25/10/2008 - 16:15h La rue et la gauche se mobilisent contre Silvio Berlusconi

LE MONDE

Manifestation d'étudiants de l'université de La Sapienza à Rome, le 23 octobre 2008.
AFP/ANDREAS SOLARO Manifestation d’étudiants de l’université de La Sapienza à Rome, le 23 octobre 2008.

ROME CORRESPONDANT

Jusqu’à présent, il a fait ce qu’il voulait ou presque. Depuis son élection à la présidence du conseil italien, Silvio Berlusconi a imposé le rythme et les thèmes de la vie politique italienne sans avoir à craindre que quiconque ne le fasse choir du piédestal où il trône, fort d’une cote de popularité à 60 %. La rue ? Muette au point que le cinéaste Nanni Moretti a parlé de “disparition de l’opinion publique”. La crise ? Traversée sans dommages pour son image, donnant des conseils boursiers aux petits actionnaires (”Ne vendez pas”) et des assurances aux banques (”L’Etat garantira l’épargne”). La gauche ? Trop faible, trop divisée pour compter.

Aujourd’hui, la rue se réveille. Depuis plusieurs jours, des dizaines de milliers de professeurs, d’étudiants, de lycéens battent quotidiennement les pavés des grandes villes contre la réforme conduite par la ministre de l’instruction, Mariastella Gelmini. Elle prévoit des coupes budgétaires de plusieurs milliards d’euros et la suppression d’environ 140 000 postes dans les prochaines années. Les manifestations ont pris un tour plus violent, illustré par des heurts avec la police, notamment à Milan.

Le “Cavaliere” a menacé de faire intervenir la police pour évacuer les contestataires qui bloquent les lycées et universités. Mais ces déclarations martiales n’ont pas convaincu les étudiants de renoncer à leur action. Au contraire : “Non seulement la mobilisation continue, mais elle augmente. C’est désormais la société dans son ensemble qui se rend compte que le gouvernement met en danger le développement économique du pays”, affirme un communiqué de l’Union des étudiants italiens (UDU). Deux grèves sont annoncées : le 30 octobre dans les écoles et les lycées ; le 14 novembre dans les universités. Jeudi 23 octobre, M. Berlusconi a démenti tout projet de recours à la force, et Mme Gelmini s’est dite prête à recevoir les syndicats et les parents d’élèves. Une première tentative de dialogue ?

A cours d’argument et craignant que cette contestation ne finisse par agir comme un acide sur ses bons sondages, M. Berlusconi s’en est pris à ses cibles habituelles : médias et centre-gauche. Aux premiers, il reproche de “diffuser l’angoisse” et des fausses nouvelles ; au second, de chercher dans la rue une revanche à son échec dans les urnes lors des élections générales d’avril.

C’est une première. Après avoir moqué son principal adversaire, le président du conseil semble lui reconnaître un rôle d’opposant qu’il refusait jusqu’alors de lui accorder. Rendu inaudible et humilié par sa défaite au scrutin d’avril, le centre paraît retrouver une visibilité et une crédibilité que les sondages ne traduisent pas encore. Walter Veltroni, secrétaire général du Parti démocrate, après nombre tâtonnements, semble avoir trouvé la voie d’une opposition résolue qui n’hypothèque pas la possibilité d’un dialogue. Ayant retrouvé son rang de premier opposant au président du conseil, M. Veltroni doit en apporter la preuve chiffrée, en rassemblant un million de personnes - objectif ambitieux qu’il s’est lui même fixé -, samedi 25 octobre, à Rome, contre la politique de M. Berlusconi. Un chiffre que les capacités de mobilisation de l’appareil et un comptage généreux devraient lui permettre d’atteindre.

UNE PREMIÈRE

Pour en arriver là, M. Veltroni a dû faire violence à sa réputation d’homme indécis. Après avoir supporté sans trop broncher les critiques de son principal allié, Antonio Di Pietro, leader du parti de l’Italie des valeurs (IDV), qui lui contestait le leadership de l’opposition au nom d’une vision plus intransigeante de l’antiberlusconisme, l’ancien maire de Rome a rompu son alliance. Une manière de clarifier la ligne du parti et de l’ancrer résolument au centre gauche. “Collaborateur”, lui a lancé M. Di Pietro.

Le succès de ce rassemblement ne signifie pas forcément la fin des contestations pour M. Veltroni. Décrit dans les médias proches du pouvoir comme un homme hésitant et peu charismatique, le secrétaire général du PD doit compter sur une opposition interne active. Certains dans le parti, dont l’autre poids lourd Massimo D’Alema, n’hésitent pas à parier sur une cuisante défaite du PD aux élections européennes, entraînant du même coup le départ de son actuel secrétaire général.

M. Berlusconi, qui connaît les ressorts humains et les arcanes de la politique italienne, le sait mieux que quiconque. La coalition des contestations - une première depuis son élection - peut encore se rompre sous la pression des divisions internes de ses opposants.
Philippe Ridet

19/05/2008 - 19:16h Rolling Stones:”Street fighting man”

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Pochette du disque des Rolling Stones

Ce titre des Rolling Stones n’est certainement pas un appel à la révolution, d’ailleurs le groupe s’est toujours gardé de toute forme de militantisme. Cela dit, les Stones se font ici l’écho de l’agitation de la jeunesse du monde entier. En effet, “le temps est venu de se battre” dans de nombreuses régions du monde et si les Stones regrettent l’apathie de Londres qu’il faudrait réveiller, il s’agit plutôt d’une anomalie en Europe.

C’est l’occasion de dresser un tour d’horizon rapide de la contestation tout au long de cette année 1968.
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05/05/2008 - 18:15h Un an de Sarkozy: qu’a-t-il fait de ses promesses?

O jornal francês de direita “Le Figaro” publica hoje uma pesquisa sobre o balanço de Sarkozy um ano após entrar em função.

Para 64% dos franceses sarkozy não respeitou suas promessas eleitorais. Veja a pesquisa completa aqui.

O site Rue 89 faz um balanço ponto a ponto entre as promessas realizadas, realizada parcialmente e não realizadas.

Par Julien Martin | Rue89

Douze mois après son élection, l’heure est au bilan. Le président français a-t-il respecté les promesses du candidat UMP?

Nicolas Sarkozy mercredi en Tunisie (Reuters)

1er août 2007: le Parlement adopte définitivement la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d’achat). Plus connue sous le nom de “paquet fiscal”, elle instaure un bouclier fiscal, exonère de taxes des droits de succession et défiscalise les intérêts d’emprunts immobiliers. Cette loi censée relancer l’économie française se chiffre à environ 15 milliards d’euros par an.8 janvier 2008: en conférence de presse, Nicolas Sarkozy avoue qu’il ne peut vider “des caisses qui sont déjà vides”. Tout le gouvernement reprend en coeur ce qui va devenir une ritournelle, quand certains de ses membres ne vont pas plus loin encore, tel le ministre du budget Eric Woerth:

“Le Président, quand il dit que les caisses sont vides, a raison. Les caisses ne sont pas vides, elles sont plus que vides, elles sont en déficit de 38 milliards.”

Deux dates qui symbolisent le bilan plus qu’en demi-teinte de la première année du Président. Mais, lors de son interview télévisée du 24 avril, le chef de l’Etat a demandé à être jugé dans quatre ans: “Je ne peux pas faire tout, tout de suite.” Dont acte. Ce qui n’empêche pas de faire un bilan d’étape en cette veille d’anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Continue

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10/04/2008 - 18:47h La contestation lycéenne contre les suppressions de postes prend de l’ampleur

AFP/BERTRAND GUAY
“On a atteint d’une certaine manière le point de non retour”, a expliqué le président de l’UNL, Florian Lecoultre.

