18/03/2009 - 18:15h Comentários do papa sobre camisinha são ‘ameaça’, diz França

Na África, Bento 16 disse que uso de preservativos pode prejudicar no combate à Aids.

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“A camisinha é a vida” cartaz na frente da igreja do Sacré-Cœur em Paris – França

BBC Brasil

– A França condenou nesta quarta-feira as declarações do papa Bento 16 rejeitando o uso de preservativos na luta contra a Aids, qualificando-as como “uma ameaça”.

“Enquanto não cabe a nós julgar a doutrina da Igreja, consideramos que tais comentários são uma ameaça às políticas de saúde pública e a obrigação de proteger a vida humana”, disse o porta-voz do ministro das Relações Exteriores francês, Eric Chevalier.

O papa Bento 16 disse na terça-feira, em visita a Camarões, que o uso de preservativos pode agravar o problema da Aids.

Ele chamou a doença de “uma tragédia que não pode ser combatida apenas com dinheiro ou a distribuição de preservativos, os quais podem, inclusive, aumentar o problema.”

Leia mais na BBC Brasil: Papa rejeita preservativos como solução para a Aids na África

A solução, segundo Bento 16, se encontra “em um despertar espiritual e humano” e “amizade com os que sofrem”.

O pontífice defende a fidelidade e a abstinência como formas de combater a doença.

No entanto, as declarações causaram espanto em alguns ativistas que dizem que o uso de preservativos é um dos únicos métodos comprovadamente eficazes de combate à doença.

“A oposição dele aos preservativos indica que dogmas religiosos são mais importantes para ele do que as vidas dos africanos”, afirma Rebecca Hodes, da ONG sul-africana de combate à Aids Treatment Action Campaign.

Se calcula que cerca de 22 milhões de pessoas são infectadas com o vírus do HIV na África ao sul do Deserto do Saara, segundo dados da ONU de 2007.

O total representa dois terços de todos os infectados do mundo.

16/03/2009 - 16:48h Reportagem do Le Monde: Au Brésil, sur les pas de Lula

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Nordeste (Brésil), envoyé spécial Jean-Pierre Langellier – Le Monde

C’est ici. Un banal arpent de sable où poussent des plants de manioc. Alentour, un ou deux champs de cactus nourrissent les chèvres. Quelques palmiers poussiéreux, sentinelles solitaires, veillent sur les bœufs. Au loin, des nuages sans pluie filent au ras des collines. Un décor de brousse, âpre et parcimonieux. C’est ici que se trouvait la maison de Lula. Une simple baraque de bois et d’argile, au sol de terre battue. Avec, pour tout mobilier, une table, un lit, un banc, trois tabourets et quatre ou cinq hamacs. Un jour, un cobra s’était glissé entre les tuiles du toit, semant la frayeur. Dans cette masure depuis longtemps disparue, Luiz Inacio Lula da Silva, futur président de la République du Brésil, a vécu jusqu’à l’âge de 7 ans. Avec sa mère et six de ses frères et sœurs.

Pour arriver jusque-là, on tourne le dos à Recife, la capitale du Pernambouc. Trois bonnes heures de route, cap à l’ouest. On s’enfonce dans le sertao, l’arrière-pays semi-aride du Nordeste, vaste comme deux fois la France. Puis on quitte la nationale, juste au coin d’une école, à l’entrée de Caetes. A l’époque de Lula, ce gros bourg s’appelait Vargem Comprida. Sur la piste qui court à travers les épineux, un cheval tire une charrette où trônent deux grosses citernes. Avec sa volaille et ses quatre vaches, le vieux Roseno, 87 ans, n’a jamais connu l’aisance. Mais il se souvient de la famille de Lula avec compassion : ” Ils étaient bien pauvres ! “

Pour en savoir plus, il faut aller chez Florencia, dont le mari, Antonio Sergio, est un cousin de Lula. Elle nous ouvre sa porte en souriant. Du fond de la pièce, parviennent des dialogues ponctués par une musique mielleuse : c’est l’heure de la novela ” Femmes passionnées “, le feuilleton télévisé de l’après-midi. Au mur, une photo de Lula et une image de saint Jean-Baptiste. La fille de Florencia, Margareth, nous rejoint. Elle travaille à l’école voisine et vient de rentrer de la ville, à moto. ” Lula est un héros, assure Florencia. Comment aurait-on pu imaginer qu’il deviendrait président ? Mais c’est sa mère qui a souffert le plus. “ Florencia a élevé huit enfants. Exactement comme la mère de Lula, Euridice Ferreira de Mello, surnommée Dona Lindu.

UNE ÉPROUVANTE EXPÉDITION

Lorsque Lula naît le 27 octobre 1945, son père, Aristides, est très loin. Il a déjà migré vers Santos, le grand port de l’Etat de Sao Paulo, où il travaille comme docker. Son fils ne le reverra que cinq ans plus tard. ” Je n’ai pas eu d’enfance “, dira Lula. Il garde peu de bons souvenirs de ces temps de misère où il eut souvent faim. La première fois que sa mère lui sert du riz, c’est comme médicament, pour apaiser un mauvais mal de ventre. De temps à autre, la famille améliore l’ordinaire – haricots noirs et farine de manioc – en mangeant les oiseaux des champs que ses frères aînés chassent au lance-pierre. Sur la seule photo d’époque qu’on connaît de lui, Lula pose, à 3 ans, avec sa sœur Maria. Il porte des vêtements et des chaussures empruntés pour l’occasion.

Le sertao, disent les géographes, est le ” polygone de la sécheresse “. La saison des pluies y manque souvent ses rendez-vous ou les honore trop chichement. Les paysans tiennent bon en cultivant l’espérance à l’aide d’une formule rituelle : ” ça ira mieux demain, si Dieu le veut “ (” Se Deus quiser ! “). Jusqu’au moment où ils s’en vont vers les villes du littoral pour quelques mois, ou très loin du Nordeste, pour la vie.

Un beau jour de décembre 1952, lasse d’attendre la pluie et désireuse de retrouver son mari, Dona Lindu lance à ses enfants : ” Partons ! Quitte à mourir de faim, que ce soit à Sao Paulo ! “ Pour payer le voyage et la nourriture, elle a tout vendu : le lopin de terre, la jument, la montre, les gravures des saints et jusqu’aux photos de famille. Le départ a lieu à Garanhuns, la ville la plus proche, où le petit Luiz Inacio admire, pour la première fois, une bicyclette. Il n’avait jusqu’ici jamais quitté son village. Tout le monde s’entasse, avec une trentaine d’autres passagers, dans un pau de arara, une camionnette ouverte équipée de planches sans dossier en guise de sièges.

Cette éprouvante expédition s’achève treize jours plus tard à Santos, où Dona Lindu découvre que son mari a fondé un second foyer avec une cousine beaucoup plus jeune. Lula n’est pas tendre avec son père, mort indigent en 1978, gros travailleur mais infidèle et tyrannique : ” un puits d’ignorance “, ” un désastre “ qui ” aimait plus ses chiens que ses enfants “. A Dona Lindu, sa ” Mère Courage “, intrépide, généreuse et câline, il voue amour et gratitude infinis : ” Que serais-je devenu si elle ne nous avait pas arrachés à cette misère ? Un bon buveur d’eau-de-vie. Je serais mort depuis longtemps de cirrhose. “

LE SERTAO, ” TERRE EN TRANSE “

Lula est un fils déraciné du Nordeste. Il l’a quitté trop jeune et trop pauvre pour avoir hérité de son histoire et de sa culture. Il n’avait jamais ouvert ces petits livrets de poésie populaire – les folhetos de cordel – que leurs auteurs suspendent à une corde sur les marchés et qui transmettent la mémoire du sertao. Comme des millions d’enfants de migrants des années 1950, partis tenter leur chance vers les grandes villes du Sud, il se souvient surtout des privations et des souffrances subies par sa famille.

Le sertao a acquis ses lettres de noblesse grâce au livre d’Euclides da Cunha (1902) Os Sertoes (Hautes terres), qui relate la guerre menée contre les paysans pauvres de Canudos, révoltés dans un élan messianique et massacrés en 1897. Dans les années 1960, le cinéaste brésilien Glauber Rocha révèle au grand public l’univers de cette ” terre en transe “, rebelle et mystique, assoiffée de pluie et de justice. On retrouve dans ses films, lyriques et baroques, les personnages qui ont nourri les mythes du Nordeste : le coronel, grand propriétaire terrien, le cangaceiro, bandit de grand chemin ou le beato, prédicateur illuminé promis à une mort héroïque.

L’histoire du Pernambouc commence, loin du sertao, au bord de l’Atlantique, du côté d’Olinda puis de Recife, vers 1530. Elle se forge un peu plus tard avec le choix crucial et traumatisant de l’esclavage, dont les stigmates survivront à son abolition tardive par la ” loi dorée ” en 1888. En trois siècles de traite, sous l’empire de la monoculture coloniale – sucre puis café –, trois millions et demi de Noirs, venus de Guinée et d’Angola, arrivent au Brésil avec leurs coutumes, leurs croyances et leurs rythmes, et le transforment en un pays métis. Ils sont alors, selon un adage local, ” les pieds et les mains du Blanc “.

” C’est un passé qui joue sur nos nerfs “, notait Gilberto Freyre (1900-1987). Plus que tout autre, ce grand ethnologue, né à Recife, a étudié les rapports Noirs-Blancs au Brésil, notamment dans son chef-d’œuvre Maîtres et esclaves. Il a vécu un demi-siècle dans une maison patricienne de Recife que l’on visite religieusement entre des allées de livres. Sur son tombeau, au milieu d’un parc fleuri, est inscrite sa triple recette du bonheur : planter des arbres, faire des enfants, écrire des livres.

OLINDA, ” QUEL JOLI ENDROIT ! “

Lorsqu’il a débarqué en ” Nouvelle Lusitanie “ en 1537, au confluent des fleuves Beberibe et Capibaribe, le capitaine Duarte Coelho, dit la légende, s’est exclamé, admiratif : ” Oh ! Linda situaçao ! “ (” Oh ! Quel joli endroit ! “). Olinda était née. Première capitale du Pernambouc, elle s’effacera devant sa voisine Recife, pourvue d’un port naturel. Bien vu, capitaine ! Car avec ses huit collines – paraît-il –, ses rues pavées et ses églises blanches dans un écrin de palmiers, qui ont fait inscrire son centre historique au patrimoine de l’Unesco, Olinda, cinq siècles plus tard, continue de séduire.

Devant le couvent Sao Francisco, Severino se propose comme guide. Il est noir. Il a la quarantaine, un regard et des gestes doux. Il nous conduit vers son tableau préféré, une Cène au trait un peu naïf. L’artiste était africain et n’avait pas le droit de signer son œuvre. A la place de son nom, il a peint un chat. Près de là, Notre-Dame du Rosaire des Hommes Noirs était l’unique église ouverte aux esclaves et aux affranchis. Elle conserve ses statues de saints noirs. Lors du carnaval, on danse sur son parvis aux rythmes traditionnel du frevo ou du maracatu. Dans une rue d’Olinda, une plaque rappelle la ” résistance héroïque “ contre ” les envahisseurs criminels hollandais “, dont l’occupation (1630-1654) commença par l’incendie de la ville. Une seule église en réchappa : Saint-Jean-des-Militaires. A moitié désaffectée, elle a aujourd’hui un locataire permanent : Walter Freitas, peintre aquarelliste, botaniste et animalier. Il travaille et vit sous le clocher depuis treize ans, en compagnie de son chien. Comment a-t-il pu rester là si longtemps sans problème ? ” J’ai demandé à Dieu… et à quelques puissants. “

Véritable bijou baroque, Olinda - l'ancienne capitale du Nordeste brésilien - aime les fêtes. | D.R.
D.R. –
Véritable bijou baroque, Olinda – l’ancienne capitale du Nordeste brésilien – aime les fêtes.

L’AUTRE HÉRAUT DES PAUVRES

Comme la majorité des gens du Nordeste, Severino aime Lula. Du haut d’une colline, on aperçoit au loin Recife, son port et ses tours modernes alignées sur le front de mer. Severino pointe le doigt sur les quartiers populaires d’Olinda, la cité V8 et celle de Rosario, où se détache un lotissement de maisonnettes neuves aux couleurs vives : ” Lula se préoccupe des plus pauvres. Il avait promis ces logements. Il les a inaugurés il y a un mois. “ Et puis, argument suprême : ” Il est le premier président à être entré dans les favelas. “ Severino vénère un autre héraut des pauvres : Dom Helder Camara (1909-1999), ancien archevêque d’Olinda et Recife. Pendant soixante ans, il fut le défenseur des faibles, le pourfendeur des injustices, la voix – forte et chaleureuse – des sans-voix. Figure de proue de la ” théologie de la libération “, mais apôtre de la non-violence, Dom Helder a fondé plus de 200 communautés ecclésiales de base, pour que les plus démunis refusent la résignation et cessent d’être, selon son mot, des ” hommes cactus “. Severino appartient à l’une d’elles depuis son enfance, ce qui l’a sauvé, assure-t-il, des naufrages de la rue.

Adversaire virulent de la dictature militaire (1964-1985), Dom Helder en dénonçait sans relâche les méfaits sur les ondes de Radio-Olinda. Celui que ses ennemis appelaient ” le petit évêque rouge ” repose dans la cathédrale d’Olinda. En regardant Severino se recueillir devant l’austère tombeau de marbre gris gravé d’une colombe, on songe à la célèbre phrase du défunt : ” Quand je donne de la nourriture aux pauvres, on m’appelle un saint. Quand je demande pourquoi ils ont faim, on m’appelle un communiste. “ Lula ne lésine pas pour aider sa terre natale à réduire ses handicaps, au point qu’on le soupçonne parfois de favoritisme. Le Nordeste accuse un net retard en matière d’éducation sur les quatre autres grandes régions du Brésil. Un habitant sur cinq est analphabète, six élèves sur dix quittent l’école à 14 ans ou avant.

RECIFE, ” LE VENT EN POUPE “

Le Nordeste bénéficie donc en priorité du plus grand programme au monde de transfert d’argent au profit des déshérités : la bolsa familia (” bourse famille “). Ce mécanisme fonctionne selon un principe simple. L’Etat verse une aide mensuelle aux familles ” pauvres ” et ” très pauvres “, à condition que leurs enfants, s’ils en ont, soient scolarisés et justifient d’un carnet de vaccination à jour. Le montant de cette allocation varie en fonction des revenus de la famille et du nombre d’enfants à charge. En tout, 46 millions de personnes, appartenant à 12 millions de familles, profitent de la ” bourse famille “, soit un Brésilien sur quatre. Ce remède ponctuel et partiel contre la misère permet aux pauvres du Nordeste de devenir consommateurs. Il élargit surtout l’accès à l’éducation. Le programme échappe à la corruption et au clientélisme, même si quelques petits malins en abusent parfois. Ainsi a-t-on appris récemment que Billy da Silva Rosa, 4 ans, bénéficiaire depuis six mois de la ” bourse famille “, n’était autre qu’un chat, inscrit par un resquilleur. ” Billy ” est devenu le plus célèbre matou du Brésil.
Dans son bureau, au cœur du vieux Recife, Fernando Bezerra Coelho affiche sa satisfaction : ” Le Pernambouc a le vent en poupe. ” Secrétaire au développement économique de l’Etat, il salue l’avènement d’une ” nouvelle ère de prospérité “. Membre du Parti des travailleurs, fondé par Lula, il ajoute volontiers que l’impulsion politique du président y est pour beaucoup. Exemple : Lula a choisi de relancer avec vigueur, au sud de Recife, le complexe portuaire, industriel et pétrolier de Suape. Sa décision, susurre-t-on, ferait des jaloux à Salvador, capitale de l’Etat voisin de Bahia et éternelle rivale de Recife. De manière plus générale, en choyant le Nordeste, Lula rembourse une dette. Il lui redonne un peu de la richesse que plusieurs millions de ses enfants ont, en le quittant, apportée au reste du pays.

La vie de Lula est un roman. Ce sera bientôt un film. Lula, fils du Brésil, de Fabio Barreto, racontera ses trente-cinq premières années. Le scénario s’inspire d’une biographie, plutôt flatteuse, écrite à partir d’entretiens réalisés il y a quinze ans avec le futur président et plusieurs de ses proches. L’actrice Gloria Pires est Dona Lindu. Rui Ricardo Diaz incarne Lula adulte. L’acteur a surtout travaillé sa voix pour obtenir le timbre rauque qui caractérise celle de Lula. Un jeune comédien fera revivre le petit Luiz Inacio, cireur de chaussures le dimanche ou vendeur de tapioca. Le film sortira dans les salles le 1er janvier 2010, au seuil d’une année d’élection présidentielle. Cette saga édifiante devrait procurer une bonne publicité au parti de Lula, même si le chef de l’Etat, après deux mandats, ne peut lui-même se représenter.

SAO BERNARDO, AVEC LES “CAMARADES”

Chaque fois qu’il le peut, Lula quitte Brasilia pour passer le week-end dans son appartement de Sao Bernardo do Campo, dans la grande banlieue sud de Sao Paulo. De sa fenêtre, dans une grande tour blanche, il peut presque contempler les principaux lieux de ses combats syndicaux, à deux pas de la zone industrielle où s’alignent, entre deux rocades, les usines de montage automobile. A l’église Matriz, il organisait des réunions. L’évêque y a dit des messes pour sa libération lorsqu’il était emprisonné au plus fort des grèves de 1980. Au stade de la Vila Euclides, rebaptisé depuis ” stade du 1er-Mai “, il s’adressait, barbe noire et bras levé, à quelques milliers de ” camarades “. Un jour de 1979, il y tient meeting sur une tribune de fortune et sans sono. Ses mots d’ordre, qu’on n’entend qu’au premier rang, sont transmis de bouche en bouche jusqu’au fond du terrain.

Aujourd’hui, l’ancien métallo aime faire vibrer ses auditoires ouvriers du Nordeste en racontant une anecdote personnelle qui se passe en 1960. Il a 15 ans et termine son premier jour d’apprentissage dans une fabrique de vis, avec son bleu de travail presque immaculé. Comment sa mère, qui rêve de le voir devenir tourneur-mécanicien, pourrait-elle croire à son sérieux au vu de son vêtement trop propre ? Alors, il plonge les mains dans un bidon d’huile, les frotte un peu partout sur sa salopette et rentre à la maison plein d’orgueil.

