nem na terra. “Não tenho medo de morrer, de ficar doente, de nada. Se ali é um perigo, eu digo: vou passar é ali.”
Com uma dupla de colegas, ele embarca antes das 6h em uma canoa movida a motor e volta cinco horas depois. De domingo a domingo. Está nessa lida desde 1959. Sua função é puxar, no braço, as redes e linhas que outrora capturavam 150 kg, 200 kg de pescado e que hoje só emergem com pouco mais de uma dúzia de exemplares.
Numa quinta-feira ensolarada de fevereiro, ele pescou a sorte grande: atracou na areia com seis peixes-enxada, seis tamboris, quatro linguados, três pargos brancos e uma arraia. No mês que vem, Barros, conhecido na praia como Maricá, completa 80 anos.
De cada três brasileiros com 60 anos ou mais, dois (67%) se comportam como Maricá e dizem não temer a própria morte. Em contraste com os jovens, somente 11% identificam sua morte como o maior medo –são 23% entre os que têm de 16 a 25 anos, segundo outra pesquisa, entre jovens, realizada no ano passado.
“Na hora em que a morte chega não há opção”, diz a dona-de-casa Maria Dulce dos Santos Silva, 62, moradora do bairro de Ermelino Matarazzo, na zona leste de São Paulo. “Da morte Eu tenho medo é da vida”, emenda o metalúrgico aposentado Paulo Pecoraro, 64, colega de Maria Dulce em aulas de violão oferecidas pelo governo do Estado.
“Tenho medo de violência e de ficar doente, na dependência de outras pessoas, a coisa mais triste que existe”, conta Paulo. Temores associados à violência constituem o maior medo (25%) declarado pelos idosos do país. Seguem os medos com problemas de saúde (18%) e a morte -17%, incluindo a de parentes. Declaram não ter medo 22%.
O comerciante aposentado Szaja Frank, 89, polonês radicado no Brasil desde 1948, foi vítima de assalto em sua loja poucos anos atrás. Seu medo maior “Ser assaltado.” Sua mulher, a dona-de-casa brasileira Brana Rubinsky Frank, 81, teme as enfermidades: “A gente vai dormir bem e tem medo de acordar com dor”.
Em uma manifestação de longevidade do amor, são quase 60 anos de casamento, Brana passou a despertar de madrugada para confirmar que o coração do marido batia -como pais costumam fazer com bebês. “Eu ficava tocando nele para ver se ele se mexia.”
Brana diz que a mania já passou, mas Frank revela que nem tanto. “Hoje eu fico deitado, e ela vem ver se eu estou dormindo.” Encontrando-os no passeio diário na praça Buenos Aires, em Higienópolis, reduto de classe média para cima, a preocupação soa exagerada. Soldado do exército soviético na guerra (1939-45), Frank ostenta boa forma.
Em outra praça, a “do Forró”, no bairro proletário São Miguel Paulista (zona leste de São Paulo), o segurança aposentado João Raimundo da Silva, 69, constata: “Quando eu era jovem não tinha nada. Hoje também não tenho nada”.
O tom de conformidade não lhe roubou os sonhos. Nenhum supera o de “ter uma casa”. Ele mora de favor com uma família, ganha o mínimo, poupa R$ 200 por mês e ignora quanto custa uma casa.
Sonhos associados à moradia são os principais dos brasileiros mais velhos (19%), ao lado de ter saúde ou recuperá-la (18%) e à frente dos anseios ligados à família (12%) -11% não cultivam sonhos. Conforme o Datafolha, a aspiração de possuir uma casa própria é a número um para 10% dos idosos e 10% dos jovens.
Em outro banco da “praça do Forró”, o vaqueiro aposentado Jaime Benigno Ribeiro, 69, amaldiçoa o infarto que o apeou da vida mais saudável. Ainda assim, como 2% das pessoas da sua faixa etária, seu sonho supremo é arrumar trabalho. “O negócio era uma fazenda para eu tirar leite.”
Sem saúde, com dinheiro escasso e viúvo duas vezes, Ribeiro desencantou-se: “Não tenho felicidade, não”. Ele forma a minoria: meros 2% dos velhos se dizem infelizes -20% afirmam-se mais ou menos felizes, e 78%, felizes.
Indagados sobre a felicidade alheia, contudo, sustentam que apenas 32% dos idosos brasileiros são felizes. Isso é, infelizes são os outros.
De volta da pescaria, Maricá relaciona sua felicidade à saúde. “Comigo é o contrário: se ficar parado uma semana, sinto o corpo todo dolorido.” Descarta pendurar os anzóis: “Se Deus permitir, sigo até os cem anos pescando. É tempo brabo, é temporal, é mar brabo, e a gente vai embora”.

o sonho da casa própria é bem maior entre elas 12%

entre os homens, não passa de 7%

quando a pergunta é sobre bens materiais, a situação se inverte: 12% eles x 5% elas

28% é o índice dos que sonham com saúde na faixa acima dos 75

34% das mulheres têm medo da morte, contra 30% dos homens

67% dos separados se dizem felizes, abaixo da média geral, de 78%

Intimidade

sexygenários

47% fazem sexo regularmente e, destes, 91% dizem nunca ter usado remédio para disfunção erétil