Le Monde

Pour la cinquième fois en deux semaines, les lycéens se sont mobilisés, jeudi 10 avril, pour dénoncer les suppressions de postes dans l’éducation nationale. A Paris, de 30 000 à 40 000 manifestants, selon l’Union nationale lycéenne (UNL), étaient au départ du cortège reliant le jardin du Luxembourg à la station de métro Saint-François-Xavier, à proximité du ministère de l’éducation. La police avance le chiffre de 19 000 manifestants, soit deux fois plus que mardi.

En province, la mobilisation a aussi pris de l’ampleur. 5 500 lycéens et 400 fonctionnaires ont défilé dans la matinée à Grenoble, selon la préfecture de l’Isère. De légers incidents ont éclaté à la fin du défilé. A Lyon, un millier de lycéens ont défilé, soit le double de la manifestation de mardi. A Toulouse, les manifestants étaient 3 000 selon les organisateurs et 1 700 d’après la police, contre 400 il y a deux jours.

“ON A TOUS EU 16-20 ANS”

L’UNL et la Fédération indépendante lycéenne (FIDL) ont reçu le soutien d’une quinzaine d’organisations syndicales, d’enseignants, d’étudiants et de parents d’élèves. Dans un communiqué conjoint diffusé mercredi soir, ils ont réaffirmé leur “volonté commune de défendre le service public d’éducation aujourd’hui menacé”, notamment par les 11 200 suppressions de postes prévues cette année, dont environ 8 500 postes d’enseignants. Le secondaire devrait à lui seul perdre environ 8 800 postes.

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Pour le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, interrogé jeudi par Le Parisien, “le nombre de manifestants évolue dans des proportions raisonnables et reste très concentré sur l’Ile-de-France”. “Derrière l’écran parisien, moins de 2 % des lycées du pays sont bloqués”, assure-t-il. “On a tous eu 16-20 ans, tous pu être inquiets pour notre avenir. C’est naturel, inévitable même”, a ajouté le ministre. Un ton mâtiné de “paternalisme pour le moins poussiéreux”, accuse le Parti communiste dans un communiqué.
Selon le président de l’UNL, Florian Lecoultre, qui s’exprimait jeudi sur LCI, “en plus de cinq ans, on a accumulé 50 000 postes perdus”. “On a atteint d’une certaine manière le point de non-retour car à plus de trente-cinq par classe dans la plupart des établissements, c’est impossible d’étudier en terminale”, a ajouté le leader du syndicat lycéen.

Xavier Darcos justifie les réductions d’effectifs annoncées par les évolutions démographiques. Les effectifs du second degré ont baissé de 145 000 élèves en trois ans, et devraient encore reculer de 40 000 à la rentrée prochaine.

22/11/2007 - 07:52h França: Estado não lucrará com reforma

Caen : Des centaines de personnes manifestent, le 2 février 2006 dans les rues de Caen, à l'appel de l'ensemble des fédérations syndicales de fonctionnaires pour la défense du pouvoir d'achat. |AFP/MYCHELE DANIAU

AFP/MYCHELE DANIAU


Economista diz que razões de Sarkozy são políticas, não econômicas

O GLOBO ENTREVISTA Jean-Marie Pernot

PARIS. O Estado francês não vai ganhar um centavo com a reforma dos regimes especiais de aposentadoria, diz Jean-Marie Pernot, economista do Instituto de Pesquisas Econômicas e Sociais (IRES), em Paris.

É esta reforma que mobiliza milhares de trabalhadores do setor de transportes na greve que afeta a França há uma semana. Para o especialista, Nicolas Sarkozy vai fundo na reforma por um único motivo: tentar fazer em cinco meses o que seu antecessor não fez em 12 anos.

O GLOBO: A greve nos transportes dura uma semana. O governo diz que não recua na reforma. Qual o risco para Sarkozy se a greve se prolongar?
JEAN-MARIE PERNOT: É provável que a greve não termine amanhã (hoje). Dois ou três dias a mais não pesarão. Se a negociação for mal, e os sindicatos relançam o movimento, há risco de crise.

É preciso esperar até a semana que vem para saber?
PERNOT: Um elemento é certo: o sindicato SUD Rail se recusa a entrar numa lógica de troca. Mas os outros sindicatos aceitam, inclusive a CGT. Para haver o acordo com a CGT será preciso colocar elementos (na mesa).

PERNOT: O que busca Sarkozy? Ele quer mostrar que acabou com os regimes especiais de aposentadoria. O grande risco é que os funcionários partam com uma pequena aposentadoria. Se a base do cálculo das aposentadorias se faz sobre salários mais altos, isso permite amortizar o choque.

Aumento de salário resolve?
PERNOT: Sim. Hoje, a SNCF estabeleceu o seguinte contrato com seus funcionários: você não é bem pago, está disponível 24 horas todos os dias do ano, mas se aposenta mais cedo. A aposentadoria não é alta. Se eles agora não vão se aposentar mais cedo, essa equação precisa ser modificada. Será preciso renegociar o tempo de trabalho nos fins de semana, à noite, nos feriados. Terão que ser remunerados em tempo (de repouso) ou dinheiro.

A greve não é popular. Sarkozy está em posição de força?
PERNOT: A opinião pública não entende aposentadoria depois de 37,5 anos de contribuição (a maioria se aposenta após 40 anos). Mas ao mesmo tempo, não pede para reprimir os grevistas. Se Sarkozy quiser tentar diminuir o peso dos sindicatos, terá a opinião pública contra ele.

Mas se não fizer a reforma, estará em posição delicada, não?
PERNOT: Claro, e é por isso que ele vai até o fim. Ele quer dizer: eu fiz em cinco meses o que Jacques Chirac (ex-presidente) não fez em 12 anos. Ele não se importa com o resto, quanto isso custará à SNCF.

Se ele não se importa com quanto vai custar a reforma, então…
PERNOT: Não há um centavo a ganhar com esta reforma. Há 160 mil funcionários na SNCF, mas há 300 mil aposentados, porque há 20 anos a empresa reduz pessoal. Este desequilíbrio demográfico é compensado pelo Estado, que vai continuar fazendo isso depois da reforma.

É uma reforma política, então?
PERNOT: Sim.

A perda do poder de compra da qual se queixam os funcionários públicos é grande? PERNOT: Sim. Há 20 anos, o salário mínimo do funcionalismo público era 20 vezes maior do que o salário mínimo hoje. Hoje ele vale menos.

Eles têm razão para se queixar?
PERNOT: Há cinco milhões de funcionários públicos na França, entre 22 milhões de assalariados. Todo mundo tem um funcionário público na família. Portanto, o pessoal do setor privado também acha que melhorar o salário de funcionário público o beneficia.

O governo pode dar aumento?
PERNOT: Há um desequilíbrio orçamentário na França. O governo vai alegar que não há dinheiro. Mas os funcionários dizem: Sarkozy achou dinheiro para aumentar seu salário, para dar incentivos fiscais para os mais ricos e para pescadores. Há risco de um diálogo de surdos. A situação orçamentária da França não comporta um aumento de salário dos funcionários públicos. (Deborah Berlinck)

19/11/2007 - 15:39h Demain: Pas de métro, pas de courrier, pas de trains, et pas de journaux!

Sûrement pas de quotidiens nationaux demain dans les kiosques. Le syndicat général du livre appel à un arrêt de travail.