Jean-Pierre Langellier – LE MONDE

15/03/2009 - 15:16h de sonho, medo e felicidade

Maioridade

Marisa Cauduro/Folha Imagem

O músico Jurandir Bueno, 62, com sua namorada, Sônia Arakaki, 62, bailarina

O velho-novo

Em um de seus poemas, Paulo Leminski fazia uma pergunta reveladora: “Que podia um velho fazer / nos idos de 1916,/ a não ser pegar pneumonia, / deixar tudo para os filhos / e virar fotografia?”.
No Brasil do ínicio do século passado, os tais velhos eram muito mais moços; a expectativa de vida ao nascer era de 34 anos. Em 2007, último dado disponível no IBGE, havia saltado para 72,6 anos. Longevidade, anticoncepcional, liberação sexual, divórcio e avanços da medicina tornaram obsoleto aquele velho precoce. Mudou tudo, inclusive os termos. Em vez do sexagenário aposentado (alguém recolhido a seu aposento), expressões mais fiéis, como terceira e quarta idades, que indicam uma sequência natural e mais vida pela frente.
Há um velho-novo nas ruas, e a Folha foi a campo, em pesquisa nacional inédita, para responder quem ele é, como vive e o que pensa.

Sensibilidade


Saúde e casa própria são as aspirações mais citadas; violência é o grande medo; maioria se diz feliz, mas acha que os outros não são (nem os jovens)

Rafael Andrade/Folha Imagem

Pescador desde 1955, Fernando Barros, o Maricá, completa 80 anos em abril, mas quer continuar pescando até os cem, “se Deus permitir”

MÁRIO MAGALHÃES – FOLHA SP

EM SÃO PAULO E NO RIO

Até onde mergulha a memória de Fernando Barros, o mar já engolfou dois companheiros seus, da colônia de pescadores do posto 6, no cantinho direito da praia de Copacabana.
Por pouco ele não fez companhia a bagres e badejos embaixo d’água. “Durante um temporal, com muito vento, eu fui parar lá em Niterói”, recorda. “A canoa virou duas vezes, desvirou e veio embora.”
De susto em susto, ele não se assusta mais. Nem no mar, nem na terra. “Não tenho medo de morrer, de ficar doente, de nada. Se ali é um perigo, eu digo: vou passar é ali.”
Com uma dupla de colegas, ele embarca antes das 6h em uma canoa movida a motor e volta cinco horas depois. De domingo a domingo. Está nessa lida desde 1959. Sua função é puxar, no braço, as redes e linhas que outrora capturavam 150 kg, 200 kg de pescado e que hoje só emergem com pouco mais de uma dúzia de exemplares.
Numa quinta-feira ensolarada de fevereiro, ele pescou a sorte grande: atracou na areia com seis peixes-enxada, seis tamboris, quatro linguados, três pargos brancos e uma arraia. No mês que vem, Barros, conhecido na praia como Maricá, completa 80 anos.
De cada três brasileiros com 60 anos ou mais, dois (67%) se comportam como Maricá e dizem não temer a própria morte. Em contraste com os jovens, somente 11% identificam sua morte como o maior medo –são 23% entre os que têm de 16 a 25 anos, segundo outra pesquisa, entre jovens, realizada no ano passado.
“Na hora em que a morte chega não há opção”, diz a dona-de-casa Maria Dulce dos Santos Silva, 62, moradora do bairro de Ermelino Matarazzo, na zona leste de São Paulo. “Da morte Eu tenho medo é da vida”, emenda o metalúrgico aposentado Paulo Pecoraro, 64, colega de Maria Dulce em aulas de violão oferecidas pelo governo do Estado.
“Tenho medo de violência e de ficar doente, na dependência de outras pessoas, a coisa mais triste que existe”, conta Paulo. Temores associados à violência constituem o maior medo (25%) declarado pelos idosos do país. Seguem os medos com problemas de saúde (18%) e a morte -17%, incluindo a de parentes. Declaram não ter medo 22%.
O comerciante aposentado Szaja Frank, 89, polonês radicado no Brasil desde 1948, foi vítima de assalto em sua loja poucos anos atrás. Seu medo maior “Ser assaltado.” Sua mulher, a dona-de-casa brasileira Brana Rubinsky Frank, 81, teme as enfermidades: “A gente vai dormir bem e tem medo de acordar com dor”.
Em uma manifestação de longevidade do amor, são quase 60 anos de casamento, Brana passou a despertar de madrugada para confirmar que o coração do marido batia -como pais costumam fazer com bebês. “Eu ficava tocando nele para ver se ele se mexia.”
Brana diz que a mania já passou, mas Frank revela que nem tanto. “Hoje eu fico deitado, e ela vem ver se eu estou dormindo.” Encontrando-os no passeio diário na praça Buenos Aires, em Higienópolis, reduto de classe média para cima, a preocupação soa exagerada. Soldado do exército soviético na guerra (1939-45), Frank ostenta boa forma.
Em outra praça, a “do Forró”, no bairro proletário São Miguel Paulista (zona leste de São Paulo), o segurança aposentado João Raimundo da Silva, 69, constata: “Quando eu era jovem não tinha nada. Hoje também não tenho nada”.
O tom de conformidade não lhe roubou os sonhos. Nenhum supera o de “ter uma casa”. Ele mora de favor com uma família, ganha o mínimo, poupa R$ 200 por mês e ignora quanto custa uma casa.
Sonhos associados à moradia são os principais dos brasileiros mais velhos (19%), ao lado de ter saúde ou recuperá-la (18%) e à frente dos anseios ligados à família (12%) -11% não cultivam sonhos. Conforme o Datafolha, a aspiração de possuir uma casa própria é a número um para 10% dos idosos e 10% dos jovens.
Em outro banco da “praça do Forró”, o vaqueiro aposentado Jaime Benigno Ribeiro, 69, amaldiçoa o infarto que o apeou da vida mais saudável. Ainda assim, como 2% das pessoas da sua faixa etária, seu sonho supremo é arrumar trabalho. “O negócio era uma fazenda para eu tirar leite.”
Sem saúde, com dinheiro escasso e viúvo duas vezes, Ribeiro desencantou-se: “Não tenho felicidade, não”. Ele forma a minoria: meros 2% dos velhos se dizem infelizes -20% afirmam-se mais ou menos felizes, e 78%, felizes.
Indagados sobre a felicidade alheia, contudo, sustentam que apenas 32% dos idosos brasileiros são felizes. Isso é, infelizes são os outros.
De volta da pescaria, Maricá relaciona sua felicidade à saúde. “Comigo é o contrário: se ficar parado uma semana, sinto o corpo todo dolorido.” Descarta pendurar os anzóis: “Se Deus permitir, sigo até os cem anos pescando. É tempo brabo, é temporal, é mar brabo, e a gente vai embora”.

o sonho da casa própria é bem maior entre elas 12%

entre os homens, não passa de 7%

quando a pergunta é sobre bens materiais, a situação se inverte: 12% eles x 5% elas

28% é o índice dos que sonham com saúde na faixa acima dos 75

34% das mulheres têm medo da morte, contra 30% dos homens

67% dos separados se dizem felizes, abaixo da média geral, de 78%

Intimidade

sexygenários

47% fazem sexo regularmente e, destes, 91% dizem nunca ter usado remédio para disfunção erétil

PAULO SAMPAIO
DA REPORTAGEM LOCAL

Do bolso do microempresário Nélson Oliveira, 66, não sai um tostão para comprar Viagra. E ele garante que, desde que se casou, há 48 anos, transa diariamente com a mulher. Ao lado, Néia, 65, só confirma. “É sim, é sim.”
Quando o assunto é desempenho sexual, com frequência se apela a uma testemunha –ainda mais quando quem fala é alguém do sexo masculino e de terceira idade.
Feitas as contas, Oliveira teve com a mulher 17.540 relações nesses quase 50 anos, pontual como um relógio cuco e sem ajuda química.
Esse índice de “abstenção zero” pode gerar polêmica, mas, a julgar pelo Datafolha, a vida sexual após os 60 é mais movimentada do que prega a maledicência popular, que costuma enxergar na terceira idade o fim do erotismo.
Quase metade dos idosos ouvidos na pesquisa declara ter relações sexuais –um quarto deles, uma vez ou mais por semana. Mesmo na faixa dos maiores de 75, 24% se revelaram sexualmente ativos.
Os mais afoitos podem dizer que, com o advento das drogas para disfunção erétil, agora é fácil. Só que 88% dos homens entrevistados dizem nunca ter usado remédio, embora até admitam alguma mudança no desempenho.
Exemplo: o músico Jurandir Bueno, 62, retratado na capa deste caderno com a namorada, a bailarina Sônia Arakaki, 62, jura que nunca tomou nada e que vai transar até o fim da vida; confia no próprio corpo, diz. Só faz uma ressalva: “O processo é demorado”. “Gosto de conhecer bem a pessoa, preciso estar envolvido. Não sou uma máquina!”
Jurandir “pesquisou” a bailarina durante quatro meses, até irem para a cama. “Eu também não estava com pressa. Com a idade, as coisas ficam mais tranquilas”, conta Sônia, que foi casada durante 20 anos e tem três filhos.

Reféns do machismo
Em qualquer faixa etária, é previsível uma dose de exagero ou, digamos, de inverdades sobre o desempenho sexual, afirma o geriatra Wilson Jacob Filho, colunista da Folha. Ainda mais quando mexe com alguns tabus da masculinidade. “O que se espera deles é que se mantenham viris, e os que não são suficientemente esclarecidos associam a dificuldade sexual à incompetência, e não a doenças como diabetes, hipertensão, depressão ou problemas na próstata.”
Jacob dá um exemplo de como a imagem é fundamental. “Quando o HC tinha o Laboratório da Impotência, atendia dez pessoas. Mudaram o nome para Laboratório da Disfunção Erétil, e o número de pacientes foi para uns 10 mil”, conta, rindo.
Na pesquisa Datafolha, a diferença de visão do sexo entre homens e mulheres revela um dado paradoxal: 74% dos homens afirmam ter vida sexual ativa, enquanto 76% das mulheres dizem exatamente o contrário. Considerando que o índice de casados de terceira idade é 47%, com quem eles transam?
Existem várias possibilidades, dizem os especialistas: sozinho (masturbação), com companhias eventuais ou usando outras formas de atingir o orgasmo, sem penetração peniana.
E as esposas “Muitas mulheres consideram sua missão sexual cumprida depois da procriação e acabam consentindo tacitamente que o marido se mantenha ativo”, diz Dorli Kamkhagi, da USP.
Embora faça questão de sexo, a cabeleireira Sônia Maria Gonçalves, 63, casada três vezes, três filhos, conta que, com a menopausa, dispensou temporariamente os “serviços” do segundo marido.
“Acabou a euforia. Ele foi o homem que mais me ensinou coisas, mas mesmo assim eu não queria saber de sexo. Até disse: ‘Pode procurar outra, que comigo não rola’.”
Há seis meses, Sônia descobriu um câncer de mama e retirou o seio direito, mas diz que isso não atrapalhou em nada o relacionamento entre ela e o atual marido, que tem 54 anos. “No começo fiquei constrangida, mas ele disse que isso era bobagem e pediu para ver o curativo.”
A palavra-chave é compreensão, define o empresário Wanderlei Marques, 62, casado há 32 anos. “Quando você é recém-casado, toda hora é hora. É aquela loucura. Mas, como a gente faz muitas vezes, a qualidade fica pra depois.”
Ele conta que, em todos esses anos, o período sexual mais difícil foi quando nasceu o primeiro filho. “A mãe, ali, é só da criança. Se você estiver com vontade, vai continuar.”
Wanderlei não se incomoda em dizer que usa remédio. “Não adianta dizer que a disposição sexual não cai com a idade. Por sorte, a medicina está a nosso favor.”
E manda seu último recado: “Não existe Viagra pra mulher. Então, se você toma o comprimido, mas ela está fria, não adianta nada”.

Leia a integra da pesquisa no caderno especial da Folha de São Paulo

14/03/2009 - 17:19h La memoria femenina en la narrativa

Nélida Piñon

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Fonte: www.galicia-hoxe.com

Tengo el gusto de prestar servicios en la literatura con memoria y cuerpo de mujer. Bajo la custodia de tiempos inmemoriales, me esfuerzo por buscar, entre tantas memorias, precisamente la memoria femenina. Intento saber con qué materia, con qué tejido, ella se fue fabricando. Esa memoria que, al fin de cuentas estuvo en todas partes, en todos los tiempos, desde la creación del mundo.

Esa memoria que, habiendo compartido intensamente la invención del lenguaje, se enriqueció con el misterio peculiar de su emoción. De una emoción marcada igualmente por el perenne mutismo histórico. Y que, incluso sin hablar, prácticamente afásica, iba acumulando la realidad, sin darle tregua.

Esa memoria femenina estuvo también presente en la Biblia. Se resintió con aquel Dios hebraico, del Antiguo Testamento, que al rechazar a la mujer, como activa interlocutora, le causó intenso pesar histórico. Una tristeza que, contraria a la tesis freudiana de que la mujer padece una nostalgia fálica, se origina en el hecho de haber sido, durante tantas veces, marginada en los episodios bíblicos. Como cuando Sara, cómplice esencial de Abraham, es apartada por Dios y por el marido de la Sagrada Alianza.

Esa memoria de la mujer estuvo en Troya, donde conoció al astuto Ulises. Cuando también presintió que el regreso del héroe al hogar, a Itaca, a los brazos de Penélope, se haría en medio de la adversidad e intensas aventuras…

Esta memoria, con el pretexto del amor, se cobijó en la tienda de Julio César. Bajo la lona, el soldado romano se despojó del manto del poder y de la ambigüedad, para disfrutar por momentos de su mortalidad.

Esa memoria arcaica lloró junto a Casandra, hija de Príamo, rey de Troya, cuyas profecías, condenadas al descrédito por un Apolo enamorado y rechazado, jamás fueron acatadas. Profecías que, por su carácter trágico, aún hoy son espinas en la trayectoria femenina. ¿Cómo podemos olvidar a una Casandra que, después de sucesivos fracasos se resigna finalmente a ingresar al palacio real de Micenas, en compañía de Agamenón, a quien fuera dada como despojo de guerra, incluso sabiendo, de antemano que ambos serían ejecutados por la vengativa Clitemnestra, y su amante Egipto?

Una memoria que, cercana a los dioses y a los oráculos de una Grecia mítica, archivó las evidencias de un mundo milenario, desordenado, y que osaba, continuamente al borde del caos. Observó, perpleja, la inexorable marcha de aquellas heterodoxias incipientes, el nacimiento de la insubordinación oficial.

Se inquietó a las puertas del oráculo de Delfos, de esta misma Grecia arcaica. ¿Cómo esta memoria aceptaría la consigna “conócete a ti mismo”, inscripta a la entrada del famoso templo, si le era vedada, en su condición de mujer, cualquier manifestación pública de duda, de réplica? Allí, no obstante, en el centro irradiador de los enigmas, se enfrentaría con Pitón, la mujer pitonisa bajo el aspecto de serpiente, pero a quien Apolo, ansioso por hablar a los hombres, había encargado desvelar el futuro. La voz femenina que llevará a la humanidad el peso de sus enigmas. Y que, tentada de competir con el dios Apolo, tal vez le alterará las palabras, engendrando otras en lugar de las que él le había dictado.

En esta época todavía, oscura y fascinante, esta memoria femenina conoció a la contradictoria Artemis, por señal hermana de Apolo. En su santuario sorprendió a la ambigua diosa, educadora, bárbara, cazadora al mismo tiempo; en ese recinto inaccesible, ella educaba a las niñas que le eran entregadas, hasta devolverlas, años después a la ciudad, al gineceo, al mundo masculino. A esta altura, domesticadas, estaban listas para renunciar a la rebeldía, a la insubordinación.

Una Artemis cuya autoridad avasalladora ordenaba el corte de raíz en los cabellos de las niñas la noche de bodas. Mediante tal acto de sumisión civilizadora, las jóvenes debían presentarse feas y despreciables a los ojos de los maridos, que mientras tanto, ostentaban esa noche cabelleras espléndidas, como símbolo de poder y belleza.

Esa memoria femenina pisó igualmente el piso sagrado, frecuentó templos, se apoderó del discurso con el cual se reverenciaba a los incontables dioses. Lideró, vestida también de blanco, el cortejo de los misterios de Eleusis. Hasta ser un día, expulsada de los servicios religiosos, separada del epicentro donde posaba el espíritu de Dios.

Quebrantada con tantos retrocesos, esta memoria recorrió enseguida, todas las geografías. Fue nómada, cuando la humanidad descubría la tierra. Conoció, sobre todo, los espacios de la casa. Confinada entre las paredes de la sala, de la cocina, de la alcoba, recogía diariamente, gracias a su empeño individual, las sobras de la historia que le acudían.

Sumisa a este largo destierro social, esta memoria femenina se fue volviendo una matriz generadora de intriga narrativa. Un poderoso albergue de la metáfora, del habla oral. Y cuanto más esta memoria se encerraba en los límites de lo privado, más uso hacía de los subterfugios de lo simbólico. Como si la mujer hubiese sido concebida expresamente para ser una naturaleza simbólica. Alguien que no pudiendo participar de manera activa de un cotidiano vasto y complejo, se convertía a lo largo de la historia, en un género que requería, a efectos de su identificación, de un difícil desciframiento poético. Además, al género femenino se le atribuía en la charla doméstica, único lugar de la crisis existencial, el uso abusivo de alusiones, insinuaciones, sugerencias, medias-palabras. Así como su inhabilidad de tramar un discurso directo, contundente, razón por la cual la acusaron de evasiva, astuta, siempre lista a tergiversar. Un perfil que los griegos clásicos consagran asociando la astucia a la figura femenina, vale decir, la “métis”. Una astucia de la cual la mujer dependía para hacer frente al opresivo predominio masculino, por su carácter político.

En aquellos tiempos pretéritos no le sobraban por lo menos, los recursos del arte de memorizar, de guardar el conocimiento existente. Ella no había aprendido, como lo habían hecho los aedos homéricos, verdaderos poetas de la memoria, a preservar con riqueza de detalles la narrativa de Homero. O, con los incas que, en la distante América, celosos de una memoria que no debía desvanecerse, crearon una casta, los amautas, cuyo deber era resguardar, a través de la memoria, la realidad y la historia de aquel imperio.

Impedida, pues, de escribir, de tener acceso a la cultura normativa, le faltó a la mujer inventar la realidad que le estaba faltando. Engendrar lo que desconocía, o lo que le llegaba a medias.

