06/11/2009 - 21:12h Sem tabu
Une femme éjacule…
Il y a des femmes qui jouissent en giclant. Certaines coulent comme des robinets dès qu’on les touche. D’autres lâchent brusquement de longues gerbes liquides. Elles éjaculent. Ce soir, au Festival de films gays et lesbiens de Paris, This is the Girl, de Catherine Corringer dévoile avec jubilation cet aspect encore méconnu de la sexualité féminine.
Projeté samedi 17 novembre au cinéma Beverley à Paris, à 22h, This is the girl se définit comme un «film queer érotique et fantastique, mettant en scène une “sex heroïne boxer”, sa “rocky coach”, et un homme transformé en sex toy. Le film explore la puissance sexuelle de la femme, à travers la masturbation et l’éjaculation féminine.»
C’est un film sans trucages. Pendant de longues minutes, toute entière concentrée sur son plaisir, une jeune femme (Flozif) se masturbe. Ejacule. Se masturbe à nouveau. Ejacule encore. Se masturbe en troisième fois. Ejacule.
«La scène d’éjaculation féminine dans mon film est un plan “performance”, c’est à dire long et sans qu’il soit coupé, explique Catherine Corringer, la réalisatrice. Le film est un hommage à la puissance sexuelle de la femme. Le terme “éjaculation” induit un acte volontaire, alors que quand on dit “c’est une femme fontaine” on sous entend qu’elle “se répand” et non qu’elle “gicle”, ce qui est, à tous les points de vue très différent. Flozif éjacule dans le plan performance 3 fois de suite à environ 1 ou 2 minutes de distance entre. Ce qui est exceptionnel dans ce plan et sa performance, c’est qu’elle le fait assise et en se masturbant. La plupart des femmes ont besoin d’être pénétrées pour éjaculer et d’être allongée. Elle le fait assise et seule. Et c’est assez “insolent !”. Ce qui est beau, c’est de voir les multiples façons qu’à la femme de jouir.»
En France, de nombreuses personnes crient encore au canular et restent persuadées que l’éjaculation féminine n’existe pas. Qu’il s’agit d’urine.
Même les femmes qui éjaculent pensent avec angoisse qu’elles sont victimes de fuites, d’incontinence ou que sais-je…
Aux Etats-Unis, le phénomène de l’éjaculation féminine est quelque chose de bien connu. Depuis plus de vingt ans, des féministes pro-porn comme Annie Sprinkle ou Deborah Sundahl, parlent de ce phénomène, le filment, l’étudient et lui consacrent parfois même des ateliers aux titres loufoques : «Initiez-vous à l’éjaculation !», «Comment faire pour lui en mettre plein la vue !», etc.
Voici le témoignage d’Annie Sprinkle à ce sujet :«Bien qu’ayant éjaculé plusieurs fois – entre autres en 1981 lors d’une de mes prestations dans le film X Deep Inside Annie Sprinkle – je ne pouvais mettre de nom sur ce qui s’était produit. Tout comme mes amants, mes admirateurs ou mes consœurs, je n’avais aucune connaissance sur les effets engendrés par mon corps. C’était juste quelque chose qui apparaissait de temps à autre, quand je n’y pensais pas trop. Tout ce que je pouvais dire alors, c’est que c’était drôlement agréable ! (…) C’est à cette époque qu’est apparue la vidéo extraordinaire de Deborah Sundahl (alias Fanny fatale) How to female ejaculate : find your G spot (ejaculation féminine : trouvez votre point G). Elle fit sensation !»
Deborah Sundahl est une des plus grandes spécialistes de l’éjaculation féminine. Dans son livre —traduit en français et publié aux éditions Tabou (Tout savoir sur le Point G et l’éjaculation féminine)— elle explique : «Toutes les femmes possèdent l’anatomie nécessaire à l’éjaculation, mais toutes les femmes n’éjaculent pas et n’en ont d’ailleurs pas besoin pour avoir une vie sexuelle épanouie. Certaines éjaculent naturellement, d’autres ont appris à le faire. En faire une nécessité ou un objectif pour toutes les femmes serait idiot et même préjudiciable.»