Les quotidiens nationaux devraient être absents des kiosques mardi, point d’orgue de la semaine sociale, en raison d’un mot d’ordre de grève d’une branche du syndicat du Livre, qui dénonce le projet de réorganisation aux NMPP et exige l’ouverture de négociations salariales. Journaux.|© Neil Emmerson/Robert Harding World Imagery/Corbis/Neil Emmerson

Journaux.

© Neil Emmerson/Robert Harding World Imagery/Corbis/Neil Emmerson


Le syndicat général du livre
et de la communication écrite (SGLCE-CGT) a appelé à un arrêt de travail lundi, “occasionnant la non-parution des titres de presse quotidienne nationale datés du 20 novembre 2007 pour les quotidiens du matin et du 21 novembre pour les quotidiens du soir”.

Le SGLCE-CGT est notamment présent chez les photograveurs et aux Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP, chargée de la distribution de la presse).

La branche de la CGT représentant les rotativistes ne s’est pas associée au mouvement, mais l’appel devrait bloquer la parution des quotidiens nationaux mardi, selon des sources concordantes.

Le SGLCE-CGT proteste contre le plan de réorganisation annoncé la semaine dernière par les NMPP.

Ce plan prévoit la suppression de 350 emplois sur 1.200 à travers des départs en préretraite et des reclassements, ainsi que la fermeture de centres de traitement de la presse.

Le SGLCE-CGT “exige” une réunion avec la direction des NMPP “dans les plus brefs délais”. Il réclame la pérennité des statuts pour les salariés reclassés, le maintien d’un centre de traitement adapté aux magazines et le maintien des centres de traitement existants en province.

Le syndicat demande par ailleurs au Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN, patronat) d’ouvrir des négociations sur “la politique salariale, la pénibilité du travail et les qualifications des emplois”.

Il s’associe enfin aux mouvements sociaux qui devraient culminer mardi avec la grève des fonctionnaires et la poursuite de la mobilisation contre la réforme des régimes spéciaux.

Par La rédaction du Post

19/11/2007 - 15:05h Terça-feira de muita greve na França, em Paris "ça marche"

Une assemblée générale de cheminots à la gare de Caen, le 15 Novembre 2007. |AFP/MYCHELE DANIAU

Une assemblée générale de cheminots à la gare de Caen, le 15 Novembre 2007.

AFP/MYCHELE DANIAU

Terça-feira de greve na França. Até os jornais vão parar. Após seis dias de greve nos transportes, o movimento vai atingir os servidores públicos, incluindo os professores, além de convergir com greves e ocupações de universidades e escolas.

Em Paris muita caminhada e bicicleta, pouco transporte público.

Endurecimento da base grevista e também do governo que procura negociar sem perder a face.

Sindicatos mobilizados contra uma reforma que concerne uma pequena minoria, porem que sinaliza uma resistência preventiva ao programa anti-social da direita francesa.

As comparações com Thatcher e os mineiros, por vezes evocada na mídia, parecem exageradas. Nem Sarkozy tem a força da “Dama de ferro”, nem os sindicatos a capacidade de luta e de organização dos mineiros ingleses da época.

A surpresa é o relativo vigor da contestação ao presidente recentemente eleito com votação majoritária expressiva. A agitação de Sarkozy parece ter exacerbado a irritação de uma boa parte da população, incluso de uma parte da própria direita, descontente com as bajulações empolgadas a Bush e a presença de ministros oriundos da esquerda.

Nicolas Sarkozy ataca em vários front ao mesmo tempo e dá palpite em permanência, ofuscando o primeiro ministro e aparecendo em primeira linha. O desgaste pode ser mais rápido. A menos que seu calculo seja a de provocar uma radicalização para recolher os frutos mais na frente, nas eleições municipais previstas em poucos meses.

LF

Les AG de cheminots reconduisent la grève et cherchent l’unité avec les fonctionnaires

Le Monde

Cheminots et fonctionnaires se retrouveront finalement dans une journée de grève commune, mardi 20 novembre. Au sixième jour du conflit, l’ensemble des assemblées générales qui se sont tenues à la RATP, lundi, ont en effet toutes reconduites la grève pour 24 heures, ainsi que les premières assemblées générales qui ont eu lieu à la SNCF.

“Les AG qui se sont tenues lundi matin étaient plus massives que celles de vendredi. Elles ont duré plus longtemps du fait des annonces de ce week-end et ont toutes reconduit la grève pour 24 heures à quelque 96 % des participants”
, a déclaré Eric Falempin, secrétaire général de FO cheminots. Le taux de grévistes à la SNCF était en légère baisse lundi, selon le direction, à 26,2 % contre 32,2 % vendredi.

A la RATP, selon la CGT, si certaines assemblées ont envisagé de suspendre le mouvement pendant les négociations qui doivent commencer mercredi matin, la plupart voulait, mardi, “une convergence des luttes” avec la journée de grève des fonctionnaires. Le 20 novembre a en effet été choisi par les fédérations de fonctionnaires depuis le 22 octobre pour organiser une journée d’action pour “les salaires, l’emploi et le service public”. Ces derniers revendiquent notamment l’ouverture de négociations sur leur pouvoir d’achat.

LE MÉLANGE “FACILITE LA TÂCHE” DU GOUVERNEMENT

Les deux mouvements de lutte vont donc converger mardi, le secrétaire général de la CGT cheminots ayant même indiqué qu’une délégation de cheminots participera à la manifestation des fonctionnaires “dans le respect des positions des uns et des autres”. “Nous n’avons aucun intérêt à brouiller leur message, ni à casser leur unité syndicale et cela doit se faire en parfait accord entre les syndicats de cheminots et de fonctionnaires”, a estimé Didier Le Reste. Mais ce mélange a été déploré lundi, sur RTL, par le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, pour qui les syndicats les plus radicaux entendent, par là,“faire un mouvement politique”.

Quand on politise un mouvement social, on “facilite la tâche” du gouvernement, a-t-il estimé. “Quand on mélange tout, on a face à nous un gouvernement qui choisit de répondre à ce qui l’intéresse, or pour nous, demain, le sujet qui nous intéresse, le gros problème des Français, c’est le pouvoir d’achat, (…) et on donne l’occasion au gouvernement de ne pas en parler”, a-t-il expliqué car “il est plus facile pour le gouvernement d’avoir ce mouvement globalisant et politique que de répondre demain concrètement aux problèmes des fonctionnaires”. La jonction aura donc lieu, mais sans la CFDT qui, comme annoncé dès le 22 octobre, a retiré son préavis de grève à la SNCF pour ne pas mélanger les mouvements.

NÉGOCIER “LE PLUS VITE POSSIBLE”

Le secrétaire général de la CFDT a demandé que les négociations entre la direction de la SNCF et les syndicats commencent au plus vite.“Aujourd’hui, on est dans une situation assez étonnante : on fait une grève pour attendre une négociation qui a lieu dans deux jours”, s’est étonné M. Chérèque. “On gêne de plus en plus les usagers (…) alors qu’on pourrait hâter le pas, négocier dès ce matin”, affirme le syndicaliste, soulignant qu’“à EDF les négociations sont ouvertes depuis vendredi, à la RATP elles sont ouvertes depuis la semaine dernière, y compris avec les syndicats qui sont en grève.”

Le secrétaire général de FO cheminots, Eric Falempin, et le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Christian Mahieux, se sont également dits prêts à débuter des négociations avant mercredi.“Si la direction de la SNCF et le gouvernement veulent avancer cette réunion, les cheminots sont prêts. Nous souhaitons évidemment que les discussions commencent le plus vite possible”, a déclaré M.Mahieux sur LCI.