PAULO SAMPAIO
DA REPORTAGEM LOCAL

Do bolso do microempresário Nélson Oliveira, 66, não sai um tostão para comprar Viagra. E ele garante que, desde que se casou, há 48 anos, transa diariamente com a mulher. Ao lado, Néia, 65, só confirma. “É sim, é sim.”
Quando o assunto é desempenho sexual, com frequência se apela a uma testemunha –ainda mais quando quem fala é alguém do sexo masculino e de terceira idade.
Feitas as contas, Oliveira teve com a mulher 17.540 relações nesses quase 50 anos, pontual como um relógio cuco e sem ajuda química.
Esse índice de “abstenção zero” pode gerar polêmica, mas, a julgar pelo Datafolha, a vida sexual após os 60 é mais movimentada do que prega a maledicência popular, que costuma enxergar na terceira idade o fim do erotismo.
Quase metade dos idosos ouvidos na pesquisa declara ter relações sexuais –um quarto deles, uma vez ou mais por semana. Mesmo na faixa dos maiores de 75, 24% se revelaram sexualmente ativos.
Os mais afoitos podem dizer que, com o advento das drogas para disfunção erétil, agora é fácil. Só que 88% dos homens entrevistados dizem nunca ter usado remédio, embora até admitam alguma mudança no desempenho.
Exemplo: o músico Jurandir Bueno, 62, retratado na capa deste caderno com a namorada, a bailarina Sônia Arakaki, 62, jura que nunca tomou nada e que vai transar até o fim da vida; confia no próprio corpo, diz. Só faz uma ressalva: “O processo é demorado”. “Gosto de conhecer bem a pessoa, preciso estar envolvido. Não sou uma máquina!”
Jurandir “pesquisou” a bailarina durante quatro meses, até irem para a cama. “Eu também não estava com pressa. Com a idade, as coisas ficam mais tranquilas”, conta Sônia, que foi casada durante 20 anos e tem três filhos.

Reféns do machismo
Em qualquer faixa etária, é previsível uma dose de exagero ou, digamos, de inverdades sobre o desempenho sexual, afirma o geriatra Wilson Jacob Filho, colunista da Folha. Ainda mais quando mexe com alguns tabus da masculinidade. “O que se espera deles é que se mantenham viris, e os que não são suficientemente esclarecidos associam a dificuldade sexual à incompetência, e não a doenças como diabetes, hipertensão, depressão ou problemas na próstata.”
Jacob dá um exemplo de como a imagem é fundamental. “Quando o HC tinha o Laboratório da Impotência, atendia dez pessoas. Mudaram o nome para Laboratório da Disfunção Erétil, e o número de pacientes foi para uns 10 mil”, conta, rindo.
Na pesquisa Datafolha, a diferença de visão do sexo entre homens e mulheres revela um dado paradoxal: 74% dos homens afirmam ter vida sexual ativa, enquanto 76% das mulheres dizem exatamente o contrário. Considerando que o índice de casados de terceira idade é 47%, com quem eles transam?
Existem várias possibilidades, dizem os especialistas: sozinho (masturbação), com companhias eventuais ou usando outras formas de atingir o orgasmo, sem penetração peniana.
E as esposas “Muitas mulheres consideram sua missão sexual cumprida depois da procriação e acabam consentindo tacitamente que o marido se mantenha ativo”, diz Dorli Kamkhagi, da USP.
Embora faça questão de sexo, a cabeleireira Sônia Maria Gonçalves, 63, casada três vezes, três filhos, conta que, com a menopausa, dispensou temporariamente os “serviços” do segundo marido.
“Acabou a euforia. Ele foi o homem que mais me ensinou coisas, mas mesmo assim eu não queria saber de sexo. Até disse: ‘Pode procurar outra, que comigo não rola’.”
Há seis meses, Sônia descobriu um câncer de mama e retirou o seio direito, mas diz que isso não atrapalhou em nada o relacionamento entre ela e o atual marido, que tem 54 anos. “No começo fiquei constrangida, mas ele disse que isso era bobagem e pediu para ver o curativo.”
A palavra-chave é compreensão, define o empresário Wanderlei Marques, 62, casado há 32 anos. “Quando você é recém-casado, toda hora é hora. É aquela loucura. Mas, como a gente faz muitas vezes, a qualidade fica pra depois.”
Ele conta que, em todos esses anos, o período sexual mais difícil foi quando nasceu o primeiro filho. “A mãe, ali, é só da criança. Se você estiver com vontade, vai continuar.”
Wanderlei não se incomoda em dizer que usa remédio. “Não adianta dizer que a disposição sexual não cai com a idade. Por sorte, a medicina está a nosso favor.”
E manda seu último recado: “Não existe Viagra pra mulher. Então, se você toma o comprimido, mas ela está fria, não adianta nada”.