Pour celles qui, malgré cette mise en garde, voudraient apprendre à éjaculer, Deborah fournit cependant un mode d’emploi. Deux chapitres illustrés de croquis pédagogiques, détaillent, étape par étape, les moyens de se faire gicler… Chapitre 4 : «Comment éjaculer sans orgasme». Chapitre 5 (plus intéressant) : «Comment éjaculer avec orgasme». La méthode, sensiblement la même, aboutit toujours au même résultat : il faut changer les draps du lit. Eponger le carrelage. Ou essorer l’édredon…
En dehors de ce côté bêtement technique (je me méfie toujours des «techniques» en amour), le livre de Deborah Sundahl est un trésor de documentation. Tout, tout, on y apprend tout sur l’éjaculation féminine. A commencer par sa composition, son origine et sa fonction.
Je cite, en vrac : «L’éjaculat féminin est un liquide translucide, d’une consistance proche de l’eau.»
«Son odeur et son goût semblent varier avec le cycle menstruel. Quelque fois il n’a strictement ni odeur ni goût ou, à l’inverse, est semblable par le goût et l’odeur à de l’urine.»
«Sa composition est strictement la même que l’éjaculat masculin, mis à part les spermatozoïdes : c’est du liquide prostatique, mélangé à du glucose.»
«En 1672, l’anatomiste néerlandais Regnier de Graaf a étudié de près la “prostatae” féminine et en a fait des croquis, remarquant la présence de plusieurs canaux éjaculatoires. Bien que de Graaf ait été le premier à reconnaître la prostate comme organe responsable de l’éjaculation chez la femme, c’est le professeur slovaque Milan Zaviavic, grâce à ses vingt années d’études approfondies sur le sujet, qui l’a reconnue pleinement en tant qu’organe féminin fonctionnel. Le terme médical – prostate féminine – fut rapidement adopté par le corps médical. »
Le site Doctissimo, qui confirme, ajoute que la «prostate féminine» est également désignée sous les noms de «glandes de Skène» ou «glandes para-urétrales». Mais qu’importe le flacon… Si vous voulez en savoir plus, vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Samedi 17 novembre, à 22h
Séance Porn Lesbien : In search of the wild kingdom, de Shine Louise Huston (découvrez la sexualité vraie des vraies lesbiennes et arrêtez de croire qu’elles se lèchent du bout de la langue en poussant des petits cris de gorge), suivi de This is the girl, de Catherine Corringer.
Cinéma Beverley : 14 rue de la Ville Neuve, 75002 Paris. Métro : Bonne Nouvelle
Tarifs : 8 € (plein tarif ) / 7 € (tarif réduit )
Tout savoir sur le Point G et l’éjaculation féminine, de Deborah Sundahl, éd. Tabou.
Les testicules élémentaires
Il y a des hommes qui, à force de porter des poids aux testicules, finissent par les transformer en longs appendices. Ils pendent, comme d’étranges métronomes. Ou comme un pénis supplémentaire, passif, avec lequel ils peuvent exécuter des figures érotiques nouvelles.
La réalisatrice parisienne Catherine Corringer s’intéresse à tout ce qui sort des normes corporelles. Elle a filmé une éjaculation féminine (This is the girl), comme un véritable geyser. Elle a aussi filmé une séance de SM gore (In Between), lente et implacable lacération-performance sur le corps d’un masochiste hard… Catherine Corringer aime les filles qui éjaculent et les garçons qui se laissent faire. Elle aime renverser les rôles. Aux femmes, elle prête la puissance. Aux hommes, la faiblesse, la vulnérabilité et la grâce. Ils font offrande de leur chair avec une douceur proche du masochisme. A travers eux, Catherine dévoile un “monde sexuel dans lequel le masculin est réinventé autrement, dans lequel le pénis en érection n’existe pas.” Il s’agit de déconstruire le système patriarcal, dit-elle.
Dans Smooth, dernier court-métrage de Catherine Corringer, un homme se donne lentement à la caméra, révélant par étape les mystères de sa sexualité atypique. C’est une sorte de fakir. Il a travaillé ses testicules au fil de longues années d’ascèse, s’imposant le port de cockrings en acier pesant, à l’aspect de poids en fonte. Il les a tellement travaillé, que ses testicules pendent entre ses cuisses. Quel intérêt? demanderez-vous. Je ne sais pas trop, mais l’homme s’amuse à faire un nœud avec ses organes génitaux. Il peut littéralement nouer son pénis avec ses testicules et l’exercice lui procure certainement du plaisir. Il s’amuse aussi à introduire ses testicules dans son anus, comme s’il se faisait l’amour à lui-même. C’est un mutant doté de deux pénis : un pénis qui peut entrer en érection et un qui ne peut pas. Un pénis pour pénétrer autrui et un pénis pour s’auto-sodomiser…
Surprise supplémentaire : cet homme a non seulement des testicules à rallonge mais un anus dilaté de telle sorte qu’il soit possible de le fister très profondément. Il accueille deux avant-bras. Catherine y plonge littéralement… D’abord une main, puis une deuxième. Ca glisse, ça aspire même. L’homme, couché sur le côté, immobile, les fesses offertes comme une jeune vierge, semble pouvoir prendre en lui toute la misère du monde. Il est le havre rectal, le nid douillet en lequel on s’enfonce, délicieusement… C’est un homme très féminin, d’une certaine manière. “Son corps absorbe, enveloppe” dit Catherine. En le fistant, on entre dans un univers qui évoque l’utérus : chaud, doux, moite, gluant. Une vraie matrice.
