21/10/2009 - 18:45h Arte e o medo da pedofilia

L’art rattrapé par la peur de la pédophilie

En 1975, le photographe publicitaire Garry Gross a réalisé plusieurs portraits de Brooke Shields nue à la demande de la mère de la fillette. Cette dernière est âgée de 10 ans, trois ans avant d'être la vedette du film de Louis Malle, "La Petite" (photo). | D.R.

D.R. – En 1975, le photographe publicitaire Garry Gross a réalisé plusieurs portraits de Brooke Shields nue à la demande de la mère de la fillette. Cette dernière est âgée de 10 ans, trois ans avant d’être la vedette du film de Louis Malle, “La Petite” (photo).


LE MONDE

L’amateur d’art qui entre dans la Tate Modern de Londres peut voir, jusqu’au 17 janvier, l’exposition “Pop Life”, dans laquelle figure un grand portrait photographique de l’actrice américaine Brooke Shields. Il est signé Richard Prince, un artiste bien coté, lui aussi américain. Ce dernier montre une femme sexy de 40 ans, portant un bikini, adossée à une moto rutilante, et qui sourit au visiteur.

Cette oeuvre de 2005 ne devait pas figurer dans l’exposition. Elle est venue remplacer, au dernier moment, une autre oeuvre : toujours un portrait de Brooke Shields, signé du même Richard Prince. Mais le modèle était âgé de 10 ans. Cet épisode traduit le climat actuel autour de la pédophilie, appliqué au monde de l’art.

Si le modèle est le même, si la similitude des poses saute aux yeux entre les deux photos, il existe une nuance de taille : la première version met en scène une Brooke Shields fillette et nue, la peau huilée, le corps émergeant d’une baignoire et de sa vapeur.

Quelques heures avant l’inauguration du 30 septembre, des policiers spécialisés dans la chasse aux publications obscènes (Metropolitan Police Service Obscene Publication Unit) sont venus constater ce qu’ils estiment être un délit, et ont déconseillé l’ouverture de l’exposition en l’état.

L’alternative était de l’interdire aux moins de 18 ans. “Ce qui ne résout rien, au contraire, cela en fait un aimant pour pédophiles”, avait réagi la responsable d’une association de protection de l’enfance, Michele Elliott, dans le Daily Telegraph. Les responsables de la Tate ont donc censuré l’oeuvre de Prince. Ils ont même interdit à la vente le catalogue, qui contient l’image ; une perte estimée par la Tate à 320 000 livres (348 000 €).

La photo de Brooke Shields à 10 ans figurait pourtant dans une salle fermée, interdite au moins de 18 ans, accessible après moult avertissements. Le paradoxe est qu’elle contient des oeuvres pour le coup strictement pornographiques, notamment une photo signée Jeff Koons qui le montre faisant l’amour avec la Cicciolina, ancienne star italienne du porno. Cette section interdite au moins de 18 ans vise à témoigner, comme toute l’exposition, de l’état de “l’art dans un monde de consommation” (”Art in a material world”).

Richard Prince a intitulé son oeuvre sur Brooke Shields à 10 ans Spiritual America. Mais il n’est pas l’auteur de la photo originelle. Ce dernier s’appelle Garry Gross. Alors connu à New York comme photographe publicitaire, Gross a réalisé en 1975 le portrait de Brooke Shields à la demande de la mère de la fillette. Cette dernière était mannequin chez Ford et sera, trois ans plus tard, la vedette du film sulfureux La Petite, de Louis Malle.

Dans les années 1980, Gross a gagné trois procès aux Etats-Unis contre Brooke Shields qui voulait lui interdire de commercialiser sa photo. Lors du troisième procès, rappelle Gross, 71 ans, le juge avait dit que l’image n’était “pas sexuellement suggestive, provocatrice ou pornographique”, qualifiant même la pose d’”innocente”.

Richard Prince a obtenu auprès de Gross, en 1992, le droit de tirer dix oeuvres de sa photo. Il a agrandi le format, opté pour des couleurs plus chaudes, et a donné un nouveau titre, Spiritual America IV. Cette oeuvre, avant d’être censurée à Londres, a été exposée dans le monde entier, sans faire de vagues. Un exemplaire s’est vendu 151 000 dollars chez Christie’s, en 1999. A la Foire de Bâle, il y a quatre ans, elle était mise en vente 1 million de dollars. Quant à la version de départ, celle de Gross, elle a été montrée à la Bibliothèque nationale de France, à Paris, en mars.

Descente de police

Mais le climat a changé. Depuis le 12 octobre, une loi britannique oblige tous ceux qui s’occupent d’enfants “de manière fréquente” ou “intensive” à s’inscrire auprès de l’Independent Safeguard Authority, qui vérifiera qu’ils ne sont pas suspectés de pédophilie ou de violence ; 11,3 millions de personnes sont concernées, de l’enseignant à l’infirmière. Il faut désormais ajouter les responsables de musées.