18/11/2007 - 18:52h SNCF : les syndicats appellent à reconduire la grève, premières négociations mercredi

Des trains à l'arrêt en gare de Marseille, le 18 novembre 2007. | REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER

REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER

Des trains à l’arrêt en gare de Marseille, le 18 novembre 2007

Les six fédérations de cheminots CGT, FO, CFTC, Unsa, CFE-CGC et SUD ont appelé, dimanche 18 novembre, à reconduire pour 24 heures la grève à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.Les syndicats ont décidé d’appeler “à la reconduite du mouvement pour 24 heures”, et “iront à la table des négociations avec l’Etat et la direction où elles apporteront leur plateforme revendicative”, a annoncé Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminots, premier syndicat de l’entreprise, à l’issue d’une réunion interfédérale à Montreuil. Avec cette annonce, une jonction avec le mouvement de grève dans la fonction publique semble inévitable.

La SNCF a annoncé, dimanche, la tenue mercredi d’une première table ronde sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, mais la présence d’un représentant de l’Etat est conditionnée au “niveau de service assuré” dans les transports et à l’état du trafic.

“UN PREMIER PAS”

Le ministre du travail Xavier Bertrand a accueilli favorablement, dimanche, la décision des fédérations syndicales de cheminots de participer mercredi à la “table ronde” organisée par la SNCF. “C’est un premier pas, c’est un pas qui est attendu, mais je crois que les usagers attendent davantage encore. Ils attendent surtout que la dynamique de reprise de travail commence dès demain”, a-t-il dit sur Europe 1 et TV5.

Prié de dire si l’Etat serait représenté à cette réunion, comme l’exigent les syndicats, il a répondu : “Il y aura un représentant de l’Etat s’il y a bien une dynamique de reprise du travail (…) qu’il y ait aussi davantage de trains, de métros qui reprennent”. Il n’a toutefois pas fixé de seuil à cette reprise, estimant que les conflits sociaux sont “de l’humain”, pas des statistiques. “Nous le voyons en ce moment, il y a quand même des choses qui bougent, qui se débloquent”, a-t-il ajouté.

Didier Le Reste a précisé que la plateforme de revendications serait soumise lundi matin aux cheminots. Il a souligné que les fédérations syndicales demandaient aux cheminots de faire preuve de “responsabilité” et de ne pas se livrer à des opérations “qui nuiraient à leurs propres intérêts”.

Lundi, le trafic devrait donc être toujours perturbé, même si la SNCF et la RATP annoncent une légère amélioration par rapport au week-end.

La direction de la SNCF estime qu’il y aura 300 TGV sur 650, 76 Corail sur 300, un à quatre Transiliens et RER aux heures de pointe en Ile-de-France et près d’un millier de TER, mais seulement 3 Thalys sur 4. La RATP prévoit un métro sur cinq “en moyenne” lundi, 40% de bus et un trafic “très fortement perturbé ou quasi-nul” sur les lignes A et B du RER.

16/11/2007 - 14:58h Vers la reconduction de la grève à la SNCF et la RATP pour ce week-end

Dans une assemblée générale de cheminots à Strasbourg, le 16 novembre 2007. | REUTERS/VINCENT KESSLER

 

REUTERS/VINCENT KESSLER

Dans une assemblée générale de cheminots à Strasbourg, le 16 novembre 2007.


Le Monde

La poursuite de la grève dans les transports publics était suspendue, vendredi 16 novembre, aux votes des salariés réunis en assemblées générales (AG). A la SNCF comme à la RATP, la tendance était, en milieu de journée, à la reconduction du mouvement pour samedi, voire, dans certaines AG de la RATP, pour le week-end entier.

A Marseille, Amiens, Bordeaux, ainsi qu’en Normandie, les AG de cheminots ont choisi de poursuivre le mouvement pour 24 heures. “Toutes celles qui se tiennent reconduisent pour 24 heures”, a indiqué Laurent Russeil, secrétaire général adjoint de la CGT cheminots. “Nous avons envoyé une lettre au ministre, nous attendons une réponse et, dans cette attente, nous poursuivons la grève”, a-t-il ajouté. A Nantes, environ 450 cheminots ont voté pour la poursuite de la grève jusqu’à lundi.

32,2 % D’AGENTS EN GRÈVE À LA SNCF

A la SNCF, le mouvement donnait pourtant vendredi, selon la direction, des signes d’essoufflement avec 32,2 % d’agents en grève, contre 42,8 % la veille et 61,5 % mercredi. A l’issue d’une réunion commune, jeudi après-midi, sept des huit fédérations syndicales de cheminots (CGT, SUD-Rail, CFDT, CFTC, FO, UNSA, CFE-CGC) ont demandé aux assemblées générales de “reconduire le mouvement de grève pour 24 heures”, jusqu’à samedi.

Du côté de la RATP, les premières assemblées générales ont également voté la grève jusqu’à samedi ou lundi. Selon la CGT, “la reconduite a été actée” tant pour les bus que le métro ou les lignes de RER, et 40 % des AG ont choisi de rester en grève jusqu’à lundi. Didier Larrigaldie, secrétaire général de FO-RATP, se voulait un peu plus prudent en début d’après-midi, dans l’attente de chiffres précis.

LES DIRIGEANTS DES ENTREPRISES CONCERNÉES REÇUS À L’ÉLYSÉE

Gouvernement et syndicats se livrent à un dialogue de sourds au troisième jour du mouvement, alors qu’une issue rapide semblait pourtant se dessiner mercredi. Les fédérations de cheminots demandent au ministre du travail, Xavier Bertrand, la tenue “dès vendredi” d’une réunion tripartite “pour fixer le cadre” des négociations dans les entreprises. Le ministre conditionne de son côté l’ouverture “immédiate” de négociations à “un appel à la reprise du travail” de la part des organisations dans les entreprises.

Nicolas Sarkozy recevra, vendredi en fin d’après-midi, à l’Elysée, les dirigeants des quatre entreprises (SNCF, RATP, EDF et GDF) concernées par la réforme pour faire avec eux “un point sur la situation”, après avoir reçu le premier ministre François Fillon, le ministre du travail Xavier Bertrand et le secrétaire d’Etat aux transports Dominique Bussereau.

16/11/2007 - 14:54h La gauche radicale veut déborder les directions syndicales en généralisant le mouvement

ous ensemble, tous ensemble !” Dès la rentrée de septembre, le slogan du mouvement social de décembre 1995 était dans les têtes de la gauche radicale. Qu’ils soient dirigeants syndicaux, simples délégués d’entreprise, leader étudiant ou militant politique, voilà des semaines qu’ils rêvent d’un grand mouvement social et s’y préparaient. SUD, minoritaires de la FSU ou de la CGT, cadres du PCF, activistes de la LCR, de LO ou du Parti des travailleurs, ils ont tout fait pour pousser les feux de la grève.

Le scénario leur paraissait presque trop beau : un gouvernement enfin ébranlé par des sondages en baisse, un mécontentement latent sensible depuis la rentrée dans les entreprises sur le pouvoir d’achat et une réforme des régimes spéciaux touchant des bastions syndicaux combatifs.

Le succès de la grève du 18 octobre semble confirmer les pronostics. “Le mouvement social a démarré”, s’enthousiasme Arlette Laguiller (LO) sur les trottoirs parisiens tandis que son alter ego de la LCR, Olivier Besancenot, explique “attendre la poursuite du mouvement”. Marie-George Buffet, elle, y voit “une journée test”.

L’entrée dans la danse des universités les a ravis. Les jeunes militants de la LCR, de Sud ou de la CNT (anarcho-syndicaliste) n’ont de cesse d’étendre le mouvement d’occupation et de chercher les liens avec les cheminots ou les gaziers. Comme en 1995. “Ca passe très bien dans les AG”, assure Tristan Pablo, étudiant à Tolbiac. Même constat pour Adrien Bonzard responsable de Sud à Nanterre.