Con qué placer secreto esta mujer agregó a las aventuras que le traían a la casa, y de la cuales fuera excluida, otras peripecias que anhelaba vivir. Verdaderamente un ejercicio fecundo, pero frustrante, por medio del cual fue gradualmente componiendo la urdimbre básica de su memoria interior.

Lentamente, ella acogió en su psiquis individual y colectiva la versión que tenía de lo cotidiano familiar. De un cotidiano íntimo y modesto y que transcendía la índole social que el estamento masculino le había reservado. Mientras tanto al asomarnos sobre la génesis de esta memoria, o de todas las demás memorias, fatalmente nos proyectamos a tiempos inaugurales. Vale decir, a un periodo nebuloso en que la aflicción y la inseguridad humanas engendraron dioses, leyendas y mitos, como forma de soportar el misterio denso en el cual estaban todos inmersos.

Es en este marco mitológico que surge Mnemósines, ilustre diosa del Panteón griego, a quien es concedido el don de memorizar. El poder de sembrar entre los mortales, la memoria predestinada a no olvidar nada.

No obstante diosa, su condición de mujer vincula la memoria al universo femenino. Garantiza a esta especie, inhibida de tantos derechos, la convicción de que a pesar del exilio social que sufría, disfrutaba plenamente de las prerrogativas inherentes a la memoria.

Mnemósines encarna esta época de fundación del imaginario humano. Además de retener los acontecimientos humanos, ella hereda del hermano, Cronos, el sentimiento del tiempo. Él le enseña, pues, los beneficios y los desastres derivados del imperceptible pasaje del tiempo por la vida de los mortales. A quien cabe incluso, entre tantas funciones, consignar nacimientos, muertes, el paso de las estaciones. En especial señalar los pasos de la edad, volverse la antesala de donde se aguardan las señales de la muerte.

Con tales instrucciones, la diosa viaja por los intersticios del tiempo y de la historia. Se presenta en los actos que dieron principio al mundo. Además de dominar memoria y tiempo genera ahora nueve hijas, intituladas Musas, con la virtud esencial de inspirar el camino del arte.

En medio de este cúmulo de coincidencias, una simetría casi insostenible, ella convierte a Orfeo, su nieto, poeta de los cantos órficos. Tal vez le enseñe el trato poético con las palabras, que carecen de cuidados. Estas palabras que, banales por nacimiento, lucen vestimentas diáfanas, cuando adquieren brillo, se vuelven un adorno poético que se aplica a las acciones humanas.

Texto publicado en la revista “Diógenes”, edición 201. Revista trimestral publicada bajo los auspicios del Consejo Internacional de Filosofía y Ciencias Sociales y con la ayuda de la UNESCO. Versión en Español editada en el Centro de Estudios Avanzados de la Universidad Nacional de Córdoba, con la dirección de Francisco Delich y el aporte de la Secretaría de Cultura de la Nación en la traducción de los textos.

11/03/2009 - 16:33h Estupra, mas não aborta

MARCELO COELHO

FOLHA SP



A atitude desse arcebispo é tão estreita e sem caridade, que fica até vulgar criticá-la


BOMBAS DE fragmentação, também chamadas de “cluster” ou bombas-cacho, funcionam assim. Você lança uma bomba sobre uma área mais ou menos indefinida, uns quatro campos de futebol, digamos. Pontaria não é o importante.
O objetivo não é destruir um alvo muito específico, como um centro de atividades terroristas, uma ponte, ou uma fábrica de armamentos no país inimigo.
A bomba que você lançou -pode ser chamada de “bomba-mãe”- dá à luz centenas de bombas menores, que se espalham pela região, como se fossem uma chuva de granadas.
Como ninguém é perfeito, muitas dessas “granadas” ou submunições não explodem na hora certa e ficam no solo, à espera de que uma criança invente de tocar nelas. De modo que a região se transforma num verdadeiro campo minado.
Leio que, segundo a Cruz Vermelha, há 400 milhões de pessoas vivendo em terrenos semeados com essas bombas.
O Brasil é um dos países que produzem, estocam e exportam esse artefato bélico.
Por isso mesmo, o Brasil participou apenas como observador de uma convenção internacional no ano passado, na Noruega, em que 94 países assinaram um tratado para banir essas bombas.
Não creio que qualquer nação do mundo possa reivindicar foros de santidade em questões de defesa militar. Mas o Brasil até que tem um currículo razoável, se comparado a muitos outros países.
Acontece que as tais bomba “lança-granadas” são produzidas aqui. E exportadas, pelo que se sabe, a países como Irã e Arábia Saudita. O Brasil ficou, portanto, sem assinar nada. Isso foi em dezembro.
Mais informações no site da ONU www.mineaction.org e também em www.clusterconvention.org. Este último site afirma, aliás, que na próxima quarta-feira, 18, há mais uma chance para assinar o tal tratado. Um evento com esse objetivo será realizado na sede da ONU, em Nova York.
Bem que o arcebispo de Olinda e Recife, dom José Cardoso Sobrinho, poderia aproveitar o embalo dos últimos dias e excomungar os produtores brasileiros dessas tais bombas de fragmentação.
Na pessoa do presidente da Comissão Pontifícia para a América Latina, o cardeal Giovanni Re, o Vaticano manifesta seu apoio ao arcebispo de Olinda e Recife, que excomungou a mãe de uma menina de nove anos, grávida de gêmeos após ter sido estuprada pelo padrasto. A mãe da menina autorizou o aborto. Os médicos que o fizeram foram excomungados também.
A atitude desse arcebispo é tão estreita e sem caridade, que fica até vulgar criticá-la como merece. Mas quando leio que o padrasto, o homem acusado de estuprar a menina, não foi excomungado, não resisto à tentação.
Assim como se martelou muito a frase de Maluf sobre o “estupra, mas não mata”, bem que dom José mereceria ser celebrizado pelo “estupra, mas não aborta”.
Não vou discutir a questão do aborto neste espaço. Uns serão contra com motivos importantes, outros, como eu, são a favor de sua legalização.
Mas veio de um padre, evidentemente contrário ao aborto, uma atitude mais bonita nesse episódio. Márcio Fabri dos Anjos, que é também professor de bioética, declarou na TV outro dia que “a primeira palavra que eu esperava ouvir da Igreja é a de que Deus está do lado de quem sofre”. A própria nota oficial da CNBB mostra atitude mais hábil e reflexiva que a do arcebispo.
Afinal, por que não ouvir, dialogar e consolar, antes de condenar?
Fora da discussão do aborto, o que mais me incomoda é a “pauta”, como se diz em linguagem jornalística, que a hierarquia católica segue na maior parte do tempo.
Parece que tudo se resume a condenar a camisinha, no lado conservador, ou discutir a privatização da Vale do Rio Doce e a Alca, no campo da esquerda.
Lideranças católicas no Brasil teriam muitos outros assuntos a tratar. Por que não reclamam, por exemplo, de coisas como a propaganda de cerveja na televisão ou da exposição das crianças ao consumismo desenfreado?
Em casos como esses, fugiriam de uma teimosia doutrinária quase talebânica e poderiam construir algum consenso, para variar um pouco. E, já que se trata de defesa da vida, podiam pensar nas bombas que o país produz, em vez de condenar a mãe de uma menina de nove anos estuprada pelo padrasto.

coelhofsp@uol.com.br

09/03/2009 - 16:31h Os excomungados

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Cláudio Gonçalves Couto – VALOR

O noticiário da semana que passou ficou marcado pela polêmica travada em torno do aborto legal dos fetos gêmeos de uma menina de apenas nove anos de idade, sistematicamente violentada pelo padrasto, que acabou por engravidá-la. O evento, por si só, já seria suficiente para suscitar a atenção da opinião pública e do público em geral, tendo em vista o horror que justamente provocam na sociedade violências física e moral do tipo a que foi submetida essa criança. Ademais, a solução do aborto, embora legal, aparece como também socialmente controversa em virtude das convicções e dúvidas que muitos alimentam em torno dela em decorrência de suas crenças religiosas, científicas ou simplesmente humanitárias.

O ápice da polêmica, contudo, deveu-se às declarações do arcebispo de Olinda e Recife, D. José Cardoso Sobrinho. O religioso veio a público dar conta de que seriam excomungados não só todos os membros da equipe médica envolvida com o procedimento abortivo, mas também a mãe da criança – que se recusou a ouvi-lo, apesar das tentativas que fez de contatá-la para convencê-la de que sua filha deveria levar a gravidez até o fim, a despeito dos riscos que tal opção comportava. No entendimento da Igreja, os riscos da sobrevivência da menina não justificariam o aborto.

Mas que significado tem a excomunhão? Ao excomungar os profissionais de saúde e a mãe da criança, a Igreja Católica colocou-os para fora de sua coletividade. A razão para isto foi o desrespeito por parte dessas pessoas, supostamente católicas, a algumas de suas normas fundamentais. Da mesma forma que partidos expulsam de suas fileiras correligionários infiéis que tomam posicionamentos públicos inconsistentes com as diretrizes da legenda, igrejas defenestram seguidores que não se mostraram suficientemente fiéis. Cada organização procura assegurar a disciplina de seus componentes lançando mão dos recursos que tem à mão. E uma vez que as normas da Igreja são claras a este respeito, estipulando a sanção terrena do expurgo para determinadas transgressões, dentre as quais figura todo e qualquer aborto, não teríamos por que nos surpreender com a medida anunciada pelo arcebispo. Ela é consistente com posições que a Igreja Católica vem enfaticamente defendendo nos últimos anos.

O estupor social diante da excomunhão, contudo, é causado por dois fatores. Em primeiro lugar, porque o posicionamento de boa parte da sociedade sobre um caso como este dista bastante daquele da Igreja. Para parte considerável da opinião pública e do público em geral (assim como para a lei brasileira), justifica-se o aborto em alguns casos, dentre eles o da gravidez provocada por violência sexual. O fato de se tratar de uma criança de menos de 10 anos apenas reforça esta percepção. Por isto, a posição inflexível da Igreja é notada por muitos como uma insensatez obscurantista, um sinal de draconiana insensibilidade diante do sofrimento da criança e das consequências que não somente a violência sofrida até aqui lhe causou, mas que poderia ainda lhe provocar a continuidade da gestação. Noutros termos, o primeiro problema é a distância entre o que pensa a Igreja e o que pensa considerável contingente da sociedade contemporânea.

O segundo fator é a percepção que tem a sociedade do estigma de quem carrega a pecha de “excomungado”. Em entrevista à “Folha de S. Paulo” de sábado, o arcebispo indicou que o delito cometido pela equipe médica e pela mãe da criança é, segundo as normas da Igreja, pior do que aquilo que fez o padrasto da vítima: estuprá-la. Ou seja, se merece se tornar um excomungado quem pratica – aos olhos da Igreja – um crime maior do que matar e estuprar crianças, entende-se que os excomungados devem ser gente realmente detestável, pior do que os pedófilos e assassinos. Não é à toa que o termo “excomungado” tornou-se um xingamento comum na linguagem popular, disparado contra aqueles que nada valem. Assim, quando um representante da Igreja anuncia a excomunhão de pessoas que – aos olhos de grande parte da sociedade – fizeram o certo, e ainda defende que o “crime” do aborto é pior do que o estupro de uma criança por um familiar, pode-se imaginar a indignação que causa. Vale dizer que a própria CNBB procurou depois esclarecer que a excomunhão foi automática, tendo D. José Cardoso apenas comunicado o ocorrido.

O irônico desta história é que a excomunhão num caso como este pode simplesmente ser inócua. A razão é que alguns dos excomungados talvez sequer sejam mais membros da comunhão da qual se procura exclui-los. Segundo o Censo de 2000, 73,5% dos brasileiros eram católicos. Hoje este número deve ser ainda menor, tendo em vista o crescimento das igrejas evangélicas e dos brasileiros sem religião, sempre em sacrifício do número de católicos – segundo o Censo, estes eram 83,5% em 1991, indicando declínio de seguidores da ordem de 10% em menos de 10 anos.

Além disto, muitos dos autoproclamados católicos brasileiros são na realidade fiéis ao estilo do presidente Lula, amargamente criticado pelo arcebispo pernambucano. Como Lula, eles não consideram que a Igreja esteja sempre certa, optam por seguir um modo de vida pouco afeito ao que preconizam as normas católicas (sem que se sintam culpados por isto) e não são praticantes. Em suas vidas a religião é muito mais um espaço de eventual refúgio emocional e lócus para o cumprimento de convenções sociais (como o batismo e o casamento), do que uma rígida referência para a ação e o julgamento moral. Não é à toa que nos jornais desta semana podiam-se ler cartas de indignados leitores que se declaravam católicos e, ao mesmo tempo, condenavam veementemente a posição da Igreja. Esta deve seguir sendo a tônica reinante. Outros eram ainda mais assertivos: afirmavam que, em virtude do posicionamento oficial da Igreja, optavam por abandoná-la. Noutras palavras, promoviam a voluntária auto-excomunhão.

Em resumo, a excomunhão não deve ser motivo de estranhamento por parte daqueles que divergem das posições da Igreja. O problema, na realidade, não está aí. Está, isto sim, na distância entre o que prega a Igreja e o que acredita boa parte da sociedade – em particular, muitos de seus presumidos seguidores. Portanto, o número de excomungados deve continuar aumentando – em muitos casos, por conta própria.

Cláudio Gonçalves Couto é cientista político, professor da PUC-SP e da FGV-SP. O titular da coluna, Fábio Wanderley Reis, está em férias

E-mail claudio.couto@pucsp.br

07/03/2009 - 18:38h É justo questionar dogmas católicos

A Igreja Católica é composta por homens e mulheres de carne e osso. Como toda instituição viva, seus dogmas merecem contestação de quem pertence aos seus quadros, de quem já pertenceu e de que não pertence. Os de fora têm o direito de opinar sobre as decisões de uma instituição poderosa e que influencia o debate público no mundo inteiro.

No Brasil, há separação entre Estado e igreja. Apesar disso, os religiosos se julgam no direito de criticar decisões legais, como o aborto de uma criança de 9 anos que foi estuprada. Ora, se podem meter o bedelho nas regras do Estado laico e democrático, podem também ouvir críticas a seus dogmas.

Nesse contexto, é absurda a excomunhão dos médicos e da mãe da menina estuprada pelo padrasto. Pior, o arcebispo de Olinda e Recife, dom José Cardoso Sobrinho, disse que aborto é pior do que estupro. Os idiotas da subjetividade vão dizer que é assunto da Igreja Católica e ponto final. No direito canônico, o aborto é mais grave que o estupro. Quem é católico que se acomode, e os incomodados que se retirem.

Esse discurso serve a um conservadorismo anacrônico que afasta cada vez mais a Igreja Católica do cotidiano de seus seguidores. É um erro considerar um meio católico ou um mau católico quem apoia a decisão de abortar na circunstâncias em que se encontrava a menina de 9 anos. Ela pesa 30 quilos. Sua gravidez poderia matá-la. A lei brasileira permite aborto em caso de estupro e quando se coloca em risco a vida da gestante.

Há outro agravante: a menina é de um região pobre do Nordeste, na qual o peso dos valores religiosos é maior do que em outras partes do Brasil. Uma condenação da Igreja Católica soa a uma espécie de sentença de morte religiosa.

É uma pena que a Igreja Católica tenha abandonado a opção preferencial pelos pobres. O homem que deu início à caminhada dessa instituição milenar teria reparos a fazer à turma de Bento 16.

Mais debate

A briga é meio perdida, mas é preciso discutir a ampliação do direito ao aborto num país em que isso é questão de saúde pública. A mulher deve ter o direito de decisão. Legalizar mais amplamente o aborto, com limite até determinado tempo de gestação, não vai obrigar ninguém a tirar filho da barriga.

E-mail: kennedy.alencar@grupofolha.com.br


Kennedy Alencar, 41, colunista da Folha Online e repórter especial da Folha em Brasília. Escreve para Pensata às sextas e para a coluna Brasília Online, sobre bastidores do poder, aos domingos. É comentarista do telejornal “RedeTVNews”, de segunda a sábado às 21h10, e apresentador do programa de entrevistas “É Notícia“, aos domingos à meia-noite.

06/03/2009 - 11:49h Planos de estímulo podem aumentar aquecimento global

 

AP

Steve Howard, do Climate Group: “Se a crise financeira produziu algo, foi a noção de US$ 50 bilhões parecem pouco”

Fiona Harvey, Financial Times – VALOR

Os planos de estímulo econômico que estão sendo implementados em todo o mundo poderão impor aos países um crescimento rápido das emissões de gases que provocam o efeito estufa, anulando em parte as iniciativas verdes neles incluídas. É o que apontam algumas análises.

Os pacotes de corte de impostos, créditos e gastos extras têm sido propagandeados por suas credenciais ambientalistas pelos governos que os estão propondo, mas um exame mais detido mostra que os “gastos verdes” respondem por apenas uma pequena parte das iniciativas maiores.

“Essa é uma oportunidade que aparece uma vez na vida e que está sendo mal aproveitada”, disse Ben Stewart, porta-voz do Greenpeace, grupo internacional de defesa do ambiente.

Boa parte dos gastos irá para projetos que, na realidade, incrementarão as emissões de poluentes, como novas estradas ou usinas de eletricidade alimentadas a combustíveis fósseis, ao passo que muito pouco dinheiro será dedicado a projetos geradores de baixo teor de carbono para que produzam uma diferença real, acreditam especialistas.

Por exemplo, Barack Obama, o presidente dos EUA, deseja que US$ 27 bilhões sejam gastos em novas rodovias, o que elevará as emissões do tráfego. Embora algumas verbas serão gastas no desenvolvimento de veículos que emitem baixos teores de carbono, como carros elétricos ou a hidrogênio, os benefícios ganhos serão superados pelas emissões geradas pelos carros adicionais movidos a gasolina.

Esses aumentos nos gastos governamentais em atividades altamente emissoras de carbono são uma grave ameaça, segundo um número crescente de economistas, políticos e grupos de defesa do meio ambiente.

Eles estão preocupados com o fato de que – por não “pintar suficientemente de verde” as enormes propostas de expansão fiscal – o mundo estará condenado a décadas de crescimento econômico com altas emissões de carbono, prometendo um desastre para o planeta.

Andy Atkins, diretor-executivo da ONG ambientalista Friends of the Earth, diz que os governos precisam empenhar-se mais para evitar aprisionar a economia mundial em décadas de crescimento com altos teores de carbono. “Necessitamos ações verdes urgentes e abrangentes; chega de intenções e palavreado vazios.”