Leia a integra da pesquisa no caderno especial da Folha de São Paulo

08/03/2009 - 13:22h Violência contra mulher explode na classe média

“Só procurei o posto de saúde uma vez. Foi quando precisei tomar seis pontos na cabeça. O restante nunca contei para ninguém”


Clarice, 34 anos

apanhou durante 13 anos calada

Levantamento feito pelo JT mostra que, na capital, os índices cresceram mais nos bairros de classe média, como Pinheiros, Vila Mariana, Lapa e Ipiranga


Mulheres que sofrem agressões na capital também moram em áreas nobres, 63% delas vítimas dos maridos

Fernanda Aranda, JT

fernanda.aranda@grupoestado.com.br

A violência contra a mulher rompeu o muro de silêncio que cercava as casas de classe média e alta em São Paulo. Levantamento feito pelo Jornal da Tarde, com base nas estatísticas de pacientes do sexo feminino atendidos em unidades de saúde paulistanas e tabulados pelo movimento Nossa São Paulo, mostra que bairros como Pinheiros, Vila Mariana, Lapa e Ipiranga aparecem como locais onde os índices de agressão mais cresceram na capital paulista no ano passado.

Ferida que ainda não cicatrizou na luta das mulheres, a rotina de tapas, socos, chutes e xingamentos enfrentada por muitas em pleno século 21 ainda reforça que nem todas as diferenças entre os sexos foram equilibradas, apesar da invasão delas no mercado de trabalho, universidades e cargos de chefia. “O fundamento da violência é o exercício de poder. Ainda está enraizado na cultura, de qualquer classe social, que os homens são superiores. Uma das formas de exercer a superioridade é pela violência”, afirma Sônia Coelho, integrante da SempreViva Organização Feminista.

Além de estar mais visível nos números dos distritos de situação econômica favorecida, as mulheres que apanham também moram em regiões onde a pobreza e a vulnerabilidade social reinam. Das 31 subprefeituras que formam a cidade, em 25 delas a incidência de maus-tratos foi ampliada (veja abaixo). A agressão democrática deixa aos poucos de ser secreta, ganha ferramentas para chegar a público (como a Lei Maria da Penha) e por isso está espalhada por todos os cantos, define Katia Guimarães, diretora da subsecretaria de enfrentamento da violência do governo federal. No entanto, na classe média, lembra ela, o fenômeno era ainda mais velado e só agora começa a ultrapassar as barreiras.

Jefferson Drezet, médico do hospital da mulher Pérola Byington, costuma dizer que as paredes das mansões são bem mais espessas do que as dos barracos. É preciso um trator de denúncia para que o problema seja visto, já que dentro das residências é onde acontecem 90% dos casos.

Ainda que o inimigo seja íntimo, as denúncias têm aumentado. A Central de Atendimento à Mulher (número180, serviço 24h vinculado à Secretaria Especial de Políticas para as Mulheres) registrou 269.977 atendimentos de janeiro a dezembro de 2008, um aumento de 32% em relação ao ano de 2007 (204.978).

Quem estuda a violência ou quem sofre a agressão não fala em crescimento da quantidade de violentadores e violentadas na classe média. A expressão “estava debaixo do tapete e agora aparece” é a mais emblemática para explicar a ascensão numérica. Orkut, televisão e sites passaram a ser ferramentas de ecoar o problema, o que também repercute no índice.

Um câncer na alma

Para se ter uma ideia, por ano o câncer de mama tem incidência de 90 novos casos em cada 100 mil mulheres paulistanas, estimados pelo Inca. A violência, no mesmo universo de pessoas, faz 123 vítimas na capital. Os dados, ainda que pareçam elevados, podem estar subestimados. Nos números usados pela reportagem, apenas são computadas as mulheres que chegam ao hospital com sinais de agressão e admitem o espancamento aos funcionários de saúde.

Clarice, 34 anos, apanhou durante 13 anos calada. Se entrou na estatística, representou uma única agressão, apesar de ter perdido as contas dos hematomas e sangramentos que teve. “Só procurei o posto de saúde uma vez. Foi quando precisei tomar seis pontos na cabeça. O restante nunca contei para ninguém”, diz. Ela só rompeu o ciclo de violência quando o filho de apenas 4 anos aprendeu a falar grosso. Espectador da luta travada pelo pai, ele passou a mandar a mãe calar a boca igualzinho como o seu parâmetro de homem fazia. “Resolvi que era hora de colocar um breque.” Ela esconde a identidade por vergonha. Vergonha de ter se acostumado a apanhar desde que, quando ainda na fase do namoro, aceitava os puxões de cabelo que expressavam “só ciúme”.

Mandar o marido embora é expulsar o provedor da casa. Assim como para ela, a dependência financeira do agressor é comum para 47% das mulheres que sofrem violência, mostra pesquisa da Secretaria Nacional de Políticas para Mulheres. E a autoria dos maus-tratos por parte dos companheiros é recorrente em 63,2% das notificações que acionaram o disque 180 em 2008. São Paulo foi o segundo Estado que mais acionou o serviço telefônico e para 37,1% das vítimas o maior risco de agressão era a ameaça de morte.

