04/01/2009 - 15:04h France: Quatre figures socialistes se détachent pour incarner l’alternative

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Ségolène Royal, Martine Aubry, Dominique Strauss-Khan e Bertrand Delanoë
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En portant à sa tête Martine Aubry, le Parti socialiste s’est doté d’une première secrétaire mais il n’a pas encore réglé la question de son incarnation dans l’opinion. En particulier dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012.

A travers les sondages, quatre dirigeants socialistes se dégagent nettement ; deux femmes (Martine Aubry, Ségolène Royal) et deux hommes (Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn). “Les unes et les autres fondent leur popularité sur des registres différents”, souligne Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion de l’IFOP. “Rivales directes pour la direction du PS, Martine Aubry et Ségolène Royal se situent dans l’action alors que le maire de Paris et “DSK” s’inscrivent plus en retrait, voire en recours.”

Malgré le climat délétère du congrès de Reims en novembre 2008, la nouvelle première secrétaire enregistre une forte hausse de sa popularité dans les sondages. En un mois, elle a gagné neuf points dans le baromètre Paris Match-IFOP publié dans l’hebdomadaire le 18 décembre, où elle atteint 66 % de bonnes opinions. Elle plafonnait à 20 % en juillet 2006. “Le pays a tellement besoin de se dire qu’il peut exister une alternative face au président de la République, que Martine Aubry ne peut que bénéficier d’un a priori positif”, souligne Stéphane Rozès, directeur général de l’Institut CSA.

Le positionnement “à gauche” de la maire de Lille est notamment confirmé par la bonne opinion dont elle bénéficie auprès de l’électorat communiste. “Martine Aubry s’inscrit dans une logique d’ascension ; elle dispose de six mois pour construire sa crédibilité”, estime Brice Teinturier, directeur du département stratégies d’opinion de TNS-Sofres.

“DÉFICIT DE CRÉDIBILITÉ”

La percée de la première secrétaire s’est opérée en partie au détriment de Mme Royal, dont la popularité globale a perdu du terrain. Mais elle semble avoir conservé ses positions dans l’électorat socialiste. Appréciée parmi les jeunes et les milieux modestes, impopulaire chez les cadres et les diplômés, la présidente de la région Poitou-Charentes présente des caractéristiques atypiques par rapport au PS. Selon M. Teinturier (Sofres), les chances futures de Mme Royal dépendent “de sa capacité à dépasser son statut d’ancienne candidate à l’élection présidentielle et à remédier à son déficit de crédibilité” face à Mme Aubry qui, ajoute-t-il, “s’est relancée grâce à sa réélection à Lille et son accession à la tête du PS”.

N’ayant pas su s’imposer lors du congrès de Reims, M. Delanoë a reculé dans les sondages mais il demeure la personnalité socialiste la plus appréciée. La popularité du maire de Paris apparaît socialement et géographiquement très homogène. “Pourtant, cette image consensuelle pose problème, car elle manque d’aspérités et de points de fixation”, juge M. Fourquet à l’IFOP. “En dépit de sa cote, qui reste forte, le maire de Paris aura du mal à rebondir”, considère, de son côté, M. Teinturier.

A l’écart des affres du congrès de Reims, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international, conserve une très bonne image dans l’opinion. Diriger une institution phare dans la crise mondiale ne peut que renforcer une image de compétence en matière économique, acquise en tant que ministre des finances pendant une période de croissance.

Les spécialistes des études d’opinion comparent le statut politique de “DSK” à celui de Jacques Delors lorsqu’il présidait l’Union européenne, dans les années 1990. “La densité du soutien dont dispose Dominique Strauss-Kahn n’est pas aussi forte que s’il devait affronter les vicissitudes de la politique nationale. Que se passerait-il s’il revenait en France pour y jouer un rôle actif ?”, se demande toutefois M. Rozès.

M. Teinturier, quant à lui, observe que les principaux soutiens de “DSK” “se trouvent parmi des catégories - les personnes âgées, les sympathisants de droite, les cadres et professions libérales - qui ne votent pas le plus à gauche”…

Dans une élection présidentielle, résume M. Fourquet, “Martine Aubry et Ségolène Royal apparaissent comme des candidates de premier tour alors que Bertrand Delanoë et DSK semblent plus adaptés pour affronter un second tour”.
Jean-Michel Normand

16/12/2008 - 10:27h FMI vê risco de crise global prolongada e distúrbios sociais em vários países

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Jamil Chade - O Estado SP

A economia global pode cair em uma crise prolongada, espalhando tensões sociais, se os governos não expandirem e implementarem os pacotes de estímulo prometidos, afirmou o diretor-gerente do Fundo Monetário Internacional (FMI), Dominique Strauss-Kahn ontem. O crescimento está desacelerando na China, à medida que a economia global sofre uma queda sem precedentes de produção e ruma para uma recessão, elevando os riscos de mais distúrbios civis como os vistos na Grécia, acrescentou.

Sem urgência por parte dos governos, o início da recuperação econômica global no fim de 2009 e início de 2010 pode ser adiada. “Muito ainda precisa ser feito e, se esse trabalho não funcionar, será difícil evitar uma longa crise.”

Ele prevê protestos violentos se espalhando se o sistema financeiro não for reorganizado para beneficiar a todos e não apenas a elite. Strauss-Kahn pede que 2% do PIB mundial sejam usados em pacotes para relançar a economia do planeta, cerca de US$ 1,2 trilhão. “2009 será um ano muito difícil e os dados que iremos divulgar em janeiro serão provavelmente piores que os atuais”, disse. “A possibilidade de uma recessão global está mesmo diante de nós.”

No dia 6 de novembro, o FMI previu que os países ricos sofreriam uma queda de 0,3% em seu PIB em 2009, a primeira contração simultânea de todas as economias desenvolvidas desde 1945. Já o mundial cresceria apenas 2,2%. Para o Brasil, a taxa de crescimento de 3% prevista para 2009 deve ser revista.

Ele antecipou projeções globais que devem ser anunciadas em janeiro sobre a China, país deve crescer apenas 5% em 2009. Pelos cálculos do Banco Mundial, só para gerar postos de trabalho para o número crescente de pessoas que deixam o campo para trabalhar nas cidades, a China precisa crescer 5%.

No relatório atual do FMI, a China teria uma alta de 8,5% de seu PIB em 2009, já abaixo da média da última década. Em 2008, o país irá crescer 9,7%.

ESTÍMULO

Para o FMI, embora incertezas limitem a eficácia de algumas medidas de política fiscal, os pacotes que governos em todo o mundo estão adotando podem ter impacto positivo, mas precisam ser mantidos por alguns meses. “Precisamos de apoio e mecanismos de estímulo que sejam grandes e diversificados e que possam ser utilizados por um ou dois trimestres”, pediu Strauss-Kahn.

14/11/2008 - 16:28h França: Presidente do FMI e candidato socialista em 2012?

Il reste une trace de DSK au congrès du Parti socialiste

Une carte postale de Dominique Strauss-Kahn vendue à Reims (Julien Martin/Rue89)

(De Reims) Il est loin de Reims et il en est heureux, puisque c’est son choix. Alors que ses camarades socialistes se préparent à vivre trois jours à couteaux tirés, Dominique Strauss-Kahn, assiste au sommet du G20 à Washington, en sa qualité de président du FMI. Certainement en pensant que ça a quand même plus d’allure d’essayer de trouver un accord pour sortir de la crise financière, que de tenter de relever un parti en miette.

La résidait son pari il y a plus d’un an, en se faisant élire à la tête du Fonds monétaire international: reculer pour mieux gagner en 2012. Se mettre au-dessus des joutes socialistes pour réapparaître en homme providentiel à l’approche de la prochaine présidentielle, si le PS n’a toujours pas réussi à renaître de ses cendres.

Le meilleur candidat du Parti socialiste en 2012

Une partie du pari est d’ores et déjà gagnée. Face à un PS morcelé qui a toutes les peines du monde à dégager une majorité claire, DSK apparaît , selon un récent sondage du JDD, comme le meilleur candidat du Parti socialiste en 2012, selon les Français (34% des personnes interrogées) comme pour les sympathisants socialistes (30%).

Et il s’est bien gardé de toute intervention dans les débats qui agitent le parti depuis plusieurs mois. Aucune déclaration officielle sur le sujet. Tout juste a-t-il invité à dîner Martine Aubry dans son riad de Marrakech le 15 août dernier. Mais rien de notable n’a filtré de la rencontre.

Un courant éclaté sitôt son départ acté

Il est en revanche une autre partie du pari beaucoup plus ardue à remporter. Se remettre d’abord de sa médiatique aventure avec son ex-collègue du FMI, même si le retentissement en France a été moindre qu’aux Etats-Unis. Mais surtout retrouver ses troupes socialistes en cas de retour aux affaires du parti.

Son courant a en effet éclaté sitôt son départ acté pour la capitale américaine. Il avait pourtant pris soin de poser des balises et de nommer des gardiens de la maison strauss-kahnienne. A Pierre Moscovici les clés d’une fondation en devenir sur la mondialisation, à Jean-Christophe Cambadélis celles de son club de réflexion “Socialisme et démocratie”, à Jean-Marie Le Guen celles du mini-groupe à l’Assemblée nationale.