O Programa Ambiental da Nações Unidas (ONU) estima que apenas a Coreia do Sul está hoje gastando o suficiente de seu estímulo em investimentos verdes para reduzir os custos futuros das mudanças climáticas.

O Japão e a Índia gastarão verbas insignificantes em investimentos verdes como energia renovável, eficiência energética e tecnologias que emitem baixos teores de carbono.

Tóquio dedicará 2,6% de seus gastos em investimentos verdes, principalmente eficiência energética em edifícios, de um pacote total de estímulo de US$ 486 bilhões, segundo uma análise do HSBC.

Nova Déli não tem planos para gastar um centavo sequer de seu pacote fiscal de US$ 14 bilhões em atividades visando reduzir as emissões de carbono.

A mesma análise sugere que a China gastará 38% de seus US$ 586 bilhões em temas verdes. Entretanto, a dimensão e os detalhes do estímulo chinês ainda não estão claros, e muitos economistas acreditam que o impacto verde será muito mais modesto e poderá ser mais que compensado por projetos de infraestrutura poluentes.

Com base nos planos atuais, a Europa e os EUA estão um pouco mais bem posicionados do que a Ásia em termos de proteção ambiental.

Obama acenou com a perspectiva de milhões de novos empregos de “colarinho verde”, em atividades como a reforma de edifícios federais para dotá-los de maior eficiência energética, e para renovar as envelhecidas redes de transmissão de eletricidade no país. Segundo o HSBC, cerca de 10% das propostas isenções tributárias, gastos extras e outros incentivos propostos nos EUA podem ser classificados como verdes.

França e Alemanha estão dando o exemplo na Europa, sendo que 20% dos US$ 34 bilhões do pacote francês e 13% do pacote alemão focados em setores cujas emissões contêm baixo teor de carbono. No Reino Unido, onde ministros prometeram centenas de milhares de novos empregos verdes, cerca de 7% irão para bens e serviços ambientais.

Por seu turno, a Itália canalizará apenas 1% de seus planejados US$ 100 bilhões para iniciativas verdes e a Polônia, altamente dependente de eletricidade à base da queima de carvão, não planeja incluir qualquer item verde em sua agenda de estímulo.

Nicholas Stern, ex-economista-chefe do Banco Mundial que escreveu o histórico estudo que concluiu que os custos de enfrentar as mudanças climáticas seriam muito menores do que os custos de nada fazer contra o aquecimento mundial, liderou as exortações em defesa do posicionamento de iniciativas verdes no cerne das iniciativas mundiais de estímulo.

Ele disse: “É vital que esses investimentos não se fixem durante muitas décadas mais a uma insustentável economia baseada em altas emissões de carbono”.

Os investimentos em tecnologias com baixas emissões de carbono melhorariam as perspectivas econômicas mundiais de longo prazo, disse ele. “Se vamos promover essa expansão, analisemos qual será a história futura de crescimento. Crescimento com baixas emissões de carbono será a única história de crescimento do futuro”.

Stern calcula que os governos precisam gastar US$ 400 bilhões em iniciativas verdes para cumprir os cortes de emissões exigidos e ajudar a recuperar economia mundial.

Somente se os gastos forem centrados em tecnologias com baixas emissões de carbono, o mundo escapará às perspectivas de intensificação das emissões por muitos anos à frente, e de, “assim, ter de gastar muito mais no futuro para trazê-las de volta para níveis seguros”, disse Lord Stern.

Apesar disso, as companhias verdes estão, de modo geral, esperançosas em relação aos pacotes, e é fácil ver porquê. A ordem de grandeza das verbas contempladas nos planos de estímulo são enormemente maiores do que os valores dedicados a subsídios verdes e outros incentivos governamentais em anos recentes.

“Se a crise financeira produziu algo, foi a noção de US$ 50 bilhões parece pouco”, disse Steve Howard, do Climate Group, influente organização que se empenha em articular empresas para combater as mudanças climáticas.

Assim, ainda que uma proporção dos pacotes de estímulo propostos fosse gasto em projetos como o de geração de eletricidade mais renovável, eficiência energética e desenvolvimento de tecnologias com baixas emissões de carbono, isso representaria um enorme crescimento para as companhias envolvidas em tais planos.

Pavan Sukhdev, um executivo bancário sênior do Deutsche Bank que trabalhou com ideias verdes na ONU, disse: “Investimentos logo estarão sendo reinjetados na economia mundial. A questão é se serão destinados à velha economia extrativa de curto prazo do passado ou a uma nova economia verde”.

(Tradução de Sergio Blum)

15/02/2009 - 19:35h Sobre os prémios World Press Photo 2008


Yannis Kolesidis/Reuters, Grécia, 2º prémio People in the News

O crítico do Público Eduardo Cintra Torres é um espectador atento à criação fotográfica contemporânea e ao fotojornalismo em particular.
Eis o texto que escreveu para o Arte Photographica sobre os prémios World Press Photo 2008 ontem divulgados:

Não há luz ao fundo da porta do fundo das nossas casas

O Iraque e o Afeganistão desapareceram dos prémios World Press Photo relativos a 2008. Não há entre as fotografias premiadas nada da guerra no Iraque (mas ainda há guerra no Iraque? Esta semana, em Badgad, o movimento do anti-american radical cleric Al-Sadr, como lhe chama a imprensa americana, patrocinou uma boa exposição de pintura contemporânea iraquiana). Do Afeganistão, nada também. E do Médio Oriente, onde ocorreram duros combates entre Israel e o Hamas, chega apenas uma fotografia, anterior ao conflito. É uma imagem de perturbadora beleza: quatro manifestantes palestinos procuram abrigar-se debaixo de uma oliveira isolada enquanto pelo chão se espalha uma nuvem de gás lacrimogéneo; a mancha branca do gás é bela, igual aos farrapos de nuvens verdadeiras no céu azul com que parece misturar-se, o nevoeiro lacrimoéneo quer esconder o mal que alberga; e a oliveira, tão bonita, símbolo de paz, no meio da pequena clareira onde o gás ainda não chegou, parece o antídoto contra o gás venenoso, mas, na sua velhice, enrosca-se em si mesma, dando um movimento adicional à imagem que nos diz como a paz é torta e difícil naquele lugar. A fotografia não ganhou o primeiro prémio, nem as fotografias do conflito mais ilustrado deste ano, o da guerra na Geórgia, que aos tanques e militares preferiram gente que chora mortos: o fotojornalismo, como a pintura desde pelo menos a Segunda Guerra Mundial, não quer saber de vitórias militares, apenas vê derrotas humanas.

É o caso das guerras tribais no Quénia, que motivaram imagens premiadas, fotografias extraordinárias que mostram que não há ali diferença entre vencidos e vencedores, os que matam e os que morrem são intermutáveis, é terrivelmente difícil sentir pena, apenas se sente horror pelo grau zero a que chega o valor da vida: aquela criança que à porta de casa agita as mãos quando chega o assassino de cacete na mão tem o horror da morte espelhado no gesto.

Há ainda outras guerras destacadas pelos prémios deste ano. São as guerras da natureza contra o homem, a que chamamos catástrofes naturais: um terramoto na China premiou um instantâneo com o primeiro lugar nessa categoria e originou um outro segundo prémio para uma fotografia que parece caótica por nos transmitir o caos da destruição em Beichuan; um ciclone em Myanmar arrancou o terceiro prémio de reportagem; um vulcão no Chile transmitiu toda a beleza da explosão ao primeiro prémio na categoria Natureza. Há também as guerras nas favelas, as guerras de gangues, o terrorismo em Bombaim. E sobra sangue: sangue no desporto (no judo, no boxe), sangue nos chãos de zonas de conflito e sangue que escorre debaixo da manga dum manifestante em Atenas, numa fotografia de impressionante composição: em primeiro plano, à direita, a manga dum blaser, o sangue que escorre pela mão, a mão que segura um dossiê, mão de professor. À sua frente, os escudos da polícia de choque: o sangue é o índice da violência e da irredutibilidade das posições.

Todavia, dentre todas as imagens, o júri escolheu para fotografia do ano a imagem de um polícia dentro de uma casa desocupada. Ele está armado, aponta a arma para uma divisão da casa que não podemos ver. O chão da divisão em que nos encontramos com ele está caótico: caixotes espalhados, lixo, papéis, mobílias velhas. Na parede ao fundo, um aplique torto; na casa de banho pela porta aberta em frente, a mesma desarrumação. Só a legenda nos pode explicar esta imagem marcada por uma violência que já passou (a desarrumação) e por uma violência que poderá chegar (o polícia que se precavê de arma apontada). Esta guerra é outra, diz a legenda: “Economia dos EUA em Crise: depois dum despejo, o detective Robert Kole tem de garantir que os moradores saíram da sua casa. Cleveland, Ohio, 26 de Março”.

Esta guerra chegou ao interior dos Estados Unidos. É mesmo uma guerra, vê-se os indícios dela. E é um drama, vê-se pela composição: a parede do fundo é como um pano de teatro paralelo aos espectadores (nós que vemos a fotografia), há portas como no teatro, há um movimento subtil do polícia, como os dos actores no palco. Há suspense: que poderá acontecer na outra divisão da casa? Estará alguém lá? Imaginamos que a família saiu, de rastos pela miséria que sobre ela se abateu, e vingando-se, deixando o lixo para quem vier a seguir: mas será que a família desesperada se esconde ainda no quarto ao lado?

A composição como de um palco de teatro favorece a organização harmónica, fornecendo a compreensão estética que compensa o caos dos elementos soltos. E essa harmonia é reforçada por um elemento paradoxal: o polícia, que parece estar do lado direito da imagem, por já ter ultrapassado a porta do fundo, está afinal exactamente no centro geométrico da imagem: o colt que traz à cintura marca o ponto em que as diagonais se intersectam.

Lemos as imagens da esquerda para a direita, e aqui essa narrativa só nos promete incerteza e a hipótese de conflito e de medo. Como nos quadros, a luz vem da esquerda, do passado, dos tempos alegres em que a família viveu nesta casa; a escuridão está à frente do polícia e por isso à nossa frente, do lado direito, é o negro para lá da porta, o Adamastor da crise. É para lá que o polícia aponta a arma: para o futuro, para a crise, para uma guerra em potência dentro das nossas casas — aquele vazio negro é o túnel sem luz ao fundo que nos ameaça a todos. Esta fotografia é um ícone da crise que chegou, da crise que está, da guerra das famílias contra a crise, o Adamastor, o monstro negro. É o ícone do fim da era Bush e das suas guerras pelo mundo fora, é o ícone do início da era Obama, da guerra interior com que se vêem a braços milhares de milhões de famílias, empresas, polícias e policiados da América e de cada país do mundo.

Eduardo Cintra Torres

11/01/2009 - 17:05h O tédio

La epidemia del aburrimiento

Lo consideran el mal por excelencia del hombre de hoy. Quien lo padece, siente el vacío abrumador de la vida. ¿Aceptarlo o huir?

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Humano, demasiado humano
Muchos lo consideran el mal por excelencia del hombre de hoy. Quien lo padece, siente el vacío abrumador de la vida. Para huir de él, algunos se alienan con el trabajo, y así se ganan, a la vez, aprobación social y desdicha; otros creen que la solución es satisfacer los deseos, pero pronto advierten que el deseo asegura el infierno. Heidegger piensa que aburrirse hace tomar conciencia de que se tocó fondo y permite así alcanzar la autenticidad. ¿Habrá que aceptar ese molesto estado de ánimo?

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Por Diana Cohen Agrest Para LA NACION – Buenos Aires, 2009

Cómo se nos habrá hecho carne que hasta Kierkegaard hace del aburrimiento la piedra fundacional de la Creación, imaginando que “los dioses estaban tan aburridos que entonces crearon a los seres humanos”. No sólo los dioses. También “Adán estaba aburrido porque estaba solo, entonces crearon a Eva. Desde entonces, el aburrimiento ingresó en la Creación”. Nietzsche no le fue en zaga cuando, con su demoledor sarcasmo, sugirió que en su descanso sabatino Dios se habría aburrido espantosamente. Y Kant aportó lo suyo cuando, a modo de consuelo del devenir de la historia misma, advirtió que, de permanecer en el Paraíso, Adán y Eva se habrían aburrido soberanamente.

Tantas citas ilustres prueban que, parafraseando a Camus, si hay un problema verdaderamente filosófico, es el del aburrimiento. Raramente reconocido en su magnitud, el tema no suele ser un objeto de reflexión de la filosofía académica ni del común de los mortales. Se trata, sin embargo ,de una experiencia inescindible de la existencia humana.

También la escritura en torno al aburrimiento corre el riesgo de resultar, precisamente, aburrida. Sin embargo, la histórica y sospechosa omisión de este asunto nos convoca a su examen: ¿Qué es? ¿Cuándo aparece? ¿Por qué aparece? ¿Por qué nos afecta? ¿Cómo nos afecta?

Aun cuando, por una suerte de reduccionismo, rotulamos con la etiqueta de “aburrido” todo aquello que no despierta nuestro interés, lo cierto es que convivimos con el aburrimiento de una manera tan atroz como imperceptible, como con “una especie de polvo. Uno va y viene sin verlo, un respira en él, uno lo come, lo bebe, y es tan fino que ni siquiera cruje entre los dientes. Pero si uno se detiene un momento, se extiende como una manta sobre el rostro y las manos”, en la descarnada descripción que de él hace Georges Bernanos en su Diario de un cura rural . El aburrimiento se apodera de nosotros, penetrando en cada intersticio con la sutileza de un escalpelo en manos de un hábil cirujano y termina por ser vivido como una compañía tan fastidiosa como irreconocible.

El aburrimiento irrumpe cuando el deseo se divorcia de los hechos, en pocas palabras, cuando no podemos hacer lo que queremos hacer o cuando debemos hacer aquello que no queremos hacer. Pero también se cierne, amenazador, cuando no tenemos ni idea de lo que queremos hacer. Podemos estar aburridos de cosas (el hastío es el alimento por excelencia de la sociedad de consumo) o de personas (de otros o hasta de nosotros mismos), aunque también podemos sentirnos aburridos cuando nada en particular nos aburre. Lo peor es que, enunciado tautológicamente, el aburrimiento es aburrido.

Pese a esta caracterización intimista, el aburrimiento no es un mero estado subjetivo sino también una característica del mundo: es tan verdad que todos los hombres son mortales como que todos, absolutamente todos, participamos en prácticas sociales saturadas de aburrimiento.

No hay nada nuevo bajo el sol

Hay quienes creen que se trata de un fenómeno relativamente reciente. Sin embargo, su origen se remonta a la Antigüedad tardía, cuando apareció un fenómeno que en griego se designó athymía y en latín, accidia (en castellano, acedia), expresiones que aludían a una condición subsumible en lo que tiempo después se difundiría con un nombre tan vago como indefinible: la melancolía. Curiosamente, los monjes eran particularmente proclives a la acedia. Alertados de un fenómeno tenido por obra del Demonio, hasta los mismos Padres de la Iglesia consideraron la acedia el peor de los pecados, no sólo porque de ella brotaban todos los demás sino porque era la expresión de cierto descontento ante la Creación de Dios, ante cuya sombra amenazadora hasta San Jerónimo exhortaba con festiva piedad: “Bebed, hermanos, bebed, para que el diablo no os halle ociosos”.

A partir del Renacimiento, la acedia enclaustrada en los muros de la vida monacal fue desplazada por la melancolía, cuya sede era un alma indisociable de un cuerpo carnal, que había sido celebrado en la Antigüedad clásica y era redescubierto por el Humanismo. Fue precisamente un médico y hombre de ciencia inglés, Robert Burton, quien condensó su novedosa concepción en un célebre ensayo publicado en 1621. En su Anatomía de la melancolía , con un espíritu más científico que apocalíptico, diagnosticó que lejos de ser atribuible a Satanás, la melancolía es una enfermedad que suele atacar particularmente a las gentes consagradas al estudio, cuyas meditaciones pueden fácilmente caer en un mórbido rumiar. A modo de fármacos anímicos, Burton recomendaba un tratamiento tan natural como placentero: diversificar las actividades y frecuentar menos los libros y más las mujeres hermosas, cuya vista regocija el corazón, siempre y cuando el trato con ellas se ejerciera -se cuidaba de aclarar el galeno- en el marco de una vida equilibrada. Sin embargo, pese a sus tan floridos consejos, su autor terminaba por admitir que no existe un remedio universal para ese mal.

La melancolía perduraría en la obra de Freud, quien en Duelo y melancolía declaró que el melancólico vive la pérdida del objeto de amor como una pérdida del Yo. Este empobrecimiento del Yo es vivido por la subjetividad como una confrontación con una vida vaciada de su sentido. En el mismo campo del psicoanálisis, Lacan finalmente reconoce en el aburrimiento su estatuto bien ganado en Televisión , donde, frente a las clásicas seis pasiones del alma propuestas por Descartes en el siglo XVII (la admiración, el amor y el odio, el deseo, el gozo y la tristeza), despliega otras tantas en versión aggiornata : la felicidad, el gay saber, la beatitud, el mal humor, la tristeza y, pues no podía faltar, el aburrimiento. Semejante linaje teórico no es suficiente, sin embargo, para dotar al aburrimiento de un bien ganado estatuto epistémico: exonerado del campo de las patologías, el aburrimiento no suele ser de interés ni para los psicológos ni para los psiquiatras, aun cuando es vivido como una pérdida de identidad que denuncia el corte entre el sentido y el vacío de sentido.

Aunque dignas de atención, acedia y melancolía se distinguen sutilmente del aburrimiento: mientras que la primera era una noción moralmente demoníaca, atribuible a unos pocos elegidos, el aburrimiento es una condición psicológica que nos afecta a todos. Y mientras que la melancolía hunde sus raíces en una tradición aristocrática, asociada a la sensibilidad y a la belleza, el aburrimiento es un descastado.

En Filosofía del tedio (Tusquets, 2006), Lars Svendsen baraja la hipótesis de que, visto desde la historia de las ideas, el Romanticismo sentaría las bases del aburrimiento contemporáneo, exacerbado por la proclama de la muerte de Dios, en cuya estela el sujeto pierde el sentido de la trascendencia y comienza a verse como un individuo que debe realizarse a sí mismo. Al hombre, confrontado con ese mandato inmanente, la vida cotidiana se le antoja ni más ni menos que una prisión.