Muitos rostos

A violência contra a mulher pode ter muitas caras. Pode ser linda, loira, jovem, com diploma superior de enfermagem, português correto e roupas finas como Marina, 32 anos. Seu primeiro namorado, aos 12 anos, tornou-se o homem que acabou com seu rosto e seios de tanta pancada. Ou então, a violência pode ser representada pelas rugas, mãos calejadas de trabalhar na roça e cabelos grisalhos por causa dos 60 anos de Maria, que teve todas as unhas das mãos arrancadas por um canivete porque as coloriu de vermelho, o que não era permitido nas regras do pai do seu filho. Outra face do mesmo fenômeno pode ter madeixas tingidas de acaju, quatro filhos, ser coordenadora de um hospital, em plena forma para os 50 anos. Nair também é vítima. Do primeiro e do segundo marido, o que só aumenta a sua culpa por apanhar.

Ivone Dias, uma das assistentes do Núcleo de Defesa da Mulher Cidinha Kopcak, um dos mais importantes da capital, que é mantido em parceria com a Secretaria Municipal de Assistência e Desenvolvimento Social (Smads), acredita que a violência ainda exista porque não faz muito tempo que deixou de ser olhada com naturalidade.

A própria Lei Maria da Penha foi criada só em 2006. “Alguns juízes e delegados de polícia são omissos e resistentes em aplicar a legislação. A violência vai continuar existindo enquanto a sensação de impunidade prevalecer.”


47%
Das vítimas de agressão e maus-tratos são dependentes economicamente dos agressores, o que dificulta a denúncia. A estatística é do 180, serviço telefônico do governo federal que recebe queixas

Bairros de São Paulo onde a violência contra a mulher cresceu entre 2006 e 2007. Clique na imagem para ampliar o quadro publicado pelo JT

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15/02/2009 - 18:11h Beijo reduz o estresse e estimula fidelidade no homem

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Deborah Kerr e Burt Lancaster na famosa cena do casal se beijando na praia em “A Um Passo Da Eternidade”?

Beijar reduz a oxitocina, o hormônio do afeto, nas mulheres, mas aumenta a quantia nos homens

Associated Press – O Estado SP

CHICAGO, EUA – Bem a tempo para o dia e São Valentim, o Dia dos Namorados nos Estados Unidos, celebrado neste sábado, 14, um painel de cientistas examinou o mistério do que ocorre quando os lábios se encontram. Beijar, ao que parece, libera substâncias que reduzem os hormônios do estresse em ambos os sexos estimulam a formação de laços emocionais nos homens, mas nem tanto nas mulheres.

Substâncias da saliva podem ainda oferecer uma forma de avaliar a qualidade do parceiro, disse a neurocientista Wendy Hill, durante reunião da Associação Americana para o Progresso da Ciência (AAAS).

Em um experimento, explicou ela, pares de estudantes universitários heterossexuais beijaram-se por 15 minutos ouvindo música. Eles experimentaram mudanças significativas nos níveis da oxitocina, que afeta a formação de ligações afetivas, e de cortisol, que está associado ao estresse. Os níveis das substâncias na saliva foram auferidos antes e depois do beijo.

Ambos os sexos tiveram redução no cortisol, um sinal de queda no estresse. Os homens experimentaram ainda um aumento da oxitocina – sinal de elevação da disposição para formar laços – mas a substância caiu entre as mulheres. “Isso foi uma surpresa”, disse Wendy.

Ela falou numa sessão da AAAS sobre a Ciência do Beijo, ao lado de Helen Fisher, e de Donald Latenier.

Helen destacou que mais de 90% das sociedades humanas praticam o beijo que, para ela, tem três componentes: impulso sexual, amor romântico e apego.

O impulso sexual leva as pessoas a avaliar diversos parceiros, o amor romântico leva-as a focalizar em um indivíduo, e o apego permite que o casal se tolere o bastante para criar uma criança. Homens tendem a pensar no beijo como uma prévia da cópula, disse ela, destacando que o sexo masculino prefere os beijos “desleixados”, que permitem a transferência de substâncias, incluindo o hormônio sexual testosterona, para a mulher.

Lateiner, um estudante da Antiguidade clássica, observou que o beijo aparece pouco na arte grega e romana, embora fosse praticado nessas sociedades, mesmo com o risco de transmissão de doenças que acompanhava o gesto na época. Ele também disse que era possível cometer gafes ao beijar a pessoa errada, ou beijar na hora errada.

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O beijo, de Rodin

08/02/2009 - 10:10h Homossexualidade é pecado para 58%, aponta pesquisa

Estudo mostra que 28% dos brasileiros admitem ter preconceito contra homossexuais

Para Gustavo Venturi, um dos coordenadores da pesquisa, religiões e a cultura machista no Brasil favorecem a discriminação