Les ambitions mêlées ne font cependant jamais bon ménage, et “Mosco” et “Camba” se déchirent. Après une tentative de cavalier seul qui a fait long feu, le premier se rallie tête basse à la motion de Bertrand Delanoë, suivi par Jean-Marie Le Guen. Quand le second ajoute encore de la diversité à l’hétéroclite attelage que mène Martine Aubry.

Tout en bas du présentoir à cartes postales à Reims

Les strauss-kahniens à l’Assemblée nationale ne sont pas plus audibles que le reste du Parti socialiste, ladite fondation n’en est toujours qu’au stade de projet, et “Socialisme et démocratie” a été fondu avec le club de réflexion d’Arnaud Montebourg, “Rénover maintenant”. Dire que le même Arnaud Montebourg faisait, il y a trois ans encore, partie des “gauchistes” du Nouveau Parti socialiste…

De là où il est, même avec une bonne paire de jumelles, DSK ne doit plus reconnaître ses petits. Des petits qui, pour le reconnaître, devront eux regarder à la loupe tout en bas du présentoir à cartes postales vendues à Reims. Un ancien portrait non daté de leur mentor, en noir et blanc, au milieu d’autres archives photographiques. Il reste tout de même une trace de Dominique Strauss-Kahn au congrès du Parti socialiste.

14/11/2008 - 15:56h França: Congresso do Partido Socialista procura uma sínteses

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Ségolène Royal, Bertrand Delanoë e Martin Aubry, o trio em disputa pela liderança dos socialistas franceses

Cinq enjeux pour un congrès

Le Monde - Christine Garin et Jean Michel Normand

1. Peut-il se doter d’un leader ?

Depuis le retrait de Lionel Jospin, en 2002, le Parti socialiste (PS) ne parvient pas à se choisir un leader incontesté. François Hollande ne s’est jamais imposé dans l’opinion et Ségolène Royal a porté les espoirs de la gauche à l’élection présidentielle de 2007 sans entraîner tout le PS derrière elle. Cette crise de leadership (et son corollaire, la bataille des chefs) nuit à l’image que les socialistes donnent d’eux-mêmes. Et empêche le parti de s’inscrire dans le jeu des institutions de la Ve République qui ont installé l’élection présidentielle au centre de la vie politique.

Le mode de désignation du premier secrétaire - élu par l’ensemble des adhérents le 20 novembre - plaide pour des candidatures de personnalités emblématiques. Ségolène Royal, qui porte l’idée d’une modernisation du parti, dispose d’une aura dont les autres dirigeants socialistes sont privés. Elle bénéficie, en outre, de l’acquis de sa campagne présidentielle. Sa motion est arrivée en tête mais sa personnalité reste controversée. Elle est considérée par certains comme un élément extérieur au PS, ce qui rend plus ardue sa capacité à réaliser une synthèse.

Martine Aubry, qui symbolise une pratique et un discours plus traditionnels, peut, elle aussi, prétendre concourir. Tout comme Benoît Hamon, nouvelle figure de l’aile gauche. Mais il leur faudrait, pour être élus, parvenir à construire une alliance alternative sur un projet qui serait forcément en opposition avec la motion qui a été placée en tête par les militants.

Le ou la futur(e) premier(e) secrétaire ne portera pas forcément les couleurs du PS à l’élection présidentielle de 2012. Parmi les partisans de Mme Royal, mais aussi chez certains de ceux qui soutiennent Bertrand Delanoë ou Martine Aubry, l’idée d’organiser des “primaires ouvertes” aux sympathisants fait son chemin.

2. Peut-il avancer des idées neuves ?

Jusqu’à présent, le PS est apparu comme un parti en fin de cycle. Faute d’avoir su renouveler son logiciel, il s’est retrouvé distancé par une droite qui a refait synthèse derrière Nicolas Sarkozy. Néanmoins la réflexion a avancé sur plusieurs points.

Inspiré des pays sociaux-démocrates d’Europe du Nord, le concept d’un “Etat préventif”, capable de s’attaquer en amont aux inégalités sociales (notamment en matière d’éducation et de santé), est évoqué. Alors que l’allergie à l’impôt se développe, il permet de dépasser la question de l’Etat-providence. L’idée du donnant-donnant fait son chemin : le PS suggère de n’accorder que sous conditions (conclusion d’un accord salarial, actions de reclassement, entreprises exportatrices) les allégements de charges dont bénéficient les entreprises.

Ségolène Royal va plus loin et demande que les entreprises bénéficiaires qui délocalisent remboursent les aides publiques qu’elles ont pu recevoir. Le thème du développement durable est mieux pris en compte que par le passé. En revanche, la réflexion du PS sur des sujets comme la protection sociale, l’immigration, les nouvelles technologies mérite d’être approfondie.

3. Peut-il retrouver un discours européen?

Il est loin le temps où les échanges entre Lionel Jospin, tenant du “réformisme de gauche”, et Tony Blair ou Gerhard Schröder, artisans du social-libéralisme, dominaient les débats au sein d’une social-démocratie européenne en plein renouveau. Presque partout, la gauche a quitté le pouvoir et le PS ne joue plus qu’un rôle secondaire au sein du Parti des socialistes européens (PSE), en raison principalement des profondes divisions nées du référendum constitutionnel de 2005.

Dans cette période économique troublée, sa faible audience internationale est d’autant plus curieuse que deux de ses proches occupent des fonctions importantes : Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international (FMI) et Pascal Lamy à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). A priori, les élections européennes de juin 2009 s’annoncent délicates pour le PS, qui avait réalisé, en 2004, un score élevé (28,9 %). Face à la crise économique, le PS va bâtir sa campagne autour d’une plate-forme commune avec le PSE. Le message sera centré sur la nécessité d’instaurer une puissance publique européenne et des instruments de régulation efficaces de la sphère financière.

4. Peut-il se rénover?

Vieux, usé, fatigué : ces qualificatifs, adressés par Lionel Jospin à Jacques Chirac pendant la campagne présidentielle de 2002, pourraient parfaitement s’appliquer aujourd’hui au PS, au moins dans la perception qu’en ont l’opinion et de nombreux adhérents. La rénovation du parti sera un enjeu central du congrès, avec une ligne de partage entre la motion de Bertrand Delanoë et celle de Ségolène Royal. Martine Aubry reste, elle, dans une réserve prudente sur la question. Forte du mouvement d’adhésion - large mais éphémère - qu’elle avait suscité avant les primaires socialistes à l’automne 2006, Mme Royal défend l’idée d’un “parti de masse”. Une orientation qui vise à “ringardiser” ceux qu’elle appelle les tenants du “vieux parti”, à commencer par le maire de Paris qui reste arc-bouté sur le principe d’un “parti de militants” dans la tradition jospinienne.

L’ancienne candidate à l’élection présidentielle veut changer, pour sa part, la nature du parti et repousser ses limites. Le PS façonné par François Mitterrand est un parti d’élus et une machine électorale qui a n’a jamais dépassé 220 000 adhérents. C’est le parti “d’une avant-garde”, selon l’expression de Lionel Jospin, pas un parti de masse. Mme Royal souhaite modifier tout cela. Elle plaide pour “un grand parti, démocratique, populaire et de mobilisation sociale”, avec des responsabilités “décentralisées aux fédérations”, et qui développe “de nouvelles formes de militantisme” en direction des salariés et de la société civile. Pour recruter de nouveaux adhérents, elle envisage, en outre, un montant de cotisation symbolique.

La question des primaires reste à régler même si Mme Royal l’a mise, provisoirement, au “Frigidaire”. L’ancienne candidate n’a jamais caché qu’elle entendait poursuivre dans la voie ouverte en 2006, même si elle n’a jamais précisé ses intentions - primaires ouvertes aux autres partis de gauche ou aux seuls sympathisants socialistes -, les fameux “adhérents à 20 euros revisités” ? M. Delanoë est, pour sa part, hostile à tout dispositif de désignation du candidat à l’élection présidentielle qui déborderait le cadre strict des “militants” dûment estampillés.

5. Peut-il faire alliance avec le centre?

Son nom est rarement prononcé mais l’ombre du président du MoDem, François Bayrou, plane sur le congrès. Faux procès ou vrai clivage ? La question des alliances avec le centre a pesé lourd dans la campagne du congrès de Reims. Bertrand Delanoë qui a pu sans difficulté, pour sa réélection à la Mairie de Paris en mars, se passer d’une alliance avec le MoDem, en a fait un sujet de divergence affiché avec Ségolène Royal. Cette dernière avait, en vain, tendu la main à François Bayrou entre les deux tours de l’élection présidentielle.

Par ailleurs, les élections municipales ont été l’occasion d’alliances locales avec le MoDem, à Lyon, Dijon, Lille, Grenoble ou Marseille. Elles ont concerné des élus signataires de la motion de M. Delanoë comme de celle de Mme Aubry, ainsi que Mme Aubry elle-même. En septembre, le bras droit de Mme Royal, le député européen Vincent Peillon, avait déclaré à Libération : “Si l’on veut battre la droite de Sarkozy, il faudra bien entrer dans un débat sincère avec les centristes qui pourrait déboucher à terme sur un contrat de gouvernement.”