Los méritos (o, nunca mejor dicho, los deméritos) del aburrimiento no son pocos, en particular si nos guiamos por el juicio de Kierkegaard, para quien “es la raíz de todo mal”, desde las adicciones hasta los desórdenes de la alimentación, pasando por el vandalismo, la depresión, la violencia y las conductas de riesgo, placebos sociales que funcionan como efímeros remedios que, al fin de cuentas, justifican el imaginario medioeval en el que la acedia figuraba entre los frutos de poderes demoníacos. Cuando se perpetúa, se transforma en el taedium vitae , el tedio de la vida ante el cual la jurisprudencia de la antigua Roma legitimaba el derecho al suicidio. Pues así como se ha dicho que el aburrimiento aportó más infelicidad al mundo que todas las pasiones juntas, incluso más que el Mal provocado por todas las guerras juntas, se ha dicho a su favor que ha puesto fin a numerosos males, por la simple razón de que terminaron por resultar aburridos. En Prejudices: A Philosophical Dictionary (1983), Robert Nisbet sostiene que la quema de brujas fue abandonada como práctica no por motivos legales, morales o religiosos, sino simplemente porque la gente pensó: “Una vez que viste una quema, viste todas”.

El undécimo mandamiento: “Diviértete”

Si la fórmula para superar el aburrimiento parece hoy empujar al yo más allá de sí, es porque el yo quiere encontrar algo novedoso, algo distinto de lo mismo que amenaza hundirlo en el aburrimiento. Según una lógica transgresora, todo placer impulsa la búsqueda de un nuevo placer para evitar la rutina de lo mismo, en un movimiento que persigue la búsqueda de nuevos límites que puedan ser transgredidos. Vivimos arrojándonos a lo nuevo, con la ilusión de que eso nuevo nos proporcionará, generosa y finalmente, un sentido personal. Pero ese intento está destinado, una y otra vez, al fracaso, pues esa promesa de un sentido personal jamás se cumple. Y además, porque lo nuevo rápidamente se torna una rutina. George Bernard Shaw ilustró lúcidamente esta imposibilidad de origen cuando reconoció que “hay dos catástrofes en la existencia: la primera, cuando nuestros deseos no son satisfechos. La segunda, cuando lo son”, coronando esa existencia pendular denunciada por Schopenhauer, quien notaba que cuando deseo lo que no tengo, sólo obtengo sufrimiento, y que cuando el deseo es satisfecho, sólo obtengo aburrimiento.

Esta exacerbación del deseo insatisfecho ha sido un caldo de cultivo del aburrimiento, “privilegio” por excelencia del sujeto de la Posmodernidad, quien sumido en la cultura del ocio corre en procura de divertimentos para matar el tiempo superfluo. Su maleabilidad se explica porque el aburrimiento no se conecta con necesidades reales sino con el deseo. Y el deseo suele traducirse en una constante búsqueda de estímulos sensoriales, lo único que, hoy por hoy, parece resultar “interesante”. En su manifestación más perversa, la exhibición obscena de violencia gratuita se sostiene en la premisa marketinera de sacudirnos el aburrimiento. A propósito de los efectos mediáticos sobre el deseo, Orrin Klapp exploró el impacto de la información en la calidad de vida de la cultura contemporánea. En Overload and Boredom: Essays on the Quality of Life in the Information Society , Klapp sostiene que, pese a todos sus esfuerzos para escapar de ese destino, la sociedad de la información se ha tornado una cultura tan saturada de pseudoconocimientos como aburrida. De la metralla constante de flashes “en vivo y en directo”, resulta un desgaste del sentido. El ruido y la redundancia, añade, reemplazaron la resonancia y la diversidad del mundo nacido de la Ilustración. Así pues, traicionando los ideales dieciochescos, en lugar de emular el Progreso, la sociedad de la información se ha vuelto entrópica, desordenada, de lo que resulta un déficit en la calidad de vida.

En una línea semejante, en La tragedia educativa, Guillermo Jaim Etcheverry observó que los hijos -cuando no los mismos padres- suelen tildar a la escuela de “aburrida”, calificativo más apropiado para un programa de televisión o para un festival de rock. Banalmente, se aspira a imitar el modelo Disneylandia, aun a costa de que el mandato de ser divertido penetre, como un fluido viscoso, en actividades tradicionalmente no asociadas a la diversión. Traducido en el registro discursivo, participamos directa o indirectamente de esta suerte de reduccionismo infantojuvenil, dominado por una retórica empobrecida donde todo es “divertido” o, con suerte, “redivertido”.

El vacío del tiempo en el aburrimiento no es un vacío de acción porque, en verdad, siempre acontece algo: el vacío del tiempo es el vacío del sentido. No importa tanto lo que hacemos o el objeto al que nos dirigimos (mirar una y otra vez el reloj) sino estar ocupados en algo sin importar cuán intrascendente sea (como puede serlo el mero contar cuántas moscas hay adheridas al vidrio de la ventana). Y aunque mejor vistos, los “pasatiempos”, expresión autorreferencial si la hay, son medidas paliativas toda vez que el tiempo, en lugar de aparecérsenos como un horizonte de oportunidades, se nos antoja como algo que ha de ser engañado, ocupándolo ilusoriamente en la creencia de que nos liberaremos del vacío del aburrimiento.

Si cada cosa tiene su propio tiempo, Heidegger observa que el aburrimiento aparece cuando el tiempo cronológico y el tiempo subjetivo no coinciden. Una circunstancia casual viene a cuento: cuando, consternados, nos enteramos de que un vuelo fue reprogramado y despegará con siete horas de retraso, nos vivimos anclados e impotentes en un bloque temporal que se nos ha impuesto, más allá de nuestra voluntad, y sobre el que no ejercemos control alguno. Sin consulta previa con nuestro deseo, se nos ha robado un tiempo que sólo atinamos a llenar con actos tan irrisorios como devaluados en cuanto no elegidos: en el peor de los casos, vagabundear por el duty free o comer una hamburguesa, en el mejor, leer de un tirón una novela que queríamos disfrutar sin ser forzados a hacerlo por factores extemporáneos.

Taxonomías del aburrimiento

En Bouvard y Pécuchet , Flaubert distingue el aburrimiento común del aburrimiento moderno, el “común” es el anhelo de poseer un objeto deseado (un amor perdido, un objeto suntuario, cualquier cosa que por el momento se me presenta inalcanzable), mientras que el llamado “moderno” es el anhelo mismo de deseo que se siente una vez perdida la capacidad de sentir deseo (propio del abúlico a quien el mundo se le antoja aburrido y desea, simplemente, recuperar la capacidad de desear). Kundera complejiza esta clasificación, pues en La identidad se refiere a tres clases de aburrimiento: el aburrimiento pasivo (la chica que baila y bosteza), el aburrimiento activo (los aficionados a los hobbies , al sudoku, a los crucigramas y a los rompecabezas) y por último, el aburrimiento rebelde (los jóvenes que incendian autos y rompen vidrieras).

Una última clasificación que atiende a sus modalidades, distingue el aburrimiento situacional, semejante al aburrimiento común de Flaubert, que es aquel que sentimos durante una actividad especifica (esperamos a alguien, escuchamos una conferencia); el aburrimiento de la saciedad (cuando uno tiene demasiado de lo mismo); el aburrimiento creativo, caracterizado no por su contenido sino por sus resultados (nos sentimos obligados a hacer algo nuevo). Y por último, el aburrimiento existencial -otro nombre para el aburrimiento moderno de Flaubert- que es siempre un estado de ánimo que nos invade toda vez que nos resulta aburrido el mundo como tal.

Terapéutica del aburrimiento

A menudo no puedo identificar exactamente qué me aburre. Heidegger lo ilustra con una situación por la cual, quien más, quien menos, todos pasamos alguna vez: una vez concluida una agradable velada con amigos, vuelvo a casa y me doy cuenta de que, en verdad, me aburrí espantosamente toda la noche. El “pasatiempo” no se dio en una situación, era la situación. Y la conciencia tardía del aburrimiento es la conciencia del vacío revelado en la toma de conciencia de que podría haber hecho otra cosa durante ese tiempo. En ese escenario, piensa el filósofo alemán, la tarea del aburrimiento es llamar la atención sobre esta ausencia. Este “tocar fondo”, precisamente, puede ser el inicio del retorno hacia una dimensión existencial, haciendo del aburrimiento una experiencia que conduzca hacia la autenticidad. Pese a los esfuerzos heiedeggerianos redentores de ese estado del ánimo, se le ha criticado al filósofo que, con su optimismo residual de creer que puede ser superado, permanece preso de la lógica de la transgresión.

A la solución de Heidegger de rescatar el aburrimiento como fuente redentora de sentido, se han contrapropuesto un puñado de terapias más pedestres. Por ejemplo, nos repetimos hasta el cansancio que el aburrimiento se cura a fuerza de sudor. Sin embargo, quien recurre al trabajo como remedio confunde la desaparición temporaria de los síntomas con la cura de la enfermedad. Ya Theodor Adorno asoció el aburrimiento a la alienación en el trabajo, idea ilustrada magníficamente por la célebre escena del clásico Tiempos modernos , donde Chaplin encarna risueña y lúcidamente al obrero que, reiterando una y otra vez un único movimiento, se ha metamorfoseado en una mera prótesis de la máquina, con la cual comparte la ausencia de autodeterminación en el proceso productivo. Incluso la expresión “tiempo libre” alude al lapso en que no se trabaja, cuando en rigor de verdad no se es ni más ni menos libre en un tiempo que en otro, ni necesariamente tiene más sentido uno que otro. Lo que cambia es el rol, en uno somos productores y en el otro, consumidores. Milan Kundera, en La identidad , observa que antiguamente los oficios se ejercían con pasión, el zapatero conocía de memoria cuánto calzaba cada uno de los habitantes del pueblo, y cada ocupación creaba una forma de ser. “Hoy somos todos iguales, mancomunados por nuestra apatía compartida hacia el trabajo. Esa apatía se ha tornado una pasión. La única gran pasión colectiva de nuestro tiempo.” El trabajo ya no ofrece una respuesta, y cuando parece serlo, es apenas un vano intento de huir del tiempo.

Una vez desestimada la cura a través del trabajo, ¿acaso puede ser superado por un acto de la voluntad? Bien mirado, estimular a quien siente un profundo aburrimiento diciéndole algo así como “ponele ganas” es como ordenarle a un enano ser más alto de lo que es. Porque lo cierto es que el aburrimiento es más una cuestión de sentido que de pereza, desocupación o vagancia.

La aceptación

En lugar de hacer del aburrimiento, su destino, otros rescataron el ideal filosófico de la ataraxia, esa imperturbabilidad de ánimo gracias a la cual alcanzaríamos cierto equilibrio emocional, mediante la disminución de la intensidad de nuestras pasiones y deseos. Lejos de ser malo, proclaman, es un sentimiento natural que nos asalta cuando sentimos que no somos productivos. Pero lo cierto es que si no se tolera cierto grado de ese mal, se vive una vida reducida a huir del aburrimiento. Frente a esa amenaza, y una vez resignados ante el factum del aburrimiento, se dice que en lugar de ser abolido, debería ser incorporado como un dispositivo tan funcional a la psiquis como lo suelen ser el temor, la ira o la indignación.

En una suerte de apología, lejos de buscar un antídoto, tal vez se trate de hacer del aburrimiento una parte esencial a la condición humana. Como el nacimiento, el sexo o la muerte, una más entre las tantas otras por aceptar. O, por qué no, tal vez hasta por celebrar. Reconciliándonos con él, como cuando redescubrimos a un antiguo y entrañable amigo de quien, con el tiempo, aprendimos a querer sus defectos.

21/12/2008 - 15:03h Casamento é ‘missão quase impossível’, afirma psiquiatra

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Maria Vianna – O GLOBO

Arquivo O Globo

RIO – Antes de mais nada, esqueça a idéia de “felizes para sempre”. Esta é a sugestão do psicoterapeuta Eduardo Ferreira-Santos, médico-supervisor do Serviço de Psicoterapia do Instituto de Psiquiatria do Hospital da Clínicas de São Paulo, autor do livro “Casamento, missão quase impossível”, lançado este mês pela editora Claridade. Para o médico, manter a individualidade é a base para uma união feliz. Em entrevista ao site do Globo, ele aponta os principais problemas que levam ao fim de um relacionamento e mostra os caminhos para quem quer ser mais feliz no amor.

Por que dizer que o casamento é uma missão ‘quase’ impossível? Não seria uma afirmação meio radical?

Sim, de fato é. A expressão ‘quase’ foi colocada apenas para mostrar que, em alguns casos e com muito esforço de ambos os cônjuges, é possível manter uma relação matrimonial estável, saudável e verdadeira. O crescente número de divórcios e a observação de que tantos casamentos se mantêm apenas na aparência, mantidos por motivos financeiros, de dependência emocional e de pressão social mostram claramente o quanto é difícil a convivência e a manutenção de um vínculo verdadeiro e duradouro.

A sexualidade permite e propicia a intimidade necessária à manutenção da união


Quais os principais motivos que fazem um casamento fracassar?

O principal motivo, na minha maneira de ver, é a imposição de que o coletivo deva prevalecer sobre o individual em uma relação estável. Em tempos modernos, em que se luta tanto pela individualidade, surgem enormes conflitos de interesse que, se não trabalhados exaustivamente através do diálogo franco e aberto em busca do consenso, levam fatalmente à situação de concessões, de submissão de um ou de outro que, por sua vez, levam ao desgaste pessoal devido às frustrações geradas. As frustrações, como se sabe, geram sentimentos antagônicos de depressão e raiva, acumulando-se ao longo do tempo e exigindo reparações por parte daquele que submete o outro e que, por fim, esgotam a expectativa de uma vida feliz e harmoniosa a lá “Família Margarina”.

Por que as pessoas ainda se casam? Há motivos certos e motivos errados que levam a um casamento ou isto é uma questão individual?

Há vários enfoques teóricos que procuram explicar este fenômeno, desde o biológico (a tendência natural à perpetuação da espécie) até o meramente social que ainda exige a qualificação de casado ou mesmo descasado, com observações pejorativas em relação às ’solteironas’ ou ’solteirões’, além da intensa propaganda subliminar ou mesmo explícita de uma suposta estabilidade só encontrada na família. O fator psicológico que fica entre o biológico e o social é um determinante importante, pois as pessoas acreditam que sozinhas estão incompletas e procuram em um outro a “outra metade da laranja”, na esperança de se sentirem completas e satisfeitas.

Como explicar casais que se juntam, brigam sem parar e não conseguem se separar?A explicação mais plausível para este fato é a dependência, seja ela financeira ou emocional. Há, ainda, mesmo com toda a evolução ocorrida nos últimos tempos, particularmente com a ascensão da mulher no mercado de trabalho, uma enorme dependência econômica e emocional que torna principalmente a mulher uma refém do marido provedor e estabilizador.

Sexo é fundamental para um casamento feliz?

Sim, pois ainda numa visão romântica, a sexualidade permite e propicia a intimidade necessária à manutenção da união. Por outro lado, o “sexo por sexo” tem se tornado tão banalizado que perde em muito pelo quesito respeito, em minha opinião, o fundamental para uma união feliz.

A falta de comprometimento consigo mesmo e com a própria vida acaba por levar as pessoas a realizarem atos impensados e desastrosos


Há características comuns em pessoas que são mais felizes em relacionamentos e que conseguem manter relações saudáveis?

Acredito que há dois lados nesta questão. Um deles, a maneira mais antiga, é o daquelas relações que parecem estáveis e felizes porque um dos cônjuges abdicou de sua individualidade e, inconscientemente, se deixa submeter pelo outro, “curtindo” sua solidão a dois em nome de pressões culturais . A outra forma, como já falei, é a mais trabalhosa, pois exige um constante diálogo através das longas e cansativas “discussões da relação”, a DR, como já se fala jocosamente, em que ambos procuram encontrar pontos de vista em comum sobre as várias adversidades que a vida apresenta.

Como saber se é a hora certa de se casar ou de se separar?

Não creio que haja uma hora certa para casa ou para se separar. Na verdade, penso que ambos devam estar bastante conscientes do ato que estão por realizar e saibam avaliar com clareza o que este ato significa na vida de cada um e, no caso de uma família, nas implicações para os filhos. Penso que a falta de comprometimento consigo mesmo e com a própria vida acaba por levar as pessoas a realizarem atos impensados e desastrosos, com repercussões traumáticas, muitas vezes para o resto da vida.

14/12/2008 - 17:19h A nova onda feminista

Ele já foi chamado de movimento das “mal-amadas” e associado a mulheres homossexuais. Recebeu mais ataques do que elogios, mas foi o motor de conquistas inegáveis para as mulheres. Gostem ou não, o feminismo, termo usado pela primeira vez nos anos 30 do século 19, continua a todo vapor

Edma Cristina de Góis Revista do Correio Braziliense

Monique Renne/CB/D.A Press

Mãe solteira e independente, Eliane acredita que sua maior conquista foi a autonomia

Eliane Maria de Carvalho, 38 anos, é solteira, tem um filho de 12 anos, trabalha dois expedientes e faz faculdade de administração à noite. Diariamente, caminha três quadras até sua casa para almoçar com o filho Leonardo. Ele já não precisa da mãe para ir à escola e desde os 8 anos fica sozinho em casa quando ela sai para trabalhar. Mesmo sem se declarar feminista, Eliane acumula em sua trajetória conquistas e desafios desse movimento: o direito à educação, a inserção no mercado de trabalho, a opção pela maternidade solteira e a autonomia, uma vez que é a chefe de um lar. “Eu fugi da linhagem da minha família, na qual as mulheres ficavam casadas ou, quando separadas, voltavam para a casa dos pais. Sou feliz porque sou dona da minha vida e tomo minhas próprias decisões”, explica.

Como Eliane, a maioria das mulheres, pelo menos as ocidentais, vive uma realidade que hoje só é possível graças a feministas que, na contramão do preconceito de suas épocas, arregaçaram as mangas por um ideal coletivo. Estigmatizado e, na maior parte das vezes, mal interpretado, o movimento se reconfigurou mais uma vez na primeira década do século 21. Hoje, ele é marcado como um movimento mais plural, bem diferente daquele da época em que Betty Friedan lançou A mística feminina (1963), que retratou a realidade das mulheres americanas, brancas e de classe média — período conhecido como a segunda onda do feminismo e que permaneceu no imaginário mundial graças ao ato em praça pública da queima de sutiãs.