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MÁRCIO PINHO – FOLHA SP

DA REPORTAGEM LOCAL

Uma pesquisa sobre sexualidade e homofobia -aversão a homossexuais- mostrou que 58% dos brasileiros consideram a homossexualidade um pecado contra as leis de Deus e que 29% a apontam como uma doença a ser tratada.
O estudo foi conduzido pela Fundação Perseu Abramo e pela fundação alemã Rosa Luxemburgo Stiftung, que entrevistaram 2.014 adultos nas cinco regiões do país, escancarando o preconceito direto ou velado contra os homossexuais.
Machismo, falta de leis e discriminação na mídia são apontados como favorecedores dos números, recebidos com apreensão pela comunidade LGBT (Lésbicas, Gays, Bissexuais, Travestis e Transexuais).
Segundo os organizadores, o “primeiro estudo a mapear de forma tão ampla” a homofobia deixou claro a facilidade de o brasileiro confessá-la. Isso porque 28% disseram “admitir” ter preconceito contra LGBT, enquanto outra pesquisa também da Fundação Perseu Abramo, de 2003, mostrou que o preconceito assumido contra negros -problema histórico no país- era de 4%.
“Há a contribuição das religiões na nossa população de maioria católica e evangélica. Muitas igrejas continuam fechadas para comportamentos que fogem da “heteronormatividade”. Além disso, a cultura machista no Brasil facilita que o preconceito seja admitido com mais facilidade. Diferentemente da questão racial, não houve até agora uma legislação criminalizando a homofobia”, afirma Gustavo Venturi, um dos coordenadores do estudo e professor de sociologia da USP.
Um projeto que pretende mudar esse quadro -transformando a homofobia em crime- tramita no Senado, após ter sido aprovado na Câmara.

Preconceito
A pesquisa mostra manifestações de preconceito em diferentes situações. A maioria não gostaria de ter um filho gay, mas procuraria aceitar. Houve um número razoável (23%) de defensores da tese de que mulher “vira” lésbica porque não conheceu homem de verdade. Os maiores níveis de aversão foram no Norte e no Nordeste.
Para Venturi, o grande problema é que, mais do que nas relações pessoais, a discriminação tem participação institucional. Nas empresas, por exemplo. Contudo, reconhece que, nesse quesito, aparece um dos itens em que o brasileiro se mostra mais aberto à diversidade -70% dizem que não se importariam de ter colega de trabalho gay ou lésbica.
Mas isso é pouco na visão de Cezar Xavier, coordenador de comunicação da APOGLBT -associação que coordena a Parada Gay em São Paulo. Para ele, a pesquisa mostrou que a luta contra o preconceito é um desafio maior do que se intuía.
“Vivemos um estado homofóbico. A televisão tem personagens fixos para fazer chacota da homossexualidade. Para o movimento homossexual isso é algo perverso. Afeta desde a criança na escola até o adulto”, afirma. Ele lamenta existir preconceito entre os próprios homossexuais, em relação a si mesmos ou entre grupos.
Para Xavier, existe também uma matriz religiosa forte por detrás da homofobia, que reforça uma visão já existente de que a homossexualidade é uma opção. Ele afirma que essa matriz influi inclusive na falta de leis.
“Temos um lobby religioso no Congresso que dificulta a aprovação da lei do crime de homofobia. Ela é essencial. Vivemos num país de grande violência contra homossexuais.”

Religião
Além da ideia de pecado, o estudo revelou que 84% dos brasileiros concordam completamente com a ideia de homem e mulher foram criados por Deus para cumprirem a função de ter filhos, o que é considerado um preconceito velado.
Frei Antonio Moser, professor de teologia moral, diz que a Igreja Católica tem suas convicções de relação entre homem e mulher criados por Deus, mas busca acolher os homossexuais. “A homossexualidade não existe. O que existem são pessoas. Não podemos padronizar, colocar todos em uma mesma bacia de heterossexuais ou homossexuais. Nossa grande preocupação é a acolhida, a orientação. Nós [a Igreja] respeitamos e pedimos que a pessoa busque sua identidade. Mas também não nos peçam a bênção para imitar o casamento.”

49% se disseram contra união entre mesmo sexo

DA REPORTAGEM LOCAL

Tema controverso, a legalização da união civil entre pessoas do mesmo sexo teve 49% dos entrevistados pela Fundação Perseu Abramo com opinião contrária (40% “totalmente contra” e 9% “em parte contra”) e 32% favoráveis (25% “totalmente a favor” e 17% “em parte favor”) (veja quadro).
A prevalência da opinião contrária já tinha sido verificada pelo Datafolha, em pesquisa divulgada em abril de 2008: 45% das pessoas disseram ser contra a união civil. Foi o primeiro levantamento do tipo feito pelo órgão. Os dados mostraram que 39% eram favoráveis e 14% se disseram indiferentes.
A opinião foi mais dividida entre as mulheres: 42% foram a favor da união e 41% contra. Já os homens tiveram posição mais claramente contrária: 49% ante 36%.

04/02/2009 - 15:38h Governo vai distribuir gel para uso íntimo

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Governo gasta R$ 1,1 mi em gel para reduzir risco de contaminação da Aids por sexo anal

O Globo

RIO – O Ministério da Saúde adiquiriu no final do ano passado 15 milhões de sachês de gel lubrificante. O produto é indicado para ser usado nas relações anais por grupos mais vulneráveis à infecções de HIV, como homossexuais, travestis e profissionais do sexo. O lote foi comprado por R$ 1,160 milhão, segundo revela matéria de Evandro Éboli publicada na edição desta quarta-feira do jornal O Globo.

O gel começou a ser comprado pelo Programa Nacional de Aids em caráter experimental em 2001. No final do ano, passado o ministério decidiu ampliar a distribuição do produto, que torna mais seguro o uso da camisinha na relação anal e evita o rompimento do preservativo. Caso a camisinha fure, o gel ajuda a evitar contaminação.