Depuis, Mme Royal s’efforce de désamorcer ce débat. Dans le document de travail “ouvert” qu’elle a remis aux tenants des autres motions, lundi 10 novembre, elle souligne qu’il faut “fédérer la gauche”. “La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement, stipule le texte (…). C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s’adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite.”

Christine Garin et Jean Michel Normand

10/11/2008 - 10:02h Para FMI, governos agora devem elevar gasto público

Marisa Cauduro / Valor

Dominique Strauss-Kahn: preocupação maior com a atividade econômica

Sergio Lamucci, VALOR de São Paulo

Sempre associado à pregação de rígidos princípios de austeridade fiscal, o Fundo Monetário Internacional (FMI) diz que chegou o momento de os governos promoverem a expansão dos gastos públicos para impulsionar o crescimento. Num cenário de forte desaceleração da economia global causado pelo impacto da crise financeira, o diretor-gerente do FMI, Dominique Strauss-Kahn, defendeu ontem ações coordenadas de estímulo fiscal entre vários países, por considerá-las mais efetivas. O número um do FMI participou das discussões do G-20, em São Paulo.

“Pode parecer surpreendente que o FMI esteja propondo medidas de estímulo fiscal”, reconheceu Strauss-Kahn, destacando, porém, que a expansão dos gastos públicos não é um receituário que se adapte a qualquer país. Para seguir esse caminho, é necessário ter contas públicas em ordem. Ele enfatizou que as medidas fiscais devem ser tomadas em tempo adequado, de um modo focado e temporário, e saudou a iniciativa do governo da China, que anunciou um pacote de estímulo à economia de US$ 586 bilhões, além de notar que o presidente eleito americano, Barack Obama, já manifestou a intenção de adotar medidas fiscais para impulsionar a economia dos EUA. Strauss-Kahn não deu explicações detalhadas de como funcionariam as ações coordenadas de política fiscal.

Questionado se o Brasil teria espaço para adotar uma política fiscal expansionista num cenário em que alguns vêem pressões inflacionárias, Strauss-Kahn foi diplomático. Lembrou que “em toda a América Latina a inflação é uma preocupação”, ainda que as perspectivas para o ano que vem pareçam mais favoráveis do que neste ano, devido à queda dos preços do petróleo e de outras commodities. “Eu não vou culpar de modo nenhum o governo e o BC brasileiros por estarem preocupados com a inflação”, disse ele, acrescentando não querer interferir numa questão brasileira. “Cada governo deve medir a possibilidade de sustentar o crescimento.”

Strauss-Kahn ressaltou que a vigilância da inflação não deve desaparecer, ainda que as previsões para os índices de preços estejam melhores hoje do que há seis meses. Segundo ele, em termos globais, a preocupação maior é com a atividade econômica do que com os preços, mas isso não quer dizer que em alguns países não haja uma situação inflacionária mais delicada. “Isso não é uma questão de preto ou branco”, afirmou ele.

O diretor-gerente do FMI apontou o apoio unânime dos participantes do encontro do G-20 às medidas de estímulo fiscal onde isso for possível. Mesmo os banqueiros centrais, tradicionalmente mais cautelosos em relação a esse assunto, concordaram com a proposição, notou Strauss-Kahn. Ele defendeu também estímulos monetários para impulsionar a economia, num momento em que as previsões do FMI apontam para uma retração do PIB dos países avançados em 2009, o que, se concretizado, ocorrerá pela primeira vez desde o fim da Segunda Guerra.

Strauss-Kahn lembrou que a instituição revisou na semana passada números que divulgara há apenas um mês, e que mesmo assim há risco grande de que a expansão seja menor do que a projetada.

06/11/2008 - 17:52h Para enfrentar o medo

Dominique Strauss-Kahn - VALOR

strauss_khann2.jpgApesar de o aperto nos empréstimos interbancários ter começado a ser afrouxado pelo socorro aos sistemas financeiros em todos os países avançados, as quedas registradas pelos indicadores econômicos fizeram os mercados acionários despencar. As pressões sobre países de mercados emergentes, antes considerados por muitos observadores como “desacoplados” do resto do mundo, ficaram mais intensas, devido ao repatriamento de recursos externos e da venda de ativos.

Em vista do medo que se apodera de consumidores, empresas e países em todo o mundo, agora deixou-se de falar em recessão moderada em países avançados e passou-se a falar em grande depressão mundial. Instalou-se uma sensação de desânimo devido à percepção de que nada pode ser feito para evitar a depressão.

O que está acontecendo? As medidas tomadas três semanas atrás para dar sustentação ao sistema financeiro estavam simplesmente erradas? Absolutamente, não. O aprovisionamento de liqüidez, a recapitalização de bancos, seguros mais uniformes sobre depósitos em todos os países avançados - todas essas medidas foram corretas e necessárias. Mas elas foram apenas uma primeira parte do todo que precisa ser realizado.

Nos países avançados, a queda dos valores dos ativos e, de modo mais geral, o medo do futuro abalou a confiança de consumidores e empresas. O consumo está caindo e as empresas estão cortando investimentos. A crise financeira criou uma acentuada queda na demanda - algo que os economistas denominam “recessão keynesiana”.

Para ajudar a revitalizar a confiança, não há alternativa a empregar ferramentas macroeconômicas para impulsionar a demanda e sustentar a produção. A política monetária pode ser usada em países onde os juros continuam elevados, mas sua eficácia em meio a um aperto de crédito provavelmente será limitada. A política fiscal precisa, portanto, desempenhar um papel central. Expansão fiscal é sempre arriscada, pois amplia o endividamento e aumenta os riscos futuros. Mas, tendo em vista a situação em que estamos, as vantagens extrapolam os custos em países onde há uma endividamento sustentável.

Países com mercados emergentes defrontam-se com um problema adicional. Não apenas precisam enfrentar as perspectivas de quedas nas exportações e na confiança, como também são as mais recentes vítimas de uma crise financeira que começou nos EUA, viajou para a Europa e agora cruzou suas fronteiras.

Bancos estrangeiros estão cortando crédito. Investidores estrangeiros estão repatriando seus recursos financeiros em escala inédita. Ironicamente, as medidas que estão sendo tomadas para solucionar a crise em países avançados estão tornando mais atraente trazer dinheiro de volta para casa, dificultando a vida dos países de mercados emergentes.

Para dar sustentação a seus sistemas financeiros e aquecer a demanda geral, os países de mercados emergentes precisam estar dispostos a tomar medidas similares às implementadas pelos países avançados. Mas a recente prosperidade de muitos desses países resultou de acesso ao capital mundial. Uma brusca interrupção nesse fluxos representa um severo impacto e cria problemas especiais que não podem ser solucionados por esses países sozinhos.

Por isso, os países avançados precisam mostrar-se dispostos a proporcionar o financiamento necessário, e a fazê-lo numa escala inédita. A alternativa é a perspectiva de inadimplência generalizada em face de suas dívidas externas, controles sobre o sistema bancário e protecionismo - uma conseqüência que constituiria um retrocesso nesses países e para a economia mundial como um todo por muitos anos à frente.

O Fundo Monetário Internacional (FMI) dispõe de recursos financeiros para alocar até US$ 250 bilhões. Pusemos em ação os procedimentos internos e as linhas de socorro que nos permitirão proporcionar os recursos rapidamente, com condições limitadas à reação essencial para enfrentar a crise em curso. Além disso, o Fundo está desenvolvendo uma nova linha de liqüidez para disponibilizar recursos imediatamente a mercados emergentes de vigoroso desempenho que estejam praticando políticas sensatas e tenham bons fundamentos.

Isso deverá dar confiança aos investidores. Mas em vista da escala dos fluxos de capital, também estou exortando governos e bancos centrais de países avançados a proporcionar financiamento paralelamente ao disponibilizado pelos programas do FMI de reação à crise. Também estou convicto da necessidade de encontrar maneiras de colocar em ação os recursos de países que dispõem de grandes reservas. O Fundo desempenhará sua parte, mas todas essas ações são necessárias para reforçar a credibilidade da reação mundial coordenada à crise.

Precisamos também pensar à frente - especialmente em relação aos países de baixa renda na África. Devido a sua limitada participação nos mercados financeiros internacionais, esses países permaneceram até agora relativamente abrigados da turbulência. Mas é uma calma incerta que provavelmente não perdurará.

Muitos países de baixa renda sofrerão o impacto da queda dos preços das commodities. Outros, entre eles os que estavam tornando-se novos mercados emergentes, poderão ver secar seu acesso a capital estrangeiro. Também eles necessitarão ajuda da comunidade internacional. A concessão de empréstimos pelo FMI e por bancos de desenvolvimento mundial, e a manutenção de ajuda de doadores nos níveis atuais, serão essenciais para que evitemos novas tragédias humanas.

A dinâmica do medo é potencialmente catastrófica, mas essa dinâmica pode ser rompida. Quaisquer que sejam os problemas no sistema financeiro, as enormes melhorias, ao longo dos anos, em tecnologia, produtividade e progresso social - os verdadeiros fundamentos - são uma genuína prova do poder da globalização como uma força benigna. Pode ser tarde demais para evitar uma recessão nos países avançados e um desaquecimento da economia em países emergentes e de baixa renda. Mas não é tarde demais para evitar uma depressão mundial.