En France, l’affaire Roman Polanski, arrêté à Zurich trois jours avant l’ouverture de l’exposition de Londres, et celle de Frédéric Mitterrand, et sa “mauvaise vie” en Thaïlande, ont échauffé les esprits. Et l’on attend la date de l’audience du procès des trois responsables de l’exposition “Présumés innocents”, présentée à Bordeaux en 2000, accusés de “diffusion d’image de mineur à caractère pornographique”.

Ce nouveau climat pèse sur la Foire internationale d’art contemporain de Paris (FIAC), qui ouvre au public le 22 octobre. L’an dernier, une descente de police avait provoqué la saisie de photos présumées zoophiles du russe Oleg Kulik. Cette année, Martin Bethenod, directeur de la FIAC, a un temps envisagé d’interdire l’accès du Grand Palais aux mineurs. Il a finalement choisi de poster, aux frais de la FIAC, un garde devant chaque stand litigieux, qui sera chargé de vérifier l’âge des amateurs désireux d’entrer.
Harry Bellet (envoyé spécial à Londres) et Michel Guerrin

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Nova mostra da Tate Modern em Londres reflete sobre os artistas que se integraram na cultura de massas e no comércio

“A melhor arte é o bom negócio” disse Andy Warhol. A nova exposição da Tate Modern de Londres, que fica em cartaz de 1º de outubro de 2009 a 17 de janeiro de 2010, parte dessa premissa para reunir artistas que, a partir dos anos 80, não tiveram medo de unir comércio e mídia de massa para construir suas próprias “marcas”. A mostra Pop Life: Art in a Material World inclui Takashi Murakami, Keith Haring, Damien Hirst, Jeff Koons, Andy Warhol entre outros.

A lição mais radical de Andy Warhol reflete-se no trabalho de artistas subseqüentes que, ao invés de simplesmente representar ou comentar a cultura de massas, infiltraram-se na máquina de auto-promoção e no mercado. Energizando o poder da cultura das celebridades, expandindo seu espectro além do mundo das artes e entrando no mundo do comércio, esses artistas exploram canais que atraem público dentro e fora das galerias. A intersecção entre comércio e cultura é tradicionalmente vista como uma traição dos valores associados à arte moderna. Pop Life: Art in a Material World defende a idéia de que avançar este limite é fazer parte do mundo atual, aceitando suas condições.

No início da exposição há um foco no trabalho do final da carreira de Andy Warhol, examinando suas iniciativas como apresentador de TV, paparazzo e editor de revista. Estão ali trabalhos da controversa série Retrospectives onde ele reprisou seus retratos de ícones Pop dos anos 60, de uma maneira cínica.
Keith Haring tem reconstruída sua loja em N.York, a Pop Shop e ali na própria sala do Tate se podem comprar produtos de Haring. Inaugurada em 1986 na Lafayette Street, em Manhattan, a Pop Shop vendia produtos com as icônicas estampas de grafitti de Keith Haring, como camisetas, brinquedos e canecas.

Já a escultura Made In Heaven de Jeff Koons, apresentada primeiramente na Bienal de Veneza de 1990, imortalizou o casamento de Koons com a estrela pornô italiana Cicciolina. Takashi Murakami mostra um trabalho completamente inédito, uma instalação com vídeo e participação da atriz americana Kristen Dunst.

Uma sala dedicada aos novos artistas britânicos também faz parte da mostra Pop Life da Tate. Entre os artistas incluídos na exibição estão Tracey Emin e Sarah Lucas, que recriaram para a mostra sua loja de arte efêmera que, no começo dos anos 90, vendeu até mesmo cinza de cigarro. Na Tate Modern vai acontecer também uma reprise da performance Unfair, de Damien Hirst, mostrada pela primeira vez na feira de arte de Colônia, em 1992. Na performance gêmeos idênticos sentam-se no meio de duas pinturas do artista. O museu Tate Modern está pedindo que gêmeos participem da performance.

Antes mesmo da sua abertura a mostra Pop Life: Art in a Material World já está causando comoção. A Scotland Yard e a polícia de Londres pediram que fosse retirada uma obra da mostra. A obra em questão é de Richard Prince e contém um retrato de Brooke Shields, de Gary Gross, aos 10 anos, nua e toda maquiada.

Veja abaixo fotos de obras que estão em exposição na mostra Pop Life: Art in a Material World e, mais abaixo, uma matéria da agência espanhola EFE:

23/05/2008 - 13:54h Brasileiros são destaque na galeria Tate Modern de Londres

Trabalhos dos grafiteiros Nunca e Os Gêmeos são expostos na fachada da galeria londrina

Efe – Agencia Estado


LONDRES – A galeria Tate Modern de Londres exibe a partir desta sexta-feira, 23, uma exposição com trabalhos de seis artistas de rua, entre eles os brasileiros Nunca e Os Gêmeos.

Fachada da Tate Modern. Detalhe para trabalho da dupla Os Gêmeos, a quarta obra, da esquerda para direita. Foto: Efe

O trabalho da dupla paulista Os Gêmeos mostra um homem amarelo nu coberto por uma burka, enquanto Nunca retrata um pirata com pulseiras de pérolas que toma uma xícara de chá.