Pour cette gauche radicale, seul un “mouvement général” allant du secteur public aux entreprises privées pourrait faire reculer le gouvernement qu’ils accusent, derrière la remise en cause des régimes spéciaux, de préparer une nouvelle réforme générale du système des retraites.

“Si on veut gagner, on n’a pas intérêt à rester dans des luttes catégorielles”, prétend Gérard Mazet, délégué CGT à la gare d’Austerlitz, membre du PCF. “Face aux attaques du gouvernement, il faut construire des convergences”, renchérit Annick Coupé, porte-parole de Solidaires.

Mais derrière cette stratégie affichée, ces cadres syndicaux savent que la réalité du terrain est plus complexe. La grève “presse-bouton” ne marche pas, répètent-ils. “La convergence des luttes est compliquée car il faut trouver un mot d’ordre unificateur”, analyse Jean-Michel Drevon, secrétaire national de la FSU pour la tendance École émancipée. “Dans les AG, le débat n’est pas sur la grève générale interprofessionnelle mais d’élargir la grève sur les retraites”, reconnaît Christian Mahieux, secrétaire général de SUD-Rail.

Le ton reste prudent. D’autant que les premiers “reculs” des confédérations syndicales acceptant les négociations entreprise par entreprise auraient désorienté les troupes. “Après le coup de poignard dans le dos du mouvement de la CGT et les appels à la reprise de la CFDT, les salariés sont dans l’attente”, estime Dominique Mezzi, dirigeant de la LCR.

“Le front syndical s’est divisé”, constate-t-on à Solidaires. “C’est vrai qu’on a beaucoup attendu après le 18 octobre. L’attitude de Thibault a été vécue comme une trahison”, soutient Tony Fraquelli, délégué CGT au dépôt d’Austerlitz et militant LCR.

Ces partisans de la grève dure continuent donc leur travail de fourmi. “Il y a de nombreuses fédérations départementales qui appellent à la reconduction”, assure M. Mahieux. “On n’est qu’au début d’un mouvement pas à la fin. Les formes qu’il va prendre, personne ne les connaît”, prévient M. Mazet. Le constat est partagé par les militants de LO.

L’objectif est de “tenir” jusqu’au 20 novembre, jour de la grève de la fonction publique. “Si la mobilisation passe le week-end, on pourra faire la jonction ave le 20″, espère M. Fraquelli.

Dans les AG des cheminots, mercredi, les radicaux se sont sentis “en phase” avec la grogne générale qui poussait à la reconduction et exprimait clairement la méfiance à l’égard des directions syndicales. Plusieurs dépôts ont exigé “d’être consultés pour toute décision qui engagerait l’avenir et informés du contenu des discussions à chaque étape”.

La LCR a proposé à l’ensemble des partis de gauche d’organiser une initiative de soutien aux grévistes. Et se dit même prête à mettre sur pieds des comités d’usagers pro-grève.

Sylvia Zappi

15/11/2007 - 17:56h La grève reconduite vendredi à la RATP et à la SNCF, les négociations dans l’impasse

Un quai de la gare Saint-Charles à Marseille, le 15 novembre. | AP/CLAUDE PARIS

AP/CLAUDE PARIS

Un quai de la gare Saint-Charles à Marseille, le 15 novembre.

Le Monde

Le deuxième jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, jeudi 15 novembre, a de nouveau fortement perturbé le trafic sur les réseaux de la RATP et la SNCF, alors même que les négociations entre syndicats et gouvernement semblent être dans l’impasse. Le mouvement a été reconduit dans les deux entreprises publiques de transports jusqu’à vendredi. Les fédérations de cheminots tentent, pour leur part, de maintenir une marge de négociation avec l’Etat, tout en donnant des gages à leur bases.

Pour preuve, les deux appels lancés jeudi soir par les fédérations de cheminots de la SNCF. Le premier, signé par sept d’entre elles (CGT, SUD-Rail, CFDT, CFTC, FO, UNSA, CFE-CGC) s’adresse aux assemblées générales qui se tiendront vendredi à la SNCF, et demande la reconduction “du mouvement de grève pour 24 heures” , soit jusqu’à samedi, selon la CGT. Le second, signé par les mêmes fédérations, hormis SUD-Rail, demande au ministre du travail, Xavier Bertrand, d’organiser “dès vendredi” une réunion tripartite “pour fixer le cadre” des négociations.

“PAS UNE RÉUNION DE NÉGOCIATION”

“La réunion que nous demandons n’est pas une réunion de négociation, c’est une réunion de mise au point pour préciser le cap, le contenu du futur processus”, a précisé Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT cheminots. Après avoir pris acte de la décision des assemblées générale de jeudi de reconduire la grève, M. Le Reste avait déjà demandé “des précisions de la part du gouvernement (…) car la lettre [de Xavier Bertrand] était imprécise, notamment sur le calendrier”. “Quand on porte un mouvement social aussi fort que celui-ci, c’est notre responsabilité de syndicalistes d’obtenir des résultats bénéfiques pour tout le monde”, avait-t-il ajouté. Pour Jean-Philippe Catanzaro, responsable des régimes spéciaux à la CFTC, “si l’on n’ouvrait pas les négociations, on ne pourra pas sortir du conflit”.

SUD-Rail n’a pas modifié sa position. Comme l’expliquait son secrétaire fédéral, Christian Mahieux, dans un chat au Monde.fr, “nos revendications, c’est d’une part la suppression du projet (…) et dans un second temps, l’ouverture de négociations sur l’ensemble des régimes de retraite du pays. Nous ne pensons pas qu’aller négocier entreprise par entreprise soit la bonne réponse au problème global posé”. “Il n’est pas question d’aller négocier l’application de la réforme des régimes spéciaux pendant le conflit, c’est la raison pour laquelle nous n’avons pas signé le courrier au ministre“, a-t-il ajouté jeudi soir.

M. BERTRAND VEUT QUE LES SYNDICATS APPELLENT “À LA REPRISE DU TRAVAIL”

Le gouvernement assure de son côté suivre “en permanence l’évolution de la situation”, selon le porte-parole de l’Elysée, David Martinon. Sur France 3, Xavier Bertrand a demandé aux syndicats, jeudi soir, “d’appeler à la reprise du travail” afin de pouvoir entamer des négociations. “On ne peut pas avoir et la grève et les négociations d’entreprise en même temps”, a fait valoir M. Bertrand, qui estime qu’il y a actuellement “davantage d’agents qui souhaitent reprendre le travail”.

Une feuille de route confirmée par des membres de son entourage, qui ont expliqué, sous couvert d’anonymat, que des négociations ne seront possibles qu’une fois la grève terminée. “Les négociations d’entreprises avec les représentants de l’Etat ne pourront s’engager que lorsque les organisations syndicales auront mis fin à la grève. La balle est dans le camp des organisations syndicales”.

M. Fillon, qui s’est réunit, jeudi, avec M. Bertrand, Nicolas Sarkozy, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, et le secrétaire d’Etat aux transports Dominique Bussereau, a une nouvelle fois appelé à la fin d’une grève “qui pénalise les usagers et qui ne permettra pas d’aboutir à des avancées sociales” et a demandé l’ouverture “des négociations dans les entreprises”.