Dominique Strauss-Kahn é diretor-gerente do FMI. © Project Syndicate/Europe´s World, 2008. www.project-syndicate.org

04/11/2008 - 15:59h O cinismo macabro da oposição

por Rui Falcão*

rui_falcao.jpgDesde que a crise financeira internacional se agravou, a partir de 15 de setembro, quando da falência do banco Lehmann Brothers, o governo brasileiro reagiu prontamente. Várias medidas foram adotadas com vistas a reduzir o seu impacto sobre a economia nacional, de que são exemplo as sucessivas disposições do Banco Central destinadas a melhorar a liquidez do sistema bancário. Na avaliação dos setores diretamente atingidos, as medidas foram consideradas como pertinentes e oportunas, e o governo brasileiro foi elogiado por toda parte - como se pode ler em jornais como Wall Street Journal e Financial Times e na revista The Economist –, pela presteza e determinação com que respondeu, pois, em se tratando de crise sistêmica, também o desempenho do Brasil, ainda que modesto, pode influir em algum grau para evitar que a recessão mundial se converta em depressão.

De fato, o BC do Brasil foi um dos primeiros bancos centrais a injetar dinheiro no mercado, no caso US$ 30 bilhões inicialmente, para desobstruir os canais da liquidez, prover crédito ao sistema bancário e irrigar a produção, a exemplo do que as autoridades monetárias e fiscais fizeram em outros países.

No geral, as medidas foram saudadas com entusiasmo pelo setor industrial.

A “Carta do Iedi” - como é conhecido o boletim semanal do Instituto de Estudos de Desenvolvimento Industrial, entidade que reúne um grupo seleto de indústrias brasileiras – assim comentou as medidas: “Parecem ter sido adequadas e oportunas as sucessivas medidas do Banco Central para melhorar a liquidez…”. E ainda: “No crédito para a agricultura, o governo adotou medidas prontas e adequadas…”. É verdade também que a “Carta do Iedi” faz alguns reparos: “ Ter demorado a intervir no câmbio (o Banco Central só passou a agir após o dólar ter alcançado a cotação de quase R$ 2,50) redundou em pontos adversos…”, para as empresas exportadoras.

Assim como a indústria, o sistema bancário – que é a outra parte diretamente atingida pelas medidas do BC – também reagiu positivamente, como pôde observar-se pela declaração do presidente do Bradesco, Márcio Cipriani, em resposta a uma pergunta sobre a autorização do governo a bancos públicos para adquirirem bancos privados: “É um instrumento para o governo agir se necessário, mas não acredito que a medida vai ser implementada, pois o setor está bastante sólido”. Juntam-se ao coro de vozes anuentes os sindicatos de trabalhadores, que viram na firme decisão do governo de manter o nível de atividades a confirmação da tendência ao crescimento do emprego.

Toda essa longa introdução para dizer ao leitor o seguinte. Se pretende estar informado sobre a qualidade da conduta atual do governo no manejo dos instrumentos de política econômica, recomenda-se que, além de ir buscar diretamente nas fontes, vá ao Diário Oficial da União, pois a grande mídia se tem prestado unicamente a confundir a opinião pública com o propósito de desqualificar a ação das autoridades econômicas.

A estratégia de desmoralização consiste em fazer alusões ligeiras e claudicantes sobre as medidas, transcrever declarações oficiais fora de contexto, imputar às autoridades supostas afirmações, para, no dia seguinte, anunciar que essas mesmas autoridades voltaram atrás – tudo com o propósito de caracterizar a ação da autoridade como omissa, vacilante, incapaz, insegura, atabalhoada, leviana e contraditória. Intenta-se assim envolver a sociedade num clima artificial de desconfiança e incerteza, o que somente contribui para desestimular ainda mais consumidores e produtores e infirmar a capacidade política do Estado de intervir positivamente para prevenir o pior.

A grande mídia, açulada pela oposição, não se conforma em ver o Brasil do governo Lula preparado para enfrentar a crise, motivo por que seria impossível infligir-lhe, como gostaria, a pecha da imprevidência, do despreparo e da irresponsabilidade. Desde 15 de setembro, um jornal da capital paulista exige reiteradamente, em editorial, a destituição do ministro da Fazenda, por “incompetência”, o mesmo ministro que zela pela solidez dos fundamentos macroeconômicos, mais sólidos do que nunca; o mesmo ministro que lançou a idéia do fundo soberano, agora aclamado pelo setor produtivo e financeiro como de utilidade inestimável. Por isso, e para a infelicidade dos inconformados do “terceiro turno”, o projeto conduzido pelo governo Lula muito dificilmente irá naufragar, no que depender de sua responsabilidade.

Contrariam-se assim as expectativas da oposição, associada à grande mídia, que, incapaz de oferecer uma proposta alternativa de governo, há seis anos espera que Lula seja abatido por si próprio ou por uma eventual crise. Para ambas - que se dão as mãos na prática do oportunismo político -, parece não haver outra possibilidade de desqualificar o governo senão uma “vitória” caída do céu – uma crise de proporções alarmantes que se abatesse sobre o País e fizesse Lula e seu partido baterem em retirada, desmoralizados na sua suposta “incompetência e gastança”, nos termos de um editorial divulgado na semana passada.

Um tal oportunismo encontra-se estampado, por exemplo, em página de jornal onde, ao mesmo tempo em que se celebra a decisão do governo Serra de manter os investimentos previstos para o Estado de São Paulo, denuncia-se a “leviandade” do governo Lula em manter os investimentos federais no PAC. E assim por diante. Total desfaçatez e absoluta ausência de princípios.

Nessa empreitada, alucinada pela frustração e pela impotência, oposição e grande mídia não se dão conta do ridículo a que se expõem – e ao Brasil também - aos olhos do mundo todo, ao pleitearam para o País, com a sua falta retórica, a adoção de medidas contracionistas, rejeitadas liminarmente por todos os países desenvolvidos, sem exceção; por todos os países emergentes, sem exceção; e por todos os organismos multilaterais, sem exceção, quais sejam, medidas que venham a contribuir para lançar a economia mundial numa depressão. A retórica da mídia e da oposição brasileira, mundialmente isolada no extremo do espectro ultraliberal, torce pelo pior e exige do Brasil de Lula que dê um tiro no próprio pé, arrastando no torvelinho a economia de outros países, apenas para a complacência criminosa dos que sonham com desacreditar o governo. Isso lembra a apologia do cinismo, num episódio de Machado de Assis, no qual um bêbado tresloucado festeja a tragédia humana de um grande incêndio domiciliar, por lhe ter propiciado a oportunidade de colher uma brasa para acender o charuto.

Inspirados no mesmo cinismo macabro, os editoriais, em vitupérios, clamam ao governo para que contenha o gasto público, reduza os investimentos e segure a demanda, enquanto o mundo todo é exortado a tomar a direção oposta, para se evitar uma hecatombe. Assim, por exemplo, o presidente Myungbak Lee, da Coréia do Sul, na esteira do que propõem a totalidade dos países desenvolvidos, apoiado pela imprensa local anuncia o lançamento de um conjunto de medidas fiscais com vistas a conter a queda do nível de atividade e conclama os consumidores a que não deixem de comprar.

Na mesma linha, a chanceler Ângela Merkel, da Alemanha, propõe ao Banco Mundial que lance um programa internacional de investimentos, dirigido especialmente aos países emergentes, afim de reduzir os efeitos da crise financeira. “Temos de impulsionar os investimentos em escala internacional”, declarou Merkel.

Imbuído do mesmo propósito, o diretor-gerente do ultraconsevador FMI, Dominique Strauss-Kahn, escreve: “A crise financeira criou uma forte queda na demanda…Expansões fiscais são sempre arriscadas, já que aumentam a dívida (pública)…, mas dadas as circunstâncias em que nos encontramos, os benefícios dessa expansão excedem os custos em países com dívidas saudáveis”. Em outras, palavras, é hora de os governos gastarem, até mais do que poderiam, em investimentos e programas que estimulem o consumo, a geração de renda e a criação de empregos.

As mesmas recomendações, já adotas ou previstas pela administração Lula, ouvem-se por toda parte – e, dentre as mais abalizadas, estão as do economista Paul Krugman, recém-laureado com o Prêmio Nobel de Economia, que, em artigo intitulado “É hora de gastar”, publicado no New York Times, escreve: “´É recomendável agora fornecer à economia o apoio de que ela precisa. Não está na hora de nos preocuparmos com o déficit”. Mas importante agora é o governo agir na direção oposta à da lógica privada - que se retrai por cautela e insegurança -, e passe a estimular os investimentos. Ou, como afirma o presidente da Associação Brasileira da Indústria de Base, Paulo Godoy, juntamente com os dirigentes do Iedi, “é hora de o governo orientar o crédito para os grandes projetos de infra-estrutura, nas áreas de energia, estradas e ferrovias, além de petróleo e gás”.

Sobre a suposta “gastança”, sugere-se aos interessados em saber da realidade irem às fontes, às contas nacionais, ao Tesouro, ao Banco Central. Aí se poderá verificar que poucos países no mundo se encontram em posição tão sólida como Brasil, ainda que não imune aos efeitos de grandes borrascas. Quem se der ao trabalho irá verificar que, enquanto a União Européia estabelece, para tempos normais, um déficit nominal como proporção do PIB de 3%, o Brasil apresenta um déficit/PIB de 0,58%, ou cinco vezes menor.