O gel é distribuído nos postos de saúde também para mulheres que estão na menopausa, geralmente com idade superior a 45 anos. Nessa fase, elas perdem a lubrificação natural da vagina. O sachê é distribuído junto com preservativos masculinos e femininos. Segundo Brito, a demanda nacional é de 30 milhões de unidades, o dobro do lote que está sendo comprado neste momento.

- O gel lubrificante atua como um coajuvante facilitador da proteção nas relações anais. A aceitação foi muito positiva e a vantagem é que, ao longo dos anos, o preço da unidade caiu muito – conta Ivo Brito.

Leia a reportagem completa no Globo Digital (somente para assinantes)

02/02/2009 - 15:59h Antídoto ao amor pode prevenir paixão cega

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John Tierney – The New York Times – FOLHA SP

Ensaio

Numa edição recente da revista “Nature”, o neurocientista Larry Young propõe uma grande teoria unificada do amor. Depois de analisar a química cerebral da formação de vínculos entre casais de mamíferos, Young prevê que em breve um pretendente inescrupuloso poderá colocar uma poção de amor farmacêutica no drinque da pessoa cortejada.

Mas também pode ser que surja um antídoto ao amor —uma vacina que impeça você de ficar cego de paixão e agir como idiota.

É o que os humanos procuram desde que Ulisses mandou os tripulantes de seu navio amarrarem-no ao mastro quando o barco passou pelas sereias da mitologia grega. Estava claro que o amor era uma doença perigosa.

Larry Young fez pesquisas com ratos-calunga na Universidade Emory, em Atlanta. Esses bichinhos semelhantes a camundongos fazem parte de uma pequena minoria dos mamíferos —menos de 5%— que compartilham a propensão humana pela monogamia. Quando o cérebro de uma rata-calunga recebe uma infusão artificial de oxitocina (hormônio que produz algumas das mesmas recompensas neurais que a nicotina e a cocaína), ela rapidamente forma vínculos com o primeiro macho que estiver por perto. Um hormônio relacionado, a vasopressina, quando injetado em ratos-calunga machos (ou quando ativado naturalmente pela atividade sexual), cria desejos de formação de vínculos e ninhos.

Depois de Young ter descoberto que os ratos-calunga machos com reação geneticamente limitada à vasopressina tinham menos probabilidade de encontrar parceiras, pesquisadores suecos relataram que homens dotados de tendência genética semelhante têm menos tendência a se casar. Young especula que o amor humano pode ser desencadeado por uma “cadeia de eventos bioquímicos” que evoluiu de vínculos entre mãe e filho, formação essa estimulada nos mamíferos pela liberação de oxitocina durante o trabalho de parto e a amamentação.

Young observou que as preliminares e as relações sexuais estimulam as mesmas regiões do corpo das mulheres que as envolvidas no dar à luz e na amamentação. Essa hipótese hormonal ajudaria a explicar algumas diferenças entre os humanos e os mamíferos menos monógamos: o desejo feminino de fazer sexo mesmo quando fora de seu período fértil e o fascínio erótico masculino com os seios. Sexo mais frequente e mais atenção aos seios, disse Young, ajudariam a construir vínculos de longo prazo.

Pesquisadores obtiveram resultados semelhantes borrifando oxitocina nas narinas de pessoas, que parece intensificar sentimentos de confiança e empatia. Young disse que pode haver drogas que aumentem o desejo das pessoas de se apaixonarem.

Mas uma vacina que possa impedir as pessoas de ficarem cegas de paixão parece mais simples. “Um bloqueador de oxitocina faz com que as ratas-calunga passem a agir como 95% dos mamíferos: não formam vínculos. Elas acasalam e, se outro macho aparece, a fila anda. Se o amor tem base bioquímica semelhante, então, teoricamente, devemos ser capazes de suprimi-lo de modo semelhante”, disse Young.

15/01/2009 - 16:31h Estudo liga infidelidade em mulheres a hormônio

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BBC – O Globo

http://mentedespenteada2.blogs.sapo.pt/arquivo/infidelidade.jpgMulheres com uma concentração mais elevada de um hormônio ligado à auto-estima que as faz se considerarem atraentes têm mais chances de ter casos extraconjugais e de trocar de parceiros com freqüência, segundo estudo realizado nos Estados Unidos.

A pesquisa da Universidade do Texas em Austin relaciona o nível de auto-estima com a quantidade do hormônio estradiol – as mulheres com mais desses hormônios tendem a se considerar mais bonitas e a serem consideradas mais atraentes por outras pessoas.

” As voluntárias com maior nível de estradiol tinham mais histórias de paqueras e de casos com outros homens além de seu parceiro fixo “

Os cientistas afirmam que essas mulheres têm a tendência a se sentir menos satisfeitas com seus parceiros e menos comprometidas com eles, em um comportamento que os autores do estudo chamam de “monogamia oportunista em série”.