Le taux de grévistes à la SNCF, jeudi, était de 46 % selon la CGT et de 42,8 % selon la direction. Un niveau de mobilisation qualifié par M. Le Reste de “fort dans le cadre d’un mouvement de grève reconductible”. Le trafic SNCF est resté perturbé, malgré des améliorations, notamment sur les TGV et les Corail. A la RATP, la direction comptait jeudi 27,2 % de grévistes, contre 44 % mercredi. Vers 18 heures, huit lignes de métro et les RER A et B ne fonctionnaient pas ou quasiment pas. La direction de la RATP prévoit un trafic encore “perturbé” vendredi. Même son de cloche à la SNCF, qui annonce néanmoins une “nouvelle amélioration” mais un trafic “pas normal” durant le week-end.

15/11/2007 - 17:51h Au piquet de grève de la gare de Lyon, le trouble discret des "conducteurs" irréductibles

AG de cheminots à la gare de Lyon, le 14 novembre 2007. | AP/JACQUES BRINON

AP/JACQUES BRINON

AG de cheminots à la gare de Lyon, le 14 novembre 2007.

A la “feuille”, le local où les cheminots ont l’habitude de passer avant de prendre leur service, sur le bout du quai N, il y a de la mortadelle, du taboulé, un sac de petits pains en promo, et même, vers 22 h 30, de la pizza hallal toute chaude, apportée par Chérif. Il y a aussi, hélas, la mauvaise nouvelle de la sécession de la CFDT tout juste annoncée par François Chérèque, et une drôle d’interrogation sur l’ouverture des négociations dans les entreprises demandée par le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, et acceptée par l’Elysée.

Gare de Lyon, mercredi, le deuxième piquet de grève des conducteurs de train s’organise dans la plus pure tradition du mouvement ouvrier (on tient la nuit jusqu’à l’AG quotidienne du lendemain matin 11 heures, celle où on commence par brûler les palettes de bois pour se réchauffer), mais dans un tempo d’ensemble aussi troublant qu’inédit.

Malgré les nouvelles du jour, la dizaine de cheminots qui tient le piquet refuse de se laisser intimider. Ils sont plutôt de la graine de “durs” : pas de ces conducteurs de Thalys ou d’Eurostar qui portent “un uniforme Christian Lacroix” et ne font jamais grève ; pas de ces conducteurs de TGV en fin de carrière. Eux travaillent sur la D, la ligne qui joint Creil à Melun, la plus fréquentée de la SNCF - “3 000 personnes aux heures de pointe”, l’une des plus longues aussi, sans aide-conducteur mais avec des horaires calculés à la “déca-seconde” pour chacun des “50 ou 60″ arrêts. “La ligne où on croise la France qui bosse, les femmes de ménage, les employés des centres de tri postaux qui se lèvent à quatre heures et demi du matin, se félicite Fabien. Le train qui ouvre les yeux sur la vraie société, pas celle de TF1.”

La plupart ici adhèrent à Sud-Rail, qui fut créé là, “gare de Lyon, chez les conducteurs”, lors des grandes grèves de l’hiver 1995. “Pour nous, cheminots, c’est le dernier combat, assure Aziz. On sait exactement ce qu’on perd avec la réforme, 600 euros par mois, les calculs sont faciles grâce aux tableaux proposés par la direction pour les comptes de pension. Donc on peut y aller. On attendra de voir comment on va nous manger, à la sauce ketchup, béarnaise ou moutarde, mais on ne cédera pas.” Qu’”ils” viennent les croquer ! “On va leur laisser un mauvais goût”, prévient Sébastien.

“ON NOUS CRIMINALISE”

Tous ont voté en 2005 non à la Constitution européenne, le “TCE” comme disent les vrais connaisseurs. Tous pestent contre le nouveau “mini-traité” européen. Tous rient bien fort quand on évoque le PS ou Ségolène Royal - “Qui ?”. Autres têtes de turc, les médias. Jamais dénoncés, les “mensonges” d’un Nicolas Sarkozy quand, le 19 octobre, il explique que les jours de grève ne seront plus payés - “mais ils ne l’ont jamais été !”. Mal choisis, les mots qu’ils entendent ou qu’ils lisent tous les jours : “On parle de sabotage, de prises d’otages. On nous criminalise. Bientôt, on dira “terroristes” !

S’ils ont trouvé leurs ennemis, on devine aussi qu’ils cherchent leur héros.Le cheminot qui refuse de serrer la main du président de la République, le 26 octobre, à Saint-Denis : très bien. “Mais plus fort que lui, il y a le pêcheur” du Guilvinec, qui s’était “payé” Nicolas Sarkozy le 6 novembre : “Ah les barbares ! Derrière, il aura un contrôle fiscal et il va perd la garde de ses enfants, mais il a assuré grave !” Plus sérieusement, le “piquet” espère simplement que le Bernard Thibault du mois à venir ne sera pas le “perdant de 2003″, qui avait dû négocier la libéralisation du fret et les retraites, mais bien le “vainqueur” de 1995, le tombeur d’Alain Juppé, le patron des cheminots aux cheveux longs et aux braseros : “On était fiers.”

Décembre 1995 demeure leur mythe fondateur. A 36 ans, Aziz est pourtant le seul à avoir connu le mouvement d’il y a douze ans : les autres sont entrés bien après à la SNCF. Ensemble, ils se désolent, lucides, sur le temps qui passe et le fond de l’air qui change. “La société a évolué. Les gens sont dans leur bulle de plasma, avec leurs crédits et tout le bidule“, dit l’un. “ C’est moins tabou aujourd’hui de dire qu’on vote à droite qu’en 1995″, ajoute l’autre. “Je sais pas si c’est Sarko qui est très fort, où si ce sont les syndicats qui sont nuls…”, laisse échapper Fabien. “Aujourd’hui, il y a la droite bling-bling et la gauche caviar”, résume Daniel. Sébastien se lève et sourit tristement : “Le bling-bling, le caviar, et nous : la gauche saucisson…”

Ariane Chemin - Le Monde

15/11/2007 - 07:34h Sindicatos cumprem promessa e paralisam França


Governo faz apelo a grevistas. Somente 30% dos ônibus circulam e Paris e arredores registram 360km de engarrafamento
Deborah Berlinck - O Globo

PARIS. Brusse, de 85 anos, com bengalas por causa do fêmur operado, tomou coragem e resolveu se aventurar nas ruas de Paris a pé. Não havia ônibus. De bom humor, ela encarou o caos no transporte com bons olhos.

— Não sei por que estão protestando…

mas eles certamente têm razão! Já fiz muitas greves na minha vida — disse.

A greve geral dos transportes na França, deflagrada anteontem à noite em protesto contra a reforma do sistema especial de aposentadorias, vai continuar hoje, por mais 24 horas. Os sindicatos assim decidiram ontem, depois de paralisarem o sistema de transportes do país. Os franceses tiveram que fazer malabarismos para ir ao trabalho. No fim do dia, o porta-voz do presidente Nicolas Sarkozy, David Martinon, fez um apelo para que a greve acabe “o mais rapidamente possível, em nome dos passageiros”: — O presidente sempre considerou que há mais ganho para todas as partes na negociação do que no conflito.

Patins, patinetes e leito de hospital para poder trabalhar Sindicatos e o governo, portanto, deram a largada na quedade-braço, sem previsão para um fim. Os dois jogam tudo nesta crise, que é uma prova de fogo para Sarkozy, apenas seis meses depois de assumir o comando da França. Sindicatos aceitaram negociar com as empresas.

Mas dizem que não cedem na greve. Nos próximos dias, se a paralisação se prolongar, a determinação do presidente de reformar radicalmente o país, como prometeu na campanha, vai ser posta à prova.

Com uma greve tão anunciada, a França se preparou. Em Paris, muitos optaram por patins, patinetes, bicicletas proliferaram, rivalizando com os adeptos da caminhada. Os menos em forma encararam mais de meia hora à espera do metrô.