Quanto ao superávit primário – que é a parte da receita governamental reservada para o pagamento dos juros da dívida -, observa-se que em 2008 atingiu 5,8%, tendo superado a meta fiscal de 4,24%; que, nos primeiros oito meses do ano, o governo reduziu as despesas correntes a 24,3% do PIB, em comparação com 25,3% em igual período do ano passado; que com pessoal e encargos, o governo gastou 4,37% do PIB de janeiro a agosto, menos do que os 4,45% despendidos no ano passado; que, em suma, o governo tem feito a sua parte de maneira operosa e adequada, ciente da necessidade de se estimular os investimentos públicos e privados, principalmente nesta hora.

Desde a Grande Depressão de 1929, essa é a única maneira conhecida de se fazer frente às crises de realização do capital – e o governo do presidente Lula ficará na história pela maneira lúcida e resoluta com que terá sabido debelar a atual. A mídia e a oposição que busquem outra.

Rui Falcão, 64 anos, advogado e jornalista, é deputado estadual pelo Partido dos Trabalhadores. Foi deputado federal, presidente do PT e secretário de governo na gestão no governo Marta Suplicy.

01/11/2008 - 11:02h Enfrentando o medo

Dominique Strauss-Kahn * - O Estado SP

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Mesmo com o início de um afrouxamento no aperto do crédito interbancário, com o resgate do sistema financeiro nos países desenvolvidos, a queda dos indicadores econômicos gerou uma tensão no mercado de ações. Ao mesmo tempo, as pressões sobre os países emergentes, que muitos chegaram a imaginar que estavam “descolados” do resto do mundo, se intensificaram com a cobrança de empréstimos externos e a liquidação de ativos. Com o medo segurando os consumidores, as companhias e os países por todo o mundo, o consenso sobre a crise mudou de uma recessão moderada nos países desenvolvidos para uma grande depressão mundial. E se instaurou um sentimento de desânimo de que nada pode ser feito para impedir.

Monitor da crise: de olho nos sintomas da turbulência

O que está acontecendo? As medidas tomadas há duas semanas para fortalecer o sistema estavam simplesmente erradas? Absolutamente não. A provisão de liquidez, a recapitalização dos bancos, a segurança mais uniforme nos depósitos bancários nos países desenvolvidos - todas essas medidas foram corretas. Mas elas são apenas o primeiro passo do que precisa ser feito.

Nos países desenvolvidos, a queda dos valores dos ativos e, mais genericamente, o medo do que virá no futuro, abalaram a confiança dos consumidores e das empresas. Os consumidores reduziram os seus gastos e as empresas estão cortando investimentos. A crise financeira criou uma forte queda na demanda, uma forte recessão Keynesiana. E para ajudar a renascer a confiança, não há alternativa que não seja a de usar ferramentas macroeconômicas para aumentar a demanda e sustentar a produção. A política monetária pode ser utilizada em países onde as taxas de juros continuam altas, mas os seus efeitos serão paliativos. E num mercado de pouco crédito, limitados. A política fiscal deve, portanto, desempenhar um papel central. Expansões fiscais são sempre arriscadas, já que aumentam a dívida e elevam os riscos mais tarde. Mas, dado as circunstâncias em que nos encontramos, os benefícios dessa expansão excedem os custos em países com dívidas sustentáveis.

Os países dos mercados emergentes enfrentam ainda outro problema. Eles não só têm de lidar com a perspectiva de queda nas exportações e na confiança, como ainda são as últimas vítimas de uma crise financeira que começou nos Estados Unidos, viajou para a Europa e vai agora atravessar impetuosamente suas fronteiras. Os bancos estrangeiros estão cortando o crédito. Os investidores estrangeiros estão levando seus recursos de volta para suas matrizes numa escala sem precedentes. Ironicamente, as medidas tomadas para solucionar a crise financeira nos países desenvolvidos fizeram com que se tornasse mais atrativo para as empresas trazer de volta os seus recursos, tornando assim a vida dos países emergentes mais difícil.

Os países emergentes precisam estar preparados para tomar uma atitude semelhante à dos países desenvolvidos e fortalecer o seu sistema financeiro e a apoiar a demanda. Mas como a prosperidade recente de muitos desses países emergentes veio do acesso ao capital global, uma parada brusca dos fluxos será um golpe duro. E trará desafios especiais que não podem ser resolvidos por cada país isoladamente. Os países desenvolvidos precisam estar preparados para prover o crédito necessário e fazê-lo em uma escala sem precedentes. A alternativa a isso é uma perspectiva de dívida generalizada, controles bancários e protecionismo - conseqüências que trarão um retrocesso para esses países e para a economia global como um todo nos próximos anos.

O Fundo Monetário Internacional (FMI) tem recursos para se comprometer com até US$ 250 bilhões. Nós colocamos em prática procedimentos internos e facilidades que nos permitirão prover recursos rapidamente, condicionados a uma política de resposta rápida à crise. O Fundo está agora trabalhando em uma nova linha de crédito para prover recursos imediatos para os países emergentes de bom desempenho e fundamentos econômicos sólidos. Isso deve dar confiança aos investidores. Mas dada a escala dos fluxos de capitais, eu também defendo junto aos governos e bancos centrais dos países desenvolvidos que forneçam financiamentos paralelos para os nossos programas de resposta à crise. Estou ainda convencido da necessidade de se encontrar maneiras de trazer para a discussão os recursos de países com grandes reservas. O Fundo irá desempenhar o seu papel, mas todas essas ações são necessárias para reforçar a credibilidade da resposta coordenada e global para a crise.

Temos também que pensar adiante - especialmente nos países de baixa renda da África. Devido à sua limitada participação nos mercados financeiros internacionais, esses países têm estado até agora um tanto blindados da crise financeira. Mas é uma calma desconfortável e que não irá durar muito tempo. Muitos países de baixa renda irão sofrer com a queda no preço das commodities. Outros, incluindo àqueles que estavam se tornando a nova fronteira entre os mercados emergentes, deverão ver secar o acesso ao capital estrangeiro. Eles também irão precisar de ajuda da comunidade internacional. Novamente, empréstimos por meio do FMI e de bancos de desenvolvimento global serão essenciais se quisermos evitar novas tragédias humanas.

A dinâmica do medo é potencialmente catastrófica, mas essa dinâmica pode ser quebrada. Quaisquer que sejam as dificuldades no sistema financeiro, as sólidas melhorias feitas ao longo dos anos em tecnologia, produtividade e o progresso social - os verdadeiros fundamentos - são um testamento genuíno do poder da globalização como uma força do bem. Pode ser tarde demais para evitar uma recessão nos países desenvolvidos e uma desaceleração nos países emergentes e de baixa renda. Mas não é tarde demais para evitar uma depressão mundial.

*Dominique Strauss-Kahn é diretor-gerente do Fundo Monetário Internacional

30/10/2008 - 08:45h A dobradinha do Fed com o FMI

Rolf Kuntz* - O Estado SP

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Nunca houve uma ação preventiva como essa. Desta vez, o Fundo Monetário Internacional (FMI) e o Federal Reserve (Fed), o banco central (BC) dos EUA, decidiram agir ao mesmo tempo para limitar o efeito da crise nas economias com fundamentos ainda satisfatórios, como Brasil, México e outros grandes emergentes. A amplitude e a rapidez das novas ações podem atenuar os efeitos da escassez global de crédito e reduzir o risco de recessão em várias economias importantes. No Brasil, o ex-ministro da Fazenda Antônio Palocci tem um bom motivo para celebrar: parte das novidades corresponde a uma proposta sustentada por ele, durante anos, em reuniões do FMI.

As boas notícias foram anunciadas ao mesmo tempo, deixando clara, mais uma vez, a articulação entre o diretor-gerente do Fundo, o francês Dominique Strauss-Kahn, e as autoridades americanas. O Fed acertou linhas de swap cambial, isto é, de troca de moedas, com os bancos centrais do Brasil, do México, da Coréia e de Cingapura, para aliviar a escassez de financiamentos em dólares nesses países. O FMI anunciou a criação de uma linha especial de crédito para países com políticas econômicas saudáveis e acesso a mercados, mas com problemas temporários de liquidez.

A ação do Fed, semelhante a acordos já adotados com dez bancos centrais do mundo rico, é de fato uma operação especial de financiamento. O banco central dos EUA não precisa das moedas de nenhum dos quatro países para prestar assistência de liquidez ao mercado americano. De fato, não precisa das moedas da maior parte dos outros parceiros auxiliados anteriormente. Mas tem um bom motivo para essa iniciativa: os quatro países beneficiários são descritos em nota oficial como “economias grandes e sistemicamente importantes”. É muito mais barato para todo mundo, nesta altura, jogar uma bóia para ajudar esses quatro grandes parceiros.