A complexidade do feminismo hoje deve-se à conciliação de bandeiras de lutas de muitas mulheres: brancas, negras, de classe média e baixa, indígenas, homossexuais, heterossexuais etc. Nesse contexto, estão temas como o direito à educação de qualidade, ainda um entrave sobretudo para as mulheres negras, e a violência doméstica. Além disso, é preciso levar as conquistas adquiridas no mercado de trabalho para dentro de casa. Nesse ponto, houve pouco avanço e algumas correntes acusam o próprio movimento de sobrecarregar as mulheres e de ser preconceituoso com aquelas que optam por serem donas-de-casa ou priorizam a maternidade.

Feministas e pesquisadoras de gênero de diversas áreas — história, sociologia e literatura — afirmam que nunca houve nem há um movimento feminista homogêneo. O movimento de mulheres, no Brasil e no mundo, é marcado pelas diferentes vozes. Na prática, elas desejam transformar a realidade do espaço público e privado marcado por um modelo sexista. “Toda mulher é um pouco feminista, mesmo quem não assume”, afirma a pedagoga Marta de Paula, 48, uma das nove mulheres com quem a Revista do Correio conversou sobre o assunto.

Por que se luta hoje

*Pelo combate a todas as formas de discriminação no mercado de trabalho, no sistema educacional, na saúde, na representação política etc.)
*Pela aceitação da pluralidade de mulheres (negras, indígenas, jovens, idosas, lésbicas, mulheres do campo, da floresta etc.)
*Pela discussão sobre os direitos sexuais e reprodutivos, incluindo a descriminalização do aborto, a ética nas pesquisas científicas e o acesso ao atendimento para garantir a saúde da mulher.
*Pelo combate à violência contra as mulheres.
*Pela reorganização dos papéis dentro de casa, de modo a evitar a sobrecarga de trabalho.
*Para que a mídia não reproduza padrões sexistas, como a exploração do corpo feminino.

O que já foi conquistado

Voto
Em 1932, as mulheres passam a ter direito ao voto no Brasil.Trabalho fora de casa
Nos anos 1950, as mulheres vivem a dicotomia do trabalho em casa e fora. Ainda assim são poucas as que conseguem se lançar no mercado de trabalho e conciliar as duas jornadas. A partir dos anos 1970, percebe-se maior participação delas no mercado de trabalho.
As diferenças salariais, no entanto, perduram até hoje.

Representação política
30% das candidaturas a cargos eletivos devem ser de mulheres desde 1990.

Costumes e sexualidade
O Brasil também participou da revolução sexual e de comportamento dos anos 1960. Um dos símbolos nacionais dessa fase foi a atriz Leila Diniz, cuja imagem dela, grávida na praia, marcou época.

Serviços de saúde
No Brasil, os primeiros programas de atendimento à saúde da mulher são dos anos 1980.

Combate à violência
As primeiras manifestações são dos anos 1970. Na década seguinte são criados serviços de atendimento à mulher vítima de violência. Também é fundada a primeira delegacia da mulher. No primeiro governo Lula, é criada uma secretaria especial para as mulheres e, em 2006, é promulgada a Lei Maria da Penha.

Sem conceitos

O movimento feminista é dividido por etapas de acordo com a inclusão de novas bandeiras ou pelo reforço de alguns desafios. Sobre esse assunto, não há consenso entre especialistas. Alguns acreditam que haja apenas duas fases: a primeira onda, no início do século passado, com a luta pelo acesso à educação como principal slogan, e a segunda onda, marcada pelo lançamento da obra A mística feminina, da norte-americana Betty Friedan, uma das mais importantes feministas do século 20.
No entanto, há quem defina a terceira onda feminista no Brasil como sendo a fase de luta das mulheres contra a ditadura e pela redemocratização. A quarta seria a fase atual, em que se discutem temas como violência contra a mulher, democratização da vivência da sexualidade, a laicidade do Estado e a igualdade racial.

War Production/Reprodução
 

 

NA GUERRA

O cartaz Rose the Riveter acima, com a inscrição “We can do it”, virou um dos símbolos do movimento feminista nos Estados Unidos. Durante a 2ª Guerra Mundial, a publicidade foi usada para convocar as mulheres a trabalharem em fábricas, porque muitos homens estavam no front de combate. Elas acataram o pedido e muitas foram trabalhar nas fábricas dos aviões B-29. Foram esses aviões que soltaram as bombas atômicas em Hiroshima e Nagasaki. É por essa razão que parte do movimento feminista vê o cartaz de modo negativo e não o reconhece como referência à luta das mulheres.

AUTONOMIA, A GRANDE CONQUISTA

Quando a assessora administrativa Eliane Maria de Carvalho, 38 anos, terminou o segundo grau, começou logo a trabalhar. Tentou vestibular na época, mas como não foi aprovada acabou adiando o sonho de se formar. Depois veio a gravidez inesperada e a mudança radical da vida. A família não recebeu bem a notícia, mas apoiou a decisão de Eliane de ter o filho mesmo sem o apoio do pai. Leonardo nasceu quando ela tinha 26 anos. Há cinco anos em Brasília e há dois estudando administração, Eliane faz um balanço positivo de suas conquistas. A maior delas, sua autonomia.

A independência de Eliane tornou-se real graças à soma de educação e trabalho. As primeiras defensoras dos direitos da mulher no Brasil apostavam na educação como corredor de acesso para a emancipação feminina e a melhoria de status. A justificativa era óbvia: com formação superior, as mulheres poderiam ter uma profissão e conquistar sua independência. A educação superior virou realidade para as mulheres brasileiras com a lei da reforma educacional de 1879, embora a primeira legislação em relação à educação feminina date de 1827. Com isso, elas reivindicavam o direito ao voto, o que foi debatido e negado pelo Congresso Constituinte de 1891.

Mais de um século depois, a presença das mulheres no mercado de trabalho, nos mais diversos cargos, nas universidades e nas esferas de poderes, dão a impressão de que tudo foi ganho, logo o feminismo perderia sua razão de existir. A historiadora Céli Pinto, autora de Uma história do feminismo no Brasil, rebate essa tese. “O movimento mudou com o tempo. No Brasil, a onda do feminismo dos anos 1960 chega com atraso devido à ditadura militar, no entanto as lutas feministas florescem junto com a campanha pela redemocratização”, explica. Por essa razão, os movimentos de mulheres brasileiras surgem próximos às Comunidades Eclesiais de Base (CEB) e aos movimentos populares.

O feminismo no Brasil e no mundo

1832
Nísia Floresta publica Direitos das mulheres e Injustiça dos homens

1873
O jornal O sexo feminino é lançado. No mesmo ano, surge o Jornal das Senhoras, primeira publicação editada exclusivamente por mulheres no Brasil, por Joana Paula M. Noronha

1915 a 1932
A luta pelo sufrágio universal mobiliza as mulheres no país e no mundo

1921
É fundada a Federação Brasileira pelo Progresso Feminino

1929
Criada a Aliança Nacional de Mulheres

1948
Surge a Federação de Mulheres do Brasil

1949
Simone de Beauvoir publica O Segundo Sexo, influência para gerações de feministas.

1963
Betty Friedan publica
A mística feminina, marco do feminismo de segunda onda

1969
Helieth Saffioti publica
A mulher na sociedade de classes

1972
Aparecem no Brasil os primeiros grupos da segunda onda feminista

1975
É declarado pela ONU o Ano Internacional da Mulher e a Década da Mulher. É realizada a I Conferência Mundial sobre a Mulher (México)

1975
Terezinha Zerbini cria o Movimento Feminino pela Anistia

1976
O assassinato de Ângela Diniz por Doca Street coloca a questão da violência contra as mulheres na agenda política brasileira

1979
Convenção sobre a Eliminação de todas as Formas de Discriminação contra as Mulheres

1980
Criação dos serviços de atendimento às mulheres vítimas de violência no Brasil

1983
Instituído o PAISM, Programa de Assistência Integral à Saúde da Mulher

1984
Criação do Conselho Nacional de Direitos da Mulher (CNDM)

1985
É realizada a III Conferência Mundial sobre a Mulher (Nairóbi)

1995
IV Conferência Mundial sobre a Mulher (Beijin)

1985
É fundada a I Delegacia Especializada em Atendimento à Mulher (DEAM), em São Paulo

1990
É realizado o I Encontro Nacional de Mulheres Negras, no Rio de Janeiro

1994
Aprovada a primeira lei de cotas. Ela estabelece que 20% de candidaturas nas listas partidárias para as eleições de 1996 devem ser ocupadas por mulheres. Esse número é ampliado para 30%
em 1997

1994
É realizada em Belém a Convenção Interamericana para Prevenir, Punir e Erradicar a Violência contra a Mulher. No mesmo ano, foi criado o movimento Ciranda da Articulação da Mulher Brasileira

2006
Criação da Secretaria Especial de Políticas para as Mulheres, primeiro órgão institucional com a missão de articular políticas públicas para as mulheres, vinculada à Presidência da República. No mesmo ano, é promulgada a Lei Maria da Penha para coibir a violência doméstica contra as mulheres no país

Monique Renne/CB/D.A Press
Marcela Addario não largou o emprego, mas não quer cargos de chefia para se dedicar à maternidade: decisão difícil


TODA MULHER É MEIO FEMINISTA

A feminista Camile Paglia costuma causar polêmica e suscitar reações inflamadas quando sugere, como fez recentemente no Brasil, que o feminismo pode ter pavimentado o caminho que tornou o sexo feminino sujeito a um regime estressante de tripla jornada e negação da maternidade. Alguns a classificam como pós-feminista, outros como uma dissidente cujo pensamento pode comprometer a imagem de um movimento que trouxe conquistas importantes. “Não há equívoco no feminismo. A opção pela maternidade é que é uma novidade, porque ser mãe era função. Nesse momento, as mulheres optam por serem ou não mães, essa é a diferença”, esclarece a historiadora Céli Pinto, da Universidade Federal do Rio Grande do Sul (UFRGS).

A diferença, na prática, vai um pouco mais além. Mesmo longe dos movimentos organizados, algumas mulheres exercem um papel transgressor, embora não pareça. Tão naturalmente como Leila Diniz exibiu seu barrigão de grávida na praia em 1971, a economista Marcela Addario, 37 anos, contrariou sua vocação de executiva, abrindo mão de cargos de chefia no emprego para exercer a maternidade de forma mais plena — o que nos dias de hoje não deixa de ter um viés revolucionário, ainda que ele esteja circunscrito às quatro paredes de um lar.

Depois de morar quase uma década na Alemanha, ocupando cargos executivos na área financeira da empresa em que trabalhava, voltou ao Brasil, casou-se pela segunda vez e teve um filho, Matheus, hoje com 1 ano. Ela acredita que fez suas escolhas na hora certa, vivendo intensamente a profissão e agora priorizando a maternidade. “Fiz tudo o que quis na minha carreira e ainda desejo voltar a ter cargo de chefia, mas hoje o mais importante é meu papel de mãe. Foi uma decisão muito difícil e demorada”, afirma.

Embora consciente de suas escolhas, Marcela admite que, mesmo abrindo mão das responsabilidades de executiva, há uma sobrecarga ao se dividir entre o trabalho atual e as obrigações de casa. “A mulher só consegue conciliar o público e o privado se tiver uma estrutura de apoio, porque em casa continua tudo igual, por mais que os maridos de hoje ajudem mais do que os de antigamente.”

É exatamente por isso que as feministas recusam-se a aceitar a idéia de um novo feminismo, pois acreditam que o acúmulo de funções das mulheres que decidem ser mães e continuam trabalhando é uma bandeira renovada quando se trata de inserção no mercado de trabalho e das idéias de igualdade. “O termo pós-feminismo é um equívoco porque muitos temas não foram superados no Brasil. Além disso, não há igualdade de posições”, comenta a socióloga Fernanda Bittencourt, da Secretaria Especial das Mulheres.

Monique Renne/CB/D.A Press
Marta fez curso superior e pós-graduação, realidade distante para negras, mas ainda luta contra o racismo e a tripla jornada


A COR DO PLURALISMO

Marta de Paula, 48 anos, acorda às 6h, passa o dia inteiro no trabalho e, à noite, cuida da casa, faz o almoço do dia seguinte e ainda dá atenção às filhas e ao marido. A rotina de dedicação ao lar de certa forma a aproxima das donas-de-casa retratadas no livro A mística feminina, escrito por Betty Friedan há 45 anos e que se tornou uma espécie de bíblia do movimento feminista. Naquela época, a publicação causou comoção, pois refletiu as insatisfações das mulheres com aquela vidinha aparentemente feliz. Mas a semelhança de Marta e de outras mulheres desse tempo com as do livro pára por aí. “Era um problema no singular, da mulher branca e de classe média. Nesses mais de 40 anos, o feminismo vê o plural”, define a socióloga Fernanda Bittencourt, da Secretaria Especial das Mulheres.

Nesse sentido, Marta encarna os novos rumos do movimento, que procura incluir os diferentes tipos de mulheres e suas reivindicações. O combate ao racismo é um exemplo. Desde os anos 1980, as negras se associaram para reivindicar suas lutas, pois não se sentiam representadas nem no movimento feminista nem no movimento negro. Hoje, elas combatem a violência doméstica e batalham pelo acesso ao serviço de saúde, uma vez que há doenças específicas dos negros que precisam ser tratadas com garantias do Estado. Apesar de haver um programa nacional para atender a população negra, muitos gestores de municípios e cidades não o incorporaram. “Há um racismo institucional, por isso em muitas cidades o programa só existe no papel”, alerta Eliana Maria Custódio, coordenadora-executiva do Geledés — Instituto da Mulher Negra, criado há 20 anos no Brasil.

Marta de Paula lembra: “Já fui discriminada na faculdade por conta da minha cor”. Da família de seis irmãos, apenas Marta e uma irmã conseguiram entrar na universidade. Ela se formou pedagoga e cursou pós-graduação em secretariado executivo. Mas ainda é exceção. Por isso, a educação permanece como um dos principais temas para os movimentos de mulheres negras no país.

De acordo com Eliana Custódio, a educação é um fator fundamental para a mobilidade social e a inserção no mercado de trabalho. “A maior parte dos alunos do ensino médio e fundamental públicos é de negros e sabemos sobre a qualidade desse ensino”, diz. A feminista acrescenta que, mesmo com acesso à educação, a mulher negra sofre preconceito de raça no mercado de trabalho, o que faz com que as demandas dessas mulheres sejam um pouco diferentes das mulheres brancas.

 
Maura descende de uma linhagem de mulheres autônomas e conseguiu conciliar emprego e maternidade

 

NOVAS MULHERES, NOVOS TEMAS

A avó, viúva aos 21 anos, foi tentar a vida no Rio de Janeiro com os dois filhos a tiracolo. Casou-se de novo quando e com quem quis. A mãe entrou na faculdade de direito depois dos 40 anos. A empresária Maura Alvim, 46, casou-se aos 22, foi mãe aos 24, hoje tem duas filhas, de 19 e 22, que moram em São Paulo. A relação aberta com as filhas é resultado das experiências das mulheres que a antecederam. “Me beneficiei porque minha mãe era antenada. Vim de uma família de mulheres especiais”, avalia.

A empresária conta que sempre trabalhou, mas optou por fazer intervalos para ser mãe. Na vida pública, ela acredita que a mulher ainda é colocada à prova. Para Maura, a violência contra a mulher é o tema mais importante dessa geração. “O homem jovem já percebeu os direitos das mulheres e quanto mais escolarizado, mais respeita a parceira”, compara.

“Ser alheio a essa discussão é dito como politicamente incorreto hoje”, afirma uma das coordenadoras do Católicas pelo Direito de Decidir, Regina Jurkewicz. Depois da promulgação da Lei Maria da Penha, ela acredita que o desafio das mulheres é pelo cumprimento da legislação. Além da questão da violência, Regina aponta outras bandeiras de luta, como a discussão em torno da laicidade do Estado, do avanço das tecnologias reprodutivas e da democracia na prática da sexualidade.

“O espartilho mental”
A socióloga Fernanda Bittencourt, da Secretaria Especial das Mulheres, aponta o racismo e a diversidade sexual como alguns dos temas mais debatidos. Mas, além deles, são importantes a violência contra a mulher, não só física, e os direitos reprodutivos. “Em outros países, a discussão sobre o aborto foi garantida. O Brasil não superou isso.”

A pesquisadora de gênero na literatura Lélia Almeida lembra que as reivindicações das mulheres são crescentes porque elas inserem novas bandeiras de luta com o passar dos anos. Enquanto a ética nas pesquisas científicas é um tema relativamente novo, a sexualidade é um assunto que não saiu do cardápio feminista. “Muito pouco mudou em relação aos direitos reprodutivos. Continuamos vivendo um ‘espartilho mental’, um manual de como ser legitimado pelos diversos saberes”, afirma.

Regina Jurkewicz acredita que houve avanços, inclusive a institucionalização das lutas feministas. Um exemplo disso é a criação da Secretaria Especial de Políticas para as Mulheres, no primeiro governo Lula. “É um reconhecimento de que não se trata de questões sobre as mulheres, mas de políticas públicas para todo o país”, explica Regina. Outra vitória foi a Lei Maria da Penha (11.340/06), que alterou o Código Penal, coibindo a violência doméstica e familiar contra a mulher. Os agressores podem ser presos em flagrante ou ter a prisão preventiva decretada (detenção por três anos).

Apesar do reconhecimento unânime sobre a ação do governo na defesa de direitos das mulheres, Lélia Almeida, que coordena o projeto Mulheres da Paz, lançado semana passada pelo Ministério da Justiça, alerta que o movimento feminista pode perder com essa aproximação com o Estado caso deixe tudo por conta do governo. “Ganhou-se por um lado e se perdeu por outro. O movimento feminista sempre brigou por sua autonomia.”