Trabalho do artista Nunca na Tate Modern, o 1.º da esquerda para direita. Foto: Efe

Os murais da fachada da galeria foram decorados com murais que vão desde o abstrato ao surrealista, passando pelo psicodélico e a denúncia social mais direta.

10/10/2007 - 17:29h Matar al padre con arte

Una gran retrospectiva dedicada a la obra de Louise Bourgeois se inaugura hoy en Londres

PABLO GUIMÓN - Londres

Sucedió durante una agónica cena en la casa familiar de las afueras de París. El padre empezó con su habitual alarde de pedantería. Se mostró especialmente arrogante. La pequeña Louise cogió un pedazo de miga de pan y, ayudándose con saliva, moldeó la figura de su padre. A continuación, le amputó los miembros uno a uno con un cuchillo y se los comió. Para Louise Bourgeois, aquello fue su “primera solución escultórica”.

En esa mesa de comedor nació la vocación de una de las artistas vivas más importantes. Y aquella freudiana fantasía infantil de matar al padre resulta determinante para comprender su obra. “Mi trabajo es un exorcismo”, explica, a sus 95 años, por correo electrónico. “A través del arte, soy capaz de liberarme de la ansiedad que los recuerdos me producen”.

La artista volvería a aquella mesa de comedor, 50 años después, para realizar una de sus obras más emblemáticas, titulada La destrucción del padre (1974). Bourgeois vivía entonces en Nueva York. Compró en el mercado piernas de cordero y otros trozos de animales. Hizo réplicas de látex y las colocó sobre una mesa llena de bultos redondos y rosados. La mesa preside la claustrofóbica gruta que el espectador ve como un escenario de teatro. Ahí están, en la imaginación de la artista, ella misma, sus dos hermanos y su madre desmembrando y devorando a su padre.

La destrucción del padre ocupa el centro del recorrido por la obra de Bourgeois que propone la gran retrospectiva que se abre hoy en la Tate Modern de Londres. La muestra, coproducida con el Centro Pompidou, viajará después al museo parisiense y a Estados Unidos.

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Spider- TATE MODERN

Louise Bourgeois

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Louise Bourgeois- ROBERT MAPPLETHORPE FOUNDATION

Louise Bourgeois nació el día de Navidad de 1911 en París, y a los siete años se trasladó con su familia a una casa a las afueras de la capital, donde sus padres montaron un taller de restauración de tapices. Su trauma infantil entró por la puerta de casa en 1922. Se llamaba Sadie Gordon, una institutriz británica que el padre contrató para que enseñara inglés a los niños.

Al principio, Louise sentía un gran afecto por su institutriz. En 1923, cuando Sadie se había ido de viaje, Louise le escribió: “Mi querida Sadie: el otro día, cuando papá leía tu carta, dijo que siempre eras muy dulce. Y yo lo pienso también”. Hablaban de distintos tipos de dulzura: pronto Louise se dio cuenta de que Sadie era la amante de su padre, que vivía integrada en su familia y que dormía con él. Esa doble traición y su incomprensión hacia la actitud resignada de la madre marcaron a la artista.

La exposición muestra primero los cuadros que realizó al llegar a Nueva York, los llamados Femme-maison (mujer-casa). Figuras de mujer con la mitad inferior del cuerpo expuesto y la otra mitad atrapada en una casa. La casa como el lugar esencial de la mujer y, a la vez, su cárcel. Están las instalaciones que realizó a partir de 1980, las llamadas Cells, palabra que en inglés tiene el doble significado de célula y celda. El origen de la vida y su negación. Una de ellas muestra una reproducción en mármol de la casa familiar, encerrada en una enorme jaula metálica, con una amenazante guillotina encima. También están las arañas o mamás que realizó en los noventa. La araña-madre teje y repara, protege y da cobijo bajo sus patas. Pero, a la vez, su tamaño exagerado y su aspecto siniestro la convierten en una amenaza. Su poder simbólico crece si se recuerda la infancia de Bourgeois, con su madre tejiendo tapices en el taller familiar.

Inquietantes amebas amorfas, explícitos falos de mármol y de látex, figuras totémicas de madera. La exposición recorre, a través de más de 200 obras, los 70 años de producción de una artista inclasificable. Hoy, con 95 años, Bourgeois sigue creando, con ayuda de sus asistentes. “Siento que todavía tengo muchas cosas que decir, y sé que me queda mucho que aprender”, explica. “Trabajo cada día excepto los domingos, cuando recibo en casa a artistas para que muestren su trabajo”. Hacia el final de la exposición, en un cuadro realizado este mismo año y titulado De donde viene mi vocación, la artista reflexiona acerca de su fecundidad creadora. Sobre una cartulina, con letra de niña, escribe: “No es tanto de dónde viene mi vocación, sino más bien cómo se las arregla para sobrevivir”.