Segundo eles, isso se deve a um “instinto” de buscar parceiros com mais qualidades.
Bons parceiros

“Na natureza, é difícil conseguir um parceiro que seja ao mesmo tempo um bom provedor de estabilidade para a família e que tenha bons genes para procriar. Por isso, muitas mulheres alternam um relacionamento mais duradouro com aventuras com homens mais atraentes”, explica a psicóloga Kristina Durante, a principal autora da pesquisa, publicada na revista Biology Letters, da Royal Society.

“Já as mulheres mais bonitas demandam mais os dois tipos de recursos por parte do parceiro e procuram um padrão de qualidade que às vezes é difícil de conseguir.”

Segundo Durante, é por isso que muitas mulheres não se sentem obrigadas a se comprometer com um parceiro se outro com possíveis melhores qualidades se torna disponível.

O hormônio estradiol está ligado à fertilidade e à saúde reprodutiva da mulher.

Estudos realizados no passado mostram que o estradiol alimenta o desejo de poder em mulheres solteiras. Segundo essas pesquisas, aquelas mulheres que não tomam pílulas anticoncepcionais estão ainda mais vulneráveis ao hormônio.
Duradouro

Para o estudo da Universidade do Texas, os pesquisadores analisaram os hormônios presentes na saliva de 52 universitárias com idades entre 17 e 30 anos, em dois estágios de seu ciclo menstrual.

” Essas mulheres parecem adotar uma estratégia de ‘monogamia serial’, em que buscariam sempre um parceiro melhor para a reprodução “

As voluntárias também falaram sobre sua história sexual e avaliaram sua própria aparência. A seguir elas receberam notas no mesmo quesito de outros jovens estudantes de ambos os sexos.

“As voluntárias com maior nível de estradiol tinham mais histórias de paqueras e de casos com outros homens além de seu parceiro fixo”, disse Kristina Durante.

Mas elas também se mostraram mais envolvidas em relacionamentos duradouros do que em romances passageiros ou “ficadas”.

“Essas mulheres parecem adotar uma estratégia de ‘monogamia serial’, em que buscariam sempre um parceiro melhor para a reprodução”, explica a psicóloga. “Não é o sexo casual que as interessa.”

13/01/2009 - 20:08h Pan Hai, apôtre de la sexualité en Chine

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Bruno Philip – Le Monde

ZHENGZHOU (CHINE)

Pan Hai, 59 ans, profite de sa condition de jeune retraité pour faire ce dont il a toujours eu envie : devenir sexologue. Exercer en Chine une telle activité, donner des conseils à ses concitoyens afin de les aider à atteindre le plaisir, dénoncer la frustration dont est victime la gente féminine en tenant un blog qui a déjà été visité 500 000 fois, voilà qui ne manque pas d’exciter la curiosité, compte tenu de la réalité chinoise en la matière : question sexe, l’empire du Milieu est encore à la marge. Même en dépit de l’impressionnante évolution des comportements sexuels depuis la fin de l’ère maoïste.

A lire son blog, les théories de Pan Hai tournent autour d’une idée simple : il faut soutenir le principe de l’infidélité conjugale au nom de la défense du mariage. Les Chinois ne cessent de tromper leurs femmes, prennent des versions modernes de concubines ; leurs épouses sont frustrées, et devraient donc en faire autant, assure le sexologue. La recette consiste à faire l’amour dans la journée, quand l’autre est au travail, et à rentrer tranquille au foyer, le soir. Pas question de dire la vérité au conjoint trompé, bien sûr. Mais la paix des ménages se gagne dans les plaisirs interdits des lits de l’après-midi.

Même conseil pour les hommes mais ce sont les femmes qu’il faut défendre, martèle Pan Hai. Il faut les aider à gagner leur droit à la jouissance. Et ne restons pas, messieurs, de grâce!, obsédés par la pénétration, prévient Pan Hai, qui promet : “Avec deux doigts et une langue, vous rendrez les dames heureuses.”

Pour mieux cerner le personnage, nous nous sommes rendus à Zhengzhou, chef-lieu de la province du Henan, où notre homme est venu rendre visite à ses vieux parents dans la perspective du Nouvel An chinois. A l’ordinaire, Pan Hai habite à Zhu Hai, près de Macao. C’est là que, durant des années, il a exercé l’austère profession de journaliste. A Zhengzhou, à une heure de vol de Pékin, dans une pizzeria d’un hôtel du centre-ville et devant une bouteille de chianti, ce charmant monsieur en veste de cuir nous a donc raconté son histoire et développé ses thèses.