Com essa decisão, o Fed toma para si o papel destinado normalmente ao sistema financeiro privado e age, muito mais do que em qualquer outra circunstância, como um parceiro do FMI. Esse jogo combinado, ou aparentemente combinado, já havia ocorrido na primeira quinzena, quando Strauss-Kahn e outros diretores do Fundo insistiram, durante dias, numa ação mais audaciosa dos governos dos EUA e da Europa. A resposta veio no dia 10, uma sexta-feira, quando os ministros de Finanças do Grupo dos 7 anunciaram a disposição de capitalizar bancos privados com dinheiro público.

Cada um dos quatro BCs poderá dispor de US$ 30 bilhões até 30 de abril de 2009. Isso deverá aumentar substancialmente o poder de intervenção desses bancos para suprir créditos em dólares. No Brasil, esse reforço deverá ser especialmente importante, a curto prazo, para o financiamento à exportação. Em outubro, os empresários vinham encontrando muita dificuldade para obter as tradicionais antecipações de contratos de câmbio, essenciais à rotina de sua atividade.

A novidade informada pelo FMI corresponde, nos pontos essenciais, à linha especial de financiamento proposta durante vários anos pelo ministro Antônio Palocci e defendida em coro pelos ministros do Grupo dos 24, porta-vozes das economias em desenvolvimento. As características mais importantes são as mesmas: acesso fácil, desembolso rápido, montante equivalente a até cinco vezes a quota e sem as tradicionais e sempre detestadas condicionalidades, como políticas de ajuste e fiscalização de desempenho. “No entanto, espera-se dos tomadores do empréstimo o compromisso de manter um forte esquema de política macroeconômica”, ressalva o FMI numa nota informativa divulgada ontem à tarde.

O ministro Palocci e vários de seus colegas defenderam a criação dessa linha de financiamento numa fase de prosperidade internacional, quando a maior parte dos clientes habituais do Fundo estava em boas condições. Desde o início, a proposta vinculou a concessão dessa ajuda a países com políticas econômicas consideradas saudáveis de acordo com os critérios do Fundo. Houve, no entanto, forte oposição de vários governos do mundo rico. Além disso, a nova linha de crédito era descrita como preventiva. Como não havia urgência, o assunto foi sempre deixado em segundo plano e retomado regularmente, em cada reunião, pelos porta-vozes do Brasil e do G-24. Na assembléia geral deste ano, a missão coube, mais uma vez, ao ministro Guido Mantega. Mas dessa vez havia uma crise, a maior desde os anos 30. Isso parece ter feito a diferença.

*Rolf Kuntz é jornalista

10/10/2008 - 07:51h Procura-se uma solução global e abrangente


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Dominique Strauss-Kahn * - O Estado de São Paulo

Há algumas semanas, publiquei um apelo por uma solução de medidas abrangentes que englobassem os problemas centrais do setor financeiro (a falta de liquidez nos mercados, as dúvidas acerca do valor dos ativos problemáticos e uma clara falta de capital) e os mercados financeiros de todo o mundo (e não apenas alguns centros de circulação monetária). Apesar de terem sido tomadas muitas medidas desde então, elas não foram abrangentes nem globais. De fato, as abordagens feitas foram tão variadas e inconsistentes, especialmente em relação às garantias dos depósitos, que estão intensificando os problemas para outros países. Não é surpresa alguma o fato de os mercados não terem recuperado a confiança.

Qual é o problema subjacente? Em resumo, as instituições financeiras detêm um grande volume de títulos cujo valor é duvidoso e está diminuindo, os quais implicam em imensas perdas para elas. Há também o potencial de perdas adicionais decorrentes da garantia do valor dos ativos feita por meio de trocas de garantias contra calotes e outros instrumentos derivativos negociados em mercados menos transparentes e mais irregulares. Mas, mesmo que um banco saiba que o seu balanço patrimonial está intacto, ele não pode se certificar de que a sua contraparte esteja limpa (ou de alguma maneira exposta a uma terceira parte problemática). Nesse ambiente febril de falta de confiança e escassez de capital, os instrumentos comuns de administração macroeconômica se descobrem ineficazes, e uma estratégia que aposta principalmente na provisão de liquidez por parte dos bancos centrais - apesar de crucial - não será suficiente.

O que mais precisa ser feito? Eu destacaria cinco conjuntos de medidas.

Em primeiro lugar, como concluíram alguns governos, a fragilidade da confiança pública chegou agora em um ponto em que se torna inevitável algum tipo de garantia pública explícita sobre os passivos do sistema financeiro. Isso significa não apenas os depósitos em bancos comerciais, mas, provavelmente, também os depósitos interbancários e do mercado monetário, de modo que nesses mercados-chave a atividade possa recomeçar. É claro que tal medida teria de ser temporária e incluir salvaguardas contra os riscos que acompanham tais garantias, como uma maior supervisão e limites sobre as taxas cobradas em cima dos depósitos.

Em segundo lugar, o Estado precisa eliminar os ativos problemáticos e obrigar as instituições financeiras a reconhecer suas perdas. A compra de ativos deve ser feita de maneira transparente e a um preço de mercado justo.

Os motivos para tanto não são moralistas, apesar de isso ser imperativo, mas pragmáticos. Se os preços forem inflados, então os bancos terão de arcar com as perdas que recaírem sobre os contribuintes - no caso dos Estados Unidos, os bancos teriam de emitir ações para o governo, diluindo assim a participação patrimonial dos outros acionistas. Mas as perdas postergadas para o futuro impedem o fluxo de novo capital particular em direção aos cofres dos bancos. Para atrair tal capital, é melhor pagar um preço menor agora, reconhecer as perdas e dar aos bancos alguma boa notícia no caso de as perdas imaginadas serem, afinal, menores do que se supunha.

Em terceiro lugar, o dinheiro particular é escasso no ambiente atual e o reconhecimento das perdas por si só pode não ser suficiente para induzir a uma injeção de novo capital particular. Uma estratégia que funcionou em crises anteriores é equilibrar as infusões de novo capital particular com quantidade equivalente de capital estatal, o que impõe um teste de mercado para o uso de fundos públicos.

Em quarto lugar, tornou-se urgente um alto grau de cooperação internacional. Infelizmente, as medidas recentes foram tomadas tendo em mente o interesse nacional e não se fez o bastante para evitar conseqüências não intencionais do tipo “transforme-seu-vizinho-em-mendigo”, que apenas exacerbam os problemas para os outros. Se um país oferece com credibilidade uma garantia abrangente (a Irlanda, por exemplo), os investidores podem sair de países que não fizerem a mesma oferta (a Grã-Bretanha, por exemplo). Se o procedimento de compra de ativos for muito diferente, as instituições procurarão o comprador mais generoso. As instituições financeiras agora abrangem muitos países e planos de resgate críveis precisam apresentar consistência entre as muitas jurisdições dentro das quais as mesmas operariam.

Ainda mais fundamental, e olhando para além da crise atual, tornou-se claro que a comunidade internacional precisa trabalhar no sentido de fechar as muitas lacunas na arquitetura regulatória global que permitiram às instituições financeiras minimizar o capital ao mesmo tempo em que concentravam o risco.

Em quinto lugar, agora está se tornando claro que os países de mercados emergentes provavelmente serão atingidos com força pela turbulência financeira, apesar de seus fundamentos serem hoje mais sólidos e de suas robustas estruturas para a formulação de medidas. A não ser que uma súbita interrupção no fluxo de capital obrigue esses países a paralisar seu progresso ou, pior, derrube os seus sistemas financeiros, alguma forma de financiamento rápido e de grandes proporções deve ser mantida a postos.

Não pode haver dúvida de que o Fundo Monetário Internacional (FMI) esteja preparado para empregar seus procedimentos de emergência e flexibilização para aprovar com rapidez programas de alto acesso ao financiamento, com base numa condicionalidade de mínima resistência que se concentre nas prioridades de resposta à crise.

Apesar de a situação parecer sombria agora, estou convencido de que há uma maneira de escapar do nosso apuro coletivo. O truque é fazer com que os formuladores de medidas de todo o mundo remem na mesma direção.

*O autor é diretor-gerente do Fundo Monetário Internacional

10/10/2008 - 07:44h Mundo está à beira da recessão, diz o FMI

Strauss-Kahn defende cooperação e coordenação mundial contra a crise

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Rolf Kuntz, O ESTADO SP - WASHINGTON

O mundo está à beira de uma recessão e não há solução nacional para uma crise como esta, disse ontem o diretor-gerente do Fundo Monetário Internacional (FMI), Dominique Strauss-Kahn. “Cooperação e coordenação nas ações são o preço do êxito”, acrescentou.

A ação mais urgente, segundo ele, é restabelecer a confiança nos mercados financeiros e a medida mais importante para isso deve ser a recapitalização dos bancos. “Não sairemos desta situação sem recapitalizar suficientemente as instituições financeiras”, insistiu. (Ler abaixo artigo especial de Strauss-Khan.)

A cooperação, disse o diretor-gerente do FMI, tem de ir muito além do entendimento entre os membros do Grupo dos Sete (G-7), formado pelas maiores potências capitalistas (Estados Unidos, Japão, Alemanha, Reino Unido, França, Itália e Canadá). É preciso, segundo ele, incluir no grupo mais quatro, cinco importantes atores da economia mundial. Mesmo assim, as soluções terão de valer para todos os países, “pois agora a crise envolve todo o mundo”.

