07/04/2008 - 02:28h Policiers et manifestants prêts à accueillir la flamme olympique à Paris

Le Monde
La flamme olympique, copieusement chahutée dimanche à Londres par des manifestants dénonçant la répression des autorités chinoises au Tibet, effectue lundi 7 avril à Paris sa dernière étape européenne, sous la menace de nouvelles manifestations. La flamme olympique est arrivée dimanche à 23 heures 45 au pavillon d’honneur de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, où l’attendaient l’ambassadeur de Chine en France M. Kong Quan, l’ancien athlète et ex-ministre des sports, représentant du CIO en France, Guy Drut et le sous-préfet chargé des aéroports Patrick Espagnol. Elle a ensuite été transportée sous haute protection à l’hôtel Méridien, boulevard Gouvion Saint Cyr, dans le 17e arrondissement de Paris, non loin de la place de l’Etoile.
Tandis que la neige, première invitée surprise de cette jounée, s’abat depuis dimanche soir sur Paris, de nombreuses autres “perturbartions” sont attendues sur le parcours de la flamme. Portée par 80 relayeurs sur 28 km, elle partira peu après midi du premier étage de la Tour Eiffel pour arriver au Stade Charléty vers 17 heures, après être passée notamment devant l’Arc de Triomphe, sur les Champs-Elysées, l’Ile de la Cité, et le Boulevard St-Germain. L’organisation Reporters sans Frontières (RSF), qui avait déjà réussi à déjouer les services de sécurité lors de la cérémonie d’allumage de la flamme, a déjà prévenu qu’elle prévoyait de mener des actions “symboliques, spectaculaires (…) mais respectueuses des Jeux” sur le parcours de la torche. Les Tibétains de France organisent également une “journée citoyenne de solidarité” sur le Parvis des droits de l’Homme au Trocadéro.
À LONDRES, LE PORTEUR DE FLAMME DANS UN BUS À IMPÉRIALE
Un impressionnant dispositif de sécurité, digne de la protection d’un chef d’Etat, est prévu, avec pas moins de 3 000 policiers mobilisés, sur terre, dans les airs et même sur la Seine. Un cordon d’environ 200 mètres de long sera constituée autour du porteur de l’emblème des JO, composée de 65 motards, 100 policiers en rollers et autant de pompiers de Paris. Le porteur de la flamme sera suivi par 32 véhicules de CRS, soit 160 hommes, un groupe de motards fermant la marche. 1 600 policiers devraient être répartis sur le trajet pour parer à toute éventualité.
Les athlètes français devraient porter un badge arborant les anneaux olympiques, le mot “France” et le slogan “pour un monde meilleur”, un geste en faveur des droits de l’Homme, en Chine et ailleurs. Sur la façade de l’Hôtel de ville sera déployée une banderole proclamant : “Paris défend les droits de l’Homme partout dans le monde”. En revanche, il n’y aura pas de drapeau tibétain sur le fronton de l’Assemblée nationale mais le Comité France Tibet a prévu de se montrer.
Après son périple européen, la flamme olympique partira lundi soir pour les Amériques, où deux étapes l’attendent, à San Francisco mercredi et à Buenos Aires vendredi. Les médias officiels chinois condamnent lundi les “vils méfaits” des manifestants qui ont perturbé le passage à Londres de la flamme olympique. Au moins 35 personnes ont été arrêtées par la police britannique, qui a dû faire monter le porteur de flamme dans un bus à impériale dans le centre-ville face à la tentative d’une centaine de manifestants de s’en emparer.
OLÍMPIA - A chama olímpica do Jogos Olímpicos de Pequim foi acesa nesta segunda-feira em uma cerimônia na Antiga Olímpia e iniciou seu caminho em direção à capital chinesa, onde chegará no dia 8 de agosto.