Son intérêt pour les choses du sexe, – ou plutôt sur l’impact des tabous sexuels sur les comportements – remonte au temps de la révolution culturelle : Pan Hai a fait partie de cette classe d’âge qui, mûre pour l’université, s’est retrouvée à la campagne durant des années. Il fut ce qu’il est depuis convenu d’appeler un “jeune instruit”, expression désignant des étudiants appelés à l’époque à se frotter aux dures réalités du monde rural. “J’ai découvert la sexualité chez les paysans, raconte Hai. Pour moi et mes camarades, il était surprenant de voir que les gens de la campagne étaient beaucoup plus libres. On nous avait dit, vulgate maoïste oblige, que les paysans étaient les vrais révolutionnaires. Pas du tout ! Je me souviens que toute l’équipe de construction d’un aqueduc avait batifolé avec les deux cantinières… Nous étions un peu interloqués…”

Devenu journaliste, Pan Hai va s’intéresser bien plus tard, dans les années 1980, aux questions de la prolifération des maladies vénériennes au Henan – région qui sera à la fin des années 1990 touchée par le sida en raison d’un scandale lié à une affaire de sang contaminé. “Un reportage m’a aidé à parachever mon éducation sexuelle : j’avais interrogé pour mon journal une jeune étudiante de l’université de Zhengzhou, accusée de “dépravation sexuelle” pour avoir eu une histoire parallèle avec le président de l’association des étudiants et un ouvrier de la chaufferie. A travers son histoire, j’ai découvert que la morale sexuelle prêchée par les autorités était en contradiction avec le besoin de la recherche du plaisir.”

En 2002, une consultation de sexologie en forme de chronique qu’il tenait chaque semaine à Zhuhai a fini par être interdite par le département de la propagande. Pan Hai avait été trop loin. “J’ai réalisé cette fois-là que la propagande s’efforce toujours de tromper les gens. Il faut dire la vérité ! Il faut en finir avec l’hypocrisie et oeuvrer pour que l’on cesse de dire une chose et d’en faire une autre : les fonctionnaires qui prêchent l’ordre sexuel orthodoxe sont ceux qui trompent leurs femmes dans les bars de nuit et vont chanter au karaoké avec des prostituées !”

Son succès ne se dément pas. Il y a bien les grincheux et les choqués qui lui renvoient des mails d’insultes, mais il y en a beaucoup qui le félicitent pour ses thèses audacieuses. Selon lui, en Chine, beaucoup de gens continuent de choisir leurs conjoints en fonction de critères sociaux et pas en tenant compte de leurs sentiments ou de leurs désirs. “Pour les femmes, dit-il, la seule solution réside dans l’infidélité conjugale. Et je dis cela au nom de la solidité du mariage, qui est le garant de la stabilité sociale.”

Conservateur, au fond, Pan Hai, qui ne se préoccupe pas de psychologie, encore moins de psychanalyse? “Je pense que la monogamie n’est qu’une étape dans l’Histoire”, avance-t-il. Une question brûle les lèvres quand on l’écoute : “Avez-vous appliqué dans votre couple vos théories?” Il dit : “Oui, évidemment!” On ne lui a pas demandé de détails.

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Reprodução de pulseira chinesa antiga
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Obra do artista chines, residente nos Estados-Unidos, Xiaoqing Ding

13/01/2009 - 19:01h Confiança no parceiro é principal motivo para dispensar camisinha

Estudo mostra que razão é citada mesmo por quem tem parceiros eventuais

FLÁVIA MANTOVANI – FOLHA SP

DA REPORTAGEM LOCAL
A confiança no parceiro é a principal razão para deixar de usar camisinha mesmo quando se trata de sexo casual, revela estudo inédito da Secretaria de Estado da Saúde de São Paulo.

Foram ouvidas 79.075 pessoas que procuraram os Centros de Aconselhamento e Testagem para fazer o exame de HIV entre 2000 e 2007 e afirmaram não ter usado preservativo. Do total, 43,68% apontaram essa razão para deixar a camisinha de lado. Nesse grupo, 23,5% disseram ter tido relações com parceiros eventuais.

“Ainda é muito difícil conscientizar sobre o uso da camisinha. Há pessoas que deixam de usá-la porque confiam no parceiro, mas depois buscam um teste de HIV, o que mostra que podem ter refletido melhor”, diz Maria Clara Gianna, diretora do Centro de Referência e Treinamento DST/Aids.

Ela diz que o que preocupa não é o fato de ter parceiros eventuais, mas de confiar neles a ponto de dispensar a prevenção. “Tanto em caso de parceria fixa quanto eventual, a confiança deve ser bastante avaliada.”

Se um casal estável decidir parar de usar o preservativo, o melhor é que faça o teste de HIV. “Fazer o exame é importante, mas não é suficiente, já que ele pode cair no período da janela imunológica”, pondera Gianna. Trata-se do intervalo entre a infecção pelo vírus e a detecção de anticorpos pelos exames. Esse tempo, no qual pode haver resultado falso-negativo, é de duas a oito semanas, mas pode se prolongar.

Para aumentar a segurança, a psicóloga Maria Cristina Antunes, pesquisadora do Nepaids (Núcleo de Estudo para a Prevenção da Aids), da USP (Universidade de São Paulo), recomenda refazer o exame três meses depois, mas diz que não se pode dispensar a chance de infidelidade. “De acordo com estudos, cerca de 45% da população brasileira já foi infiel. A camisinha é a melhor proteção”, afirma.

Não gostar da camisinha foi a segunda razão mais citada para deixá-la de lado. Uma dica para reduzir o desconforto é passar lubrificante por dentro e por fora do acessório, diz Antunes.

Falta de informação é o terceiro item no ranking de “desculpas”. “Mesmo com todas as campanhas existentes, ainda há esse problema. Precisamos continuar falando sempre a respeito”, diz Gianna.