Produção: Bianca Assunção \\ Cabelo e Maquiagem: Rose Paz, do Espaço Rose Paz, com produtos Mary Key

13/12/2008 - 15:42h FDA pode banir drogas para asma

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Serevent e Foradil, broncodilatadores aprovados pela Anvisa, são amplamente usados no Brasil

Recomendação é de painel de especialistas da agência, que avaliam que remédios aumentam risco de morte; posição não é definitiva

FERNANDA BASSETTE – FOLHA SP

Especialistas da FDA (agência norte-americana que regulamenta a aprovação de alimentos e fármacos) sugeriram a proibição do uso dos medicamentos Serevent e Foradil para tratar pacientes com asma sob a justificativa de que eles aumentam os riscos de morte. No Brasil, os dois remédios são aprovados pela Anvisa (Agência Nacional de Vigilância Sanitária) e são amplamente prescritos pelos médicos.
A recomendação foi feita durante uma reunião realizada anteontem nos Estados Unidos e ainda não é a posição definitiva da FDA, que costuma seguir a mesma linha de decisão.
A discussão envolvendo os riscos dos medicamentos para asma incluía outros dois remédios: Advair (que ainda não é aprovado no Brasil) e Symbicort. Esses não tiveram associação direta com o aumento do número de mortes e continuam indicados para tratar asma.
Segundo o alergista Celso Henrique de Oliveira, professor da pós-graduação em pediatria da Unicamp (Universidade Estadual de Campinas), Foradil e Serevent são medicamentos broncodilatadores de ação prolongada, indicados apenas quando associados a um corticóide inalatório. Já Advair e Symbicort possuem corticóide na formulação. “O broncodilatador abre os brônquios e ajuda o paciente a respirar, enquanto o corticóide tem ação antiinflamatória e age no tratamento da doença.”
O problema, explica Oliveira, é que muitos pacientes usam os broncodilatadores por conta própria e para alívio imediato da crise, sem associar com um corticóide -o que não é recomendado. Em tese, esses remédios deveriam ser vendidos apenas com receita médica.
“A gente sabe que no Brasil a venda acontece indiscriminadamente. O remédio é indicado para uso duas vezes por dia, mas o paciente usa cinco, seis, até dez vezes. Isso causa uma sobrecarga mesmo. Além disso, as causas das mortes ainda estão sendo investigadas”, afirmou o alergista.
Segundo Oliveira, Serevent e Foradil são medicamentos “primos” dos broncodilatadores Aerolin e Berotec, de ação curta e que são usados no tratamento de asma há mais de 30 anos. “Serevent e Foradil são melhores, melhoram a qualidade de vida do paciente e têm uma indicação específica. Em vez de proibir o uso, as agências reguladoras deveriam controlar a venda, feita de maneira indiscriminada, pois qualquer remédio ingerido em excesso pode aumentar o risco de morte.”
Na opinião da alergista Yara Mello, diretora da Associação Brasileira de Asmáticos (Abra), os dois medicamentos possuem ação comprovada, demonstrada em inúmeros estudos clínicos, então ainda não há motivo para pânico.
“O que a FDA está apresentando agora são evidências estatísticas de que há mais casos de morte de pacientes que usaram os remédios sem o corticóide, mas eles ainda não comprovaram qual mecanismo está envolvido nisso. Por isso, acho complicado associar o medicamento à morte”, ponderou.

Nenhum caso grave

A assessoria de imprensa da Anvisa informou que a agência está acompanhando as discussões internacionais sobre a indicação de Serevent e Foradil para tratar asma, mas avisou que, por enquanto, não há indícios suficientes de riscos para proibir os medicamentos no Brasil e também não há nenhum registro de reação adversa ou efeito colateral grave associados aos medicamentos.
Tatiana Matozo, da Novartis (fabricante do Foradil) e Robson Lima, da GlaxoSmithKline (que fabrica o Serevent) informaram que as empresas acreditam na segurança dos produtos, quando usados de acordo com o que está previsto na bula -uso do remédio associado a um corticóide inalatório. As duas informaram também que a decisão não é definitiva.
(Colaborou RACHEL BOTELHO)

06/12/2008 - 15:48h A fase libertadora da mulher começa aos 40?

Maria Vianna – O Globo

DivulgaçãoRIO – Para a escritora Andrea Franco, a chegada dos ‘enta’ não precisa ser sinônimo de crise. Autora do recém-lançado “40, sim, e daí?”, um manual de bem-estar para mulheres nesta faixa etária, ela garante que a chegada da maturidade pode ser o início de uma fase libertadora. O importante é adquirir conhecimento e equilíbrio emocional, diz Andrea, para saber tirar proveito do que o momento tem de melhor. Em entrevista ao site do Globo, ela revela algumas dicas que colheu com especialistas e mulheres que aprenderam a encarar a vida de outra forma depois que apagaram quarenta velinhas.

Por que escrever um livro para mulheres de 40?

Porque acho importante que as pessoas vejam que a maturidade pode fazer bem para uma mulher. Infelizmente, a nossa cultura, a sociedade, vê a mulher a partir dos 40 anos como uma velha, como alguém que ‘já deu o que tinha que dar’. A mulher sempre foi e ainda é, mais cobrada do que o homem em vários aspectos e, entre eles, sem dúvida, está a questão da idade. Há uma gradativa mudança nesse quadro, mas ainda há preconceito e essas coisas me incomodam muito! Então, eu quis mostrar que essa é uma etapa da vida que pode ser enriquecedora e feliz. Que a mulher pode ser, sim, bonita e desejada também a partir dos 40 anos. E que a chegada dos ‘enta’ não é nenhum bicho-de-sete-cabeças. A mulher pode fazer dessa a melhor fase da vida! E eu também quis entender o que a maturidade nos proporciona. Achei importante falar de uma idade emblemática, que chega para a maioria das mulheres como um divisor de águas, marcada por muitas mudanças e que costuma vir acompanhada de alguma crise.

A mulher sempre foi e ainda é, mais cobrada do que o homem em vários aspectos e, entre eles, sem dúvida, está a questão da idade


Quais as principais angústias das entrevistadas?Como disse uma das psicólogas que eu entrevistei, pode ser angustiante perguntar “e agora?”. Como é uma fase de rever e avaliar as realizações, de constatar que metade da vida já passou, o balanço da própria existência pode desencadear uma angústia ou uma crise. Os questionamentos nessa fase da vida costumam ser : “será que eu fiz tudo o que eu queria?”, “o que esperar daqui para a frente?”, “o que eu quero realmente da vida?”, “o que é melhor para mim?” , “vou conseguir emprego?” e “vou continuar sendo atraente para os homens?”.

Eu percebi com as minhas entrevistadas que essa fase pode não ser um mar-de-rosas, mas está longe de ser algo dramático, pesado ou terrível. Algumas se sentem muito melhor do que aos 30 e até do que aos 20. Todas são unânimes quanto ao fato de que o melhor em ter 40 anos é a maturidade, há uma auto-estima grande. Ela sabe o que quer, do que é capaz, já sabe quem ela é.

Hollywood tem valorizado a mulher de40. Os homens mais jovens também. Como vê esta tendência?Talvez seja porque eles já perceberam que essa mulher “vende”. Ou seja, vários setores de consumo estão se rendendo às mulheres que chegaram à maturidade, as quais, além de buscarem qualidade de vida, têm alto poder aquisitivo. Elas são bem-informadas, independentes e podem pagar caro pelos seus luxos. Elas se tornaram público-alvo da mídia e dos segmentos de cosméticos, editorial e moda. É a new age woman, a mulher que se conserva bonita e não aparenta a idade que tem. A mulher madura está se tornando mais interessante física e economicamente. E para reforçar ainda mais esta tendência, as marcas de cosméticos têm como garotas propagandas quarentonas como Sarah Jessica Parker, Demi Moore, Linda Evangelista, Julianne Moore, Andie McDowell, entre outras. Em relação ao sucesso com os homens mais jovens, deve ser porque a experiência dessas mulheres as deixam mais sexy aos olhos deles.

Há mudanças na forma como percebem o amor?

Há uma pesquisa em que diz que a mulher nessa fase está disposta a deixar bem claro do que gosta num relacionamento. Uma de minhas entrevistadas disse que a mulher de 40 é mais sexy, mais voraz e que funciona melhor na cama porque sabe o que fazer com o corpo. Se a saúde física e emocional estiverem em dia, a mulher de 40 estará vivendo a plenitude de sua sexualidade, especialmente se estiver realizada profissionalmente e tiver desenvolvido uma relação de intimidade, cumplicidade e confiança com seu companheiro.

A idéia do vínculo afetivo e sem erotismo entra em discussão. O casamento deixa de ser “até que a morte os separe” e passa a ser encarado como construção diária, um aprendizado. Aumenta o número de mulheres chefes de família que encaram o divórcio sem trauma em prol de uma felicidade sexual mais rica e criativa. A atração nessa faixa etária é um requisito essencial para manter um relacionamento duradouro e novos vínculos ampliam a possibilidade do compromisso sem o caráter ou modelo definitivo.

Como superar o fantasma da idade?

Percebo que para muitas mulheres isto ainda é sim um problema, porque muitas ainda mentem a idade, mas isso é devido a cobrança da sociedade machista. Muitas são vulneráveis à sociedade de culto ao corpo e se influenciam pela idéia de que só se pode ser bonita aos 20 anos, só se é feliz jovem. Isso também se deve ao fato de vivermos numa cultura ocidental, que prioriza a aparência em detrimento do conteúdo, da sabedoria. O ocidental não convive muito bem com a idéia do envelhecimento. Envelhecer parece algo que deve ser empurrado cada vez mais para a frente, um castigo contra o qual se deve lutar a todo custo.

As marcas de cosméticos têm como garotas propagandas quarentonas como Sarah Jessica Parker, Demi Moore, Linda Evangelista, Julianne Moore e Andie McDowell


Como superar? Compreendendo que a vida também tem suas estações, e que o chamado “outono da vida” pode ter o mesmo prazer e alegria do verão e da primavera. Ter interesse pela informação, que não deixa de ser uma forma de poder. Não ficar vulnerável a informações distorcidas e preconceituosas. Com essa ferramenta nas mãos, ela vai notar que pode ser uma fase de maior crescimento. Se a mulher se gostar, se cuidar, a idade cronológica não contará, pois aparentamos a idade com a qual nos sentimos. Assumir a própria idade pode ser uma forma de libertação.

Que conselhos você daria para uma mulheres com medo de envelhecer?

Não sei se seria um conselho, mas acho importante destacar que é fundamental, desde já, cultivar outros valores, como a cultura, o conhecimento, um hobby, a profissão, bons relacionamentos com a família e os amigos e não focar só na aparência física. Se a mulher valoriza somente a beleza e a juventude, estará abrindo as portas para a depressão. Não adianta fugir do inexorável: todos nós envelhecemos. Se a beleza e o físico são os mais importantes para determinadas mulheres, em detrimento do seu conteúdo, do que elas são como pessoas, o envelhecimento vai ficar mais pesado. Se a pessoa não consegue aceitar esse processo, a psicoterapia pode ajudar muito.

20/11/2008 - 18:42h “Vicky Cristina Barcelona”

CONTARDO CALLIGARIS


O amor-paixão é uma tentação irresistível, é o protótipo da vida intensamente vivida

“VICKY Cristina Barcelona”, de Woody Allen, estreou no Brasil na semana passada. Com muita leveza e muito bom humor, o filme me levou a pensar nos percalços da vida amorosa.

A história do verão em Barcelona de Vicky e Cristina é um pequeno tratado do amor-paixão: os espectadores terão o prazer (ou desprazer) de se reconhecer em algum lugar do leque de experiências amorosas que o filme apresenta -é um leque pequeno, mas do qual escapamos pouco. Sem resumir, eis umas notas:

1) Os casais que se amam de paixão, cujos parceiros parecem ser feitos um para o outro, em regra, acabam tentando se matar -com faca, revólver ou qualquer outro instrumento (cf. Juan Antonio e Maria Emilia). É porque, se o outro me completa e vice-versa, o risco é que nenhum de nós sobreviva à nossa união -ao menos, não como ente separado e distinto. Mas, por mais que seja ameaçadora, a paixão amorosa é uma tentação irresistível (cf. Cristina, Vicky, Judy) por uma razão simples: nas narrativas de nossa cultura, ela é o protótipo ideal da experiência plena, da vida intensamente vivida.

2) Por sorte ou não, o amor-paixão é raro. A maioria de nós vive relações menos “interessantes” e menos fatais -relações em que a gente se preocupa em criar os filhos, decorar a casa, ganhar um dinheiro ou jogar golfe (cf. Vicky e Doug, Judy e Mark). Não seria tão mal, salvo pelo detalhe seguinte: em geral, nesses casais “normais”, ao menos um dos parceiros vive com a sensação de que sua escolha amorosa é resignada, fruto de um comodismo medroso: “O outro não é bem o que eu queria; culpa minha, que não tive a coragem de me arriscar a amar…”
Detalhe: como o amor-paixão é um ideal cultural, não é preciso ter atravessado a experiência da paixão para idealizá-la (as más línguas diriam, aliás, que é mais fácil idealizá-la sem tê-la vivido em momento algum).

3) Os que parecem não idealizar o amor-paixão passam o tempo se protegendo contra ele. Deve ser por isto que a “normalidade” amorosa pode ser insuportavelmente chata: porque ela exige a construção esforçada de defesas contra a paixão -argumentos morais e sociais, sempre mais “razoáveis” do que racionais (cf. Mark, Doug). Num casal, quem critica a doidice da paixão não parece sábio aos olhos de sua parceira ou de seu parceiro; ao contrário, ele parece, quase sempre, pequeno e um pouco covarde (cf. Vicky e Doug, Judy e Mark).

4) A paixão não é uma coisa que a gente possa encontrar saindo pelo mundo como um turista da vida (cf. Cristina). Pois não basta esbarrar na paixão; ainda é preciso encará-la quando ela se apresenta.

Pode ser que, um dia, se ela conseguir matar Juan Antonio com um tiro certeiro, Maria Emilia seja internada ou presa. Pode ser que Juan Antonio seja um sujeito amoral e, por isso, perigoso. Pode ser que Vicky seja desesperadamente normal, trocando a chance de amar por uma casa num subúrbio norte-americano (estou sendo injusto com Vicky: na verdade ela tenta…).

Mas, para mim, a mais “patológica” de todas as personagens do filme é Cristina. Sua aparente abertura para a vida (”Ela não sabia o que queria, mas sabia o que não queria”, narra a voz em off) é apenas uma versão “bonita” e literária de sua “insatisfação crônica” (diagnosticada por Maria Emília, com razão). Nisso, Cristina é muito próxima da gente: ela quer e consegue brincar com a paixão, mas sem perder a ilusão da liberdade ou o sonho do que ela poderia encontrar na próxima esquina. Por isso, sua voracidade é a do turista: tira muitas fotos pelo mundo afora, mas será que ela se deixa tocar pela vida?

5) Disse que “Vicky Cristina Barcelona” trata dos percalços da vida amorosa com leveza e bom humor; de fato, saí do cinema sorrindo, e não era o único. Mas a amiga que me acompanhava comentou: “Adorei, mas é um filme triste”. “Como assim?”, estranhei. Ela respondeu, com razão: “É um filme triste porque os personagens se apaixonam, vivem sentimentos fortes, mas, no fim, tudo isso não transforma ninguém. Vicky e Cristina vão embora iguais ao que elas eram no começo, sobretudo Cristina…”.

Minha amiga tinha razão. O amor e a paixão não nos fazem necessariamente felizes, mas são uma festa e uma alegria porque deles podemos esperar ao menos isto: que eles nos tornem um pouco outros, que eles nos mudem. Agora, nem sempre funciona…

ccalligari@uol.com.br

12/11/2008 - 15:02h Senado aprova descriminação do aborto no Uruguai

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Presidente Tabaré Vázquez, no entanto, deve vetar projeto de lei.

BBC Brasil – Agencia Estado

De Buenos Aires para a BBC Brasil – Os senadores uruguaios aprovaram, nesta terça-feira, um projeto de lei que descrimina o aborto, deixando para o presidente do Uruguai, Tabaré Vázquez, o peso de vetar a iniciativa aprovada seis dias antes, quarta-feira, 5, pelos deputados.

Vázquez afirmou, mais de uma vez, que vetará este projeto de lei que foi apresentado por integrantes de sua base parlamentar, Frente Ampla.

A discussão gera forte polêmica a onze meses das eleições presidenciais, em outubro de 2009, em um país onde, entre idas e vindas, o assunto vem sendo debatido há pelo menos oito anos.

Segundo especialistas, o Uruguai é o primeiro país da América do Sul a avançar com a medida. Por isso, não se descarta que a polêmica acabe sendo definida, no futuro, em um plebiscito, como é tradição no país.

Governistas divididos

A aprovação no Senado do projeto – chamado Lei de Saúde Sexual e Reprodutiva e que prevê a descriminação do aborto em um de seus artigos – foi por 17 votos a favor e 13 contra.

Pelo telefone, a senadora Margarita Percovich, líder da Frente Ampla, e autora do projeto de lei, contou à BBC Brasil que todos os 17 votos foram de integrantes da base governista.

Entre os que votaram a favor, destacou, estavam o vice-presidente do país e presidente do Congresso, senador Rodolfo Nin Novoa, e os prováveis candidatos do governo Vázquez à Presidência, os senadores Danilo Astori e José Mujica.

Astori e Mujica deverão disputar para saber quem será o cabeça da chapa oficial à sucessão presidencial.

“Tabaré é médico, mas, como muitos políticos uruguaios, é muito conservador e é uma pena para o país que não sancione a iniciativa”, disse Percovich, professora de teologia.

Para ela, ao levar a proposta adiante, mesmo sabendo que Vázquez não a sancionaria, os parlamentares que defendem a legalização do aborto estão atendendo o que prometeram a suas eleitoras.

“Pelo projeto, a mulher terá até doze semanas para interromper a gravidez, com a garantia de que poderá realizá-lo com apoio médico e em condições seguras”, afirmou.

Ela disse que o projeto prevê que a mulher entregue sua decisão escrita ao médico para que “fique claro” que é vontade dela e que será atendida. O médico poderá orientá-la também, de acordo com o texto, a concluir a gravidez e encaminhar o bebê a um centro de adoção.

Polêmica

A oposição é contra a descriminação do aborto no país.

“Somos da oposição, mas nesse ponto (de descriminar o aborto) estamos com o presidente”, afirmou o senador Eber da Rosa, do Partido Nacional.

Na sua opinião, caberá a Vázquez a decisão do veto porque a base governista está “dividida”.

Ouvidos pela BBC Brasil, Percovich e Rosa, basearam-se nos acordos internacionais assinados pelo Uruguai para defender suas posições divergentes.

Percovich baseou a defesa do projeto em acordos internacionais como os de Viena e do Cairo, destacando que os presidentes, muitas vezes, não colocam estas iniciativas em prática em seus governos.