A ampliação do G-7 (G-8, quando a Rússia participa) é uma reivindicação do Brasil e de outros grandes países emergentes, mas o Strauss-Kahn não entrou nesses detalhes.

Ministros de Finanças e presidentes de bancos centrais das sete principais potências devem reunir-se hoje no Departamento do Tesouro americano. Essa reunião ocorre tradicionalmente como evento paralelo às assembléias do FMI. Os comunicados desses encontros são, em geral, previsíveis, mas, desta vez, o assunto é a maior crise desde os anos 30.

Já houve nesta semana uma grande ação coordenada, na quarta-feira, quando bancos centrais das economias mais desenvolvidas cortaram 0,5 ponto porcentual dos juros básicos. A iniciativa, embora considerada positiva, foi insuficiente para mudar o humor nos mercados. As bolsas continuaram a fechar em queda nos últimos dois dias. Ontem, o Índice Dow Jones da Bolsa de Nova York despencou 7,3%, levando o Ibovespa novamente para baixo.

A discussão no G-7 deverá envolver propostas de ações mais ambiciosas, como os amplos programas de auxílio a instituições financeiras já aprovados nos Estados Unidos e no Reino Unido. O diretor-gerente do FMI, normalmente convidado para esses encontros do G-7, deverá insistir nas idéias de recapitalização, recolhimento de ativos podres (já autorizado pelo Congresso americano) e garantias para os depositantes.

Haverá pressão, provavelmente, sobre a maioria dos membros da União Européia e sobre o Japão. Dentre os europeus, só o governo do Reino Unido tem acompanhado mais ou menos de perto a ação mais ampla desenvolvida pelas autoridades americanas.

Ontem, Strauss-Kahn cobrou cooperação principalmente dos governos da Europa, insistindo num ponto já tocado por outros dirigentes do FMI. Mas ele demonstra ambicionar um papel mais amplo para o FMI. Esta crise, insistiu, não será resolvida só com os instrumentos monetários e fiscais. Os governos terão de usar também instrumentos financeiros. O Fundo, segundo ele, é a única instituição internacional capaz de trabalhar com os vínculos entre os setores financeiro e real.

No sábado, o espetáculo será mais amplo, com a reunião extraordinária, marcada para as 18 horas, do Grupo dos 20 (G-20), formado por grandes economias desenvolvidas e emergentes. A convocação do encontro foi sugerida pelo secretário do Tesouro americano, Henry Paulson, ao ministro da Fazenda, Guido Mantega, presidente do grupo neste ano.

Além dos membros do G-7, o G-20 inclui Brasil, África do Sul, Arábia Saudita, Argentina, Austrália, China, Índia, Indonésia, México, Rússia, Coréia do Sul e Turquia. A União Européia também é representada como bloco.

Os ministros do Brasil e de outros emergentes poderão reclamar da crise causada pelas instituições financeiras do mundo rico e cobrar ações corretivas, mas a turbulência internacional afeta seus países de forma diferenciada. Apresentam graus diferentes de vulnerabilidade nas contas externas e diferentes níveis de inflação e de solidez nas contas públicas.

Para o Brasil, comentou Strauss-Kahn, a crise terá como principal conseqüência a redução do crescimento, de 5,2% em 2008 para 3,5% em 2009, segundo a estimativa contida no Panorama Econômico Mundial divulgado no dia anterior.

Nenhum país está imune à crise, repetiu o diretor-gerente do FMI, “mas o Brasil tem fundamentos fortes, a política econômica foi administrada corretamente nos últimos anos, um monte de reservas foi acumulado e a economia do País está em boa forma”.

Bem mais complicada que a dos emergentes é a situação dos países pobres, em geral importadores de alimentos e, em muitos casos, também de petróleo. É a “outra crise”, segundo a expressão de Strauss-Kahn.

O presidente do Banco Mundial, Robert Zoellick, tratou principalmente da situação desses países, na entrevista concedida também ontem na sede do FMI. Em julho, numa reunião do G-8, lembrou Zoellick, ele mencionou o duplo impacto sofrido pelos países em desenvolvimento - a alta de preços do petróleo e da comida.

“Agora, o golpe é triplo - comida, combustível e finanças - ameaçam não só derrubar as pessoas pobres, mas mantê-las no chão”, disse Zoellick. Aos países mais pobres e sujeitos a dificuldades maiores, o Fundo já oferece ajuda financeira e assistência técnica, por meio de um programa especial, lembrou Strauss-Kahn, e continuará a oferecer enquanto se prolongarem os efeitos da crise.

Esses países foram atingidos principalmente pelo aumento dos preços de produtos básicos e sua situação ainda é grave, mesmo com o recuo das cotações dos produtos agrícolas e do petróleo. E os pobres, lembrou Strauss-Khan, são os primeiros a ser afetados pela inflação.

18/09/2008 - 15:37h ‘Brasil viveu bolha que agora se esvazia’

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Responsável pela cobertura da América Latina no site Economy.com, braço de análise da agência classificadora de risco Moody’s, o economista Juan Pablo Fuentes diz que o “Brasil viveu uma pequena bolha, na época de bonança, que agora se esvazia”. Ele prevê um 2009 mais difícil, mas nada como uma crise.

Juliana Rangel - O Globo


O GLOBO: Como o senhor avalia a intervenção do Federal Reserve (Fed, o BC dos EUA) na AIG? Os mercados reagiram mal…

JUAN PABLO FUENTES: Sem nenhuma empresa privada disposta a ajudar, o Fed não tinha saída a não ser resgatar a AIG. O problema é que essa ação ressaltou a gravidade da crise.

A Bolsa, no Brasil, já caiu 28% no ano, mais que Dow Jones, Nasdaq e outros mercados americanos e da América Latina. Por quê?

FUENTES: Não há nada de errado com o Brasil.
Este movimento de venda a que estamos assistindo é global. A única razão para a Bovespa estar caindo mais rápido é que, no período de bonança, também subiu mais. A Bovespa ainda tem ganhos de 44% (em dólar) na comparação com o fim de 2005, e o Dow tem alta de apenas 1%. A Bovespa viveu um pequeno período de bolha, agora está se esvaziando.

Em quanto tempo a Bolsa se recupera?

FUENTES: Não esperamos uma correção muito severa, apesar de acharmos que os mercados não chegaram às suas mínimas. Assim que as coisas se estabilizarem, as ações no Brasil irão subir aos poucos, mas não antes de 2009.

Qual é a melhor forma de os brasileiros lidarem com a crise?

FUENTES: Com a alta dos juros no Brasil, os títulos do governo parecem uma boa opção para investidores locais. Eles devem ter em mente que o movimento de venda na Bovespa é causado por investidores estrangeiros que estão fugindo de ativos mais arriscados. Eles não distinguem o Brasil do Chile ou do México. Para eles, todos são emergentes e, conseqüentemente, oferecem maior risco. Já os brasileiros devem lidar com isso de forma diferente, pois entendem melhor a economia do país

O diretor do FMI Dominique Strauss-Kahn disse que esta crise não tem precedentes…

FUENTES: Essa realmente é uma crise sem precedentes. Em 2001, o que aconteceu, foi uma leve recessão. A crise atual tem características similares à de 1929, mas não deverá provocar uma depressão como a de 1929.

O crescimento dos países da América Latina ficará comprometido?

FUENTES: A região continua com força, em sua maior parte. O crescimento de países como Brasil, Chile e Peru continua surpreendentemente robusto. As más notícias: o cenário externo está se deteriorando muito rápido. Isso vai pôr muita pressão sobre a América Latina, já que os preços das commodities vai cair e a demanda externa também. Adicionalmente, o custo de financiamento para a região vai subir. 2008 será ainda bom ano para a região e para o Brasil, em particular. O de 2009 será mais difícil.Mas não estamos prevendo uma crise.

O ministro Mantega disse que, se fosse alguns anos atrás, o Brasil agora estaria de quatro. O senhor concorda?

FUENTES: Absolutamente. O Brasil está em excelente forma para encarar a turbulência atual dos mercados. Mas o desafio será muito maior nos próximos meses.

08/09/2008 - 15:57h FMI e analistas elogiam intervenção em Fannie Mae e Freddie Mac

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Medidas devem ajudar a tranqüilizar o mercado financeiro mundial

José Meirelles Passos*, Nadja Sampaio e Ramona Ordoñez - O Globo

WASHINGTON e RIO. O pacote de ajuda anunciado ontem pelo governo americano às gigantes do setor hipotecário foi bem recebido por analistas. Eles avaliam que a intervenção na Fannie Mae e na Freddie Mac era inevitável e poderá ajudar a tranqüilizar os mercados. O socorro também foi apoiado pelo Fundo Monetário Internacional (FMI).

Em nota, o diretor-gerente do Fundo, Dominique Strauss-Kahn, afirmou que o organismo ainda estava estudando os detalhes do pacote, mas elogiou a atitude, definindo-a como “uma ação decisiva”, que ajudará a apoiar os mercados “e a perspectiva econômica e financeira”.
Num sinal de que os mercados financeiros devem receber bem as medidas, as ações da Bolsa de Nova York subiam quase 2% no pregão eletrônico de futuros ontem à noite.

Para especialistas brasileiros, ao ajudar a tranqüilizar o mercado americano, o pacote do governo dos EUA será, por tabela, positivo para o Brasil.