Em alguns hospitais, funcionários dormiram nos leitos vazios e teve gente que pernoitou na casa de amigos para estar mais perto do trabalho.

Em jogo está um regime especial de aposentadoria para algumas categorias cujo trabalho foi julgado penoso: trabalhadores da EDF (eletricidade), SNCF (trens) e RATP (metrô, ônibus e bonde). Hoje, esses funcionários podem se aposentar aos 55 anos e, em alguns casos, aos 50 anos, depois de contribuírem para a Previdência durante 37,5 anos, menos do que os 40 anos para os demais. O governo quer colocar todos no mesmo nível — 40 anos de contribuições, em nome da igualdade. E argumenta que a expectativa de vida aumentou: francês vive mais, precisa trabalhar mais. Muita gente, como o policial militar Jerôme Patox, de 37 anos, que partiu para o trabalho de bicicleta, concorda: — Os homens franceses estão vivendo até os 80 anos. Se se aposentam aos 50, vão viver 30 anos às custas de pensões? É uma questão de matemática.

O tráfego foi menos afetado do que na greve de 18 de outubro, a primeira do governo Sarkozy.

Mas ainda assim, causou problemas consideráveis. Em Paris, apenas um metrô a cada seis funcionou e somente 30% dos ônibus circularam. Registrouse 360 quilômetros de congestionamento na cidade e arredores, contra 250 quilômetros em dia normal. A companhia de trens SNCF anunciou que o tráfego continuará “muito afetado” hoje, com 150 trens de alta velocidade funcionando, no lugar dos habituais 700.

Estudantes vão às ruas contra lei de autonomia Milhares de pessoas protestaram em Paris. Estudantes saíram em manifestação contra uma nova lei que dá mais autonomia na gestão financeira das universidades. Em Lille, entre 1.600 pessoas, segundo a polícia, e 3.200, segundo sindicatos, também protestaram. Enquanto isso, no Ministério do Trabalho, sindicalistas desfilavam na sala do ministro Xavier Bertrand, discutindo um compromisso.

ERIC DESBAN, 44 ANOS, MOTORISTA DE ÔNIBUS EM PARIS

“ ‘Trabalhamos expostos a tudo’ O público não consegue compreender.

Mas veja isso: dia 24 de dezembro à noite, nós estamos trabalhando enquanto todo mundo se diverte. O mesmo no dia 31 de dezembro, e vários feriados. A gente acorda às 3h da manhã para garantir os ônibus para a população a partir das 4h30m.

Não tenho horário fixo de trabalho: numa semana estou no turno da noite, na outra, do dia, da tarde. E trabalhamos expostos a tudo: ao público, à violência, ao trânsito.

Depois de 25 anos de trabalho, muitos caem doentes, ou abandonam o trabalho. E agora querem não apenas que trabalhemos mais, como diminuir os benefícios da aposentadoria.

Se eu me aposentasse hoje, teria 62% de um salário de C 2.500. Com a reforma, me aposento com apenas 51% do meu salário.

ERIC DESBAN: 51% do salário Deborah Berlinck

NICOLAS MERIGOT, 21 ANOS, UNIVERSITÁRIO DA PERIFERIA

“ ‘Financiamento público precário’ Defendo o serviço público. O governo Sarkozy aprovou uma lei que vai dar às universidades muito poder de decisão nelas próprias. Se não lutarmos para manter o financiamento público das universidades, o que vai acontecer é que vamos ter uma educação em duas velocidades: uma que beneficia ricos, e outra para o resto.

Empresas certamente vão financiar universidades conhecidas, como a Sorbonne.

E a Universidade de Evry, onde estudo, se o Estado sair, você acha que o setor privado vai querer financiar? O governo alega que as universidades estão perdendo em competitividade em relação a outras no mundo. Ora, a França é a penúltima na Europa em matéria de financiamento das universidades. Isso explica muita coisa.” NICOLAS MERIGOT: 2 ensinos

Deborah Berlinck

BERNARD PARQUET, 69 ANOS, APOSENTADO DO SETOR ELÉTRICO

‘Não sou nenhum privilegiado’ Sou beneficiário do regime especial de aposentadoria e me aposentei depois de 37,5 anos de trabalho, em vez de 40 anos, mas não sou nenhum privilegiado. Trabalhava externamente, consertando fios de eletricidade. Exigir este tipo de trabalho depois dos 55 anos?! O regime especial nos permite a aposentadoria mais cedo. É uma conquista.

No lugar de suprimilo, o governo deveria estendêlo a todos os trabalhadores.

A produtividade no trabalho não pára de aumentar, as empresas ganham bilhões em lucros. Por que uma parte destes lucros não é utilizada para financiar o sistema? Sarkozy fala hoje em aposentadoria depois de 40 anos de trabalho, mas se deixarmos, vai ser 42, 44, 46 anos… Meus dois filhos vão acabar se aposentando aos 70 anos!” BERNARD PARQUET: revolta Deborah Berlinck “

15/11/2007 - 07:01h El Gobierno francés da un mes a sindicatos y empresas para negociar

Huelga

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Francia vive la segunda huelga de transportes públicos en menos de un mes.
Los franceses se amontonan en las estaciones ante servicios que están bajo mínimos.
REUTERS

El País

El Gobierno francés ha dado un plazo de un mes a los sindicatos y las direcciones de las empresas públicas afectadas por la reforma de los regímenes especiales de pensiones para negociar medidas de acompañamiento de la reforma y poner fin a la huelga de transportes que afecta a Francia desde la noche del martes.

Este plazo figura en la carta enviada esta noche por el ministro de Trabajo, Xavier Bertrand, a los líderes de las principales centrales sindicales, cuando muchos de los sindicatos ya habían decidido prorrogar este jueves la huelga en los ferrocarriles y el transporte urbano de París que ha sumido a la capital francesa en el caos.

Por su parte, el presidente francés, Nicolas Sarkozy, considera que ahora “se dan las condiciones” para las negociaciones en las empresas y que, por tanto, la huelga debe acabar “lo antes posible en el interés de los usuarios”, según ha declarado esta noche el portavoz del Elíseo. Un líder sindical, François Chérèque del sindicato CFDT, a última hora de ayer, anunciaba que “hay elementos para suspender la huelga en la SNCF”, la empresa pública de ferrocarriles, tras haber recibido la carta de Bertrand. Dos sindicatos menores, por su parte, se retiraron de la huelga en la RATP (gestiona los transportes metropolitanos en París, incluido el metro), lo que supondrá que su incidencia se verá reducida un 20%.

Para el Gobierno hay tres puntos innegociables: el aumento de 37,5 a 40 años del periodo de cotización que da derecho al 100% de la pensión, para equiparar a estos colectivos con los de la función pública; que las pensiones evolucionen al ritmo de la inflación, no al de los salarios, de los empleados activos de las empresas, y que las prejubilaciones serán penalizadas. “Todo lo demás es negociable”, según el primer ministro francés François Fillon.

Situación caótica

Los convocantes del paro organizaron ayer manifestaciones en las grandes ciudades de Francia. La más numerosa fue en París, con 25.000 personas según los sindicatos, 5.000 según la policía. Las huelgas han tenido menor seguimiento que las del 18 de octubre, pero han causado muchas perturbaciones en el tráfico de trenes, ya que sólo han circulado en torno al 20% de los de un día normal y los huelguistas han superado el 60% en la SNCF (casi el 75% en octubre).

En el transporte metropolitano de París, la situación ha sido también muy complicada, pero variable, con algunas líneas de metro que sólo funcionaban al 20%, mientras la automática (sin conductor) lo hacía normalmente. Un 15% de los autobuses en servicio y algunas líneas de trenes de cercanías han estado prácticamente paralizadas. Esta mañana en las afueras de la capital francesa se han acumulado hasta 300 kilómetros de retenciones en carreteras y autopistas.