En Anglais, smooth signifie “doux”. Catherine Corringer a voulu filmer la douceur d’un homme. Son court-métrage n’est pas très excitant, mais il présente l’intérêt de représenter une relation sexuelle hétéro à l’envers. Une relation au cours de laquelle c’est la femme qui pénètre… à l’intérieur de l’homme, dans une sorte de régression utérine étrange. Ses mains enduites d’un lubrifiant blanc comme le sperme (le silk, dont j’ai déjà parlé) lui permettent de toucher du doigt, littéralement, la part féminine du corps masculin. Elle plonge dedans. “Mes films explorent une autre carte du monde, dit Catherine, où le corps est une métaphore incarnée, où le génital n’est pas forcément mis en lien avec le plaisir. C’est une forme de militantisme, c’est l’exploration d’un monde peu connu.”
Le 25 octobre 2009, Smooth a été primé meilleur court-métrage du dernier Porn Film festival de Berlin. Pour ceux qui n’étaient pas en Allemagne la semaine dernière, il y a une séance de rattrapage : Smooth va être diffusé mardi 17 novembre au Festival Gay et lesbien de Paris.
Smooth : mardi 17 nov, 18h30. Projection de courts-métrages “French touch”, salle 100 au Forum des Images : 2, rue du cinéma, 75001 Paris. Métro : Les Halles. Plein tarif : 8 euros. Tarif réduit : 7 euros.
Fonte Les 400 culs





![[xadrez_erotico04.jpg]](http://1.bp.blogspot.com/_0AukCty4MP0/SKh8sFJyNTI/AAAAAAAADLM/hKl4dc5FQQY/s1600/xadrez_erotico04.jpg)








Le marquis de Sade et sa belle-soeur


Ciúmes, ela? Depois de criar um choque entre os bem pensantes da França, ao descrever com extrema crueza sua movimentada e pouco convencional vida sexual, Catherine Millet surpreende de novo ao relatar com a mesma profusão de detalhes sua descida aos infernos do ciúme quando descobre que o marido tinha aventuras com outras mulheres. Catherine é aquela diretora da mais importante revista francesa de arte, a “Art Press”, que escolheu abandonar o pedestal reservado à respeitadíssima especialista em Salvador Dali e Yves Klein para contar num livro, em tom lacônico e distanciado, sua entrega a um número incalculável de mãos e pênis de homens anônimos, encontrados ao acaso em estacionamentos, nas sombras do Bois de Bologne, ou em estações de trem parisienses. Seu relato de orgias e surubas virou um best-seller, “A vida sexual de Catherine M.” (Ediouro), que vendeu 2,5 milhões de exemplares em 47 países — o mais recente lançamento foi na Albânia e o próximo será no Líbano, um país árabe. Sete anos e muitas polêmicas depois, ela reaparece agora num novo livro, “A outra vida de Catherine M.” —- lançado no Brasil pela Agir — como uma tigresa disposta a usar as garras para manter jovens rivais distante de seu marido. A mesma mulher que oferece o corpo a quem puder lhe dar prazer, conta, sem nenhum pudor, como durante três anos vasculhou o computador e as gavetas do companheiro com uma obsessão de mulher fiel, disposta a tudo para manter seu casamento de quase 30 anos com o escritor Jacques Henric. Enquanto investiga a vida paralela do marido, perde-se em crises de angústia, taquicardias e cenas cheias de lágrimas, num enredo distante da utopia do amor livre, até então aceito como dogma pelo casal, desde o encontro dos dois nos libertários anos 70. A autora (ao lado, em foto de divulgação) estará no Brasil em julho participando da Festa Literária Internacional de Paraty (Flip). 