— Este socorro foi importante porque acalma a economia americana e sinaliza para o mundo que a crise está sob controle — afirma Aloísio Araújo, professor da Fundação Getulio Vargas (FGV).

Analistas prevêem alta de 0,75 ponto percentual na Selic

Araújo explica que o mercado americano tem, por tradição, organismos reguladores fortes. Mas que, neste caso, demoraram a agir.

— O erro começou antes. As empresas eram privadas, mas tinham garantia implícita do governo americano, que deixou de agir quando deveria.
Agora, era inevitável.

O economista-chefe do WestLB no Brasil, Roberto Padovani, acha que a intervenção é boa para os EUA e, se afetar o Brasil, será apenas a curto prazo, com a valorização do dólar pressionando o real. Padovani não acredita que as medidas influenciarão o Banco Central (BC) brasileiro na sua decisão sobre a taxa de juros. O BC se reúne esta semana para fixar a nova Taxa Selic e, para Padovani, deverá repetir a alta de 0,75 ponto percentual, como na última reunião.

Mas, para Carlos Thadeu de Freitas, ex-diretor do BC, as medidas nos EUA poderão afetar negativamente o Brasil. Ele avalia que a crise americana está longe de terminar. E também prevê alta de 0,75 ponto percentual nos juros brasileiros.

— A economia mundial está reduzindo seu ritmo, e isso já se reflete no Brasil. Essa situação, aliada a uma alta exagerada dos juros, poderá desaquecer demais nossa economia.

Nos EUA, os candidatos à presidência apoiaram com ressalvas o socorro do governo. O democrata Barack Obama afirmou que se tratava de uma “medida necessária”, mas destacou que era preciso preservar os contribuintes. O republicano John McCain avaliou a medida como um “passo na direção correta”, mas disse que, no futuro, Fannie e Freddie deveriam ser privatizadas, segundo declarações de seu conselheiro econômico Douglas Holtz-Eakin. O presidente George W. Bush afirmou que o socorro era necessário para evitar que Fannie ou Freddie fossem à falência, o que seria um “risco inaceitável”.

(*) Correspondente

02/07/2008 - 09:26h Inflação ameaça reservas em 60 países. Para Brasil o impacto será relativamente pequeno, diz FMI

Para Strauss-Kahn, alta mundial dos preços de alimentos e do petróleo põe em risco os dez últimos anos de boas políticas macroeconômicas

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Patrícia Campos Mello, WASHINGTON - O Estado de São Paulo

A alta dos preços dos alimentos e do petróleo deixou alguns países numa “situação crítica”, disse ontem o diretor-gerente do Fundo Monetário Internacional (FMI), Dominique Strauss-Kahn. Segundo estudo do Fundo, há 60 países sob risco de acabar com as reservas internacionais se os preços desses itens se mantiverem no nível atual.

“Se os preços do petróleo se mantiverem no nível atual e os alimentos continuarem subindo, alguns governos não conseguirão alimentar a população e ao mesmo tempo manter a estabilidade da economia conquistada a altos custos”, disse Strauss-Kahn. Segundo ele, os dez últimos anos de boas políticas macroeconômicas estarão ameaçados pela inflação. O barril do petróleo subiu de US$ 30 em 2003 para mais de US$ 140 recentemente. A inflação dos alimentos dobrou desde 2006.

Para o Brasil, nos cálculos do Fundo, o impacto da alta dos preços do petróleo e dos alimentos será relativamente pequeno, o equivalente a 0,1% do Produto Interno Bruto (PIB) no déficit em conta corrente em 2009. Considerando apenas o choque do petróleo, o impacto seria equivalente a 0,4% do PIB, mas a alta dos alimentos será positiva para o País, que é predominantemente exportador (provocaria redução de 0,3% do PIB no déficit).

O FMI prevê que o déficit em conta corrente do Brasil será de 1% do PIB, em vez de 0,9% em 2009. A estimativa está desatualizada, já que a maioria dos bancos prevê que o déficit em conta corrente vai ultrapassar os 2,5% do PIB em 2009.

Na América Latina, os grandes perdedores serão Haiti, Nicarágua e Honduras, segundo o Fundo. Países como Chile (aumento de 0,6% do PIB no déficit) e Suriname (0,3%) também serão bastante afetados.

A Argentina terá grande impacto positivo, equivalente a 1,7% do PIB em redução no déficit em conta corrente (superávit de 1,2% do PIB em 2009, na previsão do FMI). No México, grande produtor de petróleo, o impacto também é positivo - 0,3% do PIB de redução no déficit em conta corrente. O Uruguai terá queda equivalente a 0,7% do PIB na conta corrente.

O estudo cita 18 países africanos em perigo por causa do choque do petróleo e da inflação dos alimentos: Eritréia, Etiópia, Guiné, Libéria, Madagáscar, Malawi, Congo, Zimbábue, Benin, Burkina Fasso, República Centro-Africana, Guiné-Bissau, Mali, Togo, Burundi, Comoros, Gâmbia e Serra Leoa.

Segundo Strauss-Kahn, os governos têm adotado medidas positivas e “nem tão positivas” contra o choque do petróleo e dos alimentos. “É positivo ampliar os programas de ajuda aos pobres, as redes de segurança para protegê-los da alta nos preços, e a redução de impostos sobre comida”, disse. “Mas há medidas muito ruins, como proibir exportações e aumentar subsídios a combustíveis.”

Ele informou que o Fundo está fazendo empréstimos a países com desequilíbrio no balanço de pagamentos por causa do aumento com importações de petróleo e alimentos. A situação é pior na África - na Libéria, por exemplo, a importação de petróleo chegou a 15% do PIB, equivalente à totalidade das reservas do país.

Strauss-Kahn, que participará da reunião do G-8 no Japão na semana que vem, espera que esse seja um dos principais temas debatidos no encontro.

20/04/2008 - 07:24h O cretinismo moral do FMI

VINICIUS TORRES FREIRE

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Falido, incapaz de prever crises, de um amoralismo sinistro e histórico, Fundo agora se permite dar lições de moral

FRACASSADO E incompetente como zelador da finança mundial, o FMI agora se dá ares de porteiro da moralidade, de Fundo Moralizante Internacional.
Seu diretor, Dominique Strauss-Kahn, diz que produzir biocombustíveis é um “problema moral”, pois fabricar álcool e biodiesel esfomeia ainda mais os famélicos da terra.
O FMI quer limpar sua barra com essa demagogia farisaica, assim como tem feito o Banco Mundial, seu primo-irmão. Agregou-se à campanha de alguns governos ricos, múltis produtoras de comida industrializada, ambientalistas reacionários e de barnabés da ONU contra biocombustíveis. Os ricos “comovem-se” com a fome, mas o que oferecem em ajuda para alimentar pobres equivale a cerca de um centésimo da renda que transferem para seus agricultores subsidiados e protegidos.
Inepto e balofo, o FMI cobriu-se de ridículo extremo ao praticamente falir, pois o fundo monetário do planeta não soube programar seus gastos e receitas. Como sempre, continua incapaz de perceber crises financeiras até mesmo quando estas estouram diante de suas fuças.
Pouco antes da crise da Ásia, em texto de abril de 1997, dizia que “não havia sinais de tensões e desequilíbrios” que antecedem recessões (na época, o jornal britânico “Financial Times” publicou um título sobre tal relatório que ficaria famoso: “FMI vê o mundo cor-de-rosa”).
Meses antes do estouro da crise imobiliária americana, em abril de 2007, o FMI dizia enormidades desta espécie em seu “Relatório de Estabilidade Financeira Global”: “Essas fragilidades estão circunscritas a certas áreas do mercado “subprime” (…) e provavelmente não constituem uma séria ameaça sistêmica.
Testes de estresse feitos por bancos de investimento mostram que, mesmo em cenários de queda nacional e sem precedentes históricos dos preços de imóveis, a maioria dos investidores expostos às hipotecas “subprime” por meio de derivativos não sofrerá perdas”. Capítulo 1, página 7.
Inverta-se tudo que o FMI escrevera em abril de 2007 e teremos uma descrição do que ocorreu a partir de agosto de 2007. Note-se, ainda, que o Fundo lambia botas de estudos realizados pelos próprios interessados em camuflar o rolo imobiliário, os bancos de investimento, que só não foram mais à lona nesta crise graças à mãe de todos os programas de seguro financeiro subsidiado, os empréstimos camaradas do Fed. Nem se mencione, de resto, que o Fundo sempre foi benevolente com as farras financeiras de quem o financia, os EUA, na maior parte.
Além de incompetente, o agora Fundo Moralizante Internacional sempre foi de um amoralismo sinistro, indiferente a sofrimentos, amigo de ditadores liberalizantes e adepto de golpes de Estado. Durante a crise asiática, deu as suas receitas invariáveis e, portanto, ruinosas, sem jamais se importar com “timing” e contextos socioeconômicos e políticos. Levou a Indonésia a cortar subsídios para alimentos. O preço do arroz mais que triplicou e houve protestos sangrentos, com centenas de mortos. A fome então não era um “problema moral”. Na época, o país era tiranizado por Suharto, ditador, assassino e ladrão que saqueara o país por três décadas. Mas ruim mesmo era o subsídio do arroz.


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