Por sua vez, Rosa votou contra o projeto de lei e argumentou que seu país assinou o tratado de direitos humanos de São José da Costa Rica. “Este tratado prevê que o direito à vida existe desde o útero, porque está cientificamente comprovado que o embrião demonstra sinais vitais, que tem vida própria e, por isso, a mulher não pode (abortá-lo) como se fosse parte de seu corpo”, disse.

A oposição, afirmou Rosa, aprovou praticamente todos os artigos do projeto de lei, incluindo a distribuição de anticoncepcionais e a implementação de educação sexual, principalmente nas áreas carentes. O veto foi ao artigo que permite a interrupção da gravidez.

Veto presidencial

Pela Constituição uruguaia, Vázquez terá dez dias para aprovar ou rejeitar o projeto, a partir do momento em que o texto chegar ao Executivo.

Se ele realmente vetar a iniciativa, os legisladores poderão convocar uma sessão do Congresso para tentar derrubar este veto presidencial.

“Mas são necessários três quintos e não temos estes votos. Para isso, precisaríamos dos votos dos outros dois partidos tradicionais (Nacional e Colorado) e isso seria impossível”, disse Percovich, deixando claro que o objetivo é manter a proposta na berlinda política e social.

Segundo pesquisas de opinião, cerca de 60% dos uruguaios aprovariam a descriminação do aborto. Mas até estes dados geram polêmicas, com alguns setores questionando as pesquisas.

Hoje, no Uruguai, já existe um hospital na capital do país, Montevidéu, que, de acordo com Percovich, atende a aquelas mulheres que se submeteram a um aborto, em local clandestino, e procuram ajuda médica para evitar infecções ou outras seqüelas.

Parlamentares que defendem a descriminação do aborto explicaram que a proposta surgiu diante dos altos índices de morte de mulheres que o realizam em lugares clandestinos e sem condições.

09/11/2008 - 15:49h Um terço dos brasileiros morre precocemente

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Violência e trânsito são principais responsáveis por índice alto de mortalidade entre 20 e 59 anos, diz governo

Catarina Alencastro – O Globo

BRASÍLIA. O percentual de brasileiros que morrem na fase mais ativa de suas vidas, dos 20 aos 59 anos, chega a 32,2% da população nessa faixa etária. Esse índice é considerado alto pelo Ministério da Saúde. A informação faz parte do boletim sobre perfil das mortes no país divulgado na última semana.

Segundo o boletim, em 2005 ocorreram 323.531 óbitos prematuros.

A região com maior incidência de morte entre 20 e 59 anos foi o Centro-Oeste. O Ministério da Saúde registrou que 41,7% da população nessa faixa etária morreram prematuramente.

Em seguida estão Norte, com 39,3%, e Sudeste, 39,2%. O Nordeste e o Sul empataram com 36,3% das ocorrências fatais.

Para o diretor do Departamento de Análise de Situação de Saúde do ministério, Otaliba Libânio, os números, divulgados mostram que o Brasil tem perdido muita gente por motivos que poderiam ser evitáveis, já que a violência urbana e o trânsito vitimam principalmente adultos dessa idade.

“Tem muita gente morrendo de causas evitáveis” Os diferentes tipos de câncer, que ocupam o segundo lugar geral no ranking da mortalidade no Brasil, não atingem com tanta freqüência essa fatia da população.

— A gente espera que as pessoas morram depois dos 60. Isso significa que tem muita gente morrendo de causas evitáveis, principalmente causas violentas e as doenças cardiovasculares — avalia.

O número de brasileiros e brasileiras que morreram após os 60 anos, apesar de ter atingido 52,4% do total de óbitos em 2005, ainda é considerado baixo, diz Libânio. Ele observa que países em desenvolvimento próximos ao Brasil, como o Chile e a Argentina, apresentam índices melhores do que o brasileiro. No índice geral, doenças crônicas ligadas ao sedentarismo, tabagismo e alcoolismo ficaram em primeiro lugar na causa de morte, enquanto as causas violentas ocuparam a terceira posição.

Os homicídios ocorreram com maior intensidade entre os jovens de 20 a 29 anos. Segundo o relatório do Ministério da Saúde, foram 57,8 casos para cada 100 mil habitantes. Dos 40 aos 49 anos, a incidência também foi alta: 25,5 a cada 100 mil.

15/09/2008 - 16:23h Festival abre espaço para filmes raros de Bergman

Seleção da Mostra apresentará obras indisponíveis no país, em cópias novasRetrospectiva terá longas como “Crise”, o primeiro do cineasta sueco, e uma exposição fotográfica; autobiografia é relançada

O sueco Ingmar Bergman, em 1967; ele faria 90 anos em 2008

LEONARDO CRUZ – FOLHA SP  EDITOR-ASSISTENTE DA ILUSTRADA

Bergman morreu. Viva Bergman. Um ano após a morte do cineasta sueco, quando ele completaria 90 anos, a Mostra Internacional de Cinema de São Paulo prepara um tributo à altura do mestre europeu: uma retrospectiva de filmes raros, uma exposição fotográfica e, em parceria com a editora Cosac Naify, o relançamento de uma autobiografia do diretor.
“Os 90 anos são uma boa desculpa para homenagear Ingmar Bergman. Ele é um autor eterno. Sempre que o revemos, descobrimos novos elementos, novas nuances em sua obra”, afirma  Leon Cakoff, diretor da Mostra, que fará sua 32ª edição de 16 a 30 de outubro.
A retrospectiva trará ao Brasil filmes atualmente indisponíveis em DVD no país. “Nosso critério de seleção privilegiou obras pouco vistas por aqui, difíceis de encontrar”, diz Renata de Almeida, co-diretora do festival. Ou seja, ficam de fora clássicos como “O Sétimo Selo” (1956), “Morangos Silvestres” (1957) e “Gritos e Sussurros” (1973), títulos sempre presentes em ciclos dedicados ao cineasta. E entram longas como “Crise” e “Chove em Nosso Amor”, ambos de 1946, os primeiros dirigidos por Bergman.
“No começo, Bergman tentou vários estilos, mas a linguagem que predomina nos anos 40 e 50 é mais expressionista, inspirada por Michael Curtiz ["Casablanca", 1942], entre outros. É um cinema de sombras e fortes contrastes entre branco e preto, especialmente em interiores”, analisa Fredrik Gustafsson, coordenador da obra de Bergman no Instituto Sueco, órgão público de difusão da cultura sueca no mundo.
Em 2007, Gustafsson supervisionou a produção de cópias novas, em 35 mm, de todos os filmes do cineasta. “Só não fizemos de um, “Isto Não Aconteceria Aqui”, thriller de espionagem de 1950 que Bergman sempre detestou e que ele dizia que nunca deveria ser mostrado.”
São essas cópias que virão ao Brasil. Até o momento, dez títulos estão confirmados (veja quadro ao lado), mas outros devem entrar, inclusive uma divertida série de comerciais que o diretor fez para a marca de sabonete Bris em 1951.
Além dos longas, a Mostra apresentará a exposição “Meus Encontros com Bergman”, seleção de registros que o fotógrafo sueco Ove Wallin fez do cineasta entre as décadas de 50 e 80 -sempre durante filmagens. A série foi exibida pela primeira vez em junho, em Estocolmo, e ficou em cartaz em Tóquio no mês seguinte.

“Lanterna Mágica”
Ainda durante a Mostra de SP, voltará às livrarias “Lanterna Mágica”, obra de memórias de 1987 em que Bergman escreve sobre episódios como a infância conturbada, o contato com a Alemanha nazista na adolescência, as crises amorosas, o trabalho no teatro. Focada na vida pessoal, é peça obrigatória para entender os temas centrais da obra do cineasta.
A primeira edição brasileira, lançada em 1988 pela Guanabara, está esgotada há mais de uma década. A nova terá tradução a partir dos originais suecos por Marion Xavier, imagens do cineasta em locações e, provavelmente, artigos de Woody Allen e Mikael Timm, autor de uma biografia de Bergman. Com capa dura e 320 páginas, editado pela Cosac Naify em sua coleção da Mostra, o livro custará R$ 59.

Solicitam corrigir o nome da tradutora do livro Lanterna Mágica, traduzido por  Marion Xavier

Sétimo Selo


por Sylvia Manzano


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A Morte joga xadrez com o cavaleiro Antonius em cena antológica.

O Sétimo Selo

Direção: Ingmar Bergman

Sinopse: Antonius Block retorna das cruzadas e encontra sua vila destruída pela peste negra. Depois disso passa a refletir sobre o sentido da vida, mas a Morte (Bengt Ekerot) aparece para levá-lo. Porém, Block se recusa a morrer sem ter entendido o sentido da vida e propõe um jogo de Xadrez, onde se ele ganhar continua a viver. Apesar de perder o jogo, a Morte continua a perseguí-lo enquanto viaja pela Suécia medieval.

“O Sétimo Selo revela uma alegoria em preto e branco sobre a busca infinita pelo sentido em um mundo caótico: o mundo do século XIII, devastado pela Peste Negra.
Antonius Block (Max Von Sydow) retorna das Cruzadas e encontra sua vila destruída pela doença. A Morte aparece para levá-lo, mas Block se recusa a morrer sem ter entendido o sentido da vida. Propõe então um jogo de xadrez, em uma tentativa de burlar a única certeza que o habita.
Apesar de perder o jogo de xadrez, a Morte continua a perseguí-lo enquanto viaja pela Suécia medieval. Block descobre os aspectos mais repugnantes do fervor religioso: a tortura, a caça às bruxas, o espectro da Morte alimentando-se da fraqueza humana. “
Se a busca infinita pelo sentido em um mundo caótico, existiu no século XIII, hoje isso parece completamente fora de moda.
O que existe hoje é a busca infinita pelo interior de nosso corpo e haja raio-x, tomografia, exames de laboratório e sei lá mais o quê.
Hoje é como se fôssemos apenas corpo e a alma, essa que se dane.
O psiquismo? Oras, o que é isso?
As memórias, as lembranças? A falta de um pai, o excesso de mães?
Oras, o que é isso?
Somos corpo e se o corpo adoece é só o corpo que adoeceu.
Sinto saudades desse momento do século XIII, saudades de um tempo em que havia a busca infinita pelo sentido da vida e posso ser uma pessoa completamente fora de moda hoje em dia, mas minha vida ainda se resume nisso: pela busca infinita pelo sentido da vida, corpo, alma, mente e psiquismo.
Dia e noite percorro labirintos dentro de mim, que vão ficando cada vez mais claros e luminosos, à medida que os encaro e não fujo deles.
Cachoeiras me habitam, posso me sentar à sombra de frondosas árvores, saborear os frutos sazonados da maturidade e depois arrotar de felicidade, porque como já disse em texto anterior, na sofreguidão de viver, como sem mastigar e depois fico “empachada”.
Sempre, porém, vou atrás de meus recursos.
Era o que eu tinha a dizer por este mês.
No próximo mês tem mais.
escrito por Sylvia Manzano

21/08/2008 - 18:41h Coluna: estudo afirma que técnica de Alexander é eficaz para tratar dor nas costas

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EFE – O Globo

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LONDRES – A dor nas costas crônica, que afeta milhões de pessoas em todo o mundo, pode ser controlada pela técnica de Alexander. O método de reeducação postural, criado no século XIX, é precursor de outras práticas modernas como o RPG. A conclusão do estudo das universidades Southampton e Bristol, na Inglaterra, com mais de 500 pacientes foi publicada na última edição da revista “British Medical Journal”.

A técnica foi desenvolvida pelo ator australiano Frederick Alexander para tentar tratar seu próprio ronco, problema atribuído à tensão a que estavam submetidos seus órgãos vocais e o sistema neuromuscular. A técnica de Alexander ajuda a alinhar a cabeça, o pescoço e os músculos dorsais. Os praticantes afirmam que, além de melhorar a dor, o método alivia a tensão e o estresse.

Os pacientes que participaram do estudo disseram sentir menos dores que no começo do tratamento e asseguravam que sua qualidade de vida havia melhorado e que poderiam fazer coisas que antes a dor não lhes permitia.

Os voluntários foram divididos em grupos. Alguns receberam massagens corporais, outros foram submetidos a sessões de Alexander e um terceiro grupo participou de um programa de caminhadas diárias de meia hora. Algumas pessoas associaram os tratamentos.

As massagens apenas aliviaram as dores durante os três primeiros meses, mas seus efeitos não perduraram. Apenas aqueles que seguiram a reeducação postural apresentaram uma melhora geral. Os pacientes que conjugaram exercício físico a seis sessões da técnica tiveram experimentaram quase o mesmo benefício do qual se beneficiaram aqueles que fizeram 12 sessões. Os pacientes que combinaram a técnica de Alexander com exercício físico diário melhoraram entre 40% e 45%, segundo o professor Paul Little, da faculdade de Medicina da Universidade de Southampton.

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Certo e errado
Cuidados simples com a postura ajudam a manter a saúde da coluna e previnem dores

Maria Vianna, especial para O Globo Online

RIO – Aquela dor nas costas não vai embora mesmo com descanso e remédios? O problema pode estar em como você cumpre suas tarefas no dia-a-dia. De acordo com estatísticas da Organização Mundial de Saúde (OMS), cerca de 80% dos adultos sentem dores na coluna, em especial na cervical e na lombar, pelo menos uma vez na vida. E está enganado quem pensa que os piores vilões são o computador e a cadeira do trabalho. Lavar pratos, passar a roupa, se vestir, usar salto alto, carregar sacolas pesadas e até ler deitado podem afetar a saúde das articulações. (Clique aqui para ver imagens de como preservar seu corpo nas tarefas do cotidiano).

- Nosso corpo é feito para lidar com o movimento. As dores costumam aparecer quando nos viciamos em certas posições ou gestos e alguns músculos deixam de ser usados. Quando a musculatura fica muito tempo sem ser solicitada ela acaba se atrofiando, e isso causa uma série de problemas – explica a terapeuta corporal Carla Folly.

Para o fisioterapeuta Francisco Miguel Pinto, coordenador da Escola de Postura Brasil, a modernidade e a vaidade são os principais inimigos da boa postura.

- Por causa da ansiedade e da falta de tempo, acabamos fazendo tudo rápido e sem dar a atenção adequada ao corpo. No caso das mulheres, a situação piora porque a elegância e a estética acabam falando mais alto que o conforto. Temos que lembrar que nosso corpo funciona como uma máquina, mas nossas ‘peças’ não são substituíveis – diz o especialista.
Pequenas mudanças fazem uma grande diferença

Se mudar a forma de fazer as coisas é praticamente impossível, alguns exercícios podem ajudar a deixar o corpo menos suscetível a dores.

- Recomendo a meus pacientes que façam um alongamento diário e que, no fim do dia, deitem por alguns minutos de costas para o chão. Isso ajuda a alongar a coluna e relaxa a musculatura do corpo. No caso das mulheres, que usam salto diariamente, indico uma massagem na sola do pé com bolinhas de frescobol. Cerca de 10 minutos pisando na bolinha já traz um alívio e ajuda a descomprimir as articulações dos dedos, do calcanhar e do tornozelo – ensina Carla.

Outra dica para sentir menos dor é observar como você costuma se movimentar e tentar agir de maneira diferente, mesmo que no começo a tarefa fique mais complicada.

- Se você passa o dia sentado, tente levantar de hora em hora. Se você é destro, use mais a mão esquerda para escovar os dentes, abrir torneiras e pentear o cabelo. E sempre tente manter os dois pés no chão. Apoiar o peso do corpo em apenas uma das pernas é um vício comum que acaba comprometendo as articulações do joelho, do quadril e da lombar – indica a terapeuta.
Evite se medicar por conta própria

Se a dor não melhorar após alguns dias, a solução é procurar um médico. Só o especialista pode indicar o melhor tratamento para o caso.

- Muitas vezes as pessoas passam a tomar analgésicos quase que diariamente sem a recomendação do médico. Isso acaba encobrindo um problema que pode se tornar mais sério se não for tratado no início. Não adianta ficar esperando a dor passar – alerta o fisioterapeuta.

10/08/2008 - 12:06h Nem Freud explica

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Correio Braziliense

“Não consigo pensar em nenhuma necessidade da infância tão intensa quanto a da proteção de um pai.” A frase, dita pelo fundador da psicanálise, Sigmund Freud, não condiz com os tempos modernos, em que a figura paterna era aquela que provia a independência, a segurança física e financeira, e que introduzia a ordem, a moral e a educação à criança, e a materna era a responsável pelo zelo, carinho, amor, mimos e cuidados. “Hoje, mães assumem o papel de pais, e vice-versa. A divisão de tarefas por sexos não é mais tão evidente. O importante é que essas funções não deixem de ser cumpridas, não importa se pelo pai, mãe ou responsável”, afirma o psicanalista e professor da Universidade Católica de Brasília, Roberto Menezes.

Pela psicanálise freudiana, em um primeiro momento da vida do bebê, o pai é tido por ele como rival, alguém com quem é obrigado a dividir o amor e a atenção da mãe — é o complexo de Édipo. “O pai é quem naturalmente delimita a relação de intimidade entre o filho e a mãe, por isso essa hostilidade infantil explicada por Freud”, ensina o psicanalista Lúcio Castelo Branco, professor da Universidade de Brasília (UnB). “Essa visão do pai como rival nem sempre é expressada de maneira agressiva. Ela costuma ser mais discreta, como a preferência pelo colo da mãe ou a vontade recorrente do filho querer dormir na cama dos pais”, explica Roberto Menezes.

Entre 5 e 6 anos, essa fase tende a ser superada. “Para a criança, essa superação funciona como algo do tipo: se não pode vencer o inimigo, junte-se a ele. É aí que ela percebe no pai um ser fantástico, capaz de diverti-la, ensiná-la e introduzi-la num mundo diferente do que vivencia dentro de casa. É a fase em que o pai vira herói, modelo e exemplo de vida”, ensina Roberto.

Para alguns filhos, essa visão do pai fantástico não acaba nunca. Para outros, a ilusão passa. Os motivos variam. Uns se desencantam por enxergarem a realidade, outros simplesmente por perderem a visão idealista infantil. Mas diferentemente dos tempos de Freud, a figura paterna, hoje, assume novas nuances e contornos. Os pais participam muito mais ativamente da criação e dos cuidados do bebê e da criança e, muitas vezes, são muito mais melosos e maleáveis que as mães. “Apesar da dificuldade feminina em ceder esse espaço ao pai, ele, assim como a mãe lutou por um lugar maior na sociedade, luta agora por maior participação e influência na vida em família”, constata o psicanalista Roberto Menezes.