Para hoy jueves, la RATP y SNCF han advertido de de que la situación seguirá “muy perturbada” aunque con algunas “mejoras”, y a modo de ejemplo, están programados 150 de los 700 trenes de alta velocidad habituales, frente a los 90 de este jueves.

En la energía, el seguimiento de la huelga, según las direcciones de EDF y GDF, ha rondado el 30%, frente al 45% del 18 de octubre, lo que no ha impedido algunas acciones cortes de luz y una reducción de la producción eléctrica de hasta 8.000 megavatios en algunos momentos.

14/11/2007 - 16:21h Des assemblées générales à la RATP et à la SNCF ont reconduit la grève jeudi

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, lors du défilé contre la réforme des régimes spéciaux, le 174 novembre à Paris. | AFP/PATRICK KOVARIK

AFP/PATRICK KOVARIK

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, lors du défilé contre la réforme des régimes spéciaux, le 174 novembre à Paris.

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Le départ de la manifestation  parisienne, place du 18 juin 1940, contre la réforme des régimes spéciaux, mercredi 14 novembre. | Le Monde.fr

Le Monde.fr

Le départ de la manifestation parisienne, place du 18 juin 1940, contre la réforme des régimes spéciaux, mercredi 14 novembre.

17h30. Le gouvernement “obligé de reculer”, juge François Hollande
Fustigeant un gouvernement et un président qui “veulent agir avec autoritarisme et en force”, François Hollande a estimé que, sur la question des régimes spéciaux, “ils sont obligés de reculer”. “Il a fallu attendre que les Français souffrent dans leurs conditions de transports pour que l’Etat daigne dire qu’il serait présent dans des réunions dans chacune des entreprises. On n’aurait pas pu y penser plus tôt ?”, s’est-il demandé. “Je demande au président de la République, au gouvernement, de ne pas perdre une minute de plus et d’ouvrir la négociation de manière à ce qu’on sorte de ce conflit dignement avec une réforme qui sera consentie”, a-t-il ajouté.

17 h 20. Possible remboursement des usagers de TER et Transilien

Anticipant l’entrée en vigueur de la loi sur le service minimum, la direction de la SNCF annonce vouloir rembourser les usagers des TER et Transilien selon les modalités prévues par celle-ci. “Si l’information est mal faite ou si le trafic promis n’est pas assuré, il y aura remboursement”, explique la direction. Une “décision définitive” sur l’ensemble de ces remboursements sera prise “quand la situation sera redevenue proche de la normale”, a-t-on ajouté.

17 heures. Coupures d’électricité ciblées à Rouen

La direction et des syndicats d’EDF affirment que des coupures ciblées d’électricité ont été pratiquées à Rouen. Ces actions ont notamment visé le technopôle du Madrillet où sont regroupées des entreprises de pointe. “De telles coupures ont pour but de démontrer que les grévistes peuvent intervenir où ils veulent et quand ils veulent sans mettre en péril personne”, a affirmé la CGT au nom de l’intersyndicale. Entre 700 et 800 électriciens et gaziers ont participé à la manifestation qui a réuni, mercredi matin, de 2 700 à 4 000 personnes à Rouen.

16 h 30. Trafic “très perturbé” à la SNCF jeudi

La direction de la SNCF annonce que le trafic restera “très perturbé” jeudi, mais fait état de quelques “améliorations”, avec notamment 150 TGV sur 700 en circulation, 50 trains Corail sur 300, deux à quatre trains par heure sur le Transilien ou encore davantage de TER. Ces améliorations par rapport aux prévisions initiales sont possibles “grâce aux reprises [de service] individuelles des conducteurs”, souligne la direction. Par ailleurs, Guillaume Pépy, directeur général exécutif, fait état “de contacts de plus en plus fréquents” avec trois syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC). “Nous les avons rencontrés, ça a bougé et ça va bouger dans les heures qui viennent” a-t-il déclaré.

16 h 15. Grève reconduite pour 24 heures à la RATP

Le mouvement social est reconduit à la RATP pour 24 heures, dans l’attente de nouvelles propositions gouvernementales, selon les syndicats. “Les salariés réunis en assemblées générales dans les dépôts de bus et dans les terminus de métro et de RER ont reconduit majoritairement la grève”, a affirmé Philippe Touzet, délégué central SUD-RATP. “Demain, il faut s’attendre encore à des perturbations. De quel ordre, je ne sais rien. Il va peut-être se passer des choses d’ici là (…) le ministre [Xavier Bertrand] doit s’exprimer ce soir et on verra s’il y a des avancées et si ça peut modifier ou pas la mobilisation demain”, a-t-il précisé.

16 heures. Bernard Thibault pour la reconduction du mouvement en attendant “une réaction officielle du gouvernement”

Le secrétaire général de la CGT, qui avait proposé au gouvernement l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations tripartites mardi, a annoncé qu’il était favorable à “la poursuite du mouvement” dans l’attente d’une “réaction officielle du gouvernement” à ses propositions. “On devrait recevoir un courrier matérialisant la position du gouvernement (…) nous verrons ce qu’il y a dans ce courrier”, a-t-il indiqué. “Je ne sais pas si les négociations vont commencer (…). Je ne peux pas dire à ce stade si le conflit va s’arrêter”, a ajouté le leader cégétiste jugeant qu’il fallait “bien changer à la fois le cadre, la procédure et le contenu de ce qui fait conflit”.

15 h 45. Des milliers de personnes manifestent à Paris, entre 1 600 et 3 200 à Lille

La manifestation qui s’est déroulée entre la gare Montparnasse et la gare d’Austerlitz, mercredi, a rassemblé plusieurs milliers de participants, selon la CGT. Des étudiants qui protestent contre la réforme des universités se sont joints au défilé. A Lille, une manifestation réunissant des cheminots, des employés d’EDF et GDF et des étudiants s’est dirigée de la mairie à la préfecture. Ils étaient 3 200, selon la CGT, et 1 600, selon la police.

15 h 40. La lettre du gouvernement aux syndicats envoyée dans “les prochaines heures”

Xavier Bertrand assure que “la lettre de méthode” commandée par Nicolas Sarkozy sera envoyée aux syndicats dans “les prochaines heures”. “Chacun peut avoir l’assurance que ces négociations d’entreprises vont pouvoir progresser”, a ajouté le ministre, notant que la participation à la grève dans les transports et l’énergie était “élevée même si elle est en baisse par rapport” au mouvement social précédent.

15 h 35. Moins de grévistes à la RATP que le 18 octobre
Selon la direction de la RATP, la grève à l’appel de six des huit syndicats était suivie à 44 %, contre 58 % lors du mouvement social du 18 octobre.

15 h 30. François Fillon veut mettre un terme à un grève “qui n’aboutira pas”
Lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée, François Fillon appelle à la fin d’une grève “qui n’est pas utile, qui n’aboutira pas à des résultats pour qui que ce soit, et qui gêne des millions de Français”. “Nous avons décidé ce matin (…) d’envoyer une lettre qui fixe le cadre des négociations d’entreprise”, a-t-il rappelé. Outre mettre un terme à la grève, cette démarche a un deuxième but, selon M. Fillon : “développer dans les entreprises la négociation qui est désormais souhaitée par tous les salariés”. Le premier ministre a également précisé les points négociables : “les revenus, les salaires en particulier en fin de carrière, les conditions de travail, la pénibilité, le régime additionnel, l’aménagement des fins de carrière”.